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Quand ton mari fait de toi sa reine du Maroc (alors que c’était pas gagné !)

Publié le par Junes Davis-Cohen

Pas plus tard que la semaine dernière, j’en avais ras-la perruque de préparer à diner tous les soirs ! Oui, parce qu’il faut savoir que c’est toujours la même histoire : je me galère à préparer des bons petits plats pendant des heures pour ma famille, et personne n’apprécie vraiment à sa juste valeur les efforts que je fais au quotidien ! Pire ! Pas un jour ne se passe sans que mon Roi du Maroc ne me fasse une petite réflexion sur ce que je lui sers ! Et vu le niveau d’exigence de mon homme, je me dis souvent que le terme Empereur lui convient bien mieux !

 

Mais attention, en aucun cas, je ne revendique être un cordon bleu ou un chef cuistot étoilé. Non, non, non, loin de là, mais quand même, une pincée de compliment, un soupçon de gentillesse, une cuillère à café d’encouragement, ça ne ferait pas de mal au système, ni à moi !

En plus, mon Maître vénéré de mari, qui m’énerve souvent, savait en toute connaissance de cause lorsqu’il m’a épousé, que je n’avais ni passé mon CAP cuisine, ni celui de pâtisserie ! Hou la la, j’étais au walouland de la bouffe, et comme tout le monde, j’ai dû apprendre sur le tas, et sur le tard, à me faire cuire un œuf au plat, si je voulais le manger ! Et croyez-moi, j’en ai bavé (des œufs) pour arriver à un repas digne de ce nom !

On pourrait croire qu’après douze ans de pratique et de mariage, le Davis pourrait franchement saluer mes progrès, mais que nenni, car lui et mes gens sont devenus exigeants avec le temps. Et si par malheur, il m’arrive de faire trop souvent le même plat, mon D., c’est la crise assurée !

D’ailleurs, il n’est pas rare que les jours de panne sèche d’idées, je me précipite sur les blogs : d’Hervé Cuisine (très sympa), Piroulie (la base !), Marmiton (pas mal, surtout pour les tartes), et bien sûr, l’incontournable : Partageons nos recettes de Vanessa Fedida, où je salive souvent devant les photos.

Donc, non seulement je me prends la tête à élaborer des menus variés, mais en plus, je n’ai aucune garantie que je vais arriver à satisfaire tout le monde au même diner ! J’ai prévenu ma mère à ce sujet qu’il est hors de question que je fasse comme ma grand-mère (paix à son âme), qui avait D. bénisse neuf enfants, et qui faisait… neuf plats ! Non mais oh, j’ai pas que ça à faire, moi !

Du coup, avec mon plat unique, tu en auras toujours un (en général, un masculin), qui te dira, le visage déformé par une grimace de dégoût :

– Comment ça, t’as fait des haricots verts avec du veau ? Mais, j’aime pas moi, les haricots verts avec du veau ! Manquerait plus que tu nous fasses des brocolis !

Mon premier réflexe (surtout au petit gueux) serait de leur dire :

– Je t’en foutrai moi, des brocolis, tu vas voir ! Tu vas me faire le plaisir de manger, me remercier, et m’aider à débarrasser, compris ?

Mais après réflexion, je préfère prendre ma (fausse) voix de mère guimauve sucrée, qui lui dit tendrement (hypocritement) :

– Ho la la, mon petit chou, je suis tellement désolée que tu n’aimes pas trop les haricots verts, mais c’est important de manger des légumes de temps en temps, pour ta croissance. Et puis les pizzas et les pâtes, ce n’est pas très sain tous les jours. Pense à tous ces enfants qui n’ont rien à manger, les pauvres… eh, mon grand, houhou, tu m’écoutes ? Bon je laisse tomber, il est passé à autre chose.

 

Alors quand mardi dernier, après un diner particulièrement difficile avec mes enfants, mon mari en a remis une sauce, j’ai craqué.

Pourtant, la soirée avait bien commencée, je lui avais fais le full package Roi du Maroc (accueil en trompette + défilé de bonsoirs et de bisous + repas prêt et chaud qui n’attendait que d’être servi), et il a fallu un grain de sel de réflexions pour que ça gicle de partout comme de la friture !

Comme d’habitude, l’Empereur s’est mis à table, a scruté mon plat, l’a goûté, et avec ses lèvres pincées, voilà qu’il a énuméré comme d’hab’ les points faibles de mon repas, et il a commencé :

– C’est du veau ? Ah oui, c’est bien du veau, c’est dommage, je n’aime pas trop ca ! Attends… ne me dis pas que tu as réchauffé ma viande au micro-ondes (sait-il au moins le faire marcher ?)! Oh non, c’est pas vrai, Junes ! Combien de fois dois-je te répéter, que ma viande doit directement arriver de la poêle à mon assiette ? Je ne veux pas que tu fasses usage du micro-ondes, parce […] c’est clair ?

Les trois quarts du temps, ça rentre d’une oreille, et ça sort de l’autre, mais ce soir-là, ma patience s’était tirée à Saint-Tropez pour prendre un bain de soleil, alors je lui ai répondu assez exaspérée :

– T’aimes pas, c’est ça ? T’es pas content ? Eh bien tant pis pour toi ! T’es pire que les gosses, ma parole ! T’as vraiment aucune reconnaissance, c’est fou ça !

– Oh oh oh, calme-toi Germaine, je rentre du boulot, là ! Et arrête de te vexer pour rien, j’ai juste fait des suggestions !

– NE M’APELLE PAS GERMAINE !

– JE T’APPELLE COMME JE VEUX !

S’ensuivent cris, scandale et hurlements sans fin sur la faim, pour m’entendre hurler :

– Si c’est comme ça je ne fais plus rien !

– Ah non, mais tu ne peux pas !

– Comment ça, je peux pas ?

 

Il m’explique farouchement que c’est un minimum syndical que la conjointe prépare à manger pour son conjoint, surtout que LUI, travaille !

Je lui rétorque que c’est aussi un minimum syndical d’apprécier la bouffe que la conne-jointe en question lui sert, quand elle a mis une heure de sa vie à tout préparer !

Ceci entrainant cela, il y a eu ce soir-là, une belle et flamboyante dispute conjugale ! Et pour conclure nos cinglants échanges, je lui ai dit que c’était dommage qu’il n’y ait plus de place publique pour punir les ingrats dans son genre, et que j’avais décidé de façon inédite de faire la grève ! Voilà ! Après tout, tous les traiteurs et restaurateurs du coin ne sont pas morts !

 

En revanche, je n’aurais pas pu choisir un plus mauvais timing pour bouder, car le lendemain, je devais animer une soirée féminine pour présenter mon tome 2, et je m’étais engagée à ramener le buffet ! (Parfois, je me mets dans des galères moi). Mon mari était censé m’aider à porter et à décharger, mais je me suis dis : « Tant pis, je vais me débrouiller seule ! »

Comme prévu, le jour suivant, je commande à manger pour les enfants qui sont au final tous contents ! Vers six heures, je les laisse à la baby, et tel un chameau en manque d’eau, j’arrive dans le lobby, et qui je trouve ? Le Davis qui m’attend (malgré notre dispute, il n’a pas oublié sa promesse, classe !) ! Il me regarde, et me dit :

– Allez, donne-moi tous tes sacs, Germaine (il m’appelle Germaine encore une fois, je jure que *&^% )… mais je te préviens, je suis toujours fâché contre toi. Ton comportement hystérique de la veille est inadmissible !

– Attends, moi hystérique ?

Et c’est reparti !

L’ambiance est glaciale dans la voiture. On arrive à l’endroit, mon mari m’aide, et avant de repartir, il me demande si je veux qu’il vienne me chercher. Je lui dis :

– Non merci, je prendrai un uber !

Et il démarre sans un au revoir !

Le cœur lourd, je me plonge dans ma soirée, et n’y pense plus. Vers 23h, je découvre étonnée que j’ai un texto de Micka qui m’indique qu’il m’attend dehors.

Sérieux ? Il est vraiment venu me chercher, ça mérite que j’arrête de bouder ! Je monte dans la voiture, et pour faire la paix, je lui propose d’aller manger un bout, parce qu’avec tout ça, je n’ai pas trouvé une seconde pour avaler quoi que ce soit, mais il rejette ma proposition d’un ton sec :

– Non, on rentre ! J’ai prévu un autre programme pour toi qui t’attend à la maison ! Tu ne mérites rien d’autre !

