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La fabuleuse histoire de Pâques

Publié le par Junes Davis-Cohen

Il m’est venu l’idée folle de vous raconter « vite-fait » l’histoire de Pâques ! Mais sans la recherche des œufs en chocolat avec le lapin qui fait flipper les enfants ! Non, moi je vous propose l’histoire rapidos de la vie de Yossef, dans :

« Amour, pas de gloire, et spartiate »

Alors, allez me chercher du pop-corn, asseyez-vous confortablement et… action :

Tout a commencé lorsque Yaacov, l’un de nos patriarches, est tombé follement amoureux de Rachel, la fille de Laban. Ce monsieur a promis à Yaacov de lui donner la main de sa fille, s’il travaillait 7 ans pour lui (si à l’époque, mon mari était parti voir mon père, et il lui avait proposé le même deal, pas sûr qu’à l’heure actuelle, je serais mariée !).

Après ces 7 années, Laban, par un tour de passe-passe, a donné Léa comme épouse, plutôt que Rachel. Le lendemain, Yaacov est allé voir Laban pour s’énerver, parce qu’il l’avait roulé bien plus que dans la farine ! Son beau-père, un peu (très) blata sur les bords, lui a proposé de travailler 7 années de plus pour épouser enfin l’amour sa vie.

Les années écoulées, enfin le mariage fut célébré. Entre temps, Yaacov épousa deux autres femmes pour diverses raisons (même pas en rêve j’accepte que mon homme en épouse une autre pendant notre mariage, non mais !) et D. bénisse, il eut 12 garçons et 1 fille.

Hélas, quelques années plus tard, Rachel décéda en donnant naissance à leur deuxième fils. Pour continuer à vivre sans sa bien-aimée, Yaacov reporta son amour sur Yossef, leur premier.

Et les vraies embrouilles ont commencé. Pour bien montrer à tout le monde que Yaacov préférait Yossef, il lui offrit une super tunique de folie. Les autres frères en devinrent trop vénères de cette vénération injustifiée !!!

Un matin, alors que les frères faisaient paître le bétail dans les montagnes, Yaacov a envoyé Yossef les rejoindre. Yossef était un peu flippé parce que la dernière fois qu’ils s’étaient tous réunis en famille, il avait dévoilé deux rêves étranges qu’il avait eus, et au vu de l’interprétation qu’il avait donnée, ça a bien fait monter les enchères de la jalousie inter-fratrie. Après quelques jours de marche, Yossef a aperçu ses frères. À la minute où ils l’ont repéré, ils ont voulu se débarrasser de lui........définitivement ! Ruben, l’ainé, s’est interposé pour le laisser vivre.

Pour les convaincre qu’il était d’accord sur le principe de le voir mourir (mais en fait c’était pour de faux !), il a proposé de balancer Yossef dans un puits en espérant qu’il crève durant la nuit. Tous étaient d’accord pour le laisser moisir dans ce puits, pour qu’il meure pour de bon d’une morsure de scorpion, cobra ou autre truc.

Mais au petit matin, par grand miracle d’Hashem, Yossef s’en est sorti indemne. Alors les frères voulurent en finir une bonne fois pour toutes en l’attrapant par le cou, mais au même moment, une caravane de marchand ambulant d’esclaves passait par là. L’équipe descendait vers l’Egypte. La fratrie a décidé de saisir l’occasion de se débarrasser du petit bro, en le vendant comme esclave. Mais, juste avant, ils ont pris soin de lui retirer la fameuse tunique, et de la tremper dans du sang de mouton, pour faire croire à leur père que Yoyo était mort par accident. (Pas cool, mais alors pas cool du tout !).

Beaucoup plus tard, Yossef, qui était devenu un grand grand beau gosse (un peu de tenue Davis, on parle d’un patriarche tout de même !), a été vendu comme esclave dans la maison de Putiphar, le bras droit de Pharaon. Malgré sa malheureuse situation d’homme privé de sa liberté, sa confiance en D. a été renforcée à chaque épreuve qu’il a endurée (Du coup, je me sens mal quand je suis énervée contre la prof de mon fils ! Ça relativise le truc !).

Putiphar (n’empêche, c’est bizarre comme prénom !) était tellement content de son nouvel esclave, qu’il l’a nommé chef de sa maison.

Un soir où Yossef était seul en train de faire un truc (ne m’en voulez pas, je ne connais pas tous les détails !), la femme de Putiphar, très coquine, a voulu s’approcher de Yossef pour lui faire des mamours et benefits, mais il lui a gentiment fait comprendre qu’il n’était pas intéressé. Elle, vexée comme un pou (mais il parait qu’elle était trop belle, donc double dose de résistance pour Yossef !), cette gueuse de mauvaise joueuse de femme de Putiphar a fait sa drama Queen, en l’accusant de l’avoir violée. Pauvre Yossef qui s’est fait direct jeter en prison même si le Puti savait au fond de lui que Yossef était innocent.

Du fin fond de sa prison, Yossef n’a pas flanché, et à continuer d’être un bon juif malgré les épreuves.

Jusqu’au jour où il a eu la visite de deux prisonniers exceptionnels:

Le maître échanson et le maître panetier (vous imaginez quand j’étais petite, la première fois où j’ai entendu parler de ces corps de métiers. J’ai vite compris que cela n’avait rien à voir avec un chanteur ou un panier !) Donc le maître échanson est chargé de boire toutes les boissons du roi avant le roi, pour vérifier si on n’essaye pas de le tuer, (un métier à haut risque, cela dit !). Ainsi que le maître panetier qui a pour but de goûter la nourriture du roi pour les mêmes raisons que son collègue. Sacrebleu, une mouche est tombée dans le vin du roi, et un caillou dans le pain, donc les deux compères se sont retrouvés en prison pour leurs fautes professionnelles. C’est alors qu’ils firent des rêves troublants (tu m’étonnes!).

Yossef, qui était fort en interprétation de songes, leur prédit que l’un allait être pendu, et que l’autre reprendrait sa place auprès du roi. Ce qui arriva trois jours plus tard.

Les années passèrent, et Pharaon fit à son tour deux rêves très perturbants. Du coup, il en était très perturbé (oui, je sais, les rêves dans cette histoire sont omniprésents). Le roi demandait à tous ses conseillers de les interpréter, mais ils racontaient tous n’importe quoi. Putiphar, qui n’avait jamais oublié Yoyo, a sauté sur l’occasion en rappelant au maître du vin de faire appel à l’hébreu qui savait interpréter les rêves.

