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Recherche grands-parents désespérément

Publié le par Junes Davis-Cohen

Il est grand temps d’aborder un sujet délicat, voire carrément tabou, qui touche de plus en plus de personnes de mon entourage mais juste avant mes amis, je précise que je ne parle pas des mes parents, ni de mes beaux-parents ( no offence!!). Alors roulement de tambour, pour le thème d’aujourd’hui : Les nouveaux grands-parents ! Les N.G.P. comme j’aime les appeler !

Eh oui, c’est un fait, que l’image idyllique (et tellement fausse) des grands-parents s’éloigne chaque jour un peu plus de l’idée que nous nous faisons d’eux, et de leur rôle !

Depuis belle lurette, le tableau de la mamie en train de tricoter des vêtements pour bébé, sur une chaise à bascule, avec ses lunettes demi-lune, en attente d’une fournée de petits gâteaux qui cuisent dans le four, c’est FINI ! Que dis-je, a-t-elle seulement déjà existé ? Sûrement, mais de mémoire, même les personnes du 4ème âge ne collent plus avec cette légende urbaine (mais qui les fabrique je me le demande ?).

La mamie a troqué son tricotage pour du fricotage, quand elle n’est plus mariée (dans le meilleur des cas…), a remplacé ses lunettes demi-lune par des ray-ban-pilote ! Elle ne se bascule pas du tout sur une chaise, mais te bouscule dans les rues, car elle marche bien plus vite que toi ! Il faut se rendre à l’évidence, mes camarades, les mamies 2016 sont jeunes et dynamiques, et comptent bien le rester ! Ceci est merveilleux pour nous, leurs enfants, qui avons des enfants, car nos chers parents vont pouvoir nous donner un coup de main de temps en temps, et…

Attendez… qui sont ces gens qui pouffent de rire en lisant ma phrase ?

Ce sont les N.G.P bien sûr, mais qu’y a-t-il de si risible, mes vieux, euh… mes aïeux ?

Eh bien voilà, nous y sommes, le pourquoi de cette chronique : une bonne partie des N.G.P. n’a plus le temps, ou carrément plus envie de jouer les babys ponctuels, non, non et NON, ils veulent la liberté de KIFFER ! Au feu les responsabilités !

Evidemment, je ne mets pas tous les grands-parents dans le même panier (ça fait bizarre d’écrire cette phrase, t’imagines la métaphore !), il reste encore quelques G.P. sur le marché, dévoués et aimants avec leurs petits-enfants, même s’il faut se rendre à l’évidence que c’est une espèce en voix d’extinction.

Alors je lance la campagne : RECHERCHE GRANDS-PARENTS DÉSESPÉRÉMENT !

Mais avant de lancer les flyers, et d’alerter la presse, je me dois de vous donner quelques exemples concrets, sinon on va dire que la Junes fabule, et qu’elle bulle du cerveau, comme ma copine Audrey, jeune trentenaire qui bosse à plein temps. Maman de deux jeunes enfants, elle m’a appelé entre deux sanglots pour m’expliquer qu’elle était sidérée que sa propre mère (jeune soixantenaire à la retraite !) ait préféré boire un coup avec ses copines au café du coin, plutôt que de venir garder son petit dernier qui avait de la fièvre! Sa mère lui aurait répondu d’un ton on ne peut plus normal :

– Désolée chérie, impossible de te dépanner, j’ai promis ce verre aux copines ! Non, je ne peux pas après, j’ai prévu d’aller de faire mon cardio. Mais t’as pas une nounou ? Une baby ? Ton mari ? De toute façon, j’ai l’impression que tes gosses sont toujours malades, il a quoi cette fois ? De la fièvre, hooo ça va, moi, à mon époque, on faisait pas autant d’histoires pour une simple fièvre ! Un suppo dans le cul, et tu le fou à la crèche, basta ! Je te laisse, Nicole vient d’arriver !

Et bing, elle raccroche.

Audrey, totalement sonnée, n’a pas compris pourquoi sa propre mère n’a pas tout laissé tomber pour venir la secourir dans sa galère ! Du coup, poussée par la fatigue et les nerfs, elle a rappelé sa mère pour lui demander carrément pourquoi elle ne venait pas l’aider, et la réponse a été surprenante:

– Ma fille, j’ai déjà élevé mes propres enfants ! Je ne veux pas élever ceux des autres, il y a un temps pour tout ! Salut !

Oh my God ! Audrey et moi, on s’est demandé d’où sortait cette nouvelle phrase (du même type qui rédige les légendes urbaines surement !). Depuis quand une grand-mère préfère courir sur un tapis de courses plutôt que de courir après ses petits-enfants ?

D’ailleurs, j’ai remarqué que les mamies ne s’extasient plus vraiment devant le visage joufflu et tout rose de nos petits choux. Pire, elles émettent des critiques, genre, tu le nourris trop ce gosse, il va devenir gras (choquée !)

Sinon j'ai mon amie Chantal, qui rêvait de ce petit week-end aux Seychelles avec Steeve, son mari, pour fêter leurs cinq ans de mariage.

Courageusement, elle a tenté de demander à ses parents s’ils étaient dispo pour garder ses enfants, sachant pertinemment qu’avec leur emploi du temps, ça allait être mission impossible (j’aime plus du tout Tom Cruise, quel dommage, dans top gun, il était formidable !), mais prenant son courage à deux mains, et sa voix de petite fille (ça marche en général), elle a appelé son père, le cœur vaillant, pour lui demander :

– Tu veux qu’on te garde Sacha et Lila pour deux nuits ? Pas de problème, ma fille. Vois-ça avec ta mère, je crois que nous avons deux trois trucs de prévus.

– Allô Cha, ça va ? Bien sûr qu’on va te garder les petits, quelle date ? Le weekend du 12 ?

Attends, voyons voir… ah voilà, oups le 12, je me disais bien qu’on avait un truc. On part à Deauville avec des potes. (Des potes ?!)

– Le weekend du 24 alors ?

– Ah non, c’est pas possible, on organise l’enterrement de vie de jeune fille de Louise !

– Louise ?! Mais, elle a pas genre 65 ans ?

– Et alors, y a pas d’âge pour faire la fête !

– Sinon le premier weekend du mois d’après?

– Tu oublies qu’on part deux semaines en Guadeloupe pour décompresser.

Décompresser de quoi ? Chantal n’a absolument pas dit cela car elle a trop de respect pour ses parents, mais moi je peux l’écrire pour elle, hihihihi, car ses parents sont toujours en vacances ! Mais mon amie a insisté !

– Et à votre retour ?

– On enchaine avec le mariage de la fille de trucmuche, et ton père s’est inscrit à un séminaire « pour vivre une retraite épanouie » !

– Bon, laisse tomber le weekend, sinon, demain soir, je peux vous les déposer juste pour un dîner ?

– Dis donc, on dirait que tu le fais exprès ! Demain soir c’est l’anniv’ de Louise au Raphael. T’es sûre t’as pas Alzheimer ?

– Non, je crois pas, c’est pas grave, merci maman. On fera ça quand vous serez moins occupés.

– Avec plaisir, ma chérie !

Traduction : JAMAIS !

Cette pauvre Chantal va devoir dire bye bye à son weekend, ou devra trouver une nounou digne de confiance et la payer (très cher !), donc autant déchirer la brochure des Seychelles !

Et le pompon, c’est lorsque tu habites à l’étranger, et que tu reviens une fois ou deux par an ! Toi, tu penses avec une naïveté tranquille, que tu pourras confier de longues après-midi tes enfants à ta famille ou à ta belle-famille, que limite ça va être l’émeute pour qu’on te les garde, il va y avoir une guerre sans merci entre les deux familles qui vont se déchiqueter pour avoir un droit de garde. Tu commences à te faire 3487 films avec ton homme, mais hélas, arrivée sur place, tu comprends que la vérité est ailleurs… Tu tâtes le terrain, en prétextant que tu dois faire une course de deux heures, mais, toute étonnée, ta main sur la poignée, tu sens que l’on t’agrippe le bras (fort !) avec un air terrorisé, que tu lis sur le visage de ta mère et tes enfants une peur en écho de rester en tête à tête :

– Attends, tu vas ou comme ça ?

