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L’énergie positive, c’est quoi ce truc ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Bonjour à tous,

Alors comme certains le savent déjà, j’anime de temps en temps un atelier pensé positive pour un petit nombre de femmes formidables. C’est pour cela que j’ai décidé en exclusivité pour vous mes amis de partager ces échanges.

Pour faire ma choucroute, je m’inspire de deux thérapeutes très appréciées, en complément du célèbre Rav Touitou et bien évidemment de l’enseignement de mon père ce rabbin qui est toujours composé d’humour et de joie de vivre ( et surtout cité pour m’éviter mon meurtre par jalousie de sa part).

Je vous posterai une fois par mois cette miraculeuse potion magique pour voir la vie bien plus rose, bien qu’elle soit truffée d’épreuves heureuses et constructives.

Sans plus tarder je vous présente : L’énergie positive.

Mais déjà disséquons l’intitulé, non pas comme une grenouille morte d’un cours de biologie mais pour poser les bases.

Qu’es-ce que l’énergie?

L’énergie c’est avant tout l’air que l’on respire et que l’on expire. On puise notre énergie de l’oxygène du monde, de notre corps, et aussi de nos émotions. Ce que l’on ressent est .......ce dont l’on ressort.

Quand nous sommes heureux nous avons un pouvoir ( oui, comme les super héros des comics com mais à la seule différence c’est que c’est vous le héros de votre vie, l’acteur principal de vos émotions). Le faite d’être heureux diffuse une énergie heureuse, donc positive qui non seulement vous apporte un apaisement intérieur et perceptible de l’extérieur, qui rend heureux, toutes les personnes qui vous entourent. C’est magique!

Prenons maintenant, le positif :

Bonjour Madame Positive on s’est déjà-vu quelque part mais il y a super longtemps, depuis je suis très occupée, j’ai des tonnes de galères, de boulot, de santé, de factures..... Repassez me voir, je n’ai pas de temps pour vous, désolée je dois régler tous mes problèmes avant !

C’est dommage parce que Madame Positive voulait s’inviter chez vous et qui sait? Peut-être qu’elle vous aurait aidé même à régler vos problèmes. J’espère que vous derrière vos écrans vous êtes prêt à inviter « en guest star » chez vous cette personne à qui en général l’on n’accorde pas le droit de rentrer chez nous.

Prenons une situation plus concrète :

Avez-vous remarqué qu’il y a des êtres qui attirent les autres comme des aimants ?

Ces mêmes personnes sont toujours entourées de deux cent quarante copains. Que la vie a l’air beaucoup plus facile pour eux, vu qu’ils ont toujours le sourire. Jamais ils n’ont l’air stressés ni d’avoir des soucis ou ridés ( mais ça n’a rien à voir avec la pensée positive un bon dermato et vous aurez une peau de bébé mais attention aux abus!)

Alors que nous, ils nous arrivent de gambader de galères en galères comme par exemple :

Je rate mon métro, donc je vais arriver en retard à mon entretien, je suis déstabilisée, je vais tout rater et donc je n’étais pas en condition, et c’est fini je vais me jeter sous les rails du métro parce que tout ce que j’entreprends tombe à l’eau.

Mais pourquoi?? Pourquoi eux, la-bas les gens là qui papotent, tous leurs sourit et pas moi? C’est sûrement qu’ils ont de la chance, voilà!

Et si je vous disais que ces personnes peuvent être vous!! Car bonne nouvelle, il y a une force que vous ne soupçonnez pas, une étincelle, une flamme qui ne demandent qu’à danser :

Vous êtes cette force, vous êtes géniaux et TOUT EST POSSIBLE!!! Je vous le fais à l’américaine :You are this force, you are awesome and everything is possible!!!

Ne faites pas cette tête, car ce que j’écris est vrai pour une simple et bonne raison :

D. Hashem a placé en nous une néchama. Oui, toi, qui ne crois pas en toi ( un peu, beaucoup comme moi!), un bout de lui est en nous, ce qui est une chose incroyable. D. dans sa Miséricorde a choisi de mettre en chaque être humain un bout de lui pour se réaliser et LE réaliser. Il faut juste la dévoiler, mais comment ?

En étant heureux.

Mais comment faire et si finalement le bonheur s’apprend?

Oui, c’est comme tout dans la vie, beaucoup de choses sont innées mais on ne les sublimes pas au contraire ont les étouffe. Et pourquoi? Parce que nous avons peur d’être heureux. On se l’interdit car inconsciemment ce n’est pas bien. Et si on l’est, chuuuuuut, interdiction totale de le dire de peur que cela nous échappe et qu’on se porte l’oeil comme tâta Rachel aimée nous le répéter.

Vous allez me dire elle, est bien mignonne la mère Davis, mais comment je fais moi concrètement pour y arriver alors que j’ai des milliers de raison de ne pas avoir le moral et d’être triste, stressé, en aucun cas apaisé, je suis mal mais comment faire pour garder le sourire???

Avant de répondre, je vais juste vous donner un exemple:

Losrque vous regarder un enfant, il vous paraît normal qu’il ait la capacité de sourire de s’amuser et d’être joyeux. Dès que l’on en voit un, assis entrain de bouder, notre instinct nous pousse à lui demander ce qu’il ne va pas car au fond de nous on ne supporte pas de voir un enfant triste. Quand notre ou un enfant n’est pas content, cela nous rend malade. Pourquoi? Parce que on leur donne tous, pour ne pas qu’ils ne soient triste justement.

Eh bien pour D. c’est pareil, IL veut à l’instar des parents, qu’on LE remercie au quotidien à chaque instant pour ce qu’IL nous donne et ce qu’IL ne nous donne pas.

Mais es ce que concrètement sourire, changera les choses?

Pas forcément, mais ma façon de voir les choses je peux la changer!

Ma façon d’approcher les évènements de la vie peuvent tout transformer! Et même acquérir, une certaine sérénité pour ME maintenir et sublimer les gens qui sont autour de moi!

Alors pour ce premier échange je voudrais que vous fassiez deux exercices :

1) Je me lève le matin au saut du lit, je vérifie que j’ai tout est en place ( on ne c’est jamais dans la nuit que les choses auraient bougé) et vous dites à voix haute : MERCI.

Rien que mes yeux se sont ouvert est un miracle un soi. J’ai cette chance d’avoir 1 440 minutes pour être heureux, alors on va la saisir cette chance et pas qu’un peu!!!

2) On se regarde dans la glace et on se dit que l’on s’aime, oui parfaitement : JE M’AIME.

Cela pour être pris pour un excès de confiance, alors que pas du tout puisque c’est juste une évidence car si HAHSEM est en moi je ne peux que m’aimer puisqu’IL m’a mis sur terre par amour. Alors on répète JE M’AIME!!

Mes amis si je commence par m’aimer, je vais pouvoir aimer les autres, en commençant par être moins sévère avec moi-même et en crescendo avec les autres.

