La bible selon la Davis ! Chapitre 1

  • Junes Davis-Cohen

Il y a fort fort longtemps, genre le premier jour de la création du monde, D. a décidé qu’il était temps de créer la terre. Alors Il a mis plein de couleurs et d’éléments, pour fabriquer son œuvre d’art : beaucoup de bleu, de marron, de blanc, d’étoiles, du ciel, du soleil, et de la lune. On peut dire qu’Il a rondement bien mené son projet.

Arrivé au bout du 6ème jour, D. s’est dit :

– Il est temps de finir mon chef-d’œuvre, et de préparer mon monde à recevoir mon cadeau le plus précieux : ma Thora. Pour cela il va me falloir : les hommes. Allez, je me lance, je vais en créer un pour voir, à mon image, même si je suis inimaginable.

Ah, ça y est, il est prêt. Mais comment je vais l’appeler ? Pourquoi pas Adam, qui veut dire terre, ce sera en accord avec le reste de ma semaine (Note de l’auteur: j’ai moi-même utilisé le même prénom pour mon aîné, car suis-je mieux que D. lui-même, pour faire un meilleur choix ? Pas sûr, mieux valait la jouer secure).

La légende dit qu’Adam, à ses premières heures de vie, était mi-homme, mi-femme, voire androgyne, mais à mon humble avis, il y a eu un carnage social. Non mais c’est vrai quoi, vous imaginez deux personnes dans un même corps ? Impossible. Alors D., dans son génie infini, a décidé d’utiliser la côte d’Adam pour faire naître Eve/Hava, et en faire deux êtres bien à part.

D. a offert au couple de l’année : Le jardin d’Eden. (Enfin, de l’année, de l’année, ils étaient les seuls, en même temps). Il parait que c’était un endroit de folie, The place to be de l’an 0. On trouvait encore à cette époque : des fruits sans OGM ni antibiotiques, 100 pour cent biologiques. Le plus beau, c’est que tout était gratis, mais, (bah oui, il y a un mais forcement !) interdiction formelle de toucher à l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

D. s’adressa à Adam :

– Comme tu le sais, je suis le proprio de ces lieux. Remarque, de tous les lieux de ce monde (lol), mais pas que… Je sais tout, je vois tout, même ce que tu as dans le cœur. Alors, tu as le droit de te servir à ta guise des fruits de mon jardin, sauf le grand arbre là-bas. Oui, celui au milieu, voilà, c’est ça, c’est bien, mon petit Adam. Toi et ta femme, je vous interdis d’y toucher ou de goûter aux fruits, parce que vous pouvez en mourir.

– Ah carrément !

– Oui, carrément. Va voir Hava, et tu lui dis ce que je viens de te dire.

– OK. Ce qu’il fit.

Pendant quelques jours, Adam et Eve se promenaient, gambadaient, kiffaient leur vie. Pas de boulot, que de la glande, c’était le paradis ! Mais un jour, Hava papotait tranquillou avec le serpent (Normal !), et ce rampant a commencé à lui poser des questions sur ce fameux arbre interdit. Il a tellement piqué sa curiosité qu’elle a voulu y goûter. Après tout, on ne lui avait rien dit à elle directement, c’était son mari qui en avait reçu l’ordre (depuis, pour lutter contre la désinformation (ou la mauvaise foi), D. adressera directement la Thora à TOUTES les âmes juives).

Alors pour aller au bout du bout de l’expérience (t’as raison, ma belle, on ne vit qu’une fois), Hava a proposé très courageusement d’envoyer Adam au casse-pipe pour croquer ce fameux fruit de l’arbre interdit. (Pauvre Adam, il était pas dans l’histoire à la base !) Hava a pris sa voix la plus douce, et lui a dit :

– Vas-y, mon chéri, goûte cette figue, fais moi plaisir !

Alors Adam a écouté sa femme, mais ce fut la catastrophe. L’écaille d’ongles qui recouvrait le corps de notre couple de stars s’est envolée. Ils se sont retrouvés totalement nus, et avaient très honte de leur faute, alors ils se sont cachés derrière un arbuste, pensant semer D., mais ne serait-ce pas leur faute inavouée qu’ils fuyaient finalement ? Car D. les avait prévenus qu’il savait tout.

Le créateur s’adressa a eux très fâché (Je sens qu’ils vont prendre cher !) :

– Pourquoi vous cachez-vous de moi ? Ne vous ai-je pas tout donné ? Vous m’avez terriblement trahi en goûtant ce fruit. Adam répondit pour sa défense :

– C’est la femme que tu m’as donné qui m’y a poussé ! (J’y crois pas, la balance !)

Ce à quoi Hava surenchérit, pour continuer comme son chéri :

– Ce n’est pas moi, c’est le serpent qui m’a harcelée jusqu’à ce que je cède. (Eh bien, ils ne sont pas mariés pour rien, ces deux-là !)

– Je n’ai pas d’autre choix que de vous chasser de mon merveilleux jardin. PARTEZ, ET NE REVENEZ PLUS ! Non, attendez, je suis tellement déçu, que vous méritez une bonne punition ! Toi, Adam, tu travailleras à la sueur de ton front, et toi, Hava, tu enfanteras dans la douleur (Oh purée, ça me rappelle mes accouchements. Si je la croise un jour, va falloir qu’on ait une petite conversation sur les conséquences de son acte, et croyez moi, ça va barder mesdames !)

Et c’est ainsi que débuta dans le Sefer Berechit la première histoire de la Thora, (très) revisitée par Junes Davis.

À très vite pour la suite, avec Noé et son arche…

La bible selon la Davis ! Chapitre 1
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