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VDM People

Publié le par Junes Davis-Cohen

Un dimanche comme les autres, je suis en famille en pleine balade sur la Madison avenue. Nous avons eu la bonne idée d’emporter avec nous les trottinettes des enfants, même si à chaque fois, je jure de ne plus jamais m’encombrer de l’une d’elles.

Parce que l’on sait tous pertinemment que nos petits bouchons vont en faire dix minutes, et qu’après on va se galérer à les trimballer tout l’après midi pour rien ! Sur le pas de la porte, coiffés de leurs casques, nos enfants nous supplient, jurent sur tout ce qu’ils ont de plus cher, que bien sûr, ils vont en faire tout le temps, alors qu’à peine trois rues plus loin, ces mêmes enfants ne jetteront plus un regard à ces vulgaires trottines…

Anyway, en les portant, je me console en me disant que je muscle mon bras tout flasque !







Donc nous sommes dans l’Upper East Side (xoxo Gossip Girl), et passons devant un restaurant italien avec terrasse. Mon mari avec ses yeux supersoniques de Super Man qui voit tout à des kilomètres (sauf le panier de linge de la salle de bain, qui n’est pourtant vraiment pas loin), me donne un coup de coude qui me fait renverser toutes les trottinettes d’un coup, et me dit à voix basse :

– Regarde Mimine, y a Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg avec leurs enfants à cette table !

– Arrête ! Fais voir ! Faut absolument que je comprenne pourquoi Gérard Darel a choisi la Charlotte comme égérie, parce que franchement, OK, elle a quelque chose (son nom ?), mais de là à jouer les mannequins, faut pas exagérer !

ATTENTION NOUS INTERROMPONS VOTRE PROGRAMME DU MERCREDI CAR NOUS VENONS DE RECEVOIR UN COMMUNIQUÉ DE JUNES DAVIS ADRESSÉ À CHARLOTTE GAINSBOURG :

Chère Cha, si tu lis cette Vdm, pardonne-moi. On sait tous que tu incarnes The Perfect French Woman avec Inès de la Fressange, et que tu chantes HYPER bien. Je t’adore !

JUNES DAVIS PRIÈRE DE NE PAS TROP FAIRE DE LÈCHE, CAR IL Y A 0,001 POUR CENT DE CHANCE QUE MADAME ATTAL LISE UN JOUR CETTE VDM. MERCI.

Pendant que je la scrute, mon mari sort son portable, et me dit :

– Viens, on va faire un sefie avec eux.

– Non, mais ça va pas la tête ! Ils sont en famille dans un restau. Cela ne ce fait pas de déranger les gens comme ça. Range ton téléphone. La honte. En plus, y a Yvan (genre c’est mon pote) qui est occupé sur le sien, il est en train de rédiger un mail.







Il est de dos, et j’ai vue sur son écran (la voyeuse jusqu’au bout !).

D’ailleurs, il est pas mal du tout, mais vraiment pas mal du tout, franchement, si un jour il me propose d’aller boire un verre, je dis pas non !

ATTENTION NOUS INTERROMPONS VOTRE PROGRAMME DU MERCREDI UNE NOUVELLE FOIS CAR IL Y A 89,99 POUR CENT DE CHANCE QUE MONSIEUR DAVIS LISE UN JOUR CETTE VDM.







MERCI JUNES DAVIS DE VOUS CALMER ET DE RETIRER VOS PROPOS TOTALEMENT DÉPLACÉS.

Oh la la, ça va, si on peu plus rien dire, même sur les gens connus, mais où va-t-on ?















Puis d’un coup, Micka me sort :

– J’ai une idée…t’as un de tes livres sur toi ?

– Hein ?

– Donne-moi un de tes livres, le Tome 1 ou le Tome 2, on s’en fout. Vite ! On va leur en offrir un, et peut-être qu’après l’avoir lu, ils seront super intéressés d’en faire un film, un peu comme « Munich ».

– Un peu comme Munich ? Mais quel rapport ? Faut vraiment que tu te poses un jour, et que tu lises mes livres, non parce que je t’assure que cela n’a rien à voir !