S’ACCEPTER TEL QUE L’ON EST PARCE QUE JE SUIS AU TOP!

Je vous envoie toute mon énergie positive ainsi que toute mon affection.

Plus sérieusement, au-delà de mes extrapolations je vous recommande les deux thérapeutes qui m’ont inspiré et m’ont fait évoluer. Puisse leur travail au quotidien, vous renforcer et vous éveiller vers un épanouissement absolu!! Répondre à votre recherche intérieure et vous libérer Et devenir ainsi acteur de votre vie qui rayonnera de bonheur.

Avec tous mes encouragements...Vous souhaites beaucoup de plaisir dans vos transformations....et vous attends pour partager avec humour mes prochaines aventures.

Je vous mets à disposition les numéros de Myriam et Hanna :

Pour ceux qui habitent en Israel :

Myriampsycho@gmail.com

Consultation Jerusalem-Natanya

Tel: 0526936929

Pour celles qui habitent Paris :

Hanna: 06 26 53 76 25

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L’argent, le couple, et les embrouilles !!!!!

Publié le par Junes Davis-Cohen

Je suis très heureuse d’aborder l’un des sujets les plus explosifs des couples : l’argent !

Tous les couples ont leurs petits et grands arrangements, pour que tout le monde y trouve son compte, et se retrouve dans les comptes. C’est la base pour bien vivre à deux.

Puisque de nos jours, la plupart des femmes travaillent (plein temps, mi-temps, et même au foyer), il ne devrait plus trop y avoir de conflits.

Comme si c’était vrai… parce que la vérité est ailleurs.

Sans plus tarder, les trucs et astuces des copines pour faire ménage à trois (l’homme, la femme et l’oseille !) sans passer par la case crise de nerfs quand le relevé bancaire arrive, et que le mari se transforme en inspecteur des impôts.

1) La débrouillarde :

Celle qui fait croire qu’elle prend la femme de ménage trois fois par semaine, alors qu’en fait, elle fait appel à ses services que deux fois. Elle fait le ménage à sa place, récupère à la fin de la semaine la différence des sous durement gagnés à la sueur de ses mains. Ces mêmes mains trempées dans l’eau de javel quelques heures avant, courent se faire bichonner dans l’acétone chez la manucure !!!! Et hop, ni vu ni connu. Enfin si, on va voir qu’elle a de belles mains.

Perso, du moment que le travail est bien fait, et si on passe le côté mytho, je vois pas le problème.

2) La pickpocket:

Elle vérifie les poches des affaires de son mari, en tout bien tout honneur, juste avant de les mettre à la lessive. Et si par le plus grand des hasards/par chance, il y a un billet oublié, ça va direct dans la cagnotte : « Compensation financière du travail ménager ».

PS : si le mari n’en parle pas, n’en parlez pas!

Oh ça va!!! Faites pas les choquées, y en a plein qui font ça. Les temps sont durs, et non ce n’est pas du vol, parce qu’elle porte ses enfants et leur panier de linge, c’est juste un retour sur investissement !

3) La classique:

Je divise tous les prix par deux. En cas de grillage des sacs accumulés en bas de l’armoire, on assure à son conjoint que c’était l’affaire du siècle. On peut même affirmer que cela aurait été « vraiment dommage de passer à côté ». Très efficace pour les 0 à 5 ans de mariage, après, hélas, l’homme de votre vie commence à devenir expert comptable et à multiplier tout par deux, et vous dira quoi qu’il arrive : c’est trop cher, rends tout !!!

4) La Manche :

Rien à voir avec le fleuve, non, ces dames-là vont voir leur homme très courageusement, et demandent de façon détournée :

– T’as de la monnaie pour le parcmètre demain ???

– Non, je n’ai qu’un billet de 50 euros.

– C’est parfait

– Mais t’avais pas besoin de pièces ?

– T’embête pas je me débrouille.

5) La trafiquante :

Celle qui fait les soldes (ou pas), qui a deux cartes, sur deux comptes séparés, mais qui a eu la bonne idée de sortir du cash avant les courses, et au moment de payer à la caisse, demande de payer en 4 sortes de paiements différents, et fioufff, aucun compte à rendre tellement les sommes sont éparpillées de façon méticuleuse.

Chapeau l’artiste!! C’est ça aussi l’âme du petit poucet de notre enfance…

5) L’économe :

– Si je fais les courses, mais que je réduis de deux, que je complète le reste chez Lidl. Je demande à ma mère de me faire les boulettes pour chabbat, mais que je passe voir ma sœur, je lui réclame les 26 euros prêtés en 1997, et que je repasse chez ma mère demander qu’elle me rajoute les légumes, le poisson, la daffe, les salades... C’est bon, dans 3 semaines et 4 jours, je pourrai m’acheter la paire de bottes que j’ai repérées, celles où je vais mourir si je ne les achète pas. Et si elles y sont plus??

Je recommence tout, si je vais chez mon père et que je lui demande…

6) La Boss efficace, même la banque de France a voulu l’engager (mais ils ont eu peur d’elle à l’entretien):

Elle fait ses comptes au millimètre près, avec stylo, ordi, relevé bancaire comme accessoire indispensable. S’il y a le moindre centime pas justifié, elle hurle sur son mari (dépensier) pour vérifier si c’est une « erreur » de sa part (comme d’habitude) :

– C’est toi les 2euros 83 prélevés en double chez Auchan ???? Qu’est-ce que tu as encore fait ???

– Je te jure, ma déesse, c’est pas moi. Tu veux des pâtes??

– Oui, mais me fais pas les Barilla comme la dernière fois, tu sais qu’on les garde pour les grandes occasions. Si la banque a encore fait une erreur, ça va barder!!!!!!

Elle a évidemment un contrat de mariage avant, après, et pendant le mariage (le couple évolue comme la bourse, tout doit être revisité à la baisse).

Elle a gardé son compte de jeune fille (mais c’est que le compte qui est jeune, hihihihi, ça va, je plaisante). Elle a son compte-épargne-logement-retraite-assurance-vie-sécu-santé approvisionné tous les mois. Mais ne vous inquiétez pas pour elle, elle a déjà deux maisons en Corse, et un appart à Natanya vue sur la mer, pour la retraite. Elle compte acheter la boulangerie en face, mais juste pour un investissement.

Mesdames, messieurs,

Que faire au cas où le conjoint peste sur vous quand il découvre que votre recette n’est pas un plat que vous avez mijoté avec amour, mais le budget fringue du mois (Vous vous étiez disputée avec votre meilleure amie, vous avez arrêté la clope, et en plus vous êtes au régime !!! Totalement justifié).

Mes astuces perso pendant la crise de nerf du relevé de la carte bleue :

1) Trouver une bonne musique, et vous la passer dans votre tête pour couvrir les sermons/cris/hurlements, mais pas trop stimulante la chanson, parce que vous allez vous faire griller à remuer le popotin comme ça . On la joue discretos pour que la musique couvre l’embrouille financière, et on attend que ça passe.