– Faire une course.

– Tu me les laisses ?

– Oui.

– Tous ?

– Euh…oui.

– Mais t’es folle ! Sans un mode d’emploi ?

– Ce sont pas des Thermomix.

– Je suis un peu flippée là.

– Flippée de quoi ? Tu n’as pas déjà eu trois enfants, y a genre trente ans, dont moi ? Qu’est-ce qui t’arrive ?

– Ça n’a rien à voir avec toi et tes frères et sœurs, ceux-là (tes enfants !) je ne les connais pas très bien, et j’ai peur de pas savoir les gérer tout un après-midi. Imagine s’ils se mettent à pleurer ! Surtout le dernier, j’ai l’impression qu’il est hyperactif, il arrête pas de gigoter dans sa poussette avec ses pieds.

– Bah… il a neuf mois, c’est normal qu’il bouge, de là à dire qu’il est hyperactif, je ne pense pas !

– Écoute, ma fille, je ne suis pas à l’aise, donne moi ta course, je vais la faire à ta place ! C’est quoi ?

– Gynéco !

– Ah… je garde le grand, et tu prends les petits.

– Mais enfin, je ne peux pas les emmener avec moi !

Alors toi, résignée, déchirant mentalement tous tes projets, tu lui dis que c’est pas grave, et que tu vas annuler.

– Ah bah oui, je préfère !

Et te voilà toutes les vacances à t’occuper de tes propres enfants, alors que tu te souviens très bien que ta propre grand-mère d’Israël te gardait pendant plus d’un mois, et tu bronchais pas ! Mais eux, les N.G.P., n’ont pas envie de s’embêter, de s’angoisser, ni d’avoir de contraintes ou de responsabilités, NON, ils veulent la paix ! Ils ont assez galéré à te marier comme ils te le disent, et maintenant, c’est à leur tour de S’ÉCLATER (sans toi !).

Et puis, tu comprends pas pourquoi ils ne veulent pas plus que ça, passer du temps avec tes enfants, cela doit être évident ! Tu te retrouves à quémander des entrevues pour tes enfants, et d’un coup tu es en colère contre eux qu’ils soient témoins de ta galère à trouver une baby que TU PAYES, alors qu’ils sont à la retraite, car il faut se rendre à l’évidence, les mamies et les papis s’en tapent de ta vie !

Dans ton fantasme, tu voudrais que les G.P. profitent de ce court séjour pour rattraper le temps perdu, puisqu’ils voient tes enfants si rarement ! Tu ne leur demandes pas de porter ces foutues lunettes demi-lune, ni cette foutue fournée de gâteaux faite maison, non, tu veux juste qu’ils s’intéressent un minimum à leur descendance, sans faire les inspecteurs des travaux en cours :

– Je le trouve un peu palo ton fils, t’es sûr qu’il mange assez de viande ? Et ta deuxième, pourquoi elle dit pas bonjour ? Faut lui apprendre à dire bonjour !

Ou pire, ils se mettent à te donner des CONSEILS, alors que toi, tu as envie de leur dire (mais tu dis rien, car il y a le respect avant tout !) :

– Ah non, non, non, si on ne veut pas les garder, ou s’intéresser, OK, mais on ne donne pas de conseils, eh oui, c’est comme ça !

On ne peut pas avoir Pierrette, son beurre, son argent, sa crémerie, et sa mère !

D’ailleurs, mon fils me demande toujours : c’est qui cette Pierrette ?

Et toi, t’es agacée de tout ça, car tu as bien intégré le concept qu’ils ne faut pas abuser de leur précieux temps (car ils vont mourir, à la fin, dans 40-50 ans, alors il ne faut pas leur faire perdre une minute !)

Donc, lorsque tu entends que la mère de ta copine est restée chez elle pendant un mois après son accouchement, qu’elle en a profité pour lui faire des boulettes pour trois mois au chaud dans le congélo, tout en s’occupant des repas quotidiens de la maisonnée, qu’elle n’a pas hésité une seule seconde à emmener ses petits-enfants au parc de longues après-midis, dans le seul but que sa fille se repose, toi tu peux pas t’empêcher de saliver de jalousie, avec la pointe que tu détestes ressentir, car il ne faut jamais se comparer, cela ne sert a rien, et cela ne fera pas avancer ta propre vie ! (même si ça fait du bien de l’écrire !)

J’en arrive à la conclusion qu’après toutes mes recherches pour ma campagne : tu peux très bien te débrouiller tout seul sans l’aide de tes parents, ça, il n’y a pas de doute, t’es pas une assistée ma sœur ! Mais ce qui reste essentiel, malgré notre incompréhension générale face à ce nouveau mode de vie totalement « épanoui » des N.G.P. (et encore, j’en suis pas sûre !), nous devons quoi qu’il arrive toujours respecter nos parents, accepter leurs choix de vie comme ils ont certainement dû accepter les nôtres ! Continuer sans relâche à enseigner à nos enfants le respect qui est dû aux grands-parents, car dis-toi une chose, cher ami :

L’amour entre les grands-parents et les petits-enfants se travaille, se tisse, se forge, en fonction du temps et de la patience qu’ils donnent.

Car cette relation laissera une trace à jamais dans le cœur de leurs petits-enfants, qui seront fiers, étant adultes, de commencer leurs phrases par :

Mon grand père/ma grand-mère me disait toujours…

Alors, chers papis et mamies, on vous aime, longue vie à vous, et surtout, à vous de jouer, car tout est entre vos mains !

Avec tout mon amour Junes Davis.

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V.D.M !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Je pense que chaque enfant a le potentiel en lui de devenir en grandissant un harceleur profesionel, comme ce matin à 5:55 am ou j'entend fifille 2 me répéter en boucle :
- Maman, petit dej', Maman, petit dej', Maman, petit dej', Maman, petit dej', Maman, petit Maman, petit dej', Maman, petit dej', Maman, petit dej'.... etc etc 😁😁😁😁

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Le rav Sitruk, y a tellement de trucs à dire......

Publié le par Junes Davis-Cohen

Bonjour à tous,

Je vous préviens d’avance que si vous me lisez, et vous avez les mains toutes mouillées, c’est parce que je vous écris ces quelques lignes en larmes.

Je n’ai pas pleuré comme ça depuis le décès de ma grand-mère « zal », il y a presque deux ans maintenant.

(Et devant le dernier épisode de je ne sais plus quelle série, mais celle-là, elle ne compte pas, puisque ce genre de pleurs, c’est le trop-plein d’émotion quand certaines journées sont plus longues que d’autres !)

Hélas, ce dimanche matin (pour moi !), et ce dimanche après-midi (pour vous), nous avons appris avec grande tristesse que le rav Joseph Sitruk, notre grand-rabbin de France, est parti auprès de D. pour de bon. Quand j’écris pour de bon, c’est parce que tout au long de sa vie, Rav Sitruk avait un téléphone rouge spécial, ou ensemble, ils pouvaient se parler directement. D. lui venait souvent en aide pour nous gérer, nous, les juifs français ! Et croyez-moi, y avait de quoi papoter !

Le truc choquant, c’est que lorsque j’accusais le coup de notre perte communautaire, j’ai mis quand même trente secondes à me rappeler le nom des autres rabbanims qui lui ont succédé, c’est qui déjà ? Ah oui, Rav Bernheim (vite fait !), et Rav Korsia (mouais...bof...), c’est dire à quel point, depuis qu’il n’était plus le grand Rabbin, il y a eu bien plus que six trucs qui se sont passés, et qui ne m’ont pas vraiment marquée !