Et puis, pour ta gouverne, je ne me balade pas constamment avec des exemplaires sur moi dans mon sac. Je trouve que ça fait un peu mégalo et super opportuniste, voire obsédée ! Et même si par le plus grand des hasards, un jour j’en avais un sur moi, je n’aurais jamais le cran (la blatatittude !) de leur en donner un.

- Mais pourquoi ? Imagine après Charlotte elle kiffe trop « La vie déjantée » et décide de nous inviter chez elle pour le monter sur écran, pour ensuite le vendre à Hollywood. Et après, pour être polis, on leur retournera l’invitation, et on deviendra les meilleurs amis du monde tous les quatre. On partira même en vacances ensemble.







Le rêve numéro 1 de mon mari: partir en vacances avec un couple. Pour moi, c’est plutôt : comment détruire une relation amicale ?







Petit 1) Partir en vacances avec un couple d’ami.







Petit 2) Critiquer les enfants de ces mêmes amis devant eux,







Petit 3)…etc etc ..

Mais d’un coup, par ennui sûrement, de s’être arrêtés pour ne rien faire, nos enfants remettent leurs casques, et avant que Micka et moi disions ouf, les voilà qui remontent sur leurs trottinettes, et qui dévalent à plein gaz la Madison avenue. Comme une décharge électrique, nous, les parents, on se met à courir comme des bœufs après nos petits en hurlant :

– STOP ! STOP ! ARRÊTEZ-VOUS ! STOP !

En un clin d’oeil : fini les Yvan ! Fini les Charlotte !







Un seul but : qu’ils utilisent cette saloperie de frein !

Pendant notre course folle, je me mets à sourire, car je sais que D. a beaucoup d’humour, et je me dit que Son message était clair :







Au lieu de penser à un potentiel futur hollywoodien pailleté, pourquoi ne pas simplement continuer à essayer de faire marcher la bande du film que Micka et moi vivons tous les jours avec nos trois petites étoiles à nous, car ce serait déjà pas mal !















Je vous embrasse, à lundi.















PS : Dans la même semaine, en descendant les escaliers d’un restau de sushi, j’ai croisé Drew Barrymore, qui doit être à son 3ème divorce, la pauvre. Vous savez quoi, elle est vachement mignonne la dame, genre rien à voir avec sa tête dans les magazines, et en plus elle m’a souri ! Trop sympa !















Junes Davis, auteur de La vie déjantée, Tome 1 et Tome 2, disponibles sur junesdavis.com. Rubrique : La Genèse ou L’Exode.

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Jusqu’où peuvent aller les « lamenteurs » pour se protéger de l’œil ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Pendant les fêtes, j’ai été invitée dans l’Upper East Side chez un couple d’américains. Je vous dis pas la galère pour y arriver avec ma troupe, parce que de là où j’habite, pour arriver à destination, il faut traverser Central Park. Oui mais voilà, en passant devant les balançoires et les rochers, il a fallu expliquer aux fifilles que l’on n’avait pas le temps de s’y attarder, car nous étions attendus. Je ne vous raconte pas la catastrophe ! Hurlements, roulage par terre sur de la terre, crise de nerfs et compagnie, je pensais qu’elles avaient dépassé ce stade, faut croire que non ! Point du tout ! Ces demoiselles ne voulaient plus avancer d’un pouce, et ont décidé de nous imposer leur grève de la marche ! Du coup, entre mon homme, mon fils et moi, on a fini le reste du chemin à faire un relais en les portant à tour de rôle comme des chameaux. En gros, c’était l’horreur ! Mais ce n’est pas tout ! Lorsque nous sommes arrivés dans le building de mon hôte (en eau !), par hasard, j’ai croisé dans l’ascenseur une de mes copinous que j’ai de temps en temps au téléphone. Le truc, c’est que la dame en a profité pour m’annoncer sur le bout de ses lèvres qu’elle était enceinte. En même temps… elle ne pouvait plus nier l’évidence, vu que son trench Burberry allait exploser au niveau du ventre (désolée, je ne suis pas très sûre de la marque).