2) Compter jusqu’à 100 et recommencer.

3) Compter le nombre de fois où votre homme répète le même mot :

dépense, irresponsable, perdu la tête, folle, je ne plaisante pas.....

4) Apprendre et s’entraîner à dire : « Je suis désolée » avec beaucoup de sincérité, et aller directement essayer ses fringues en cachette dans la salle de bain en bavant tellement cette robe vous va bien !!!

5) Promettre de ne jamais recommencer et en simultané appuyer sur la touche envoyer d’un texto groupé :

« Qui m’accompagne pour les soldes jacadi, j’ai moins dix pour cent de coupon ??? »

En cas de grand CARNAGE dépensier, mais genre la

D

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A

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– Promettre de tout rendre le lendemain (ça marche grave celui-là), et oooooh je n’ai pas retrouvé le ticket de caisse (mais en vrai il est encore enroulé dans la carte de crédit, ou au fond du sac, dites que c’est la femme de ménage qui a jeté le sac, merde, c’est vous la femme de ménage, mais il ne le sait pas, ouf)

Si l’homme ne se calme toujours pas, l’arme fatale 1: les yeux doux, l’arme fatale 2 : les pleurs, l’arme fatale 3: Betty Boop, la même pose, la même robe, le même regard triste, les mêmes shoes indispensables !!!!!

Et l’arme fatale 4… mais genre mesdames, c’est du lourd de chez lourd, celle-là à utiliser en cas de grand carnage (sac chanel, vuitton, nouvelle perruque…) mais genre, c’est l’arme de la dernière chance, on mise gros à utiliser une voire deux fois grand maximum dans sa vie :

– Chéri calme toi, je vais te dire pourquoi j’ai acheté tout ça. Parce que je me sens tellement moins bien que toi. Un homme, une personne aussi incroyable que toi, a besoin d’une femme belle et entretenue. Toi, tu n’as pas besoin d’artifices pour me plaire, mais moi, je ne me sens pas à la hauteur, vis à vis de toi. Tu es si grand, si beau, des cheveux aussi soyeux (ne pas utiliser en cas de calvitie, je répète, ne pas utiliser en cas de calvitie!!!!!!! Ça peut griller notre couverture!!!) Moi j’ai besoin de tellement plus, pour que tu sois fier de moi. Pardonne moi mon amour…

Etc…

On dit que l’argent ne fait pas le bonheur, mais quand il n’y en a pas beaucoup, on est bien dans la merde, et quand il y en a trop, et bien on s’emmerde. À nous de trouver l’équilibre dans notre couple, et dans nos recettes!!!

À prendre tout cela au quarantième degré, parce que depuis bien longtemps et heureusement nous sommes libres d’acheter ce qu’il nous plait sans autorisation de son homme!!

Je vous embrasse. Et n’hésitez pas à écrire à tata Junes Davis

junesdavis55@gmail.com

L’argent, le couple, et les embrouilles !!!!!L’argent, le couple, et les embrouilles !!!!!

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HAG SAMEAH!!!!!

Publié le par Junes Davis-Cohen

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Kids malades à la maison, mom est au bord du gouffre !!

Publié le par Junes Davis-Cohen

Le weekend dernier, nous avons eu la bonne idée d’emmener nos enfants à l’anniversaire du petit Jason. Depuis neuf ans, mon mari se fait systématiquement porter pâle pour ce genre de « corvée », alors c’est bibi-maman qui s’y colle. Ma foi, parfois, c’est plutôt sympa, on rencontre d’autres parents, on se plaint mutuellement, on s’échange les numéros autour d’un bon gâteau. Dimanche dernier, j’ai été très étonnée que mon mari me propose de m’accompagner :

– Ça va pas, t’es malade ? Qu’est-ce qui se passe?

– J’aime bien le petit Jason. Il est poli, ce garçon et en plus, ça me fait plaisir d’aller quelque part en famille.

– C’est vrai, ça?

– En fait non, il n’y a plus de match de foot à voir en ce moment, alors autant vous accompagner.

– Ah bah voilà, je me disais aussi…

Nous voilà en route pour l’anniv, mais lorsque maman Jason ouvre la porte, elle nous informe toute désolée que le petit a la « flu », la grippe. Elle n’a pas pu annuler la fête, parce que son fiston allait être trop déçu. Un rapide coup d’œil vers la star du jour m’indique qu’il a plutôt l’air à l’agonie le petit, et que le mieux ce serait qu’il soit dans son lit. Ah, mais c’est vrai, j’oublie, nous sommes aux Etats-Unis, et la politique du pays, c’est que si le client est roi, l’enfant l’est encore plus !

Même après quatre ans de cohabitation, la notion arrive encore à s’échapper de mon cerveau.

– Bon bah, au moins, nous sommes prévenus, dit mon mari.

Tout l’après midi, j’entends ce pauvre Jason éternuer 300 fois, et se moucher bien fort près de mes gosses et ceux des autres, et au vu du trafic de mouchoirs qui s’organise, il faut un grand miracle pour que l’on ne se lance pas nous aussi, dans la contrebande de Kleenex et de doliprane !

Donc c’est tout naturellement que la nuit d’après, j’entends du fin fond de mon sommeil que ça tousse. Vers 5h du mat, je sens une mini-main, toute douce, toute chaude, me réveiller doucement :

– Maman, je crois que je ne suis pas bien.

Ça, c’est fifille 1.

– Oooh pauvre fifille, viens là, l’amour à maman, tu vas rester au chaud avec moi aujourd’hui.

Et c’est parti pour la journée la plus tendre de l’année, puisque ma petite poupée est le chat de la famille. Elle ronronne, se love contre vous, ou dans votre cou, pendant de longues minutes. C’est un distributeur de câlins ambulant (je l’imagine souvent au Central Park avec une roulotte, ou sur une pancarte, il y aura écrit : « FREE HUG », habillée en fée bleu des bisous !).

Ma journée sera ponctuée de mots doux, de mamours, de tendresse, et en bonus, cette petite a la capacité de s’endormir n’importe où, et à tout moment. Une fois, je l’ai retrouvée par terre dans mon placard à balai, (qui me sert d’entrepôt à fringues) près de mes bottes. Plus tard, elle m’expliquera qu’elle avait cru que c’était mes jambes.

La nuit d’après, une autre main bien plus ferme, mais tout aussi petite que celle de la veille, vient me fracasser le crâne :

– Lève-toi, j’ai mal !

Ça, c’est fifille 2.

Elle se met à pleurer bien fort, en ignorant royalement la maisonnée qui risque de se réveiller, puisque nous sommes comme dans un dortoir vu qu’il n’y a pas vraiment de cloison !

Je décide de faire pareil que fifille 1, et de la garder pour la journée avec moi, mais hélas, ce sera :

Le jour sans fin.