Je sais que le petit clin d’œil à son nom de famille est ô combien classique, et a été dit plus de 6000 fois, mais je suis sûre qu’il aurait une fois de plus fendu son lumineux visage par son merveilleux sourire, malgré mon jeu de mot pourri.

Et pour cause, Rav Sitruk et moi avons eu une histoire personnelle à ce sujet, et laissez-moi vous la conter !

Mais juste avant, nous nous souvenons tous, que le Grand Rabbin avait organisé (j’ai du mal à écrire sur lui au passé, c’est trop frais !) des rassemblements phénoménaux dans Paris comme Yom Hatorah au Bourget. À l’époque, avec lui à notre tête, nous pouvions jouir pleinement de notre liberté de vivre notre judaïsme en France. Qu’est ce que nous étions fiers ! Nous n’avions peur de rien ! Nous brandissions aussi bien le drapeau français que le drapeau d’Israël, car, comme il l’avait expliqué lors de son passage mythique chez Ardisson (j’avais flippé ma race que l’autre homme en noir pose des questions super embarrassantes, mais ouf, tout s’était bien passé) :

« La France est notre mère, et Israël notre père, nous ne pouvons choisir dans nos cœurs, car les deux font partie de ce que nous sommes, des juifs français sionistes ! »

Enfin, à peu près, quoi. Est-ce que quinze ans après, c’est toujours d’actualité ? Je ne sais pas....

En parallèle de ses activités publiques, lui et sa femme Danielle (genre la meuf elle connait le prénom et tout !) organisaient tous les ans une semaine à la montagne, pour tous les rabbins de France du consistoire.

(Le premier qui grogne sur le mot « consistoire », je lui offre tous mes mouchoirs d’aujourd’hui, et je vous promets, c’est pas un cadeau !)

Donc avec ma famille, nous avions l’habitude depuis que j’étais petite, d'âge, mais pas de taille, d’aller à ces séminaires pour hommes et femmes de rabbins. Cela permettait de faire un point annuel sur les communautés juives françaises, et de parler des différents problèmes similaires auxquels les couples rabbiniques étaient confrontés dans leur quotidien. Cet échange permettait de passer des vacances (gratis !), et de faire évoluer la communauté, dans son ensemble.

Après des années de présence, moi, gamine de quatorze ans, j’en avais ras la jupe longue de tout ça ! Je ne voulais plus y aller, parce que je m’ennuyais, et en tant qu’adolescente pourrie gâtée, je trouvais que c’était une torture d’être là-bas coincée dans les montagnes de Courchevel (pauvre petite fille qui passe des vacances de princesse aux frais de la princesse ou plutôt de la famille royale !). Je ne pouvais pas trop la ramener, car je viens d’un monde où si tu bronchais trop, tu t’en recevais une bonne ! Pour montrer quand même mon mécontentement à mes parents, il ne me restait plus qu’à faire la tête.

Pendant plusieurs jours, je n’avais pas décroché un sourire, ce qui était très pénible pour mes parents et mon entourage, alors un après-midi, le Rav Sitruk a organisé une excursion en plein air. Mon père m’avait supplié de les accompagner, et d’arrêter de bouder, et de profiter de l’endroit… mais j’étais têtue (et si bête !), j’avais dû accepter sous peine de tannée imminente.

Au bout de dix minutes de marche, tirant une tronche de mille pieds, bien que nous étions à plus de mille mètres d’altitude, j’entends mon prénom résonner parmi une centaine de barbes, de chapeaux, de perruques, de foulards, de bérets, et de chaussures de marche.

Tout le monde se demandait qui m’appelait (dont moi !), et c’était le Rav Joseph Sitruk himself. Il me demandait de marcher à ses côtés, et de lui raconter mes micro-soucis d’adolescente. Pendant plus de trois heures, il m’a gardée près de lui, et mon air boudeur s’était vite transformé en un air, au grand air d’admiration !

Mais qui fait ça ?

Qui s’abaisse à s’occuper d’une gamine de quatorze ans qui ne sourit pas ?

Personne, ou très peu de personnes, voire seulement les personnes exceptionnelles !

Ce qui m’a permis d’apprendre une leçon pour le reste de ma vie :

Ce qui fait la grandeur d’un homme, ne sont ni ses titres, ni la gloire, ni ses diplômes, mais le fait de parler, s’intéresser, afficher toujours le même sourire à chacun qu’il croisait sans distinction, en leur donnant toute son attention, pour des gens à petite et à grande fonction, c’était ça le Rabbin Joseph Sitruk !

C’était aussi ramener les gens à la Thora, à la téchouva, par l’amour, l’humour de folie, la classe, et la gentillesse !

Je conclurai ma chronique par une phrase pour nous les juifs que nous prononçons en cas de décès : Barouh Dayan Aemeth/D. est un le juge de la vérité, en sachant pertinemment que nous aurions tous aimé pouvoir vous accompagner sur le Mont des Oliviers pour veiller sur vous comme vous avez veillé sur nous pendant tant d’années…

Je vous laisse, je vais aller m’acheter des paquets de mouchoirs, parce que depuis tout à l’heure, j’utilise mon rouleau de sopalin.

À mercredi, que des bonnes nouvelles.

Le rav Sitruk, y a tellement de trucs à dire......

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Où trouver mon livre?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Où trouver mon livre?

Chers amis,

Je vous mets le lien pour commander mon livre avec mes différents distributeurs:

1) Sur mon site junesdavis.com rubrique : First Book.

Je livre à l'international, enfin pas moi, moi mais mon éditeur 😜!

2) Librairie Emeth sur Paris :

240 Boulevard Voltaire

750011 Paris.

3) Librairie Judaïcstores sur Neuilly.

4) Librairie Galia sur Jérusalem.

5) En théorie, Fnac et amazon.com mais ça depend en tout cas sur vous trouverez des exemplaires à la Fnac de Rosny 2.

6) Pour les États-Unis, c'est moi-même sur ma soucoupe volante qui vous le dépose dans votre boite aux lettres.

Me contacter sur mon Facebook : Déborah Malka-Cohen ou sur Junes Davis.

Pour tous renseignements supplémentaire mon email :

junedavis55@gmail.com

Je vous embrasse et vous retrouve lundi mes friends! 💕💕💕💕💕

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Les élections américaine vues par Junes Davis !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Lorsqu’un de mes voisins me bloque le passage de l’entrée de mon immeuble, pour me faire signer une pétition contre Trump, je fais : ma French girl.

– Sorry, I don’t speak english ! Désolée, je ne parle pas anglais !

Manque de chance, mon doorman, témoin de la scène, lève les mains au ciel, et me dit :

– Come on Junes ! Give two minutes of your time ! Allez Junes, donne deux minutes de ton temps !

Lui qui me connait depuis plus de quatre ans, m’a entendue maintes et maintes fois papoter avec mes voisins de palier, en english s’il vous plait ! Donc le coup de la French girl, ça passe pas !

Contrainte et forcée (et un peu gênée tout même), je demande en quoi consiste cette fameuse pétition, et le monsieur me répond :

– Il s’agit de retirer le nom de Trump accroché à notre building (comme pas mal d’immeubles sur l’île qui ont été construits par Donald Trump himself !). Si ce monsieur devient le Président of the United-States, il est hors de question que l’on cautionne sa politique en maintenant son nom ! Signez dans la case vide, merci !

Dubitative, ne sachant pas trop quoi répondre, je fais ma Marylin (ça tombe bien, je porte ma perruque blonde) :

– Désolée, le mieux, c’est de voir avec mon mari !

Allez hop, je renvoie le problème à l’homme qui adoooore la politique, pour qu’on me laisse passer.