Direct, on fit amener Yossef au palais, et en deux secondes, il a tout déchiré, en donnant une signification cohérente des dreams ! C’était le destin de l’Egypte que D. avait voulu montrer à Pharaon, 7 années d’abondances s’annonçaient et 7 années de famine suivraient. Yossef, guidé par Hashem, fut poussé à conseiller au Pharaon d'engager quelqu’un pour gérer les stocks, faire du commerce, et devenir de gros blindés.

Sans aucune hésitation, Pharaon nomma Yossef comme premier intendant général de toute l’Egypte (en gros le vice-président du pays!). En prime exceptionnelle, le roi donna la main de sa petite protégée: Asnath (une bombe), qui était en réalité la fille de la sœur de Yossef, Dina, qui par grand malheur s’était faite violer des années auparavant.

Sept années plus tard, la famine a frappé tout le pays. Yaacov qui ne s’était jamais vraiment remis de la mort de son fils, envoya ses autres fils en Égypte pour acheter du blé. Une fois sur place, et avec tout un stratagème digne des Experts Manhattan avant de dévoiler son identité, Yossef dû tester ses frères pour vérifier qu’ils avaient changé et qu’ils ne voulaient plus le tuer (mieux vaut être prudent!!). Une fois le choc et les embrassades de circonstances passés, Yossef fit descendre son père et tout le camp en Égypte. Yaacov mourut en paix à l’âge de 147 ans.

Quelques décennies plus tard, un nouveau pharaon s’est levé et a eu la douda contre les hébreux. Le nouveau roi était totalement flippé, car les hébreux étaient devenus si nombreux, qu’il ne voulait pas prendre le risque que tout un peuple s’accorde avec un autre roi si une guerre lui était déclarée, et là, les vrais vrais problèmes pour nous ont démarré :

Esclavage drastique pendant 210 ans… la misère, l’horreur, la terreur furent infligées à nos ancêtres, par ces saletés de sans cœur d’Égyptiens, jusqu’à ce que Moshé Rabenou vienne nous chercher en frappant l’Egypte de 10 plaies (bien méritées). Et c’est ainsi que le 14 Nissan au soir, assis autour du seder, nous revivons notre sortie d’Égypte, en mettant sur la table des symboles forts qui nous rappellent que nous sommes un peuple libre dans notre tête, dans notre esprit, dans notre corps.

D. dans toute sa puissance est partout avec nous, et ne nous abandonne jamais, même à Cancun Pessa’h paradise, même en Californie Pessah tout compris, même dans les montagnes pour une semaine de ski de folie pension complète, même à Tahiti, et évidement chez nous en Israël.

Après vous avoir conté cette histoire, je vous souhaite d’excellentes fêtes de Pessah!!!! Qu’à l’instar de Yossef Hatzadik, même si nous ne pouvons être tous en terre d’Israël, nous pouvons sublimer notre judaïsme, notre croyance envers D. partout dans le monde.

À nous de jouer.

Hag Sameah!!!!!!!!!

Ps: Pardonnez moi si mon texte était plus long que d’habitude, et je vous remercie du fond du cœur d’être allés jusqu’au bout. Je ferai une vidéo funny avec les éléments du seder pour le kiffe. Je vous embrasse fort et good luck pour la dernière ligne droite.

 La fabuleuse histoire de Pâques
 La fabuleuse histoire de Pâques

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La syndicaliste du Pessah!!!

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quand ma copine Salomé m’a appelé pour la 250ème fois de la semaine pour me demander si j’étais prête pour Pessah, je me suis dit que c’était le moment de faire « une intervention ».

Une intervention est un terme américain qui permet de sauver une personne d’une perte momentané de raison face à une situation de haut niveau de stress.

Je crois que nous sommes… en plein dedans !

Je l’entends encore me demander un poil paniquée :

– Dis-moi Junes, c’est quoi ton menu pour Pessah ? T’en es où dans ton ménage ? Quel jour tu vas faire tes courses sur Brooklyn ? Et la cachérisation de la cuisine, c’est pour quand ? HELP !!! HELP !!!!

– Euh...Salomé... relaxe-max, je crois que le plus important, c’est que tu te focus d’enlever le pain et ses copains dans la maison, et basta. Et puis, Pâques, ce n’est pas que ça.

– Mais si c’est ça ! Pour moi c’est : menu / bouffe / ménage… Rien que je te les énumère par téléphone, que je suis déjà bien essoufflée ! Mais au fait, pourquoi tu m’as l’air si détendue ? Y a t-il une chose plus croustillante qu’une galette de pessah que je dois savoir, pour arrêter de stresser comme un bélier ?

(Depuis quand les béliers stressent-ils ? Fallait que je trouve un animal qui rime avec stresser. Ah ! D’accord !).

– Disons Salomé, qu’il n’y a pas si longtemps, je me suis mise à faire ma petite rébellion syndicaliste sur les préparatifs angoissants de la fête.

– Toi, ma petite religieuse au chocolat ? J’ai du mal à t’imaginer en rebelle !

– Oh que si ! Pas plus tard que la semaine dernière, lorsque que je rangeais mon placard à épices (tiens, mon bracelet, chouette, je l’avais perdu !), je n’arrêtais pas de me dire que ce serait dommage de passer à côté d’un truc bien plus fort en chocolat « cacher le pessah » que le ménage. Et vois-tu mon amie, comme à chaque fois que je suis dans cet état, dans notre état de New York, j’appelle soit mon père ce rabbin, pour lui dire tout mon mécontentement :

– Allô Papa ? 

– Salut, ma fille, ça va ? Alors, ça avancent ces préparatifs ?

– Bah justement, parlons-en !

– Oula, je connais cette voix, qu’est-ce qui se passe, cette fois ?

– Eh bien, je voulais être sûre d’une chose avant de continuer de frotter comme un taureau ailé. Est-ce que oui ou non, c’est grâce au mérite des femmes que nous sommes sortis d’Égypte ? Dans mon esprit rouillé par le temps, j’ai un vague souvenir de l’histoire où à l’époque de l’esclavage, nos ancêtres femelles enfantaient sans fanfaronner six gosses à la pelle. J’ai raison ?

– Bon sang, mais tu faisais quoi pendant les cours de thora, à l’école ? Ça me fend le cœur, avec tout l’argent que ta mère et moi avons dépensé pour ton éducation, franchement…

– Papa !

