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Le chalom Bayit pour les nuls !

Publié le par Junes Davis-Cohen

À proprement parler, personne n’est totalement nul en chalom bayit, bien que parfois, il nous arrive à tous (moi, la première !) d’être à côté de nos plaques (de chabbat !). Alors avant de vous quitter, pour mieux vous retrouver à la rentrée, j’ai planché, pour qu’en mon absence sur le web, nos couples soient placés sous le signe du coton !

Du coton ? Oui, parfaitement ! Pour que nos foyers soient comme des cocons d’amour ! De ce fait, je vous ai réuni non pas les cinq farces et attrapes (car hélas, on à tendance à s’attraper très facilement avec son homme ou sa femme), mais plutôt les cinq trucs et astuces pour essayer de maintenir son navire familial à flot, et éviter les tempêtes.

Alors commençons avec le premier truc :

1) L’enrobage :

Lorsque l’on s’adresse à celui/celle qui partage sa vie, on enrobe toutes ses phrases de mots doux !

Avec comme contre exemple concret le couple 1 :

– Hé (pas bon le hé !), au lieu de ne rien faire sur le canapé, tu peux me charger mon iPhone ?

– T’abuses là, je viens à peine de m’assoir !

– Ouais c’est ça, arrête un peu, tu fais quoi toute la journée, à la maison ou au bureau ? Bouge-toi, et va me charger mon portable !

– Charge le toi même ton phone pourri !

– Tu m’agaces, c’est pas possible !

– Et toi, tu n’es qu’un…

Oula, oula, y a ma mère qui me lit peut-être, un peu de tenue. Allons voir le couple 2 :

– Chérie, mon cœur, excuse-moi de te déranger, tu viens juste de t’asseoir, mais est ce que tu peux me brancher mon iPhone, s’il te plait mon amour ?

– Avec plaisir, ma vie, tu veux que je te fasse un café/thé/chocolat, maintenant que je suis debout ?

– Oh non, surtout pas, je t’ai assez dérangée comme ça, allez viens my love, mon ange, mon sang, ma chair, mes ongles, etc.

Oui, c’est cul-cul la praline, oui, c’est niais, mais qu’est ce que ça fait du bien pour l’ambiance !

En plus, tout le monde a besoin d’enrobage, même les chocolats !

Et si on n’y arrive pas, on se concentre très fort sur les qualités de l’autre, comme l’autre jour où monsieur a monté tout seul cette lampe Ikea ! Même s’il n’y avait qu’une ampoule à mettre, le tout est de reconnaitre l’effort !

2) Une bonne odeur de bouffe : (THE conseil de grand-mère qui a fait ses preuves !)

Couple 1 : l’homme rentre après sa femme, il ouvre la porte avec ses clefs, ça sent rien, normal, on n’est pas dans une pâtisserie ! La table n’est pas forcément dressée, sa femme est occupée avec les gosses (ou autre). Pas grave, il va se réchauffer le cassoulet d’hier.

Couple 2 : Il y a une bonne odeur sur le palier, il sort ses clefs, mais préfère sonner, rien que pour le kiff de l’accueil « roi du Maroc ». Sa femme lui ouvre la porte, les enfants crient que papa est là… mmmm… ça sent une bonne odeur de plat dans le cou de Madame (et Lolita Lempicka, senteur de mes rêves depuis 1998). La table est un poil mise, le cassoulet d’hier est en train de mijoter, mmmmm que c’est bon d’être à la maison !

3) Soyons fou, soyons fun !

On sait que c’est duuuuur d’être parents, mais qui nous empêche d’en rire ?

Couple 1 : La petite dernière a écrit au feutre rouge sur le mur blanc !

Le mari hurle, que dis-je, gueule, parce que vu les cris, c’est un ours polaire qui n’est pas content, mais pas content du tout, et il le fait savoir à tout l’immeuble !

Couple 2: La petite a écrit sur le mur blanc au feutre rose (les enfants adorent les couleurs vives), le papa hurle, mais la mère arrive avec de la peinture blanche ou du tipex, au choix, et dit :

– Regarde, amour (en cas de tension, on enrobe à 1000 watts son conjoint, on met le paquet sur les mots doux !) Ma vie, je vais te montrer à quel point je suis aussi douée que notre artiste pour camoufler ses bêtises. Tu vas voir, ma mie, en deux deux, y aura plus rien. Pour fêter ça, on va faire péter le reste du Muscat que l’on n’a pas fini hier, quand on se consolait de la petite qui avait fait couler les deux litres d’huile sur notre couvre lit, tu te rappelles ?

(Note de Junes Davis : vous risquez fortement de devenir alcooliques avec cette méthode, mais si on voit le bon côté, vous serez deux à vous rendre aux réunions des Alcooliques Anonymes)

4) On se branche sur radio love ! MAMAN VA AU CINQ ! SAUTE CE PASSAGE POUR LA BONNE MARCHE DE NOTRE RELATION. MERCI !

Retour du Mikvé après douze jours d’abstinence (ça c’est pour les plus chanceux, parfois c’est plus !) Ce soir là, c’est censé être « les hauts de hurlevent » question romance, mais il arrive que parfois ce soit plutôt « les hauts de hurlements » !

Couple 1 : La femme rentre de son spa juif, il fait tout noir dans la maison, le mari est encore en train d’endormir le petit mouflet, qui fait de la résistance au sommeil. Elle va voir son homme tout doucement pour le prévenir qu’elle est là, mais pour réponse elle aura :

– Chuuuut, attend-moi dans le salon, j’arrive.

Après 43 minutes où la femme a eu le temps de moisir sur le canapé, la pauvre, s’est assoupie d’ennui. Le mari revient très fâché, la réveille, et lui reproche de ne pas l’avoir attendu :

– Laisse tomber Mauricette, demain on verra « tout ça ». Fais-moi plaisir, la prochaine fois, tu t’organises mieux pour le dodo. Je vais me coucher.

Couple 2 : La femme ouvre la porte, il fait tout noir, le mari endort le petit mouflet aussi relou que celui du couple 1. Le mari dit à son fils :

– Fiston, attends-moi, j’arrive tout de suite. L’homme (qui s’est brossé les dents, oui messieurs ! Y a pas de raison que l’on se récure jusqu’au nombril, et que vous n’assuriez pas le minimum syndical !!) couvre sa femme de bisous partout sur le visage (limite elle va mourir asphyxiée), lui passe la main dans les cheveux, et lui dit :

– Ma beauté, je suis tellement heureux de te retrouver. On t’a déjà dit que tu étais la plus belle femme de l’immeuble, du quartier, du pays, du monde ? Viens là que je te serre dans mes bras, tu m’as tellement manqué. Attends-moi sur le canapé, je finis d’endormir Noa, et je vais te montrer à quel point je t’aime. T’endors pas, je fais au plus vite.

Et oui, nous les femmes, nous aimons la tendresse, et on souhaite messieurs, que vous nous prouviez à quel point vous êtes exceptionnels, et pas seulement pour mettre une ampoule, euh…sorry, pour monter une lampe IKEA !

Maman, j’ai tout fait pour te prévenir qu’il ne fallait pas lire le 4, sache que je suis toujours ta petite fille qui t’aime.

Et la dernière astuce, la plus importante !

5) Prendre le temps de s’aimer !