Paf, dans mes dents ! Bonjour l’ambiance ! Et on rentre. Tout le monde dort (exploit inouï), la baby s’en va, et je vois sur la table : un couvert posé pour une seule personne.

Je regarde celui qui est bien plus que mon chauffeur, et il me dit :

– Assieds-toi, je reviens.

 

Je m’assois sans broncher (pour une fois), et je vois Micka qui se dirige vers la cuisine. Je l’entends faire marcher le micro-onde (alors, il sait l’utiliser, finalement !) et quand il réapparait tel le magicien d’Oz, il me tend une assiette de couscous… pour moi !

C’est du jamais vu, car jamais, mais jamais, il ne m’a amené un truc (sauf quand je suis limite à l’agonie), et il me sort :

– Quand je t’ai laissée tout à l’heure, le gps m’a indiqué que je passais devant le restau que tu aimes bien (alors que aucun rapport, il était pas du tout dans le coin. Il a fait grave des détours !), et comme je sais que tu prends toujours le couscous quand on y est… Enfin bref, vas-y, mange tant que c’est chaud, et raconte-moi comment ta soirée s’est passée!

– Attends, t’es sérieux là ? Tu veux vraiment que je te raconte ma soirée de filles ?

– Bah oui, Germaine… je rigole, je rigole… On se détend Junes ! Je voulais te dire que c’est ma façon de te remercier pour tout ce que tu fais pour les enfants et moi au quotidien, sache qu’on apprécie grave !

Eh bien voilà, c’était pas compliqué à dire quand même… mais… attendez, c’est quoi ce délire ? Mon D., mais quelle est donc cette sensation de folie chaque fois que j’avale une bouchée ?

C’est bien mieux que s’il m’avait acheté tous les bijoux de la 47ème rue, que s’il m’avait offert une paire de Louboutin, que de prendre le thé avec Beyoncé, serrer la main de Trump et lui dire qu’il arrête les U.V. et de se teindre les cheveux (si c’était que ça !), rencontrer William et Kate et devenir meilleurs amis, secouer François Hollande, gifler les Le Pen père, fille et nièce, sauter à l’élastique, voyager en tapis volant, prendre Bibi dans ses bras, partir en vacances avec David Guetta, danser sur le dance floor de son salon, et enfin encore mieux que si je devais être la partenaire de tango de feu Patrick Swayze !

Parce que je me rends compte par ce geste, que ce que je considérais comme une corvée, pas plus tard qu’il y a une heure, n’est en réalité qu’une forme d’amour, car quand on prépare un repas pour sa famille, on leur donne le sentiment d’être aimé, choyé, dorloté, adoré, estimé et attendu…

Alors quand viendront les soirs, où les plaintes fuseront de toute part, et que j’en aurai ma claque, à défaut de pouvoir les claquer, je repenserai à cette nuit là où je n’avais plus de raisons de bouder, car mon Roi du Maroc avait fait de moi sa Reine. Mais c’est pas pour autant que je vais me mettre à faire cinq plats pour cinq personnes, même pas en rêve !

Énorme bisou les chouchous. À mercredi, mes chéris.

 

P.S. : Juste pour vous dire que mon tome 2 sort dans un mois, et que le compte à rebours va commencer ! Youhouuu !

P.S. nouveauté : Junes Davis ouvre le courrier du cœur où vous pourrez m’écrire sur tout ce qui vous tracasse, sur cherejunes@gmail.com. Je suis à votre disposition pour être votre amie virtuelle, c’est cent pour cent confidentiel. Allez-y, balancez-moi tous vos petits et grands tracas, je suis là pour vous. Gros bisous.

Quand ton mari fait de toi sa reine du Maroc (alors que c’était pas gagné !)
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La vie de Fifille 2 et ma Vdm mémorable !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Quand j’ai ma fifille de quatre ans qui s’est auto-déclarée allergique aux jupes, aux robes et tout ce qui a trait aux accessoires féminins (brosse à cheveux comprise !), qu’elle me balance comme ça, sans prévenir, qu’elle veut changer de prénom, et qu’il faut dorénavant l’appeler Max, je suis toute déboussolée, et me console en me disant que ça me fait au moins un point commun avec Angelina Jolie (j’aurais bien préféré avoir ses cheveux), car sa fille Shiloh se fait appeler John, et la folle accepte !

Donc moi, beaucoup moins dans le délire, ne sachant pas quoi faire, j’appelle ma pédiatre pour lui raconter que ça peut plus durer ! Que cette histoire va trop loin, car en plus, la petite m’a demandé de l’inscrire au foot !

La pédiatre, pour me « rassurer » (et pour que je me prenne la honte de ma vie en passant), m’explique que ça ne veut rien dire, car elle-même s’est fringuée en parfaite petite fille modèle, a joué à la poupée et aux princesses jusqu’à l’âge de douze ans, jusqu’au jour où elle a compris qu’elle voulait toujours rester qu’avec des princesses, pour se marier avec elles. Pour conclure, elle m’a même confié qu’à treize ans, lorsqu’elle a voulu que ses parents comprennent son orientation, elle a fait griller le prince lors d’un barbecue du dimanche (la passion des américains !).

 

Après cette confession intime, je la remercie pour le temps qu’elle m’a accordé, et lui dit à bientôt.

Je raccroche mi-rassurée, mi-choquée (les histoires de princesses qui aiment les princesses, je crois que je m’y ferai jamais, même si c’est pas mes oignons, et qu’on s’en tape de ce que je pense !). Je me dis qu’après tout, si fifille 2 veut faire du foot, allons l’inscrire !

Et puis pas plus tard que la semaine dernière, mon fils m’appelle dans la journée, pour me demander s’il peut ramener son pote Ilan après l’école :

– Attends Ilan, c’est pas le petit beau gosse aux cheveux de soie ?

– Hein ? J’en sais rien moi ! Oui, c’est celui qui a plein de cheveux. C’est bon, il peut venir ?

– Oui, oui, bien sûr !

Et quand fifille 2 en salopette, voiture à la main, ouvre la porte pour accueillir son frère, la voilà qui reste bloquée sur l’ami de mon fils.

Son frère la frappe (normal), et lui demande ce qu’elle a, puis la laisse en plan. Fifille 1, qui est quelque part entre un marshmallow aux couleurs vives par son style, et une boulette au cumin par sa mentalité, pousse sa sœur qui est toujours bloquée, et me hurle de venir.

J’accours affolée pour voir ce qui se passe, et je constate que fifille 2 ne bouge pas d’un pouce et fixe le Ilan. Elle a limite des petits cœurs dans les yeux. Elle se tourne vers moi, et me dit :

– Maman, je crois que j’ai trouvé mon boyfriend ! Tu crois qu’il va vouloir si je lui demande ? Il est trop beau, j’adore ses cheveux !

Depuis, pas un jour ne passe sans que ma fille me parle d’un nouvel amoureux.

Alors vive fifille 2 et ses joggings bleus souvent troués qu’elle ne veut pas lâcher, sa coupe en bataille, et même si elle me tue à se promener en leggings à la sympa le samedi matin, c’est à moi de m’adapter et non le contraire.

Oui, c’est une poupée, et non un petit garçon, mais LIS MA VDM DU JOUR STEUPLAIT !

Gros bisous mes chéris ! À lundi !

La vie de Fifille 2 et ma Vdm mémorable !

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Belle et tsniout en toutes circonstances

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Je suis sûre que vous avez déjà entendu parler de la célèbre émission d’M6 qui s’intitule (à peu près) « Belle toute nue » ! Eh bien ma chronique d’aujourd’hui, c’est un peu le contraire du concept, puisque son titre aurait pu être : « Belle et couverte ! »

J’entends d’ici vos commentaires : « Non mais l’autre, n’importe quoi ! Soi-disant lorsque tu es tsniout, tu peux être belle ! Mais madame la religieuse, n’es-tu pas censée te la jouer discrétos ma grosse, et non te mettre en valeur en accrochant le regard des hommes ?

Ah oui, j’en profite pour casser un cliché : les religes ne sont pas toutes grosses, et n’ont pas toutes quatorze enfants à la chaine. Cela dépend de la femme, de son envie, de son couple, comme tout le monde, quoi !