– Bon, je t’explique rapide, parce que je suis sur le périph, porte de Pantin, j’ai un mariage dans dix minutes, et je crois que je vais être plus en retard que la mariée elle-même. Alors…

Petit rappel de Junes Davis avant la réponse de mon pap’ (à ne pas confondre avec le Pape. Thanks a lot ! ) :

Malgré l’interdiction de procréer que Pharaon avait femellement donnée, les femmes s’en contrefichaient, et continuaient à se multiplier. Par grand miracle de D., elles accouchaient par six marmots, oui, parfaitement, six d’un coup !

(J’ai moi-même fait l’expérience magnifiante d’avoir 2 bébés à intervalle de 10 minutes chacun, sans péridurale. Oui, parce que je voulais vraiment ressentir la signification du mot enfanter. J’avais cette volonté de me prouver que la nature est tellement merveilleuse, et aussi.... Non, mais ça va pas la tête ! Je réserve ce zerma de réponses pour ELLE magasine (et aussi que je ne me lave qu’à l’eau d’Evian !) Parce que cette saloperie de péridurale n’a pas voulu marcher… du tout ! Possédée par la douleur, j’avais hurlé au docteur : Prenez tout, TOUT, et laissez-moi mourir en paix ! Mais il ne m’a pas entendue, parce que ma voix était recouverte par celles de trois pom-pom girls hystéros de nurses américaines qui me disaient en cœur « Pouchez Miss Davis ! Pouchez !!! Look at you, you are amazing ( amazing, ta race, oui !!!) ».

Enfin bref, rien que pour cette raison je pensais que nous étions assez méritantes... mais pas que... Alors découvrons ensemble l’explication de mon père (enfin mon papa quoi, pas mon père le curé, vous l’aurez compris !) :

– Ma fille, note ce que je te dis :

Les égyptiens étaient tellement cruels, qu’ils demandaient aux hommes d’effectuer le travail des femmes, et aux femmes d’effectuer le travail des hommes. Les femmes ne se sont jamais découragées, malgré la dureté du travail dévalorisant qu’on leur imposait. Mieux encore, pendant l’heure du déjeuner, elles allaient rejoindre leurs maris dans les champs, leur apporter des repas chauds, et leurs prodiguer des massages (??).

– Des massages ? Sérieux 

– Bah oui. Elles le faisaient pour remonter le moral et l’honneur de leurs maris. Je te laisse, je me gare. À plus !

– Voilà Salomé, pourquoi je ne suis pas si déjantée sur la question du ménage !

– J’ai capté. Remarque, on est pareilles au quotidien, non ? Combien de fois Maurice est rentré du bureau, à me raconter à quel point c’était dur avec tous ces requins d’Amerloques.

– T’as raison ! Bon, bah ma Salo, je te laisse, je te rappelle demain. Bisous doux.

– Je t’ai dit 100 fois de ne pas m’appeler comme ça. Rendez-vous demain 9h devant le métro pour expédition Brooklynoise. Bisous ma chou.

Le soir venu, comme le veut la tradition Davissienne, Micka et moi sommes assis sur le canapé où il me débrief sa journée :

– Tu sais Jean-Mi, le mec de la compta, je t’ai déjà parlé de lui, non ? (Oh oui !), eh bien imagines-toi que pendant la réunion, il m’a demandé devant tout le monde si…

Portée par la fatigue de ces derniers jours, bercée par les paroles de mon mari, et celles de mon père, mon esprit s’expatrie loin, très loin de notre salon :

Je me vois habillée en habit d’époque (très seyant), je porte un bon « msouki » de pessah dans ma marmite, (Oh ça va, ne haussez pas le sourcil, je suis toujours maroccos, mais ça fait du bien de temps en temps de voler les coutumes des autres, non ??!). Donc je débarque au boulot de mon homme avec mon plat, pendant que lui est sur son « desk », où il donne le dos à ses six ordis. Dans son oreillette, il hurle à son interlocuteur façon « le loup de Wall Street » (mais plus brun, beaucoup plus brun que Léonardo DiCaprio) :

-正体字 / 正體字!!!! 正体字 / 正體字 ! Impossible de vous retranscrire ce qu’il a dit, chaque fois que mon mari parle de son boulot c’est du chinois pour moi tellement je ne comprends rien !

Je m’installe tranquillement, je sors de mon panier une nappe à carreaux rouge et blanche, ainsi que des assiettes en plastique en porcelaine bleue. Je lui tapote l’épaule et lui dis :

– Regarde chéri, ce que je t’ai amené pour le dej’ ! Viens, installe-toi, voyons, il faut que tu prennes des forces. Tu veux que je déplace tout par terre sous ton bureau, comme ça on peut faire un pique-nique sur la moquette ? Après je te ferai un petit message au cou. Oulalala comme il est tendu, Junes est là, voilà, c’est bien, mange.

Tout cela sous le regard ébahi de ses collègues qui sont morts de jalousie. Même Jean-Mi de la compta passera, et bavera rien que par l’odeur.

– Junes, Junes t’es là, tu m’écoutes ?

– Mais oui, je suis là ! Comme d’habitude ! Mais tu veux que je te dise, j’en ai ras la casquette, de t’écouter tous les soirs ! Est-ce que l’on m’écoute, moi ??? Parce qu’elles sont bien gentilles nos ancêtres, mais qui les aider, elles ? Comme si j’allais venir sur ton lieu de travail et t’apporter à manger et te faire des massages ! Et puis quoi encore ? C’est fini l’esclavage ! Tu m’entends? FINI !

– Mais je ne t’ai jamais demandé de m’apporter à manger le midi. En revanche, si l’idée te traverse l’esprit un jour et que ... Je plaisante, je plaisante, tout doux. J’ai juste besoin que tu sois à mon écoute, car en général, tu as une bonne analyse, et après je me sens mieux. En plus, je suis là pour toi, moi ! Et puis tu n’es jamais seule, car tu as un interlocuteur hors pair !

– Ah oui et qui ?

– Eh bien....D. himself !

– Ah ...

– Pipine, tu n’as pas à te lever tous les matins à l’aube, pour te saucissonner le bras et la tête avec des morceaux de cuir comme nous les hommes. Vous les femmes, vous êtes en permanence connectées en wifi avec D., alors viens pas te plaindre, et laisse-moi ME plaindre !

