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Le UBER-OUT de Junes Davis

Publié le par Junes Davis-Cohen

Comme je vous l’ai écrit lundi, il m’est arrivé une histoire assez incroyable lors de mon dernier voyage parisien.

Ce jour-là, j’avais commandé un Uber en toute insouciance.

Quand mon chauffeur, du nom d’Abdel (c’est indiqué), arrive à ma hauteur, je lui donne mon nom de code pour confirmer que je suis bien la bonne cliente, et je m’installe tranquillement dans la voiture.

Je dois me rendre à Boissy-Saint-Léger, pour aller rejoindre ma magnifique Agnès de l’association Lev Tov, qui a inauguré il y a peu leur supermarché réservé à une certaine catégorie de personnes.

Je sais que je vous ai dit, euh… mille fois que je suis leur marraine, mais je suis tellement fière qu’ils m’aient choisie que je le re-crie sur tous les réseaux sociaux !

Madame Waze nous informe que nous en avons pour un bout de temps (1h30). Au bout de quelques secondes, j’hésite entre profiter du trajet pour faire un petit somme (il est 4h du mat’ dans ma tête avec le décalage horaire) et tripoter mon portable, mais je sens qu’Abdel veut taper la discut’. Il me raconte qu’il est chauffeur de taxi depuis quinze ans, et qu’il adore son boulot.

– Super ! (Je peux dormir, maintenant ?)

Apparemment non ! De porte en porte sur le périph, il continue de me faire la conversation (pour ma sieste-express, c’est officiellement mort, et impossible de lire mon tel qui ne fait que clignoter depuis tout à l’heure ! Je sens qu’il va encore me faire la tête et dire que je le délaisse ! Ça lui fera les pieds tiens, parce qu’il doit comprendre que lorsqu'une personne me parle, je ne peux pas m’occuper de lui, car c’est MAL ÉLEVÉ !)

J’écoute A. d’une oreille… il m’informe qu’il est marié, et qu’il a deux enfants en bas âge (chaque fois qu’on me dit « Marié deux enfants », je pense automatiquement à la série, et j’ai le générique dans ma tête pour toute la journée). Il me raconte qu’il habite dans l’Oise, et pour faire style je m’intéresse, je lui demande :

– C’est dans le 95, non ?

– Ah non Madame. C’est dans le 60.

Même pas honte de pas connaitre mes départements ! Enfin si... un peu…

On papote de la France, de Le Pen, de Macron, Flamby, Sarko, les saletés d’automobilistes pas sympas, et du ramadan. Car le Abdel a la dalle, et se plaint qu’en été, c’est vachement dur de tenir! (Je lui dis que nous, on a kippour ? Non, on va la jouer discrète pour une fois, et laisser un peu de mystère !)

Il se retourne, et me demande en quelle classe je suis :

– Allons Abdel, faites un effort, regardez mieux dans vos rétros !

– Ah mais vous n’avez pas 18 ans ?

– Si, mais pas depuis 18 ans.

Il calcule… voilà… c’est bien… ça monte au cerveau, et 5,4,3,2,1 envoyé Smith :

– Vous avez 36 ans alors ?

– Bravo, le compte est bon ! Ta ta ta (le jingle des chiffres et des lettres retentit dans ma tête!)

Il me demande ce que je fais dans la vie.

Je lui raconte mes salades sans trop m’étaler, bien que j’aimerais bien littéralement m’étaler sur la banquette pour DORMIR. Il trouve qu’une maman qui écrit des histoires, c’est pas banal, ça :

– L’essentiel Madame, c’est de ne pas trop en faire ni d'en avoir, hein?

– Oui, tout à fait.

Puis, spontanément, je lui demande :

– Sinon, ça va vous, la vie ?

Pourquoi ? POURQUOI j’ai posé cette question ! Je pense que pour le bien de la planète, il faudrait juste une bonne fois pour toutes me couper la langue, pour en être définitivement débarrassé ( si ça arrive, c’est pas grave, je pourrais toujours écrire ).

Et là, il se confie, mais en version non-censurée :

– C’est marrant que vous me posiez la question, parce je ne vais pas bien. Je sens qu’avec vous, je peux tout dire. (Ah bon? Mais non, je crois pas !). Je vais te dire ce qui va pas madame…

Abdel m’explique que ce matin, il a reçu une lettre de son avocat, qui lui indiquait que son ex-femme lui réclamait encore de l’argent. Ils ont été mariés pendant 17 ans. Du jour au lendemain, elle l’a fichu à la porte, en changeant toutes les serrures de la maison pour l’empêcher de rentrer. Elle lui a aussi interdit de revoir leurs trois enfants.

Solidarité féminine oblige, je lui demande s’il ne l’a pas violentée, parce que pour qu’une femme réagisse de la sorte, c’est qu’elle voulait se protéger de lui (du coup, j’étais pas méga rassurée d’être en tête à tête dans sa voiture en rase campagne, gloups !)

Il me jure sur le Coran (Eux aussi font ça ? Trop marrant !) qu’il n’a jamais levé la main sur qui que ce soit. Que oui, il y avait beaucoup de disputes, mais comme dans tous les couples. Le souci, c’est que lorsque sa femme a changé les serrures, Abdel est devenu… SDF… pendant six mois. Il m’explique cette horrible tranche de vie qui l’a mis plus bas que terre, voire presque sous terre, parce qu’il voulait mourir. Il me raconte ses nuits passées dans sa voiture dans un froid polaire. Il me décrit la peur de ne pas avoir assez pour manger, de se faire tuer… en gros, l’horreur… Seule ma question (aussi pragmatique que débile) vient troubler son récit poignant :

– Comment vous faisiez pour vous brosser les dents, le matin ?

– Tu sais, Madame, dans ces cas-là, tu penses pas trop à te brosser les dents. Tu penses à survivre heure après heure.

Il me donne les détails de comment il a remonté la pente sociale. Il a continué d’exercer malgré sa situation catastrophique, et puis soudain, il s’essuie les yeux… au début discrètement, puis de plus en plus. Faut dire que moi aussi je n’en mène pas large, car d’imaginer un si gentil Monsieur (si, si, il est trop gentil) sans maison, sans foyer m’a fendu le cœur. (Non mais j’ai la larme facile aussi…)

En pleurs, il continue de me raconter comment il a rencontré sa nouvelle femme, et combien ils sont très heureux dans leur petit appartement et leurs deux petits choux.

Mais… et c’est le mais qui va vraiment faire craquer Abdel. La sorcière (son ex-femme) veut sa peau, et a juré sa perte. Elle lui réclame des millions, et a même cherché à parler avec sa nouvelle femme (Géraldine) pour qu’elle le quitte à son tour. Géraldine tient bon car elle l’aime. 

Il fond littéralement en larmes, au point de ne plus pouvoir conduire, se gare sur le bas-côté, et craque complètement ! Je vis en live un UBER-OUT !

Devant tant d’émotion et de souffrance, je l’accompagne dans ses pleurs. Sa douleur me bouleverse (mais qu’est-ce que je m’en tape en vrai ! Faut que je me reprenne, là !). Abdel s’excuse, essuie ses larmes. Je sais pas pourquoi, mon instinct me dit qu’il est sincère, et que je dois l’aider, même si on ne doit plus jamais se revoir :

– Écoutez Abdel, je comprends ce que vous ressentez. Vous avez su vous battre quand vous étiez à la rue, sans rien ! Il faut que vous continuiez à vous battre, et que vous trouviez la force de faire la paix avec votre ex-femme. C’est sûr que vous ne l’avez jamais frappée, on est d’accord ?

– Jamais Madame, jamais !

– Alors demandez à D. de vous donner cette force, et essayez de comprendre pourquoi votre femme vous en veut autant ! Je sais pas moi, peut-être qu’elle a eu des problèmes avec son père, dans son enfance ? Reprenez contact avec vos enfants !

– Je sais pas, j’ai peur, j’ai vraiment peur qu’ils me rejettent.

– C’est normal d’avoir peur, mais chaque fois que vous prendrez vos deux petits derniers dans vos bras, vous n’aurez plus peur. Vous vous êtes reconstruit une nouvelle vie, et vos enfants sont la récompense de vos efforts. Allez, soyez encore plus fort, je sais que vous en êtes capable !

Il pleure encore pendant de longues minutes, se mouche, et redémarre. C’est dans le silence qu’on arrive devant Lev Tov. Vient le moment gênant où je lui dis au revoir. Je lui dis que quand il aura des doutes, il pensera à notre discussion, et je serai avec lui par le cœur (faut vraiment un jour que j’arrête de faire ça, et que je m’occupe de mes oignons !). Il prend ma valise du coffre, me dit merci, et s’en va.

Chelou le mec…

Pendant plus de 1h30, je passe un moment délicieux avec notre Agnès nationale. Elle m’explique le fonctionnement du supermarché Lev Tov, qui se trouve près de Lev Parc, et je suis toujours autant fascinée par leurs actions. Par la même occasion, je rencontre le directeur, Monsieur Mendy Attal. On me propose un thé, dans une ambiance travailleuse et merveilleuse. Et il est l’heure pour moi de rentrer. Je vais pour appeler un autre UBER, mais qui je vois sur le bas-côté qui m’a attendu tout ce temps dans sa voiture ? Abdel !

Il me sourit, et me dit qu’il sera mon chauffeur pour le reste de la journée, et c’est ce qu’il a fait ! Le soir, en me déposant, il me donne son numéro pour que je l’appelle au cas où j’ai besoin de lui pour m’emmener à l’aéroport ! Je m’inquiète et me demande combien tout ceci va me coûter, car il n’a pas mis le compteur. Je sors les billets de mon sac, et lui demande si c’est ok pour le prix.

– Je ne te prendrai pas un centime. C’est avec le cœur que tu m’as payé aujourd’hui. Je sais que tu es juive. Mon D. et ton D. sont les mêmes. Tu m’as prouvé que nous les musulmans, nous devons vous aimer les juifs, car vous êtes bons. Madame qui écrit des histoires, la seule façon de me remercier, c’est de rentrer chez toi, et d’écrire la nôtre. Dis à ton peuple que beaucoup de musulmans vous aiment. Merci de m’avoir écouté, merci de m’avoir redonné la force. J’espère qu’un jour, tout le monde s’entraidera comme tu l’as fait pour moi. (Ça va, faut pas exagérer non plus !)

Avant de démarrer, je lui offre quelques boulous de chez Charles traiteur, avec une citronnade pour casser le ramadan (mon mari m’a éclaté la tronche parce que c’était pour lui, la citronnade !). Abdel m’a serré fort les mains, et a démarré en criant :

Que D. Bénisse les juifs du monde entier, Madame ! Je concluerai par AMEN. 

Je vous retrouve la semaine prochaine avec les dernières chroniques de la saison. Je ne sais pas encore si La vie déjantée d’une mère juive à New York reviendra en septembre. Je vous tiendrai au courant. Je vous embrasse. 

