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Comment réagir face aux mauvaises nouvelles que l’on entend qui nous plombent le moral (en évitant de se tirer une balle !) ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Ces derniers temps, il faut reconnaitre que l’actualité qui défile sous nos yeux n’est pas joyeuse-joyeuse !

C’est vrai, entre les demandes de lecture de psaumes quasi-permanentes, les annonces en rafales de décès, et les récents incendies qui ont eu lieu en Israël, comment allons-nous faire pour avancer ?

Nous qui ressentons tant de peine, de compassion, d’accablement mêlés à cette saleté de sentiment d’impuissance, comment continuer nos vies normalement, alors que nous avons conscience qu’il y a tant de souffrance, qui n’épargne personne ? Que pouvons-nous faire ? Et surtout, comment réagir ?

Eh bien, j’ai pu remarquer qu’il y avait plusieurs réactions face à tout ça, et pour vous, je les ai regroupées et classées :

Alors, nous commençons tout de suite avec en tête de liste, les prieurs. Ils te conseillent fortement de sortir ton livre de psaumes, et de lire les numéros 1, 56, 89, 98, 145, plus le numéro complémentaire, le 20. Le compte est bon ! Les prieurs mettent tout en œuvre pour que nos demandes soient entendues, ouf, heureusement qu’ils sont là.


Perso, j’ai bien essayé de lire mon livre de psaumes plus de cinq minutes d’affilée, mais l’une des rares fois où j’ai essayé de le faire en quatre ans, je me suis retrouvée limite la jupe aux chevilles, à cause de mes enfants qui n’arrêtaient pas de tirer dessus. Sans oublier que pendant que j’essayais de murmurer mes mots, j’avais la sensation que le monde allait s’écrouler, car j’avais fifille 1 qui me réclamait de l’eau à corps et à cris, sous menace de mourir de dessèchement instantané ! OK, j’ai compris, concrètement, lire pour moi en journée, c’est compliqué.

Nous trouverons également les spirituels, qui te proposent d’allumer une bougie en pensant fort à un grand Rabbin, afin que par leurs mérites accomplis, ils nous viennent en aide, ce à quoi j’ai répondu de suite :

– Non mais ça va pas, t’es ouf ou quoi ? Avec les incendies qu’il y a eu en Israël, même pas en rêve je laisse une bougie allumée toute la nuit ! Je ne veux pas voir une flamme jusqu’à mon allumage de vendredi soir ! Allez, au suivant.

Ensuite, vous avez les généreux, qui vont multiplier les dons, et vous demander de leur envoyer tous les liens Leetchi fiables que vous connaissez. Au passage, on salue leur altruisme qui fait aussi avancer le monde.
Mais attention, ne confondez pas ces liens web avec le fruit : le litchi, qui n’a rien à voir. Ceux dont je vous parle servent à ramasser des cagnottes pour différentes causes propres à chacune.

Après vous avez les Loubavitch (et les autres), qui nous proposent de prendre sur nous une bonne action. Mais ne vous faites pas mal au dos pour rien, allons bon, ce n’est qu’une métaphore, genre euh… je sais pas moi… par exemple, rallonger la longueur de ses manches les jours pairs, et raccourcir la largeur de son décolleté les jours impairs. Ou encore s’améliorer en cacheroute, écouter plus de cours, surveiller son langage.
D’ailleurs à ce propos, j’ai souvent pensé à me promener dans la rue avec du scotch anti-lashon ara sur la bouche, qui ferait double emploi, car il servirait aussi de crème dépilatoire, histoire d’amortir mon temps de silence ! Ce serait trop cool, faut que je dépose le brevet !

Mais au fond, je sais ce que vous allez vous demander. Est-ce que nos petites actions citées plus haut vont vraiment changer les tragédies qui se vivent sous nos yeux ?


Je répondrai très modestement que oui, et permettez-moi de vous raconter une histoire (rapide) que j’ai lue la semaine dernière, et qui m’a amenée à vous écrire aujourd’hui :

Pendant la seconde guerre mondiale… oui, je sais, rien qu’avec mes premiers mots, on sent que ça va être Rassra/l’angoisse. Que voulez-vous, cela doit-être le côté ashkénaze (mais pas naze) de mon mari, qui a du déteindre sur moi, à force.
Donc pendant la seconde guerre mondiale, un survivant des camps a témoigné que lorsque qu’il a été emmené vers Auschwitz, lui et les autres hommes étaient tous entassés dans un wagon comme du bétail, même pire que ça ! La nuit venue, il faisait un froid à en mourir, c’est là que proche de lui, se trouvait un homme très âgé, qui était à bout de souffle. Il pensait qu’il n’allait sûrement pas survivre à cette nuit glaciale et effroyable. Il a décidé d’aller s’assoir près de lui, et spontanément, l’a entouré de ses bras pour lui tenir chaud. Tout au long de la nuit, malgré le froid inimaginable, les doigts endoloris, la sensation qu’il allait perdre ses orteils de par le climat glacial, la fatigue, et la faim, il a tenu bon jusqu’au petit matin. Il n’a pas lâché un seul instant la personne âgée. Une fois qu’un brin de soleil est revenu, et que le wagon s’est réchauffé peu à peu, le jeune homme qui somnolait tout en se gardant de lâcher le vieil homme, a vérifié qu’il respirait encore, et a constaté qu’il dormait. Il a levé la tête pour faire le macabre constat, qu’il n’y avait aucun survivant à part eux deux. Eh oui, ils sont les deux seuls hommes à avoir survécu à cette effroyable nuit de l’horreur, uniquement grâce à ces mains qui entouraient et réchauffaient…

Maintenant, quell rapport avec aujourd’hui, avec ce qui se passe dans le monde qui nous entoure ?

Je me dis que bien sûr, il faut prier, allumer une bougie, être plus observant, écouter des cours, faire téchouva, se remettre en question etc., mais à l’instar de ces deux hommes qui ont survécu à l’insurmontable par ce geste si simple et si fort à la fois, celui de se prendre dans les bras pour survivre.

Nous pouvons à notre échelle, être dans l’action, en aidant par exemple notre voisine du 15ème étage qui nous gave chaque fois qu’on la croise, en lui proposant de l’aider de temps en temps.

Nous pouvons aussi proposer de préparer un repas à cette maman qui vient d’accoucher, ou alors aider à cette maman fatiguée, débordée, ou simplement prendre des nouvelles de nos proches, juste pour entendre leur voix, et s’assurer qu’ils vont bien, même si nous n’en avons pas toujours le temps.
Car malgré la situation catastrophique de ce qui s'est passé la semaine dernière en Israël, où des gens ont perdu leur maison, tout ce qu’ils possédaient, j’ai vu aussi défiler avec des yeux émerveillés des tas de messages spontanés d’autres israéliens qui ouvraient leur maison, le temps de trouver des solutions de relogement. Il n’était ni question de religieux, ni de pas religieux, il était question d’un peuple uni où tout le monde se prenait par la main.

Alors avec un regain d’optimisme, nous pouvons nous aussi pendant un moment entourer quelqu’un de nos mains en proposant notre aide, et peut-être qu’à partir de là, il y aura un effet papillon qui fera accélérer la venue du messie que nous attendons tous.