Et c’est ainsi que tout en continuant mon ménage de pessah, armée de mon balai, Micka me suivra dans toutes les pièces, me racontera encore et encore ses soucis, que je tâcherai de balayer par la force d’être une femme !

Alors mesdames, pendant la lecture de la hagada, et lorsque que l’on s’absentera trois-quarts d’heure minimum pour endormir nos enfants respectifs, on pourra penser à nos arrière-arrière-arrière (30 fois le « arrières ») grands-mères, qui étaient des coachs de vie pour que notre peuple reste tout simplement… en vie !

Gros bisous et bonnes fêtes

PS : Mon tome 2 est sortie depuis le 27 mars. Vous pouvez le commander sur Junesdavis.com Rubrique : L’Exode. Apparemment c’est super livre pour Pessah ( je dis ça, je dis rien) Je vous embrasse à Très vite !

La syndicaliste du Pessah!!!

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Mon livre dipo😃😃😃😃😃

Publié le par Junes Davis-Cohen

Hello à tous,

J'ai l'honneur de vous annoncer que mon premier roman :

" La vie dejantée de Junes Davis"

disponible sur junesdavis.com

Aller sur first book.

Hâte que vous le decouvrer!!!!!!!!!

Mon livre dipo�����

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Vdm réunion parent-élève

Publié le par Junes Davis-Cohen

Comme certains parents, j'ai la boule au ventre de me rendre à la réunion des parents-d'élèves dans l'école américaine de mes mouflets.
Si j'ai compris le mail du mois dernier, il fallait s'inscrire sur une appli de l'école et rentrer son nom pour avoir un numéro, comme à la sécu mais j'ai du oublier parce que quand j'arrive le matin de la réunion la bouche en coeur, je demande à la secrétaire :

-C’est à quelle heure la réunion?
-À quelle-heure vous vous êtes inscrite sur l’appli?
-Quelle appli?
-Oh God !!! C'est toujours pareil avec vous Madame Davis (???) Pointez-vous à 5:00 pm.
-Mais j'aurai tous les enfants avec moi??
-No comment!
J'arrive à 5 h 00 tiraillée par 6 bras qui réclament Bambas, Bisslis, bonbons, et qui hurlent:

-Je veux la maison, je veux la maison, je veux la ......( Par 400 fois au cas ou je serai dure de la feuille)

- Allez faites un beau dessin pour papa, prenez-moi moi ces ⚡️💥💥💣💣de feutres pendant que je parle au prof de votre frère.

J'atterris devant l'un des profs de mon fils qui me regarde d'un air misérable en me voyant débarqué avec mes Non-futurs prix d'excellence des beaux arts de New-York. Il essaye d'en placer une, mais fifille 2 a décidé de nous jouer le concerto de Mozard mais version Heavy metal.

Le prof lui tend son ipad où il a ses notes (C’est vraiment fini ?? Ça y est plus personne n'utilise de feuille ou de papier??) La petite connaisseuse de l'engin qui n'en ai pas à son premier apple se calme directe!
Alors de connivence et pour me le mettre dans ma poche, je lui fais le petit clin d'oeil à la Davis genre on se comprends!

Iil me fixe et me dit d'un ton très ferme ( et sans clin d'oeil! ) :
-Mes enfants ne regardent jamais l'ipad, c'est du poison pour le cerveau. Pouvons- nous revenir à Eytan???
- Euh... oui..... oui......oui

Bon.... bah y a plus qu'à dire à mon fils qu'il va devoir compter que sur ses notes et faire travailler son cerveau qui est déjà bien empoisonné sic le prof.

See you monday, guys!!!

Vdm réunion parent-élève
Vdm réunion parent-élève

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Juju la Tigresse

Publié le par Junes Davis-Cohen

Mardi dernier, Micka m’appelle pour me dire que nous avons un diner très important dans un restau avec des collègues, et me demande de m’habiller.

– Attention Junes, ce soir, c’est du sérieux.

– Pourquoi, d’habitude je m’habille pas sérieux ?

– On se comprend, tu mets pas toutes tes fanfreluches, tes trucs soi-disant « au top de la mode » alors qu’en fait c’est horrible, et surtout ne porte pas ta perruque blonde.

Ah oui, c’est vrai, encore cette histoire de blonde, qui a changé ma vie, ou plutôt qui a changé la vision des autres sur ma vie. Parce que récemment, j’ai accompagné une amie pour acheter une perruque dans le fin fond de New York (métro, train, taxi, chameaux et marche étaient au programme), et la boss du magasin de perruques est tellement bonne vendeuse, que non seulement elle a réussi a me vendre un truc dont je n’ai pas besoin, mais en plus, elle m’a fait croire que moi qui le châtain depuis 1981, ne me mettait pas du tout en valeur ! Le blond est « amazing » et qu’il fallait ABSOLUMENT que je reparte avec ! Comment j’ai pu me laisser embarquer là-dedans ? C’est sûrement dû au fait que la proprio de la boutique de cheveux ressemble à un top modèle évadé d’une page de Vogue, tellement elle est magnifique ! Elles sont fortes ces américaines. Quand tu achètes un de ses produits, à cette Gali’s wigs (qui n’a rien voir avec les ailes de poulets dits wings !), tu as cette drôle d’impression que tu rapportes un bout d’elle chez toi, alors qu’en fait…non. Alors me voilà en blonde platine à la Victoria Silvstedt*, mais version nain de jardin, et sans roue de la fortune, même si j’ai bien dépensé une fortune !

Bref, on arrive à la soirée (en perruque brune !), où je trouve déjà installés deux collègues (Fabrice et Jack). Tout le monde se tient sur le carreau, très sérieux, mais au bout de dix minutes, je demande à la ronde si on peut commander.

– On attend Marion, m’informe Fabrice.

– Shkoun Marion ? Euh… pardon c’est qui Marion ?

– Elle travaille avec nous, c’est une pro des chiffres, elle est super sympa, tu vas l’adorer, m’informe Jack.

Horrifiée, je demande discrétos à mon mari.

– Depuis quand y a des femmes qui bossent avec toi ?

– Bah, il y a plus de 1800 salariés, tu t’imagines bien que c’est mixte, non ?

– Mais enfin, tu ne m’a jamais dit que…

– Salut Marion, ça va ? Claquage de bisous pour chaque joue (sauf pour moi, mon parfum doit pas lui plaire !)