 

Déborah Malka-Cohen, auteure de: La vie déjantée de Junes Davis. Tome 1 et 2. Disponible sur Junesdavis.com

Le UBER-OUT de Junes Davis
Le UBER-OUT de Junes Davis

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Mon plan pour aider Macron à sauver la France !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

La semaine dernière, j’ai dû me rendre à Paris, pour trois jours express. J’y suis allée non seulement pour rencontrer certains d’entre vous, mais aussi parce que j’avais plein de rendez-vous à honorer qui ne se trouvaient pas forcément à la rue Saint-Honoré.

 

J’avais bien choisi ma semaine parce que c’était celle où mes parents déménageaient. Niveau stress pour ma mère, cela se jouait entre la bataille navale et le jeux puissance 4 ! Du coup, mieux valait ne pas trop rester dans les parages, d’autant plus que j’avais ma propre boule au ventre à gérer, puisque pour ce mini-voyage j’avais dû laisser à la maison le Davis et les Davis juniors.

 

Rien que de m’imaginer sans eux pendant ces quelques jours avait été très dur, mais pour eux, ça allait être vachement sympa ! C’est bien connu, quand maman n’est pas là, il n’y a pas que les souris qui dansent. J’ai su que j’allais manquer un peu à mon fils quand sur le pas de la porte, il a manifesté un peu trop d’enthousiasme envers la coutume « du jeté d’eau ».

Il parait que si on jette un peu d’eau sur une personne qui part en voyage, cela augmente ses chances de revenir. La scène de mon départ aurait pu être touchante si mon fiston n’avait pas pris soin de me vider littéralement la bouteille d’eau sur le dos.

 

Quand j’étais montée dans le taxi pour m’emmener à l’aéroport, j’étais tellement trempée que mes larmes sont passées totalement inaperçues. Ce n'était pas plus mal parce que si ma grand-mère était encore vivante, elle m’aurait botté le derrière en me disant d’arrêter de me comporter comme une mauviette !

Je me suis vite reprise en me concentrant sur le programme de ces prochains jours. Je devais faire un maximum de choses en un minimum de temps.

 

D’ailleurs, la veille chez Duane Reade, j’avais même été tentée d’acheter le costume de « Flash », pour aller encore plus vite. Il était vendu juste à côté des crèmes solaires.

 

*Note de J.D: Les magasins type Duane Reade, CVS ou Walgreens, sont plus connus sous le nom de Drugstore. Le principe est que l’on trouve tout et N’IMPORTE QUOI, 24/24, 7/7j. Il en existe autant que les Starbucks, de façon à ce que les amerloques ne soient jamais en galère de sopalin, papier toilette ou pinces à cheveux. J’avais trouvé le concept tellement fascinant, que pendant mes deux premières années New Yorkaises, j’y avais passé ma vie !

 

C’était ma grande passion de l’époque. Venant de Genève, la ville où le temps s’arrête à partir de 17h, et 18 les soirs de nocturne, ce genre de magasins, c’était l’Eldorado pour moi ! Même qu’une fois à deux heures du mat’, j’ai du descendre pour acheter du lait, et quelle fut ma surprise de trouver une scie électrique ! Sérieux, à part un serial killer, je vois pas qui peut en avoir besoin en plein milieu de la nuit !

Donc quand ce jour-là, j’avais voulu payer le costume du super héros, le monsieur de la caisse m’avait prévenue, en souriant s’il vous plait, que les super pouvoirs n’étaient pas vendus avec, du coup, je l’avais reposé !

 

J’insiste sur le « en souriant » parce que lors de mon voyage, j’ai appris que d’être cool et sympa, c’était loin de cooler/couler de source. Il m’a fallu plusieurs situations parisiennes pour m’en rendre compte. Au fur et à mesure de ces trois jours, je notais dans mon cerveau qui me sert de calepin vivant, les quelques idées pour relancer l’économie française, qui, soyons honnête, ne va pas fort ! Et je me suis dit que mon rapport allait être pour Macron.

 

Commençons tout de suite par le secteur de la vente :

 

Je rentre dans une boutique pour trouver une robe sympathique en prévision de l’une de mes soirées dédicace. Il n’y a pas de selfies, pour le shopping français, c’est Paris qui gagne à plate couture, parce que les fringues sont souvent très coutures ! Je parcours les rayons, quand j’entends qu’on m’énonce la phrase de base de toute vendeuse qui fait son boulot :

 

– Bonjour Madame, si vous cherchez quelque chose, n’hésitez pas à me demander, je reste à votre disposition.

 

– Ça tombe bien, je cherche une robe avec des manches pour ce soir.

 

– Ah ça tombe très bien, on vient de recevoir quelques modèles. Venez, je vous les montre.

– OK !

 

– Voyons voir… pour vous, étant donné que vous avez le teint fade et terne, il vous faut une couleur vive pour vous redonner bonne mine.

NO WAY ! Je ne peux pas croire que la gueuse m’ait sorti cette phrase ! En plus, elle vient de me faire un « 2 en 1 » !

 

*Qu’est-ce que le « 2 en 1 » ? *

 

Le « 2 en 1 » n’a rien à voir avec du shampoing + après-shampoing. C’est quand par exemple, vous avez une conversation houleuse avec votre interlocuteur, mari/sœur/ami, et que celui-ci veut vous achever, en employant volontairement deux adjectifs négatifs en une seule et unique phrase :

 

– Tu es moche et bête !

 

– T’es une idiote doublée d’une grosse débile !

 

– T’es nulle et en plus tu n’as aucun goût ! Etc.

 

Ce qui rend la personne en face particulièrement agressive ! (Qui ne le serait pas ?)

 

C’est pour ça qu’en cas de violente dispute, j’opte souvent pour « le sandwich ». Le sandwich sert à faire passer une remarque négative tout en douceur. D’abord, vous lui dites un truc sympa, après, vous glissez ce que vous pensez, et ensuite, vous concluez toujours par une phrase positive : « Cela ne change rien au fait que tu restes formidable » Et hop ça passe comme une lettre en colissimo.

 

Mais revenons à cette séquence shopping où je suis sur le point de crier « Oh

my Gosh », parce que je me rappelle très bien qu’il n’y a pas longtemps, quand

je suis allée chez Bloomingdale’s (57 et Lexington, super sympa), le vendeur m’avait complimentée d’adjectifs plus faux les uns que les autres, en me répétant en boucle : « You look amazing ! I love your shoes ! I love your glasses ! ». Il me racontait n’importe quoi, mais JAMAIS il n’aurait osé me parler de mon teint !

 

La différence de mentalité est tellement flagrante, que je décide d’en rire, et de pousser l’étude jusqu’au bout, en lui posant carrément la question :

 

– C’est trop marrant ce que vous venez de me dire, vous savez que je pourrais me vexer, ou me sentir mal !

 

– Vous savez, c’est pour vous que je dis ça, moi, après mon boulot, je rentre chez moi, et je n’y pense plus. Bon, je vous la montre, cette robe ?

 

 

Plus tard au téléphone, lorsque je raconte l’anecdote à Micka, il me dit :

 

– Fallait laisser tomber, Mimine ! Sinon, au final, tu ne m’as pas dit le prix de la robe ?

 

– Non mais t’as entendu ce qu’elle m’a dit ?

 

– Oui, mais t’as payé combien ?

 

– Tu ne trouves pas ça énorme ?

 

– Si, mais combien ?

 

Etc.

 

 

Heureusement que mon étude ne s’est pas arrêtée là. Lorsque le lendemain, je suis sortie d’un rendez-vous près de l’Opéra (je trouve que c’est l’un des plus beaux monuments au monde !), et qu’il a commencé à pleuvoir, en bonne franco-new yorkaise qui se respecte, j’ai levé ma main pour héler un taxi. Je ne me voyais pas me galérer à dévaler comme une guenon les escaliers du métro, avec ma valise remplie de livres, qui pesait 15 kilos. Quelques minutes plus tard, eurêka, il y en a un qui s’est arrêté à ma hauteur. Le chauffeur a baissé sa vitre, et m’a demandé :

 

– Bonjour, vous allez où ?

 

– 17ème.

 

– Désolé, c’est pas mon chemin !

Et il démarre !

 

Sans me démonter, même si je voulais démonter le taximan, j’ai refait le mouvement du doigt en l’air pour en appeler un autre. Je n’ai volontairement pas appelé un Uber, parce que la veille, en tant que chef des Chats noirs, il m’était arrivé une histoire totalement dingue et poignante à la fois, que je vous réserve pour mercredi.

 

Au bout de dix dégoulinantes minutes, il y en a un qui a daigné s’arrêter. Ouf ! Sauvée ! Je suis rentrée dans la voiture et l’ai remercié vivement. Je lui ai indiqué l’adresse, et il m’a dit :

 

– Ah mais ma petite dame, vous auriez mieux fait d’y aller en métro.

 

_ Euh… oui, je suis au courant, mais j’ai une très grosse valise que je viens de mettre (seule) dans votre coffre.

 

– C’est vous qui voyez, je dis ça pour vous, moi vous savez après…

 

– oui je sais, vous rentrez chez vous, et vous n’y pensez plus !

 

– Exactement !

 

 

Je vais pour me reposer, parce que je ressens le jet lag, mais le chauffeur se met à parler. Oh boy ! Il m’explique qu’il s’appelle Bernard, mais que son petit nom c’est Bébert, mais attention, il n’a rien d’un berbère. Je l’entends pouffer de rire de sa propre blague !

 

Oh purée ! Je sens que le trajet va être long ! Comme on est bloqués dans la circulation, il me pose des questions auxquelles je réponds poliment, et de feu en feu, je lui confie que j’habite de l’autre côté de l’atlantique. Il me demande si je n’ai pas sauté au plafond quand Trampoline a gagné les élections. Trump+sauter = Trampoline, qui nous rend un chauffeur totalement hilare ! (C’est vrai que son jeu de mot est sympa, mais de là à taper sur le volant… faut pas pousser !)

 

Au bout de quelques minutes, dehors, il pleut toujours des cordes, il me demande si c’est pas mieux qu’il me dépose à la prochaine bouche de métro, ce sera plus simple pour moi !

Et là, je me sens encore obligée de le comparer aux taxis new-yorkais, où les chauffeurs s’en tapent complètement de nous déposer quelque part, même pour trois dollars ! Ils font leur taf et basta ! Je préfère garder mes remarques jusqu’à ce qu’il me dépose chez moi.

 

Mais…la cerise sur le cupcake dont il va vraiment falloir discuter, ce sont : les grèves ! Il y en avait dans tous les arrondissements, les chics compris, même si je n’ai pas vraiment compris ce que les grévistes revendiquaient !

 

Le soir même de cette journée pluvieuse, j’avais retrouvé mes parents pour diner dans un restau. On papote, on rit, on regarde la carte, et on décide de commander. Le serveur arrive, et je lui dis ce que je veux :

 

– La salade cocktail s’il vous plait.

 

– Oui madame, cependant, nous ne servons plus de salade verte, car nous n’avons personne pour la vérification. Nous avons remplacé toutes nos salades par des endives.

 

– Parfait, ça ira avec mon teint !

 

– Pardon ?

 

– Rien, rien.., c’est bon pour l’endive cocktail !