En montant mes dix-sept étages à pied (le seul moment olympique de ma journée !), même si au bout du deuxième étage, j’ai déjà les poumons en feu, et la respiration coupée, je me dis que c’est drôlement palpitant de suivre la bataille entre ce fossile d’Hilary Clinton, et ce taré de Donald Trump. Lequel des deux va prendre la place d’Obama en novembre prochain ?

Ça fait bizarre de se dire que le Barack va devoir dégager de la baraque blanche, avec Michelle-sa belle, leur chien, et leurs deux filles. Elles qui sont de véritables stars locales, surtout Sacha la grande (1m70), qui, il paraît, ne trouve pas de petit-copain, car les boys flippent trop de son père (tu m’étonnes, moi aussi j’aurais peur !).

Alors en tant que française, résidant depuis cinq ans sur le sol américain, à défaut d’avoir le droit de vote, je prends le droit de vous donner mon point de vue !

Mais avant tout, pour bien se mettre dans le contexte, il est capital de vous informer chers français et françaises, que le président d’Amérique, est vu par le peuple américain comme un demi-D. sur terre, et je n’exagère pas !

Chose totalement hallucinante pour nous qui sommes des patriotes en RTT !

Je m’en suis vite rendu compte, surtout quand j’avais ma nounou Lola, from Ghana, qui s’occupait de mes fifilles quand elles étaient bébés ! Elle mesurait plus d’1m85, pesait 185 kilos, comme elle aimait tant me le répéter. Elle adorait regarder la télé quand mes poulettes roupillaient, une sur chacune de ses cuisses. Dès qu’Obama apparaissait à la télé, elle augmentait le son, et hurlait de bonheur, toujours avec mes bébés sur les cuisses ! Les larmes aux yeux, elle disait :

– I love you Obama !

– God bless you Obama !

Et envoyait des baisers de la main vers l’écran.

C’est là que je m’étais demandée, si la prochaine fois que je voyais François Hollande, j’aurais envie de m’époumoner à mon tour comme la nanny :

– I love you François (j’arrive même pas à traduire, tellement c’est la 4ème dimension !)

– Que D. te bénisse François !

J’aurais plutôt formulé :

– Que D. t’envoie la foudre François, ou juste que tu te mettes les doigts dans une prise pour te réveiller, et arrête de nous bassiner avec tes plans vigipirate ! Sois juste vigilant !

Mais je m’égare, alors revenons aux prochaines élections, le mieux, c’est que je vous présente les candidats :

D’un côté, nous avons Hilary que tout le monde connait, en tant qu’ex-First lady, au temps de Bill ! Désormais, Miss Clinton veut devenir la « first » tout court, même si elle restera une lady !

Je ne sais pas pour vous mais moi, j’ai un problème, chaque fois que je vois Hilary pas hilarante blablater à la télé, je ne peux m’empêcher d’avoir une grosse pensée pour Monica (non, non, non, pas celle de Friends, mes amis! L’autre Monica avec un L comme Lewinsky !)

Tu te rends compte comme ça doit être dur pour elle ? Elle s’était fait détester par toute l’Amérique juste parce qu’elle avait eu une relation « vite-fait » avec Bill. Et puis après, elle a fait quoi de sa vie ? Grossir, maigrir, re-grossir, pour se galérer à re-maigrir, écrit deux bouquins, fait deux tentatives de suicides, et depuis, plus rien !

Alors quand je vois le sourire figé comme du marbre d’Hilary, ça sent quand même la revanche à plein nez !

Et de l’autre, nous avons Donald Trump :

Donald, qui n’est pas qu’un canard, car il lui arrive souvent d’être Dingo !

Ah si, si, totalement frappadingue comme par exemple :

Les photos à oilpe (à poil) de sa femme, qui est apparue complètement dévêtue en pleine couv’ du New York Times, pour faire chou gras, mais en vrai, c’est retombé comme un soufflé pour ceux qui voulait faire tomber le Trump.

Parce que si c’était Hilary à qui on avait fait le coup, l’Amérique puritaine aurait crié au scandale (et aurait vomi !), mais là, franchement, la femme de Trump, ex-miss je sais pas quoi… une bombasse la gueuse ! On se demande limite si ce n’est pas Donald lui-même qui aurait envoyé au times les photos soi-disant volées !

Car plus on parle de lui, plus mister T. est ravi ! Depuis qu’il s’est mis en tête de devenir président, nous ne sommes pas à un coup d’état près D. merci, ni à une de ses déclarations folles comme celle-ci :

– Si Ivanka n’était pas ma fille, je me la serais bien tapée ! Vous avez vu comme elle est belle !

Si ce n’est pas son propre père qui l’avait sortie, cela aurait pu être touchant, mais dans ce cas précis, c’est juste écœurant et choquant !

Ou encore :

– J’ai tellement d’argent que je peux acheter plein d’avions !

Waooouh, arrête, tu me fais trop rêver bro !

Ou encore, lors d’un meeting politique, où Trump a demandé à une dame de sortir son bébé qui ne faisait que pleurer, et qui l’empêchait de finir son discours (que fait un bébé dans un meeting politique d’abord ?). Les personnes présentes étaient toutes choquées, que mister T. ait osé faire sortir la maman pour avoir la paix !

Dans un sens, il a eu raison ! Il a voulu protéger ce bébé ! C’est un incompris, ce Trump, c’est tout ! Qui laisse son enfant regarder un monsieur tout orange aux dents ultra-blanches s’exciter contre les immigrés mexicains ? Personne ! Et après, on se demande pourquoi les enfants font des terreurs nocturnes ! Faut voir ce qu’on les laisse regarder pendant la journée !

Après ces quelques exemples, vous comprendrez pourquoi Trump n’est pas the candidat idéal pour la course à la présidence, car son défaut et sa grande force, c’est qu’il s’en tape comme de son premier building de ce que pensent les gens !

Donc, ce que je retiens, moi, de tout ça, c’est que ces deux-là nous donnent malgré tout de beaux exemples dont il serait bon de s’inspirer :

L’une, c’est relever la tête haute d’une humiliation planétaire, avec classe et intelligence, alors que nous, rien qu’on tombe par terre devant madame Benichou, et on a honte pour trois mois ! Et Trump, qui malgré ses innombrables et incalculables défauts, n’a peur de rien car c’est un fonceur !

Donc à la question de savoir si j’aimerais voir Mister T. ou Hilary gagner, je m’en fous, car mon rêve ( en vrai) c’est de voter Bibi, ou un autre, peu importe, du moment que je vis dans notre merveilleux pays : Israël !

Je vous retrouve la semaine prochaine, avec une chronique explosive sur :

Recherche grands-parents désespérément ?

PS : Je sais pertinemment que la politique déchaine des passions, alors avec bonheur, vos commentaires, déchaînons-nous ensemble, mais avec une chaîne amicale entre nous, et dites vous que ce n’est que le point de vue d’une simple citoyenne du monde qui veut se marrer dans cette mare de boue politique !

XOXO

Junes Davis qui vous aime de tout son cœur !


Si tu as aime ma chronique tu aimeras mon livre : La vie déjantée de Junes Davis, disponible sur junesdavis.com / rubrique first book.

Les élections américaine vues par Junes Davis !
Les élections américaine vues par Junes Davis !
Les élections américaine vues par Junes Davis !

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Le mois d’Elloul, la téchouva et si je m’en tape, on fait comment !?

Publié le par Junes Davis-Cohen

C’est un secret de polichinelle, ou plutôt à la Hollande (casque#moto#Julie !) que mon mari et moi, question relige, c’est le nord et le sud, ce qui fait que nos enfants sont parfois un peu à l’est et à l’ouest !