Oh God! Cette fille, c’est mon cauchemar vivant, depuis un moment la dragonne de jalousie qui sommeille en moi fait dodo dans le donjon de mon esprit, mais cette Marion toute en jambes l’a réveillée, et pas qu’un peu! La vingtaine et des petites poussières, grande, mince, la représentante suprême de la bobo chic parisienne, version rive gauche. Elle a plein de bracelets qui gigotent quand elle parle, elle a la voix grave, porte du Zadig et Voltaire (je suis sûre qu’elle n’a lu aucune des deux! ), Maje, Sandro, a des bottes Isabel Marant, mais elle a pas l’air marrante pour autant. Elle se pose à côté de la chaise de Fabrice, me jette un œil vite fait, et décide de m’ignorer.

Je me console en me disant qu'au moins on va pouvoir commander.

Et vas-y que ça parle à tous les hommes, et vas-y que ça connait tout sur tout le monde et ce n’est qu’au bout d’un moment qu’elle daigne m’adresser la parole d’un air très hautain avec son visage mutin (moi, aussi je veux un visage mutin !!!) et me demande :

– C’est toi la femme de Micka?

– Oui, c’est moi, et pour joindre l’info en image, je tiens la main de mon homme avec les doigts entremêlés (mais qu’est ce qui m’arrive ? Jamais je ne tiens les doigts entremêlés, ça me donne chaud, et ça me fait suer des mains.)

Elle se penche vers moi, et me dit :

– J’adore ton mari, on rigole trop ensemble. En réunion, il fait des blagues tordantes. Je l’apprécie beaucoup, mais c’est marrant, je ne t’imaginais pas comme ça.

C’est bon, le dragon qui est en moi est au top de sa forme. Je vais lui planter ma fourchette, mais j’hésite entre le cœur et la main. Mon D. quelle honte, calmons-nous ! Mais elle enchaine avec the question :

– Et sinon, tu fais quoi dans la vie ?

– Je m’occupe de mes enfants, mais il m’arrive de m’assoir et d’écrire, d’ailleurs à ce propos… mais elle ne m’écoute pas, et me balance le regard que je ne connais que trop bien :

Greluche-nunuche-mère-dans-un-foyer qui ne fait rien de sa vie !

– et sinon tu t’ennuies pas toute la journée quand tes enfants sont à l’école ? Bien fort au cas où mon mari n’aurait pas entendu !

Je n’ai même pas le temps de répondre, que Marion tourne la tête et rigole à gorge d’employée/déployée aux blagues de Micka. Elle n’arrête pas de me dire qu’elle adoooooore mon mari, et s’excuse au bout de cinq minutes car princesse Saleté doit aller à la salle de bain.

Et là je me mets en mode pétage de plombs interne : je veux la poursuivre, la ligoter au radiateur des toilettes, lui enlever ses fringues, et découvrir avec un bonheur sadique, qu’elle porte une gaine couleur chair, et qu’elle a un trou dans ses collants Tati (fausse bobo de mes deux, démasquée va). Je lui passerai la tête sous l’eau, et comme tout le monde, elle aura le cheveu fou et épais. Je lui crierai comme une possédée :

– On adore le mari de qui, maintenant ? Répète saloperie, sinon je ne te rends pas ta gaine.

Mais Marion revient, et me tire de mon fantasme tout droit sorti du monde de Juju la tigresse. Fabrice est en train de nous annoncer que sa femme attend un bébé pour juillet. Tout le monde le félicite, et l’autre collègue, qui bave devant Marion, lui demande si elle veut des enfants (il se renseigne avant de lui demander sa main que je trancherai bientôt), mais Marion déclare :

– Les enfants, c’est pas avant 35 ans, quand je serai vieille.

– Oh c’est rigolo, dans 3 mois je vais les avoir…

– C’est ce que je dis, quand je serai vieille. Mais Micka m’a dit que vous avez un enfant de 9 ans, non? Je croyais que t’avais plus.

C’est bon, je retourne dans mon monde pour continuer le massacre, qu’on la finisse une bonne fois pour toutes. Elle repart pour être au cœur de toutes les attentions.

Je me dis que je suis finie, que l’image de la femme mariée rangée avec des enfants, de presque 35 ans, n’intéresse plus les femmes célib, c’est comme ça, il faut que je l’accepte, et je replonge dans mes haricots verts (bah oui, parce qu’en plus, quand tu avances dans l’âge, t’as même plus le droit de prendre des féculents le soir, c’est pas juste !). Au bout de dix minutes où la conversation devenait morne, Jack me demande où ça en est mon livre. Mon mari tout gêné me donne un coup de pied sous la table, il n’aime pas que je parle (trop) de moi devant les collègues, mais Jack est sur sa lancée :

– C’est bien la vie déchaînée d’une mère…

Mais Fabrice l’interrompt :

– Non, c’est la vie déjantée d’une mère juive.

Et contre toute attente, je vois le visage de Marion s’éclairer :

– Attends, c’est toi Junes Davis ?

Re-coup de pied de mon mari (faut qu’on trouve un autre truc, parce que je commence à avoir mal au tibia moi, à force de me faire frapper)

– Allez, ma chérie, on va y aller, mais j’entends le collègue dire à Marion.

– Oui, c’est Junes Davis ! Tu n’avais pas fait le lien avec Micka ?

Et enfin, enfin, Mademoiselle Marion me court après pour me parler, et me dire qu’elle adorerait être comme moi quand elle sera plus grande, mais impossible de répondre, et d’avoir accès à une fourchette, parce que je suis entraînée par mon homme dans un taxi jaune.

Sur le chemin du retour, c’est là que la deuxième partie de soirée commence pour Micka et moi avec l’interrogatoire du mossad…

– Alors comme ça, on fait des blagues en réunion à des jeunes collègues ?

– Roooo, tu commences pas !

– Et toi, ça te plairait si je te disais que je fais des blagues avec mon éditeur ? J’aurais du mettre ma perruque Barbie, faut vraiment que j’arrête de t’écouter… et puis d’abord, pourquoi j’ai pas le droit de parler de mon livre ? Tu as honte de moi, c’est ça…

Etc.

Je vous souhaite une excellente semaine, et que vous soyez gonflé mais pas gonflante de confiance en vous 😉😉💋💋

* Anecdote à propos de Victoria S. et moi : lorsque j’habitais à Genève, je suis allée chercher mon fils qui avait une "play-date" chez un copain. En montant les escaliers, je croise la Victoria, et en ouvrant la porte et ma bouche, je dis à la mère que je viens de voir l’ovni blond, elle est trop belle, mais elle a l’air stupide, non ?