D’ailleurs, j’aurai pu aussi poser mon sujet sous cette forme :

« Jusqu’où peut-on aller quand on est tsniout, et que l’on veut être jolie et le rester ? »

Eh bien, je réponds que l’on peut aller là où l’on veut, tout en respectant impérativement, les commandements de rigueurs sinon la relige…, bah elle est pas crédible :

 

1) Tu dois te couvrir toutes les articulations. (sauf les poignets et les chevilles, y’en a qui font plus, mais c’est vous qui voyez !)

2) Et si t’es mariée, tu dois planquer tes cheveux à l’aide d’un chapeau, foulard, béret, mi-bas, perruque, chat, whatever… L’essentiel, c’est de participer à la chose, un peu comme au superbowl, et non de clamer haut et fort que celles qui mettent ceci ou cela sont mieux, alors que la profondeur du sujet vaut beaucoup mieux que ce débat !

Quant à la réflexion (légitime) qui me rendrait pleine aux as, si à chaque fois qu’on me l’avait posée, on m’avait donné un dollar :

– Je ne comprends pas, les femmes qui portent une perruque sont bien plus jolies qu’avec leurs propres cheveux, donc je ne vois pas l’intérêt d’en porter une.

Et je stoppe cet argument par un défi : mesdames, je vous invite à mettre sur votre tête, une super perruque de folie, et de la supporter toute la journée, vous verrez la difficulté de la garder ! Donc si elle embellit un peu, (et encore, pas toutes les perruques nous rendent ce service), n’hésitez plus ! N’oublions pas de saluer la performance de celles qui ont choisi de porter d’autres couvre-chefs, car ce n’est pas très évident non plus !

 

Maintenant que les bases sont posées, attaquons-nous à notre sujet du jour :

Être belle et tsniout en toutes circonstances ! On commence tout de suite par :

 

La tenue de sport :

 

Le top, bien sûr, c’est de fréquenter une salle pour femmes, et d’être à son aise, mais si comme moi vous n’habitez pas à Meah shearim, et que vous ne jouez pas un rôle dans la série Shtisel (j’aimerais bien), il faut trouver une solution, et le style qui avec !

 

Parce que le jour où j’ai voulu m’habiller pour aller à la salle de sport, j’ai vite compris que ma marche de manœuvre vestimentaire n’était pas grande. Mon challenge était de trouver la motivation pour aller vers les machines de torture, mais aussi de trouver ce que j’allais bien me foutre sur le dos. Car l’équation : jogging/leggings/jupe + foulard/ casquette/ béret + gilet/t-shirt manches longues/débardeur, rien qu’avec tout ça, tu sais d’avance combien tu vas suer, et cela peut être vite décourageant face aux bombasses sportives qui ne portent pas grand chose ! Bah oui, faut pas se mentir, devant mon armoire, j’étais quelque part entre Esmeralda et un patchwork vivant !

J’étais dans l’urgence de trouver des solutions fashion et plus vite que ça, car il était déjà 9:15 et j’étais censée y être pour 8:30.

 

Le mieux, c’est soit de se la jouer hipster, avec un bonnet comme mon amie Orely, que l’on porte avec un t-shirt à manches longues, accompagné d’un legging, avec une jupe un peu évasée, soit d’alterner avec une jolie casquette, des baskets bien tendance que vous trouverez chez Nike (photo en bas d’article), avec une jupe de tenniswoman comme propose la célèbre marque américaine Lululemon.

Perso, pour le haut, j’ai choisi un body noir lycra à manches trois quart, que l’on trouve dans les magasins pour ballerines. Seul et unique moment de ma vie où une fois dans la boutique, je me suis prise pour une des leurs. M’y croyant un peu trop, j’ai essayé une paire de ballerines, et commencé à faire style des pointes, mais les « vraies » danseuses pro se sont tellement moqué (saletés) de moi, que j’ai payé fissa mon justaucorps, et détalé comme un lapin sans demander mon reste !

 

Alerte Junes : j’insiste bien sur la casquette ou le bonnet, parce que votre foulard risque de glisser et vous déconcentrer, ça peut même être dangereux. Un accident est si vite arrivé de nos jours ! Oh non ! Ça y est le côté Ashké-stressé de mon homme a finalement bien déteint sur moi, quelle horreur ! J’ai plus qu’à me faire une bonne couleur au henné pour me remettre les idées en place, moi !

 

Oubliez toute de suite l’idée saugrenue de la perruque ou du postiche, parce qu’il y a quelques années, j’étais en pleine course effrénée sur le tapis, bien concentrée, ne remarquant rien (surtout pas le beau gosse tout musclé en débardeur), mon postiche s’est balancé dans les airs pour retomber mollement par terre. Après, il a fallu faire semblant que cette touffe de cheveux ne m’appartenait en aucun cas. Sauf que le beau gosse tout musclé en débardeur, lui, a été témoin de la scène, et a ramassé l’objet de la honte en me disant : « C’est à vous je crois ? ». La tête basse, j’avais pris ma touffe de faux cheveux, et l’avais fichue à la poubelle.

Une Junes qui a eu une mauvaise expérience prévient les autres.

 

 

Quand on dépose les enfants à l’école, ou que l’on doit faire les courses :

Junes Davis se lève sur une estrade, et vous interdit de sortir sans être préparée ou de pointer le museau : Hala/ horrible.

(Hala: mot qui provient de l’arabe pour dire que l’on est moche/débraillé/pas glamour… on peut utiliser ce terme pour dire : « Ho la la, aujourd’hui je suis sortie toute hala ! » À ne pas confondre avec le pain de chabbat qui se dit : Halla)

Donc d’être hala, je vous l’interdit, carrément ! Vous vous débrouillez comme vous voulez, quitte à vous levez quinze minutes plus tôt, mais vous me sortez présentable ! Présentable veut dire :

Perruque : coiffée !

Tenue : coordonnée ! Sac, bijoux (discrets) ! ET MAQUILLÉE (Quand je suis sérieuse, je mets tout en majuscule) ! On vous regarde, mesdames, et on vous pointe du doigt, ne l’oubliez jamais !

Mais comme je suis aussi une humaine, je vous accorde un joker de cinq fois dans l’année, si jamais un matin vous êtes en retard !

Le must : préparer sa tenue pour le lendemain, comme ça on perd pas de temps !

 

À un mariage :

On oublie direct les robes bretelles, les boléros…! Pitié, je me mets à genoux pour vous demander de ne plus faire de rafistolages, cela n’est pas élégant, et vous DEVEZ être élégante ! Donc le mieux, c’est de prendre une robe déjà faite, ou un modèle facilement adaptable où il n’y aura quasiment rien à retoucher.

Des sites comme asos.com, ou des grandes enseignes, proposent de super robes. Alors on clique, on reçoit, et on rend si ça va pas !

 

À la syna :

On met le paquet, je veux vous voir sur votre trente-et-un ! Avec de super accessoires, tels que des bibis, des chapeaux, des gants, des talons (sauf si la syna est loin) Soyez trop jolie, pour vous, pour votre homme, pour votre famille, et pour tous les gens qui vous entourent !

Le must, c’est soit une jolie robe, soit une jupe crayon ou une tutu skirt avec un haut sympa. On joue avec les volumes, si en bas, moulant, le haut, large, et vice versa. Des talons, j’y reviens car j’y tiens, mais pas les 12 de chez louboutin. On ne va pas à un mariage non plus, à part si c’est chavouot, et que l’on célèbre notre mariage avec la thora, mais vous risquez de tomber, et ce serait relou de transgresser la fête ! Entre cinq centimètres et sept centimètres, c’est parfait ! Vous avez le droit aux bottes évidemment, pourvu qu’elles soient stylées.

 

À la piscine :

On va pas se mentir, ça c’est vraiment plus dur, car autant l’année avec les fringues, ça passe, autant à la piscine ou à la plage, on est cuites au soleil. Mais pas de panique, si vous faites partie de ces femmes qui n’arrivent pas à sacrifier la plage, et qui craquent, CE N’EST PAS GRAVE ! On se détend ! Rome ne s’est pas construite en un jour, comme on dit, on fait comme on peut, juste allez dans un endroit paumé, et KIFFEZ pour que les mauvaises (langues) s’étouffent avec leurs mots. Et au pire, si vous vous faites griller : ON S’EN TAPE !