Chabbat Chalom mes amis.

PS : mon mari pense que c’est Bibi Natanyaou le Messie. J’ai beau lui dire que les chances sont très maigres, mais il est un peu du genre têtu.

Je vous embrasse mes amis, que l’on n’entende vraiment que des bonnes nouvelles. À lundi pour une chro so New Yorkaise !

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Thanksgiving et pureté familiale, cherchez l’erreur !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Comme chaque année, j’ai reçu mon invitation pour passer le repas de Thanksgiving chez ma copine Livnat. Je me souviens encore de l’excitation de mon premier Thanksgiving, j’avais l’impression d’être Rachel Green de Friends, et Livnat, Monica.

Avant d’accepter, j’avais vérifié si l’origine de cette tradition américaine n’avait rien de Sainte, ce qui n’en est rien, même si cette coutume dégage un message très saint !

C’est une fête nationale, telle que le 4 juillet, où l’on se repose et l’on remercie D. d’avoir donné au peuple américain tout ce dont il a besoin tout au long de l’année. Perso, du moment que je peux manger sans cuisiner, avec plaisir, je remercie forcément D., et la cuisinière !

Avec ma famille, nous arrivons sur les coups de treize heures, je me rends vite compte que ma copine en a profité pour inviter des tonnes de couples. Elle a raison, autant amortir le temps passé en cuisine ! On découvre une table aux couleurs orange et marron, pile dans le thème de la journée. Chacun prend place, et je me retrouve assise en face de Séphora, qui est la cousine parisienne de passage à New York. Elle a l’air sympa, mais dès qu’elle me regarde, je sens une certaine hostilité. Mon D., je crois que je vois tellement de séries que je commence à me faire vraiment des films ! Je ne fais plus attention, et dévore cette soupe de citrouille que l’on vient de me servir.

Quelques minutes plus tard, j’ai ma copine de droite qui me demande l’adresse de mon coiffeur. Séphora en profite pour me demander, l’air énervé :

– Tu portes une perruque ?

– Euh…oui.

– Donc tu es religieuse.

- Il parait, mais tu sais, religieux ça veut rien dire, parce que je pense…

– Je supporte pas les religieux, ni les religieuses !

Ah ! J’ai envie de lui répondre que c’est dommage que j’aie laissé à la maison ma carte de membre de représentante de tous les religieux du monde, sous prétexte que je me couvre les cheveux. Mais je ne peux pas, car Marc, le mari de notre hôte, apporte la star du jour : la dinde ! Selon la rumeur, dame Turkey pèse 6 kilos (la vache !), provient de chez Costco (équivaut à Métro), s’est fait dorer la pilule depuis huit heures ce matin, et il paraît, qu'elle est à point ! On applaudit tous Marc quand il pose cette dinde aux mensurations XXL. L’un des invités lui conseille d’aller chercher une scie pour découper cette volaille, ce à quoi Marc répond :

– T’inquiète, on va lui faire la peau !

Cette remarque me fait bien rire avec insouciance, mais plus pour longtemps, car Séphora, est végétarienne, à défaut de manger sa dinde, décide de me manger, moi ! Et elle commence :

– Dis donc, tu m’as l’air bien détente pour une religieuse.

Avec la pointe de soupçon, style j’ai fait un truc grave, parce que j’ai ri à une blague ! Je lui réponds pour détendre l’atmosphère :

– Non, pas tout le temps, parfois il m’arrive d’être stressée !

Mais Sépho ne rigole pas (la crampe !), et me sort droit au but :

– Je trouve que VOUS, les religieux (avec le doigt pointé sur moi, au cas où j’aurais pas saisi !) sont extrémistes, et totalement archaïques ! Je sais d’avance que quoi que je répondrai, je vais me faire électrocuter de paroles, alors je demande simplement :

– Pourquoi tu dis ça ?

– Pour des tas de raisons ! Rien que la semaine dernière, j’ai reçu chez moi le cousin de mon mari et sa femme de Jérusalem. Pareil que toi, la femme se couvre les cheveux. T’es rasée toi en-dessous ? Non parce qu’elle, elle est rasée, et crois-moi, c’est pas joli !

– Non, non, pas rasée, mais continue.

– Un soir, je suis rentrée du boulot, la femme du cousin m’a demandé si je pouvais l’accompagner en voiture dans un endroit où je suis allée qu’une seule fois dans ma vie, la veille de mon mariage !

– Elle t’a demande de l’emmener au mikvé/ au spa juif quoi.

– Oui, c’est ça, exactement ! Elle savait que j’étais crevée de ma journée, mais elle a insisté pour que je l’accompagne. Je lui ai proposé d’attendre le lendemain matin, parce que je ne bosse pas ce jour-là. Tu parles, elle ne voulait rien savoir ! Genre ça pouvait pas attendre, alors je lui ai dit que j’allais demander à mon mari s’il pouvait la déposer, mais elle n’arrêtait pas de me répéter en hébreu « lo, lo, lo » (non, non, non), avec une tête horrifiée. Elle m’a tellement gonflée que j’ai dû me taper République à huit heures du soir, ça m’a bien soulée ! En plus, ma femme de ménage m’a dit qu’elle avait pris un long bain juste avant que je rentre. Trop mal élevés ces religieux !

– Et sales ! N’oublie pas !

– Bah celle-là, je peux te dire qu’elle était bien propre, elle m’a vidé tout mon Tahiti douche !

– Quel toupet !

– Bon OK, le lendemain, elle est partie m’en acheter un tout neuf, mais j’ai pas compris ce qu’elle était partie faire qui pouvait pas attendre. Tu peux m’expliquer ?

Je viens à peine de remarquer que toutes les femmes de la table écoutent notre conversation. Je décide que ce n’est ni le moment, ni l’endroit, pour répondre à Séphora, mais elle fait une remarque qui m’a piquée !

– La seule fois où j’ai été, j’avais vingt-deux ans, et je me rappelle que ça m’avait dégoûtée de faire trempette après plusieurs dames.

– Tu sais, c’est comme quand tu vas à la piscine, tout le monde y fait bien son petit pipi chaud, et pourtant, je suis sûre que cela ne te dégoûte pas !

Mais une autre copine décide d’intervenir :

– Le plus dur pour moi, c’est quand je dois séparer les lits, ça me gave !

Puis une autre :

– Pour moi, c’est quand je dois me préparer, et que t’as tous les gosses qui tambourinent à la porte.

– Ce qui me soule, c’est de pas pouvoir toucher mon mari, alors des fois j’oublie, et lorsque je m’en rends compte, je regrette !

Une copine qui allaite son bébé prend part à la discussion :

– Au contraire, j’apprécie beaucoup ce temps de séparation depuis que j’ai accouché, cela me permet de me remettre de mon accouchement en douceur, et de me concentrer sur le bébé.

– Vous êtes en train de toutes me dire que pendant plusieurs jours par mois, ni vous touchez, ni vous dormez dans le même lit que votre mari ? Mais c’est fou ! Pourquoi faites-vous ça ? – Pour préserver le couple !

