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Ma surprise : je vous présente...un petit bout du chapitre 1 de l'Exode !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Chapitre 1

Le grand départ

 

 

– Madame ? Madame ? Est-ce que tout va bien ? Nous commençons notre descente, tous les passagers sont priés de regagner leur siège, et d’attacher leur ceinture.

– Oui, oui, une minute.

 

Depuis vingt minutes, moi, Junes Davis, née Cohen, j’ai la tête au-dessus du lavabo. Je vais rendre l’âme, tellement je me sens mal. J’ai envie de m’asperger le visage avec de l’eau fraîche du mini robinet qui se trouve devant mon nez, mais je me souviens que je risque d’abimer ce faux teint de pêche (B.B.crème plus autobronzant, à essayer de toute urgence !). Un peu plus tôt dans la journée, je m’étais maquillée pour la dernière fois dans ma salle de bain genevoise, que j’avais utilisée pendant plus de six ans.

Pour couronner mon état, j’ai bébé un qui a son pied bien installé sur mon œsophage, et bébé 2 qui est parti se promener je ne sais où dans le bas de mon ventre (va falloir le surveiller de près, celui-là !). Du coup, j’ai la sensation d’être tiraillée de partout, comme si on m’écartelait dans tous les sens, sauf que je fais du sur place. Je crois bien que je n’aurais jamais du manger cette omelette aux champignons, servie deux heures avant, ce qui explique ma présence ici, au-dessus de ce lavabo, sur le vol Genève-New York.

 

– Madame ? Il faut sortir maintenant !

– Je vous en prie, donnez-moi trois minutes de plus, s’il vous plait !

– Madame, si dans trente secondes, vous n’êtes pas sortie, j’appelle mon chef de cabine !

 

Oh la menace, j’ai l’impression d’être Jean-Luc Delarue (paix à son âme), qui fichait un balagan/une pagaille pas possible, lors de ses déplacements, parce qu’il mélangeait systématiquement alcool et médicaments. Mais là, franchement, je ne suis qu’une simple passagère, qui a envie de vomir depuis vingt-cinq minutes, je n’embête personne, non ?

 

– Juste une minute, je vous promets que je fais au plus vite.

– Non, vous sortez de suite ! Vous vous rendez compte que vous empêchez mes collègues et moi-même de faire notre travail ?

OUVREZ CETTE PORTE !

– …

– Bon, vous ne me laissez pas le choix, je vais appeler Denis en renfort. DENIS ! DENIS ! Y A UNE DAME QUI VEUT PAS SORTIR DES CHIOTTES ! JE SAIS PAS CE QU’ELLE FOUT DEPUIS T’À L’HEURE ! TU POSES TON GOBELET, ET TU VIENS !

 

Mazette, elle aurait du le crier plus fort ! Mon D. quelle honte, mais quelle honte ! Maintenant, je suis sûre que lorsque je vais sortir, tout le monde va vouloir reluquer la tête de celle qui a fait déplacer Denis.

 

Ils n’ont peut-être pas que ça à faire, les gens ?

Bien sûr qu’ils n’ont que ça à faire, les gens ! Ça fait huit heures qu’ils sont dans un avion, à manger des plateaux-repas, sans étoiles Michelin, à boire jus de tomate sur jus de tomate, ainsi que des tas de cafés lyophilisés. Franchement, moi-même j’aurais regardé la tête de celle qui a squatté la salle de bain. Il faut que je réfléchisse à une astuce, pour sortir la tête haute de cette situation, bien que j’ai toujours la tête en bas.

 

Je sens qu’elle ne va pas me lâcher, cette gueuse d’hôtesse. La voilà qui retape à ma porte.

 

– Madame, je suis en présence du chef de cabine, et deux de mes collègues, sachez que si vous ne sortez pas IMMEDIATEMENT, je vais ouvrir cette porte avec mon pass.

– T’as un pass, Martine ? Comment tu as réussi a en avoir un ? Ça fait deux ans que j’en ai fait la demande, et on me le refuse systématiquement, soi-disant je n’ai pas assez d’heures de vol au compteur.

– Je t’avais dit de passer au contrat C3, répond Martine.

– Ça change la vie, ce pass.

 

Non mais je rêve, ils viennent à quatre déranger une pauvre femme enceinte sans défense, qui essaye désespérément de se sentir mieux, et ça papote badge ! En plus, tu vois pas les privilèges, je t’en supplie ! Tu me dis qu’elle a le pass VIP pour les « Galeries Lapayette », avec accès à toutes les ventes privées, je dis pas que je ne serais pas un poil jalouse, mais là, un pass pour ouvrir les toilettes dans les avions, quel avantage sur le reste du monde, ma parole !

Allez, je prends une grande respiration, et je sors affronter tout ce petit monde, et… j’ouvre la porte !

 

Oh non ! J’avais trop raison, hélas… je découvre le visage des trois hôtesses de l’air, ainsi que le « Denis » en question, plus les trente paires d’yeux qui me fixent pour bien voir qui est cette folle qui s’est enfermée dans les toilettes ! Est-ce que je connais une incantation pour devenir transparente ? Bien sûr que non !

 

– C’est pas trop tôt ma petite dame ! (Je déteste quand on m’appelle ma petite !) Veuillez regagner votre siège, et boucler votre ceinture... enfin, si vous y arrivez. Vous pouvez l’ajuster en tirant fort !

– Comment ça, si je peux ? Je ne suis enceinte que de quatre mois et demi, chère Madame Martine !

– C’est tout ? S’exclament en chœur toutes les personnes assises au premier rang.

Sympa, faut pas se vexer surtout…

Allez Junes, attendris-les moi, avec la fameuse phrase magique !

– Je suis pas si grosse que ça, pour quelqu’un qui attend deux bébés !

Et voilà, y a plus qu’à laisser faire !

– Des jumeaux, mais c’est incroyable !

 

J’ai remarqué que depuis un mois et demi, chaque fois que je prononce ces quelques mots, j’ai l’impression d’être dans la peau de Merlin l’enchanteur, les visages s’éclairent automatiquement d’un sourire, ou au contraire s’assombrissent d’un froncement de sourcils.

 

Vous vous demandez sûrement pourquoi je l’ai annoncé il y a seulement cinq semaines, et pas depuis le tout début ?

 

Non, pas vraiment, ma chérie, tu sais, on annonce sa grossesse quand on veut, mais vas y, je t’en prie, réponds à ta question, car je crois que tu as envie de nous révéler quelque chose !

Oui, parfaitement, selon la tradition juive et d’ailleurs, il est fortement recommandé de ne pas annoncer que l’on attend un heureux événement avant trois mois. Autant de cachoteries, pour préserver l’entourage, car parfois l’heureux événement si fragile des débuts de grossesse, peut devenir un triste événement. Après, ça devient coton, de devoir gérer son propre chagrin, mais aussi celui des autres ! Il arrive que ces mêmes gens vont jusqu’à vous taper sur les nerfs, parce que vous devez les consoler de « VOTRE PERTE ». Le mieux, c’est de s’éviter une perspective de situations gênantes, et d’essayer de garder cela pour soi, pendant douze semaines minimum.

 

Donc, chaque fois que je dis que j’attends deux bébés à la fois, les réactions fusent (alors que je n’ai rien demandé !).

J’entends une dame dire à son mari :

– Tu vois Marcel, ça c’était sur ma liste des choses à vivre avant trente ans.

– Mais enfin, Brigitte, avoir des jumeaux n’a rien à voir avec le fait de vouloir sauter en parachute ! Tu crois que je ne l’ai pas lue ta fameuse liste avec laquelle tu me bassines depuis trente ans ?

