Peri or not peri

  • Junes Davis-Cohen

Après avoir bu un verre avec mon amie Melanie B. ( pas celle des spices girls une autre!) qui est enceinte de son troisième bébé, m’a rappelé une conversation que nous avions eu toutes les deux la vielle de son accouchement de son bébé 2.

-Tu sais que tu m’avais coaché concernant la péridurale du coup ça m’a aidé pour mon accouchement car je repensais à tes paroles.

-Ah bon?? Qu’es ce que j’ai raconté encore ??

-Tu devrais écrire une chronique la-dessus.

Alors me voilà à vous conter pas pour me la raconter mais pour aider je l’espère certaines d’entre vous en vous donnant mon avis sur la douleur et la péridurale.

Déjà il y a les pour :

-Non mais, même pas en rêve j’accouche sans péridurale! C’est la première chose que je demande en arrivant à l’hosto quitte à arracher la piqure à l’anesthésiste et me l'enfoncer moi-même dans le dos. Rien à foutre de ma colonne vertébrale ou la taille de l’aiguille! Pourvu qu’on me soulage. Dans ces moments-là, emportée par la douleur des contractions on est prête à vendre son sac hermès où sa mère (tout dépend du degrés d’affection!) rien que pour s’en sortir sans trop souffrir!

Il y a les contre :

-Alors moi, franchement, je trouve que c’est dommage de passer à côté d’un moment aussi naturel et merveilleux avec son enfant. De ressentir chaque poussée est une expérience à ne pas rater. Et puis d’abord comment elles faisaient nos grands-mères? Je veux en faire un moment unique et fort et si je dois souffrir pour cela je le ferai sans hésiter.

Sic une copine qui était enceinte de son premier, plusieurs mamans présentent lors de cette déclaration, lui ont tapoté l’épaule en lui disant :

-Mais oui, mais oui, ma chérie. T’inquiètes pas tu vas bien ressentir les choses, compte la dessus et boit de l’eau!

J’ai eu la grande chance, de vivre deux accouchements : un, avec péridurale et un autre sans péridurale. Le premier pour mon premier m’a prise par surprise. J’avais beau avoir écouter les copines, vu des films, lu des bouquins, rien ne nous prépare à cela dans plusieurs sens du terme : la peur de l’inconnu, les angoisses, l’excitation, re-la peur, la douleur, la douleur et la DELIVRANCE !!! J’étais inscrit à la base à la clinique du Bien-être ( Feujland) et puis après discussion avec mon gygy on s’était mis d 'accord pour l’hôpital Rotshlid plus safe en cas d’embrouille. Et me voilà, cette nuit là, accueillie par Marie-Chantal et Marie-Thérèse qui jouaient aux cartes et m’encourageait à me détendre :

-ME DETENDRE ???? ON EST PAS DANS UN SPA ROYAL BARRIERE ???? JE VIENS DE PERDRE DE L’EAU!!! HELP HELP!!!

-Allez, ma petite dame retourner vous coucher et essayer de dormir.

Evidement je n’ai pas pu fermer l’oeil du reste de la nuit et ce n’est que vers 7h du mat à l’agonie que l’on ma posé la péri!!! Quel soulagement après ces heures de souffrance digne d’un roman cinglant ou j’aurai pu devenir cinglée. On m’a piqué et quelques heures plus tard mon fils est né comme dans du coton!

Deuxième accouchement changement de décors: New York, l’hôpital américain, double bébé en vu donc accouchement de prévu. La vielle de la date fatidique, j’étais légèrement excitée donc on m’avait prescrit pour dormir un somnifère mini dosé, du coup j'étais détente même si je me répétais en boucle les paroles que ma mère m’avait dit avant de me rendre à l’hosto:

-Ma fille, pendant que les douleurs commencent c’est toi qui contrôle ta douleur et pas les douleurs qui contrôlent ton corps. Surtout tu respires à fond, tu bloques ta respiration et tu souffles. Sois forte ne perd pas la tête utilise ce moment de souffrance pour emmener ton esprit loin de cette salle d’accouchement. Tu n’as que quelques heures de galère pour la plus incroyable des récompenses. Sois forte, on est des guerrières de la vie!!

Je me recase ses paroles en boucle tout en me disant que je n’en aurai pas besoin parce que aux Etas-Unis ils sont contre la douleur. J’avais raison, à la première grimace me voila en train de papoter avec l’anesthésiste juif ashkénaze qui plaisante sur la taille de mon ventre ( hahah trop marrant!!!). Youyou c’est génial j’ai même le luxe de faire un petit dodo mais pas pour longtemps car quelques heures plus tard j’ai beau appuyer sur la pompe de la péri mais ça marche plus!!! Je sens des douleurs bien fortes d’un côté, puis de l’autre non mais ils charrient. J’appelle à l’aide, les nurses arrivent, se regardent et me disent toutes gênées :

-On ne peux plus remette la dose Madame Cohen désolée mais ça va pas tarder.

Je veux pour paniquer mais je me focus sur mon esprit et non sur mes douleurs. Je me répète en boucle que je suis forte et que des millions de femmes l’ont fait avant moi et s’en sont sorties et hop me voilà sur une table en fer avec 15 personnes autour de moi pour accoucher. Je plante mes doigts manucurés dans la main de mon gygy ( rien a foutre d’être tzniout dans cet instant T!!!!!!) et lui demande de me remettre la dose, mais hélas c’est trop tard on pousse, on arrête de pleurer ( oui parce que quand même du pleures un peu, les hormones, pas de péri, l’émotion, pas de péri, le mari qui papote que t’as envie de buter, pas de péri…….) et je me redit que je suis forte je pousse 1,2,3 et hop bb1 . Je regarde mon doc ça y est pour bb2, je peux avoir une dose de péri même mini??

-Non, vous avez 5 à 10 minutes de pause ( de pause?????) et on y retourne!!

1,2,,3 poussées et welcome pour bb2 et seulement là on me mets la dose et je plane. Une heure plus tard je suis debout au taquet, je veux prendre ma douche. Comment c’est possible moi qui est tellement souffert je me sens tellement bien??? Et bien, figurez-vous qu’il y a une hormone de sensation de bien être qui se diffuse dans tout le corps juste après la délivrance. Le produit de la péridurale bloque le process naturel, c’est pour cela que l’on mets plus de temps à récupérer après péridurale.

Alors pour ou contre la péri? On fait comme on peux si la douleur et si insupportable pourquoi souffrir alors que le résultat est quasi le même. Si la péridurale ne marche pas on a pas le choix et on « gère » la douleur comme on peut. Et si on décide d’aller au bout de l’expérience sans péri du tout et que D. nous en donne la force : Je dirai pourquoi pas ??

Mais la finalité de tout, c’est que la maman soit en bonne santé, le bébé soit en bonne santé, papa est heureux et le reste de la famille aussi.

Alors bonne délivrance à toutes! On m'a dit que Hashem exauce toutes nos prières pendant l’accouchement et les douleurs alors c’est le moment de demander cette Rolex qui nous plait tant!!! Je plaisante le mieux c’est de penser à toutes ces femmes qui veulent tellement tomber enceinte à leur tour et vivre l’extraordinaire expérience que celle de donner la vie!!

Peri or not peri
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