– Pour avoir un peu d’espace, et le grand bonheur de retrouver mon mari !

– Pour le kiff de m'occuper de moi ! Une fois par mois quoi qu'il arrive, je me chouchoute à mort, dans un spa.

Pendant que ça échange sur le sujet, je me lève pour aller voir ce que font mes enfants. Une fille vient me rejoindre dans le couloir, et me prend à part :

- Junes, est-ce que je peux te confier quelque chose qui me ronge de l’intérieur ? – Bien sûr, tâta Junes est là, confesse-toi sans crainte, ma chérie !

– Voilà, cela fait trois mois que je ne vais plus au mikvé, parce que j’ai honte. – Tu as hontes de quoi ?

– J’ai honte d’avoir craqué avec mon mari. Une nuit, il m’a tellement pris la tête, pendant notre période off, que je l’ai laissé faire. Depuis, je me sens trop mal, et je refuse d’aller me tremper. Je ne me sens pas digne d’y aller.

– Ma belle, crois-tu vraiment que ça n’est pas déjà arrivé à d’autres couples ? Tu crois que celles qui ne font pas la séparation des lits, ou qui se passent les plats directement, cela les empêche d’aller au mikvé ? Pas du tout, et elles ont raison ! Chacun son niveau, fauter, cela nous arrive à tous ! Le tout, c’est de regretter, se relever, et avancer ! Et doucement, doucement, on y arrive.

– Ça fait trois mois que j’ai tout lâché, parce que c’est dur pour mon mari. Au fond de moi, j’aimerais bien retourner, et reprendre.

– Alors on efface tout, et dès demain, tu vas faire trempette, si tu veux, je t accompagne ! Pour ton mari, essaye petit peu par petit peu, montre-lui la beauté de vos retrouvailles !

– Je vais essayer, et je te dirai. Nous revenons à table, et j’ai le mari de Séphora qui n’aime pas non plus les religieux, qui me hurle limite dessus (au secours) :

– Moi, ce qui me dérange, c’est de me dire que je ne peux pas être avec ma femme quand je veux ! Tu réponds quoi à ça madame la religieuse (je supporte pas qu’on m’appelle madame la religieuse, ça m’agace, après je me gratte pendant des heures !) ?

J’hésite à répondre, car vont-ils vraiment entendre ma réponse surtout que je ne suis ni rabbin, certainement pas une référence, ni rien mais comme j'aime vivre dangereusement je me dit allez on la tente :

– C’est là que tu te trompes, mari de Séphora. Tu ne peux pas être avec ta femme quand tu veux, car tu ne vis pas seul avec elle !

– Comment ça ? Je t’assure, nous ne sommes que deux.

– Ah non, vous êtes trois, je t’assure !

– C’est qui le troisième ?

– D. lui même ! Tu l’as sollicité pour Bénir ton union avec ta femme sous la houppa, donc vous avez signé pour qu’IL soit avec vous ! Il nous a donné un cadeau, un mode d’emploi, avec des lois de pureté familiale. En t’imposant un temps, IL te rappelle qu’il y a les lois de la nature au-dessus, et qu’il faut respecter ta femme, car une femme, c’est délicat. À un certain moment du mois, il arrive à ta chérie qu’elle soit indisposée, et qu’elle ne soit pas disposée à ce que tu disposes d’elle! Mais une fois cette période de séparation passée, elle sera toute disposée à toi, à vous deux, et à D. lui-même ! La thora nous donne l’opportunité de revivre chaque mois la renaissance d’un couple, et de vivre des retrouvailles amoureuses tout simplement magiques !

Et la tarte pumkin’s arrive, tout le monde pousse des grands AAAH, ce qui met fin à cette conversation intense. Au moment de se quitter, Séphora me confie que même si elle n’aime toujours pas les religieux (sympa, avec tout ce que je me suis galérée à lui répondre !), c’est sûrement parce qu’elle n’a jamais vraiment pris le temps de les connaitre. Elle me serre dans ses bras, et me dit :

– Quand tu viens sur Paris, obligé tu viens chez moi !

– Seulement si j’ai le droit de prendre un bain, et promis je t’achète des tonnes de Tahiti douche, d’accord ? Et nous nous quittons sur un grand rire.

Je vous souhaite une très bonne semaine, et vous retrouve mercredi avec une spéciale chro chro : Comment réagir face aux mauvaises news qu'on lit, que l'on voit et que l'on entend sans se jeter par la fenêtre ?

Gros bisous.

Bonus de chronique :

Mes chers amis, j’ai abordé ce sujet « osé », car à part dans des cours ultra fermés, réservés aux femmes. PERSONNE, j’écris bien PERSONNE n’en parle, et c’est bien dommage ! Spécialement dans notre génération, il est très difficile de trouver la force suprême de continuer à perpétuer nos lois si dures et si merveilleuses de la nidda. Alors même s’il vous arrive de craquer dans les choses citées plus haut, ne LACHEZ RIEN. À quoi bon, me diriez-vous ? Pour une raison parmi tant d’autres :

Nous qui avons toujours rêvé de vivre le grand amour à la Disney, si l’on essaye de suivre ce précepte de pureté familiale, on pourra constater : « Il y a un temps pour l’amour, pour que l’amour dure dans le temps ! » On pourra noter sur notre propre histoire d’amour : « Et ils vécurent heureux et amoureux jusqu’à la fin de leur vie ». C’est ce que je vous souhaite, mes amis !

Pour m’écrire en private, mon adresse email est à votre disposition : junesdavis55@gmail.com.☺️💖💖💖

Thanksgiving et pureté familiale, cherchez l’erreur !
Thanksgiving et pureté familiale, cherchez l’erreur !
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Elijah l'homme qui ne voulait pas partir!

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Ce mardi était un jour férié national, pour cause d'élections du futur président des États-Unis. Toutes les écoles du pays étaient fermées. La veille, je ne pétais pas spécialement le feu, car je me remettais d’une bonne grippe. Oui, je sais, je sais, c’est bizarre, mais ça arrive que les mamans soient fatiguées de temps en temps, même si les seules personnes qui s’en rendent compte : c’est vous, et le spray nasal !

Prenant mon courage à deux mains et des vitamines, je me motive pour emmener ma marmaille dehors, gambader, puis déjeuner. Au fur et à mesure de la matinée, j’ai plusieurs mamans en galère comme moi qui me demandent, si elles peuvent déposer leurs enfants pour jouer, afin d’occuper la journée… Attends, attends, laisse-moi faire mon (mauvais) calcul, si chaque enfant est occupé avec un friend, je vais pouvoir ME REPOSER ! Mais oui, c'est sur ! 

Dans tes rêves ma grosse ! 

À peine rentrés, j’entends mon fils qui invite des copains à passer, il m’informe dans la foulée que ses amis arrivent.

Quelques minutes plus tard, je suis dans ma chambre, et j’entends des voix, dont celle d’Elijah, américain, P.D.G d’une société de je sais pas quoi… qui accessoirement est censé déposer ses fils… et partir ! Au bout de cinq minutes, j'entends toujours sa voix (forte !), et décide de me lever, pour voir ce qu’il se passeTout étonnée, je découvre Elijah assis dans mon salon. Gloups ! 

