Jusqu’où peuvent aller les « lamenteurs » pour se protéger de l’œil ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Pendant les fêtes, j’ai été invitée dans l’Upper East Side chez un couple d’américains. Je vous dis pas la galère pour y arriver avec ma troupe, parce que de là où j’habite, pour arriver à destination, il faut traverser Central Park. Oui mais voilà, en passant devant les balançoires et les rochers, il a fallu expliquer aux fifilles que l’on n’avait pas le temps de s’y attarder, car nous étions attendus. Je ne vous raconte pas la catastrophe ! Hurlements, roulage par terre sur de la terre, crise de nerfs et compagnie, je pensais qu’elles avaient dépassé ce stade, faut croire que non ! Point du tout ! Ces demoiselles ne voulaient plus avancer d’un pouce, et ont décidé de nous imposer leur grève de la marche ! Du coup, entre mon homme, mon fils et moi, on a fini le reste du chemin à faire un relais en les portant à tour de rôle comme des chameaux. En gros, c’était l’horreur ! Mais ce n’est pas tout ! Lorsque nous sommes arrivés dans le building de mon hôte (en eau !), par hasard, j’ai croisé dans l’ascenseur une de mes copinous que j’ai de temps en temps au téléphone. Le truc, c’est que la dame en a profité pour m’annoncer sur le bout de ses lèvres qu’elle était enceinte. En même temps… elle ne pouvait plus nier l’évidence, vu que son trench Burberry allait exploser au niveau du ventre (désolée, je ne suis pas très sûre de la marque).

Si c’est pas merveilleux tout ça ! Même si une grande part de moi aurait été sincèrement contente si elle avait pris la peine de me donner l’info un chouïa plus tôt. C’est vrai, quoi, qui n’aime pas les bonnes nouvelles ?

Pendant tout le repas, je me suis demandée pourquoi elle avait tant tardé à me révéler sa nouvelle silhouette.

 

Vous allez me dire : qu’est-ce que ça peut te faire ? Ça change quoi à ta vie ? Non, mais de quoi je me mêle ?

 

Et je suis d’accord ! Sauf que cette même copinou, n’a jamais hésité à m’appeler plusieurs fois au cours de ces derniers mois, pour me confier en émoi ses états d’âme, pour m’expliquer ce qui n’allait pas !

Dans une relation amicale, il est normal de partager ses bonheurs comme ses soucis, avec la même intensité. Cela fait partie du package « friend », que l’on offre dès le début avant toute nouvelle naissance amicale ! J’en ai déduit que ma copine n’avait pas du recevoir le sien, alors au dessert, j’ai pris la décision de la mettre dans la case des « lamenteurs » ! Allez hop, affaire suivante !

 

Note de l’auteur : Les lamenteurs sont des gens qui se lamentent pendant des heures, et qui se révèlent sur le long terme un peu menteurs. Ils veulent nous faire avaler, non pas de l’alcool, mais des lamentations injustifiées (alors que toi, t’as rien demandé) comme ce cas-là :

– Je te dis un truc, Ginette, mais tu répètes pas, OK ?

– Jamais. Raconte.

– Tu sais, au magasin, ça va pas fort, en ce moment ! Je te jure, je sais pas du tout comment on va faire pour finir le mois !

 

Donc, toi tu écoutes, tu compatis, avec même une touche d’empathie. Tu as limite les larmes qui montent au : « je sais pas comment on va finir le mois ! » (perso : je pleure devant the voice, aussi !)

 

Sauf que… et c’est le « sauf que » qui nous intéresse, quelques jours plus tard, tu tombes sur une photo de la « lamenteuse » avec sa smalla, tous sourires, qui (se)posent devant un hôtel pension complète 5 étoiles !

Tu es à la fois soulagée, en te disant qu’au final, ça va pas si mal… et puis, qui sommes-nous pour rentrer dans les comptes des gens ? Personne, bien qu’on nous force à rentrer dans leurs comptes.

C’est encore eux qui sollicitent NOTRE compassion et NOTRE écoute, alors que nous, à la base, on n’a rien demandé !