– Ah, tu trouves ?

– Oui, mais sûrement que je me trompe.

– C’est la copine de mon grand frère, en fait elle est hyper sympa et très intelligente.

-Ah désolée....Ethan on va y aller mon fils et euh......copine aurais-tu une pelle pour que je m’enterre steuplait? Non. Un sac alors pour que je m’étouffe?

xoxo J.D.

Juju la Tigresse
Juju la Tigresse

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Les 10 pensées positives à avoir en tête

Publié le par Junes Davis-Cohen

1) "N'attendez pas le moment parfait, prenez un moment et faites en sorte qu'il le soit". Zoey Sayward.

Bien dit Zoey, je tâcherai de m'en rapeler quand je laverai mes marmites ✌️✌!!

2) "Il n'y a que deux façons de vivre sa vie. L'une en faisant comme si rien n'était un miracle. L'autre en faisant comme si tout était un miracle". Albert Einstein. Il est fort ce Einstein 💪💪💪!!!

3) "Vivez content, vous vivrez en roi". Proverbe oriental.

Y a le palais qui va avec😜😜😜!!!!

4) "Tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n'abandonne jamais". Xavier Dolan.

Ça c'est bien vrai Xavier 😉!

5) "L'échec est seulement l'opportunité de recommencer d'une façon plus intelligente". Henry Ford. Je vais l'imprimer sur un t-shirt au cas ou je me plante encore 😎!

6) "Là où se trouve une volonté, il existe un chemin". Winston Churchill.

Vaudrai mieux quand même prendre le bon mais merci Wiwi 😄😄!

7) "Tout changement est difficile au début, compliqué au milieu et magnifique à la fin". Robin Sharma.

C'est pareil pour les couples Robin? Allez rassurez-moi 🤓🤓!

8) "Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on aurait pu être". George Eliot.

J'ai toujours voulu être danseuse étoile mais à 5 ans on m'a dit que c'était trop tard. J'ai 30 de plus, je peux la retenter😬?

9) "La vie devient une chose délicieuse, aussitôt qu'on décide de ne plus la prendre au sérieux". Henry de Montherlant.

Alors arretons de se prendre la tête enfin, c'est tellement facile, voyons😋😋😋😋!

10) "J'ai appris que l'on pouvait presque toujours voir le bon côté des choses, pourvu que l'on prenne la décision de le faire". Lucy Maud Montgomery.

Si tu le dit Lucy 😇😇!!

Gros bisous 😚😚😚😚😚

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Chronique collect « or » !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Chers lecteurs de Junes Davis,

Le mois dernier, vous avez été plus de 15 000 à me lire. Je voulais vous remercier pour votre fidélité et de tout l’amour que vous m’apportez au quotidien, alors je vous ai écrit cette chronique collect « or », car c’est une pépite dans le far west du web.

Voici le top five des courriers les plus crazy que j’ai reçus depuis la création de :

« La vie déjantée d’une mère juive à New York ».

Attention, à vos calèches, ça va fouetter !

On commence avec le top one :

1) 8:12 am : Je suis dans le lobby, avec cartables, poussette, fin du petit dej’ dans chaque main. Je dois gérer les émotions de chacun comme je peux (mal au ventre, pipi, devoirs oubliés, sac qui se verse par terre, bonnets tous aussi par terre, et j’en passe...). Vu l’ambiance générale, et le retard certain qui se profile, je me dis : fais péter le phone pour appeler un taxi, mais en glissant mon doigt sur l’écran, je lis :

MESSAGE URGENT !

Oh my God, qu’est qui se passe ? Mon cœur cogne de stress :

– Bonjour Junes, je suis au Starbucks, et je ne sais pas quoi prendre comme boisson. Pourrais-tu me conseiller ?

Bon bah, je vais répondre dès que mon cœur reprendra un rythme cardiaque normal, et que je finis mon boulot de maman du matin. Ce n’est que 20 minutes plus tard que je peux répondre. Parce qu’une fois que j’ai déposé les petits, j’ai l’impression d’être passée sous un train. J’ai besoin de 10 minutes de récupération mentale comme les grands sportif. Une fois assise sur un banc, je me pose pour envoyer la réponse du « message » urgent, mais comme suite j’ai :

– Franchement Junes, je trouve que tu as pris la grosse tête (mais non, elle n’a pas changé de taille, je t’assure !). Je suis furieuse que tu ne m’aies pas répondu, j’ai du choisir un truc qui au final avait très mauvais goût. Merci ! Vraiment, merci beaucoup !

– Euh… désolée.

Number two :

2) – Je suis à Brooklyn, pourriez-vous m’envoyer un plan du métro pour rentrer sur Manhattan, ou m’envoyer un chauffeur me chercher.

– …

Number three

3) – Hé (véridique le hé !) c’est bien toi qui écrit ta vie sur internet et qui habite à New York ?

– Oui à peu près! (écrit comme ça, c’est vachement moins glamour quand même !)

– Je veux la liste de tous les hôtels, les restaurants, les coiffeurs, les manucures, les starbucks, et les boutiques Ralph Lauren. Ah oui, j’oubliais, t’as une nounou à me donner ? Genre la tienne, parce que j’ai lu que tu en avais une, mais t’inquiète pas, c’est que pour une semaine, je te la rends après.

– Je peux vous répondre en plusieurs fois, sur plusieurs jours, sur plusieurs mois…?

Number four: Celui-là c’est mon préféré :

2:05 du matin :

– Bonjour Junes chérie, (on se connaît ?) je viens de passer une soirée arrosée avec mes potes, je voulais vous écrire depuis longtemps mais par manque de courage, je n’ai jamais osé. Je suis trop timide, mais ce soir je me lance :

Je vous aime. (Avec pleins de cœurs)

3:17am :

– Junes, veux-tu m’épouser ?

4:56am :

– Junes, pourquoi tu me réponds pas ? (Peut-être que je dors ?). Demande moi ce que tu veux, je te l’achète de suite. (C’est bon à savoir, valable jusqu’à quand ?).

8:19am:

– Bonjour Madame Davis, (c’est plus Junes maintenant ?) pardonnez-moi pour cette nuit. J’étais complètement ivre. Pouvons-nous oublier cet incident ?