Si c’est pas merveilleux tout ça ! Même si une grande part de moi aurait été sincèrement contente si elle avait pris la peine de me donner l’info un chouïa plus tôt. C’est vrai, quoi, qui n’aime pas les bonnes nouvelles ?

Pendant tout le repas, je me suis demandée pourquoi elle avait tant tardé à me révéler sa nouvelle silhouette.

 

Vous allez me dire : qu’est-ce que ça peut te faire ? Ça change quoi à ta vie ? Non, mais de quoi je me mêle ?

 

Et je suis d’accord ! Sauf que cette même copinou, n’a jamais hésité à m’appeler plusieurs fois au cours de ces derniers mois, pour me confier en émoi ses états d’âme, pour m’expliquer ce qui n’allait pas !

Dans une relation amicale, il est normal de partager ses bonheurs comme ses soucis, avec la même intensité. Cela fait partie du package « friend », que l’on offre dès le début avant toute nouvelle naissance amicale ! J’en ai déduit que ma copine n’avait pas du recevoir le sien, alors au dessert, j’ai pris la décision de la mettre dans la case des « lamenteurs » ! Allez hop, affaire suivante !

 

Note de l’auteur : Les lamenteurs sont des gens qui se lamentent pendant des heures, et qui se révèlent sur le long terme un peu menteurs. Ils veulent nous faire avaler, non pas de l’alcool, mais des lamentations injustifiées (alors que toi, t’as rien demandé) comme ce cas-là :

– Je te dis un truc, Ginette, mais tu répètes pas, OK ?

– Jamais. Raconte.

– Tu sais, au magasin, ça va pas fort, en ce moment ! Je te jure, je sais pas du tout comment on va faire pour finir le mois !

 

Donc, toi tu écoutes, tu compatis, avec même une touche d’empathie. Tu as limite les larmes qui montent au : « je sais pas comment on va finir le mois ! » (perso : je pleure devant the voice, aussi !)

 

Sauf que… et c’est le « sauf que » qui nous intéresse, quelques jours plus tard, tu tombes sur une photo de la « lamenteuse » avec sa smalla, tous sourires, qui (se)posent devant un hôtel pension complète 5 étoiles !

Tu es à la fois soulagée, en te disant qu’au final, ça va pas si mal… et puis, qui sommes-nous pour rentrer dans les comptes des gens ? Personne, bien qu’on nous force à rentrer dans leurs comptes.

C’est encore eux qui sollicitent NOTRE compassion et NOTRE écoute, alors que nous, à la base, on n’a rien demandé !

 

Et cette fameuse amie, qui pendant des semaines et des semaines, te raconte les épisodes palpitants de ses disputes conjugales, tu la sens au bord du divorce (on en connait toutes, des comme ça), pour qu’au détour d’une conversation, tu apprennes par la copine de la tante Gertrude, une version non-censurée de la vie amoureuse de ton amie, qui parait-il, va diner avec son bonhomme toutes les semaines, dans leur petit restau d’amour, et qu’ils en profitent pour se faire le plein et plein de mamours !

Fiouff, on a frôlé la catastrophe divorcienne.

Ou encore, celle qui vient de se remettre à bosser (il y a six mois), et qui ne vous dit rien alors que vous la croisez tous les matins ! Et l’autre qui vient de signer l’achat de son appart, qu’on a vu la veille pendant 1h 30, mais qui a préféré ne rien dévoiler !

 

Dois-je conclure que les lamenteurs sont souvent frappés d’un Alzheimer violent, et qu’ils omettent de nous raconter aussi leurs moments heureux ?

Ce qui m’amène à ma chro du jour (c’est pas trop tôt !), où je me dis qu’il y a un facteur crucial, qui n’a rien à voir avec celui qui distribue mon courrier : L’œil ! Eh oui, celui avec un Grand L !