J’aurai le cerveau coincé entre Mickey, Tchoupi, Mimi la souris, et la voix de ma fille (au secours, sortez-moi de là !). Je serai comme une lavette qui lave après chaque bêtise commise dont le très célèbre :

J’écris sur les murs au feutre, ou sur les chaises, car c’est plus rigolo !

Pour couronner le tout, dès que la pauvre chérie mangeait, elle vomissait automatiquement, donc autant vous dire que l’accueil roi du Maroc que je réserve d’habitude à mon mari était un peu mou comme moi, ce soir-là. D’ailleurs, il l’a remarqué direct :

– Qu’est-ce que t’as mimine ? Tu as l’air d’avoir passé une rude journée, toi !

– Une rude journée ? Tu veux que je t’énumère le nombre de bêtises à la seconde que notre progéniture peut faire en deux heures avec un feutre ? Faut l’inscrire à un concours, je te jure, on pourrait se faire plein de pognon.

– Tu crois ? Y a moyen? On verra ça plus tard, parce que crois que je commence à être malade aussi. Je pense que je couve quelque chose.

Pitié, Seigneur D. de la miséricorde, mon D. de grâce, ne me fais pas cette crasse ! J’ai déjà eu fifille 1 malade lundi, j’ai rien dit. J’ai eu fifille 2 aujourd’hui, bon ok, j’ai un peu grogné, mais je vous en prie, PAS MICKA, PAS MICKA, s’il vous plaît !

À croire que non seulement ma prière n’a pas été entendue, mais en plus, tout s’est empiré. Fifille 2 était toujours malade, et toujours aussi de « bonne humeur », mais avec mon mari en prime, cloué au lit.

Ce jour-là, j’ai fait tellement d’allers-retours entre la cuisine et la chambre, que j’ai eu l’impression d’avoir pris l’avion ! Je suis devenue un mixeur humain à soupe. Une barmaid de thé au miel. Une infirmière qui passe dans les chambres noter les prises de médocs sur une feuille. Mais pour couronner le tout, au milieu de l’après midi, lorsque l’école m’a appelée (j’ai la chanson des dents de la mer associée à la sonnerie de l’école) pour me demander de venir récupérer mon fils qui avait de la fièvre, je me suis dit : c’est bon j’ai touché le fond !

Sur la route pour aller le chercher (ma seule sortie de la semaine), je me suis dit : oh non c’est pas possible, déjà que mon réservoir de patience est presque vide, comment je vais faire pour puiser de l’énergie pour m’occuper de tout le monde ? Et puis tout d’un coup, je me suis remémorée toutes les fois où moi, j’étais malade.

Quand mon homme me donnait tendrement mes médicaments accompagnés de mon jus préféré, alors que je l’insultais, veillant à ce que personne ne me dérange le temps que je me remette. Quand il m’a appelé deux mille fois du travail pour savoir comment je me portais, et savoir si j’étais sur la route de la guérison (et de la cuisine aussi pour reprendre mon poste de femme nourricière !).

Quand mon fils, à peine rentré de l’école, balançant son sac à dos dans le couloir, (remarque, il balance toujours son sac a dos dans le couloir, même quand je ne suis pas malade), courant dans ma chambre, toujours avec son manteau sur le dos, pour prendre de mes nouvelles.

Quand mes poupées, du haut de leurs trois ans, se sont mises à deux pour m’apporter sur un plateau de la fameuse chicken soup fumante, que mon mari m’avait commande pour que j’aille mieux, avec des dessins faits par leurs soins glissés en dessous en guise de bavoir pour le lit.

Alors c’est avec toutes ces preuves d’amour, que c’est à mon tour de prendre sur moi, et de prendre soin de tout mon petit monde pour qu’ils reprennent tous au plus vite leurs activités, et qu’ils dégagent de la maison !

Je souhaite la santé pour nous tous et plus particulièrement aux mamans qui sont les piliers de la maison. On ne le dit jamais assez à mon goût ! Que leur mérite et leur courage soient récompensés par le simple fait que tout le monde soit à son poste (enfant= école, mari= boulot, maman= sous le porche avec un cocktail ou qu’elle puisse bosser tranquillou le loup!!!), et ce sera déjà très bien !


PS : Une grande pensée à toutes les mamans qui n’ont pas le droit d’être malade, parce que le mari supporte pas ( et y en a un paquet des comme ça) pour panser sur les grognements de vos hommes, qui vous trouvent en faite, indispensables, je vous offre des pensées virtuelles !

Très bon lundi mes chéris.

Kids malades à la maison, mom est au bord du gouffre !!
Kids malades à la maison, mom est au bord du gouffre !!
Kids malades à la maison, mom est au bord du gouffre !!
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Citation du jour

Publié le par Junes Davis-Cohen

L'amour se construit.

L'amour se détruit.

Heureusement qu'il y a les compromis pour arrêter d'être ou de faire le "con" comme promis😉.

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Vdm shopping 👠👜👜💄

Publié le par Junes Davis-Cohen

Lorsque tu fais du shopping avec ton amie, et qu’ensemble vous allez dans les cabines d’essayage :

Que toi, tu n’essayes pas les nouvelles fringues que tu as dans la main, mais tu t’es isolée juste pour ranger les deux cent cinquante sacs que tu veux rentrer dans un seul sac pour pas avoir l’air d’une clodo.

Quand tu ressors toute contente après l’effort, et que ton amie te dit :

- Tu ne devrais pas acheter ce haut que tu as essayé, il ne te va pas du tout.

- C’est dommage parce qu'en fait, c'est le haut que j'ai pris ce matin....dans mon armoire.

- Ah !

- On va déjeuner ?

Et deuxième Vdm à quelques heures de décalage, parce que sinon c’est pas marrant :

Quand tu es en train de déjeuner avec ton amie, (toujours avec la même et toujours avec le haut qui me va pas !), et que l’école t’appelle pour te dire qu’exceptionnellement l’établissement ferme plus tôt que prévu pour cause de réunion pédagogique. Qu’il faut venir chercher tes gosses qui t’attendent à la sécurité.

- Pourquoi personne ne m'a prévenue?

- Cela fait juste 1 mois que l’on en parle et que depuis nous avons envoyé deux millions de mails à chaque parent pour prévenir !

- J’arrive alors....(mais ou es ce que je vais planquer les sacs de shopping, moi ?). La mère qui assume pas.

Et l'Award de la pire mère de l'année est :

Miss Davis, avec une bonne longueur d'avance sur les autres 😁😁.

À lundi mes friends😊😊

Vdm shopping ����
Vdm shopping ����

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Mes parents à New York

Publié le par Junes Davis-Cohen

La semaine dernière, mon mari m’a fait la surprise inespérée de faire venir mes parents, de Paris à New York. Nous en sommes restés à des intenses retrouvailles après six mois d’absence physique, et voici la suite.