Pour le dernier point, pas de couple 1, parce que je veux laisser la place au couple 2. Ils se sont donné rendez-vous pour s’aimer comme quand ils étaient fiancés. Ils sont en train de dîner, sous des lumières tamisées, les portables sont loin, leurs doigts sont entremêlés. Ils ont laissé les enfants chez les grands-parents/ nounou/ amis/ à la DASS (je déconne !). Ils planifient leurs prochaine escapade à moto, dos contre figure, rien que tous les deux, mais avant, ils ont prévu samedi soir de se faire un ciné-sushi/ DVD-pop corn/ transformer le salon en piste de slow/ faire une promenade à deux… La femme sort un petit mot qu’elle a écrit à son homme un peu plus tôt dans la journée, et lui, parle à sa femme du petit cadeau qu’il rêve de lui acheter quand ils auront plus de sous, mais elle s’en fout, car elle l’aime, et elle lui dit qu’elle remercie D. d’être mariée avec cet homme qui reste sa passion numéro 1 dans la vie, car l’amour se forge, se fortifie, se fructifie, avec les minutes qu’on lui consacre.

Alors avec de l’enrobage, de la bonne odeur, de l’amusement, de l’amour, et du temps, nous aurons certainement un chalom-bayit (entente conjugale) de folie jusqu’à avoir un avant goût du paradis sur terre…

Avec tout mon amour.

Junes Davis.

Je vous souhaite un très bel été mes amis. Sachez que je ne vais pas chômer (même si je vais surement rester chomer !), car je vais me consacrer à l’écriture de mon tome 2 de : La vie déjantée de Junes Davis : l’exode.

Je compte les jours qui nous séparent mes amis. I am counting the days until I see you again my friends !

Le chalom Bayit pour les nuls !
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Coup de foudre à l’école et crêpe marocaine

Publié le par Junes Davis-Cohen

La semaine dernière, nous nous sommes quittés sur une Alison qui me demandait de l’emmener faire les boutiques pour revoir son look, dans l’espoir de plaire secrètement à Jonas, israélien veuf, et papa de la petite Maya.

Je suis chez Saks, en compagnie de ma copine qui essaye une robe (immonde). Après quelques minutes en sa compagnie, je peux confirmer que cette maman est officiellement une vraie crêpe marocaine.

Qu’est ce qu’une crêpe marocaine ? C’est une personne qui est tellement gentille, qu’elle se laisse faire comme une crêpe dans une poêle. Tu la retournes dans tous les sens, et la seule chose qu’elle te répond, pas contrariante, c’est : « comme tu veux ».

Je l’écoute me parler de ses doutes, de ses craintes, concernant son manque de confiance en elle, et envers les hommes, mais surtout, elle me confie qu’un homme aussi « déclassé » que Jonas, ne la regardera jamais !

(Note de Junes Davis : mon amie américaine n’a absolument pas utilisé le mot « déclassé », mais comme c’est un mot tendance, je voulais absolument vous le placer depuis un bail. Ouf, je me sens mieux d’un coup !)

Je lui conseille d’essayer une très belle robe de soirée, qui mettra en valeur sa silhouette longiligne, et de réapprendre à avoir un minium de confiance en elle et envers les autres.

– Faire confiance, faire confiance, t’as vu l’autre fois, ce que ça a donné ? Je crois qu’elle est trop serrée.

– Mais non, elle te va très bien. Tu t’es plantée sur cet homme qui t’a plantée, le tout, c’est d’aller de l’avant, et vers Jonas. Ça fait neuf ans, girl, neuf ans, faut y aller maintenant ! Allez, on passe au maquillage !

– Comme tu veux, mais j’aime pas trop les trucs chimiques.

– Moi non plus, mais dans certains cas, crois-moi, les trucs chimiques, ça a du bon !

Et j’avais raison, Alison est bien plus mise en valeur avec ce coup de crayon qui souligne ses jolis yeux verts. Y a plus qu’à lui demander de retirer ses lunettes (affreuses), et d’effiler cette frange trop épaisse.

Après un tour chez le coiffeur, je laisse une Alison ravie et ravissante, et je peux tranquillement préparer ma fête pour enfants que j’ai prévue dimanche.

Mes chers lecteurs, il faut savoir qu’aux États-Unis, les anniversaires, ou les fêtes pour enfants, c’est pas de la rigolade. Il est très commun qu’au cours de ces après-midi, il y ait des animations en tout genre, telles que des châteaux gonflables, des stands de pop-corn, des barbes à papa, des magiciens, etc.

Contraste flagrant avec les anniv’s de mon enfance où ce jour-là, ma mère nous autorisait à inviter une ou deux copines à la maison, mes parents m’offraient un petit cadeau, et je rentrais chez ma mère, même si j’y étais déjà !

Un jour, en distribuant un carton (j’adore les invitation écrites à la main), un enfant m’a demandé quel thème était prévu pour le gâteau, et j’avais répondu :

– Euh… Chocolat…

– Non, non, pas le goût, le thème, ça va être quoi, ton gâteau ? Spiderman, Cars, Nemo…?

– Ce sera un simple gâteau au choco avec plein de paillettes.

– Je viens pas à ta fête, il est pourri ton gâteau !

Vexée, je lui avais dit :

– T’es plus invité ! Mais le petit (de quatre ans) était déjà parti. Ça m’avait tellement choquée, que j’en avais parlé pendant des semaines.

Ce qu’il y aussi d’incompréhensible, c’est que les amerloques ne peuvent pas faire une fête, sans commander des pizzas que l’on nomme : « la birthday pizza ». Un jour, poussée par ma curiosité, j’ai demandé au papa d’un copain de mon fils :

– Pourquoi de la pizza, c’est pas italien à la base ? Il m’a répondu, très sûr de lui :

– C’est la « best food ever » pour les kids.

C’est bon, le Docteur Jean-Michel Cohen a tiré sur la corde pour se pendre, il attendait que cette phrase pour le faire.

Mais revenons au jour de ma fête : je suis comme une cocotte-minute sous pression, tellement j’ai des tonnes de trucs à préparer. Je descends dans la salle de l’immeuble, que j’ai louée tout exprès pour l’occasion, et prépare mon buffet. J’accueille le monsieur qui va s’occuper de l’animation, avec au programme : magicien, confection de ballons en formes bizarres, maquillage…

Ça critique les américains, mais ça fait tout pareil, au final !

Je n’ai pas commandé la birthday pizza, puisque c’est une simple fête pour enfant, pas un anniversaire !

Mais ma parole, Junes Davis, tu aurais fait une résistante incroyable pendant la seconde guerre mondiale !

Une fois tout en place, je remonte prévenir ma babysitter qu’elle peut descendre avec mes enfants. Tout est prêt pour accueillir nos invités, et j’aperçois Alison, enfin je l’aperçois… comment faire autrement, on la repère à des kilomètres, vu qu’elle porte la robe de soirée que nous avons achetée ensemble… alors qu’il est 14h00 ! Mince, j’ai oublié de lui dire que c’était pas pour la journée. Je vais aller lui chercher une robe en haut, avant que Jonas arrive, mais comme un fait exprès, il est là à son tour, pour déposer sa fille. Bon, tant pis, en plus, je suis perturbée, parce qu’il y a des gens je n’ai pas conviés qui sont là, et qui me disent à tour de rôle, mazal tov !

– C’est cool que tu sois venu, mais pourquoi félicitations ?

Je n’aurai aucune réponse. Bizarre…

J’observe Jonas qui dit au revoir à sa fille, alors je le chope pour lui demander de rester un peu, pour profiter du buffet, mais il dit :

– Non, c’est bon, je vais pas déranger, mais son regard s’attarde sur ma babysitter Adi, aussi israélienne que lui, et il va la voir.