 

– C’est noté !

 

Au moment du dessert, je veux me commander une coupe de framboises chantilly en ce jour spécial d’anniv (ma mère revendique que les jours d’anniv, on devrait faire la fête aux mamans, puisque ce sont elles qui ont le mérite de nous avoir mis au monde. Pas faux !) Le gentil serveur me dit :

 

– Désolée madame, mais nous ne servons plus de framboises, car elles ont été déclarées non cacher.

 

– Ah… OK, tant pis, je vais prendre un thé à la menthe, alors ?

 

– Je m’excuse, mais nous ne servons plus de thé à la menthe fraiche, pour les mêmes raisons que la salade verte. Nous n’avons personne pour faire ce travail de vérification.

 

– Pas de problème, mais par pure curiosité, pourquoi c’est encore proposé au menu ?

 

– Parce que nous n’avons trouvé personne pour nous changer la carte.

 

– ……………

 

Sur le chemin du retour, assise sur la banquette arrière de la voiture de mes parents, je crois bien que je somnolais pas mal, quand je me suis imaginée tomber du ciel en douceur sur le perron de l’Elysée, à l’aide du parapluie de Mary

Poppin’s. J’avais une boite de macarons sous le bras, pour être reçue par monsieur Macron.

 

Brigitte était là à m’attendre pour m’escorter jusqu’au bureau de son mari. Je la complimentais sur son sac (elle a toujours des beaux sacs sur les photos), elle me faisait remarquer que j’avais bonne mine (dans ta tronche, vendeuse des Galeries !) tout en me présentant le Président. Je lui tendais mon classeur rose, où il serait noté toutes mes idées :

 

Pour le commerce : une formation d’au moins un mois aux States, pour apprendre tous les rouages de la vente !

 

Pour faire passer l’envie aux grévistes de faire la grève : on envoie tous les gens de la CGT faire le job du Pancardiste pendant deux mois. Le job consiste à tenir un carton toute la journée avec écrit des tas d’informations. Je vous jure qu’après une simple journée, on bénit n’importe quel autre boulot au monde !

Celui qui veut monter son entreprise ou restau, l’état ne le taxera pas pendant un an, afin qu’il puisse engager du personnel (comme quelqu’un pour vérifier la salade verte et les feuilles de menthe, par exemple). Notre entretien durera des heures et des heures, jusqu’à ce que Mister Macron me sourie et me demande :

 

– Avouez Madame Davis, que vous aimez quand même la France, même avec ses défauts ?

 

Et là, ce serait à mon tour de sourire, et de lui dire :

 

– C’est vrai que même avec ses défauts, j’aimerai toujours mon pays quoi qu’il arrive, car il est encore peuplé de tous les gens que j’aime (vous et mes parents), parce que cet amour est fait pour Durée ! Allez, finissez pour moi tous ces Macarons, Monsieur Macron, parce que je voudrais qu’on aborde l’idée du Erouv*.

 

– Le quoi ? Etc.

 

Je vous fais des gros bisous, et vous retrouve mercredi pour vous raconter :

Le UBER-OUT que j’ai vécu. Big Kisses to all of you !

 

 

Junes Davis, auteure de La vie déjantée de Junes Davis, Tome 1 et 2, disponibles sur junesdavis.com

Rubrique : La Genèse et l’Exode.

 

Glossaire:

Erouv : Le Erouv délimite la zone dans laquelle certaines activités normalement interdites (comme l’action de porter) peuvent être réalisées lors des jours de chabbat, et de certaines fêtes juives.

Mon plan pour aider Macron à sauver la France !
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Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Il y a quelques années, Rinati Lakel exerçait le métier prestigieux de dentiste au sein de la capitale de la mode. Son mari, elle, et ses enfants, vivaient des jours paisibles, comblés par la vie, tout en étant des juifs assez pratiquants. Chez elle, tout était très bien respecté dans la tradition juive, sauf que comme beaucoup d’entre nous, notre créatrice n’avait pas encore sauté le pas de se couvrir la tête jusqu’en 2001.

Cette année là, sa vie est totalement bouleversée dans des circonstances dramatiques.

Brûlée au 3ème degré lors d’un grave accident domestique, elle se retrouve temporairement sans cheveux. En effet, les médecins ont dû lui enlever toute sa belle chevelure pour prélever une partie de peau située sur sa tête, afin de procéder à une greffe.

Suite à cela, Rinati s’est vue dans l’obligation de se couvrir la tête malgré elle. Elle qui a toujours été une femme chic et élégante, a voulu coûte que coûte rester la femme qu’elle était ! (Franchement, chapeau, même si elle a opté pour un autre couvre-chef !)

En attendant la repousse, elle a voulu conserver sa féminité et son style, grâce à un foulard élégamment noué autour de sa tête, qui dissimulait son alopécie provisoire.

Tout en portant son foulard, Rinati, qui entre temps avait fait son alya, s’est vite rendu compte que les modèles et les différentes collections présentes sur le marché ne lui convenaient pas. (Et elle avait bien raison, parce que faut avouer qu’il y a beaucoup de foulards pas très jojo. C’était une preuve indéniable qu’à l’époque, notre Rinati avait déjà du goût et pas qu’un peu !). De ce fait, avec sa personnalité innovatrice et conquérante, il était clair que son fabuleux destin s’est joué à ce moment-là !

Note de Junes Davis : Dès que ma sœur m’a raconté son histoire, je l’ai direct passée dans la catégorie des Wonder Woman du monde. Celles qui passent à travers les épreuves, et qui s’en sortent encore plus fortes ! By the way, mon fils m’a littéralement harcelée toute la semaine pour que je l’emmène voir WW au ciné. De toute façon, c’est toujours moi qui m’y colle, parce que mon R.D.M (Roi Du Maroc) s’endort systématiquement dès qu’un générique de film commence. On en parle, de l’actrice sculpturale Gal Gadot, avec son accent israélien et son 1m80 qui m’ont scotchée sur mon siège en velours pendant toute la séance ? Non pas que le film soit le film de l’année, l’histoire m’est carrément passée au-dessus de la perruque, mais alors son jeu d’actrice, bababa, comparée à elle, d’autres peuvent aller se rhabiller. Remarquez, Wonder Woman, ça ne lui ferait pas de mal de rallonger un peu son costume. No offense, je dis ça, je ne dis rien !).

Bref, revenons à notre véritable héroïne du jour, Rinati, qui a décidé de prendre les choses en main, ou plutôt quelques tissus en main, pour faire ses propres créations.

Au début, elle les avait créées exclusivement pour elle, mais très vite, son talent et son don (ah si, à ce stade-là, c’est un don quand même, faut avouer !) ont été repérés par toutes les femmes de son entourage, famille, amis et plus loin encore, et à force qu’on lui dise que ce qu’elle portait était d’un grand raffinement, elle s’est lancée dans la création de foulards pour tous publics, qui sont non seulement très beaux, stylés mais aussi d’une grande qualité.

Mais le plus fort reste à venir : en 2008, Rinati Lakel révolutionne l’univers des foulards. Elle invente un accessoire que PERSONNE n’avait pensé avant elle : LE BOUBOU. C’est une base volume destinée à maintenir le foulard, et qui lui assure un volume homogène et une tenue en toutes circonstances.

Cette base nommée LE BOUBOU, sera déclinée en plusieurs modèles et volumes, pensés pour être les plus confortables et adaptés à chacune.

C’est grâce à cette ingénieuse invention que la marque RINATI LAKEL a acquis sa renommée mais pas que… la marque propose un atelier qui accueille toutes celles qui veulent se faire faire des foulards sur-mesure, exactement comme l’on irait voir un couturier pour nous faire The vêtement de nos rêves (pour la Bar Mitsva de mon fils, si D. veut, j’ai repéré une tenue de folie, mais comme c’est dans deux ans, je crois que je m’emballe un peu trop pour investir maintenant, mais quoi qu’il arrive, j’irai me faire aussi un foulard de folie chez elle, obligé !) En plus, c’est Rinati herself qui reçoit ses clientes, et qui propose une gamme de tissus qui s’accordent parfaitement avec la tenue, alors foncez mesdames.

Pour conclure :

Je crois que c’est la première fois que j’écris la biographie (rapide) de quelqu’un, si on n’occulte le fait que je vous raconte pas mal ma vie (si peu !) ou celle de mes parents (mon père adore, d’ailleurs, chaque fois que je le cite, il veut que le tague), mais aujourd’hui, j’avais ce besoin de rédiger ces modestes lignes sur cette femme qui est tout simplement grandiose. Les épreuves ne l’ont non seulement pas abimée, mais l’ont rendue bien plus forte. Ce destin aurait pu être brisé par les évènements qu’elle a vécus, mais elle a su se relever, grandir et avancer. Elle avait toutes les raisons du monde pour envoyer tout valdinguer, mais elle a fait le contraire, en créant cette marque de façon aussi ingénieuse, elle est devenue une version sublime et grandiose d’elle-même. Qu’ y a-t-il de plus beau ?

Je conclurai ma mini chro du jour par la phrase trop jolie de Rinati :

En France, lorsque j’étais dentiste, je couronnais les dents des femmes, aujourd’hui, je couronne leur tête !


Et moi, je vous retrouve lundi avec mon titre : Mon plan pour aider Macron à sauver la France. Mon voyage à Paris a été plus qu’inspirant. Gros bisous. Chabbat chalom

Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !
Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

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Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Il y a quelques années, Rinati Lakel exerçait le métier prestigieux de dentiste au sein de la capitale de la mode.

Son mari, elle, et ses enfants, vivaient des jours paisibles, comblés par la vie, tout en étant des juifs assez pratiquants. Chez elle, tout était très bien respecté dans la tradition juive, sauf que comme beaucoup d’entre nous, notre créatrice n’avait pas encore sauté le pas de se couvrir la tête jusqu’en 2001.

Cette année là, sa vie est totalement bouleversée dans des circonstances dramatiques. Brûlée au 3ème degré lors d’un grave accident domestique, elle se retrouve temporairement sans cheveux.

En effet, les médecins ont dû lui enlever toute sa belle chevelure pour prélever une partie de peau située sur sa tête, afin de procéder à une greffe.

Suite à cela, Rinati s’est vue dans l’obligation de se couvrir la tête malgré elle. Elle qui a toujours été une femme chic et élégante, a voulu coûte que coûte rester la femme qu’elle était ! (Franchement, chapeau, même si elle a opté pour un autre couvre-chef !)

En attendant la repousse, elle a voulu conserver sa féminité et son style, grâce à un foulard élégamment noué autour de sa tête, qui dissimulait son alopécie provisoire. Tout en portant son foulard, Rinati, qui entre temps avait fait son alya, s’est vite rendu compte que les modèles et les différentes collections présentes sur le marché ne lui convenaient pas. (Et elle avait bien raison, parce que faut avouer qu’il y a beaucoup de foulards pas très jojo. C’était une preuve indéniable qu’à l’époque, notre Rinati avait déjà du goût et pas qu’un peu !).

De ce fait, avec sa personnalité innovatrice et conquérante, il était clair que son fabuleux destin s’est joué à ce moment-là !