 

Et cette fameuse amie, qui pendant des semaines et des semaines, te raconte les épisodes palpitants de ses disputes conjugales, tu la sens au bord du divorce (on en connait toutes, des comme ça), pour qu’au détour d’une conversation, tu apprennes par la copine de la tante Gertrude, une version non-censurée de la vie amoureuse de ton amie, qui parait-il, va diner avec son bonhomme toutes les semaines, dans leur petit restau d’amour, et qu’ils en profitent pour se faire le plein et plein de mamours !

Fiouff, on a frôlé la catastrophe divorcienne.

Ou encore, celle qui vient de se remettre à bosser (il y a six mois), et qui ne vous dit rien alors que vous la croisez tous les matins ! Et l’autre qui vient de signer l’achat de son appart, qu’on a vu la veille pendant 1h 30, mais qui a préféré ne rien dévoiler !

 

Dois-je conclure que les lamenteurs sont souvent frappés d’un Alzheimer violent, et qu’ils omettent de nous raconter aussi leurs moments heureux ?

Ce qui m’amène à ma chro du jour (c’est pas trop tôt !), où je me dis qu’il y a un facteur crucial, qui n’a rien à voir avec celui qui distribue mon courrier : L’œil ! Eh oui, celui avec un Grand L !

Le vrai, Le dur, Le vilain, celui qu’on te colle un peu comme le poisson d’Avril, sauf que certains le gardent carrément sur eux toute l’année, comme talisman anti grand L !

 

Même si je trouve un peu léger de se cacher derrière ce prétexte ! Encore plus depuis que je suis mariée avec un ashké. Il balaye tous ces trucs d’un revers de bras. Fallait voir sa réaction quand au début du mariage, je foutais de l’encens dans toute la baraque comme ma grand-mère me l’avait appris ! Ou quand automatiquement je me mets à cracher sur du sel, si par mégarde il en tombe par terre. Faut voir le regard qu’il me jette en me disant :

– Eh bien, on est loin de la 5ème avenue, Madame Davis !

– C’est contre l’œil chéri !

– Ridicule !

 

Ne vivons-nous pas tous un peu avec cette envie féroce de protéger notre nid, et ne sommes-nous pas tous un peu perdus avec les limites sociales, finalement ?

 

Eh bien figurez-vous que récemment, j’ai entendu quelques mots qui m’ont fait réfléchir sur le sujet :

 

On connait tous l’histoire célèbre de Sarah, qui était stérile pendant des années, qui n’avait pas renoncé à son rêve de donner un héritier à Abraham. En désespoir de cause, elle avait demandé à son mari de prendre sa servante Hagar comme substitut (normal !). Mais hélas, quand cette saleté de Hagar est tombée enceinte, il paraitrait que celle-là même est venue se pavaner devant sa maîtresse, qui était la gentillesse incarnée. Et vas-y que je me caresse le ventre arrondi chaque fois que je passe devant Sarah, et vas-y que je me plains que c’est dur de lui servir le thé dans son état, et vas-y que je me la raconte grave parce que MOI je suis enceinte et pas toi, en lui faisant des chamtas (intraduisible) en bonne et due forme, pour cause nouvelles formes !

 

Au début, Sarah a mis sa bonne en garde :

– Écoute-moi bien, H., si tu n’arrêtes pas ton petit manège pas enchanté, je vais te foutre un œil que tu vas regretter, ma fille !

L’autre, connaissant le caractère trop sympa de sa boss, ne s’est point du tout arrêtée, et a continué son petit jeu cruel !

 

Note de l’auteur qui n’a rien à voir : j’ai vu BossBaby avec mes enfants au ciné pendant Pessah. Déjà que sans pop-corn, le cinéma c’est trop nul, mais en plus, il ne rentre pas du tout dans mon top five des dessins animés !

D’ailleurs, j’ai juré que si la rumeur est fondée qu’ils nous font le coming-out de Elsa dans Frozen 2, I quit ! Ça y est, c’est dit ! Parce que bonjour l’image ! Si une femme seule à plus de 30 ans, qui chante libéré délivrée, c’est qu’elle aime forcément les femmes, non mais oh ! On peut très bien être une célibataire de 30 ans aussi libérée et délivrée soit-elle sans être gay. C’est quoi ces histoires ? On en reparlera à sa sortie ! Si ça se confirme, je vous préviens, ça va chauffer du clavier !