– Chut ! Pas si fort, les gens vont savoir l’âge que j’ai !

– Mais ma pauvre Brigitte, tout le monde s’en fiche de ton âge. Il n’y a aucune comparaison entre voir les chutes du Niagara, et élever deux enfants du même âge. Déjà qu’avec Apollin, on a eu du mal, alors tu t’imagines deux de plus, non merci !

– Oui, mais comme expérience humaine, ça doit être merveilleux à vivre.

 

{.......} Pour la suite c'est à partir de lundi 27 que ça se passe sur junesdavis.com.

Rubrique : L'Exode. 

 

N'hésitez pas à m'écrire sur junesdavis55@gmail.com pour tous renseignements complémentaires et je vous retrouve dans quelques semaines car là, je ne vous cache pas ( puisque l'on se dit tout) que ça va être juste la folie : entre les préparatifs de la fête de Pâque/Pessah, les enfants qui vont être en vacances, et le repos de mon cerveau, (le pauvre je l'ai malmené ces derniers temps. C'est trop pour lui tout ça, il a pas l'habitude !), je reviens le plus vite possible.

Enorme bisous. 

Ma surprise : je vous présente...un petit bout du chapitre 1 de l'Exode !

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Le Krav Maga et les American boys

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

 

En début de semestre, et après avoir visionné une vieille vidéo du BÉTAR (je regarde des trucs moi, parfois…bref…), j’ai directement inscrit mon fiston à des cours de Krav Maga. En mère juive toujours déjantée, mais parfois angoissée, j’ai souhaité que mon poussin de fils sache se défendre dans cette basse-cour cruelle qu’est le monde dans lequel nous vivons. Apparemment, je ne suis pas la seule à avoir eu la même idée, puisque nous sommes trois mamans de la classe à avoir inscrit nos petits chéris dans le même club.

C’est pourquoi nous nous sommes toutes mises d’accord sur un système de roulement, où chacune à tour de rôle accompagnera ces pré-ados tout en bas de Manhattan.

Et aujourd’hui, c’est bibi qui s’y colle !

 

Ma mission est simple : aller chercher mon garçon et ses potos, trouver un taxi, monter dans le taxi. Attendre cinquante minutes, le temps que les petits gueux finissent leur sport de combat, et les redéposer, toujours en taxi, chacun en bas de leur maison respective.

 

Allez Simone, en voiture pour cette galère certaine qui nous attend !

Car oui, c’est une galère… et vous allez lire pourquoi :

 

À quatre heure trente précisément, dans le lobby de l’école, comme tous les parents ici présents, je me retrouve prise en sandwich dans une marée humaine de plus de 300 enfants totalement déchainés qui sortent tous en même temps. Je m’accroche à un poteau pour ne pas me faire marcher dessus (Hé, jeune fille, tu m’as pas vue ? Suis-je si petite que ça ? Vraiment ? Come on !). C’est in extremis que j’extrais de cette masse infantile Ethan et les trois autres petits américains qui n’ont rien de petit, (l’un d’eux fait tout même 1m78… pour 11 ans) pour nous sortir de là entiers !

 

Et justement, on sort, dehors il fait -12 (déjà ça, c’est un point galérien à lui tout seul, nevermind). Je chope le premier taxi venu, on monte, et pendant tout le trajet, j’ai les copains de mon fils qui, avant même d’arriver, se mettent dans l’ambiance du cours, en faisant des pseudos prises de Krav-maga à tout va. J’utilise le mot pseudo volontairement, parce qu’à tous les quatre, ils ont dû faire à tout casser trois leçons, et encore, c’est grand maximum. Faut croire que ça leur suffit, puisqu’ils se prennent déjà pour des pros. Mon seul but est d’éviter que les cartables volent à travers l’habitacle de la bagnole, et qu’ils atterrissent sur le pare-brise de ce pauvre chauffeur qui nous a pris dans son taxi en toute innocence.

Enfin, on arrive à destination de ce chemin sans fin.

Pensez à remercier avec beaucoup plus d’intensité et de conviction, les autres mamans qui se sont tapées tout le trajet avant moi.

En sortant, j’évite d’oublier dans le coffre, mon gros cabas ou se trouve mon ordi (un faux Louis Vuitton de folie ! Je ne sais plus comment il s’appelle, ce modèle, mais c’est celui que plein de dames emportent avec elles à la plage, ultra pratique).

Comme je sais que je vais devoir patienter une heure, je l’ai pris exprès pour bosser, et du coup mon sac pèse vachement lourd. Ça doit se voir, parce que le petit (géant) Kevin me prend mon sac de l’épaule, et me dit :

– Let me help you, Ethan’s mom. Laissez-moi vous aider, maman d’Ethan.

Waouuuh, trop gentil ce gosse, sauf que je l’entends dire à mon fils en anglais comme si j’étais transparente ou que je ne comprenais pas un traitre mot à la langue de Shakespeare :

– La pauvre, ta mère, elle est vieille, c’est dur pour elle, faut l’aider.

Le scélérat ! Mais il croit que j’ai quel âge ? Mieux vaux ne pas lui demander, je sens qu’il va me sortir un truc qui va pas me plaire.

 

On pousse la porte du Krav, et les gosses surexcités partent se changer. Je repère une prise, m’assois par terre (la classe !), et branche mon portable (depuis quelques semaines, j’ai créé des groupes Whatsapp pour poster mes chroniques, et depuis, ce pauvre téléphone, à force de biper, est totalement sous tension. Il se retrouve souvent à plat, alors il faut que je le branche en permanence).

 

Je remarque un type avec une crête, qui doit être le standardiste. Il me voit seule, et je sens qu’il veut qu’on papote. J’ai envie de lui dire :

– Pas possible, mon gars, je dois rendre un article, et tu vois, là, j’optimise mon temps à fond (vive le jonglage !) Mais par politesse, je pose mes gants, et prends des gants pour m’excuser que je ne peux converser, et c’est là que crête man me sort des phrases hors du commun :

– OK. Je te dérange pas plus, mais j’adore tes Moon Boots (bottes de neige).

– Merci.

– Elles sont pas un peu grandes pour toi ?

– Non, ça va.

– Je peux les essayer ?

 

Hein ?

Ça se fait si je lui dis que ma mère m’a toujours interdit de prêter mes chaussures ? Remarque, pour l’expérience inédite, je serais bien tentée de les lui prêter, mais je me ravise rapidos, parce que l’on ne connait jamais vraiment l’hygiène plantaire des gens, et encore moins des inconnus. Imagine qu’il porte des chaussettes sales, trouées, avec des ongles horribles… non, je peux pas. Alors à défaut de prendre ce risque, je prend mon courage à deux boots, et lui réponds :

– Désolée, je préfère pas.

– Je comprends, mais si un jour tu les vends, je suis preneur.

– Euh… OK.

 

C’est ainsi que 12 lignes écrites, 112 messages Whatsapp, 87 notifications facebook, et 8 messages Messenger plus tard, les enfants sortent enfin du cours (faut vraiment que j’éteigne mon phone quand je bosse). Je suis ravie de constater que les sportifs en herbe ont les joues bien rosies par l’effort, et ça fait plaisir de voir tout ce défoulage.

Le prof de krav maga sort lui aussi de la salle, et demande des papiers au fétichiste. Mon regard se pose directement sur les bras et le visage de Yoni (le prof) qui sont recouverts de tatouages. J’en fais la remarque à mon fils en français :

– C’est marrant, ton moniteur, il s’est fait faire plein de hiéroglyphes. (La fille qui est jamais sortie de chez elle. Bonjour le monde !)

– C’est quoi des hiéroglyphes ?

– Ce sont des dessins égyptiens. Ça fait bizarre, toutes ces Cléopâtres.