Le vrai, Le dur, Le vilain, celui qu’on te colle un peu comme le poisson d’Avril, sauf que certains le gardent carrément sur eux toute l’année, comme talisman anti grand L !

 

Même si je trouve un peu léger de se cacher derrière ce prétexte ! Encore plus depuis que je suis mariée avec un ashké. Il balaye tous ces trucs d’un revers de bras. Fallait voir sa réaction quand au début du mariage, je foutais de l’encens dans toute la baraque comme ma grand-mère me l’avait appris ! Ou quand automatiquement je me mets à cracher sur du sel, si par mégarde il en tombe par terre. Faut voir le regard qu’il me jette en me disant :

– Eh bien, on est loin de la 5ème avenue, Madame Davis !

– C’est contre l’œil chéri !

– Ridicule !

 

Ne vivons-nous pas tous un peu avec cette envie féroce de protéger notre nid, et ne sommes-nous pas tous un peu perdus avec les limites sociales, finalement ?

 

Eh bien figurez-vous que récemment, j’ai entendu quelques mots qui m’ont fait réfléchir sur le sujet :

 

On connait tous l’histoire célèbre de Sarah, qui était stérile pendant des années, qui n’avait pas renoncé à son rêve de donner un héritier à Abraham. En désespoir de cause, elle avait demandé à son mari de prendre sa servante Hagar comme substitut (normal !). Mais hélas, quand cette saleté de Hagar est tombée enceinte, il paraitrait que celle-là même est venue se pavaner devant sa maîtresse, qui était la gentillesse incarnée. Et vas-y que je me caresse le ventre arrondi chaque fois que je passe devant Sarah, et vas-y que je me plains que c’est dur de lui servir le thé dans son état, et vas-y que je me la raconte grave parce que MOI je suis enceinte et pas toi, en lui faisant des chamtas (intraduisible) en bonne et due forme, pour cause nouvelles formes !

 

Au début, Sarah a mis sa bonne en garde :

– Écoute-moi bien, H., si tu n’arrêtes pas ton petit manège pas enchanté, je vais te foutre un œil que tu vas regretter, ma fille !

L’autre, connaissant le caractère trop sympa de sa boss, ne s’est point du tout arrêtée, et a continué son petit jeu cruel !

 

Note de l’auteur qui n’a rien à voir : j’ai vu BossBaby avec mes enfants au ciné pendant Pessah. Déjà que sans pop-corn, le cinéma c’est trop nul, mais en plus, il ne rentre pas du tout dans mon top five des dessins animés !

D’ailleurs, j’ai juré que si la rumeur est fondée qu’ils nous font le coming-out de Elsa dans Frozen 2, I quit ! Ça y est, c’est dit ! Parce que bonjour l’image ! Si une femme seule à plus de 30 ans, qui chante libéré délivrée, c’est qu’elle aime forcément les femmes, non mais oh ! On peut très bien être une célibataire de 30 ans aussi libérée et délivrée soit-elle sans être gay. C’est quoi ces histoires ? On en reparlera à sa sortie ! Si ça se confirme, je vous préviens, ça va chauffer du clavier !

 

Bref donc, où j’en étais… Ah oui, Sarah qui se prenait des piques dans la tronche toute la journée par Madame Hagar qui n’arrêtait pas de la narguer. Donc arriva ce qui arriva : Sarah lui a foutu vraiment l’œil, et lui a fait perdre le gosse de sa première grossesse ! Eh oui !

Alors ? N’a-t on pas dit que Sarah était une bonne personne de base, comment une chose pareille a t’elle pu arriver ?