Pour les autres, on alterne entre ce maillot de bain tsniout, mais faut assumer (j’assume pas, je les déteste, mais je les porte quand même!) ou de magnifiques tuniques inspiration Pucci, avec des chapeaux de paille, des grosses lunettes de soleil, un sac en osier, surtout pas d’huile de monoï, ça sent bon, mais ça crame la peau.

 

Quand on est enceinte :

Bah déjà, Mazal Tov ! Je suis trop contente pour toi, copine, c’est tellement beau, tellement merveilleux, tellement… tellement galère, oui ! Parce que jusqu’au cinquième mois, ça va encore, tu t’en sors avec un joli haut ample, une jupe taille basse, des petites bottines, un gilet en fourrure sans manche, et le tour est joué, mais à partir du 7ème mois : N’INVESTIS PAS ! Ça sert à rien ! Tu t’achètes deux-trois robes H& M maternity, que tu alternes, version taille empire. Tu piques une chemise de ton homme (ça dépend de l’homme), pour laisser respirer ton joli ventre avec une jupe droite.

Avec ton top, tu peux rajouter une jolie ceinture pour aider les gens à distinguer le haut de ton ventre et le bas... et basta ! On peut pas faire grand chose, et dis toi que c’est pour un ou trois mois, et quoi que tu portes, de toute façon, tu seras toute jolie car tu portes la vie !

Ah oui, j’oubliais, si tu attends un enfant en hiver, prends des collants spécial femme enceinte, sinon tu vas te gratter toute la journée, et ce serait dommage d’être gênée (aussi) par ça. Voilà ma belle, et encore mazal tov !

 

Mais alors, ai-je vraiment répondu à la question : Pouvons nous être belle et tsniout à la fois ?

Je dirais, en tant que (très, très) modeste modeuse, que c’est à vous tous les jours de vous sublimer !

Dans notre si belle Thora, la beauté de la personne n’est absolument pas remise en question. Combien de fois dans les textes, la Thora n’hésite jamais à préciser quand l’un de nos patriarches (Yossef) ou martriarches (Sarah, Rivka, Rachel…) ou Roi (David) étaient beaux et belles !

Cela nous prouve que la beauté est omniprésente dans notre vie, et que c’est toujours agréable d’avoir quelqu’un de soigné et de classe en face de soi !

Je souligne que nous avons tous une grande responsabilité envers les autres quand on respecte les lois de la tsniout. Je l’avais déjà noté dans une autre chronique, mais je ne le dirai jamais assez, il faut donner envie aux gens, et non le contraire. Soyez une inspiration ! Car le monde se contente souvent d’un : même pas en rêve je porte une jupe longue, ça me dégoute, ça traine par terre, c’est noir, ça me donne chaud, et c’est triste !

Levons-nous mesdames, battons-nous, et acceptons ce challenge qu’est notre quotidien, de montrer à nous-mêmes et aux autres toute notre finesse et notre classe ! Tout le monde en sera fier, et vos maris en seront ravis.

Ah, ça tombe bien que je conclue sur les maris, car il me tarde de vous poster ma chronique de la semaine prochaine qui est :

Quand ton mari fait de toi sa reine du Maroc !

 

N’hésitez pas à me contacter et rajouter vos idées en commentaires ou m’envoyer un courier ( j’adore les courriers ) sur junesdavis55@gmail.com. On se retrouve mardi pour une petite Vdm. Gros bisous

Belle et tsniout en toutes circonstances
Belle et tsniout en toutes circonstances
Belle et tsniout en toutes circonstances
Belle et tsniout en toutes circonstances
Belle et tsniout en toutes circonstances
Belle et tsniout en toutes circonstances

Publié dans humour, thora, tsniout, fashio, jolie

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La presque Vdm 😎et les restaus cacher de Paris que j’ai testé ! Miam-miam !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quand tu te pointes après onze ans d’absence devant ce fameux restaurant japonais qui vient juste de subir des travaux de rénovation, et que tu prends place avec ta mère, pendant que ton mari se galère à trouver une place.

Car c’est bien connu, autour de la rue Lafayette, il n’y a jamais de place ! (Pour ça, par contre, rien n’a changé d’un pouce !).

T’est tellement contente, et t’as tellement faim que tu prends la moitié de la carte, parce quand une Junes Davis a faim, elle a faim la dame !

Plus tard, toujours sans ton mari qui essaye toujours de se garer, la serveuse apporte cette délicieuse soupe pékinoise fumante que tu t’apprêtes à mettre en bouche, sauf que pile à ce moment là, ton mari te rejoint. Il s’assoit, regarde la carte, secoue la tête dans tous les sens, et te dit :

– Junes ! Stop !

– Ah pardon, je savais que j’aurais du t’attendre. Mon D., je suis trop mal élevée ! Mais t’inquiète pas mon lapin, j’ai commandé plein de trucs pour toi aussi. Je ne t’ai pas oublié !

– Non, c’est pas ça… quoi que maintenant que tu me le dis… c’est vrai que tu aurais pu m’attendre, mais as-tu demandé si le restau est toujours cacher ? Parce que je ne vois ni-plaque, ni-kippa !

(serait-ce un nouveau slogan ? Ni-plaque, ni-kippa, pour une cacheroute sans surveillance !)

Et là, tu regardes ta mère, ta mère te regarde, et vous vous dites :

– Mazette ! On a même pas pensé à demander !

Mon mari arrête la boss, et lui demande si c’est toujours OK question Beth-din, et elle lui répond :

– Très OK, comme toujours.

– C’est bon, vous pouvez manger.

Fioufff ! On est passé à ça d’un gros problème de conscience, à qui TOUS Les juifs ont été confrontées au moins une fois dans leur vie, avec cette fameuse phrase :

– Bah quoi, je savais pas !

D’où les questions du jour, à défaut d’avoir préparé un plat du jour :

« Dois-je demander, me renseigner, ou vivre dans une ignorance totale pour mieux kiffer ? »

Ou plutôt :

« Se renseigner, chercher des réponses, et choisir de son plein gré d’être observant ou non observant, en utilisant ce cher joker de libre arbitre… »

En tout cas, je peux vous dire que le restaurant Izaaki, c’est le tip et le top !

Je vous mets la liste des adresses que j’ai testées lors de mon dernier séjour parisien.

N’hésitez pas à en rajouter en commentaires, je les noterai au fur et à mesure.

Bisous à lundi mes chéris.

 

PS : je me suis permise de mettre des notes, l’idée m’a plu. De plus, c’est mon unique chance d’être dans la peau d’un jury de Master Chef, de The Voice, ou bien des Reines du Shopping, alors profitons-en !

Izaaki, 35 rue Lafayette 75009 Paris : 4,5/5. Très bon, bel endroit, un peu cher, mais ça vaut le coup. Pour info, le midi, y a pas beaucoup de kippa qui traînent, parce que c’est ambiance bureau où ça ne parle que : boulot. Mais qui écoute ses voisins de table, franchement ? (Moi… OK, je sors ! )

 

Café Éléphant, 19 rue Beffroy 92200 Neuilly Sur Seine: 5/5. Exceptionnel autant par la nourriture servie, que par l’endroit. J’ai tellement aimé, que j’y suis retournée même par moins 15 degrés, c’est dire…!

 

Il palazzo : 17 rue Lafayette 75009 Paris : 3,5/5. Désolée pour la note, mais j’ai pas du prendre le meilleur truc de la carte. Beaucoup beaucoup de monde le midi, très bruyant. Mais rapport qualité prix, c’est très bien.

 

Darjeerling : 1 rue du Colonel Renard 75017 Paris : 5/5 : Just mythique ! Amazing, surtout le pain « naan » de folie !

 

Charles Traiteur, 47 Rue Jouffroy-d’Abbans, 75017 Paris : 3,5/5 : Extrêmement cher, mais cela reste pas mal du tout. Je raffole de ses navettes au thon. (On s’en fout, pardon !)

 

Mipi el, 41 Avenue Sécrétan, 75019 Paris, France : 4,5/5 pour un plat maison ou grillade, très bon! Pas super branché, mais on y mange très bien !

 

Pour tous renseignements complémentaires, n’hésitez pas à me contacter sur junesdavis55@gmail.com. Big bisous.

La presque Vdm �et les restaus cacher de Paris que j’ai testé ! Miam-miam !