– Je suis tellement contente de vous voir, vous pouvez pas savoir !

– Nous aussi ma fille, nous aussi, dit mon père.

Pour manifester sa joie, mon fils gambade de canapé en canapé, mes filles, observatrices, restent scotchées à moi, et mon mari s’est planqué direct dans notre chambre pour une durée indéterminée.

Déjà que c’est lui qui me les a amenés, on va pas abuser de sa présence !

Je propose de faire un thé à la menthe, comme on a l’habitude de recevoir chez nous, enfin chez eux, enfin chez mon-ex chez nous, pour nous mettre dans l’ambiance.

Je commence à mettre des gâteaux achetés sur une assiette, (honte à moi, depuis 2012, naissance de mes poulettes, aucun gâteau n’a été enfourné dans mon four personnel ) et ma mère intervient :

– Range-moi « ça », j’ai amené quelques petites choses que vous n’avez pas ici.

Traduction du « quelque petites choses » : une valise entière de Charles (traiteur), et une autre valise toute aussi entière d’André (Amsellem). Sans oublier les trois kilos de Chocolat Damyel.

J’avais comme un doute à leur arrivée, mais là c’est officiel : je mets de côté mon régime continuel. On va faire péter tout ça dans le palais. Au feu les points weight weight, à bas les prot’ Dukan, et vive le Bâton de Berger cacher, youhou !

Tout en dégustant tout ça, et en évitant la crise de foie, on se raconte les derniers potins familiaux. Je ressers du thé, et on se resserre dans les bras. Tiens, mon mari est sorti de sa tanière pour emporter quelques boulous, et retourner hiberner. Ce n’est qu’après deux heures de conversation intense et de sujets épluchés, que mes parents manifestent l’envie de se coucher. Juste avant de se quitter pour la nuit, avec mon père, on établit un programme touristique en béton pour la semaine, mais ma mère n’est pas d’accord :

– On s’en fiche de New York ! C’est pour vous voir, et profiter de nos petits-enfants, que l’on a traversé l’Atlantique.

Quelles douces paroles qui réchauffent le cœur! En plus, ma mother n’a jamais vu un épisode de bip bip in the city (Grâce à D.!), ni de Friends (c’est dommage), du coup, elle ne comprend pas trop l’engouement que les gens ont pour la Grosse Pomme.

Je leur propose de visiter ABSOLUMENT deux-trois endroits typiques de New York.

– Il y a le musée du World Trade Center. Il y a l’endroit où les tours du World trade center se sont effondrées, et le cimetière du Rabbi dit le Ohel.

– Mais pourquoi tu veux nous emmener dans des cimetières, ou un musée triste ? Je suis sûr qu’il existe des endroits moins morbides à New York, non ? En plus, ça me rappelle le boulot.

(Note de la Davis : par sa fonction, il arrive parfois que mon papa s’occupe des enterrements, des mariages, des bar-mitsva…)

– Oui oui, il y a plein d’autres endroits, je suis dispo tous les jours, sauf mercredi matin, parce que j’anime un atelier énergie positive.

– Pardon ? Mes parents en chœur.

– Je donne une sorte de cours de thora, mixé avec de la psychologie. C’est pour nous libérer de la négativité qui pollue nos vies. Je m’inspire de deux psychologues, et d’un rabbin, je mixe le tout à ma sauce, et ça donne mon cours. Vous savez bien que j’ai toujours voulu être DJette dans une vie intérieure.

Mes parents explosent de rire.

– Qu’est ce qu’il y a de drôle ?

– Toi, tu donnes un cours de Thora-psycho ? Avec des vraies personnes ?

– Bien sûr, avec des vraies personnes !

Et ils se remettent à rire.

– Mais arrêtez enfin ! En plus, je crois qu’elles aiment bien, puisqu’elles reviennent à chaque fois. Ce sont des super filles.

– Ah bah dis nous, qu’elles sont polies tes copines, et qu’elles ne veulent pas te faire de la peine.

– Allez, boude pas, ma fille, on rigole, à demain.

Tout en leur souhaitant bonne nuit, et les entendant pouffer de rire derrière la porte, j’ai un flashback de quinze années en arrière. Une scène très précise, d’un dimanche matin à 6 heures du mat’, où je rentre de boîte les talons à la main, le mascara qui coule, le cheveux qui puent la clope.

Pour ne pas me faire pincer par mes parents, j’avais l’habitude de prendre les escaliers, de peur de croiser mon père, qui prenait l’ascenseur pour se rendre à l’office du matin. Et par grand grand manque de bol ce jour là, qui je croise dans les escaliers pour cause de panne d’ascenseur ?

Mon père.

Of course.

Moment tendu. Il sait d’où je viens, je sais où il va.

Aucun de nous deux n’ose parler le premier. Ce sera lui qui me dira comme dans un film :

– Ce n’est pas grave ma fille, rentre vite te mettre au lit sans faire de bruit.

Euh… non, pardon, ça c’était dans mes rêves. La réalité était un poil plus violente, puisqu’il m’avait hurlé dessus et ne m’avait plus adressé la parole pendant un mois (le marocain, par fierté, peut faire la tête pendant un moment, un très long moment). Le mieux était de se faire microscopique, et attendre que ça se tasse, en préparant des tasses et des tasses de thé. Se tenir comme un carreau, et se faire nonne pour reprendre l’expression, mais juste pour la métaphore, parce que sinon j’aurais eu des problèmes bien plus graves avec mes géniteurs.

Donc je peux comprendre le côté sceptique de mes parents sur le sujet du cours, mais qu’importe, ça fait dix ans que j’ai quitté leur maison pour construire la mienne, et essayer d’évoluer vers des chemins bien battus.

Le mercredi arrive, les copines sont là au garde à vous. Au début, elles sont un peu intimidées, mais très vite, après deux-trois blagues, mes parents arrivent à détendre l’atmosphère. Au début je n’en mène pas large, car par évident de m’exprimer devant l’homme qui m’a appris à lire et à écrire en hébreu. J’ai l’impression de passer mon bac (en fait, non, j’en sais rien parce que je ne l’ai jamais passé, mais ça doit être pareil). Après deux minutes, ma voix est plus stable, plus sure. Ma mère lève son pouce, et c’est parti, je suis en pilote automatique, tout se passe super bien pendant les deux prochaines heures. Après que mes amies soient parties, mon père me dit:

– Eh bien, eh bien, eh bien… Tu nous avais caché ça, ma petite fille. Va nous faire un café, et apporte les croquants pour fêter tout ça !

S’ensuit un débrief de folie, je sens une pointe de fierté en eux, ils sont rassurés que je sois rentrée dans les rangs (encore une expression catho, faut vraiment que j’arrête, moi !)

On kiffe, et ça, pour tout le reste du séjour. Ils me reparleront de « mon truc positif » en pointillé avec cette pellicule de rigolade.