 

Eh bien, d’après ce que j’ai compris, si tu annonces à ton amie une bonne nouvelle, non pas avec l’intention de lui crever les yeux (c’est le cas de le dire), pas pour l’éclabousser avec tous les trucs géniaux qui t’arrivent, non, juste pour partager, tu ne t’attireras pas le mauvais œil, car tes intentions ne l’ont pas appelé. À contrario, si une personne s’expose en photo pour te dire :

– Regardez-moi dans les yeux ! Oui, dans les yeux, car je suis trop belle, et je vous fais un selfie pour vous, bande de nazes, parce que je me kiffe trop, eh bien… faudra pas s’étonner si la dame devient borgne dans les jours qui suivent…

 

J’en profite pour répondre à la question que l’on me pose souvent :

– Mais sinon, Junes Davis, au niveau de l’œil, ça va, tu gères ? Parce que poulette, avec ton blog, tu racontes un peu (beaucoup) ta vie, non ? Y en a qui sont pas bien dans leurs baskets et jaloux ! Moi, à ta place, je m’enfermerais à double tour, et j’arrêterais de m’exposer comme tu le fais, mais j’aime bien tes chroniques, continue, c’est super (??).

 

Alors pour répondre à cela, je me lève de mon bureau d’où je vous écris, je mets mon microphone dans mon sac (j’ai un grand sac), je commande un Uber, j’arrive à Times Square, et je proclame toute habillée (oui, oui, faut préciser le Toute Habillée pour Times Square), et je déclare solennellement que mes intentions sont bonnes. Si je vous raconte mes galères et mes histoires, c’est pour qu’ensemble, on se booste dans la vie !

Parce que oui, mes chéris, l’œil mauvais existe, évidement, nous ne sommes pas au Pays des poupées Russes figées d’Euro Disney. Rien que le nombre d’articles sur le sujet dans Google fait peur, mais heureusement que le bon œil existe aussi, avec ses intentions positives !

Le tout, c’est d’essayer d’être mesuré quand on se confie sur les impasses de la vie comme dans les joies, en se réjouissant sincèrement pour les uns et les autres, sans aucune jalousie possible !

N’hésitez pas à me balancer sur junesdavis55@gmail.com ou mon mur FB vos lamentations, sans pour autant être un lamenteur, sans oublier de m’écrire vos bonnes nouvelles, que je tacherai sans faire de tâches (faut que je lâche la blague un de ces quatre) de lire avec un œil bon !

 

C’était la chronique du lundi de Tata !

Énormes bisous.  À mercredi avec une VDM people croustillante que j’ai sur le feu, mais rassurez-vous, je surveille la cuisson pour ne pas qu’elle brûle ! Bisous

 

PS : Si vous n’avez pas encore commandé mes tomes 1 et 2, vous pouvez le faire sur junesdavis.com, rubrique: l’Exode ou La Genèse.

 
Jusqu’où peuvent aller les « lamenteurs » pour se protéger de l’œil ?

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Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Tu tries tes tiroirs, tu tombes sur des photos de toi, et de ton mari jeune ! Tu gueules vers ton homme qui passait par hasard par là, avec photo en main que tu lui fous sous le nez : 

– Est-il possible de remonter le temps ? Regarde comment j’étais belle à l’époque !
Toi, tu attends que l’homme te dises : 
– Non ma douce, tu n’as pas besoin de machine car tu es encore plus belle que lorsque je t’aies rencontré. J’irai même jusqu’à dire que je voudrai accélérer le temps pour avoir un toi du futur encore mieux que maintenant.
( Oui, je sais, je pousse la phrase fantasme vachement loin…Eh bien quoi on peut rêver, non ? ) Car la réalité, c’est qu’au final il t'arrache la photo des mains sans jeter un regard à ton propre visage et te dit :
– Comment j’étais beau gosse avant, j’étais bête, j’aurai dû emballer plus de filles ! 
– Saleté ! Moi, je trouve que t’as déjà bien profiter ! Donnes-moi cette photo ! 
Et la voilà, rangé jusqu’à Pessah prochain ! 
 
T’en profites pour faire aussi le tri de tes shoes avec cette question existentielle : 
Dois-t’on garder une paire de godasse laide mais confortable ou bien jeter une paire trop belle que l’on ne porte jamais car elle nous rend souffrante du pied tellement elle est inconfortable…That it the débat ! 
 