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Pourquoi on adore toujours la France ( malgré tout ) ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Bonjour mes chéris, 

J'ai tellement de choses à raconter sur mon voyage, que je ne sais même pas par où commencer, du coup, je me suis dit que le mieux serait de vous faire un tableau Excel, et de tout classer par catégorie. Great idée ! Sauf que… je ne sais pas faire de graphiques Excel… du tout ! Mieux vaut laisser tomber cette manœuvre d’intro, et aller au plus simple avec mon arrivée :

 

Nous sommes enfin à Charles de Gaulle, et tout le monde parle français ! Mon D., ce que ça fait du bien ! On récupère nos bagages (12), et direction « Avis », pour prendre notre voiture de location. Ce qui est cool, c’est que nous avons le wifi gratuit ! Ah… non, pardon, mon mari vient de me signaler que je dois redescendre de ma planète, car RIEN n’est gratuit dans ce monde, même pas l’air que l’on respire ! Remarque, est-ce que le wifi n’est pas devenu plus important que la qualité de l’air que l’on respire ? J’espère que non !

 

Bref, cette fois-ci, je suis motivée comme jamais pour faire le plus de choses possible en un temps très limité. Autant les voyages précédents, je me suis dit que je reviendrai (surtout la fois où je me suis tapée trois fois en trois jours le jardin d’acclimatation, où j’ai eu bien du mal à m’acclimater), mais là, je me refuse de perdre une seule seconde. Alors un mot d’ordre, c’est : PROFITER, au moins vous êtes prévenus !

Mais avant tout, j’ai quand même pris soin de passer une soirée entière avec mes parents, (merveilleuse sensation d’être entourée des siens), et de dormir dans mon lit de jeune fille. Bien que depuis la dernière fois, plusieurs eaux ont coulé sous les ponts, oui, car j’ai bien perdu les eaux par deux fois, pour mes deux accouchements : bon, OK, je sors !

Mais, non en fait je reste, parce que la suite est sympa ! (La fille qui se vante !)

Dès le lendemain, pendant que mes petits américains sont en jet lag / décalage, et roupillent, j’ai mis sur pied un plan diabolique avec l’aide de ma sœur venue tout exprès d’Israël pour nous voir (et accessoirement récupérer son passeport à la mairie, qui était menacé de passer à la déchiqueteuse si elle ne se ramenait pas dans les plus bref délais, mais on s’en fout !).

Le plan est simple : fuguer de la maison jusqu’au Boulevard Haussmann, pendant que ma famille dort, et revenir avant qu’ils ne se réveillent. Bien que je lutte contre mon propre sommeil, je nous commande un Uber. Mouloud nous demande quatre fois chacune, huit au total, si l’on veut boire de l’eau, car il a des bouteilles à dispo. Tu sens le mec qui s’est galéré à aller à Métro, et a investi pour que son taxi soit chic ! Et hop, il nous dépose devant les galeries Lafayette ! Youhouuuu ! Je vais pouvoir enfin snifer à plein nez de la fringue made in France. Une fois que j’ai franchi les portes tournantes, je suis comme téléguidée par cette envie de me balader dans les rayons, et de palper de la sape à ma guise, avec pour seul accessoire encombrant à la main : mon éternel gobelet Starbucks (Il m’arrive de me projeter vers un moi du futur de 80 ans, et de me dire : « Tu bois encore cette cochonnerie à ton âge ? Est-ce bien raisonnable ? Vieille peau, va ! »)

 

Au comble du bonheur, je vois des panneaux avec écrit de partout - 60 pour cent ! Mon corps et mes neurones sont en délire. Je ne contrôle plus rien, sauf mon temps, car dès que mon fils se réveille, il va m’appeler pour me demander où je suis, et à quelle heure je rentre. Alors je cours droit vers le stand Isabel Marant et celui de Manouche, mais même avec leurs moins 60 pour cent, je ne peux rien m’offrir. Ils abusent grave sur les prix ! Cela ne m’empêche pas d’avoir la même tête qu’une folle évadée d’un hôpital psychiatrique de la couture en cavale. Oh my God ! Y a pas à dire, c’est vraiment en France qu’il y a les plus beaux vêtements au monde, personne ne peut rivaliser avec le savoir faire français !

Mais hélas je me rends compte qu’il est 11h00, et qu’il faut rentrer avant que notre escapade soit remarquée. Je viens prévenir Rebecca au stand Sandro, où le vendeur négocie son numéro, et elle une robe. Ça c’est pour la partie ultra superficielle, mais parlons de choses plus sérieuses: la bouffe ! Extraordinaire, amazing ! Fabulous ! Rien que je goûte chez ma mère de simples tomates cerise, que je suis en extase ! Elles sont sans OMG… non pardon, OGM, ni conservateurs. C’est une simple tomate avec du goût, et c’est tout ce qu’on lui demande !

 

Ensuite, nous devons nous rendre à l’ambassade des Etats-Unis, pour renouveler nos visas, ce qui est un peu le but du voyage. Sur le chemin, j’ai la grande chance de redécouvrir la place de la Concorde, la grande roue, la tour Eiffel, le pont de l’Alma, mais quelle architecture à vous couper le souffle ! Non, y a pas à dire, Paris est une ville magnifique ! On se gare, non sans galères, et on arrive devant l’ambassade avec une sécurité maximale où on te confisque ton portable ! Oui, carrément ! On patiente dans la file, et on attend notre tour avec notre dossier, et je tends l’oreille… Un monsieur devant nous, explique à la dame qui donne (ou pas) les visas, sa situation maritale. Et je peux vous dire que même si je ne fais pas partie du bureau de l’immigration, je sais qu’il n’aura jamais son passe, car quand la dame lui demande :

– Êtes-vous divorcé monsieur ?

Le type lui répond :

– Non, séparé, mais j’ai ma copine rencontrée sur Tinder, qui habite à Détroit, et j’attends de voir si c’est sérieux entre nous, pour divorcer officiellement de la mère de mes enfants. C’est pour ça que j’ai besoin d’un visa pour longtemps, pour m’installer avec elle, que l’on se donne une chance.

J’entends la dame dégoûtée lui répondre :

– Ah désolée monsieur, vous ne rentrez pas dans les critères ! Next !

– Hé, Madame ! Madame ! Qu’est-ce que je vais dire à ma copine qui m’attend ?

– Je ne sais pas. Next !

– Mais madame, attend…

– Sécurité !

 

Et là, t’as deux malabars qui arrivent pour le virer, et le monsieur s’énerve :

– Non, non, c’est bon, vas-y je t’ai rien dit là, sa mère l’autre ! Me touche pas, je te dis ! C’est bon je m’en vais !

Ah bah c’est à nous…

 

Plus tard dans la journée, avec nos visas (fiouf), nous revenons à la maison de mes parents, et qui je trouve par surprise à la porte ? Mon frère, dit le poussin en personne, avec sa famille au grand complet ! Et on peut dire que c’est The séquence émotion du voyage, parce que c’est la première fois que je rencontre (et non à l’aide d’un écran), sa mini poussinette d’un an. Je ne vous cache pas que tenir ma nièce m’a donné envie de chanter la chanson du film de Claude Lellouch : « Chabadabada », car elle ne m’a pas laissé indifférente, la petite. En plus, tout le monde est d’accord pour dire qu’elle me ressemble énormément. Ma belle-sœur a dû apprécier.

 

Sinon, il y a eu le moment où mon mari m’a proposé d’aller vers le Louvre pour prendre un verre, mais moi je lui ai proposé le Tib’s du 19ème. C’est la que tu te rends compte que même si depuis onze ans on habite plus sur Paris, nos vieux décalages refont surface. J’ai bien senti que mon plan Buttes Chaumont par -10, ça n’allait pas le faire, donc direction la Pyramide, où j’aurai en chemin ma minute Marie-Antoinette (perruque blonde comprise) :

On se dirige vers La Durée pour prendre un de leur fameux chocolats chauds (Si y en a qui m’écrit pour me dire que ce n’est pas super autorisé, je vous poursuivrai jusqu’à trouver le plus gros kiff de votre vie ! Et là, vous pouvez lui dire adieu, parce que je trouverai la faille ! Quitte à rameuter vingt rabbins experts en cacheroute, pour vous dire que ce que vous mangez n’est pas autorisé, même à l’aide de la liste du Rav Wolf ** voir polémique en bas de chronique !) Bref, Junes Davis aime les chocolats chauds La Durée !