Note de Junes Davis : Dès que ma sœur m’a raconté son histoire, je l’ai direct passée dans la catégorie des Wonder Woman du monde. Celles qui passent à travers les épreuves, et qui s’en sortent encore plus fortes ! By the way, mon fils m’a littéralement harcelée toute la semaine pour que je l’emmène voir WW au ciné. De toute façon, c’est toujours moi qui m’y colle, parce que mon R.D.M (Roi Du Maroc) s’endort systématiquement dès qu’un générique de film commence. On en parle, de l’actrice sculpturale Gal Gadot, avec son accent israélien et son 1m80 qui m’ont scotchée sur mon siège en velours pendant toute la séance ? Non pas que le film soit le film de l’année, l’histoire m’est carrément passée au-dessus de la perruque, mais alors son jeu d’actrice, bababa, comparée à elle, d’autres peuvent aller se rhabiller. Remarquez, Wonder Woman, ça ne lui ferait pas de mal de rallonger un peu son costume. No offense, je dis ça, je ne dis rien !).

Bref, revenons à notre véritable héroïne du jour, Rinati, qui a décidé de prendre les choses en main, ou plutôt quelques tissus en main, pour faire ses propres créations. Au début, elle les avait créées exclusivement pour elle, mais très vite, son talent et son don (ah si, à ce stade-là, c’est un don quand même, faut avouer !) ont été repérés par toutes les femmes de son entourage, famille, amis et plus loin encore, et à force qu’on lui dise que ce qu’elle portait était d’un grand raffinement, elle s’est lancée dans la création de foulards pour tous publics, qui sont non seulement très beaux, stylés mais aussi d’une grande qualité.

Mais le plus fort reste à venir : en 2008, Rinati Lakel révolutionne l’univers des foulards. Elle invente un accessoire que PERSONNE n’avait pensé avant elle : LE BOUBOU. C’est une base volume destinée à maintenir le foulard, et qui lui assure un volume homogène et une tenue en toutes circonstances. Cette base nommée LE BOUBOU, sera déclinée en plusieurs modèles et volumes, pensés pour être les plus confortables et adaptés à chacune. C'est grâce à cette ingénieuse invention que la marque RINATI LAKEL a acquis sa renommée mais pas que… la marque propose un atelier qui accueille toutes celles qui veulent se faire faire des foulards sur-mesure, exactement comme l’on irait voir un couturier pour nous faire The vêtement de nos rêves (pour la Bar Mitsva de mon fils, si D. veut, j’ai repéré une tenue de folie, mais comme c’est dans deux ans, je crois que je m’emballe un peu trop pour investir maintenant, mais quoi qu’il arrive, j’irai me faire aussi un foulard de folie chez elle, obligé !) En plus, c’est Rinati herself qui reçoit ses clientes, et qui propose une gamme de tissus qui s’accordent parfaitement avec la tenue, alors foncez mesdames.

Pour conclure :

Je crois que c’est la première fois que j’écris la biographie (rapide) de quelqu’un, si on n’occulte le fait que je vous raconte pas mal ma vie (si peu !) ou celle de mes parents (mon père adore, d’ailleurs, chaque fois que je le cite, il veut que le tague), mais aujourd’hui, j’avais ce besoin de rédiger ces modestes lignes sur cette femme qui est tout simplement grandiose. Les épreuves ne l’ont non seulement pas abimée, mais l’ont rendue bien plus forte. Ce destin aurait pu être brisé par les évènements qu’elle a vécus, mais elle a su se relever, grandir et avancer. Elle avait toutes les raisons du monde pour envoyer tout valdinguer, mais elle a fait le contraire, en créant cette marque de façon aussi ingénieuse, elle est devenue une version sublime et grandiose d’elle-même. Qu’ y a-t-il de plus beau ?

Je conclurai ma mini chro du jour par la phrase trop jolie de Rinati : En France, lorsque j’étais dentiste, je couronnais les dents des femmes, aujourd’hui, je couronne leur tête !

Et moi je vous retrouve lundi avec mon titre : Mon plan pour aider Macron à sauver la France. Mon voyage à Paris a été plus qu’inspirant. Gros bisous. Chabbat chalom

Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !
Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

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Les astuces de Tata pour bien choisir sa perruque et son foulard !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Lorsqu’il y a quatre ans et demi, j’ai décidé de me couvrir la tête, ce fut un choc ! Venant d’une famille très religieuse, et ayant vu toute ma vie ma mère porter une perruque, j’aurais pensé que de le faire à mon tour, bien qu’avec huit ans de retard, aurait été juste naturel pour les gens qui m’entourent ! Eh bien… pas du tout ! J’ai découvert qu’en prenant cette décision, c’est devenu une affaire quasi d’État/politique et sociale où chacun donne son petit avis (alors que j’ai rien demandé !) :

 

– Mais enfin tu n’y penses pas, toi qui adore la mode, comment tu vas faire pour allier les deux ?

 

– Et en été, as-tu pensé à comment tu allais faire ? Parce que là, en automne, tu fais la belle, mais crois-moi, tu vas mourir de chaud avec toutes tes fanfreluches sur la tête ! Tu vas transpirer, et tu ne sentiras même pas bon !

 

– C’est pas les ultra-orthodoxes, en Israël qui se couvrent les cheveux ?

Mais toi, franchement, en plein Manhattan, qu’est-ce que tu vas nous foutre sur le crâne ?

 

– Et ton mari ? Il en pense quoi, ton mari ? Parce que le mien, il n’accepterait jamais ! C’est limite quand je vais à la syna, et encore…

 

– As-tu conscience que tu ne pourras plus te mettre en maillot ? Fini la plage ! Fini les kiffs. Tu vas passer à côté de ta jeunesse !

 

– Ça veut dire que tu vas raser tous tes cheveux en dessous ?

 

Des tas et des tas de questions, auxquelles je me sentais obligée de répondre, pour justifier une démarche tout à fait personnelle. La chose la plus hallucinante, c’est que je n’essayais même pas de convaincre les autres de mon choix. Hou la la, loin de là ! Qui suis-je à pour convaincre qui que se soit? Mais rien que de décider physiquement d’accomplir un acte aussi fort de l’extérieur, a suscité un bouleversement visuel pour mon entourage, et même pour les gens que je ne connaissais pas.

 

Il y a juste une question-réflexion qui m’a interpellée plus que les autres, car je l’ai trouvée assez injuste, voire totalement fausse, limite méchante et assez cliché…

 

– Tu vas devenir affreuse ! Crois-moi, tu ne sais pas dans quoi tu t’embarques ! Tu vas devoir sacrifier ta féminité, parce que pour moi, toutes les religieuses sont moches et mal fagotées !

 

– Toutes les religieuses ? T’es sûr ? Ce n’est pas un peu… du GRAND n’importe quoi, ce que tu affirmes ?

 

– Bon ok, peut-être pas toutes, mais faut avouer qu’entre celles qui portent un balai-brosse sur la tête, et les autres avec leurs fichus pas terribles, je ne sais pas comment tu vas t’en sortir pour ressembler encore à un être humain.

 

La remarque m’avait piquée, pas autant qu’une piqure de moustique mais quand même ! Je trouvais cela drôlement faux ! Combien de femmes ont un visage magnifique que le port du foulard justement met encore plus en valeur ? Combien d’américaines j’ai croisées avec des perruques plus magnifiques les unes que les autres, qui donnent envie à n’importe laquelle d’entre nous d’échanger volontiers cette parure contre nos propres cheveux ? D’ailleurs, certains rabbanims ne sont pas du tout d’accord, les qualifient de non-conformes, parce quand ces dames traversent un restaurant, il n’est pas rare que tous les regards se tournent vers ces beautés !

 

Attention ! Il n’est écrit nulle part que l’on doit s’enlaidir en se couvrant la tête. Au contraire, foulards ou « casques chevelus » ont une importance capitale, car c’est un kidouch Hachem/honneur à D.)

 

Depuis, je me suis jurée d’essayer de ne jamais faire honte ou de ternir

l’image/la boite de la femme religieuse dans laquelle on m’a mise (alors que D. Lui-même n’a jamais mis personne nulle part, mais c’est pas grave !)

 

J’ai pris mon couvre-chef et mes tenues tsniout comme un vrai challenge du quotidien. Il m’arrive d’y arriver (j’adooooore ta robe), ou de me rétamer (t’étais pas top hier, franchement c’était horrible ta jupe et ton haut ensemble).

 

C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai pris mon clavier pour vous écrire mes astuces pour bien choisir son foulard et sa perruque, avec des adresses de folie, et les erreurs à éviter (j’en ai beaucoup, beaucoup au compteur, alors autant que ça serve à quelque chose).

 

J’ai mis du temps à passer le cap d’acheter une perruque pour une raison très simple : mon mari, que D. le bénisse, qui n’est pas à proprement parler un homme dit religieux, mais qui en a tous les atouts, a tout de suite donné son feu vert pour que je saute le pas ou plutôt le cheveu, de me les couvrir, mais il a émis une condition :

 

– Essaie d’abord avec un foulard. Si au bout d’un an, j’observe que tu te tiens à ta démarche, que tu es sincère, et que ce n’est pas une de tes nouvelles lubies, c’est d’accord pour la perruque, parce que je crois que ça coûte vachement cher ces machins-là. T’en fais pas, on fera une étude de marché, on va tout noter sur un fichier Excel, on va comparer les prix, on va…

 

Du coup, il m’a mise à l’épreuve ! Je devais lui prouver et me prouver (puisque le mari est le miroir de l’autre, je sais, c’est dur à croire, mais apparemment, c’est vrai) que ce n’était pas qu’un caprice (non mais !)

 

Aujourd’hui, après quatre ans, j’alterne entre perruque et foulard, au gré des températures extérieures et du temps que je dispose devant moi le matin en regardant ma montre.

 

Sans plus tarder, mes trucs et astuces pour bien choisir son foulard et sa perruque (eh bien, c’était pas trop tôt, oui je sais, désolée, j’ai mis trois plombes pour l’intro).

 

Le foulard :

 

Commencez par faire un tour dans votre armoire, pour voir ce que vous trouvez. Si vous trouvez des pashminas, ce style de matière est à éviter de chez éviter.

 

Les tissus trop lourds ne tiennent pas sur votre tête, ils glissent, et peuvent vous mettre dans des situations très embarrassantes. Exemple : vous parlez à quelqu’un, et vous sentez que votre foulard glisse centimètre par centimètre jusqu’à ce que vous l’attrapiez au vol avant qu’il ne soit trop tard !

 

À l’inverse des matières trop fines comme la soie. Oh my Gosh: la soie !

Bien que cette étoffe soit magnifique, ce tissu ne fait que glisser constamment, bien pire que les pashminas. Il y a l’astuce des pinces à glisser sur les côtés, mais faut avouer que ce n’est pas très chic.

 

Vous avez le système du bandeau en velours à poser en dessous pour que votre foulard soit fixé. Le best reste le « boubou », que l’on peut choisir selon la taille souhaitée. Il en existe toutes sortes de volumes et de tailles différents. Vous pouvez aussi poser un foulard noir comme base, pour plaquer vos propres cheveux, et par-dessus, vous mettez les foulards que vous voulez.