Tu te mets à faire des calculs et des projections ou tu te vois en train de cachériser ta cuisine en alternant eau bouillante, allu et chalumeaux. Deux mots que tu utilises très rarement dans tes conversations au quotidien : quoi que…. après cela dépend des contextes parce que y a pas longtemps j’ai été dans une soirée pour présenter mon livre mais il y avait une dame qui passait juste après moi qui présentait des trucs ou il était question de te rendre bouillante avec non pas un chalumeaux mais un plumeau. Bref…..J’essaye d’occulter cette soirée de mon cerveau mais parfois, il y a des flash qui me reviennent. 
 
Dès que tu as quelqu’un au tel ou par message : 
 
– On invite qui ? Qui fait quoi ? T’en ai où ? Il te reste quoi ? 
 
Pour arriver enfin au séder, et dire cette phrase culte : 
L’année prochaine à Jérusalem même si j’ai une petite préférence pour Eilat ( La fille qui a rien compris, ok je sors ! ) 
 
Pessah Cacher Vesameah mes petites galettes !
 
Je reprend les publications dans 10 jours.
Bisous et Bonnes vacances !
Ps : Mon tome 1 et 2 dispo sur junesdavis.com Rubrique: la Genèse et l’Exode. Livraison partout dans le monde. 
Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !
Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !
Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !

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Mon Tome 2 dispo sur junesdavis.com

Publié le par Junes Davis-Cohen

Enfin mon livre est sortie ! Vous pouvez dès à présent le commander sur mon site junesdavis.com rubrique : L'Exode.

Junes prend son envol avec son Micka, son fils et Bb1 et Bb 2 qui gambadent joyeusement dans son ventre ! Elle arrive dans la Grosse Pomme et sa vie va être plus que déjantée.

À très vite ❤❤

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La Rebelle du Pessah !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quand ma copine Salomé m’a appelé pour la 250ème fois de la semaine pour me demander si j’étais prête pour Pessah, je me suis dit que c’était le moment de faire « une intervention ».

Une intervention est un terme américain qui permet de sauver une personne d’une perte momentané de raison face à une situation de haut niveau de stress.

Je crois que nous sommes… en plein dedans !

Je l’entends encore me demander un poil paniquée :

– Dis-moi Junes, c’est quoi ton menu pour Pessah ? T’en es où dans ton ménage ? Quel jour tu vas faire tes courses sur Brooklyn ? Et la cachérisation de la cuisine, c’est pour quand ? HELP !!! HELP !!!!

– Euh...Salomé... relaxe-max, je crois que le plus important, c’est que tu te focus d’enlever le pain et ses copains dans la maison, et basta. Et puis, Pâques, ce n’est pas que ça.

– Mais si c’est ça ! Pour moi c’est : menu / bouffe / ménage… Rien que je te les énumère par téléphone, que je suis déjà bien essoufflée ! Mais au fait, pourquoi tu m’as l’air si détendue ? Y a t-il une chose plus croustillante qu’une galette de pessah que je dois savoir, pour arrêter de stresser comme un bélier ?

(Depuis quand les béliers stressent-ils ? Fallait que je trouve un animal qui rime avec stresser. Ah ! D’accord !).

– Disons Salomé, qu’il n’y a pas si longtemps, je me suis mise à faire ma petite rébellion syndicaliste sur les préparatifs angoissants de la fête.

– Toi, ma petite religieuse au chocolat ? J’ai du mal à t’imaginer en rebelle !

– Oh que si ! Pas plus tard que la semaine dernière, lorsque que je rangeais mon placard à épices (tiens, mon bracelet, chouette, je l’avais perdu !), je n’arrêtais pas de me dire que ce serait dommage de passer à côté d’un truc bien plus fort en chocolat « cacher le pessah » que le ménage. Et vois-tu mon amie, comme à chaque fois que je suis dans cet état, dans notre état de New York, j’appelle soit mon père ce rabbin, pour lui dire tout mon mécontentement :

– Allô Papa ? 

– Salut, ma fille, ça va ? Alors, ça avancent ces préparatifs ?

– Bah justement, parlons-en !