Mais revenons à la minute Marie-A. :

– Chéri, regarde sur ta droite, j’ai trop de peine, il y a des réfugiés syriens qui sont allongés sur le trottoir. C’est horrible de les voir comme ça par ce froid, à même le sol. Mince, je n’ai pas de pièces, que des billets. Bon, je paierai mon chocolat chaud en espèces, et je leur donnerai la monnaie.

Quarante minutes plus tard…

– Oh non, ils sont partis. Mon D., quel dommage !

 

Mes pièces ont dû briller car je vois débouler droit devant moi deux Roms qui me bousculent et me tendent un papier que je n’ai pas le temps de lire, parce que mon mari me dit :

– Fais gaffe à ton sac, vérifie qu’il est fermé, et qu’il y a tout dedans !

– OK Pipine.

 

D’ailleurs en parlant de lui, pendant toutes les vacances, j’ai l’impression d’être l’épouse d’un journaliste d’investigation, ou de vivre sur un tournage de l’émission 7 à 8, parce qu’à chaque fois que l’on rentre dans un commerce cacher, il pose toujours les mêmes questions aux commerçants :

– Et sinon, l’ambiance ici, ça va ? Vous ne voulez pas aller en Israël ? Canada ? Pourquoi rester ? Vos raisons ? Vos projets ? Et pour vos enfants ?

Pauvre commerçants qui croulent sous les questions, alors qu’ils bossent,, et pauvre de moi qui a écouté 800 fois, 800 réponses quasi identiques.

 

Enfin bref, c’est un voyage qui m’a rappelé combien j’aime Paris, avec son confort qui n’a pas de prix, car c’est le notre (langue, famille, nos adresses). Même si j’en ai malheureusement bien conscience, force est de constater que la religion en France est devenue une vraie scission, alors qu’elle ne devrait être qu’une simple vision ! D’ailleurs, je flippe grave que la Marine qui ne me fait pas de peine gagne les élections (non, vraiment, j’ai peur) !

Ce voyage près des miens et de vous, m’a donné de la force pour continuer de vivre de l’autre côté de l’Atlantique, et maintenir mon moral, afin d’essayer de construire un avenir plus doux pour nos enfants.

 

Je vous embrasse, à mercredi pour une Vdm Izaaki, avec en plus, des notes sur les restaurants cacher que j’ai testés !

Gros bisous !

 

P.S. : Pour tous ceux qui n’étaient pas là à ma séance dédicace et lecture, je ferai une chronique spéciale pour vous où je retranscrirai tout ce qui s’est passé, comme si vous y étiez, avec la surprise que je vous avais promise. Bisous.

 

P.S. 2 : Le Rav Wolf est un rabbin qui a permis une liste assez sympa de produits autorisés uniquement pour les personnes qui habitent en province, et qui n’ont pas la possibilité d’acheter des produits avec tampon ! Re-bisous.

Pourquoi on adore toujours la France ( malgré tout ) ?

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Cinq Bonnes raisons de fêter le Tout Sur Le Chevat

Publié le par Junes Davis-Cohen

Hello mes Friends, allez savoir pourquoi, je me sentie investie de la mission de vous écrire sur notre prochaine fête, qui aura lieu vendredi soir ! Je vous embrasse, Chabbat Chalom et Hag sameah !

 

1) C’est l’occasion d’appliquer le fameux slogan « manger cinq fruits et légumes par jour » car c’est bon pour la santé ! C’est pas moi qui le dit, c’est les gens de la télé ! D’ailleurs, ces même gens peuvent sérieusement faire défiler le même slogan entre le trop pleins de pubs qui passent à la télé américaine. Parce qu’entre le Mac Do, les Burritos, et le Starbucks… mon D. mon D.…mieux vaut ne pas développer le sujet, je risque d’énerver ma belle-sœur, nutritionniste, qui me lit de temps de temps. Salut Steph !

 

2) Parce que Tou Bichevat, c’est un peu Nature et découverte ! On prend plaisir à redécouvrir des fruits exotiques que l’on zappe complètement le reste de l’année. Sauf, les blondes dans les bars, comme dans le sketch de Florence Foresti, qui commandent toujours des jus de fruits trop chelous :

– Bonjour, pourrais-je avoir un jus de baies, avec un peu de Yuzu (sorte de citron jaune), merci !

Donc même si vous n’êtes pas blonde, et que vous n’êtes pas dans un bar, vous pouvez comme moi, manger pour Tout Bechevat des figues de barbarie, car elles n’ont rien de barbare, croyez-moi ! Faites gaffe quand même aux épines, qui peuvent vous prendre en traître, mais sinon, c’est trop blond, pardon, bon ! Cela nous montre aussi à quel point D. nous a gâtés en ayant créé autant de fruits divers et variés. Je n’imagine même pas combien au Gan Eden, il devait y avoir de fruits exceptionnels. Mazette ! Je viens de comprendre d’où vient l’origine de la célèbre enseigne Parisienne : Le Paradis du Fruit ! Comme quoi, Tou Bichevat développe le cerveau !

 

3) Parce que cela me permet de me replonger dans mes années lycée sans aucune nostalgie ! Surtout quand Madame Marciano nous citait la fameuse phrase : « L’homme est un arbre des champs ». J’imaginais toujours des scénarios vraiment étranges, qui n’avait sûrement rien à voir avec l’explication Thoraïque, car il n’était pas rare qu’Angélique, Marquise des Anges (je tiens à préciser que cette Angélique n’a jamais participé à l’émission de télé-réalité « les anges » !), et Sissi Impératrice, couraient dans les champs après le Prince Hans d’Autriche !  C’était du grand n’importe quoi, car après réflexion, l’expression de Madame Marciano voulait dire en réalité, qu’un homme est comparé à un arbre avec ses racines (sa famille, sa syna, ses valeurs morales), qui représentent ce qu’il a fait pousser tout au long de sa vie. Ses feuilles et ses fruits sont le résultat du travail qu’il a effectué. Si un fruit est bon, c’est qu’il a bien bossé, mais allez sur aish.fr, c’est vraiment sympa ce que j’ai lu.

 

4)  Parce que c’est l’occasion de se souvenir qu’au cours de nos journées de fou, on peut faire plein de petites prières avant de manger, ça ne mange pas de pain ! Cela nous fait gagner plein de points pour notre cagnotte journalière de bonnes actions… Quoi que, attention pour le pain, il faut d’abord se laver les mains, faire motsi, et faire le Birkat Amazon. Perso, je trouve que c’est une grosse galère de manger un sandwich en pleine semaine. En plus, faut demander avec du pain complet, car il parait que le pain blanc n’est plus bon pour la santé ! Moi je dis, le mieux pour le midi, c’est une simple salade de quinoa, avec des cornichons et des radis, basta ! Je précise que je suis au régime en ce moment, j’essaye de perdre les fameux trois kilos accumulés pendant l’hiver, d’où mon menu très light !

 

5)  Et le dernier point, mais non le moins important : à partir du 15 Chevat, la nature se renouvelle et les beaux jours arrivent, car après le froid, vient toujours le beau temps ! Toujours ! Les arbres nous rappellent que même si nous sommes enracinés dans le matériel, nous avons la possibilité d’accompagner toutes nos actions en intégrant du spirituel. Alors avec cette dose magique qu’est la prière dont seul D. a le secret, nous verrons forcément que de bons fruits dans notre vie !

 

Je vous envoie plein de blé, d’orge, de dates, de figues, de raisins, de grenades, et d’olives virtuels, qui je suis sûre seront posés sur une jolie table, ou dans une belle corbeille. En tout cas, moi, en les mangeant, je penserai à vous, c’est certain ! Enjoy le Tou be Chevat mes petits choux, et à lundi !

Cinq Bonnes raisons de fêter le Tout Sur Le Chevat
Cinq Bonnes raisons de fêter le Tout Sur Le Chevat
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Ma rencontre avec les Lev Girls

Publié le par Junes Davis-Cohen

C’est par un lundi parisien froid et pluvieux que je me dirige vers une adresse sur Charenton. J’ai laissé toute ma famille pour aller rencontrer celle qui m’a contactée : Agnès. H.

 

Mais attends d’abord, c’est qui Agnès H. ? Parce que nous on connait Agnès avec un B. et non avec un H.

 

Eh bien mes amis, Agnès et ses copines font partie de ces femmes qui vous laissent une empreinte dans le coeur et dans l’âme.