Mazette, je savais que j’avais fait une erreur en l’engageant, grande, mince, brune aux yeux verts, qui sort fraichement de l’armée (parfait pour mon fils !). Malgré mes craintes, (merci Jude Law) , d’avoir une petite bombe à la maison, mon mari m’avait rassurée, en me confiant que Adi pour lui est un bébé, et qu’il n’aime que les vraies femmes... comme moi !

Et vas-y que ça papote, et vas-y que ça rigole en hébreu. Faut se rendre à l’évidence, c’est fichu pour Alison, qui est assise comme une grand-mère sur une chaise. Je veux faire quelque chose, mais je vois débarquer six personnes, dont une dame en robe métallique argentée. C’est quoi cette embrouille ?

Je me dis qu’ils font erreur, mais ça installe des instruments, ça s’échauffe au micro, ça fait des pas de danse. Je vais les voir, et leur dis qu’ils se sont trompés de fête, mais ils ignorent mes protestations. Ensuite, je vois d’autres gens qui arrivent, et installent un autre buffet que le mien, alors là, ça en est trop ! NE TOUCHEZ PAS MES QUICHES ! J’entends que ça pouffe de rire derrière mon dos, et j’entends au micro :

– On souhaite un grand mazal tov/félicitations à Micka et Junes, pour leur anniversaire de mariage, lilililili !

Je regarde mon mari, et le reste des invités plié en deux, parce que j’ai officiellement deux de tension. Je n’avais pas compris que mon homme avait profité de cette fête pour la transformer en wedding anniversary de folie ! Je suis très émue par sa surprise, d’autant plus que la veille, Micka ne m’avait même pas dit bon anniversaire ! Tout le monde est hilare, vu la tête que je fais, tellement je suis sonnée.

C’est bien joli tout ça, mais Jonas est en train de danser avec ma babysitter, et ma crêpe marocaine est en train de se resservir une autre coupe de champagne que le traiteur a apporté. Pour interrompre ce flirt qui m’énerve, je demande à Adi d’aller surveiller les enfants. Et elle me demande comment je connais son cousin d’Ashkelon… Jonas !

– Jonas est ton cousin ?

– Mais oui, il m’a reconnue direct alors que la dernière fois qu’il m’a vue, j’avais douze ans. C’est fou non ?

– Ah oui, c’est fou ! Comme le monde est petit.

Fioufff, tout n’est pas perdu ! Je cours voir Alison, lui retire le verre des mains, et lui conseille d’aller voir le veuf. Elle proteste, elle a trop honte, car elle s’est rendue compte qu’elle était trop habillée pour l’occasion, alors je la monte à la maison, et lui prête une de mes robes. Elle se sent mieux, mais elle a peur de se faire jeter par Jojo, alors je décide franchement de m’en mêler. Je vais voir Jonas, et lui explique que je serai plus rassurée s’il ramène Ali et sa fille chez elles, parce que ma copine a trop bu. Et contre toute attente il me dit :

– Oui, sans problème.

(Plus tard, Alison m’en voudra de l’avoir fait passer pour une alcolo.)

La bonne nouvelle, c’est qu’une fois arrivés chez Alison, la petite Maya et Rachel ont demandé à leurs parents si elles pouvaient avoir une playdate improvisée (des rendez-vous pour jouer), de playdate en playdate, une visite en entrainant une autre, de diner en diner… Face à cette crêpe de gentillesse qu’est d’Alison, notre Jonas n’a pas pu résister bien longtemps à ce puit de douceur.

Et c’est ainsi que chaque fois que je les croise dans le lobby de l’école, main dans la main, comme le font les jeunes, et les moins jeunes amoureux, mon cœur se serre de bonheur. Quelle belle revanche sur ces destins écorchés par la vie, car même si hélas, nous sommes confrontés à des tragédies qui nous plongent dans une profonde tristesse, en voyant Jonas couver du regard notre maman, qui n’a plus du tout les yeux tristes, je me dis que les périodes noires ne sont en rien définies dans le temps, il faut juste du temps pour cicatriser ces blessures, et se donner la chance d’aimer à nouveau, même quand on n’y croit plus.

À mercredi pour une chronique de clôture de la saison 2 de «La vie déjantée d’une mère juive à New York City » avec le chalom bayit/l’entente conjugale pour les nuls.

PS: Je dédie cette chronique à la mémoire de Margaret Aflalo une grande dame de la cuisine qui nous as quittés la semaine dernière. Une femme exceptionnelle qui m’a personnellement toujours encouragée à continuer ma passion d’écrire des histoires. Je suis sûre que la haut, Madame Piroulie, vous les épatez avec toutes vos recettes aussi succulentes que merveilleuses comme vous le serez à jamais.

Coup de foudre à l’école et crêpe marocaine
Coup de foudre à l’école et crêpe marocaine
Coup de foudre à l’école et crêpe marocaine

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Coup de foudre à l’école : Chapitre 2

Publié le par Junes Davis-Cohen

Je suis en train de regarder la lettre de confirmation pour le gala annuel de l’école, et ma première pensée est :

– Oh non, pas ça ! Rien qu’à l’idée d’y aller, ça me fatigue la tête. L’année dernière, je m’y étais rendue, et entre les discours à rallonge, les tenues prout-prout, et les applaudissements à répétition, où en fin de soirée, tu as mal aux mains à force de te les frapper, non merci !

J’ai tous les arguments pour faire le gala buissonnière, et comme la place coûte un rein, je préfèrerais largement reverser mes sous aux assoces’ type : « Le cœur des mamans » ou « Makolev ». De plus, suis-je vraiment concernée par les saumons qui sont en voie d’extinction, pour cause d’ouverture massive de restaurants japonais ces dix dernières années ?

C’est triste, certes, mais que pouvons-nous faire ? On ne mange plus de sushis ?

Le soir, j’en parle à mon mari, qui me dit qu’il adore la cause, la faune, la flore, l’environnement, la voiture électrique, et que c’est vachement important (Leonardo Di Caprio, sort de ce corps, et va te marier steuplait !). Je dois pronto noter 2 dans l’espace réservé au nombre d’invités. Allez, motive-toi, ma grosse, c’est aussi ça, le mariage, se faire violence pour les kiffs de l’autre ! Je réserve online, et m’achète une robe online aussi ! (Maasser personnel, blague de relige, sorry !)

Le soir du gala, en me préparant, je suis à deux doigts de m’écrouler sur mon lit, puisque depuis deux semaines, je me lève à 5h du mat’ pour écrire jusqu’à 7h comme ma best ever écrivain au monde : Nicole de Buron.

On arrive à la soirée, il y a une énorme affiche de saumon à l’entrée. Mon D., je sens que je regrette mon lit. On prend notre petit papier avec nos noms dessus, et on se retrouve à une table avec des gens que je ne connais pas, mais par chance, je trouve la maman aux yeux tristes. Vu la tronche qu’elle tire, elle a l’air de s’être fait harponner par le monsieur à sa droite. Lui aussi a dû penser qu’il allait attraper un poisson, ce soir ! Pour venir à son secours, je décide d’aller papoter avec elle.

Je l’accoste, et lui demande si elle voit qui je suis, et sa réponse est comme d’habitude :

– Tu es la maman d’Ethan, c’est ça ? Excuse-moi, je ne t’avais pas reconnue.

(Mes amis, Junes Davis vous fait une révélation personnelle de son quotidien. PERSONNE, j’écris bien PERSONNE, ne me reconnait jamais. Après des années et des années de crampes de bonjour, j’en ai déduit que si ça se trouve, les gens pensent que je cache chez moi une collection de visages différents que je me greffe chaque matin avant de sortir ! Remarquez, ça peut être sympa comme idée, faut que je dépose le brevet !)