C’est bizarre, en général, quand les papas déposent leurs gosses, ils détalent comme des lapins ! Pile à ce moment là, j’ai plusieurs mamans à la chaine qui déposent à leur tour leurs enfants, et repartent, sauf… Elijah, qui est toujours là. Par politesse, je papote vite fait avec lui, et conclus :

– Si tu veux, tu peux y aller (et te lever de mon canapé !), avec plaisir, je surveille tout ce petit monde !  Mais je reste estomaquée, quand il me sort :


– Non, je suis bien, là ! 

– Sorry ?

Ne m'écoutant pas, il sort son ordi, son portable, et me demande si j'ai un chargeur pour brancher le tout. 

Choquée, je lui réponds : 

– Euh....non, désolée, mais je suis sûre que si tu rentres chez toi, tu dois en avoir un !

On peut pas faire plus clair, non, même si en lui disant cela c'est moi qui suis gênée, un comble ! Mon fils qui passait par là, et qui est trop sympa, surtout quand on lui a rien demandé, lui fait un grand sourire et lui dit : 

– Tu veux un chargeur ? Bouge pas, je vais te le chercher ! 

Mon D., je vais l'éclater ce gosse, attends que ce papa s'en aille ! Au bout de quinze minutes, durant lesquelles le type a l'air bien à l'aise, je suis de plus en plus embarrassée. Prenant une grande respiration, et une volonté qui n’est pas de fer, je retourne le voir (je m'étais planquée dans ma cuisine ), et lui sors : 

– Elijah, I am so sorry, you must leave/ Elijah, je suis désolée, mais tu dois partir !

Il me regarde, met le doigt en l’air, genre attends je te mets en suspens, et décroche son téléphone, grrrr… mais, c’est pas possible ! En fond sonore, les enfants courent de partout,  crient, s'amusent, et j'entends que mon visiteur arrête sa conversation, agacé, et demande à la ronde : 

– Please, please guys, shut up ! S'il vous plaît les enfants, taisez-vous ! Je suis en train de faire un deal important ! 

Non mais je rêve ! Là c’est trop, coûte que coûte, il faut qu'il dégage. J’attends qu'il raccroche, et demande discretos aux enfants de faire encore plus de bruit. Comme quand t’es au tel, et que tu sais pas comment faire pour raccrocher, et que tu te mets à pincer ton enfant pour qu’il pleure afin de mettre fin à cet appel. 

Comment ? Personne ne fait ça ? Je plaisantais évidement, je n'ai JAMAIS fait ca de ma vie, voyons ! Ah ! Il a finit sa conversation, je me précipite pour lui dire que : je « l'invite » à aller dans le lobby de mon immeuble pour bosser tranquille, et qu'il doit partir ! 

– Non merci (il a du retenir que le mot je t'invite !), mais je préfère rester ici, c'est plus simple pour moi. Au fait, elle est où ta télécommande, je voudrais suivre l'évolution des élections à la télé. 

En mentant comme une arracheuse de dents, je lui sors que j'ai un problème de câble, pour ne pas pêter un câble ! Mon fils (encore lui) lui apporte la télécommande, et me demande en français : qu’est-ce que t’as aujourd'hui à ne rien vouloir prêter ?

OMG ! Je vais pas m’en sortir ! J’entends dans la foulée Elijah qui me demande un truc à boire ! Ah non alors, si je lui sers un truc, il va croire que je suis contente qu’il soit là, dans MON salon, sur MON fauteuil, avec MA télécommande. Et vas-y que je l'entends zapper, zapper, je suis en mode choc par tant de sans-gêne ! Mais d’un coup, sans crier gare, je vois apparaitre ma grand-mère paternelle marocaine qui me lance un regard ultra-réprobateur : 

Elle m’explique que je lui fait honte à ne pas proposer un thé à la menthe à ce Roi, non pas du Maroc, mais d’une autre contrée lointaine. Je lui explique que je ne veux pas envoyer de mauvais signaux, et veux prendre ma grand-mère dans mes bras tellement elle m’a manqué, mais à notre contact, il se passe un truc bizarre, mémé prend possession de mon corps (pareil que dans Ghost avec Patrick Swayze, trop bon ce film !)  

Et là, je perds le contrôle de moi-même : je me vois prendre la théière dans le placard. Mon D. qu’est ce qui m'arrive ? Je ne veux pas, mais je ne maîtrise plus mes mains, elles avancent toutes seules pour appuyer sur la bouilloire, et mettre l'eau à chauffer! Je veux crier un : « lâche-moi mémé », mais je sens qu'elles ont pris possession de mon corps. Elles ? Oui, je sens toute une génération de grands-mères marocaines qui me mettent la pression pour recevoir ce visiteur ! Je me regarde prendre la menthe dans le frigo ! J’ai beau dire à ma grand-mère qu'il faut qu'elle sorte, car la seule chose que je veux, c'est qu'Elijah se tire de chez moi ! Mais non, je suis spectatrice de mes actes, et je suis en train de prendre les verres à thé, les poser sur la table avec des vieux gâteaux secs, histoire de prouver que je ne suis pas du tout d'accord avec tout ce qui se passe. Elijah ne mérite pas ma nouvelle fournée de cookies !

En arrêtant de lutter, je propose malgré moi au père des copains de mon fils, s’il veut du sucre dans son thé (Non, mémé, cela ne se fait plus de mettre de force du sucre dans le thé des gens. De nos jours, les gens choisissent leur destin et leurs sucrettes !). Elijah me fixe, moi avec la cuillère en l’air, et j’attends sa réponse, il réfléchit … réfléchit… encore et encore… mais purée, c’est pas un appart que t’es en train d’acheter, mec, c’est juste pour savoir si tu veux du sucre ! Dépêche-toi ou JE VAIS VRAIMENT TE FOUTRE DEHORS !

En attendant sa réponse, j’ai mon autre grand-mère maternelle qui débarque et me fait sursauter ! Elle non plus n’a pas l’air contente de me voir. Elle me demande : 

– Junes, qu’est-ce que tu fais ? 

– Je sers du thé, tu vois bien ! 

– Est-ce que tu crois vraiment que c’est comme ça que je t’ai éduquée ? Est-ce que tu penses qu’avec mon caractère, un type aurait osé s’inviter chez moi ? 

– Ah non, ça c'est certain ! Mais mémé, j’ai essayé de lui faire comprendre, mais il veut pas décoller. 

– Ma fille, tu me le décolles, sinon c’est moi qui vais t’en coller une ! Fais marcher ton cerveau ! 

– Mémé, j'ai honte, après il va dire à tout le monde que je l'ai jeté de chez moi, que je l'ai mal reçu, et que... mais j'entends Elijah qui me demande si mon sucre est "gluten free", car il y est allergique ! C’était la phrase de trop… Mémé a raison ! La patience de Junes Davis est vide ! D’un coup sec, j’éteins la télé, et je supprime le visage d’Hillary, et avec une idée qui m’est venue à l’esprit surement grâce à celui de mémé : 

– Elijah, ta femme vient d’appeler, il faut que tu rentres, tout de suite ! 