Le séjour prend bientôt fin. Je repousse l’idée qu’ils vont me quitter dans quelques heures, alors pour prolonger le voyage, je leur propose de s’arrêter au Ohel du Rabbi, avant de les déposer à l’aéroport (la fille qui lâche pas l’affaire avec son idée!). Ils me répondent par le seul mot qu’ils ont appris de tout leur séjour aux États-Unis :

– Why not ?

On arrive là-bas, il y a beaucoup de loulous, mais pas que… puisque l’on trouve aussi des gens de tous horizons. Du côté des hommes, certains ont enlevé leurs chaussures, par respect pour l’endroit (??). Je souffle à ma mère que sous aucun prétexte je retire mes cuissardes, j’ai mis 3 heures à faire rentrer mes mollets.

On écrit sur des bouts de papier nos doléances, comme lorsqu’on se retrouve au Kotel, pour les mettre sur la tombe du rabbi et de son beau-père. Nous marchons sur un chemin pour arriver jusqu’à la tombe.

On arrive devant, y a des gens qui prient, qui pleurent, qui jettent leurs propres bouts de papier. Mon père sort son smartphone, et me dit :

– On se fait un petit selfie souvenir ?

– C’est une blague ?

Ma mère se remet du rouge à lèvre.

– Vous charriez là, on ne fait pas de selfie ici, c’est inapproprié, cela ne se fait pas !

– Mais si, c’est sympa, ça te fera du matos pour ton blog, et ton site. Allez !

– Mais non, enfin !

– Oh lalalala ce que tu peut être vieux jeu, pour ton âge. Prends ta mère et moi, au moins.

– Mais non, je ne prends personne en photo !

Et c’est avec ce débat pour ou contre les selfies dans les lieux saints, que je raccompagne mes parents jusqu’au terminal. Le cœur lourd, les yeux humides rien qu’à la perspective de leur dire au revoir, je préfère ne pas m’attarder, et repartir aussi sec avec des petites bises vite-faites.

Ces quelques jours passés en leur compagnie, m’ont permis de comprendre que l’unique but des parents, est de savoir leurs enfants heureux et épanouis dans leur vie. De vérifier si les bases de ton couple et de ta relation avec tes enfants sont solides. Mais surtout, ils n’hésitent pas à te remettre sur les rails, si tu dérailles. Seuls des parents peuvent te guider sans te heurter, car sous mots couverts, et avec pudeur, ils te font comprendre par bien des gestes et des mots, que l’amour est l’unique moteur de votre relation. Cela fait du bien à l’âme, du bien au cœur, et donne de l’énergie pour avancer dans ta vie, alors juste papa, maman, MERCI.

Que la force parentale soit avec vous, mes amis

Vous avez vu le dernier Star Wars ? J’ai adoré, mais il parait que dans le prochain, il va y avoir un couple gay…

Je vous embrasse très fort. À lundi mes choux.

Mes parents à New York

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Le baptême de Vdm

Publié le par Junes Davis-Cohen

Je répète à longueur de temps à mon grand qu'il arrête de croire que persone ne parle français surtout lorsqu'il fait des remarques sur les gens.

Hier 8:10 du mat', on rentre dans un taxi jaune 🚖🚖:

-C'est quoi cette odeur immonde ?

Maman tu crois que c'est le monsieur qui conduit qui sent comme ça ? Je vais ouvrir la fenêtre parce que je suis pas bien .

Moi, lui pinçant fort la main, morte de honte car un coup sur deux les chauffeurs de taxi parlent français. Et bien ça l'a pas loupé :

- Jeune homme, merci de fermer la fenêtre j'ai froid et je trouve que ça sent très bon!!!

C'est bon mon fils veut se planquer sous la banquette et me chuchote :

- Maman on fait comment là tellement j'ai honte?



- On évite de recommencer, on assume mais surtout bienvenue au club très ouvert des vies de merde ( credi 😉😉)

Bonne journée les copains!

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Une surprise très spéciale

Publié le par Junes Davis-Cohen

La semaine dernière, Micka, les enfants et moi, étions sur le point d’aller déjeuner dans un restau New Yorkais top secret. Apparemment, c’est une adresse à Brooklyn qui se donne de bouche à bouche.

Après trente minutes de voiture, je reconnais vaguement le quartier de Crown Heights, mais avec mon sens de l’orientation légendaire, on aurait très bien pu se retrouver au fin fond de l’Ohio que j’aurais dit pareil ! On sort de la voiture, on suit en file indienne mon homme, et l’on se retrouve devant une porte noire fumée opaque où l’on ne peut rien voir.

C’est quoi cette embrouille ? J’ai l’impression d’être devant une boîte de nuit, sauf qu’il est midi, qu’il n’y a pas de videur, mais un vide-ordure. Trop classe, pour un endroit où on est censé manger.

Je tente d’ouvrir la porte, mais c’est bloqué.

– Je pense que tu t’es pas loupé sur l’adresse, non ?

– Mais non ! Tu vas voir.

– Au pire, je connais pas très loin, un petit restau de lait.

Micka ignore ma proposition, et tape trois coups à la vitre. Après quelques secondes, comme par enchantement, un homme avec petite barbichette nous ouvre la porte, et nous souhaite la bienvenue.

À peine on rentre, que j’ai l’impression d’avoir voyagé au fin fond du Texas. Sûrement à cause de la musique Country en fond sonore, du lasso et de la selle de cheval posés sur le comptoir, comme si c’était normal. Il doit y avoir cinq tables à tout-sans rien casser. Ça sent le feu de bois, comme dans un chalet. En face de nous, au mur, est accrochée une tête de taureau ailé empaillé.

Zut, les enfants sont terrorisés, et s’accrochent à moi comme au rodéo, sauf que c’est moi le taureau. Pour les rassurer je leur dis :

– Regardez mes chéris, juste à côté de l’animal mort en 3D, il y a une photo du Rabbi de Loubavitch, avec la même barbe et le même chapeau que papi.

Je sens mes petites poulettes encore plus flippées, parce que depuis leur naissance, à chaque fois qu’elles ont vu mon père, c’était stupeur et hurlements. Je les entends encore s’égosiller :

– PAS PAPI, PAS PAPI !!!!!!!!!!!!!

Je suis la première à comprendre que le costume noir, la chemise blanche, le chapeau, et la barbe peuvent faire peur quand on n’a pas grandi dans l’ambiance. La bonne nouvelle, c’est qu’elles n’auront jamais peur d’un polo Ralph Lauren, ou d’un pantalon Zara, uniforme de leur papa.

Sur l’autre mur, il y a un poster géant avec écrit « We want Mashiah now », et une tirelire en forme du 770. Ça sent le Loubavitch à plein nez ici.

(Un jour, va vraiment falloir que je vous raconte l’histoire du 770 avec ma petite sœur, un grand moment de choc culturel).