 

Explication : Il y a quelques mois, Agnès m’a contactée pour me parler de l’association Lev Tov dont elle fait partie. Elle m’a expliqué qu’elle est en charge d’une action extraordinaire, qui s’appelle la Lev Box! La Lev Box est une boite contenant des produits surprise, que les donateurs de l’association Lev Tov reçoivent chaque mois en guise de cadeau de remerciement, car ils financent l’achat de produits de toilette de première nécessité pour les jeunes filles qui n’ont pas trop de moyens (voire pas du tout). Direct, je trouve l’idée magnifique, fraîche et glam ! Avant de raccrocher, on convient de se rencontrer lors de mon prochain voyage sur la Capitale.

 

En posant mon tel, je me focalise sur le mot : ''Association’', et je pense direct à l’Amfar#Tapis rouge#Robeàpaillettes, du coup, lorsque le jour de notre rendez-vous arrive enfin, je me demande si je dois m’habiller comme pour une Première, puisque c'est la première fois que je vais rencontrer Agnès et sesamies de Lev Tov, que j’ai rebaptisées les Lev Girl, ou les Golden Girls, vu que ce sont des femmes en or !

J’ai réfléchi deux secondes, et je me suis dit qu’il valait mieux y aller mollo-l’asticot sur les fringues, et porter ma super veste en jean remplie de stickers trop sympas qui nous mettra dans une ambiance décontract' !

 

Je sonne au nom que l’on m’a indiqué, on m’ouvre, je monte, et je suis accueille par le sourire de Pricillia H. ! Mon D., qu’elle est chou !

 

Puis je vois tout de suite après la fameuse Agnès, mon contact, mon indic au sein de la firme, genre je travaille à la CIA ! N’importe quoiquoi que…. c’est très possible en fait, car les Lev Girls utilisent la même méthode que cette agence en mêlant discrétion et efficacité !

 

Leurs actions pour aider les autres sont aussi organisées que cette institution d’État. Dès que je m’assoie, Sigal se présente. Cette maman de grands enfants a un petit accent qui chante Israel, et c’est banco, puisqu’elle me confirme qu’elle est née là-bas. On embraye sur notre Pays, puis sur Paris, pour arriver à la conclusion qu’il y a beaucoup de choses à faire ici, et que, malgré ce que l’on entend, Paris n’est pas tout à fait fini. Pour preuve: Pricillia me montre le film que l’équipe de Lev Tov a réalisé pour le gala annuel qui a eu lieu le 1er février 2017, sous la direction de Mendy.

 

Les dons récoltés permettent de financer plus de 20 projets à la fois, et de venir en aide à plus de 5000 familles. On peut simaginer l’espoir et la pression autour des résultats du Gala, car il y a du monde qui dépend des interventions financières de l’association.

 

Mais laissez-moi vous dire que lorsque j’ai visionné ce court-métrage, dans lequel il est tout d'abord question de rendre hommage à notre cher Grand Rabbin Haim Sitruk (Zal) - qui parrainait l’association - je ne vous cache pas que j’ai eu des frissons et les poils qui se hérissaient tellement j’étais émue de voir des images de lui et d’écouter les paroles de notre cher Rav. Mais pas que… car j’ai aussi écouté les différents témoignages des personnes que Lev Tov a aidées et continue d’aider.

 

Et au final, j’ai bien vu des paillettes et des étoiles, mais dans les yeux de ceux qui racontaient combien Lev Tov était tellement plus, tellement tout pour eux,et cela vaut tous les tapis rouge du monde ! Même si cela ne m’empêche pas de vouloir le dérouler pour tous les bénévoles, pour tous les organismes, pour toutes les actions qui sont faites dans un seul but : Aider l’autre !

 

L’échantillon de ces trois femmes au grand cœur que j’ai eu la chance de rencontrer pendant plus de deux heures, m’a réchauffé le cœur à des millions de degrés - ce qui a compensé avec les degrés extérieurs qui me frigorifiaient. C’est pour cela que lorsqu’elles m’ont proposé de devenir la « partenaire » de Lev Tov, j’ai dit : YES, I DO !

 

Car rien ne me motive plus dans la vie que de provoquer des sourires (la fille qui se prend pour un clown!), que ce soit à travers mes chroniques, ou mes livres, et Lev Tov en crée beaucoup !

Alors, il me tarde de revoir les Lev Girls au gros coeur, pour les serrer dans mes bras, et de participer avec elles aux actions de Lev Tov !

 

Je vous embrasse mes chéris. À demain pour une chro surprise ! 

 

Retrouver toutes les actions de Lev Tov sur : http://www.levtov.fr

Ma rencontre avec les Lev Girls

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Bienvenue à Rassraland !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Lorsque ma famille et moi-même sommes fin prêts à fêter tranquillement nos cinq années passées sur le sol Américain, gourmande comme je suis, pour célébrer la chose, je m’apprête à commander mon dessert préféré, qui n’est autre que la tarte aux citron meringuée (obligée la meringue sur la tarte, sinon c’est un dessert qui sert à rien !).

Mais au moment où je prends mon téléphone, mon doorman m’appelle pour me dire qu’il y a une enveloppe Fedex pour moi, et que je dois descendre immédiatement pour la signer. Je descends, prends la lettre, l’ouvre, et découvre avec horreur écrit en gros et gras, pour les myopes comme moi :

 

Dear Mr and Mrs Davis,

Vos visas expirent le 17 Janvier 2017, vous êtes priés de les renouveler, sinon après cette date, vous devez dégager du pays.

Bests Regards. The United States Department of Immigration.

 

Oh my God ! On est le 22 Décembre, il nous reste à peine trois semaines avant la date fatidique. Allez hop, pas de temps à perdre, me voilà à faire une liste mentale des choses à faire par ordre de priorité :

- Réserver au plus vite les billets pour Paris (8h Aller-retour)

- Se préparer psychologiquement pour rentrer dans l’ambassade des États-Unis à Paris (1h30).

- Appeler la dirlo de l’école pour lui expliquer que les petits vont devoir rater l’école (3 minutes).

 

Je remonte et commande malgré tout ma tarte, la fille imperturbable en toutes circonstances, car on le sait tous, avec du sucre, les nouvelles sont toujours plus douces à avaler ! Le soir même, Micka et moi annonçons aux enfants notre voyage précipité, et personne n’a l’air franchement emballé, sauf : mon fils ! Dès que l’on a prononcé la phrase : « Tu vas devoir rater l’école », il a enchainé avec une danse du ventre endiablée, en sautant sur tous les canapés du salon. Dans la foulée, il s’est mis à faire défiler son répertoire de copains, pour leur demander qui est le plus grand des beaux gosses qui va zapper le redoutable « Terra Nova », sorte de test académique annuel qui rend totalement folle la directrice. Car selon les résultats des élèves, ce gueux de test détermine le classement des meilleurs établissements privés sur Manhattan, qui parait dans le Times. Par expérience : mieux vaut ne pas croiser Miss Meltzer pendant cette période, car elle se met dans un état pas possible (pour rien !) :

– VOUS AVEZ 45 SECONDES DE RETARD ! 45 SECONDES, MADAME DAVIS ! C’EST INADMISSIIIIIIIIBLE !

Anyway, nous voilà vendredi, veille du départ, je peaufine joyeusement mes derniers achats d’avant le jour J. Je mets la main sur mes futurs collants H&M (ils sont de folie, et pas chers en plus, mais je viens d’apprendre que ceux de Primark sont pas mal, du coup je suis toute déstabilisée ! Houlà, j’ai des gros problèmes dans ma vie !), quand tout à fait l’air de rien, sans savoir pourquoi, je commence à ressentir une douleur au bras :

C’est quoi cette affaire ? Depuis quand on a mal au bras, ou à la veine plutôt ?

 

Je ne fais pas attention, et passe en caisse, jusqu’au moment où je vois mon bras doubler de volume dangereusement.

– Ah oui, quand même ! Bon bah, y a plus qu’à regarder sur Google search, histoire d’avoir une idée de ce que j’ai. Je rentre mes symptômes, et comme à chaque fois que je vais sur Google search, histoire de… j’oublie que je prends mon ticket gagnant pour rassraland/ angoisseland où je me projette dans les pires scénarios. Je lâche les collants, appelle mon mari pour lui demander son avis (mais pourquoi, pourquoi je fais encore des trucs comme ça ?).