 

INFORMATION IMPORTANTE : la plupart des femmes qui se couvrent la tête ne rasent pas leurs cheveux ! Mais alors pas du tout.

C’est une infime partie d’un milieu ultra-orthodoxe qui continue de perpétuer cette tradition propre à eux. Junes Davis vous supplie de ne plus utiliser cet argument, car cela montre à quel point vous ne connaissez pas notre histoire !

 

Une fois la base solide posée, vous pouvez vous éclater avec tous types de foulards que vous souhaitez. Vous pouvez vous amuser à le nouer de mille et une façons. Sur YouTube, vous avez des tonnes de démos, pardon tutos, c’est comme ça que l’on s’exprime aujourd’hui, qui sont très inspirants.

 

Perso, depuis longtemps, je fais confiance à la marque Rinati Lakel sur

http://www.rinatilakel.com/fr/, parce que la qualité et la tenue de leurs produits sont juste incroyables (photo en bas de chronique, et sur mon

insta : Junes Davis). À vous de plonger dans le choix de cette marque, et d’allier beauté et classe à la fois.

En plus, je trouve que l’histoire de la fondatrice de la marque est passionnante et mérite d’être racontée, je vous la poste mercredi ! Mais genre obligé !

 

En revanche, dès l’instant que vous portez un foulard, il y a une règle d’or : soyez extrêmement bien maquillée. Le foulard met en avant le visage, et souligne le regard de la femme. Si vous n’avez pas le temps le matin, travaillez au moins votre teint pour qu’il soit zéro défaut.

 

Le foulard doit être considéré comme un accessoire à part entière. Fini le temps des filets sur la tête.

 

Donc si je résume :

 

Do’s :

 

- maquillage de star

 

- tissus de qualité

 

- s’assurer que le foulard ne glisse pas, investir dans des accessoires tels qu’un bandeau en velours, le boubou, ou tout simplement un foulard en coton en dessous.

 

– épurer son style avec une tenue droit au but, sans rafistolages

(gilet+tshirt+jupe+jupon qui se voit+ collier ras de cou+ …trop trop chargé !)

 

 

Don’ts :

 

– porter des lunettes.

 

– sortir sans maquillage

 

 

Lien pour nouer son foulard :

http://www.rinatilakel.com/fr/content/8-astuces

 

Maintenant passons à la perruque :

 

Déjà, deux stratégies s’offrent à vous :

- La première, comme c’est le début, n’investissez pas trop, parce qu’il n’y a rien d’évident à trouver son style de perruque toute prête qui nous va super bien, tout de suite. Achetez une, voire deux pas chères (aliexpress ou les magasins Afro à Château-d’eau), et après plusieurs essais, vous y verrez plus clair pour décider vers quels modèles vous serez sûre de vouloir porter au quotidien. Autant ne pas se planter, parce que c’est quand même un truc que vous allez avoir 7 jours /7, alors mieux vaut attendre un peu, et être sûre de vous, plutôt que d’acheter, de regretter et de faire n’importe quoi (comme moi !) !

 

Si vous êtes en recherche d’une perruque qui doit ressembler comme deux gouttes d’eau à vos vrais cheveux, ou à votre coiffure habituelle, c’est mort. Oubliez ! Je ne veux pas vous décourager, mais c’est très rare de trouver exactement la même couleur, la même coupe, le même mouvement.

Vous trouverez surement un modèle qui vous ressemble, avec lequel vous vous sentirez vous même, mais ne vous focalisez pas sur la réplique exacte de ce que vous avez l’habitude de voir dans le reflet de votre miroir.

 

La deuxième option : investissez direct dans du vrai et du beau cheveu.

Choisissez un modèle qui se rapproche le plus de votre couleur de base. Ne prenez pas du trop long parce que ok, c’est super beau, mais c’est lourrrrrrrd ! La plupart des femmes en ont deux, une légère pas trop longue, et une autre pour chabbat et les fêtes, bien longue, avec plein de cheveux, comme ça, cela vous permet de faire différentes coiffures.

 

Avant d’acheter, demander à la vendeuse si c’est du naturel ou du synthétique. Le naturel tient bien évidement plus longtemps, c’est pour ça qu’il coûte aussi cher. Le cheveu européen est de très bonne qualité !

 

Une perruque s’entretient. Trouvez une bonne coiffeuse qui a l’expérience des perruques, et négociez avec elle un bon prix, comme ça toutes les 2/3 semaines, vous la ou les lui donnez à laver et à brusher. C’est tellement un kiff de la porter quand elle sort de chez le coiffeur, qu’on se sent super bien !

 

Ne soyez pas surpris si au bout d’un certain nombre de mois, les cheveux de la perruque se détachent, c’est normal ! C’est pour ça qu’il existe des dames qui réparent et recousent les perruques.

 

Je vous note mes adresses New Yorkaises que j’ai pu tester avec la fourchette de prix à côté :

 

Gali’s Couture Wigs à Great Neck. Entre 1300 et 2500 dollars. La boss est super jolie et très américaine, c’est à dire très sympa. Juste un conseil, quand elle vous fait son speech qu’une bénédiction est cousue dans l’étiquette de la perruque, sérieusement, c’est n’importe quoi. La seule bénédiction, c’est vous qui la créez au quotidien, mais comme elle est tellement cool, on lui pardonne.

Petit moins : le service après-vente pas au top.

 

Bekawigs à Brooklyn. Entre 1800 et 2900 dollars. Celle qui tient l’atelier est d’une beauté à vous faire acheter toutes les perruques rien que pour lui ressembler. Elle vous conseillera au mieux avec gentillesse et douceur.

C’est une vraie passionnée, et vous avez une option : le sur mesure. C’est à dire que le bonnet dans lequel sont cousus les cheveux sera mesuré et adapté

à la morphologie de votre tête !

 

Shevy Wigs à Brooklyn. Très cher, les prix dépassent l’entendement, et j’ai honte de vous l’écrire, mais vous avez le top !

Service au top ! Coiffeuses méga professionnelles ! Le salon est supra moderne, classe, incroyablement américain, avec des hôtesses d’accueil qui ont un téléphone-micro pour prendre les appels.

Vous avez un service après-vente de folie ! C’est grandiose, mais encore une fois, faut que je me coupe un rein pour pouvoir acheter une perruque chez eux.

 

N’hésitez pas à me noter vos adresses françaises/canadiennes/ israéliennes, qui peuvent nous être très utiles.

 

Je vous embrasse et vous souhaite all the best ! On se retrouve mercredi pour l’histoire fabuleuse de Rinati Lakel.

 

Vous pouvez commander mes livres le Tome 1 et le Tome 2 sur Junesdavis.com

 

PS : Je suis en train d’écrire une chronique qu’il me tarde de vous poster : mes solutions pour aider Macron à remettre l’économie de la France en

état. On va bien se poiler, mais je ne veux pas vous spolier.

Les astuces de Tata pour bien choisir sa perruque et son foulard !
Les astuces de Tata pour bien choisir sa perruque et son foulard !
Les astuces de Tata pour bien choisir sa perruque et son foulard !

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Quand ton corps ressemble à un champ de mines, tu fais comment ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quand ton corps ressemble à un champ de mine ravagé, un peu comme ta maison le chabbat après-midi, parce que tu t’es octroyée une mini-sieste d’à peine 45 minutes, et qu’il te faudra pas moins de deux heures trente à genoux et tu seras sur les genoux pour tout remettre en place, comment tu fais ?

Nous sommes d’accord qu’avoir des enfants, c’est la plus belle chose au monde, n’est-ce pas ? Et jamais, au grand jamais, on ne regrette les effets « Kiss » du bébé et pas si cool de la grossesse ET de l’accouchement.

On ne peut nier l’évidence que notre corps d’avant grossesse n’est plus qu’un vague souvenir, que l’on regarde en photo tendrement (pour celles qui ont eu la bonne idée de l’immortaliser sur pellicule, s'entend !).

Aujourd’hui, je me dois de faire un petit topo de toutes les choses les plus folles et imaginables que l’on tente et teste pour redevenir celle de la photo :

 

- Tu as essayé le sport… une journée… Je te vois dans ma boule de cristal de Madame Davis, investir tes sous et passer du temps dans les magasins pour acheter The tenue de sport pour t’encourager à te sortir du lit aux aurores avec un programme en béton pour aller à la salle ou trottiner comme un lapin essoufflé en extérieur, mais hélas, la flemme, la motivation, la force mentale sont parties se promener devant cette série et cette cuillère de Nutella, mais promis, dès le 1er Janvier on va s’y remettre, ma sœur !

 

- Tu as testé tout plein de régimes… une demi-journée ! D’ailleurs, j’ai remarqué que rien que le terme : RÉGIME a un effet ultra psychologique sur la femme ! La veille du démarrage de ta diète, tu te mets à rêver de pains au chocolat qui te croquent l’estomac, alors qu’à la base, tu n’es même pas fan de ce gras ! Le Jour R. (et non J.), tu va être pile invitée à un diner chez ta copine cordon bleu, alors que ça fait six mois que vous ne vous êtes pas revues. Et c’est comme si ton corps est téléguidé par tes envies, et te traine instinctivement devant les rayons biscuits du supermarché : miam, miam, et tu te promets en toi même : « Demain, je commence, c’est sûuuuuuuuuur ! »

P.S. : Ça fait un mois que je me chauffe pour le régime soupe aux choux, mais vivant avec mon homme, j’ai peur des conséquences dévastatrices du chou sur mon sex-appeal vis à vis de lui !

Je vais me le renoter sur la liste des choses à faire ABSOLUMENT quand mon mari organisera son prochain business trip.

 

- Tu t’es inscrite sur plein de groupes FB et Whatsapp de régimes, dirigés par une coach (Ne mens pas ! J’ai vu ton nom apparaitre sur mon écran. N’aie pas honte mon enfant, je suis dans le même cas que toi !). Tu t’angoisses au fur et à mesure que les autres maigrissent et le font savoir, alors que toi, tout cela t’angoisse et te donne encore et toujours, inlassablement hélas… l’envie de : manger !

 

- Tu as tenté le footing entre copines pour te motiver, mais en vain. T’en fais pas, ma chérie, je te comprends, car je suis allée à Central Park pour essayer de suivre le rythme des joggers du dimanche, pour me la jouer new yorkaise/balaise, mais je suis tombée sur une maman de l’Exode de mes enfants, euh…de l’école (Mince ! Ça me le fait à chaque fois, mon ordi devient fou, je l’ai trop habitué à écrire de partout le nom de mon Tome 2 en vente sur junesdavis.com. Je suis à Paris cette semaine, d’ailleurs, si vous voulez venir me le chercher directement, avec joie. Ecrivez moi sur mon mail !), pour me retrouver un quart d’heure plus tard attablée à une table du « Pain Quotidien » toujours à Central Park, en buvant un bon chocolat chaud et regardant les joggers passer…

 

- Tu es allée jusqu’à coller la photo sur le frigo d’un acteur français, qui avant son coming-out, ne ressemblait à rien. Depuis, qu’il a fait sa déclaration via Twitter en expliquant qu’il n’avait pas spécialement de préférence btw hommes/femmes car pour lui, ce qui prime avant tout, c’est la personnalité (masculine!) de l’individu (mais oui, petit, nous ne sommes pas nés de la dernière vente GUCCI !)