– Oula, je connais cette voix, qu’est-ce qui se passe, cette fois ?

– Eh bien, je voulais être sûre d’une chose avant de continuer de frotter comme un taureau ailé. Est-ce que oui ou non, c’est grâce au mérite des femmes que nous sommes sortis d’Égypte ? Dans mon esprit rouillé par le temps, j’ai un vague souvenir de l’histoire où à l’époque de l’esclavage, nos ancêtres femelles enfantaient sans fanfaronner six gosses à la pelle. J’ai raison ?

– Bon sang, mais tu faisais quoi pendant les cours de thora, à l’école ? Ça me fend le cœur, avec tout l’argent que ta mère et moi avons dépensé pour ton éducation, franchement…

– Papa !

– Bon, je t’explique rapide, parce que je suis sur le périph, porte de Pantin, j’ai un mariage dans dix minutes, et je crois que je vais être plus en retard que la mariée elle-même. Alors…

Petit rappel de Junes Davis avant la réponse de mon pap’ (à ne pas confondre avec le Pape. Thanks a lot ! ) :

Malgré l’interdiction de procréer que Pharaon avait femellement donnée, les femmes s’en contrefichaient, et continuaient à se multiplier. Par grand miracle de D., elles accouchaient par six marmots, oui, parfaitement, six d’un coup !

(J’ai moi-même fait l’expérience magnifiante d’avoir 2 bébés à intervalle de 10 minutes chacun, sans péridurale. Oui, parce que je voulais vraiment ressentir la signification du mot enfanter. J’avais cette volonté de me prouver que la nature est tellement merveilleuse, et aussi.... Non, mais ça va pas la tête ! Je réserve ce zerma de réponses pour ELLE magasine (et aussi que je ne me lave qu’à l’eau d’Evian !) Parce que cette saloperie de péridurale n’a pas voulu marcher… du tout ! Possédée par la douleur, j’avais hurlé au docteur : Prenez tout, TOUT, et laissez-moi mourir en paix ! Mais il ne m’a pas entendue, parce que ma voix était recouverte par celles de trois pom-pom girls hystéros de nurses américaines qui me disaient en cœur « Pouchez Miss Davis ! Pouchez !!! Look at you, you are amazing ( amazing, ta race, oui !!!) ».

Enfin bref, rien que pour cette raison je pensais que nous étions assez méritantes... mais pas que... Alors découvrons ensemble l’explication de mon père (enfin mon papa quoi, pas mon père le curé, vous l’aurez compris !) :

– Ma fille, note ce que je te dis :

Les égyptiens étaient tellement cruels, qu’ils demandaient aux hommes d’effectuer le travail des femmes, et aux femmes d’effectuer le travail des hommes. Les femmes ne se sont jamais découragées, malgré la dureté du travail dévalorisant qu’on leur imposait. Mieux encore, pendant l’heure du déjeuner, elles allaient rejoindre leurs maris dans les champs, leur apporter des repas chauds, et leurs prodiguer des massages (??).

– Des massages ? Sérieux 

– Bah oui. Elles le faisaient pour remonter le moral et l’honneur de leurs maris. Je te laisse, je me gare. À plus !

– Voilà Salomé, pourquoi je ne suis pas si déjantée sur la question du ménage !

– J’ai capté. Remarque, on est pareilles au quotidien, non ? Combien de fois Maurice est rentré du bureau, à me raconter à quel point c’était dur avec tous ces requins d’Amerloques.

– T’as raison ! Bon, bah ma Salo, je te laisse, je te rappelle demain. Bisous doux.

– Je t’ai dit 100 fois de ne pas m’appeler comme ça. Rendez-vous demain 9h devant le métro pour expédition Brooklynoise. Bisous ma chou.

