Melissa, belle et trentenaire acte 3

Publié le par Junes Davis-Cohen

Hello les amis de Junes Davis,

Je vous retrouve Lundi pour vous annoncer une nouvelle de la plus haute importance enfin...... une nouvelle quoi!!

La semaine dernière, nous avons laissé une Melissa avec la tête dans les chaussettes, après qu’elle est allée vérifier jusqu’au domicile de son copain du moment, le beau Raphaël, que tout allait bien. Misère pour elle, une jeune femme blonde tenant un petit garçon dans les bras lui avait ouvert la porte. Elle avait prétexté s’être trompée d’appart pour ne pas faire de vagues. Nous étions tous avec le petit Simon chez « My Most » lorsque Melissa nous a raconté la suite de ce qui s’est passé ce matin-là.

– Comment ça une femme blonde tenait un petit garçon dans ses bras ?

– Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans cette phrase, Junes ?

– Excuse-moi d’être choquée, tu crois que c’est sa femme ?

– Je suppose que oui. En fait, non, je ne sais pas. Le truc bizarre, c’est que Raphaël vient de m’envoyer un message pour me dire que l'on se voit tout à l’heure. Je ne sais plus trop quoi penser.

Le petit Simon qui n’était pas petit, se racle la gorge et dit:

– Bon, moi je dois vous laisser, mais juste un avis de mec : lâche l’affaire avec cette affaire Mélissa. À plus, les filles, faut que je file j’ai rendez-vous à trois heures, mais Junes, dois-tu pas aller chercher tes enfants ?

– Mazette, t’as vu l’heure Mel ? Faut qu’on y aille, on va être en retard !

– Pourquoi « on » ?

– Je t’embarque avec moi, même pas en rêve je te laisse comme ça. Sur le chemin, on va réfléchir à une stratégie.

– OK, merci, mais je ne veux pas te déranger.

– Mais non, tu ne me déranges pas du tout ! Mes enfants adorent quand je ramène du monde quand je vais les chercher à l’école !

Faux ! Faux ! Archi faux ! Mes enfants détestent quand je ramène du monde à la sortie de l’école ! Pour avoir tenté l’expérience avec une jolie jeune fille, qui voulait me rencontrer pour savoir qui était en vrai Junes Davis, ça avait été un désastre total ! Elle voulait me voir, et bien la pauvre, elle m’a vue, et elle en a vu bien plus qu’il n’en fallait, la pauvre. Au vu du scandale mondial que mes enfants m’avaient fait, je lui avais demandé de partir avec beaucoup beaucoup de honte ! Depuis, elle ne m’a jamais plus rappelée

Bref, c’était il y a longtemps toute cette histoire (quatre semaines !), je suis sûre que mes enfants sont beaucoup plus matures maintenant. Donc nous arrivons devant l’école, et montons à l’étage pour aller chercher mes filles dans leur classe. On arrive devant la dite classe, et fifille 1 m’apercevant, court et me saute dans les bras (l’un des moments les plus magiques de la vie). Fifille 2 pieds nus, me saute aussi dans les bras, .

Melissa me demande :

– C’est normal qu’elle soit pieds nus ?

– Oui, t’occupe.

La maîtresse toute gênée, me donne pour la quarantième fois la quarantième paire de chaussettes que je lui ai donnée depuis le début de l’année, au cas ou fifille 2 accepterait enfin de les porter avec elle.

– Sorry, I tried but she still refused / désolée, j’ai essayé mais elle a refusé.

– That’s fine, don’t worry.

Et Melissa qui s’en mêle.

-Comment ça don’t worry! Mais ce n’est pas une gamine de 3 ans qui décide si elle doit mettre ou pas ses chaussettes ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? On se les caille dehors. Moi, si j’avais des enfants, cela ne se passerait pas comme ça, je t’assure.