Le lendemain, il était parti directement faire la pêche aux bonhommes au Club Med Gym de République et à l’Usine de l’Opéra (Oui, près du Garnier !). Au bout de trois mois d’intenses efforts, son torse est devenu à lui tout seul une pub pour une marque de garçons euh…pardon…de caleçons, qu’il s’est empressé de prendre en photo et de poster, toujours sur son compte Twitter. Le problème, c’est que chaque fois que tu regardes ses tablettes de chocolat, tu te mets à manger nerveusement toute la barre de chocolat Lindt, en te disant que tout ça est franchement…du gâchis !

 

- Tu vas jusqu’à inclure dans tes prières quotidiennes, que D. t’aide à retrouver ton corps d’avant grossesse, ou de ta jeunesse. Je précise que nous avons souvent un poids et une image déformés, voire totalement mytho de ce fameux corps d’avant. Tu sais qu’il y a des choses bien plus importantes à formuler comme demandes, mais tu te dis qu’une petite prière sur le sujet, ça ne mange pas de halla !

Note de l’auteur : je fais ma prière du lundi au vendredi, le weekend, c’est le weekend, lâchage total sur la bouffe !

 

- Tu investis dans des gaines et dans des graines ! Il parait que les graines de Chia(ntes) sont top !

 

- Tu essayes plusieurs fois de positionner ton collant qui donnera l’illusion que tu as un corps svelte et dynamique (mais uniquement en hiver ! Pas en été, sinon tu sues, et on te prend pour la folle au collant qui sent la transpi. Ce qui est je pense… pire que d’avoir du ventre, non ?)

Surtout que la seule chose dynamique qu’il te reste au final est, concentrée sur la zone de tes doigts, qui s’agitent à écrire la liste de choses à faire pour maigrir, justement !

 

Donc, comment on fait pour ne pas se pendre ? Doit-on continuer de s’accrocher farouchement à ce souvenir du corps de nos 20 ans ? Ou…

Oui…ou quoi ?

Eh bien…

Eh bien... quoi ?

 

On continue de prendre soin de soi : mani, pédi, brushing, soin du visage, gommage pour dégommer les pores et résidus, on se démaquille, on se maquille, on se fout des crèmes anti-rides, ridules et compagnie, à tout va ! En gros, (mais non, tu n’es pas groossssse heuuuuu ! J’écrivais juste en gros), on lâche pas l’histoire de se faire belle pour nous, notre homme, nos enfants, nos tantes, nos copines, NOUS, car même si on ne renonce pas à une bonne pkaila, rien ne nous empêche d’être toujours une Bella que vous êtes mes chéries !

 

Alors : bonne bouffe, les filles !

 

Si tu as aimé ma chronique du jour, n’hésite pas à venir me voir au restau que j’organise cette semaine. Pour plus d’infos écris moi sur junesdavis55@gmail.com. Bisous. A mercredi pour mes bons plans shopping New Yorkais 2017

Quand ton corps ressemble à un champ de mines, tu fais comment ?

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Quand ton corps ressemble à un champ de mine, on fait comment ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quand ton corps ressemble à un champ de mine ravagé, un peu comme ta maison le chabbat après-midi, parce que tu t’es octroyée une mini-sieste d’à peine 45 minutes, et qu’il te faudra pas moins de deux heures trente à genoux et tu seras sur les genoux pour tout remettre en place, comment tu fais ?

 

Nous sommes d’accord qu’avoir des enfants, c’est la plus belle chose au monde, n’est-ce pas ? Et jamais, au grand jamais, on ne regrette les effets « Kiss » du bébé et pas si cool de la grossesse ET de l’accouchement.

On ne peut nier l’évidence que notre corps d’avant grossesse n’est plus qu’un vague souvenir, que l’on regarde en photo tendrement (pour celles qui ont eu la bonne idée de l’immortaliser sur pellicule, s'entend !).

Aujourd’hui, je me dois de faire un petit topo de toutes les choses les plus folles et imaginables que l’on tente et teste pour redevenir celle de la photo :

 

- Tu as essayé le sport… une journée… Je te vois dans ma boule de cristal de Madame Davis, investir tes sous et passer du temps dans les magasins pour acheter The tenue de sport pour t’encourager à te sortir du lit aux aurores avec un programme en béton pour aller à la salle ou trottiner comme un lapin essoufflé en extérieur, mais hélas, la flemme, la motivation, la force mentale sont parties se promener devant cette série et cette cuillère de Nutella, mais promis, dès le 1er Janvier on va s’y remettre, ma sœur !

 

- Tu as testé tout plein de régimes… une demi-journée ! D’ailleurs, j’ai remarqué que rien que le terme : RÉGIME a un effet ultra psychologique sur la femme ! La veille du démarrage de ta diète, tu te mets à rêver de pains au chocolat qui te croquent l’estomac, alors qu’à la base, tu n’es même pas fan de ce gras ! Le Jour R. (et non J.), tu va être pile invitée à un diner chez ta copine cordon bleu, alors que ça fait six mois que vous ne vous êtes pas revues. Et c’est comme si ton corps est téléguidé par tes envies, et te traine instinctivement devant les rayons biscuits du supermarché : miam, miam, et tu te promets en toi même : « Demain, je commence, c’est sûuuuuuuuuur ! »

P.S. : Ça fait un mois que je me chauffe pour le régime soupe aux choux, mais vivant avec mon homme, j’ai peur des conséquences dévastatrices du chou sur mon sex-appeal vis à vis de lui !

Je vais me le renoter sur la liste des choses à faire ABSOLUMENT quand mon mari organisera son prochain business trip.

 

- Tu t’es inscrite sur plein de groupes FB et Whatsapp de régimes, dirigés par une coach (Ne mens pas ! J’ai vu ton nom apparaitre sur mon écran. N’aie pas honte mon enfant, je suis dans le même cas que toi !). Tu t’angoisses au fur et à mesure que les autres maigrissent et le font savoir, alors que toi, tout cela t’angoisse et te donne encore et toujours, inlassablement hélas… l’envie de : manger !

 

- Tu as tenté le footing entre copines pour te motiver, mais en vain. T’en fais pas, ma chérie, je te comprends, car je suis allée à Central Park pour essayer de suivre le rythme des joggers du dimanche, pour me la jouer new yorkaise/balaise, mais je suis tombée sur une maman de l’Exode de mes enfants, euh…de l’école (Mince ! Ça me le fait à chaque fois, mon ordi devient fou, je l’ai trop habitué à écrire de partout le nom de mon Tome 2 en vente sur junesdavis.com. Je suis à Paris cette semaine, d’ailleurs, si vous voulez venir me le chercher directement, avec joie !), pour me retrouver un quart d’heure plus tard attablée à une table du « Pain Quotidien » toujours à Central Park, en buvant un bon chocolat chaud et regardant les joggers passer…

 

- Tu es allée jusqu’à coller la photo sur le frigo d’un acteur français, qui avant son coming-out, ne ressemblait à rien. Depuis, qu’il a fait sa déclaration via Twitter en expliquant qu’il n’avait pas spécialement de préférence btw hommes/femmes car pour lui, ce qui prime avant tout, c’est la personnalité (masculine!) de l’individu (mais oui, petit, nous ne sommes pas nés de la dernière vente GUCCI !)

Le lendemain, il était parti directement faire la pêche aux bonhommes au Club Med Gym de République et à l’Usine de l’Opéra (Oui, près du Garnier !). Au bout de trois mois d’intenses efforts, son torse est devenu à lui tout seul une pub pour une marque de garçons euh…pardon…de caleçons, qu’il s’est empressé de prendre en photo et de poster, toujours sur son compte Twitter. Le problème, c’est que chaque fois que tu regardes ses tablettes de chocolat, tu te mets à manger nerveusement toute la barre de chocolat Lindt, en te disant que tout ça est franchement…du gâchis !

 

- Tu vas jusqu’à inclure dans tes prières quotidiennes, que D. t’aide à retrouver ton corps d’avant grossesse, ou de ta jeunesse. Je précise que nous avons souvent un poids et une image déformés, voire totalement mytho de ce fameux corps d’avant. Tu sais qu’il y a des choses bien plus importantes à formuler comme demandes, mais tu te dis qu’une petite prière sur le sujet, ça ne mange pas de halla !

Note de l’auteur : je fais ma prière du lundi au vendredi, le weekend, c’est le weekend, lâchage total sur la bouffe !

 

- Tu investis dans des gaines et dans des graines ! Il parait que les graines de Chia(ntes) sont top !

 

- Tu essayes plusieurs fois de positionner ton collant qui donnera l’illusion que tu as un corps svelte et dynamique (mais uniquement en hiver ! Pas en été, sinon tu sues, et on te prend pour la folle au collant qui sent la transpi. Ce qui est je pense… pire que d’avoir du ventre, non ?)

Surtout que la seule chose dynamique qu’il te reste au final est, concentrée sur la zone de tes doigts, qui s’agitent à écrire la liste de choses à faire pour maigrir, justement !

 

Donc, comment on fait pour ne pas se pendre ? Doit-on continuer de s’accrocher farouchement à ce souvenir du corps de nos 20 ans ? Ou…

Oui…ou quoi ?

Eh bien…

Eh bien... quoi ?

 

On continue de prendre soin de soi : mani, pédi, brushing, soin du visage, gommage pour dégommer les pores et résidus, on se démaquille, on se maquille, on se fout des crèmes anti-rides, ridules et compagnie, à tout va ! En gros, (mais non, tu n’es pas groossssse heuuuuu ! J’écrivais juste en gros), on lâche pas l’histoire de se faire belle pour nous, notre homme, nos enfants, nos tantes, nos copines, NOUS, car même si on ne renonce pas à une bonne pkaila, rien ne nous empêche d’être toujours une Bella que vous êtes mes chéries !

 

Alors : bonne bouffe, les filles !

 

Si tu as aimé ma chronique du jour, n’hésite pas à venir me voir au restau que j’organise cette semaine. Pour plus d’infos écris moi sur junesdavis55@gmail.com. Bisous. A mercredi pour mes bons plans shopping New Yorkais 2017

Quand ton corps ressemble à un champ de mine, on fait comment ?

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Publié le par Junes Davis-Cohen

Aimer c'est pousser l'autre à vivre ses rêves, quitte à perdre/ investir du temps ou de l'argent, pour gagner encore plus d'amour de l'être aimé.
😍💋🌸🌸

Junes Davis

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Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin.

Publié le par Junes Davis-Cohen

La semaine dernière, Natacha m’expliquait qu’elle en avait marre que son mari ne l’aide en rien à la maison. D’ailleurs, nous n’hésitons jamais à lui donner le surnom de : Pacha tant il était fainéant, bien que sur sa carte d’identité, il y ait écrit: Ruben. J’avais pour mission d’aider ce couple qui traversait une mauvaise passe. Allons voir comment je m’en sors…parce que c’est loin d'être gagné.