Le soir venu, comme le veut la tradition Davissienne, Micka et moi sommes assis sur le canapé où il me débrief sa journée :

– Tu sais Jean-Mi, le mec de la compta, je t’ai déjà parlé de lui, non ? (Oh oui !), eh bien imagines-toi que pendant la réunion, il m’a demandé devant tout le monde si…

Portée par la fatigue de ces derniers jours, bercée par les paroles de mon mari, et celles de mon père, mon esprit s’expatrie loin, très loin de notre salon :

Je me vois habillée en habit d’époque (très seyant), je porte un bon « msouki » de pessah dans ma marmite, (Oh ça va, ne haussez pas le sourcil, je suis toujours maroccos, mais ça fait du bien de temps en temps de voler les coutumes des autres, non ??!). Donc je débarque au boulot de mon homme avec mon plat, pendant que lui est sur son « desk », où il donne le dos à ses six ordis. Dans son oreillette, il hurle à son interlocuteur façon « le loup de Wall Street » (mais plus brun, beaucoup plus brun que Léonardo DiCaprio) :

-正体字 / 正體字!!!! 正体字 / 正體字 ! Impossible de vous retranscrire ce qu’il a dit, chaque fois que mon mari parle de son boulot c’est du chinois pour moi tellement je ne comprends rien !

Je m’installe tranquillement, je sors de mon panier une nappe à carreaux rouge et blanche, ainsi que des assiettes en plastique en porcelaine bleue. Je lui tapote l’épaule et lui dis :

– Regarde chéri, ce que je t’ai amené pour le dej’ ! Viens, installe-toi, voyons, il faut que tu prennes des forces. Tu veux que je déplace tout par terre sous ton bureau, comme ça on peut faire un pique-nique sur la moquette ? Après je te ferai un petit message au cou. Oulalala comme il est tendu, Junes est là, voilà, c’est bien, mange.

Tout cela sous le regard ébahi de ses collègues qui sont morts de jalousie. Même Jean-Mi de la compta passera, et bavera rien que par l’odeur.

– Junes, Junes t’es là, tu m’écoutes ?

– Mais oui, je suis là ! Comme d’habitude ! Mais tu veux que je te dise, j’en ai ras la casquette, de t’écouter tous les soirs ! Est-ce que l’on m’écoute, moi ??? Parce qu’elles sont bien gentilles nos ancêtres, mais qui les aider, elles ? Comme si j’allais venir sur ton lieu de travail et t’apporter à manger et te faire des massages ! Et puis quoi encore ? C’est fini l’esclavage ! Tu m’entends? FINI !

– Mais je ne t’ai jamais demandé de m’apporter à manger le midi. En revanche, si l’idée te traverse l’esprit un jour et que ... Je plaisante, je plaisante, tout doux. J’ai juste besoin que tu sois à mon écoute, car en général, tu as une bonne analyse, et après je me sens mieux. En plus, je suis là pour toi, moi ! Et puis tu n’es jamais seule, car tu as un interlocuteur hors pair !

– Ah oui et qui ?

– Eh bien....D. himself !

– Ah ...

– Pipine, tu n’as pas à te lever tous les matins à l’aube, pour te saucissonner le bras et la tête avec des morceaux de cuir comme nous les hommes. Vous les femmes, vous êtes en permanence connectées en wifi avec D., alors viens pas te plaindre, et laisse-moi ME plaindre !

Et c’est ainsi que tout en continuant mon ménage de pessah, armée de mon balai, Micka me suivra dans toutes les pièces, me racontera encore et encore ses soucis, que je tâcherai de balayer par la force d’être une femme !

Alors mesdames, pendant la lecture de la hagada, et lorsque que l’on s’absentera trois-quarts d’heure minimum pour endormir nos enfants respectifs, on pourra penser à nos arrière-arrière-arrière (30 fois le « arrières ») grands-mères, qui étaient des coachs de vie pour que notre peuple reste tout simplement… en vie !

Gros bisous et bonnes fêtes

PS : Mon tome 2 est sortie depuis le 27 mars. Vous pouvez le commander sur Junesdavis.com Rubrique : L’Exode. Apparemment c’est super livre pour Pessah ( je dis ça, je dis rien) Je vous embrasse à Très vite !

Publié dans humour, maman, New York, Pessah, glamour, amour

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