 

Bref donc, où j’en étais… Ah oui, Sarah qui se prenait des piques dans la tronche toute la journée par Madame Hagar qui n’arrêtait pas de la narguer. Donc arriva ce qui arriva : Sarah lui a foutu vraiment l’œil, et lui a fait perdre le gosse de sa première grossesse ! Eh oui !

Alors ? N’a-t on pas dit que Sarah était une bonne personne de base, comment une chose pareille a t’elle pu arriver ?

 

Eh bien, d’après ce que j’ai compris, si tu annonces à ton amie une bonne nouvelle, non pas avec l’intention de lui crever les yeux (c’est le cas de le dire), pas pour l’éclabousser avec tous les trucs géniaux qui t’arrivent, non, juste pour partager, tu ne t’attireras pas le mauvais œil, car tes intentions ne l’ont pas appelé. À contrario, si une personne s’expose en photo pour te dire :

– Regardez-moi dans les yeux ! Oui, dans les yeux, car je suis trop belle, et je vous fais un selfie pour vous, bande de nazes, parce que je me kiffe trop, eh bien… faudra pas s’étonner si la dame devient borgne dans les jours qui suivent…

 

J’en profite pour répondre à la question que l’on me pose souvent :

– Mais sinon, Junes Davis, au niveau de l’œil, ça va, tu gères ? Parce que poulette, avec ton blog, tu racontes un peu (beaucoup) ta vie, non ? Y en a qui sont pas bien dans leurs baskets et jaloux ! Moi, à ta place, je m’enfermerais à double tour, et j’arrêterais de m’exposer comme tu le fais, mais j’aime bien tes chroniques, continue, c’est super (??).

 

Alors pour répondre à cela, je me lève de mon bureau d’où je vous écris, je mets mon microphone dans mon sac (j’ai un grand sac), je commande un Uber, j’arrive à Times Square, et je proclame toute habillée (oui, oui, faut préciser le Toute Habillée pour Times Square), et je déclare solennellement que mes intentions sont bonnes. Si je vous raconte mes galères et mes histoires, c’est pour qu’ensemble, on se booste dans la vie !

Parce que oui, mes chéris, l’œil mauvais existe, évidement, nous ne sommes pas au Pays des poupées Russes figées d’Euro Disney. Rien que le nombre d’articles sur le sujet dans Google fait peur, mais heureusement que le bon œil existe aussi, avec ses intentions positives !

Le tout, c’est d’essayer d’être mesuré quand on se confie sur les impasses de la vie comme dans les joies, en se réjouissant sincèrement pour les uns et les autres, sans aucune jalousie possible !

N’hésitez pas à me balancer sur junesdavis55@gmail.com ou mon mur FB vos lamentations, sans pour autant être un lamenteur, sans oublier de m’écrire vos bonnes nouvelles, que je tacherai sans faire de tâches (faut que je lâche la blague un de ces quatre) de lire avec un œil bon !

 

C’était la chronique du lundi de Tata !

Énormes bisous.  À mercredi avec une VDM people croustillante que j’ai sur le feu, mais rassurez-vous, je surveille la cuisson pour ne pas qu’elle brûle ! Bisous

 

PS : Si vous n’avez pas encore commandé mes tomes 1 et 2, vous pouvez le faire sur junesdavis.com, rubrique: l’Exode ou La Genèse.

 
Jusqu’où peuvent aller les « lamenteurs » pour se protéger de l’œil ?

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luna 21/06/2017 18:11

Bonjour
je viens pour intervenir et faire comprendre a toute personne ayant été déçue comme moi que rien est encore tard .Car quand on veut on peut , après un moment de déception avec mon ex qui est actuellement redevenu l’Élu de mon cœur j'ai du faire appelle a maître Kabirou qui a vraiment fait un miracle dans ma vie .Il m'a permis de retrouver la paix du cœur en faisant revenir l'homme que j'ai toujours aimer .Alors en guise de remerciement je voudrais lui rendre hommage et conseiller a toute personne ayant de problème a bien vouloir faire recours a ce homme car il est vraiment un envoyer de dieu pour résoudre tout genre de problème.voici son mail:maraboutkabirou@outlook.fr ou l'appelé directement sur:00229 98 74 96 07