À partir du moment où la femme de ménage de mon amie l’a quittée pour une autre (toutes des infidèles!), dans le couple de mon amie, tout est parti en vrille. Les disputes entre Natacha et son mari sont devenues quasi quotidiennes. Elle lui reprochait constamment de ne rien faire, et lui, répondait de façon assez classique, qu’elle était une hystérique, qu’il fallait carrément qu’elle pense à se faire piquer, (dommage qu’il ne se soit jamais étouffé dans son culot !). La dernière fois que j’avais vu Natacha, elle m’avait confié son désir de se séparer carrément de Ruben s’il ne changeait pas. Elle était arrivée à la conclusion que vivre seule avec ses enfants, serait ce qu’il y aurait de mieux pour elle !

 

Étant une phobique du divorce, ( oui, je sais c'est bizarre. Il y en a, c’est les araignées, d'autres les cafards, moi, c’est les divorces, voilà !), pour apaiser leurs tensions, j’avais élaboré un plan démoniaque. J’avais eu l’idée de les inviter à un diner, pour qu’ils fassent rencontre un autre couple que je connaissais, pour le moins fascinant !

 

Félice et Olivier font partie de ces couples qui n’ont rien, mais alors rien en commun. On se demande comment ils font pour se supporter, mais il faut croire que ça marche, puisque cela fait dix ans que ça roule. Leurs tempéraments et leurs styles de vie radicalement différents, ainsi que leur entente restent un vrai mystère pour tout le monde.

Mais le pire, c’est que lorsqu’on les voit, on ne peut nier qu’ils s’aiment comme des fous. D’ailleurs, je déconseille de rester trop longtemps près d’eux, parce que leurs « mamours » publics sont limite gênants.

 

Olivier est un architecte ultra méticuleux, pour qui le détail est une passion. En revanche, ce qui l’effraie le plus, ce sont les germes ! C’est une véritable obsession chez lui. Il a vécu toute son enfance dans une communauté à tendance hippie avec ses parents, et depuis, il a développé des tocs sur la propreté (c’est un grand malade !).

Dès que vous franchissez sa porte, vous devez obligatoirement passer par le distributeur de gel antiseptique, sinon, il vous refuse l’accès à sa clinique, euh… pardon, à son appart ! Une fois rentré, vous devez vous laver les mains avec un savon spécial. La question des chaussures ne se pose même pas, puisqu’elles restent à l’extérieur.

Il faut suivre scrupuleusement toutes ces étapes, et chacune d’entre elles doit être validée par le maître des lieux. Au début, ça choque, mais après, on s’y fait, parce qu’il cuisine divinement bien. Ce qui reste quand même déstabilisant, c’est qu’il ne se balade jamais sans ses fameuses lingettes antiseptiques qu’il commande sur « The Honest Company » (la marque de Jessica Alba).

 

Félice, en revanche, c’est une autre histoire ! Je n’ai jamais vu une femme aussi détente question ménage mais genre pire que moi…c’est dire ! Une fois, Olivier a du s’absenter quelques jours pour un enterrement familial, Féfé en a profité pour inviter une tonne de monde (solidaire dans la tristesse jusqu’au bout !). Au bout de deux heures de fête, leur appart était dans un tel état, qu’on aurait pensé que ce n’était même pas la même maison. Quand son mari est rentré, et a vu le désordre laissé, il n’a rien dit ! Mieux, il a trouvé la situation hyper drôle (?), et a tout rangé sans broncher. Perso, mon mari m’aurait déchiré !

 

Il n’est pas rare de croiser souvent Félice seule avec leurs enfants en train de profiter joyeusement de ce que New York propose comme activités, pendant que son mari est à la maison à : "nettoyer, astiquer, le cœur toujours pimpant, la musique dans la peau, cassia nemiçebobo, la, la, toutes la journée aux...". Chaque fois que je le vois, j’ai la chanson des Zouk Machine qui me revient en boucle dans ma tête! Faut vraiment que jarrête, un jour ça va méchapper devant lui!

C’est pour ça que tous les deux sont si fascinants, elle n’a jamais exigé qu’il soit moins taré/difficile, et lui, ne lui a jamais demandé qu’elle soit plus rangée.

 

Ce qui nous amène à notre diner. Je me disais que de les présenter allait donner matière à apprendre des uns et des autres. Sauf que… je me suis plantée ! Pire que ça, Olivier a tellement été insupportable avec les serveurs, sur la vérification de la propreté des couverts, des assiettes et des légumes, que même le rire de Félice, pourtant si communicatif, n’a pas réussi à faire baisser la tension déjà bien à cran, entre le Pacha et Natacha.

 

Ruben en a tellement eu marre qu’Olivier lui propose pour la huitième fois de la soirée de se désinfecter les mains avec ses fameuses lingettes, qu’il a fini par le traiter de malade mental, et a quitté le restaurant excédé. Il parait que sur le chemin du retour, le Pacha n’a pas arrêté de faire des reproches à Nat’, comme quoi ses plans étaient toujours pourris (sorry ma biche) ! On peut dire que Junes Davis a fait chou blanc total sur cette soirée.

 

Pour Natacha, les jours suivants n’ont fait qu’empirer. Chaque fois qu’elle sollicitait la moindre micro-aide à son mari, cela se transformait en drame, car il prétextait qu’il ne fallait pas devenir fou pour le ménage comme Olivier.

Puis le jour maudit est arrivé sans prévenir. Natacha était au boulot (elle est comptable), l’école l’a appelée pour la prévenir que l’un de ses deux fils avait de la fièvre. Elle devait rentrer dans une grosse réunion, et avait essayé désespérément d’appeler Ruben pour qu’il aille le chercher. Le problème, c’est qu’il n’a jamais décroché, ni répondu à tous ses messages. Apparemment, il était en ligne avec sa mère, et il avait lu trop tard les messages (en même temps, ça arrive). Le soir, sans même prendre le temps de prendre des nouvelles du petit, il avait demandé d’un ton jovial ce que sa petite femme lui avait préparé de bon. Devant tant d’insensibilité à l’égard de son propre fils, elle avait fait ce qu’elle avait dit, et l’avait fichu à la porte, valise en main.

Lui, fier comme un pinson, avait crié sur le palier: « Bon débarras ! » (Si un jour mon Micka Davis me dit ça, je meurs de tristesse et je fonds de suite comme la sorcière du magicien d’Oz mais en moins verte bien que je le serais).

 

Plus les semaines passaient, et plus j’étais triste en pensant à ce couple qui avait tout pour être heureux. Il suffisait que le Pacha mette un peu la main à la pâte. Pendant cette période où elle n’était plus avec son mari, je voyais mon amie en coup de vent, et cela ne m’avait pas échappé qu’elle était à bout de forces, car là, pour le coup, elle gérait tout, mais tout, toute seule, sans jamais s’arrêter.

Le stress de la séparation n’arrangeait rien à sa fatigue générale.

 

Au bout de quelques semaines, arrive ce qui devait arriver, Natacha est tombée malade. Au début, ce n’était pas un truc méchant, elle avait une vilaine laryngite (tu crois que j’ai le temps d’aller voir le médecin, Junes?), qui s’est transformée en bronchite (j’ai que ça à faire, moi, que de perdre mon temps chez le toubib!), pour se transformer en pneumonie…(Junes, je crois que je dois aller chez le docteur.)

 

Et puis un jour, à force de tousser, Natacha est tombée dans les pommes. Dans sa chute, sa tête a un peu cogné contre son bureau. Sa collègue qui a vu toute la scène, a préféré appeler l’ambulance qui l’a emmenée direct à l’hosto. En arrivant, les nurses ont contacté la personne à prévenir en cas d’urgence, qui n’était autre que Ruben (D. merci). Quand le Pacha (qui s’est retrouvé tout seul à force de faire son relou) a vu sa femme sous masque à oxygène, pour l’aider à respirer et à reprendre connaissance, j’ai su plus tard que cela lui avait fait un électro choc, le vrai, le pur, le dur, celui qui donne un bon coup de poing à l’âme. Cet terrible image de sa femme a réveillé le fainéant qui était en lui !

 

Son bonhomme a vraiment compris qu’il aurait pu éviter à sa femme de tomber dans un état de santé aussi faible, si seulement il avait commencé par jeter ne serait-ce qu’une petite poubelle de rien du tout.

Ruben a saisi que ce n’est pas seulement le geste qui compte (même si ça compte un peu, faut avouer !), mais la force de montrer à l’autre que l’on peut compter sur lui.

Il a fallu que mon amie passe par de longues journées allongée pour reprendre des forces, pour que son mari se rende compte de la masse de travail qu’une maison, des enfants et d’avoir une femme demande et… se mérite!

La dernière fois que j’étais chez eux, et que j’ai aperçu le portable du Pacha rangé à l’entrée, et que la télé était éteinte pendant que Natacha et moi parlions de Trump et de son éventuelle destitution (si ca arrive vraiment, c’est hyper grave, n’empêche !), Ruben était occupé à prendre soin de ceux qu’il aimait vraiment.

C’est ainsi que lorsque j’entends mon amie et son mari se dire des mots d’amour en espagnol (mais que des mots d’amour, ils font style qu’ils sont bilingues mais en vrai, c’est mytho !), cela me chauffe le cœur. Car à force de s’assoir ensemble sur le canapé une fois que les enfants sont couchés, et que la maison est rangée, il ont pu tous les deux progresser dans un langage propre à eux….

 

Alors mesdames, messieurs tenez bon ! Ne tomber pas malade comme mon amie, au contraire, définissez des tâches de partage pour qu’ensemble, chacun dans ses domaines de prédilections, nous soyons de vrais partenaires ! Ne prenez pas trop sur vous parce qu’il arrive à un moment où l’on déteste l’autre à cause de son manque d’investissement. N’hésitez pas à parler, expliquer ce que vous attendez de l’autre quitte à négocier entre vous!

 

Je vous souhaite beaucoup de bonheur et d'harmonie, non seulement dans votre couple, mais aussi dans vos vies propres et personnelles. Je vous embrasse bien fort, et vous retrouve et vous retrouve la semaine prochaine.

Je vous de bonnes fêtes de Chavouoth/des semaines.

Bisous douxxxx.

Ps: Je serai à Paris les 5,6 et 7 Juin pour des soirées restaux/dédicaces de mes romans: "La vie déjantée de Junes Davis". Je vous attends nombreux. Pour plus d'info sur junesdavis55@gmail.com

Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin.

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Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin

Publié le par Junes Davis-Cohen

La semaine dernière, Natacha m’expliquait qu’elle en avait marre que son mari ne l’aide en rien à la maison. D’ailleurs, nous n’hésitons jamais à lui donner le surnom de : Pacha tant il était fainéant, bien que sur sa carte d’identité, il y ait écrit: Ruben. J’avais pour mission d’aider ce couple qui traversait une mauvaise passe. Allons voir comment je m’en sors…parce que ce n’est loin d'être gagné.