C'est le signal, Eurêka ! D’un bon, comme s’il avait reçu une décharge électrique, il prend ses affaires, dit à ses fils qu’il faut qu’ils rentrent, et en deux deux, les voilà partis ! Fiouffff… je m'en suis enfin sortie, au bout d'une heure tente quand même !

Je sais ce que vous vous dites, comme ma grand-mère d'ailleurs :  

– Non mais vraiment, il n'y a qu'à Junes à qui arrive ce genre de situation, un truc comme ça, cela ne risquerait pas d'arriver chez moi ! Un coup de pied au derrière, et ça dégage. C'est inconcevable, impensable, et ça se dit religieuse en plus... non mais je te jure… Et pourtant mes amis, religieuse ou pas, il arrive que parfois, par peur de blesser l’autre, on n'arrive pas à être encore plus mal élevé que celui qui est en face de nous. 

Tout en m’endormant ce soir là, je me suis demandée comment j’allais travailler ce trait de caractère que nous qualifierons de mou ! Le changement, c’est maintenant ! Oui, mais comment faire ? Où puiser la force de changer ? En regardant la photo de mes deux grands-mères, qui me manquent un peu plus chaque jour,  j’ai pris conscience que je pourrai y arriver, en m’inspirant au quotidien de leur incroyable personnalité : pour l’une, sa qualité d’hôtesse exceptionnelle, et pour l’autre, son caractère, qui était la joie de vivre incarnée, la spontanéité, de femme forte qui a eu mille vies en une vie. J’ai eu la chance d’écouter ses merveilleuses histoires de son vivant, qui m’ont laissé l’un des plus beaux héritages au monde, alors pour qu’elle soit fière de moi, à moi de jouer !

Je dédie ces quelques mots aux mémoires bénies de toutes nos mamies qui nous ont quitté trop tôt ! Amen !  

Je vous embrase mes amours, que vos journées soient ponctuées de rires, et de fous rires ! Qu’on envoie le stress sur les roses, que nous cueillerons volontiers pour faire de jolis bouquets ! Big Kisses

Elijah l'homme qui ne voulait pas partir!
Elijah l'homme qui ne voulait pas partir!
Elijah l'homme qui ne voulait pas partir!

Publié dans humour, maman, americain, amour, glamour

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V.D.M (Vie de mari)

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quand tu demandes à ta femme qui passe sa vie à écrire sur son ordi, de rédiger une carte de mazal tov pour un mariage, et que ta merveilleuse épouse (moi 😜😜😜) te répond très sérieusement :

- Tu préfères pas le faire toi-même, sérieux, je sais jamais quoi écrire moi...

Elle me regarde.

Je la regarde.

Elle comprend que je l'ai prise en flag de flemmarderie aigüe ( pour ne pas dire fainéantise, parce que Madame est du genre susceptible) et elle se marre !

Eh bien quoi.... il n'y a pas que Junes Davis qui peut écrire des V.D.M. Je ne compte ni pour du beurre, ni pour une prune, même si j'en ai payé plein dans ma vie. Depuis tout le temps qu'elle parle de moi, Micka par-ci, Micka par-là, il était temps que j'en rédige une moi aussi, y a pas raison 😉 !

À plus monsieur, dames, je vous rend ma dame qui vous donne rendez-vous lundi. Chabbat Chalom.

P.S : Merci d'être aussi fidèle à Junes, j'ai du accepté de vous faire de la place dans son coeur gros pour vous 😊.

V.D.M (Vie de mari)

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Pouvons-nous être amis avec les américains, ou juste des potes 🇺🇸 ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

S’il y a bien une question que l’on m’a posée beaucoup de fois depuis que je suis arrivée à New New, c’est bien celle-là : 

– Junes, depuis le temps que t’es là, est-ce que tu t’es fait des amies américaines ? 

Alors ça, c’est vraiment une bonne question, ce qui me fait penser aussi à tous ceux qui ont fait leur Alya, car on doit leur poser la même. 

Sans vouloir faire la fille asociale, snob, pas sympa, je me suis vite rendue compte que les américaines et nous, les francophones, évoluons dans deux sphères totalement différentes, qui ne se croisent qu’à de rares occasions de la journée :  à la sortie de l’école, au Starbucks du coin, ou encore aux réunions parents/élèves. Il nous arrive de nous saluer, et même de papoter par-ci par-là, mais appelons-nous cela vraiment des amies ? Point du tout, mon chou ! Des copines, à la limite, mais pour la plupart, je les mettrais dans la catégorie de : connaissance régulière !

Déjà, pour plusieurs raisons évidentes : nous n’avons pas du tout les mêmes références culturelles !

– Gad Elmaleh, you know ? 

– Gad Qui ? 

Michkin, le Gad, ça fait six mois qu’il est là avec son spectacle à faire le tour de Manhattan, pour s’entendre dire : Gad who ?

Vas y Gadou, on est tous avec toi ! Lâche rien ! 

Ou quand l’américaine de base te demande d’un ton surexcité :

– T’as prévu quoi pour Thanksgiving ? 

– Aucune idée, c’est dans une semaine, j’ai le temps. 

– T’es folle ! Moi, ça fait six mois que j’ai déjà tout prévu. 

– Ah ! 

Ne parlons même pas de l’humour, qui n’a rien à voir ! Et croyez-moi sur parole, ou plutôt sur chronique, c’est pas faute d’avoir essayé deux cent fois de les traduire, et à chaque fois, je dois leur expliquer pendant trois heures la blague, qui n’était en réalité qu’une simple blagounette. 

Mais le moment où tu ne peux plus te défiler, et où tu te dois de faire vraiment des efforts sociaux avec ces gueuses en leggings/ baskets/ casquette, c’est lorsque les enfants veulent se voir pour jouer chez toi. Et là, deux options s’offrent à nous :

1) le drop-off : tu déposes ton enfant, et tu reviens le chercher deux heures après. Papotage très limité, et efficace !  

Ou :

 le 2) Le stay : tu restes avec ton enfant pendant toute la durée de la playdate, pour être sûre que ça va bien se passer.

Perso, je vois pas l’intérêt de rester avec ton kid, pour le regarder jouer, à part si la maman est une bonne amie à toi, alors là, c’est différent, j’appelle ça : le coup double ! 

Donc, c’est tout naturellement que pendant les vacances, j’invite les amis de mes enfants à jouer. Je combine tout à la même heure, comme ça il n’y a pas de jaloux, car chez les Davis c’est : pas trop de liberté, beaucoup d’égalité, et autant que possible, de la fraternité ! Me voilà à gérer six enfants à la fois, mais pas que…

Je me suis mise d’accord avec deux mamans, pour qu’elles me déposent leur mouflets et mouflettes respectifs, la troisième est un peu en retard, ce qui me laisse le temps de finir ma pâte à crêpes. Entre temps je reçois un sms de sa part qui va chambouler mon programme : Lorel me demande si je veux boire un truc, parce qu’elle est au Starbucks, et veut me ramener une boisson chaude. Trop sympa cette maman, je sens que l’on va bien s’entendre ! 