– Moi je trouve ça sympa. Je pourrai en avoir un quand je serai plus grand ?

– Ah non ! Tu commences pas avec ces bêtises ! C’est interdit, chez nous, n’y pense même pas. Ça fait voyou (alors qu’aucun rapport, en plus !). Et puis d’habitude, les gens se font tatouer : des oiseaux morts, des cœurs, des écureuils, le nom de leur petite amie, pour ensuite regretter gravement leur choix (Une grosse pensée pour Johnny Depp qui s’était fait tatouer Winona Ryder pour casser deux mois plus tard ! La galère après, pour les modifs, il a morflé le Johnny !). Mais des hiéroglyphes… franchement !

 

Évidemment, c’est à voix bien haute, et bien fort, que j’ai partagé cette pensée si intelligente et si profonde, remplie de jugements pour dissuader Ethan. C’est pourquoi je vis juste après, ce grand grand moment de solitude que TOUS les francophones connaissent pour l’avoir vécu au moins une fois dans leur vie :

– Bonjour, je suis le prof de ton fils… oui, oui, je parle le français, je suis canadien. Je viens de Montréal. Ton fils se défend pas mal. Il est super, mais il doit continuer de s’entrainer le reste de la semaine. D’accord ?

– OK merci…

Bon si ça se trouve, il a rien entendu, fiouf. Me croyant sortie d’affaire, le coup de grâce tombe :

– By the way, j’ai mes deux ex tatouées sur mon omoplate. T’as raison, c’est pas intelligent de faire ça. Ne te fais jamais de tatouages Ethan, ta mère a raison ! See you !

 

Puis-je m’enterrer sous terre tout de suite ? Non ? Mais qu’on me coupe la langue une bonne fois pour toute, ma parole ! Qu’on en finisse !

 

Pour dissiper ma honte, je fais style de ramasser les affaires des enfants, mais le grand Kevin me dit qu’il ne faut pas que je me fatigue trop :

– C’est pas bientôt fini oui ! J’ai 35 ans, 35 ans !

– Okay dokey ( je supporte pas cette expression américaine )

 

On sort en vitesse, et je lève la main pour héler un yellow cab, mais les american boys me disent qu’il faut d’abord que l’on achète des protéines pour garder la masse musculaire.

Toi, en tant que française, quand on te dit prot’ : tu penses poulet/ Dukan/ surimi, mais hélas, l’américain pense : Starbucks frappuccino surprotéiné avec double dose de chantilly !

Je leur dis que c’est n’importe quoi ou je dis rien ?

Pas besoin, mon fils me demande d’être cool, et de faire comme toutes les autres mamans. J’abdique, et décide d’aller leur acheter leurs saloperies (ah si, après cinq ans, j’affirme que ce sont des saloperies ! Sauf leurs cappuccinos, et leurs thés rouges).

On escalade les 499 centimètres de neige, pour arriver au Starbucks le plus proche, et si Kevin me propose encore sa main pour ne pas que je tombe, je vais lui montrer ce qu’à mon âge on peut faire en terme de Frappuccinos renversés sur une tête ! On commande nos boissons au bar, et je reçois en simultané de mère 1, 2, et 3 :

– Kevin peut dormir chez toi ce soir ? J’ai un mariage.

– Ça t’embête qu’Aaron passe la nuit chez toi ?

– Tu peux garder Charles cette nuit ? On a tous la grippe, et je ne voudrais pas qu’il soit contaminé.

J’ai envie de répondre à la dernière mom qu’il va bien falloir qu’à un moment donné, Charles rentre chez lui, mais les américains et les microbes, c’est toute une histoire…

Et on repart à la maison.

 

Je fonce préparer les lits, mettre les draps, dire à mes poupées retrouvées d’arrêter de sauter sur les lits gonflables qui ne sont pas des trampolines. Plus tard, je les fais tous manger, et quand tout le monde est enfin au lit vers 21h30, je reçois un appel du standardiste fétichiste avec une préférence pour les Moon boots, qui m’informe que l’un des enfants à oublié son cartable au Krav-maga, et qu’il faut aller le chercher.

mèreencarton#têteenl’air#irresponsable#j’enaimarred’êtremoi !

Allez, rhabille toi, remets tes bottes, repars…

 

Alors vive les sports de combat, même si on souhaite de ne jamais devoir à combattre qui que ce soit, sauf si c’est pour se dépasser soi-même et repousser ses limites ! Phrase clichée mais tellement vraie ! 

Je vous embrasse, mes préférés. À mercredi pour une vraie de vraie big surprise !

 

PS : J-7 avant la sortie officielle de L’Exode. Youhouuuuuuu !

Le Krav Maga et les American boys
Le Krav Maga et les American boys

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Règles de bienséance et de courtoisie sur les réseaux sociaux. Par la Baronne Davis.

Publié le par Junes Davis-Cohen

Chers utilisateurs et utilisatrices de réseaux sociaux,

 

Nous avons dû apprendre à nous servir sans mode d’emploi de tous ces outils de communication extraordinaires qui nous sont tombés dessus, et qui sont à portée de main (c’est le cas de le dire) ! S’il y a quinze ans, on nous avait dit que nous allions vivre certaines situations, on ne l’aurait jamais cru (comme lustucru !). C’est pour cela qu’aujourd’hui, dans une optique de savoir au mieux utiliser ces nouveaux systèmes, je me suis dit qu’il serait temps de noter quelques règles de base, afin que chacun d’entre nous profite au maximum de cet univers « merveilleux » que l’on appelle : le « social media » !

Avant que je lance mon blog, mon Rav m’a appris une chose cruciale :

« Madame Davis, dès l’instant que vous vous exposez par un texte, une photo, ou une vidéo, vous vous soumettez aux regards des autres, qui entraîneront forcément un jugement. Êtes-vous prête à accepter les critiques, bonnes ou mauvaises ?

Absolument pas ! Je vais mourir de honte, et me noyer dans mes pleurs, si on me dit un truc méchant.

– Bien sûr que je suis prête !

Sale menteuse

– Très bien, alors soyez forte ! Et n’oubliez jamais qu’une chose incroyable existe en dehors des réseaux sociaux : la vraie vie ».

Rav Djaker.

 

Après ce prélude, commençons, mes petits choux, avec la base de la base :

 

1) L’extrême courtoisie :

N’oubliez jamais qu’à l’écrit, nous n’avons ni le son, ni le visage de la personne en face de nous, pour nous orienter vers le ton qu’elle emploie, d’où pas mal de confusion, qui entraine forcément une certaine agressivité.

Exemple :

– T’es vraiment qu’une petite saleté Élodie, tu ne m’as pas dit que tu venais sur Marseille.

– Comment ? Tu oses me traiter de saleté ? Pour la peine, je vais dire à tout le monde que tu as de grosses saletés chez toi !

Solution : restez hyper courtois, bien plus que dans la vraie vie, en TOUTES CIRCONSTANCES !

Une personne ne vous reprochera jamais d’être trop polie, sachez-le !

 

2) Ce qui est sur les réseaux sociaux, reste sur les réseaux sociaux :

Exemple : dans la rue, tu croises Élodie avec son mari, et là, tu sais pas pourquoi, tu lui sors d’un coup :

– Hé salut Jean-Louis, alors, ça va mieux tes hémorroïdes ? Élodie nous a demandé des remèdes de grand-mère sur un groupe Facebook, et on a toutes compris que c’était pour toi. Ça va mieux ?

Lui, vert, cramoisi, rouge de honte, va gueuler sur cette pauvre Élodie qui parlait en réalité de son oncle !

Donc, on ne dit rien ! On fait semblant qu’on n’a rien lu.