– Bien sûr, c’est comme si c’était fait, hop, en un clic, tout est effacé. La magie d’internet ! Oh, je ne peux plus répondre, il m’a bloquée. Un jour, on veut vous épouser, et le lendemain, vous n’êtes plus rien. C’est ça aussi la re-magie d’internet !

Number five :

5) – Hello Junes, mon mari est parti depuis 1 heure, je suis paniquée, que me conseillez-vous de faire ?

– Avez-vous appelé sur son portable ?

– Non.

– Ah…

– C’est bon, il est rentré. Merci beaucoup.

– Mais de rien.

– Désolée de t’avoir dérangée.

– Y a pas de mal.

J’espère encore recevoir tout plein de messages, encore et encore (mais promis, je les garde pour moi). C’est avec un bonheur infini que j’y réponds, car j’ai l’impression que nous sommes tous pour un, et un pour tous !

Je vous embrasse, et vous retrouve lundi pour lever le voile sur l’un de mes bien gros et honteux défauts : ma jalousie…Chabbat chalom.

Chronique collect « or » !
Chronique collect « or » !
Chronique collect « or » !

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Une maman buissonnière

Publié le par Junes Davis-Cohen

Après un weekend particulièrement chargé en travaux d’intérêt ménager sans me ménager, moi (merci Pâques/Pessa’h qui avance à grand pas), j’étais bien décidée dès lundi matin, à me faire pour une fois une journée de maman buissonnière.

Le principe de base est le même que pour l’école sauf qu’à l’époque, je pouvais encore m’échapper des cours de français en toute impunité, pour filer au ciné sans me faire pincer. Mais là, je dois la jouer fine, pour avoir le droit d’oublier pour quelques heures mes responsabilités de mam’ et de femme !

Ma décision est prise : je serai l’escargot de New York, la tortue de Manhattan et la larve humaine de mon building !

En général, je me lève tous les matins à six heures tapantes sans rien taper, enfin non ce n'est pas vrai, parfois je tabasse mon réveil.

J’aime bien être au taquet, quand la marmaille se réveille. Mais ce matin, c’est no way ! Au diable la sonnerie stridente de mon téléphone, et vive les réveils en douceur comme la pub du lait Ricoré ! Mais hélas, parfois j’oublie que je ne vis pas seule, Micka Davis himself me réveillera à coup de coussins :

– Hé madame, lèves-toi ! Il est super tard.

– Hello ça va ? On fait une bataille de polochon ?

– Allez, bouge-toi ! Va à la salle de bain, ou nous allons tous être en retard !

Donc, n’ayant pas le choix, je me traîne hors du lit. Je décide de prendre ma douche, et mon temps pour faire ma Céline Dion.

Pour faire « ma Céline Dion » il vous faut :

– Une brosse à dent. Si vous n’en n’avez pas, vous pouvez utiliser comme substitut, une brosse à cheveux. Si vous n’en n’avez pas non plus, il faut vraiment vous reprendre en main !

– Choisir sur youtube ou sur votre playlist une chanson que vous aimez et que vous connaissez par cœur.

– Fermer les yeux.

– Mettre sa brosse comme un micro.

– Imaginer que vous êtes à l’Olympia ou au Casino de Paris et que la salle est noire de monde. Les projecteurs sont braqués sur vous et vous vous époumonez sans le son en faisant la réplique des mimiques de Céline Dion, en pointant le doigt vers la foule.

(La pauvre, j’ai eu trop de peine pour René. Vous pensez qu’elle va se remarier ? Remarque y a pas de raison, après tous les travaux qu’il y a eu, ce serait du gâchis que personne n’en profite ! Mais avec trois gosses, c’est chaud ! ).

Plus vous chantez devant la glace, et plus la foule est en délire. Tout le monde se lève de son siège et vous applaudit comme des fous. La salle est en transe, mais la salle de bain tremble aussi. C’est en réalité Micka qui tape très fort sur la porte de la salle de bain, qui couvre les bruits de la foule, et qui hurle :

– Dépêche-toi de sortir, j’ai des choses à te donner pour la journée.

Et je sors sous la contrainte.

– Ça va, ça va, c’est bon. Si on a même plus le droit de finir sa prestation correctement devant les gens. Ils ont payé leur place quand même !

– Tu sais Junes, parfois, je te jure, tu me fais peur. Bon, il faut absolument mettre mes chemises au pressing et j’ai besoin que tu postes ce courrier ce matin, c’est très urgent ! Junes, tu m’écoutes ?

– Mais oui, je t’écoute. (en fait, non, pas du tout, je pense à toutes les choses que je ne vais pas faire aujourd’hui, et rien qu’à la perspective d’être fainéante, ça me rend toute contente).

– Bon j’y vais, et n’oublie pas mes chemises et la poste ! OK ?

– Mais oui, OK. Détends-toi.

Pour pouvoir planifier ma journée en toute sérénité, sur le chemin de l’école, je demande 200 fois à chacun de mes enfants si ils vont bien :

– Vous n’êtes pas malades grâce à D. ? Pas de fièvre ? Pas de toux ? Pas de bobos ?

– Maintenant que tu m’y fais penser, je crois que je commence à avoir mal au ventre.

Oh boy ! Qu’est-ce qui m’a pris de poser la question à mon fils! Il faut savoir que celui-là peut viser une carrière internationale de futur hypocondriaque/mytho aigü. Il pourrait donner des conférences à travers le monde, avec pour intitulé :

« Comment simuler un mal de tête ? Comment faire tourner sa mère et l’infirmière de l’école en bourrique ? Les 456 façons de rater l’école avec une fausse fièvre. » Par Ethan Davis, expert en comédie. N’hésitez pas à réserver. Places limitées.

Donc une fois que j’ai validé que tout le monde est à son poste, ma journée buissonnière peut enfin commencer.

Première chose : rentrer chez soi, s’affaler sur le canapé, et mettre les pieds en éventail (cette expression est ridicule, non mais c’est vrai, personne n’utilise ses pieds pour faire du vent !).

Je regarde de loin la pile de chemises et l’enveloppe qui me fixent, avec une très légère pointe de culpabilité, mais après 3 secondes, je vais dans la cuisine pour réunir mes amis sur un plateau, qui vont m’accompagner pour ces quelques heures de folie : pop-corn, bols de céréales, Nutella, cuillère (indispensable, la cuillère !) tout ce que je trouve au dessus de 349 calories est dans mon panier, allez hop, aujourd’hui c’est festival, les portes ouvertes du kif.