 

– Allô chéri, c’est moi. Ça va ? Excuse-moi de te déranger, mais voilà, depuis cinq minutes je sens une douleur au bras gauche, et je voulais savoir si tu penses que c’est grave ? Comment ça on part demain soir et ce n’est pas le moment de faire des histoires ? Comme si j’avais choisi le timing ! Non mais je rêve ! Veux-tu vraiment que l’on parle de timing ? Dois-je te rappeler que pas plus tard que mardi dernier, vers minuit, tu m’as fait lever de mon lit pour que j’aille t’acheter de l’eau de mer, car ta narine droite était bouchée, tandis que moi j’avais limite une bronchite, et je ne bronchais pas ! Bon, tu m’énerves, je te laisse ! Eh oui, les valises sont faites, salut !

 

Non mais je te jure, j’apprends jamais de mes erreurs, c’est pas possible !

Le mieux, c’est que je monte sur la grande roue qui m’emmène chez le docteur le plus proche, pour vérifier que je n’ai rien de sérieux !

Mais avant, je dois récupérer mes kids de l’exode, pardon, de l’école, car c’est l’heure d’aller les chercher !

(Je travaille trop sur mon bouquin, faut que je me reprenne !)

 

Je prends tout mon monde bien excité, et on file au dispensaire. Le problème, c’est qu’à peine arrivés en salle d’attente, il y a fifille 1 qui commence dangereusement à embêter son frère, en lui tirant le peu de cheveux qu’il a sur la tête. Lui, décide de répliquer (normal!), et entraine fifille 2 dans un joli combat de catch, où je ne distingue ni les mains, ni les pieds de chacun, où j’ai même vu un stylo à bille valdinguer au dessus d’eux ! Au début, trop honteuse, je n’arrête pas d’essayer de les séparer car nous sommes dans une salle d’attente pleine de monde, tout de même, mais en jetant en œil aux américains présents, je me rends compte que TOUS, sans exception, mais TOUS, ont les yeux rivés sur leur smartphone ! Du coup, ça arrange bien mes affaires, car personne ne prête attention à la bataille des Bics qui se joue devant eux. Alors en parfaite mère indigne, je décide de ne plus m’en mêler, et les laisse se déchiqueter entre eux. Après tout, c’est pas mes oignons !

 

Peu de temps après, j’ai fifille 2 qui a pu s’échapper de la bagarre, qui monte sur mes genoux, et se met à appuyer pile sur l’endroit où j’ai mal ! C’est fou ça, a-t-elle un aimant à bobos de sa mère ? Peut-être que les enfants et les mamans continuent d’être reliés par une sorte de cordon ombilical invisible ! C’est comme quand vous décidez de vous lever plus tôt que tout le monde, vers 6h du mat’, dans l’espoir de vous préparer tranquillou ,et sans comprendre ni comment ni pourquoi, vous voilà à 6h05, entourée de votre famille au grand complet, à faire la queue pour utiliser VOTRE salle de bains !

Bref, le docteur m’appelle, je rentre, et il me demande :

– Alors que puis-je faire pour vous ?

Je lui raconte le blabla de mon bras. Il m’ausculte, ne dit rien, mais fait des bruits bizarres :

– Hmmm… Ah…mmm…

Et moi je suis là après chaque bruit qu’il fait :

– Alors… alors… alors, c’est quoi…?

 

Ce n’est qu’après cinq minutes (durant lesquelles tu fonces à toute allure dans le train-fantôme de rassraland), qu’il se décide à me répondre :

– Je préfère ne pas me prononcer, et surtout, que vous alliez faire immédiatement une écho en urgence.

– Dans l’heure ? C’est si urgent que cela ?

– Par prévention, Madame Davis, par prévention. Avec un air grave, genre t’es finie !

 

Je suis en bad total, mais je me répète qu’il faut avoir confiance en D. et en la vie, et que c’est le moment de montrer ce que j’ai dans le ventre. Allez, faut pas jouer les dégonflés ! En plus, tu vois pas le truc, j’avais rien hier, alors il ne faut pas s’emballer même si mon cœur s’emballe grave !

C’est quand même dommage que ce soit tombé un vendredi ! Je prends les choses en main question organisation, et me transforme en adjudant en chef :

Je dépose petits à la femme de ménage, qui par chance, est à la maison (et ne m’a pas plantée), et donne des ordres à tout le monde pour ne pas qu’il y ait de désordre quand je rentre. Je fonce à l’adresse, et vois une plaque où il y a écrit : imagerie-radiographie. Ce qui me fait comprendre que si l’établissement s’appelle comme ça, c’est parce que tu t’imagines les pires choses avant de faire ton écho. N’empêche, depuis que je suis à NY. je tiens à souligner que je n’ai jamais vu un building aussi haut, avec autant d’ascenseurs (15 !), un qui va dans chaque étage.

Je sors de l’ascenseur, trouve des dames dans des boxes. Je tends le papier du docteur, remplis un questionnaire où il y a 150 feuilles que je dois signer, en guise de décharge en cas de procès ! Je suis ballotée dans pas moins de huit services, comme une vieille balle de baseball. J’ai la sensation de revivre quelques pages de la BD : « Les 12 travaux d’Astérix ». Surtout quand les dames me disent :

– Comment ? Vous n’avez pas le formulaire A2346 ? Mais il vous faut ce formulaire ! Bon, le mieux c’est que vous retourniez à l’étage 9, pour ensuite redescendre au 6, et vous revenez me voir entre l’étage 3 et 4. Compris ?

Compris, bien que je sois en eau quand j’arrive devant l’échographe Russe qui a l’air aussi aimable que Poutine de passage à l’ONU.

Elle regarde mon dossier, et me dit sans ménagement (et sans me dire bonjour) :

– Je te préviens, si je vois quelque chose à l’écran, c’est ambulance, et on t’opère sur le champ.

– Ah… by the way, bonjour ! Moi aussi, je suis enchantée de faire votre connaissance, moi c’est madame Davis.

– Déshabillez-vous entièrement !

– Si j’enlève mon t-shirt et basta, c’est bon ?

– Y a pas de basta qui tienne. Enlève tout, comme ça, tu seras prête pour l’ambulance et l’opération.

Miss Poutine ne plaisante pas. Je me désape contrainte et forcée, et vlan que je te fous le gel, et tu te tais ! Elle me fait mon écho, qui je précise est la plus longue de ma vie (6 minutes, mais j’ai cru 60), et je lui demande toutes les deux secondes :

– Alors ? Alors ? Alors ?

Mais elle ne me répond que des :

– Chut ! Chut ! Chut !

Et après une durée indéterminée, elle me sort :

– T’as rien, t’es juste crevée. Rhabille-toi !

– Et c’est tout ?

– Mais oui, c’est tout ! Vraiment, les docteurs, il savent plus quoi inventer pour facturer !

 

Ah mais bien sûr, comment ai-je pu oublier que pendant que nous, pauvres petites gens, qui nous promenons au pays de rassraland, eux, les docteurs, roulent en décapotable les cheveux aux vent, au pays de businessland !

 

Depuis, j’ai vraiment retenu la leçon, et je me dis que le mieux, c’est de la jouer à la française avec :

 

1) ON NE VA PAS SUR GOOGLE SEARCH

2) On se soigne au Doliprane.

3) On attend. Et si au bout de trois jours, cela ne passe pas, on va consulter !

Oui, oui, c’est la même règle de trois qu’avec les mecs. Si t’as pas de nouvelles après trois jours, c’est que c est mort, ma sœur. Perds pas ton temps à te dire que le monsieur en question a eu un grave accident qui l’empêche de te rappeler, ou pire, qu’il est atteint d’une paralysie des doigts foudroyante qui l’empêche de texter ou de donner signe de vie ! Au moins, je t’ai prévenue ma ou mon chéri, c’est pour ton bien tout ça, car si quelqu’un est intéressé, il rappelle dès le lendemain.

5) On se détend en lisant mes chroniques, et on ne pense plus à son bobo !

 

Juste pour conclure, le soir même, avec ma famille, nous avons profité d’un bon repas de chabbat, en remerciant D. que je n’aie strictement rien (Ça fait un peu mormon, écrit comme ça !) ! Le lendemain soir, après la sortie des trois étoiles, nous voilà envolés sur le vol New York-Paris pour dix jours de folie qu’il me tarde de vous raconter !

XOXO Juju Davis !

Je vous embrasse, à mercredi mes amours !

 
 Bienvenue à Rassraland !

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