Règle numéro 1 de la célibataire amie avec une maman :

Ne jamais faire la leçon à une mère quand on n’a pas d’enfants ! Plus tard, lorsque son tour viendra, elle raclera votre sol pour vous embrasser les pieds et hurler :

– Pardon, pitié, pardon, je ne savais pas. JE NE SAVAIS RIEN. POURQUOI NE M’AS TU RIEN DIT ?

Alors avec un sourire narquois, en fantasmant sur ce futur moment, je lui dis :

– Mais vas-y, je t’en prie, enfile-lui ses chaussettes. Si tu y arrives, je file ton number au petit Simon qui a eu les yeux de la drague sur toi.

– N’importe quoi, mais alors n’importe quoi ! Tu as vu dans quel état j’étais ? Comment il peut avoir des vues sur moi, franchement Junes, tu dérailles, ça se voit que ça fait dix ans que t’es plus sur le marché des celib’. Et puis en plus, je m’en fous, je suis encore avec Raphaël.

– Comme tu veux, mais si tu gagnes, tu laisses la chance au produit : Simon.

Règle numéro 2 de la femmes mariée qui demande à son amie célib’ de sortir avec un pote, juste pour voir. Je sens qu’un jour, y en a une, qui va me balancer un produit directement dans la tronche.

Tout en laissant Melissa et fiffile 2 se débrouiller entre elles, je salue une autre maman américaine qui était partie quelques semaines à Boston pour voir sa grand-mère qui était tombée.

– Salut Solange, ça va ? Comment va ta grand-mère ?

– Ça va pas fort, j’avais le cœur lourd de revenir à New York et la laisser, mais je ne pouvais pas rester plus longtemps loin de mon mari.

– Oui, c’est sur! Hi mini-David, how are you cute boy ?

Et je sens que l’on me serre très fort, mais très fort le bras. Par réflexe, je regarde mes filles qui me font ça chaque fois que je parle trop (vous imaginez donc le nombre de bras tirés au compteur que j’ai pu avoir !), mais en fait c’était Melissa.

– Qu’est-ce que t’as ? T’es folle ou quoi ?

Mais Melissa était blanche… Tout à coup Solange regarde mon amie et lui demande en anglais :

– Bonjour, vous êtes une amie de Junes? C’est vous que j’ai vue ce matin chez moi, non ?

Et soudain je comprends … Je peux pas le croire. Je suis choquée, je vais tomber dans les pommes. Ça fait tilt, le Raphaël de Melissa est le Raphaël de Solange.

Je dis vite fait au revoir à Solange, mais Mel et moi ne pouvons prononcer aucun son tellement nous sommes sonnées par cette déduction.

C’est Melissa qui brise la glace.

– Comment j’ai pu ? Comment je n’ai pas pu m’en rendre compte ?

– Tu ne savais pas. Tu ne pouvais pas savoir. Ne sois pas trop dure avec toi-même, mais juste un conseil, ne revois Raphaël sous aucun prétexte ! Tu m’as bien comprise ?

– T’es folle ou quoi ? Il me dégoûte ! Le tout, c’est de savoir si je vais le dire à Solange.

– On peut y réfléchir ensemble, mais plus tard, là, nous sommes une couscoussière d’émotions.

On récupère mon fils et on repart tous les cinq à la maison. Je demande à Mel de prendre du recul, et après trois tasses de thé, et cinq grammes de sucre, je lui dis au revoir et replace l’idée du petit Simon.

Pendant une semaine, je n’ai pas eu de nouvelles de Mel. C’est seulement le jeudi que mon amie m’a appelée pour me raconter le pourquoi de ce silence.

– Salut, Junes, pardon de ne pas t’avoir donné de nouvelles avant, ça va ?

– Au top, je suis trop contente que tu m’appelles, alors comment ça se passe ?

– Voilà, lorsque nous nous sommes quittées la semaine dernière, ce n’était pas la forme, donc pour me changer les idées et écouter ton conseil, j’ai recontacté le petit Simon.

– Sérieux ? T’as eu son number ?

– En fait, j’ai eu son mail, et on a beaucoup discuté. Au bout d’une heure, il m’a proposé de venir chez lui pour regarder un dvd.