– Et toi, tu es la mom de Rachel.

– Oui, exactement.

On se met à parler du scandale de l’école : celui de la maîtresse anglaise que nos enfants avaient en début d’année. Miss Good s’est tirée deux mois après la rentrée (véridique), parce que elle s’est trouvée un nouveau boyfriend en Angleterre sur meetic.com. Elle a fait croire au directeur que sa mère était très malade, et qu’elle devait rentrer sur Londres, mais manque de bol, la cousine germaine de la maîtresse, qui travaille aussi à l’école, a balancé au directeur, que la mère de la maîtresse était décédée depuis plusieurs années (pas cool la couz’). La voix du directeur a fait trembler les tableaux noirs de l’école, quand il a appris le mensonge de Miss Good, mais on souhaite beaucoup de bonheur à l’ex-maîtresse de nos enfants, tout de même !

On embraye sur la vie privée, et Alison me raconte qu’elle est divorcée.

Après de brillantes études d’avocate, Alison a intégré un super cabinet manhattanien. Elle est tombée sous le charme de l’un de ses clients, et quelques semaines plus tard, elle s’est retrouvée enceinte avant le mariage (roooooo la coquine !). L’homme qui avait planté sa graine en elle, avait eu l’élégance de l’épouser, mais une fois leur poupée arrivée, le gentleman l’a carrément plantée à la maternité en lui disant qu’il allait chercher la voiture pour les ramener à la maison, elle et le bébé, mais il n’est jamais revenu. (Choquée).

Ce n’est que cinq ans plus tard que « le père » s’est manifesté, réclamant son « droit parental » (je t’en foutrai moi, des droits parentaux !), et une bataille juridique cinglante a démarré entre les deux !

En entendant l’histoire terrible de ma nouvelle copine, je propose à Ali de se revoir, et de prendre un café avec elle dans la semaine, mais son regard s’arrête sur Jonas, qui est à la table d’à côté. C’est bizarre, il n’a pas la même tête, sans son phone greffé au cerveau. Alison me demande si je connais l’histoire dramatique de Jonas.

– Oui, il est veuf, mais… tu le trouves pas mal ?

Mon mari, qui était plongé dans une conversation avec un banquier sur sa gauche, se retourne d’un coup sec, et me dit :

– Qui est pas mal ? Alors voilà, je te laisse deux minutes discuter avec une maman, et toi, tout de suite, tu lui demandes si elle trouve quelqu’un à son goût ! Eh bien, c’est du propre, Junes ! On peut savoir de qui tu parles ?

– Du papa de Maya, à ta droite, mais te retourne pas, il va griller qu’on parle de lui.

– Le veuf ?

– Toi aussi, tu connais l’histoire ?

– La maîtresse pas sympa de fifille 1 me l’a racontée l’autre fois.

Elles ont vraiment que ça à faire, les maîtresses, je te jure… Mais Alison me demande si elle peut me poser une question.

Ah… j’ai toujours peur, quand on me demande si on peut me poser une question, parce qu’en général, c’est soit embarrassant, soit pas sympa, mais trop mouche-mouche (curieuse), je prends le risque :

– Oui, bien sûr !

– Est-ce que je peux venir avec toi faire les magasins ?

– Avec plaisir, mais pourquoi ?

– J’ai un anniversaire de mariage surprise, et j’aimerais être bien ce jour-là. Apparemment, il va y avoir du monde, et j’en ai marre de mon éternel legging, et de mes nike que je porte chaque weekend.

Dans ma tête, une chorale de gospel se lève, et entame en chœur : ALLELOUIA !!!!!!!! ALLELOUIA !!!!!!! ALLELOUIIIIIIIIIIA !!!!! Tout le monde tape des mains, les choristes sont en transe, la foule entame : oh happy day ! ooooh happy daaay !!! Ray Charles s’est ramené aussi pour l’occasion, il a retrouvé la vue, c’est un miracle, UN MIRACLE ! On brûle le legging sur un bûcher, on fait rôtir les nike, les gens sont en transe, et crient : au feu, au feu…

– Junes, Junes ?

– Oui, oui, désolée, avec plaisir, on va changer de garde robe ! C’est quand cet anniv’ ?

– Dimanche prochain.

– Alison, laisse moi te rendre une star ! Mais c’est marrant, la semaine prochaine, j’organise une fête avec toute la classe, dans la salle de mon immeuble. Tu viens, j’espère ?

Et nous voilà à prendre RV sur la cinquième avenue, la semaine prochaine, pour faire le tour des boutiques …

Je vous retrouve next week avec une suite so so romantic !

Si tu as aimé ma chronique, je pense que tu aimeras, le roman autour de Junes Davis sur junesdavis.com rubrique first book. 😎

Coup de foudre à l’école : Chapitre 2
Coup de foudre à l’école : Chapitre 2
Coup de foudre à l’école : Chapitre 2

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La presse parle de mon livre, Youpi!! 😎😎

Publié le par Junes Davis-Cohen

La presse parle de mon livre, Youpi!! ��

La presse parle de : « La vie déjantée de Junes Davis " alors juste merci à Nouvelle magasine.

La presse parle de mon livre, Youpi!! ��
La presse parle de mon livre, Youpi!! ��

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Les phrases trop bizarres des américains 🇺🇸🇺🇸

Publié le par Junes Davis-Cohen

Lorsque je suis arrivée aux États-Unis, je ne m’attendais pas à des expressions aussi bizarres de la bouche des américains. Au bout de la 330ème, je me suis amusée à les noter et les traduire. Ce qui donne des phrases totalement incompréhensibles pour nos esprits aiguisés/affutés/ extraordinaires de français (on se fait plaisir aujourd’hui !), alors en avant pour le top five des expressions trop chelous :

1) Quand tu croises quelqu’un dans la rue, et que tu lui demandes :

– Ça va ? How are you ?

L’américain te répond :

– So far, so good !

Traduction au sens littéral : « Jusque-là, tout va bien ! ». À chaque fois, j’ai une angoisse, parce que je me dis qu’à n’importe quel moment, il peut basculer, et changer d’humeur. Le chauffe pas Davis !

2) « You look so hot, girl ! »

Hein, tu as un look trop chaud, fille ? Mais, il est 9h00 du mat, et je porte des birkenstocks aux pieds, comment c’est possible ? En France, la personne qui te dit ça, direct tu lui mets un coup de Birken (stocks) ou de Birkin, non mais ! Ici, tu dis juste merci !

3) Lorsque dans l’ascenseur, tu partages le court trajet avec un américain, et tu lui demandes :

– Comment ça va aujourd’hui ? How are you, today ?

Et il te répond 99,9 pour cent du temps, même si le temps est pourri :

– Awesome / génial ! Alors que toi tu galères, t’as froid, t’as le nez tout rouge, et il coule en plus. Lui, quoi qu’il arrive, il est toujours « awesome ». Pour nous, français, c’est juste, INSUPPORTABLE ! ALLEZ, PLAINS TOI UN PEU, FAIS COMME NOUS !

4) Qu’ils t’arrêtent dans la rue pour te complimenter, en te crevant un tympan :

– OH MY GOOOOD ! I LOVE YOUR SHOES !

– Mais c’est des birkenstocks ! (C’était la même journée du « you look so hot ! »)

5) Quand tu croises des gens que tu connais (ou pas), et que du lundi au mardi tu demandes, histoire de parler :

– How was your weekend ? Qu’est-ce que t’as fait ce week-end ?