Oui, c’est bizarre, mais mieux vaut être bizarre, que d’être la cause d’une belle engueulade, ou de faire honte à quelqu’un !

 

3) Lorsque l’on veut réagir sur un poste, ou émettre un commentaire qui ne va pas dans le sens du poil, et du post, justement : prière de ne pas dégommer l’auteur. Il vous est tout à fait permis de ne pas être d’accord avec lui, mais afin de faire évoluer le débat (si débat il y a), merci de faire connaitre votre point de vue de façon pertinente et enrichissante, sans un besoin d’insulter au passage, car n’oubliez pas qu’il y a une vraie personne de l’autre côté de l’écran.

Exemple :

– Je ne suis pas d’accord avec toi, les américains sont vachement sympas, et pas du tout hypocrites ! Toi, par contre, t’es aussi fausse que tes mèches blondes, et je trouve que tu es stupide (la dernière phrase est en trop !).

Le plus classe, est d’adresser un message privé à la personne, et de converser en privé.

 

4) Alors attention, c’est du lourd : on ne critique JAMAIS sa famille, sa belle famille, ses amis, sur le net ! Oui, je sais, c’est triste, mais il arrive que nos langues et nos claviers fourchent plus que de raison. Interdiction totale de dire du mal, car ça peut faire très mal, aussi bien à vous, qu’aux gens qui peuvent tomber dessus.

C’est bien connu, les paroles s’envolent, les écrits restent, et avec les captures d’écran, nous sommes fichus ! Si vous saviez les dégâts irrémédiables que ça provoque, et la peine que ça engendre, mieux vaut tourner sept fois autour du clavier avant de critiquer !

 

5- Lorsque deux personnes en commentaires papotent entre elles, et font des « private jokes », si on ne vous a pas tagué (sonné), prière de ne pas vous mêler, car c’est intrusif !

Exemple :

– Tu te rappelles Élodie, la fois où on a mangé un sandwich ?

– Ah oui, trop bon, sauf quand tu as trouvé un rat !

– Un rat ? Où ? Quand ? Comment ? Qui ?

– On avait bien rigolé n’empêche !

– Grave !

– Mais de quel restau vous parlez ? Je comprends rien ! C’était quand ? Pourquoi j’étais pas là ? Y a quelqu’un ? Youhou !

Bref… c’est lourd, quoi !

 

6) On évite de tagger son ami sur les sujets sensibles comme : la pédophilie, les viols, et accessoirement, le divorce, car les gens emmagasinent des tonnes d’infos en diagonale… et associeront votre nom automatiquement au sujet.

– Élodie, j’ai grave pensé à ta tante, qui est en plein divorce, quand j’ai lu ce post sur les croqueuses de diamants.

Si l’article est intéressant, on copie le lien, et on l’envoie en message privé. Merci. La direction.

 

7) Une conversation qu’on a eue en privé sur son téléphone, reste privée (whatsapp) ! On ne demande pas des nouvelles au détour d’un commentaire :

– Et sinon, Élodie, tes règles douloureuses, ça va mieux ?

– Beaucoup mieux, merci. Mais pour info, mon père est sur le groupe whatsapp aussi, cousine !

Pauvre Elodie, c’est pas sa journée !

Je sais que ça parait vraiment bête, mais… qui a dit que nous sommes tout le temps intelligents ? Au pire, keep cool. Ça nous arrive à tous de faire des erreurs, c’est pas grave.

 

8) Tout ce qui est à caractère antisémite, racial, photos inappropriées, on le signale, et on bloque.

On balance sans pitié ! Je suis contre toutes formes de délation, mais dans ce cas précis, nous devons être des utilisateurs responsables !

N’est-ce pas Élodie ? C’est pas parce que tu as vu des têtes découpées, que tu dois faire celle qui n’a rien vu ! Alors tu signales, et plus vite que ça ! Mais non, enfin ! Tu ne partages pas la vidéo sur Youtube ! Faut tout t’expliquer ou quoi ? Un peu de bons sens, ma fille !

 

9) La pub ! Par pure courtoisie, on demande gentiment aux administrateurs des groupes avant de publier son produit. Eux, apprécieront votre politesse, et à quatre-vingt-dix pour cent des cas, vous laisseront publier ! S’ils refusent, eh bien, y en a d’autres, des groupes !

C’est comme si vous rentrez dans un magasin, et vous demandez gentiment au patron de coller vos affiches, et que certains vous disent non, vous n’allez pas les coller de force ? Eh bien c’est pareil !

Rien ne vous empêche de monter votre propre groupe, et qui sait… la roue tourne toujours….

 

10) Je bloque ou je bloque pas ? Si vous avez prévenu la personne gentiment plusieurs fois, pour plusieurs raisons diverses et variées, et que la personne recommence : vous bloquez !

Si elle est tout simplement FOLLE (oui, oui, il y a des dingos sur le net, comme dans la rue, sauf que dans la rue, vous auriez juste fui alors que là… on ne sait pas qui est derrière l’écran !), vous bloquez sans hésitez !

Faut-il prévenir avant de le faire ?

Ça dépend de la relation virtuelle ou réelle que vous entretenez avec cette personne, folle ou pas.

 

                                                             Gérer ses émotions !

Si de voir Elodie et Jean-Louis (guéri des hémorroïdes ?) sur Insta tout sourires, sur le sable chaud en maillot, vous procure de la tristesse, avec une pointe de jalousie, suivie de l’envie… éloignez-vous ! Faites une pause, déconnectez-vous pendant quelques heures, voire quelques jours. C’est la ligne rouge à ne pas franchir ! L’impact émotionnel est la barrière à ne pas dépasser.

Le « social media » ne doit pas prendre trop de place dans votre cœur, à défaut du temps que l’on y consacre !

Sachez juste que la photo de ce couple, n’est que l’illusion d’un moment parfait, qui n’a rien à voir avec la vraie vie !

L’utilisation des médias est faite pour se rapprocher les uns des autres, et non pour reprocher quelque chose à l’autre.

Utilisez cette fenêtre sur le monde extérieur, pour apprendre, rire, communiquer, se renseigner, vous ouvrir sur le monde qu’on a pas toujours la possibilité de parcourir, et souhaitons une bonne fois pour toutes à Jean-Louis un bon rétablissement pour ses hémorroïdes, et qu’Élodie arrête de poster TOUTES ses photos de vacances, on s’en fout ! Et puis qu’elle lâche son téléphone, bon sang, et qu’elle profite !

 

N’hésitez pas à me noter vos commentaires, qui sont toujours très enrichissants.

Je vous embrasse, mes chéris, et espère que ce petit guide nous aidera à être encore plus proches.

À + mes lapins.

Règles de bienséance et de courtoisie sur les réseaux sociaux. Par la Baronne Davis.
Règles de bienséance et de courtoisie sur les réseaux sociaux. Par la Baronne Davis.

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Quand l’Empereur arrive comme une barbe sur la soupe, en se mêlant de l’éducation de nos gosses, rien ne va plus !

Publié le par Junes Davis-Cohen

À l’époque où je n’avais pas encore d’enfants, j’adorais regarder l’émission Super Nanny. Mais depuis que je suis devenue une mommy, j’évite soigneusement les rediffs, parce que si l’âme de la nanny se mettait à faire un tour chez moi, elle se retournerait dans sa tombe, la pauvre. Je rajouterais qu’elle aurait pas mal de raisons de me hanter, de jour comme de nuit. Je vous laisse découvrir pourquoi…

 

On est dimanche, il est quatre heures, et c’est l’heure de mes traditionnelles crêpes du weekend (qui a eu encore cette idée folle, déjà ? Ah oui, c’est moi, pour un moment familial comme on peut en voir dans les pubs avec des blonds !). Sauf que je suis rouge à cause de la chaleur que dégage la poêle, et en nage, parce que fifille 1, quatre ans d’âge, est accrochée depuis 8 minutes à ma jambe. Ma petite est en larmes, car son papa a commis la bourde du siècle :

Fourrer la crêpe de fifille 1 de confiture aux myrtilles, à la place de la confiture de fraises, et depuis, c’est scandale à Malibu dans ma cuisine !