On prend place dans cette ambiance chaleureuse, puisqu’il doit faire au moins 40 degrés. Le restau est embaumé d’une odeur de viande fumée qui te chatouille les narines, et qui fait hurler ton estomac. Je veux de suite commander, et demande la carte, mais mon mari m’informe qu’il n’y en a pas.

– Comment ça, il n’y en a pas, de carte ?

– Tu vois le monsieur au comptoir ? C’est lui qui nous apportera ce qu’il a cuisiné du jour.

Le monsieur du comptoir est en fait le cuistot, qui a troqué sa toque contre une énorme Kippa blanche. Il est vêtu d’un talit katan tout aussi blanc posé sur sa chemise. C’est pas le contraire, normalement ? Je sors de ma réflexion pour demander à mon mari si la nourriture est bonne.

– Si elle est bonne ? C’est tellement bon que ça pourrait faire faire son coming-out de viande à un végétarien !

– Ah carrément, ça fait un peu cannibale dit comme ça, mais je reconnais que rien que l’odeur, t’as envie de mordre dans un steak.

Trois minutes plus tard, Eli, de son prénom, nous ramène sur un plateau sans fourchettes et sans couteaux, une « dinosaur ribs » d’au moins 5 mètres de long.

Oh Mon D. ! Je comprends pourquoi il a choisi de donner ce nom à son plat, on dirait qu’on a ressuscité un dinosaure rien que pour le faire rôtir. C’est immense, je n’ai jamais vu ça de ma vie. Limite t’es gênée, en plus, on arrivera jamais à tout finir à nous cinq. C’est honteux de faire du gâchis comme ça....et je...goûte..........

Oh purée, aucun gâchis à l’horizon ! À chaque bouchée, c’est une explosion de saveurs pour le palais. Je n’ai jamais mangé un truc pareil.

Après dix minutes, on est tous d’accord de 3 à 37 ans, pour déclarer que c’est le best#ever#restau#, le top one de notre liste. Plus on avale des bouchées, plus on est comme des fous, même fifille 1 qui a tendance à être un peu difficile (emmerdeuse) pour manger, est ravie. Pour partager cette pépite agroalimentaire, j’appelle ma sœur Rebecca en facetime pour lui montrer l’endroit, et lui vanter les mérites de la dinosaure ribs, mais après m’avoir écoutée elle me dit :

– Ah, c’est donc ça, quand on est mariés, on devient critique culinaire, j’ai compris.

– C’est très juste ce que tu dis, comme le restau n’est plus pour draguer, on a tendance à reporter notre attention sur ce qui se trouve dans notre assiette. Dès que tu viens à New York, ma sœur, obligé, je t’emmène ici.

(Note de l’auteur: Prochaine sortie gastronomique en amoureux, essayer de re « chiner » l’homme, plutôt que de rechigner sur la bouffe).

– Remarque, ça me fait des cartouches pour ce soir parce que j’ai une « date » avec le cousin d’un copain. Si j’ai touché le fond niveau conversation, je penserai à parler de ton resto, ça meublera. Mais au fait, tu es contente de la surprise que Micka t’as prévue ?

– Quelle surprise ?

– Oups, rien du tout, je te laisse, je dois me préparer. Bisous.

– Quelle surprise? Mince, elle a raccroché la petite gueuse.

Je me tourne vers Micka, et lui demande si il est courant de la surprise.

– Une surprise ? Non, je ne vois pas. Alors, j’ai entendu que ta sœur sortait ce soir ?

Sans poser plus de questions (j’ai une forte tendance à être deux de tension), je lui propose de faire un stop au 770 pour le fun, mais après un rapide coup d’œil sur son phone, il me dit que nous sommes pressés.

– Ah bon, pourquoi ?

Pas de réponse.

On demande à Eli l’addition de ce trois étoiles Michelin, et l’on rentre sur Manhattan.

Bizarrement, sur la route, mon homme remet le sujet du voyage parisien qui était prévu initialement, et qui a été annulé. Il plonge bien fort le couteau dans la plaie, en me demandant si mes parents ne me manquent pas trop.

– C’est quoi cette question? Evidemment qu’ils me manquent.

Je me mets à penser à eux, j’ai de la peine, et me plains que c’est vraiment dommage que l’on n’ait pas voyagé à cause de son boulot, et puis c’est comme d’habitude, on ne peut jamais rien prévoir avec lui. Je commence à hausser le ton, il me traite d’hystéro, (dès qu’une femme crie, elle est hystérique. Raison principale pour laquelle cet adjectif est accordé exclusivement au féminin. Faut que j’écrive au grand et au petit Larousse pour leur dire que c’est pas normal tout ça). S’ensuit une prise de tête conjugale, jusqu’à ce que l’on se gare. Je claque la porte plus pour le côté drama inspiré des Télénovelas, (séries ultra kitch que je regarde en boucle tellement j'en suis devenue accro, comme Velvet ou Jane the Virgin, la folie). Je vais jusqu'à l'insulter en espagnol. Je prends les petits, et rentre fâchée dans mon lobby, mais qui je vois assis sur des fauteuils, en train de nous attendre ?

MES PARENTS !

Pas possible.

Pas croyable.

Je n’arrive pas à le croire.

S’ensuit un brouhaha d’accolades, de mascara waterpoof qui coule, d’embrassades, de câlins, de cris de joie. Mes filles, toujours aussi terrorisées par mon père, se laissent quand même prendre dans les bras, tout en s’accrochant au mien. Mon fils n’y croit pas non plus, et leur demande après deux secondes chrono :

– Vous m’avez ramené quoi comme cadeau ?

– Tu peux attendre qu’on soit à la maison pour montrer à quel point tu es mal élevé steuplait ?

– Mais non, dit ma maman, laisse mon petit-fils tranquille. Bien sur que je t’ai amené des cadeaux mon chéri. Tu aime la boutargue ?

– La quoi ?

– Viens là mon grand, que je te regarde, comme tu as grandi, dit mon père.

Je me retourne, et voit mon mari qui rentre à son tour dans l’entrée de l'immeuble, pas du tout surpris, et je comprends que c’est lui qui a tout organisé, même la dispute qu’il a provoquée dans la voiture. Je devrais lui faire passer un casting pour une série à l’occase. Franchement, il est trop doué. Je suis sure qu’il sera pris. Peut-être même qu’il deviendra une star, mais ça veut dire qu’il devra embrasser d’autres femmes que moi, et qu’il tombera amoureux de l’une de ses partenaires, et me laissera seule sur la route de l’amour, et j'en mourrai de chagrin. Pas question, même pas en rêve je le laisse passer le moindre casting, celui-là).

"Mister surprise" s’approche de moi, et me dit de sa voix mélodieuse :

– Junes, comme c’est à cause de moi que l’on n’a pas pu voyager, c’était à moi de te rapporter ce qu’il te manque le plus de Paris. Comme le boulevard Haussman était trop occupé pour voyager, je me suis arrangé pour faire venir tes parents.