Et du jeudi au vendredi :

– What are your plans for the weekend ? C’est quoi tes plans pour le weekend ?

Le seul jour où t’es un peu paniquée avant de répondre, c’est le mercredi, parce que c’est au milieu de la semaine, et tu ne sais jamais quelle question poser.

Mais vraiment, la chose la plus incroyable chez les habitants du pays de l’oncle Samy, c’est qu’en cas de pépin dans la rue, (tu tombes par terre, ton sac se renverse, un enfant qui court près de la route, un homme t’embête…) l’américain a l’âme d’un héros, d’un GI, il est génétiquement programmé pour te sauver, il n’a peur de rien, tu peux être sûr qu’il va venir à ton secours. Comment je le sais ? Facile, tous les super-héros sont américains : Superman est américain, Batman est américain, Spiderman est américain etc.

Enfin bref, God Bless America, and ISRAEL of course !

À lundi mes amis, pour le chapitre 2 de notre saga de l’été, coup de foudre à l’école.

Junes Davis l’auteur de : « La vie déjantée de Junes Davis » sur junesdavis.com rubrique first book

Les phrases trop bizarres des américains ����

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Coup de foudre à l’école...

Publié le par Junes Davis-Cohen

Tout a commencé en début d’année, lorsque je me suis pointée dans le lobby de l’école de mes enfants, avec un peu d’avance. Les parents qui arrivent à la même heure que moi, se sont vite rendu compte à leur grand désespoir, qu’il n’y a pas de réseau wi-fi dans l’établissement scolaire. Mon D. quelle horreur, on peut même pas regarder nos smartphones tranquillou le loup, pour tuer le temps ! Seulement deux solutions s’offrent à nous :

Petit a) Être obligés de se parler.

Petit b) Se regarder comme des mam’s en frits !

Encore trop timide de mon anglais pour tchatcher avec mes collègues de bambins, je choisis le petit b). Et mon regard se pose sur la maman de la petite Rachel, qui est dans la même classe que mon fils, (Rachel, pas la maman). By the way, nos enfants se détestent cordialement, parce que les filles, c’est nul, et les garçons, des débiles. C’est trop chou dix ans quand même !

Alison de son prénom, doit faire au moins 1m60, donc vachement plus grande que moi ! Elle a les cheveux plats, l’air fatigué, et les yeux secs à force d’avoir trop pleuré dans sa vie. Ne me demandez pas comment je le sais, je le sens, c’est dans mon sang. Je crois que D. m’a dotée de ce truc bizarre qui analyse les gens en un coup d’œil mais sans leur foutre l’œil (vous commencez à me connaître, depuis le temps, vous savez que c’est pas mon genre!) ! Ainsi qu’une carte cadeau génétique, comme une mémoire qui sert à rien : je suis capable de débiter mot pour mot toutes les répliques de Chandler dans « Friends », même après quinze ans de diffusion, alors qu’il n’est pas rare que ce soit le trou noir pour composer mon code de carte bleue, devant le distributeur de billets. Allez comprendre !

Enfin bref, je surnomme aussitôt dans ma tête Alison « la maman aux yeux tristes », et je n’y pense plus.

Quelques semaines plus tard, je me retrouve à côté d’un monsieur qui tient dans sa main une trentaine de ballons avec écrit happy birthday. J’en déduis que c’est l’anniv’ de l’un de ses enfants (Bravo Einstein). À sa droite, se trouve la maman aux yeux tristes. Au même moment, une vague d’enfants arrivent, et nous sommes tous propulsés contre le mur par la masse des petits gueux. Et me voilà à trois centimètres d’Alison et du papa. Vu la proximité dans laquelle je me trouve, je peux entendre, hélas, toutes les saloperies qu’ils s’échangent entre eux, s’ils avaient des kalachnikovs à la place des yeux, ils se seraient éliminés mutuellement sans hésiter ! (C’est marrant cette facilité qu’on a à retenir les gros mots dans une langue étrangère !)

Heureusement que dès que la petite Rachel apparait, les hostilités sont mises de côté, pour laisser place à des sourires de façade. Ouf ! Comme quoi, l’être humain a des ressources insoupçonnables motivées par l’amour !

Mon fils apparait à son tour, puis mes filles. Sur le chemin de la maison je demande l’air de rien à Ethan, s’il a des infos concernant les parents de Rachel, à savoir s’ils sont divorcés ou pas, et depuis combien de temps (J’ai pas un tome 2 à écrire moi, au lieu de me renseigner sur la vie des autres, franchement ?), je lui demande de poser la question à sa coloc’ de classe :

– Je peux pas, je ne lui parle à celle-là !

– Pourquoi ?

– Je ne la supporte pas. C’est la peste de la classe. Elle pleure pour rien, elle croit toujours tout savoir, et à chaque fois qu’elle se recoiffe en classe, je me prends ses cheveux sur mon ipad, ce qui m’empêche de taper mes exercices, (oui, parce que c’est normal de faire quelques exercices sur l’ipad. Pourquoi perdre son temps à écrire avec ce truc en voie de disparition qui s’appelle comment déjà ? Ah oui … un stylo !). Je n’insiste pas, et oublie tout ça.

Un mois plus tard, mon fils vient me voir et me dit fièrement :

– Maman, je me suis renseigné pour toi.

– Ah super, t’as demandé si je peux venir faire un exposé sur la France ?

– Non, mais tu me charries ? Il est hors de question de se taper l’affiche avec nos baguettes. Tu te souviens que tu m’avais demandé il y a quelque temps de vérifier si les parents de Rachel étaient divorcés, eh bien tu avais raison maman. Mais je ne veux plus jamais te rendre ce genre de service. Je me suis fait déchirer.

– Par qui ?

– Ses copines, si tu savais comment elles sont folles. J’ai attendu la récréation, pour demander à Rachel si elle avait un taille-crayon à me prêter, elle était avec Sarah Silverman et Julie Averach (pourquoi les enfants appellent toujours leurs camarades avec le prénom plus le nom ?), et j’en ai profité pour lui dire :

– Ma mère m’a demandé de te demander si tes parents sont divorcés.

– Ah mais non, non ! Il ne fallait pas lui dire que ta mère t’a demandé. Quelle honte !

– Ah bon ? Je savais pas, en tout cas toutes ses copines m’ont hurlé dessus genre :

– Ça va pas de lui parler de ça ? Bien sûr qu’ils sont divorcés, regarde, la pauvre, tu lui fais de la peine.

– OK, OK, t’aurais pas une feuille à me prêter ? Et depuis combien de temps tes parents sont divorcés ?

– DÉGAGE ! VAS-T’EN !

– Je te jure maman, fallait voir comment elles m’ont crié dessus.

– Merci, et je suis désolée.

Donc j’avais raison, et je mets ça dans un coin de ma tête.

Le lendemain, vers 10h00, mon téléphone sonne et affiche le numéro de l’école, (je déteste quand l’école m’appelle, chaque fois j’ai mon cœur qui loupe un battement, le temps que je décroche). La nurse m’informe que je dois chercher fifille 1 qui a de la fièvre. En moins de 10 minutes, je me retrouve à l’infirmerie, et tombe sur le papa de la petite Maya. Il est venu chercher sa fille qui est elle aussi malade. À l’époque, il y’avait un virus relou de la grippe.

Alors là, ça devient intéressant, parce que Jonas ne me connait pas, mais il n’a aucune idée que toute l’école le connaît, ou plutôt connait son histoire.