– Tu as été chez lui, vraiment ?

– Oui, mais quand je me suis pointée chez lui, tu devineras jamais qui m’a ouvert la porte.

– Qui ?

– Eyal.

– Eyal ? Le Eyal ? No way, mais c’est fou ça !

Note de l’auteur: Eyal est la venue aux Etats-Unis de Mélissa. C’est pour lui qu’elle avait supplié ses parents de la laisser traverser l’atlantique pour faire ses études. Elle l’avait rencontré au volontariat civil en Israël l’été de ses 17 ans. Après une année de négociations intenses avec ses géniteurs, Melissa volait vers son premier amour. Une fois sur place, les parents d’Eyal n’étaient pas du tout d’accord avec cette relation, qui était à leurs yeux bien trop sérieuse pour leur fils. Du coup, sous la pression, Eyal avait laissé notre Melissa sur le carreau ou plutôt au resto, avec un cœur brisé.

– C’est pas croyable ! Qu’est-ce qu’il devient ? Il a changé ?

– Toujours le même carnage visuel.

– J’imagine très très bien, alors? Il s’est passé quoi ? Tu lui as fait l’interrogatoire du Mossad ?

– Et comment ! Passé le stade du : « c’est incroyable, après toutes ces années », je lui ai demandé s’il était marié/divorcé/avec enfants? (Rayez la case inutile). Il est divorcé depuis un an.

– YES !

– On a parlé toute la nuit, c’était comme si rien n’avait changé. Le petit Simon s’est endormi sur le canapé dès qu’il a compris que c’était mort entre lui et moi.

– Je te jure, j’ai de la peine pour ce pauvre Simon. Mais avec Eyal ?

– Après trois rendez-vous consécutifs, j’ai décidé de nous redonner une chance.

– Je suis vraiment contente. Et ses parents ?

– Ils sont tellement désespérés, que ça ne posera aucun problème. Mais cette fois-ci, je vais y aller en douceur, et nous verrons bien !

– À la bonne heure ! Je ne pouvais pas rêver mieux.

C’est ainsi que le petit Simon (fairplay !) et moi, étions les témoins en live de cette magnifique histoire qui (re)commencait entre Melissa et Eyal. Nous leur souhaitons beaucoup de bonheur. et qui sait, peut-être que finalement le retour aux sources les mènera très loin mais ne nous emballons pas !

Mes chers amis,

Je tenais vraiment à aborder le sujet de nos célibataires. Dans notre quotidien, nous rencontrons des jeunes femmes et des jeunes hommes exceptionnels, qui aspirent à trouver comme vous et moi : l’amour avec un partenaire de vie. Je souhaite que chacun de nous soit là près d’eux sans les juger, sans les brusquer, juste en les aimant pour qu’ils ne perdent jamais espoir, car comme ma grand-mère le disait :

À chaque marmite, son couvercle. Ensuite, qui est la marmite, qui est le couvercle ? C’est une autre histoire…

PS: Pour Solange, la question est de savoir ce que vous feriez à notre place en connaissant les enjeux… pour vos réponses junesdavis55@gmail.com.

Ps: Pour notre amie Solange on lui conseil de s'inscrire sur http://www.intldates.com/ imediatement et pour toutes les Mélissa en herbe aussi ☺️☺️.

Melissa, belle et trentenaire acte 3

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Marie 28/01/2016 19:28

Merci bcp June! Je suis de la Russie et je vous lis ces derniers jours. Vous êtes mon nouveau manuel de la langue :) Very drôle, very amusant et de beau style. Merci.

Junes Davis-Cohen 28/01/2016 23:34

Je suis trop contente, c'est un grand honneur

arielle 27/01/2016 14:41

Bravo June ! J'aime beaucoup vos chroniques. Je me reconnais beaucoup en vous (je suis notamment aussi fille de Rabbin). Je vous souhaite une très belle carrière d'écrivain, blogueuse, chroniqueuse... !

Junes Davis-Cohen 27/01/2016 21:32

merci beaucoup Arielle