Juste avant de m’installer devant mon ordi pour regarder mes séries, je mets mon phone sur silencieux, mais ma copine Liliane m’appelle au même moment. En entendant son « allô », je lui dis que je l’entends en écho.

– T’es où là ? Aux toilettes ? (Je supporte pas quand les gens m’appellent depuis leur salle de bain, j’ai l’impression d’être trop proche d’eux, mais pas de la bonne manière).

– Mais arrête, c’est pas parce que je l’ai fait une fois avec toi que ça y est, cela devient une habitude. Je suis dans le lobby de chez moi. J’ai pris la nounou 1 heure ce matin, pour aller chez le docteur, mais comme je reviens quinze minutes avant l’horaire prévu, je traine en bas. Je gratte du temps avant de monter, car je sais ce qui m’attend avec les petits là-haut…

– Mais c’est génial, toi aussi tu fais ta maman buissonnière ?

– Carrément ma Junes.

– Ça te dit de venir boire un thé ?

– Faut voir, mais tu n’as pas un truc plus fort ? Je vois avec la nounou si elle peut rester, et si c’est ok, j’arrive dans dix minutes. Je te laisse, il y a mon mari qui m’appelle.

(Règle numéro 78 du chalom bayit : toujours répondre à son mari lorsqu’il appelle. On base toutes les communications externes pour ne répondre qu’a l’élu de son cœur. Même si c’est René Angélil qui t’appelle du paradis. Perso, je n’ai jamais voulu savoir ce qui se passe en haut, tellement j’ai pas fini d’apprendre ce qu’il se passe en bas !)

Je me remets sur mon canapé comme un animal séché, et me dis que c’est cool si ma copine arrive, même si la maison est en folie, mais deux secondes plus tard, j’ai mon amie Barbara qui m’envoie un texto :

J’ai besoin de ton avis : pour montrer à mon mari que j’en ai marre d’être la seule à changer les couches de notre fils, j’ai décidé de repousser le moment, jusqu’à ce que l’odeur de la couche soit repoussante, pour lui montrer mon mécontentement. Qu’est ce t’en penses ?

– Tu veux venir boire un verre à la maison? Il y aura Liliane aussi, mais steuplait, tu changes ton fils avant, pour la bonne marche de mon établissement, d’accord ?

– OK, j’arrive.

Je passerai le reste de la journée avec mes copines en train de rire et de blablater sur le problème de Barbara, jusqu’à l’heure d’aller chercher les enfants. Ils seront super étonnés de retrouver la maison exactement comme ils l’avaient laissée le matin même mais à la différence qu’il y des tonnes de verres « de jus de pomme » qui sont posés sur la table. (En fait c’était du whisky, mais je voulais pas balancer les copines, et surtout j’ai balancé les fonds de verre).

Pour finir en beauté cette journée off, je commande chinois rien que pour avoir les mêmes boîtes que l’on voit dans les films américains quand il y a quelqu’un qui travaille tard dans les bureaux.

Le soir venu, après avoir couché les petits, et rangé vite fait la maison pour l’accueil de mon homme, Micka me demande comme phrase automatique :

– Salut, ça va ? Tu as eu le temps de faire ce que je t’ai demandé aujourd’hui ? En regardant les chemises toujours à la même place.

Aïe, je suis fichue, je vais devoir trouver un mytho, et vite, parce qu’en général, je fais deux cent mille choses à la fois, mais mon mari trouve toujours le moyen de pointer le doigt sur la moindre petite mission que je n’ai pas eu le temps de faire. Accompagnée de cette même phrase qui revient comme un boomerang dans tous les foyers :

– Mais enfin, je te demande juste une chose, UNE CHOSE, et toi tu n’es même pas capable de le faire. Je fais tout dans cette maison, TOUT!!!

Et il aurait raison au moins pour cette journée. Je décide de jouer la carte de l’honnêteté.

– Vois-tu mon cher, aujourd’hui, contrairement aux autres jours, je n’ai rien fait, absolument rien. Il y a des jours où une maman, et accessoirement un être humain, a besoin de se reposer. Le seul vrai moment de repos dont je dispose, c’est lorsque les enfants sont à l’école.

– Mais enfin, on va aller en vacances pour Pessar. (Je ne supporte pas quand il dit Pessar avec le « R » à la fin, j’ai envie de hurler Pessahhhhhhh avec le « HE » tous les franco-israelos seront d’accord avec moi !)

– Ah non ! Moi je te parle de vraies vacances, et non être le chameau de la famille, et faire croire que c’est que du bonheur d’être l’esclave 24h/24h. Donc non, je n’ai rien fait ! Tu as le droit de t’énerver. Je te donne même une carte cadeau de quinze minutes de vacheries et de fâcheries, lâche toi, c’est pour moi !

– Eh bien tu as bien fait !

– Comment ?

– Il n’ y a pas de problème. Ça arrive parfois, en plus, pour la poste, c’était pas si urgent. Et pour les chemises, au lieu de les mettre au pressing, tu m’en repasses une pour demain, d’accord? Et merci de m’avoir commandé à manger.

Je peux pas le croire, pas possible, comme quoi dans la vie, même les petits miracles existent.

Alors je déclare officiellement un jour buissonnier par mois pour toutes les mamans, (et les autres) où on lâche la pression. Rien que de la détente, du farniente, du repos, sans courir comme des folles pour mieux repartir dans sa vie. Ce jour là, il faudra rire, sourire, chanter et mettre tous ses soucis de côté rien que pour l’amour de la vie.

Je vous souhaite une très bonne semaine et vous retrouve mercredi pour une chronique collector!

PS : la légende thoraïque dit que le 1er jour de chaque mois ( rosh hodech) est le jour dédié à la femme. Alors pourquoi ne pas déclarer cette date comme point de chute mes amis ?

PS2:

Chère Madame Davis,

J’ai un enfant en bas âge qui ne va pas à l’école. Je n’ai pas de nounou ni de famille à côté, on fait comment pour s’échapper ?

Eh bien c’est très simple, soit on l’envoie par fedex à tata Davis qui se fera un plaisir de le garder soit on confie le kid à son époux/fiancé/mari/concubain ( rayer la mention inutile) le temps d'une soirée pour décompresser sans se presser.

Avec toutes mes amitiés

Une maman buissonnière
Une maman buissonnière

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