Je l’ai su juste après la distribution des cadeaux de Hanouca aux maitresses de mes enfants (faut bien être lèche-cul, non ?), ces gentilles dames qui s’occupent, moitié de nos gosses, moitié des gossips, m’avaient toutes raconté la vie de cet israélien.

Cinq ans auparavant, Jonas avait émigré aux États-Unis parce que sa femme était décédée lors d’un attentat en Israël. Pour essayer d’avancer après ce grand malheur, il était venu avec sa petite fille à New York, pour lui offrir une vie loin des souvenirs douloureux.

Il est grand, brun, aux yeux noirs, toujours en train de parler à son phone en criant: ALLO, ALLO ! NOU ! Depuis le temps, il aurait du capter qu’à l’école, ça capte pas.

Parfois, quand je suis dans ce lobby de l’école, en m’énervant contre moi-même d’être toujours en avance (ce qui me donne pas mal de prises de tête, et de mal de tête avec mon homme, parce que lui qui arrive systématiquement en retard, me reproche de lui mettre trop de pression ! Non mais je rêve !), de mon poste d’observation, je regarde de loin la maman aux yeux tristes et le veuf au visage fermé, et je me dis souvent que c’est bien dommage, qu’ils ne parlent jamais !

Puis un jour, il y a eu le gala annuel de l’école…

La suite next week, mes amours !

Junes Davis auteur de : " La vie déjantée de elle-même" sur junesdavis.com rubrique First book. Une ré-édition est en préparation youhouuuu! Merci encore à vous tous de me suivre💖💖💖

Coup de foudre à l’école...
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Pourquoi c’est fun d’être tsniout en été ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Ça y est, l’été va bientôt pointer le bout de son nez, et j’ai déjà dû répondre 200 fois à la question à 1000 dollars (pas moins) :

– T’as pas chaud avec ta perruque et ta jupe longue ? Rien que je te vois, ma chérie, tu me donnes chaud !

– Est-ce que j’ai chaud ? Si tu me le demandes là, tout de suite, à l’instant T (comme tsniout !), alors oui, parce que je viens de courir après mes gosses qui faisaient de la trottinette, et à chaque feu rouge, j’ai hurlé comme l’exorciste : « STOOOOOP ! », alors oui, je crève de chaud !

Mais est-ce que la météo doit influencer ma façon de m’habiller ou mon humeur ? Euh… j’espère que non !

Alors m’est venue l’idée folle de combiner toutes les fois où je suis bien contente d’être tsniout :

1. Je fais grave des économies en autobronzant, puisque je ne m’en tartine que le visage et les mollets !

2. Plus besoin d’avoir des abdos en béton pour la plage, parce qu’ils sont bien planqués, sous le maillot de bain tsniout. Allez, je me fais plaisir avec ce sunday double chocolate chips ! Bien sûr que je veux de la chantilly en supplément, quelle question !

3. Je peux être incognito en changeant de style tous les jours : foulards, bérets, perruques, casquettes, personne ne me reconnait jamais, ce qui peut déboucher sur un emploi stable et bien payé, y a plus qu’à attendre que le F.B.I me repère pour me filer des missions de filature, le rêve !

4. Lors de mon shopping, je me focus sur les jupes et les robes, ce qui me fait gagner 50 pour cent de temps, temps que je récupère pour m’acheter des chaussures de folie !

5. Mon mari est 100 fois moins jaloux depuis que j’ai fait mon coming-out de religieuse, car avant, lorsque je sortais, ça commençait toujours par la même phrase :

– T’es sûre, tu vas sortir comme ça ?

– Bah, oui pourquoi ?

– Je sais pas, tu veux pas te couvrir un peu avec une veste, un gilet, un manteau, un drap ?

– Mais on est où ? En Afghanistan ? Tu te prends pour qui ? Mon père ? Je fais ce que je veux, quand je veux, et blablabla et blablabla…

Depuis, le sujet des fringues est « presque » un long fleuve tranquille ! Mais on se refait pas, alors j’ai le droit à :

– T’es sûre que tu veux mettre cette perruque blonde pour sortir ?

– Tu te prends pour qui ? Un styliste capillaire !

Alors à la question si j’ai chaud en été … Mmmmm je répondrais :

– Oui, comme tout le monde, mais l’essentiel c’est d’investir dans un bon déo ! Et en prime, on ôte de la bouche des gens : « Tu trouves pas que les religieux sont sales ? »

On l’a tous entendue cette rumeur, non ? Alors que si les gens savaient que selon la loi juive, il faut se laver les mains au moins 250 fois par jour minimum pour être au top, cela changerait quelques autocollants ! (D’ailleurs, à ce propos, je ne mets pas encore de collant en été).

Avant de vous quitter (mais pas pour longtemps rassurez-vous !), on en parle de ce mini-short culotte en jeans que j’ai vu sur le derrière de plein de filles dans la rue ? Perso, je viens de fêter mon anniv’, alors je dois me faire vieille, fripée, usée, old school, parce que j’ai dû louper le concept. Je dis ça, je dis rien.

Je vous embrasse mes chéris, bonnes fêtes de chavouot.

PS : je vous mets des photos de folie que j’ai trouvé en fouillant sur le web. Bisous.

Pourquoi c’est fun d’être tsniout en été ?
Pourquoi c’est fun d’être tsniout en été ?
Pourquoi c’est fun d’être tsniout en été ?
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La fête de fin d’année scolaire

Publié le par Junes Davis-Cohen

Lorsque je reçois un mail de l’école avec écrit « SAVE THE DATE » en gros et en gras, avec huit points d’exclamation, je me dis :

– C’est quoi encore cette affaire ? Cela doit être l’une des innombrables fêtes que l’école organise ! Non pas que je n’ai pas envie d’aller voir mes enfants sur scène, mais au bout de la dixième de l’année, le degré de motivation a nettement baissé !

En plus, je n’ai plus de crédit pour en zapper une, parce que la dernière fois, j’avais confondu Tuesday et Thursday, et ça a été le drame scolaire !

Je lis le mail, et découvre que c’est la fête de fin d’année. Quoi, déjà ? C’est passé drôlement vite, dit donc !

Le jour J, tous les parents ont rendez-vous dans la classe de leurs enfants. On arrive, on s’installe, les enfants sont très excités d’avoir leurs parents dans la même galère, pardon… dans le même environnement qu’eux ! Mon fils me montre un travail qu’il a fait, mais la maitresse nous interrompt pour me dire d’un air grave, qu’elle est désolée d’avoir appris qu’Ethan a un problème à la gorge extrêmement rare, qui l’empêche de chanter. Mon fils me pince le bras et me dit en français :

– Maman, fais style steuplait, je t’expliquerai. En tant que mère complice qui balance pas son fils, je m’entends dire :

– oui, c’est vraiment dommage !

Dès que sa prof s’éloigne, mon fiston me dit :

– Quand nous serons en bas, tu comprendras tout de suite pourquoi j’ai du inventer toute cette histoire.

Un peu énervée contre mon aîné qui me met souvent dans des situations similaires, je lui dit que j’en ai marre, et me demande de qui ça peut venir. C’est bizarre, je ne vois pas !

Ah mais si, peut-être Micka, parce que cela me rappelle la fois où nous étions invités à un dej’, et pour ne pas vexer la maitresse de maison qui avait fait de l’agneau, mon mari avait prétexté qu’il était végétarien. Ma copine déçue, était venue me demander pourquoi je ne lui avais pas dit que mon mari ne mangeait pas de viande !

– Euh… désolée, j’ai oublié. Au moment où je disais ça, j’avais l’image de mon homme dégustant un steak saignant la veille au soir !