Je précise que cette scène n’a rien à voir avec la célèbre série des années 90 : « Alerte à Malibu », même si j’aurais bien besoin d’un sauveteur ou d’un sauvetage, pour m’aider à calmer ma poupée, qui limite est en train de se noyer dans ses pleurs.

La chose qui me fascine, c’est que ma moitié maritale n’a toujours pas compris à quel point fifille 1 est très attachiante à sa crêpe aux fraises ! Tout le monde sait ça, voyons : ON NE DOIT JAMAIS SE TROMPER D’ARÔME POUR FIFILLE 1 !

Une fois de plus, je réalise que je connais drôlement bien mes gosses, et que c’est peut-être justement la raison pour laquelle ça m’énerve au plus haut point, (mais vraiment au plus haut point, après c’est l’oiseau ! ) quand mon homme se mêle de TOUT et pour tout !

Vous allez me dire :

– Mais dis-moi, toi, elle n’est pas un poil capricieuse, ta fille 1 ou 2, je sais plus c’est laquelle ?

Très certainement, mais nous vivons dans une génération où l’épluchure d’une banane peut être une bombe à retardement, prête à exploser ! Malheur à ta patience qui sera mise à rude épreuve, si tu n’as pas fait exactement comme ton enfant voulait, donc quand vient le weekend, on aimerait bien, nous les mamans, que nos hommes prennent le relais, et le comprennent ce relais !

 

D’ailleurs, il n’y a pas que le weekend ! Pas plus tard que mardi dernier, quand mon mari est rentré du boulot, et juste après qu’il m’ait posé la question qui me donne de l’urticaire :

– Et sinon, ils ont mangé les enfants ?

Je supporte tellement plus cette phrase quotidienne, que je m’amuse une fois sur deux à lui répondre :

– Non, rien depuis deux jours. Je trouve qu’ils ont grossi ces derniers temps, et puis avec ce qu’ils mangent le midi à l’école, c’est largement suffisant !

Lui, me répond une fois sur deux aussi :

– Vraiment ? Tu ne leur a rien donné ?

– …

– Ah, tu m’as fait peur ! Tu sais, Junes, on ne sait jamais quand tu plaisantes ! Bon, tu m’as dit que tu as été chez le dentiste aujourd’hui, pour fifille 1 (trop de confiture aux fraises tue les dents), il a dit quoi, celui qui coûte un bras ?

– Elle a besoin de soins, on y retourne semaine pro.

– Eh bien voilà, je le savais ! Pourquoi tu ne prends pas l’habitude, (j’aime bien le « TU ») de lui passer le fil dentaire tous les soirs avant de dormir ?

Est-il seulement sérieux deux secondes ? Le fil dentaire pour une gosse qui se barre en courant à la vue du tube de dentifrice ! Je me vois encore lui courir après comme une maboula/folle tout droit sortie de l’asile, la brosse à dent à la main, la suppliant :

– Reviens ici, ma jolie ! Juste un petit coup de brosse ! Allez quoi… bon, OK, sans dentifrice, promis ! Reviens !

En allant jusqu’à me transformer en mamie-gâteau qui promet honteusement des prices (des cadeaux) pour que ma petite coopère.

Quand je vous ai dit que super Nanny a des millions de raisons de venir me hanter, je ne mythonnais pas !

 

Note de l’auteur : Dans ma jeunesse, j’avais fait le serment solennel de ne jamais avoir recourt à ce lamentable stratagème ! C’est pourquoi, dès qu’une machine à remonter le temps sera mise sur le marché, j’espère être la première à l’utiliser, pour revenir sur les lieux où j’ai prononcé ces phrases-clichés le nez pincé :

– Non mais moi, jamais je ne ferai ça, avec mes enfants !

Un moi du futur me tapotera le bras, et m’enroulera la bouche et le cerveau de gros scotch marron, en hurlant :

– Tais-toi ! Car tu ne sais RIEN ! Ça m’évitera bien des jugements honteux que j’ai osé poser par le passé !

 

Et puis, il y aussi le matin, avant d’aller à l’école, quand on est tous bien dans le rush, et que je dois supplier, quémander, demander 10, 20, 30 fois à mes petits choux de mettre, bonnets, chaussettes, chaussures and co (je le dis dans le désordre), pour m’entendre perdre patience :

– Mais on va être en retard… ALLLEZZZ GROUILLEZ-VOUS !

Tu peux être sûr que mon gentil homme de mari arrive tout frais, tout beau de s’être occupé de lui, et me questionne devant les enfants :

– Qu’est-ce que t’as à crier comme ça ? Je te jure, on t’entend jusque dans la salle de bain. Faut te détendre, mémé ! Ça va pas bien !

Mon seul reflexe humain serait de lui sauter dessus mais… j’imagine toujours dans « ses scandaleuses intrusions éducatives », qu’il y a une voix électronique féminine qui sortirait des haut-parleurs de notre salon, et qui commenterait nos échanges devant nos enfants :

 

« Mister & Mrs Davis, vous avez perdu 3000 points de crédibilité envers vos enfants. Excellente Journée. »

 

Alors je décide (après plusieurs années d’entraînement) de ne rien répondre, et de régler cela plus tard en privé. Parce qu’en réalité, je rêve secrètement d’un tout autre scénario : il arriverait tout pareil, et dirait aux petits :

– Alors, les enfants, on énerve maman, aujourd’hui ? Viens là, toi, que je te mette ton manteau, et toi, va te débarbouiller le visage. Vous savez mes chéris, maman ne peut pas tout faire !

Eh oui, je suis découverte, Junes Davis aimerait vivre dans le monde des BISOUNOURS. S’il vous plait, ne m’enlevez pas mes rêves ! NE ME LES ENLEVEZ PAS !

 

Ou encore, cette scène mémorable du dimanche soir, lorsque l’un de tes mouflets tout honteux se pointe devant toi, le cahier à la main, pour te prévenir qu’il a oublié de faire son devoir de maths.

Toi, un peu agacée, et crevée, tu le sermonnes que ca aurait été plus sérieux de ne pas attendre 7h du soir, et hop tu t’y mets, fin de l’histoire ! Mais c’est sans compter l’intervention du Chevalier de l’ordre des devoirs et des maths qui se mêle !

– MAIS ENFIN, COMMENT SE FAIT-IL QUE NOUS SOMMES DIMANCHE SOIR, ET QUE C’EST MAINTENANT QU’IL DÉCIDE DE REVISER SES MATHS ? POURQUOI TU N’AS PAS VÉRIFIÉ ?

– Cher monsieur, rien ne vous empêche de vous asseoir, et de donner à votre fils tout votre savoir matheux !

– Non, c’est toi qui est en charge de ça !

– Ah oui ? Et depuis quand j’ai une pancarte sur mon dos, avec inscrit que j’ai le monopôle des devoirs, dans cette maison !

– Mais je travaille, moi !

– Je vois pas le rapport, nous sommes dimanche, alors rien ne vous empêche, Monsieur, de prendre l’initiative de vérifier !

– Arrête de me vouvoyez, ça m’agace !

– ET ME DIRE QUE TOUT EST TOUJOURS DE MA FAUTE, TU CROIS QUE ÇA M’AGACE PAS ?