Dix minutes plus tard, elle sonne à ma porte avec sa petite poupée, et nous sommes six personnes à l’accueillir, dont trois de mes gosses. Innocemment, Lorel me demande s’ils sont tous à moi (really ? Même le roux à lunettes ? Come on !). 

On commence à s’échanger des infos de base. On boit nos boissons, elle me raconte un peu sa vie avec une fluidité de folie, et j’en déduis qu’elle va … rester !

Tiens, c’est sympa, peut-être que j’ai trouvé enfin une nouvelle étoile amicale ? Qui sait, ce serait formidable. Mon jukebox de chansons se met direct en marche comme à chaque fois que je fais connaissance avec quelqu’un, et j’entends le refrain :  « un roman d’amitié qui commence entre nous deux » de Elsa. Plus on discute, plus je suis ravie, ça change de clip dans ma tête, vient la chanson  «  Je suis ton meilleur ami » avec le génie de la lampe d’Aladdin, mais le problème, c’est que ça bifurque directement sur « Ce rêve bleu » de Daniel Lévi et Karine Costa, hymne officiel des chalalas de Paris, année 92 ! Alors je me rebranche vite sur la question qu’elle me pose : 

– Et sinon tu viens d’où ?

– Paris ! 

– Ah nice. C’est où Paris ? 

– En France, ma jolie !

– C’est où la France ? 

– .....En Europe. 

– Je connais, une fois j’ai du faire escale en Pologne ! 

– … OK. 

Mais va savoir pourquoi, j’ai besoin de lui dire qu’avant de venir à New York, j’ai vécu six ans à Genève. 

- Junes, on t’a déjà dit cent fois, que t’étais pas obligée de raconter TOUTE ta vie d’un coup, tu peux aussi laisser un peu de mystère, ça va pas te tuer ! En plus, tu vois bien que la meuf, elle s’en sort pas question géo, t’es dûre, quand même ! 

– Eh oh ! À sa décharge, est-ce que je connais les cinquante États des États-Unis d’Amérique, moi ? Non, alors on laisse la chance au produit amical, et n’oublie pas qu’elle m’a ramené à boire. 

– Toi et tes maudits Starbucks, tu m’énerves ! 

En fond sonore dans ma tête, je sais pas pourquoi, d’un coup, j’ai la chanson de Richard Cocciante qui s’enclenche : « J’ai attrapé un coup de soleil » n’importe quoi, c’est n’importe quoi ! Pour couvrir cette chanson qui ne veut rien dire, je commence à lui raconter mon expérience genevoise (des fois je me soûle moi-même à répéter les mêmes choses, encore et encore). Elle m’arrête avec sa main, tout en sirotant son iced coffee à la paille, et me dit : 

– Wait, wait, first, where is Geneva ? /Attends, attends, d’abord, c’est où Genève? 

– En Suisse. In Switzerland, you know. 

– C’est où la Suisse ? Jamais entendu parler.  

– Pas de panique, ça doit être mon accent, désolée ! 

Je répète quatre fois de suite le mot, avec des accents de plus en plus bizarres, et elle me dit toujours, le regard vide :

– Non, je te jure, je n’en ai jamais entendu parler !

Je lui dis que ce n’est impossible, c’est sûr qu’elle connait, y a pas moyen ! Je me mets à lui balancer des mots clés comme si on jouait à Pictionnary, mais elle me répond à chaque fois : 

– I have no idea What country are you taking about ? Je n’en ai aucune idée. De quel pays tu parles ? Toujours avec sa paille  en bouche. Pleine d’énergie, je lui dis en rafale : 

– Seconde guerre mondiale ! 

– No

– Spoliation ! 

– No !

– Secret bancaire !

– Nothing! 

– Drapeau blanc ! 

– No idea. 

Rien, aucun mot ne lui évoque le moindre indice sur le pays où j’ai résidé pensant six longues années. Je balance comme si ma vie en dépendait, en folle que je suis, les mots : chocolat/montre/luxe… pour faire ressortir le jus de culture générale que cette américaine a en elle. Je sais que c’est quelque part dans son cerveau, y a plus qu’à le faire remonter à la surface ! C’est évident qu’elle a déjà entendu parler de la SUISSE ! C’EST SUR ! Y A PAS MOYEN !

Junes calme-toi ! Il y a ta crêpe qui brûle à force de regarder sur google translate tous les mots compliqués ! Et fais gaffe à ton portable aussi, ce serait dommage d’y foutre le feu, ça coûte cher ! 

Mais pourquoi je prends la tête à cette pauvre femme, qui est venue déposer sa fille pour une playdate. Ça doit être de la voir avec sa paille et son iced coffee qui m’énerve ! Après quinze minutes sur le sujet, et quinze crêpes plus tard, (une minute par crêpe, joli score !) l’américaine me demande : 

– Et sinon, tes enfants, à quelle heure tu les couches ? 

– Ils sont réglés comme des horloges SUISSES : 8h30 ! 

– Ah d’accord. Et sinon, tu vas voter qui, Trump ou Hillary ?

– Je ne peux pas voter, je ne suis pas encore citizen.

Il va falloir que je reste zen si je veux me faire des vraies amies dans ce pays. Ne me sentant pas vaincue pour autant (la fille qui lâche pas !), je tente une blague sur la guerre de sécession entre le nord et le sud, si jamais c’est TRUMP qui gagne, et que ce serait dommage de vivre une guerre civile ! 

Elle rigole, et me demande comment je connais tout ça. 

– Bah....je connais quoi ! 

Et c’est là que je me dis comme une évidence, que nous, en tant que français, nous avons étés bercés par la culture américaine, mais eux, pas du tout. Prenons exemple sur les jeux olympiques à la télé, les américains ne montrent que les performances des sportifs américains ! Alors, j’ai eu une révélation pendant que le génie de la lampe repartait dans sa lampe justement. J’ai compris que l’américain aime l’américain ! Il connait l’histoire de son pays, et c’est déjà pas mal, car le reste, il s’en tape !

Donc à la question de savoir si on peut être ami avec des américains, de toute évidence sûrement, car je me suis fait des tas d’amies francophones ici, mais je pense qu’au-delà des frontières (Suisse) culturelles, lorsque l’on trouve un ami, c’est quand on a la sensation que la folie de l’autre nous parait tout à fait normale, et ce n’est pas évident à trouver dans un pays étranger (ou pas !). Alors, si un jour j’ai l’opportunité de croiser une potentielle amie américaine, je saurai que je peux partager bien plus qu’un iced coffee avec elle !

Je vous embrasse fort mes chéris ! 

Ps : J'en profite pour vous écrire que j'ai finis mon tome 2, il est en correction !!! Youhouuuuuu !!!

xoxo Juju D. 