C’est le moment de descendre pour le spectacle, y a du monde dans les escaliers, on entre dans le gymnase, et on découvre très peu de chaises pour beaucoup, beaucoup de parents.

Mazette ! J’ai l’impression de revivre la descente de l’autobus devant l’aéroport Ben Gourion à Tel-Aviv, où tout le monde court très vite pour tamponner son passeport en premier.

Les gens se poussent, moi y compris, pour poser leur popotin sur la première chaise venue !

Par manque de place, Ethan s’assoit sur mes genoux. Aouch, je sens le poids des années, au sens propre comme au sens figuré, mais ça fera l’affaire !

Il y a une très grande estrade montée pour l’occasion, des spots de lumière qui bougent dans tous les sens, un écran géant est installé, j’entends des essais de micro : one two, one two. J’ai l’impression d’être à un concert de Bruno Mars (il est cool, ce chanteur). Je demande discrètement à mon fils :

– Alors, c’est quoi, cette embrouille devant la maitresse ?

Et il me dit :

– Dans trois minutes, tu vas tout comprendre, patience !

Seul un projecteur est braqué sur la directrice, qui nous annonce de façon on ne peut plus théâtrale, qu’elle est fière de nous présenter la « White Spirit », la chorale de l’école.

Et mon fils pouffe de rire sur mes genoux !

– Qu’est-ce que tu as à rire ?

– Rien, rien… avec un regard de coquin.

Et hop, une vingtaine d’élèves prennent place sur l’estrade. Il n’y a pas un bruit dans la salle, et une paire de jumeaux à l’identique, s’approche du micro, ferme les yeux, le visage très concentré, et démarre.

Mon D., mon D., mon D., qu’est-ce que c’est que cette… catastrophe ? Je n’ai jamais entendu deux voix humaines chanter aussi faux. Mon fils s’est mis dans mon cou pour se cacher, tellement il rit, et me chuchote : tu vois pourquoi j’ai dit ça à Miss Bubbles ? J’avais pas du tout envie de m’associer à eux ! En pointant le doigt vers le « eux ».

Le duo musical est terrible, mais personne n’a l’air de s’en rendre compte. Tout le monde regarde la mère des twins toute émue, qui a mis ses mains sous son menton, elle regarde ses petits cannetons qui ne sont en rien des cantors ! Enfin, ils s’arrêtent, pour laisser les autres « spirits » chanter en chœur. Et c’est parti pour le défilé de voix de casserole, de flutes traversières qui te traversent les oreilles, (mais pourquoi l’école s’acharne avec cet instrument? Pourquoi ? ) Et ça dure, ça dure, ça n’en finit pas, au secours, je veux partir ! Mon fils prend carrément mon kit main libre de mon sac pour se l’enfoncer dans le tympan. Quelle bonne idée!

– Tu me files un écouteur, petit ?

– Non !

– Sympa !

– Bon d’accord !

Ouf, ça va mieux !

Autour de moi, les mamans sont en transe, les papas enregistrent les « performances » (perso, j’aurais tout brulé!). Une mère assise devant moi hurle « OOOOH MY GOSHHHH », j’ai compris que c’est son fils Josh qui chante, elle se lève pour applaudir, et pousse sa chaise avec enthousiasme avec son pied, on se la prend mon fils et moi dans les jambes. Bien fait ! Ça nous apprendra à rigoler !

Mon fils me fait des commentaires sur chaque « chanteur » qui s’égosille au micro. Vient le tour d’un garçon asiatique qui chante avec une kippa sur la tête plus grande que celle de mon père. Il doit avoir quinze ans, et Ethan me demande pourquoi je ne pose pas de questions sur Dylan.

– Parce que je m’en fous !

– Tout le monde à l’école connait son histoire. Viens, je te raconte. Ses parents sont arrivés à New York, il y a super super longtemps, genre 1992/93, ( D. merci, mon fils ne connait pas ma date d’anniv’, il m’aurait fichu en maison de retraite direct). Ils habitaient en Chine, et comme le papa de la maman de Dylan n’a pas voulu qu’elle devienne juive, elle s’est sauvée aux États-Unis avec le papa de Dylan pour se convertir, et ensemble, ils sont devenus juifs. Et puis un jour, on a vu dans le lobby de l’école, un vieux monsieur en fauteuil roulant attendre, et toute l’école a vu Dylan pleurer parce que c’était la première fois qu’il rencontrait son papi.

– Elle est hyper triste ton histoire !

– Tu sais maman, c’est pas vrai qu’en Chine ils ne mangent que du riz, Dylan, lui, adore la pizza ! Attends, je crois que c’est le tour d’Harrison.

AH ! Je savais bien que les amerloques n’allaient pas nous décevoir avec ce pseudo-spectacle. Le petit Harrison, Little angel (comme on le surnomme entre mams de la classe, parce que rien que tu entends sa voix, il te transporte au paradis), il est perché sur une espèce d’escabeau volant avec un micro accroché à sa bouche. À la première note vocale, tout le monde est en larmes (mais vraiment), je pleure, ma voisine pleure, les papas n’en mènent pas large. C’est bon, on a trouvé la nouvelle star de Glee, ou de the Voice. Il y a la petite Maya qui se joint à lui pour la fin, je vois bien que tout le monde veut l’étouffer la pauvre, mais c’est pas grave, little angel chante plus fort qu’elle, et ce moment est une réplique du jardin d’Eden, version musicale !

Mon fils me regarde, un poil jaloux, et me dit :

– C’est pas la peine de pleurer pour l’autre, avec sa voix débile, moi aussi je suis hyper fort en jeux vidéo !

– Mais oui, mon poussin, tu sais que maman t’aime, n’aie pas peur, tu seras toujours l’amour à maman (et voilà comment en une phrase, on façonne un futur séfarade de pure souche !) Au fait, tu pourras demander à la petite Maya où ça en est avec Alison ?

– Ah non ! Hors de question que tu m’envoies encore récolter des infos pour toi. Rappelle toi, la dernière fois, ce qu’il s’est passé.

Ah mais, c’est vrai, je ne vous ai pas encore raconté l’une des plus jolies histoires que j’ai vu naître sous mes yeux, quel dommage, tant pis, une prochaine fois. Je vous embrasse mes amis... mais j’y pense, pourquoi ne pas commencer à partir de lundi prochain, pour vous entrainer avec moi dans ce joli conte scolaire.

Alors sortez vos mouchoirs, et laisser vos cartables, notre saga de l’été commence dans sept jours !

Je vous embrasse très fort mes amis.

Hâte de vous écrire tout ceci.

Junes Davis auteur de : « La vie déjantée d’elle-même » disponible sur junesdavis.com

Rubrique first book.

La fête de fin d’année scolaire

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La folle histoire d’Adam et Eve ( article publié Roula magasine)

Publié le par Junes Davis-Cohen

Il y a fort fort longtemps, genre le premier jour de la création du monde, D. a décidé qu’il était temps de créer la terre. Alors Il a mis plein de couleurs et d’éléments, pour fabriquer son œuvre d’art : beaucoup de bleu, de marron, de blanc, d’étoiles, du ciel, du soleil et de la lune. On peut dire qu’Il a rondement bien mené son projet.

Arrivé au bout du 6ème jour, D. s’est dit :

– Il est temps de finir mon chef-d’œuvre, et de préparer mon monde à recevoir mon cadeau le plus précieux : ma Thora. Pour cela il va me falloir : les hommes. Allez, je me lance, je vais en créer un pour voir, à mon image, même si je suis inimaginable.