Donc hier matin, tout en préparant le petit dej’ de nos bambins, j’informe mon homme (traditionaliste + / charte des différents niveaux de relige de notre communauté en bas de chronique !) que c’est le mois d’eloul, que je commence sérieusement à flipper, et qu’il faut faire téchouva fissa ! Mais lui, tout en dégustant son double expresso, il me demande de lui (re)rappeler ce que le mot Téchouva veut dire :

Seriously ? Après presque onze ans de vie commune, on en est encore là ?

Pour l’harmonie du moment, je re-re-re-re-re-explique à Micka Davis une fois de plus ce que le terme signifie :

– Téchouva veut dire se repentir sincèrement, regretter nos fautes accumulées toute l’année, en allant au slihoth à l’aube, un mois avant Rosh hashana, ça te parle, tout ça ?

– Bah… je fais ma prière le matin, c’est déjà pas mal !

– Et je salue la performance soldat ! Mais il faut monter de grade… Tiens j’ai une idée, ça te branche si on se fait un challenge, genre cinq minutes par jour pour Hashem ?

– Bof… Faut voir, mais dans l’immédiat, si j’arrive avec cinq minutes de retard au boulot, je vais devoir prier fort Hashem pour d’autres raisons que la Ketouba ! Bisous.

– Téchouva !

Et le voilà qui s’enfuit dans son costume à la James Bond !

Un peu plus tard, lorsque je consulte les messages qui m’attendent sur les différents réseaux soucieux euh… sociaux, (avec l’actualité, c’est clair que l’on a de quoi se faire du souci !) je vois défiler tous les trucs que les gens postent pour préparer les fêtes ! À moins d’être complément miro, on ne peut y échapper ni visuellement, avec le défilé de photos de plats mijotés pour les fêtes, ni mentalement, avec tout les rappels à l’ordre !

Ce qui m’inquiète, c’est mon mari et tous les autres qui s’en foutent royal de eloul, faire son introspection, demander pardon, ça leur passe bien au-dessus, mais comment vont ils faire ?

Hé la Junes, tu vas te mêler de ta vie oui ? Et vu le nombre de fautes que tu as faites toi-même cette année (un paquet !), tu devrais vraiment t’occuper de tes propres affaires, et sauver ta peau. Va me sortir en vitesse ce livre de tehilims /psaumes tout poussiéreux qui traîne dans le tiroir de ta table de chevet (comme les bibles dans les motels aux États-Unis, parfaitement !). Tu vas me faire le plaisir de lire en boucle le psaume 20 qui est le joker de tous les tehilims ! Allez, va me remuer ces lèvres !

Alors c’est ça, voix off, ma vie de femme juive, m’occuper de ma petite téchouva tranquillou, en avoir rien à foutre des non-relige pas concernés. Quand vas-tu comprendre que nous sommes tous dans le même bateau de croisière (j’en ai fait une quand j’avais seize ans, j’ai eu le mal de mer pendant trois jours c’était horrible !) ? Et si moi, Junes Davis, je dis NON à l’égoïsme ?

Car mes amis, c’est un fait indéniable que tout plein de gens vont traverser les fêtes de Tishri comme on traverse une poste avec sa lettre, son timbre, et hop, emballé c’est pesé ! Un petit son de chofar vers 12h15, et ça repart jusqu’à Kippour.

Pour le côté dramatique, ils s’efforceront de jeûner, avec la faim et la soif qui vont leur maintenir la boule au ventre toute la journée, mais pas pour les mêmes raisons que « nous », les traditionalistes ++, les orthodoxes, les loulous, les pavéens, les Sitrukiens (c’est une tendance je vous promets !). Nous allons être au taquet comme des piquets à prier, à se basculer dans tous les sens avec notre livre de prière. À éviter le lachone ara (quoique… même ça, c’est pas sûr ! Ma mère me dit toujours la langue n’a pas d’os, ma fille !)

Nous, nous resterons debout toute la journée malgré les crampes et la fatigue car nous aurons eu le temps de nous préparer mais les kipporiens à l'haleine fraiche et la trace de l'oreiller sur la joue que pouvons-nous faire pour eux??? Ça me tracasse tellement que ça me démange ma perruque et après je suis toute décoiffée !!!!

Je nous propose comme ce matin, le programme « cinq minutes pour Hashem » ! (La fille qui insiste !)

Qui veut dire, même si tu sais pas lire (n’hésite pas à me demander, je peux te coacher à distance, j’étais prof de Talmud thora pendant dix ans, pour ce que ça vaut !) Toi, qui n’as aucune connaissance en matière de thora, tu peux commencer par la base des bases en parlant à D. cinq minutes par jour.

Je te propose, toi qui me lis mon petit chéri, pendant que tu attends le bus, le métro, que tu fais ta vaisselle, que tu veux regarder ton portable pour voir l’heure, mais qu’en vrai tu vas checker toutes tes applications, et tu ne sauras toujours pas l’heure ! Pendant que tu fais toutes ces choses : parle à D. quand tu veux !

Allez, lâche-toi, parle à ton créateur, de tes angoisses, de tes projets, de tes rêves à réaliser, de ton stress, de tes exams, de tes buts… en gros, tu lui balances TOUT, y compris ta rage. Tu peux lui dire que t’en as marre des attentats, que tu veux la paix, la sérénité, un avenir merveilleux pour nos enfants avec la venue du le messie… etc. (oui, c’est moi qui écris les discours pour miss France, vous m’avez grillée, zut !), car D. sait ce qui est bon pour toi. IL trouvera des circonstances atténuantes à tes actes, car tu lui auras expliqué tout au long de l’année. Accorde-lui du temps, et ce temps s’appelle en langage de thora la : idbodedouth/la méditation, qui n’en est pas vraiment une, parce que tu entretiens une conversation réelle avec celui qui est dans ton cœur et dans ton âme !

Cinq minutes par jour jusqu’aux fêtes, n’oublie pas, tu peux augmenter la dose et prolonger ce temps, c’est permis !

Je te souhaite un bon entretien avec Hashem, qui sera ravi de t’entendre plus que d’habitude, en attente de ta visite annuelle dans sa maison, à la syna, chez lui, comme chaque année, à Rosh Hashana et Kippour, mais dis-toi que cette année, IL aura un lien spécial avec toi, car tu lui auras préalablement téléphoné tous les jours jusqu’aux fêtes ! Et cela, il ne l’oubliera pas, et tu verras que le bonheur commence par là !

Hag sameah mes amis de ma vie !

PS: Charte de Junes Davis des catégories de gens et de leurs niveaux de religion :

En fait, y a pas de charte, chacun a le niveau qu’il a, et on s’en balance, car AM ISRAEL HAI pour toujours et de tout temps, je vous ai bien eus ! Bisous mes choux, à lundi pour les élections présidentielles vues par moi.

Le mois d’Elloul, la téchouva et si je m’en tape, on fait comment !?
Le mois d’Elloul, la téchouva et si je m’en tape, on fait comment !?
Le mois d’Elloul, la téchouva et si je m’en tape, on fait comment !?
Le mois d’Elloul, la téchouva et si je m’en tape, on fait comment !?

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Mamans américaine Vs Maman française

Publié le par Junes Davis-Cohen

Cet été, pendant plus de cinq semaines, j’ai envoyé mes petits choux à Teaneck, voir si l’herbe du New Jersey est plus verte que celle de Manhattan.

Tous les après-midis, avec deux autres mamans américaines, nous attendions le school bus pendant de longs moments, car question horaire, c’est comme chez Darty ! On nous donne une vaste fourchette, entre 4h30 et 5h45, sans se soucier que nous allons attendre sous un cagnard à crever ! En passant, les israéliens, je vous tire mon chapeau, supporter toute l’année la chaleur, vous êtes épatants !

Bref, l’avantage de ces interminables attentes, c’est que j’ai pu me lier d’amitié avec mes deux camarades from the U.S. J’ai pu observer, échanger, me renseigner, sur toutes les différences entre les mamans américaines, et nous, les mamans francophones.