Pouvons-nous être amis avec les américains, ou juste des potes �� ?
Pouvons-nous être amis avec les américains, ou juste des potes �� ?
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Article publié depuis Overblog

Publié le par Junes Davis-Cohen

En gros, on s'est tous Trumpé 🤓🤓

Junes Davis

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Quand toi tu es normale et que ton conjoint pète un câble

Publié le par Junes Davis-Cohen

Tout a commencé lorsque qu'un dimanche matin, je me cramponne à mon latte (fait maison), assise sur mon canapé, le regard vide et flou. Je me remets de mon saturday night sans fever de la veille, qui est dédié à ma session de rattrapage de mes séries préférées. C'est l'esprit occupé et vagabond des images de ma nuit, que je sens en face de moi un mari tout nerveux.

Oh non ! C'est pas vrai, je connais cette tête, c'est celle des réveils du pied gauche (d'ailleurs, le droit demande ses droits, car certains matins, il est souvent mis de côté !). Je sens que mon Micka va me râler dessus toute la journée ! Sauve-qui peut !

À sa décharge, faut avouer que c'est un peu dans notre culture de français, d'être de temps en temps de mauvais poil. Rien qu’avec cette célèbre phrase des retours de week-end, on a déjà tout compris, car quand on te demande :

– Comment ça va, aujourd'hui ?

on répond tous :

Comme un lundi !

C'est en quelque sorte, notre signature. 

Note de Junes Davis : contrairement à l'américain, qui est à quatre-vingt dix-neuf pour cent du temps, et ça, quelque soit le temps:  TOUJOURS de bonne humeur ! Quand tu lui demandes :

– How are you today ?

Il te répond :

– Awesome ! Génial ! 

Ce qui est encore plus agaçant !

Après cette info cruciale sur les U.S people, je me dis qu'en prévision de ce qui m’attend dans les prochaines minutes, il me faut un autre café, pour avoir la bouche occupée, car l'orage ne va pas tarder à gronder. Tiens, qu'est-ce que je disais, le voilà qui me gronde :

– Junes, franchement, j'en ai marre de cette porcherie dans laquelle on vit. (???) On ne peut plus vivre dans ces conditions, faut que ça change ! Regarde-moi ce tas de vêtements accumulés (en me montrant du doigt le petit tas de linge de la veille que j'avais ramassé dans un coin du salon). C'est pas possible ! Il faut que tu te bouges un peu plus ! 

– Ah non, commence pas ! Moi, le weekend, je suis en pause de machine à laver, faut que je me détende de ma semaine. 

– Te détendre ? Mais de quoi ? Bon, je vais tout reprendre en main dans cette maison, parce que c'est n'importe quoi ! Et crois-moi, ça va barder ! Je vais de ce pas ranger des choses dans notre chambre.

Mazette, il m'inquiète ! C'est la seule pièce de la maison qui est à peu près rangée. Qu'est ce qu'il va bien vouloir y faire ? Et d'un coup, je le vois en ressortir, aller dans un placard, sortir un marteau (???), péter littéralement un câble, et hurler sans raison : « Je vais me le faire, je vais me le faire… » en re-rentrant dans notre chambre. De loin, on dirait : Conan le Barbare, avec en guise de hâche, son marteau !

Bon, Il est temps que je me lève, et que j’aille voir de plus près ce qu'il fabrique et vérifier d’où vient le bruit. Toujours avec ma boisson dans un gobelet en carton, je découvre avec stupeur que Micka est en train de démonter notre lit (l'unique objet que j'ai acheté seule dans notre appart !). Fascinée, et un peu horrifiée, je le vois le démonter latte après latte, ce qui me fait avaler mon latte de travers! En femme avertie, je ne pose pas de questions (bien que je bouillonne !) et m'assoie pour mieux l'observer. À cause du brouhaha, mon fils se lève à son tour, les yeux encore tout ensommeillés, regarde la scène, s'assoie près de moi, et me demande ce que je suis en train de boire. Je lui tends mon verre, et il me répond : « Non merci ! ». À leur tour,  une à une, mes filles nous rejoignent, et nous voilà tous les quatre à observer cette scène inédite dans une vie. 

Le « chef de famille » (y a pas que lui, moi aussi je suis la chef !) est motivé comme jamais à exécuter la destruction totale de notre lit. 

– Serait-ce un message subliminal de notre mariage, Freud ? Dois-je m'inquiéter ?

– Docteur Freud, insolente ! Non, rien à voir, te bile pas minime, ton mari est juste mal poilé, et n'a pas aimé que tu commandes votre lit sans son : "bon pour accord de ministre des affaires de l'intérieur ! "

– Mais ça fait bientôt trois ans !

– Apparemment, il a pas digéré. Oh et puis tu n'as qu'à lui demander directement, et puis j'en sais rien moi ! Fous-moi la paix, et fais en sorte que la paix revienne ! 

– D’accord, promis, je ne ferai aucun commentaire !

Et après quinze minutes de désossement total de notre lit, je réalise effarée qu'il ne me reste plus que mon matelas à même le sol ! Profitant à fond du moment, les enfants s'éclatent joyeusement à sauter dessus, pendant que mon mari jette tout dans le vide-ordures. Il revient nous voir plein de sueur, et je lui dis :

– As-tu seulement conscience que nous n'avons pas de lit de rechange, ni de pass V.I.P dans un hôtel à proximité. On va devoir dormir par terre, à respirer la poussière !

– Par terre, par terre. T’exagères, j’ai laissé le matelas.

Plus pour marquer le coup que pour le fond, je me mets en mode marocaine qui se lamente en pliant en boule la pile de fringues du salon (oui, oui, ça existe, plier en boule !) : 

– Voilà comment on me traite dans cette maison ? Après tout ce que je me suis donnée pour vous pendant les fêtes (juives) ! Toutes mes plus belles années de jeunesse que j'ai sacrifiées pour cette famille (n'importe quoi !), me voilà réduite comme une misérable personne à dormir à même le sol, eh bien bravo, c’est du propre !

Mais j'ai oublié que mon fils est là, qui écoute tout, observe tout et se MÊLE de tout ! Il me console ultra gentiment : 

– T'inquiète pas ma maman, je te prête mon lit, y a pas de problème, cela ne me dérange pas de dormir par terre, ça va être fun ! 

Et je fonds ! 

– Viens-là toi, l'amour à sa mère ! De toute façon, il n'y en a qu'un qui m'aime dans cette maison, les autres s'en fichent, de moi. En lançant un regard noir à mon mari qui prend un truc dans le frigo.

Je me mets à faire la vaisselle en pestant contre la vie, je radote vingt fois que c'est un scandale de dormir par terre. Mon fils s'énerve à son tour et pète un câble (c’est contagieux !) :

– MAIS JE T'AI DIS QUE JE TE DONNAIS MON LIT, TU VAS PAS EN PARLER TOUTE LA JOURNÉE À LA FIN ! 

– Bon, moi, je vais dans ma douche, vous m'énervez tous ! 

Et Mister Davis disparait sous les jets d'eau pendant un long moment, pour en ressortir de bien meilleure humeur, et nous demande de nous préparer pour aller bruncher !

Pendant que j'habille et prépare tout le monde, je repense sans aucune nostalgie à mes premières années de mariage, où je vivais les mêmes situations totalement folles ! Lorsque mon mari se réveillait comme ce matin d'une humeur exécrable, j'étais en mode panique en lui demandant sans cesse : 

a) Si c'était de ma faute. 

b) Si j'avais fait quelque chose de mal !

c) Si on pouvait en parler, car je voulais tout savoir ! 