Ah, ça y est, il est prêt. Mais comment je vais l’appeler ? Pourquoi pas Adam, qui veut dire terre, ce sera en accord avec le reste de ma semaine (Note de l’auteur: j’ai moi-même utilisé le même prénom pour mon aîné, car suis-je mieux que D. lui-même, pour faire un meilleur choix ? Pas sûr, mieux valait la jouer secure).

La légende dit qu’Adam, à ses premières heures de vie, était mi-homme, mi-femme, voire androgyne, mais à mon humble avis, il y a eu un carnage social. Non mais c’est vrai quoi, vous imaginez deux personnes dans un même corps ? Impossible. Alors D., dans son génie infini, a décidé d’utiliser la côte d’Adam pour faire naître Eve/Hava, et en faire deux êtres bien à part.

D. a offert au couple de l’année : Le jardin d’Eden. (Enfin, de l’année, de l’année, ils étaient les seuls, en même temps). Il parait que c’était un endroit de folie, The place to be de l’an 0. On trouvait encore à cette époque : des fruits sans OGM ni antibiotiques, 100 pour cent biologiques. Le plus beau, c’est que tout était gratis, mais, (bah oui, il y a un mais forcement !) interdiction formelle de toucher à l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

D. s’adressa à Adam :

– Comme tu le sais, je suis le proprio de ces lieux. Remarque, de tous les lieux de ce monde (lol), mais pas que… Je sais tout, je vois tout, même ce que tu as dans le cœur. Alors, tu as le droit de te servir à ta guise des fruits de mon jardin, sauf le grand arbre là-bas. Oui, celui au milieu, voilà, c’est ça, c’est bien, mon petit Adam. Toi et ta femme, je vous interdis d’y toucher ou de goûter aux fruits, parce que vous pouvez en mourir.

– Ah carrément !

– Oui, carrément. Va voir Hava, et tu lui dis ce que je viens de te dire.

– OK. Ce qu’il fit.

Pendant quelques jours, Adam et Eve se promenaient, gambadaient, kiffaient leur vie. Pas de boulot, que de la glande, c’était le paradis ! Mais un jour, Hava papotait tranquillou avec le serpent (Normal !), et ce rampant a commencé à lui poser des questions sur ce fameux arbre interdit. Il a tellement piqué sa curiosité qu’elle a voulu y goûter. Après tout, on ne lui avait rien dit à elle directement, c’était son mari qui en avait reçu l’ordre (depuis, pour lutter contre la désinformation (ou la mauvaise foi), D. adressera directement la Thora à TOUTES les âmes juives).

Alors pour aller au bout du bout de l’expérience (t’as raison, ma belle, on ne vit qu’une fois), Hava a proposé très courageusement d’envoyer Adam au casse-pipe pour croquer ce fameux fruit de l’arbre interdit. (Pauvre Adam, il était pas dans l’histoire à la base !) Hava a pris sa voix la plus douce, et lui a dit :

– Vas-y, mon chéri, goûte cette figue, fais moi plaisir !

Alors Adam a écouté sa femme, mais ce fut la catastrophe. L’écaille d’ongles qui recouvraient le corps de notre couple de stars s’est envolée. Ils se sont retrouvés totalement nus, et avaient très honte de leur faute, alors ils se sont cachés derrière un arbuste, pensant semer D., mais ne serait-ce pas leur faute inavouée qu’ils fuyaient finalement ? Car D. les avait prévenus qu’il savait tout.

Le créateur s’adressa a eux très fâché (Je sens qu’ils vont prendre cher !) :

– Pourquoi vous cachez vous de moi ? Ne vous-ai je pas tout donné ? Vous m’avez terriblement trahi en goûtant ce fruit. Adam répondit pour sa défense :

– C’est la femme que tu m’as donné qui m’y a poussé ! (J’y crois pas, la balance !)

Ce à quoi Hava surenchérit, pour continuer comme son chéri :

– Ce n’est pas moi, c’est le serpent qui m’a harcelée jusqu’à ce que je cède. (Eh bien, ils ne sont pas mariés pour rien, ces deux-là !)

– Je n’ai pas d’autre choix que de vous chasser de mon merveilleux jardin. PARTEZ, ET NE REVENEZ PLUS ! Non, attendez, je suis tellement déçu, que vous méritez une bonne punition ! Toi, Adam, tu travailleras à la sueur de ton front, et toi, Hava, tu enfanteras dans la douleur (Oh purée, ça me rappelle mes accouchements. Si je la croise un jour, va falloir qu’on ait une petite conversation sur les conséquences de son acte, et croyez moi, ça va barder mesdames !)

Et c’est ainsi que débuta dans le Sefer Berechit la première histoire de la Thora, (très) revisitée par Junes Davis.

A très vite pour la suite, avec Noé et son arche…

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V.P.A ( Vraie.Preuve. d’Amour)

Publié le par Junes Davis-Cohen

Il y a un mois, sous une pluie battante, en bas de mon building, je lève la main pour héler un taxi. Je dois aller chercher mes enfants à l’école. Dans mon dos, j’entends une voix qui explique au phone, qu’elle aussi doit se rendre à la même adresse que moi, alors, spontanément, je me retourne, et propose à cette dame d’un âge mûr et certain, qui m’a l’air très très sympa, de partager mon taxi.

Mais pourquoi j’ai dit ça ? Pourquoi ? Depuis 2012, j’ai arrêté d’être spontanée !

Et j’avais raison ! Vous allez vous dire : « mais elle est dégueulasse la Junes ! ». Oui, enfin non, pas tant que ça, car depuis, tous les jours à 15h pétantes pour moi, mais pas pétantes pour elle, je dois attendre Barb dans "notre taxi". Ce qui me met souvent en retard pour aller chercher mes petits à l’école, alors que c’est mon angoisse numéro 1 sur l’échelle des angoisses.

Je les imagine sur un banc, toutes tristes en train de m'attendre. Je sais pas pourquoi, en plus y a pas de banc à l'école, enfin bref, passons !

J’ai bien essayé plusieurs fois de dire à La Barb' que je ne peux pas l'attendre comme ça, mais elle me gronde et me fait… un peu peur. En plus, elle ne me dit ni bonjour, ni au revoir !

Pourtant, hier après-midi avec quatre minutes de retard, alors que je bouillonnais d’impatience, je la vois monter dans la voiture, et me balancer un paquet sur mes genoux. Je suis surprise et lui demande ce que c’est.

Elle me répond :

– Bah, ouvre enfin!

Je défais le papier kraft, et découvre un assortiment de vernis O.P.I avec des couleurs de folie ! Je me rappelle qu’un jour, pour faire la conversation, je lui avais dit que j’adorais les couleurs qu’elle portait, et la voilà qui me les offre !

Ce geste me touche tellement, que je le qualifie direct dans la case V.P.A. de mon cerveau (Vraie Preuve D’amour !). Elle m’avoue que ces huit minutes partagées sont sa principale activité de la journée, et qu’en réalité, elle fait juste des allers/retours pour avoir de la compagnie.

Émue par ma voisine, je promets de venir tous les jours la voir pour papoter. Oh non, me revoilà encore à m’engager sans réfléchir !

Faut vraiment que j’arrête de faire ça, moi, c’est pas possible !

À lundi mes amis. Que les gestes d’amour et d’amitié soient les seuls que l’on retienne le soir avant de ce coucher.

V.P.A ( Vraie.Preuve. d’Amour)
V.P.A ( Vraie.Preuve. d’Amour)
V.P.A ( Vraie.Preuve. d’Amour)

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