À partir du moment où la femme de ménage de mon amie l’a quittée pour une autre (toutes des infidèles!), dans le couple de mon amie, tout est parti en vrille. Les disputes entre Natacha et son mari sont devenues quasi quotidiennes. Elle lui reprochait constamment de ne rien faire, et lui, répondait de façon assez classique, qu’elle était une hystérique, qu’il fallait carrément qu’elle pense à se faire piquer, (dommage qu’il ne se soit jamais étouffé dans son culot !). La dernière fois que j’avais vu Natacha, elle m’avait confié son désir de se séparer carrément de Ruben s’il ne changeait pas. Elle était arrivée à la conclusion que vivre seule avec ses enfants, serait ce qu’il y aurait de mieux pour elle !

 

 

Étant une phobique du divorce, ( oui, je sais c'est bizarre. Il y en a, c’est les araignées, d'autres les cafards, moi, c’est les divorces, voilà !), pour apaiser leurs tensions, j’avais élaboré un plan démoniaque. J’avais eu l’idée de les inviter à un diner, pour qu’ils fassent rencontre un autre couple que je connaissais, pour le moins fascinant !

 

Félice et Olivier font partie de ces couples qui n’ont rien, mais alors rien en commun. On se demande comment ils font pour se supporter, mais il faut croire que ça marche, puisque cela fait dix ans que ça roule. Leurs tempéraments et leurs styles de vie radicalement différents, ainsi que leur entente restent un vrai mystère pour tout le monde. 

Mais le pire, c’est que lorsqu’on les voit, on ne peut nier qu’ils s’aiment comme des fous. D’ailleurs, je déconseille de rester trop longtemps près d’eux, parce que leurs « mamours » publics sont limite gênants.

 

Olivier est un architecte ultra méticuleux, pour qui le détail est une passion. En revanche, ce qui l’effraie le plus, ce sont les germes ! C’est une véritable obsession chez lui. Il a vécu toute son enfance dans une communauté à tendance hippie avec ses parents, et depuis, il a développé des tocs sur la propreté (c’est un grand malade !).

Dès que vous franchissez sa porte, vous devez obligatoirement passer par le distributeur de gel antiseptique, sinon, il vous refuse l’accès à sa clinique, euh… pardon, à son appart ! Une fois rentré, vous devez vous laver les mains avec un savon spécial. La question des chaussures ne se pose même pas, puisqu’elles restent à l’extérieur.

 

Félice, en revanche, c’est une autre histoire ! Je n’ai jamais vu une femme aussi détente question ménage mais genre pire que moi…c’est dire ! Une fois, Olivier a du s’absenter quelques jours pour un enterrement familial, Féfé en a profité pour inviter une tonne de monde (solidaire dans la tristesse jusqu’au bout !). Au bout de deux heures de fête, leur appart était dans un tel état, qu’on aurait pensé que ce n’était même pas la même maison. Quand son mari est rentré, et a vu le désordre laissé, il n’a rien dit ! Mieux, il a trouvé la situation hyper drôle (?), et a tout rangé sans broncher. Perso, mon mari m’aurait déchiré !

 

Il faut suivre scrupuleusement toutes ces étapes, et chacune d’entre elles doit être validée par le maître des lieux. Au début, ça choque, mais après, on s’y fait, parce qu’il cuisine divinement bien. Ce qui reste quand même déstabilisant, c’est qu’il ne se balade jamais sans ses fameuses lingettes antiseptiques qu’il commande sur « The Honest Company » (la marque de Jessica Alba).

Il n’est pas rare de croiser souvent Félice seule avec leurs enfants en train de profiter joyeusement de ce que New York propose comme activités, pendant que son mari est à la maison à : "nettoyer, astiquer, le cœur toujours pimpant, la musique dans la peau, cassia nemiçebobo, la, la, toutes la journée aux...". Ce que c'est gênant, chaque fois que je le vois, j’ai la chanson des Zouk Machine qui me revient en boucle dans ma tête! Faut vraiment que j'arrête!

Pour Félice, en revanche, c’est une autre histoire ! Je n’ai jamais vu une femme aussi détente question ménage. C'est comma la fois où Olivier a du s’absenter quelques jours pour un enterrement familial, Féfé en a profité pour inviter une tonne de monde (solidaire dans la tristesse jusqu’au bout !). Au bout de deux heures de fête, leur appart était dans un tel état, qu’on aurait pensé que ce n’était même pas la même maison. Quand son mari est rentré, et a vu le désordre laissé, il n’a rien dit ! Mieux, il a trouvé la situation hyper drôle (?), et a tout rangé sans broncher. 

C'est pour ça qu'ils sont si fascinants, elle n’a jamais exigé qu’il soit moins taré/difficile, et lui, ne lui a jamais demandé qu’elle soit plus rangée.

 

Ce qui nous amène à notre diner. Je me disais que de les présenter allait donner matière à apprendre des uns et des autres. Sauf que… je me suis plantée ! Pire que ça, Olivier a tellement été insupportable avec les serveurs, sur la vérification de la propreté des couverts, des assiettes et des légumes, que même le rire de Félice, pourtant si communicatif, n’a pas réussi à faire baisser la tension déjà bien à cran, entre le Pacha et Natacha.

 

Ruben en a tellement eu marre qu’Olivier lui propose pour la huitième fois de la soirée de se désinfecter les mains avec ses fameuses lingettes, qu’il a fini par le traiter de malade mental, et a quitté le restaurant excédé. Il parait que sur le chemin du retour, le Pacha n’a pas arrêté de faire des reproches à Nat’, comme quoi ses plans étaient toujours pourris (sorry ma biche) ! On peut dire que Junes Davis a fait chou blanc total sur cette soirée.

 

Pour Natacha, les jours suivants n’ont fait qu’empirer. Chaque fois qu’elle sollicitait la moindre micro-aide à son mari, cela se transformait en drame, car il prétextait qu’il ne fallait pas devenir fou pour le ménage comme Olivier.

Puis le jour maudit est arrivé sans prévenir. Natacha était au boulot (elle est comptable), l’école l’a appelée pour la prévenir que l’un de ses deux fils avait de la fièvre. Elle devait rentrer dans une grosse réunion, et avait essayé désespérément d’appeler Ruben pour qu’il aille le chercher. Le problème, c’est qu’il n’a jamais décroché, ni répondu à tous ses messages. Apparemment, il était en ligne avec sa mère, et il avait lu trop tard les messages (en même temps, ça arrive). Le soir, sans même prendre le temps de prendre des nouvelles du petit, il avait demandé d’un ton jovial ce que sa petite femme lui avait préparé de bon. Devant tant d’insensibilité à l’égard de son propre fils, elle avait fait ce qu’elle avait dit, et l’avait fichu à la porte, valise en main.

Lui, fier comme un pinson, avait crié sur le palier: « Bon débarras ! » (Si un jour mon Micka Davis me dit ça, je meurs de tristesse et je fonds de suite comme la sorcière du magicien d’Oz mais en moins verte bien que je le serais).

 

Plus les semaines passaient, et plus j’étais triste en pensant à ce couple qui avait tout pour être heureux. Il suffisait que le Pacha mette un peu la main à la pâte. Pendant cette période où elle n’était plus avec son mari, je voyais mon amie en coup de vent, et cela ne m’avait pas échappé qu’elle était à bout de forces, car là, pour le coup, elle gérait tout, mais tout, toute seule, sans jamais s’arrêter.

Le stress de la séparation n’arrangeait rien à sa fatigue générale.

 

Au bout de quelques semaines, arrive ce qui devait arriver, Natacha est tombée malade. Au début, ce n’était pas un truc méchant, elle avait une vilaine laryngite (tu crois que j’ai le temps d’aller voir le médecin, Junes?), qui s’est transformée en bronchite (j’ai que ça à faire, moi, que de perdre mon temps chez le toubib!), pour se transformer en pneumonie…(Junes, je crois que je dois aller chez le docteur.)

 

Et puis un jour, à force de tousser, Natacha est tombée dans les pommes. Dans sa chute, sa tête a un peu cogné contre son bureau. Sa collègue qui a vu toute la scène, a préféré appeler l’ambulance qui l’a emmenée direct à l’hosto. En arrivant, les nurses ont contacté la personne à prévenir en cas d’urgence, qui n’était autre que Ruben (D. merci). Quand le Pacha (qui s’est retrouvé tout seul à force de faire son relou) a vu sa femme sous masque à oxygène, pour l’aider à respirer et à reprendre connaissance, j’ai su plus tard que cela lui avait fait un électro choc, le vrai, le pur, le dur, celui qui donne un bon coup de poing à l’âme. Cet terrible image de sa femme a réveillé le fainéant qui était en lui !

 

Son bonhomme a vraiment compris qu’il aurait pu éviter à sa femme de tomber dans un état de santé aussi faible, si seulement il avait commencé par jeter ne serait-ce qu’une petite poubelle de rien du tout.

Ruben a saisi que ce n’est pas seulement le geste qui compte (même si ça compte un peu, faut avouer !), mais la force de montrer à l’autre que l’on peut compter sur lui.

Il a fallu que mon amie passe par de longues journées allongée pour reprendre des forces, pour que son mari se rende compte de la masse de travail qu’une maison, des enfants et d’avoir une femme demande et… se mérite!

La dernière fois que j’étais chez eux, et que j’ai aperçu le portable du Pacha rangé à l’entrée, et que la télé était éteinte pendant que Natacha et moi parlions de Trump et de son éventuelle destitution (si ca arrive vraiment, c’est hyper grave, n’empêche !), Ruben était occupé à prendre soin de ceux qu’il aimait vraiment.

C’est ainsi que lorsque j’entends mon amie et son mari se dire des mots d’amour en espagnol (mais que des mots d’amour, ils font style qu’ils sont bilingues mais en vrai, c’est mytho !), cela me chauffe le cœur. Car à force de s’assoir ensemble sur le canapé une fois que les enfants sont couchés, et que la maison est rangée, il ont pu tous les deux progresser dans un langage propre à eux….

 

Alors mesdames, messieurs tenez bon ! Ne tomber pas malade comme mon amie, au contraire, définissez des tâches de partage pour qu’ensemble, chacun dans ses domaines de prédilections, nous soyons de vrais partenaires ! Ne prenez pas trop sur vous parce qu’il arrive à un moment où l’on déteste l’autre à cause de son manque d’investissement. N’hésitez pas à parler, expliquer ce que vous attendez de l’autre quitte à négocier entre vous! 

 

Je vous souhaite beaucoup de bonheur et d'harmonie, non seulement dans votre couple, mais aussi dans vos vies propres et personnelles. Je vous embrasse bien fort, et vous retrouve et vous retrouve la semaine prochaine.

Je vous de bonnes fêtes de Chavouoth/des semaines.

Bisous douxxxx.

Ps: Je serai à Paris les 5,6 et 7 Juin pour des soirées restaux/dédicaces de mes romans: "La vie déjantée de Junes Davis". Je vous attends nombreux. Pour plus d'info sur junesdavis55@gmail.com

 

 

 

 



 

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