Ce qui l'agaçait d'avantage, car je n'avais pas encore lu toute la notice du mariage :

LAISSER SEUL/ CHIEN MÉCHANT/ VOUS N'Y ÊTES POUR RIEN/ BE COOL JUJU ! 

Je me revois insister comme une insidieuse, à chercher absolument le pourquoi du comment, ce qui se terminait généralement en bagarre monstrueuse avec la menace suprême de quitter le navire en faisant mes bagages etc. (Depuis 2014, après une énième valise prête près de la porte, mon mari m'a fait promettre d'arrêter mon manège, car il l'avait ouverte, et avait constaté qu'elle était vide (la situation gênante où tu n’es plus crédible pour un sou). 

Il arrive juste que parfois, l'un des deux partenaires veuille seulement exprimer sa mauvaise humeur des mauvais jours, comme n'importe quel être vivant ! L'expression « d'une humeur de chien » prouve bien que même les animaux se lèvent parfois de la patte gauche !

Alors mes amours, avec le peu d'expérience que j'ai de la vie à deux, si j'ai bien appris quelque chose, en payant un lourd prix de disputes, c'est que lorsque l'orage gronde du côté de votre moitié, n'essayer pas de vous blâmer, car il ne vous est en aucun cas destiné. Prenez juste votre parapluie, pour protéger votre propre bonne humeur, invitez vos enfants à s'y réfugier, et attendez que ça passe. Car c'est bien connu, de temps en temps, "la joie de vivre" a besoin d'être arrosée pour mieux être appréciée !

Je vous embrasse mes chéris, de mon cœur gonflé d'amour pour vous. On se retrouve demain soir en direct pour les résultats des élections U.S. Énorme bisous.

PS : Le soir même, Micka Davis, en homme tout neuf et détendu, a commandé (LUI !) le lit de ses rêves : apparemment un truc totalement futuriste, le même que dans Star Treck nouvelle génération (au secours, je crains le pire !). Il n'y a plus qu'à attendre six semaines qu'on nous livre ce machin qui va nous servir de lit ! Promis, je vous poste la photo, et dans la foulée, je prends rendez-vous chez l'ostéo pour mon dos! 

Quand toi tu es normale et que ton conjoint pète un câble

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Une douce V.P.A !!!

Publié le par Junes Davis-Cohen

Il n’est un secret pour personne que je suis une méga fan de Carrie Bradshaw. Son style et son sourire me font rêver éveillée. D’ailleurs, pendant six mois, je me suis cachée derrière sa tête, jusqu’à ce que je sois totalement démasquée par ma famille et mes amis. 

J’avais l’impression de passer un interrogatoire au 26 quai des orfèvres (je sais que c’est au 36, le QG de la police, mais le 26 est le nom de D., alors je le case où je peux !) :  

– Allez, crache le morceau, Junes, on sait que c’est toi ! Va pas nous mentir, on renifle à plein nez ton humour, à travers tes histoires !  Rien qu’avoue…

Je n’avais pas d’autre choix que de faire le coming-out de moi-même ! 

Pour poursuivre cette v.p.a., je dois vous informer que mon mari adore faire des surprises. Parfois, il y en a des bonnes : 

– Chérie, regarde ce que j’ai derrière mon dos ! (Avec le bouquet qui dépasse !) 

– Oooooh des fleurs, fallait pas, c’est trop sweet ! 

Et parfois des moins bonnes : 

– Chérie, j’ai ramené pleins de copains pour diner ! 

Alors que toi, t’es au bout de ta vie, t’es toute hala/dégoutante après le bain des enfants (j’appelle ça la bataille navale !), le béret de travers. Tu t’es fait tellement renverser d’eau que tu sens le chien mouillé à cause de la suée que tu viens de te prendre, et te voilà obligée de répondre, alors que tu ne rêvais que d’une soirée pépère  : 

– Ah… super…! 

Mais la semaine dernière, Mister Davis m’a vraiment fait une très très bonne surprise. Il m’a avoué qu’au cours de son dernier voyage pour le business, il a rencontré un producteur de télé. Ils se sont tellement bien entendus qu’ils sont partis manger un bout (alors que toi, à la même heure, t’es encore en train de donner le bain, mais je vous rassure, il m’arrive de faire autre chose entre temps !). 

Mon mari en confiance, l’air de rien, demande s’il connait mon actrice préférée. 

Et contre toute attente, le producteur lui dit oui ! 

Micka Davis, à qui j’ai bien passé le mot de mon adoration pour SJP, a limite sauté sur sa chaise : 

– Vraiment ? Tu sais que ma femme a beaucoup de respect pour cette actrice (du respect, du respect… j’aime surtout ses fringues, oui !)  

Le producteur lui rétorque :

– Elle a raison, c’est un candy cette Sarah ! Elle est professionnelle et toujours polie. J’ai son email perso si tu veux. 

Et c’est là que mon mari m’annonce que depuis ce fameux diner, il a essayé par tous les moyens possibles et imaginables de m’arranger une rencontre avec elle ! 

Surexcitée, je lui demande : 

– Où ? Quand ? Comment ? Quand est-ce que je la vois ? Tu l’as invitée pour chabbat ?  Qu’est ce que je vais bien pouvoir me mettre sur le dos ? Help ! Help !  

– Calme-toi Junes, c’était pour te dire que malgré mes efforts, c’est impossible de la rencontrer. 

– Oooh...

– Je pensais que nous aurions pu aller à ce gala de charité qu’elle préside à Manhattan cette semaine, mais le premier prix pour avoir une chaise est de trente mille dollars. Tu m’excuses mimine, je t’aime beaucoup, mais pas pour te faire des kiffs à ce tarif là. Je ne sais le nombre de mails que j’ai envoyés à son assistante avec des négociations vachement serrées. Cette lourde, elle n’a rien voulu savoir ! 

– J’arrive pas à croire que tu aies voulu organiser ça. Je m’en fous royal de la rencontre, parce que c’est vraiment vraiment l’intention qui compte ! 

Alors Sarah, si tu me lis, merci de m’avoir permis de connaitre New York, et de voir l’étendue de la gentillesse de mon mari, maintenant j’ai vraiment une bonne raison d’être ta fan, ma chérie ! 

Mais fais gaffe ,quand même, parce que chez les Davis, on lâche pas le morceau facilement, et n’oublie pas que Barack O. est venu en personne dans mon immeuble, il y a deux ans, hé hé hé.

Je vous retrouve lundi mes chéris, avec une chronique un peu folle, mais pas à cause de moi, cette fois : « Quand ton conjoint pète un câble, et que toi t’es normale ! »

P.S: Plus tard, en fouillant dans les emails de Mister Davis, j’ai découvert qu’il avait proposé à l’assistante de SJP de baisser la place du Gala à deux cent dollars, et qu’elle se devait de faire un effort ! ll parait que la fille a eu un fou rire pendant deux jours !

Une douce V.P.A !!!

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