Et croyez-moi, il y en a! Alors on commence avec THE différence : le sport !

1. Déjà faut savoir que le sport c’est l’activité numéro 1 des New-Yorkais, et particulièrement des mères New-Yorkaises. Pendant que toi à 5h du mat’, t’es dans ton lit en train de roupiller, pour rattraper tes innombrables heures de sommeil qui te manquent, la mère américaine est à la salle de sport avec son coach perso qui fait la peau au gras accumulé par les produits immondes qu’elle avale à longueur de journée. Si par malheur, elle n’a pas pu s’y rendre pour cause d’angine blanche ou de troisième guerre mondiale, pas de panique, tu la retrouves au parc, en eau, en train de courir comme une tarée avec sa poussette « City Jogger », le mouflet bien accroché, bercé par le rythme des pas déchaînés de sa mama. Tu la repères de loin avec son ipod/iphone greffé sur son biceps droit, et ses écouteurs. Tandis que toi, avec la même poussette, tu es un chameau qui papote avec sa pote à l’aide d’une oreillette, rien que par l’effort de parler et marcher à la fois, tu es toute essoufflée comme une guenon !

2. La gestion de la grossesse : depuis la nano-seconde où la mam américaine apprend qu’elle est enceinte, elle court dans son leggings «Lululemon » pour s’inscrire au premier cours de yoga prénatal venu. Sa vie va totalement changer, mais pas pour les mêmes raisons que toi. Son but: réussir son accouchement comme une championne ! D’ailleurs, il n’est pas rare que celui-ci soit déjà programmé par césarienne pour 7 femmes/10. Elle prévoit même un «day off» pour l’occasion ! (L’américain NE PREND JAMAIS DE DAY OFF !) Pour le grand jour, le papa américain prendra un « semi-day off » pour filmer sans relâche ce moment de pur bonheur où sa femme donnera la vie. Ils repasseront le film en boucle quand leurs amis viendront diner à 5.30 pm. Tout le monde aura le droit à la version non-censurée de la vidéo. En bons amis, ils pousseront des OH MY GOSHHHHHH THAT IS SO INTENSE par-ci par là, pour montrer qu’ils sont trop heureux pour les nouveaux parents !

Pendant ce temps toi, tu essayeras de gérer au mieux le défilé de nouvelles tailles que tu vas acquérir par ordre croissant pendant neuf mois! Quant à la question : « Est-ce que ton accouchement s’est bien passé ? », tu répondras timidement un : « un peu dur… » avec la peur au ventre de te faire embarquer par la ligue des vérificatrices des secrets les mieux gardés du monde-on-ne—raconte-pas-sinon-tu-vas-dégouter-les-générations-futures-qui-ne-voudront-plus-enfanter-par-TA-FAUTE ! OK, OK, je dirai rien, relâchez-moi !

3. Une fois que bébé américain est là, il est foutu ! S’il comptait se cantonner à dormir, boire et manger, dans ses rêves ! L’américaine organise l’emploi du temps de son projet euh… pardon de son nourrisson aussi chargé que celui de Barack Obama ! De 0 à 3 mois : séances de « Mommy and me », on te montre sans relâche comment optimiser les moments d’allaitements pour que ce soit du pur kiff. De 3 à 6 mois : cours de gym intensif ! De 6 à 12, cours de yoga, music, danse, et que sais-je encore ! J’ai vu de mes propres yeux une mère fondre en larmes parce que son bébé de 7 mois n’arrivait pas à se mettre debout dans les mains du prof. Son but ultime était que sa fille marche avant 9 mois ! J’avais beau lui tapoter l’épaule et la rassurer au mieux en lui disant que mes propres poulettes n’arrivaient même pas à s’assoir seule au même âge, mais la mère m’avait assassiné du regard en m’expliquant qu’elle avait mis au monde : une winneuse et non une looseuse! Euh… d’accord. Bon bah nous on va essayer de faire une phrase complète en français et en anglais avant 5 ans, je te laisse, j’ai du boulot !

4. Le mode de garde: Si la mère américaine reprend son boulot, pas de panique, la nanny sera payée grassement pour aller aux 40000 activités prévues. Elle sera toute heureuse de retrouver ses autres copines nounous, pour parler de son salaire, des conditions de travail ignobles dans lesquelles elle bosse avec son Starbucks à la main! Entre nanny’s, elles se donnent les trucs et astuces pour déjouer les caméras de surveillance planquées dans les Teddy Bears que la maman from the U.S.A à placées à l’insu de la nounou. La française préférera remuer ciel et terre pour avoir une place en crèche, quitte à se galérer le matin en : voiture/ gare/ Train/ garde alternée avec une autre maman, ira même jusqu’à faire appel à sa propre mère (d’ailleurs je prépare une chronique explosive avec comme titre : mais où sont passés les grands-parents?). Elle mettra tout en œuvre pour que l’environnement de son enfant soit compatible avec ses horaires de boulot, parce qu’elle a une vie qui ne tourne pas en exclusivité autour de son mouflet ! Cela va de soi, qu’il y a des tonnes de mamans françaises qui ont recours à des nounous, mais ce n’est pas aussi systématique qu’à New York.

5. La bouffe : la mère américaine peut aller jusque dans une ferme pour acheter des produits organiques-biologiques pour donner ce qu’il y a de meilleur à son baby. Elle va aller jusqu’à prendre des cours de nutrition (ce qui est pas plus mal en soi !). Malgré tous les efforts, tu retrouves dans le sac à dos du gosse : des snacks à base de petits pois, mangues, et fraises, séchés, limite lyophilisés, qui fournissent apparemment plus d’apports qu’un repas normal. Euh… mais si tu lui donnes une fraise fraîche, c’est pas mieux ? (j’aurais jamais penser écrire ça un jour : une fraise fraîche !) En plus, cela te coutera moins cher que ton truc dégueu. Les vitamines seront au maximum de la montagne de l’organisme pour ton enfant. Enfin, qui parle ? C’est vrai que ce n’est pas moi qui vais donner des conseils en matière de bouffe parce que lorsque mon fils avait 4 mois, ou 6, je sais plus. J’étais au tel avec ma mère qui me demandait ce que je faisais, parce qu’elle entendait des drôles de bruits :

– Je suis en pleine diversification de légumes. Le pédiatre m’a dit d’y aller mollo au début, pour attendre une éventuelle réaction du gosse, pour voir s’il fait une allergie. Parce que si tu lui fous tout en même temps, tu va te mettre à jouer à Cluédo pour trouver le coupable entre la pomme de terre ou la carotte !

– Olala, ma fille, nous, à notre époque, on se cassait pas la tête, on donnait la daffe au biberon !

– Ah bon ?

Du coup, le samedi d’après, j’avais mis tous les aliments de ma daffe dans le biberon de mon fils. J’avais même été jusqu’à couper la tétine pour faire passer le blé mais lorsque le petit a failli s’étouffer j’ai compris que ce n’était qu’une métaphore. Le samedi soir, j’avais appelé ma mère pour lui raconter, elle avait tellement ri, que toute ma famille, y compris ma cousine au 3ème degré m’avait envoyé un lol.

6. Sinon, on en parle de leur façon de parler aux enfants: quand toi tu vas t’efforcer de lui parler comme à un adulte même si bébé a 1 mois : – Raphaël, ce n’est pas beau d’éructer en public ! La mère américaine va lui parler comme à un demeuré jusqu’à l’âge de … attendez, je crois qu’elle ne s’arrête jamais de prendre sa voix qui part dans les aigus : Oh Honey, my sweetheart, my sugar, my Little one, my cutie bla-bla-bla, ça va, dis-lui qu’il faut qu’elle aille se brosser les dents merde ! Pardon mais parfois elles m’épuisent avec tout cet enrobage comme du cotton candy toute la journée !