– Tu peux pas savoir comme ça me touche.

– Ne t’ai-je pas promis le jour de notre mariage que je ferai tout pour te rendre heureuse ?

– Mais comment pourrais-je te remercier ?

– Justement, maintenant que tu m’en parles, on va surement passer Pessah (La Pâques Juive) chez mes parents.

– De quoi ? Mais attends, c’était pas prévu, faut qu’on en parle, attends, reviens......

Et c’est ainsi qu’ensemble nous prenons l’ascenseur, très heureux à la perspective d’avoir des babysitter attitrés euh…….pardon, d’avoir mes parents pour nous tout seuls et ça, pour les dix jours à venir.

Hâte de vous raconter la suite, parce si vous trouvez que Junes Davis est un poil déjantée, je ne suis qu’un modeste microbe comparé à ceux qui m'ont donné la vie.

Bonne semaine mes chéris.

Note de Junes Davis : pour l’expérience cannibale Brooklynoise, c’est Izzy’s le restau

Une surprise très spéciale
Une surprise très spéciale

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Que dire du film qui retrace l’histoire de celle qui a servi d’appât pour piéger Ilan Halimi ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Pour ceux qui me connaissent à travers Junes Davis, vous devez vous demandez pourquoi aujourd’hui je m’autorise à écrire sur un film, quel rapport ?

Eh bien, je ne pouvais tout simplement pas passer à côté de l’occasion de m’exprimer sur ce sujet, car l’heure est grave !

Je ne peux ni empêcher mes doigts de courir sur le clavier, ni étouffer ma voix. Heureusement pour vous, vous êtes derrière vos écrans qui vous protègent de mes vocalises tellement je suis scandalisée.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, mercredi sort au cinéma un film sur « l’histoire d’amour » entre l’appât d’Ilan Halimi ( zal") et son directeur de prison.

Petit rappel des faits : Il y a dix ans, après l’enquête sur le meurtre d’Ilan, les policiers ont identifié celle par qui tout a débuté. Celle qui avait déclenché le processus de la captivité d’Ilan Halimi en lui donnant un rendez-vous piège, qui le conduira tout droit vers la mort. Après trois semaines de séquestration et d’abominables sévices, Ilan sera retrouvé sur une voix ferrée agonisant de ses blessures.

L’appât a pris neuf ans de prison ferme, dont 3 avec sursis. Cette personne a été assez machiavélique pour vivre une pseudo-relation amoureuse avec son directeur de prison, qui était marié et un père de famille sans histoire.

Perso, à la base, quand j’ai vu que Guillaume Gallienne jouait dans un nouveau film, j’étais toute contente, je me suis dit chouette, c’est l’un de mes acteurs préférés depuis des années. Je l’ai même croisé sur Paris, et je lui ai dit de façon absolument groupie : JE VOUS ADORE ! Il est exceptionnel par son talent et par son histoire personnelle, (la fille qui adore les gossips jusqu’au bout). C’est l’un des seuls artistes qui a eu le courage de faire son coming-out d’hétéro. Oui, parfaitement, à une époque où il est cool de montrer sa différence qui n’en est finalement plus une, Guillaume a décidé d’assumer ce qu’il était, c’est à dire un homme qui aime les femmes, et plus particulièrement sa meilleure amie Amandine qu’il a épousé dans la foulée. Mister Gallienne en a même fait un film pour tout nous expliquer.

Alors je regarde tranquillou la bande-annonce, le « trailer » comme on dit dans le pays ou je réside, et là, je suis choquée.

Comment quelqu’un a eu l’idée de porter à l’écran cette fille qui ne mérite même pas que je nomme par son prénom, pour ne pas prendre le risque qu’on le mémorise. Cette personne qui a été l’une des pièces principales du puzzle machiavélique qui a conduit Ilan tout droit à la mort.

Car pour moi et beaucoup de ma génération, Ilan Halimi a été une obsession. Pendant deux ans, je me suis totalement imprégnée de son malheur, de son histoire, de sa vie, des réactions de mon pays. Je voulais être immergée de tout ce qui concernait l’affaire, pour essayer de comprendre comment ça avait pu arriver. Je me suis mise à lire le moindre article le concernant lui, sa famille, son père, sa petite amie officieuse, et sa mère… et sa mère…

J’ai tout lu, épluché le moindre article à son sujet. Je suis même allée jusqu’à lire trois fois le livre d’Emilie Frèche, écrit en collaboration avec Ruth Halimi. Le calvaire de la rançon que les ravisseurs demandaient. Le cauchemar, le harcèlement téléphonique, les mails plus affreux les uns que les autres qu’elle recevait en continu à travers des cyber cafés et j’en passe…

Comme tout le monde, j’étais ravagée par le chagrin, mais pas que… car j’étais aussi révoltée comme jamais, et pourquoi ?

Qu’avait-il de plus ou de moins qu’un autre fait divers sordide ?

Pourquoi donner plus d’importance à celui-là ? Pourquoi vouloir connaitre les moindres détails ?

Alors j’ai essayé de trouver des réponses.

Peut-être parce qu’à cette époque, j’étais enceinte de mon fils et j’allais devenir mère à mon tour.

Peut-être parce que j’avais des tonnes d’amis qui le connaissaient.

Peut-être parce que nous avions le même âge, la même religion, les mêmes origines, le même t-shirt.

Des événements aussi tragiques, hélas, il y en a eu depuis : Toulouse, Charlie , l’hypercacher, et il n’y a quelque temps, le 13 Novembre noir pour n’énumérer que cela.

Mais rien ne nous avait préparés à un acte aussi bien prémédité.

Rien ne nous avait secoués comme ça depuis, depuis… eh bien justement, depuis que j’étais née. Paris, la France, c’était de l’insouciance, juifs, catholiques, protestants, musulmans, n’étaient pas un sujet friand. Il y avait bien eu quelques petits faits isolés, mais jamais avec autant de cruauté.

Alors, que cette histoire nommée « Éperdument » soit portée à l’écran, c’est non !

Les acteurs disent que c’est pour la beauté de l’histoire, et de son personnage féminin. Je dis non !

La beauté est une forme de pouvoir pour la femme. Un pouvoir positif qui dans certains cas peut rendre la vie plus facile, mais pas dans ce cas, car le mot beauté est inapproprié puisque cette histoire est laide de l’intérieur. Cette personne qui a vendu son âme au diable fofana ne peut être que moche.

Alors j’appelle au boycott de ce film !

Il y a des histoires d’amour tellement plus saines, tellement plus belles, tellement plus poignantes, que si les producteurs de ce film sont réduits à mettre cela sur bobine, ils ne nous embobineront pas, car dans notre cœur et à jamais, ILAN tu seras là, sans images, car ta vie, ton histoire, ton merveilleux visage est gravé à jamais dans nos mémoires.

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