 

Concentrée dans vos revendications, vous occultez le fait que les yeux grands ouverts du fiston suivent la discorde entre vous et votre bonhomme, comme on suit un match de tennis.

Et là, j’entends encore la voix :

 

« Vous avez moins 8000 points à votre compteur éducatif. Bonne soirée »

 

Et puis zut, elle m’énerve, celle-là, avec ses points ! D’un autre côté, avec toute cette perte de points, je me demande si le secret ne serait pas plutôt de faire semblant d’être d’accord avec son mari (alors qu’on a envie de le défoncer), et de répondre devant nos mini-nous :

– Papa a raison, c’est dommage qu’on ait attendu ce soir. Viens on s’y remet tranquillement. Chéri, si tu veux nous aider, tu es le bienvenu !

Et basta !

Car si le problème de math et du mari est « résolu » en présence du petit, ce serait déjà un gagne-temps fou ! Et puis, rien ne m’empêche plus tard, de dire en privé au chef de famille que la cheftaine que je suis, n’est absolument pas d’accord avec toutes ces responsabilités que je suis censée assumer toute seule !

 

 

« Miss Davis, vous gagnez plus de 15000 points à votre compteur éducatif. Bonne soirée et bravo !

 

15000 points ? Ça vaut le coup, dis donc !

Allez je m’y mets. Alors quand notre homme reproduira les mimiques exactes de Sherlock Holmes pour mener son enquête et vérifier que nous avons bien fait notre job, même si l’on aura toujours envie de lui mettre la tête dans le four, il est possible qu’avec le temps, on s’habitue à faire abstraction de ses insupportables instruisons, pour ne plus se braquer à ses moindre propos (by the way, rien ne vous empêche de le braquer de quelque sous par-ci, par-là, de temps en temps, héhé ! Détendez-vous les ladies and gentlemen, je plaisante... quoi que)

Parce qu’en réalité, ces simples questions de routine, qui peuvent être prises pour des questions inquisitrices, traduisent une simple forme d’amour de la part d’un papa qui veut juste prendre des nouvelles de ses enfants à travers vous ! Le lien le plus fort, le plus proche au monde, qui le lie à vos enfants respectifs !

 

L’harmonie d’un couple prévaut sur l’éducation elle-même, devant le bambin. Avec cette base solide d’un foyer harmonieux (même si c’est une illusion), nos enfants pousseront comme des jolis champignons non vénéneux, qui comprendront qu’ils ne sont ni les stars, ni les sources de conflit violents au sein de notre couple. Pour qu’enfin à leur tour, ils investissent plus tard dans un amour fort, uni, et unique !

 

« Tout ça pour dire, ne dites rien devant vos enfants quand papa fait n’importe quoi, et vice versa. Vous aurez plus 1000000000 points à votre compteur éducatif ! Bonne journée aux lecteurs de Junes Davis, la dame vous retrouve mercredi ».

 

 

P.S. : On y est mes amis, la sortie de mon tome 2 est prévue pour le 27 mars! Lev Tov et moi organisons une soirée de lancement du petit gueux, dans une salle avec traiteur où vous êtes cordialement invités. Pour plus d’info, contactez moi sur junesdavis55@gmail.com

Quand l’Empereur arrive comme une barbe sur la soupe, en se mêlant de l’éducation de nos gosses, rien ne va plus !
Quand l’Empereur arrive comme une barbe sur la soupe, en se mêlant de l’éducation de nos gosses, rien ne va plus !
Quand l’Empereur arrive comme une barbe sur la soupe, en se mêlant de l’éducation de nos gosses, rien ne va plus !

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Les 5 déguisements que l'on évite de porter à la syna pour Pourim ! Le mardi Gras de chez nous

Publié le par Junes Davis-Cohen

D’ailleurs, est-ce que Pourim est le mardi gras des juifs ? Disons que la chose commune, c’est qu’il est de coutume de se déguiser, même si contrairement à mardi gras, Pourim ne tombe pas forcément un mardi ! Pour ce qui est du gras, c’est clair qu’on peut en trouver pas mal dans les petits paquets que l’on distribuera minimum en deux fois à l’aide d’une personne intermédiaire, qui s’appellent : les mishloah menottes… mais non pas menottes, qu’il m’énerve cet ordi, c’est Manot (cadeau en hébreu) !

Hé, justement, maintenant que j’y pense, je vais tout de suite vous énumérer les cinq déguisements à éviter de porter à Pourim pour se rendre à la syna, pour écouter la méguila :

 

 

1. À bannir : tous les déguisements qui ne sont pas supra couverts (voire totalement découverts), comme Wonder woman par exemple. C’est vrai que de venir en culotte rouge à la shoul, ça risque de faire jaser ! Je vous dis ça, parce qu’un jour, j’ai une amie qui m’a envoyé sa photo quand elle s’était déguisée en Princesse des mille et une nuits. Elle m’avait écrit :

– Tu penses quoi de mon déguisement ? C’est pas un peu trop ?

Wawouu ! Oh my Gosh ! Trop ? Je dirais plutôt que c’est même pas assez ! Si elle va comme ça à la syna, c’est mille et un hommes qui vont se retourner sur elle, et avant la nuit, croyez-moi ! Mais pour ne pas la vexer, je lui ai conseillé de rajouter quelques voiles par-ci, par-là (genre 200, rien que pour le ventre !). Depuis, ma copine demande à une autre copine de valider ses tenues.

 

2. Mesdames, ce n’est pas parce que le deuxième volet de Fifty shades of Grey vient de sortir (je supporte pas l’actrice !) que l’on pourra se permettre de porter la panoplie complète de l’héroïne du film (que je déteste). Non, non, non ! C’est ni le lieu, ni le moment de se ramener avec un fouet. Vous imaginez la tête de Madame Zenou ? Elle va nous faire une syncope ! Alors allez immédiatement me ranger tous ces accessoires, et vous me trouverez une autre occasion pour vous pavaner avec tous vos machins ! Ah oui, j’oubliais, le policier de la chanson YMCA, c’est le même état d’esprit, et en plus, c’est trop démodé, alors… on base !

 

3. Si vous êtes un homme, et que vous décidez de vous déguiser en femme, je vous prie de vérifier d’abord avec votre femme, si elle est bien d’accord avec l’idée de vous avec sa robe Tutu ! Si par le plus grand des hasards, vous avez décidé de faire votre coming-out à Pourim, je vous conseille fortement de choisir une autre fête, comme Pessah par exemple ! Ça fera beaucoup plus d’effet pendant les séders. Après, c’est vous qui voyez pour le timing, je dis tout cela dans votre intérêt !

 

4. On évite aussi les déguisements de tyrans tel que Aman, S.S. et compagnie. Parce que si le prince Harry s’est retrouvé en première page du Daily news, déguisé en officier allemand, une bavure de ce genre dans notre communauté est pire que d’avoir sa tête imprimée sur du papier journal ! C’est de très mauvais goût, et ne me sortez pas que c’est du second degré, parce c’est pas le bon degré ! On risque de vous le reprocher jusqu’à la fin de votre vie ! Je vois très bien la scène avec la mère Bellaiche qui va en parler 1000 ans avec ses voisines :

– Non mais tu te rends compte, le fils Golt’, il a de la chance que je ne sois pas sa mère, va ! Plutôt mourir que de voir mon fils déguiser en Aman ! Ça se voit qu’on ne lui a pas tiré les oreilles assez fort, à celui-là ! Tiens, prends un de mes gâteaux, Georgette, ils sortent tout juste du four !