Et puis, tu as la mère francophone, qui ne sait plus trop où elle en est. Parce qu’entre les mères américaines qui ne disent jamais non à leurs enfants et qui te foudroient du regard quand tu oses refuser à ton dernier le enième truc qui sert à rien à la caisse, tu te sens super mal. Et quand tu retournes en France chez tes parents, qui te trouvent hyper laxiste, parce que tu dis presque jamais non.

Tu deviens limite schizophrène et tu t’inquiètes pour cette éducation mixte que tu t’efforces de donner.

Mais au final, mère amerloque ou mère française, avec cet échantillon flagrant de différences culturelles, quand il s’agit d’aimer et de prendre soin de nos enfants, c’est kiff/kiff, et c’est que du kiff !

Alors on se quitte en chanson avec le générique d’Arnold et Willy :

« Personne dans le monde, ne marche du même pas, même si la terre est ronde on ne se rencontre pas

Les apparences et les préférences ont trop d’importance ! Acceptons les différences!

C’est vrai, faut de tout, tu sais, faut de tout c’est vrai, il faut de tout pour faire un monde !

Personne dans la vie ne choisit sa maman, l’important c’est d’en avoir déjà une ! Car tu sais, chaque maman est belle, tu as la tienne, j’ai la mienne et elle vaut de l’or ! Alors en couleurs, tu sais, il faut de tout pour faire un monde !

Je vous retrouve next week pour les élections américaines vues par Junes Davis mais peut-être mercredi pour : Le mois d'Elloul, la téchouva et si je m'en tape on fait quoi !??

Si tu as aimé ma chronique, va sur junesdavis.com rubrique first book pour avoir mon premier roman : La vie déjantée de Junes Davis.

 Mamans américaine Vs Maman française
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Never forget 🇺🇸🇺🇸🇺🇸🇺🇸🇺🇸

Publié le par Junes Davis-Cohen

Never forget ����������

11/09/2016....15 ans déjà et comme ci que c'était hier....

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La rentrée de Junes Davis

Publié le par Junes Davis-Cohen

Voyons voir, par où vais-je bien pouvoir commencer ? Le mieux, c’est de tout reprendre depuis le début, comme la première quinzaine de juillet par exemple, où je me trouvais à Paris. Là-bas, j’ai du allier bar-mistva-famille et passion, avec entre autres la rencontre incroyable avec vous, chers lecteurs, en direct live ! Avec cette fameuse séance de dédicace, qui a eu lieu le 6 juillet, dans une vraie librairie ! Après plus de trois heures intenses de signatures, bisous, câlins, et papotages, la boss de la boutique de livres (Madame Emeth) est venue me parler vers la fin, pour m’expliquer qu’à la base, une dédicace, cela ne se déroule pas du tout comme ça.

– C’est à dire ?

– Eh bien, c’est comme dans une bibliothèque, l’ambiance y est studieuse, feutrée. En général, les lecteur sont intimidés par l’auteur, ils osent à peine lui poser des questions, il y a… comment dire… une distance.

– Une quoi Madame Emeth ?

(C’est pour de faux Madame Emeth, vous imaginez bien que ce n’est pas son vrai nom, c’est juste que ça m’évite de demander l’autorisation de la citer, d’attendre son accord, contacter ses avocats, etc. Le « process » est pareil que dans Voici, sauf qu’à la place des images floutées, je change les noms !).

– Disons que d’habitude, il y a l’auteur, la table, et les gens. Tout le monde attend sagement son tour, avec son livre tout contre lui, mais dans votre cas… je n’ai jamais vu ça ! Pendant tout l’après-midi, j’ai vu défiler un nombre incalculable de poussettes, des simples, des doubles, des porte-bébés. Des enfants qui couraient de partout avec des bambas. Il y a eu des mamies, puis des « ma mie », des amies, des selfies, tant de gens que vous avez serrés fort dans vos bras, que j’avais l’impression que vous vous connaissiez tous. On aurait dit que nous étions à Tel-Aviv en plein mois d’août !

– Mais oui, vous avez raison, on se connait tous, dans un sens !

Plus j’observais le visage de Madame Emeth, plus j’en déduisais qu’elle aussi voulait son câlin, y avait pas de raison.

– Allez, venez là que je vous serre !

Au final, je crois qu’elle n’en demandait pas tant, mais pour moi, c’était une forme de remerciement pour m’avoir gentiment invitée chez elle.

Mais attendez, qui vois-je sur le coup de 18h30 à travers la vitre de la librairie ? Ne serait-ce pas mon mari accompagné de nos trois mouflets, venus me chercher car sans maman ils s’ennuyaient !

C’est trop mignon tout ça, sauf que je lui avais demandé de venir vers… 19h30, hein ! C’est pas très grave, j’ai plus qu’à noter dans un coin de ma tête, qu’un de ces quatre, je vais me pointer avec nos kids à mon tour, avec la même excuse. Je traverserai la salle des marchés, je ferai coucou à tous ses collègues, en déboulant droit vers son bureau ! Je suis sûre qu’il appréciera autant que moi ! C’est évident ! Heureusement que ce jour là, il n’y avait aucune place à la contrariété, car de vous avoir rencontrés m’avait rendue totalement shootée au bonheur !

L’heure était venue de quitter la librairie, et j’avais la certitude que pas avant un long moment, je ne revivrais un après-midi pareil. Mais, contre toute attente, il y en a eu un autre dans la même semaine.

Non, pas pendant la semaine des quatre jeudis, mais plutôt du jeudi de la semaine du quatre, nous sommes partis en famille à feujland, euh non pardon, au jardin d’acclimatation! À l’entrée, juste après l’endroit où l’on achète les tickets, jai repéré un banc, et m’y suis assise comme une grosse, et contre toute attente, une charmante dame (coucou Laurence !) s’est présentée à moi pour me dire qu’elle m’avait reconnue :

– Vous avez reconnu qui exactement ?

– Bah toi, Junes Davis !

– Ah mais voui, c’est moi ! Venez là que je vous embrasse ! Et c’est reparti pour le câlin. Il est indéniable de constater que je me suis plus americanisée que je ne voudrais bien me le faire croire ! Mais c’est pas fini ! Tout l’après-midi, des mamans et des grands-mamans m’ont fait des petits clins d’œil et des bises en me disant :

– Salut Junes, trop contente de te rencontrer !

Au bout de la douzième fois, mon mari a grogné dans sa barbe qu’il n’a pas :

– C’est pas bientôt fini, oui !

Mon fils a trouvé ça super cool, et mes poulettes s’éclataient dans les manèges (sauf les miroirs où elles ont trop flippé). Et puis bien sûr, est venu le moment gênant où ton mari sort de son sac à dos d’ado un sandwich thon/mayo/cornichons/ à tomber, miam miam, et pile au moment où tu fermes les yeux pour kiffer ta race, tu prends soin d’étouffer le côté gauche de ton cerveau qui te hurle que c’est pas bon pour ta ligne! Tu as la mayo qui coule sur ton menton, les mains qui puent le thon, mais tu t’en fous… sauf quand une autre maman regarde dans ta direction pile au même instant.

Elle écarquille les yeux, donne un coup de coude à sa copine, fonce droit sur moi et me demande :

– C’est toi, Junes?

Gloups ! Je peux dire non ?

Chaiiii, c’est bien fait, ça joue les stars, eh bien voilà ce qui arrive !

Mince, y a pas de serviettes !

Pour se cacher derrière ?

Non, pour s’essuyer la bouche discrétos-rapidos, parce que je n’ose pas m’approcher, et encore moins la serrer dans mes bras (le thon-la mayo-les cornichons, what else ?). Me voilà à la maintenir à distance avec un pauvre salut de la main. Alors petite maman, si tu lis ces quelques lignes, sache que ma froideur n’était pas volontaire, mais légitime ! Je suis sûre que tu me comprends.