 

5. Pour le dernier point, je préfère vous raconter ma mauvaise expérience personnelle directement, ce sera plus simple. Une année, je me suis déguisée en mon père ce Rabbin (avec chapeau, barbe, et redingote), me croyant originale. J’ai vite compris que ce n’était pas une bonne idée, parce que tout le monde a cru que l’habit faisait le rabbin, et que j’étais super calée en thora, alors que moi, j’étais juste bien calée dans mon siège pour écouter la méguila. J’ai eu un roulement de gens qui n’arrêtait pas de me demander où on en était toutes les secondes ! Cerise sur le chapeau, ma fausse barbe n’arrêtait pas de se décoller, et après coup, j’ai bien compris que c’était nul comme idée !

 

Donc en resumé, si on élimine tous ceux que j’ai cités, il nous reste quoi ? Eh bien des tonnes ! Jetez un œil sur les déguisements que porte Heidi Klum pour Halloween ! Une pure folie ! Alors of course, dans son cas précis, c’est à l’américaine, où tout est poussé à l’extrême, mais nous, on peut se faire des déguisements trop sympas à échelle plus modeste.

 

J’en profite pour faire une spéciale dédicace à toute une équipe qui avait débarqué l’année dernière à la syna, déguisée en personnages d’Alice aux pays des merveilles, avec un tonnerre d’applaudissements spécial pour le chapelier fou ! Il n’arrêtait pas de proposer à tout le monde, une théière à la main :

– Vous voulez du thé ? Vous êtes certain que vous ne voulez pas du thé ?

Tant mieux parce que c’est du whisky. Vous voulez du whisky ? Vous êtes sûr que vous ne voulez pas de whisky ? Le type, il était en boucle, et moi, j’étais pliée de rire avec sa femme, qui était en Reine des cœurs. Elle distribuait des cœurs en papier à tous ceux qu’elle voyait. Si la personne ne prenait pas le cœur qu’elle lui tendait, elle se mettait à hurler en le pointant du doigt :

– Qu’on lui coupe la tête.

Ce jour-là, j’étais sous ma chaise de rire.

Je profite au passage pour saluer mon papa, qui depuis ma naissance, j’ai toujours vu déguisé pour la lecture de la méguila. Il m’a donné le goût de la fête, du rire, de l’autodérision, et surtout, de ne jamais se prendre au sérieux ! JAMAIS !

Alors bas les masques sans Mireille Dumas, que le mois d’Adar vous apporte de la chance dans tous les domaines, la santé, la joie de vivre, et moi, je vais prendre tout de suite rendez-vous avec ma thérapeute, pour régler ce complexe d’Œdipe, parce que deux fois en une semaine, je parle de mon père dans mes chroniques, c’est mon mari qui va être content !

Hag Sameah ! Et faites péter les costumes en photo, qu’on rigole ! Bisous à lundi !

Les 5 déguisements que l'on évite de porter à la syna pour Pourim ! Le mardi Gras de chez nous
Les 5 déguisements que l'on évite de porter à la syna pour Pourim ! Le mardi Gras de chez nous
Les 5 déguisements que l'on évite de porter à la syna pour Pourim ! Le mardi Gras de chez nous
Les 5 déguisements que l'on évite de porter à la syna pour Pourim ! Le mardi Gras de chez nous
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Les 5 déguisements que l'on évite de porter à la syna pour Pourim ! Le mardi Gras de chez nous
Les 5 déguisements que l'on évite de porter à la syna pour Pourim ! Le mardi Gras de chez nous

Publié dans pourim, humour, maman, New York, americain

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Est-ce que la femme juive peut être féministe ? ( et non une fatma dans sa cuisine ! )

Publié le par Junes Davis-Cohen

La première fois que je me suis rendue à la synagogue américaine près de chez moi, et que j’ai vu à la fin de l’office une dame se lever et se diriger vers l’estrade pour prendre la parole, et nous expliquer un passage de la Thora : j’étais choquée !

Je me suis demandée où j’avais pu bien atterrir !

Non mais allô ! J’ai pas rêvé, tout à l’heure, je suis bien passée devant le bâtiment juste à côté où effectivement, il y a bel et bien une synagogue libérale avec une femme rabbin qui attend à l’entrée avec son kit complet : tallith + kippa. Mais là, selon les indications que l’on m’a donné, la Lincoln Square où je me trouvais ce samedi matin, était censée me correspondre. Alors comment est-ce possible qu’une femme prenne la parole en public devant un parterre de messieurs ?

Juste avant de vous insurger mes chéris, il faut comprendre que je viens d’une famille parisienne dite orthodoxe, où le rêve inavoué de ma mère, était que nous intégrions « Pavé ». Manque de bol, notre inscription dans cette école a été rejetée, comme on jette un pavé à la marre. Alors quand j’ai vu l’autre, avec son chapeau de travers, s’éclaircir la gorge, et parler paracha, j’étais médusée à rester la bouche grande ouverte !

Quand je suis dans cet état, j’appelle THE man of the situation : mon père ! Oui, mais voilà, c’était chabbat, donc il a fallu attendre la sortie des trois étoiles pour lui parler. En attendant, je me suis rabattue sur l’autre homme de ma vie : mon mari.

 

Dès que l’office était fini, j’étais allée le cueillir côté hommes, et m’entend encore lui dire :

– T’as vu la meuf, elle a parlé devant les hommes et les femmes, c’est pas ouf, maintenant ? Avec la voix de la petite feuj de base qui connait rien et qui descend de sa planète.

En lui parlant, je cherchais à me rassurer, que je n’étais pas la seule à trouver cela étrange. Mais lui m’a simplement répondu que ça lui passait par dessus le talith, que ce soit une femme (ou pas) qui fasse le discours !

– Ah bon ? Et depuis quand tu mets sur le même plan d’égalité les hommes et les femmes, toi d’abord ? Non, parce que si tu veux qu’on ouvre certains dossiers de notre couple, il y a pas mal de choses à revoir.

 

L’homme prudent m’a gentiment entrainée vers le buffet et a changé de sujet ! Mais il me faut un peu plus qu’un kiddouch de synagogue pour ne plus repenser à ce qui me tracasse ! C’est vrai, quoi, si j’étais amenée à fréquenter régulièrement ce lieu de culte (ça fait très catho, écrit comme ça !), autant se renseigner sur l’endroit où je mettais les talons ! Après tout, ni à Genève, ni à Paris, j’ai vu une femme prendre la parole en public.

 

Donc, juste après chabbat, bien qu’il était plus de minuit en France, en fille sans pitié, et sans savoir vivre, j’ai appelé mon padre, et j’ai été très surprise de sa réponse…

– Quel est ton problème ? Il n’y a écrit nulle part qu’une femme n’a pas le droit de parler devant des hommes. Chanter et danser, oui, mais parler en public, encore heureux qu’elle ait le droit !

– Mais il n’y a pas un problème de tsniout/pudeur là-dedans ?

– Pas du tout ! Je ne vois pas le rapport ! Bon, il est tard ma fille, on en reparle demain. Bonne nuit !

 

J’ai raccroché dubitative, mais après réflexion, je me suis dit que je ne devrais pas être si étonnée, parce qu’il faut savoir que mon papa, qui est Rabbin de communauté, a toujours été considéré dans le milieu comme un original par … sa modernité !

C’est vrai qu’il nous a toujours encouragé nous les filles, au même titre que mon frère, à nous rendre à la syna et prier. Il a toujours célébré les nominations comme on fête des brit-miloth/circoncisions. Il a organisé nos bat-mitsva/communion en grande pompe, avec autant de symbolisme et d’émotion que pour la bar-mitsva de mon frère. Sauf pour la mienne, où allons savoir pourquoi, j’ai eu droit à un après-midi spectacle avec au programme : clowns et mimes à la chaîne… bien que depuis, je déteste les spectacles de clowns et de mimes à la chaîne. (Les clowns me font trop peur !). Pour le buffet, il y avait des barbes à papa (idée de mon papa), du pop-corn, et des pommes d’amour ! Je ne veux même pas me souvenir de ma robe de communion, parce que sur les photos (que j’ai brûlées), on peut très nettement apercevoir que je portais des bagues (mais pas aux doigts), des lunettes très très vilaines qui confirmaient que j’étais en plein âge ingrat ! Je dois souligner que sous la Houppa, mon père et ses potes rabbins présents (32) m’ont fait signer, pour le fun, ma Kétouba. Une première !

En repensant à tout ça, je me suis demandée si au final, je n’étais pas plus arriérée que mon propre père. Ce serait un comble, mes aïeux !

C’est bien pour ça que je suis retournée à cette Lincoln, le samedi d’après, et celui d’après, et encore celui d’après, et j’ai découvert un nouveau monde que je ne connaissais pas : les « modern orthodox » !

Mon manque de culture, mes fausses croyances et mes amalgames monstrueux, que j’avais emmagasinés au fil des années, ont cantonné mon cerveau à la résultante affligeante d’être choquée qu’une femme comme moi ait simplement fait une intervention devant des hommes. J’étais très déçue de moi-même, et je me suis interrogée : où en étais-je avec le féminisme ?

Ce qui est un bien grand mot pour une si petite dame comme moi, qui n’atteins même pas son placard pour attraper un paquet de pâtes.

Bah oui, parce que le féminisme m'évoque Mai 68, les femmes qui brûlent leurs sous-tifs ! Des Madames qui se sont battues pour que nous ayons le droit de vote, de contrôler nos désirs d’enfants, d’avoir l’option d’avorter dans certains cas (lo alénou), le droit de bosser, pour ne citer que ces exemples là… car la féminisme n’est pas forcément cette caricature de dame habillée en camionneuse qui insulte les hommes, qui les déteste, ou pire, qui les méprise. Non, non, non, pour moi, les féministes sont des femmes fortes, qui n’ont pas eu peur de se battre pour que nous ayons accès aux mêmes droits que les hommes, et encore, on en est loin…

Mais en quoi ma petite personne est concernée par le féminisme ? Eh bien bizarrement, depuis que j’ai décidé de me couvrir les cheveux, depuis quatre ans, je suis devenue encore plus concernée par le sujet. On pourrait croire justement que par mon choix de me couvrir la tête (dans mon cas, c’est un vrai choix!), je sois devenue aussi féministe qu’une boulette marocaine dotée d’une soumission totale envers mon mari !

Eh oui ! Plein de copines pensent, que sous prétexte que je me couvre, et que je ne remets pas en place mon homme en public les rares fois où il m’a charriée, je suis une femme qui se fait marcher dessus ! Alors que pas du tout, en réalité, je préfère simplement garder des munitions pour mes importantes revendications, telles que : casser l’idée ridicule que si l’homme (ou la femme s’entend !) est le seul à ramener un salaire, il pense qu’il n’a aucun autre effort à fournir, alors qu’il doit en faire plus, comme elle, qui ne doit pas se contenter de faire des enfants et basta ! Et justement, la Thora intervient sur ce sujet, et n’hésite pas à mettre les femmes qui ont marqué notre histoire en avant :

Judith, Déborah, Yaël, Hana, Ruth, Dina, Noémie, pour ne citer qu’elles, qui sont des inspirations vivantes pour notre quotidien ! Et je souligne que sans leur intervention, notre peuple n’existerait probablement plus. Mais ce qu’il y a de fort et de profond dans tout ça, c’est que la Thora nous indique clairement que chaque homme et chaque femme a dans des domaines différentes, du pain sur la planche à accomplir ! C’est un fait connu, que l’homme et la femme ont des qualités humaines totalement différentes, mais complémentaires. C’est sur cette répartition égalitaire qu’il faut travailler ! En commençant par l’éducation de nos enfants, pour plus tard former des couples qui se pousseront mutuellement, à se développer dans leurs domaines respectifs. En commençant par la base :

Un garçon doit autant aider à la maison qu’une fille, sans aucune distinction ! Et une fille doit autant étudier la Thora (Dinims, fêtes, l’histoire juive, whatever) au même titre qu’un garçon, car il le faut ! Cette égalité féminin-masculin de connaissances dès le plus jeune âge, va former des adultes et des couples tolérants et compréhensifs ! Combien de femmes comme la Rabbanite Sitruck, Metal Taïeb, ma mère, donnent des cours, des conférences, et sont investies jusqu’au cou dans les communautés, avec pour seul motivation, diffuser la Thora, et aider du mieux qu’elles peuvent les personnes qui les sollicitent, tout en menant de front leur vie de famille. Je pense que c’est ça le féminisme ! Quand la thora nous donne les lois de Nidda, pour protéger la femme, c’est féministe ! Quand la Thora impose aux hommes, et uniquement aux hommes, d’avoir des enfants, c’est féministe ! Je rappelle que la femme n’a aucune obligation d’en avoir, après, si elle veut bien consentir à donner à son mari une ribambelle de gosses, et que ça les rend heureux, why not ? Cela n’appartient qu’à leur vie de couple, et on peut aller jusqu’à émettre l’hypothèse que les religieux aiment tout simplement avoir de grandes familles !

 

C’est pour cela que depuis, je suis retournée dans ma synagogue moderne orthodoxe, et je suis même partie écouter sans m’offusquer la méguilat Esther, lue par des femmes, pour un public exclusivement féminin, car c’est permis !

Avec cette tendance, j’ai découvert un équilibre féministe et thoraïque qui me convient, et qui m’oblige à casser mes codes. Alors avant que je me mette à crier au scandale, je me dois d’apprendre les vraies lois de la Thora, et non à me référer à mes vagues connaissances, combinées à mes coutumes, qui ont au final un résultat totalement archaïque et confus ! Je ne parle qu’en mon nom, bien évidemment !

 

Je conclurai, parce qu’on n’a pas toute la journée non plus ! Que chaque jour nous est donné pour apprendre, pour ouvrir notre esprit de femme, qui ne se résume aucunement à être dans sa cuisine, faire des gosses, allumer ses bougies de chabbat, faire son pain, se couvrir, car attention les hommes sont tous des pervers, et je dois rester à la maison en savates pour me protéger d’eux ! Ce qui est n’importe quoi ! Heureusement que la vérité est à des kilomètres de ces clichés que l’on veut nous coller sur le dos, car la Thora nous demande beaucoup plus, spécialement à nous les femmes ! Et il serait dommage de se cantonner à ces petites choses, qui sont au final très basiques !

Notre rôle est d’apprendre la Thora au même titre que les hommes, d’intégrer/d’appliquer toute ces connaissances à notre quotidien de femme, pour peut-être un jour avoir le bonheur d’écouter l’une d’entre vous sur cette estrade, pour nous apprendre des choses aussi merveilleuses que vous !

 À mercredi mes chéris, avec un spécial Pourim !

Est-ce que la femme juive peut être féministe ? ( et non une fatma dans sa cuisine ! )
Est-ce que la femme juive peut être féministe ? ( et non une fatma dans sa cuisine ! )

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Save the date : Junes Davis à Paris le 28.03.2017

Publié le par Junes Davis-Cohen

Hello les amis,

Je serai à Paris pour trois jours exceptionnels pour la sortie de :

La vie déjantée de Junes Davis.

Tome II : L'exode !!

Merci de confirmer votre présence sur junesdavis55@gmail.com et je vous communiquerai l'adresse.

À Lundi.

Save the date : Junes Davis à Paris le 28.03.2017

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