Dès mon retour de (la) France, qui n’a plus rien à voir avec celle de mon enfance, (la circulation qui te rend dingue, les autolibs’, un nombre incalculable de voiles, mais pas que sur les fenêtres !), j’ai pu répondre tranquillou à tous les messages de folie que l’on m’a envoyé concernant mon livre. En faisant l’inventaire comme un apothicaire (je vois pas le rapport, mais c’est pas grave !), il y a une question qui revient sans cesse :

– Comment ta famille a réagi après la lecture de ton roman ? (Ah oui, je surligne le terme roman, car ce n’est pas une autobiographie, même si c’est quelque peu inspiré de ma vie, promis, pas plus!).

Je pense que pour répondre à cette question qui ne brûle pas toutes les lèvres, le mieux c’est que je vous compile toutes les différentes réactions familiales. Commençons avec la « vraie » star de la famille :

Mon père :

– Salut ma fille, ça va ? Au fait, il parait que tu parles de moi dans le livre de ta vie, j’ai pas eu le temps de lire, mais promis je le fais dès que possible !

– Papa, c’est un livre, pas ma vie !

– Oui, enfin ton livre, ta vie, peu importe, note exactement les passages dans lesquels tu me cites, que j’y aille directement, c’est plus simple ! Parce que vu la réaction de ta mère, vaudrait mieux que je lise pas tout. Appelle-la, elle t’expliquera.

– Euh… OK !

Ma grande sœur, une bibliothèque nationale à elle toute seule. Tu lui poses n’importe quelle question sur n’importe quelle œuvre, elle connait forcément. À mon avis, Ilana pourrait facilement se réincarner en BNF. Autant vous dire que l’attente de son avis, c’était un peu comme si je passais mon Bac philo, si je l’avais passé :

– Bon, Junes, je viens de finir ton bouquin. On va pas se mentir sœurette, c’est pas du Victor Hugo, ton truc. Non, non, pleure pas, attends, j’ai pas fini. Si le but était de faire passer un moment sympathique, rigolo, sans prise de tête, tu as les félicitations du jury. C’est ça, mouche-toi… de bonheur ! En tout cas, tu as bien rempli ta mission, alors BRAVO ! Oh my God ! Attends, je viens de réaliser que j’ai dit une énorme boulette littéraire, et à voix haute en plus ! J’ai osé associer Victor Hugo à Junes Davis dans la même phrase. Comment ai-je pu faire une chose pareille ? Je vois d’ici le Hugo dans son costume trois pièces, se prendre la tête pour de bon, avec sa chevelure toute blanche, avachi sur son fauteuil. Comment ça, tu n’allais pas écrire : « La misérable vie de Junes Davis » ! Surtout pas, reste dans le comique, ça vaut mieux, même si vers la fin, j’ai fini par verser ma petite larme ! Je te laisse j’ai peur qu’avec ma bourde, Victor vienne me hanter ce soir. Ah, au fait, avant que j’oublie, appelle maman !

– OK.

Ma petite sœur :

– J’ai pas besoin de lire ton bouquin. De un, je connais l’histoire par cœur, parce que tu as tendance à te répéter, et de deux, mes copines m’en parlent tout le temps. Junes, tu devrais appeler notre mère, apparemment, elle est sous aspirine par ta faute !

Mon petit frère, dit le poussin, dit le Rabbin de Lyon (eh oui, ils sont partout dans ma famille, je ne peux pas faire un pas sans une jupe longue, sinon c’est la guillotine assurée), c’est lui qui l’a lu en premier. C’est encore lui qui est mon webmaster, mon créateur de blog, de site web, je suis un peu son Frankenstein virtuel. Sans lui, rien n’aurait été possible. Il n’est pas rare que le poussin arrache une de ses plumes lorsque je lui pose des questions informatiques qui apparemment le rendent fou :

– Comment ça, tu ne sais pas où remplir l’adresse d’expédition ? Mais enfin, tu vas à expédition, et tu notes l’adresse, et tu coches « expédier ». Comment ça, tu ne sais pas où cocher ? MAIS CLIQUE À DROITE ! Mais y a quoi exactement devant toi ? Tu te moques de moi, t’es en train de décrire ton panier avec toutes tes chaussures sélectionnées. Junes, JE RACCROCHE ! Je dois y aller de toute façon, on m’attend à la syna, mais appelle maman.

– Mais je vais le faire, à la fin, c’est bon oooohh !

Ma cousine :

– Junes, c’est pour quand le tome 2 ? Tu n’en es qu’au chapitre 12. Sur combien ? 25 ? Pfffff… magne-toi please ! On veut la suite, nous ! Je m’en fous que tu travailles de 5h00 à 8h00 du mat’, quand toute la maisonnée fait dodo ! Tu n’as qu’à mettre ton réveil à 4h alors ! C’est pas vrai ça, faut tout lui dire ! Bisous ma puce. Love you. Ah Junes, appelle tata !

– MAIS C’EST QUOI LE PROBLÈME AVEC MA MÈRE À LA FIN ?

– Allô maman ?

Ma mère :

– Ah ma fille, ça tombe bien que tu m’appelles, heureusement que c’est illimité avec whatsapp et tango, parce que j’en ai pour un petit moment avec toi.

Je tremble, depuis mes quinze ans, ma mère n’a PLUS eu de petit moment avec moi !

Tout d’abord, je voulais savoir si tout ce que tu as écrit dans cette vie déjantée est vrai. Non, parce que ma fille, faut que tu saches que je me suis fais violence pour lire ton bouquin jusqu’à la fin. Tu t’imagines bien que pour une femme de rabbin, ce n’est pas exactement le genre de livre que l’on veut que sa fille publie !

Pour couronner notre perte, il paraît que n’importe qui peut le trouver à la Fnac, et sur amazon.fr ! Tu sais que par ta faute, je vais me jeter par la fenêtre. Pardon ? Tu me demandes quoi ? Tu veux savoir si « ton livre » est bien écrit ? Ce n’est pas le propos ! Je te dis que je vais ouvrir les fenêtres du balcon pour sauter dans le vide, et toi, la seule chose qui t’intéresse c’est de savoir si c’est bien écrit ! Heureusement que tu habites très loin ma fille ! Pour la sortie du tome 2, car apparemment il va y avoir une suite, je vais demander à ton père de déménager au Texas. Non, non, non, ça n’a rien à voir avec la morosité ambiante de la France, c’est juste que dans cet État, le port d’arme est autorisé, et vu la honte que tu nous as faite, et que tu vas continuer à nous faire avec l’exode, le mieux c’est de… je m’en fous que ce soit une fiction ! Moi, ta propre mère, je pense que tout est vrai ! Ne nie pas Junes ! J’ai décidé de nous faire revivre le remake de Massada. Genre, il ne restera plus personne de vivant. Comment ça je suis en « over reaction » / sur-réaction, et en plus mademoiselle parle le franglais maintenant !

Bon, je vais me faire un café en attendant notre visa. Sinon les enfants ça va ? Pas trop dur les vacances ?

Eh bien je dirai pour conclure que dans l’ensemble, grâce à D. les petits choux ont eu un bel été. Ils ont eu du centre aéré où il se sont aérés dans le New Jersey cinq semaines !

Il y a eu des grandes amitiés avec deux mamans américaines qui attendaient avec moi à l’arrêt du « school bus ». Nous étions les trois drôles de dames, sauf qu’il n’y a que moi qui essayais d’être drôle.

Sur ce, je vous embrasse mes amis, et comme toujours, je vous posterai une chronique tous les lundis, et de temps en temps, mes vdm, vpa et le reste… merci encore pour vos innombrables encouragements. Love you.

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