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1 articles avec amelie poulain

Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Il y a quelques années, Rinati Lakel exerçait le métier prestigieux de dentiste au sein de la capitale de la mode.

Son mari, elle, et ses enfants, vivaient des jours paisibles, comblés par la vie, tout en étant des juifs assez pratiquants. Chez elle, tout était très bien respecté dans la tradition juive, sauf que comme beaucoup d’entre nous, notre créatrice n’avait pas encore sauté le pas de se couvrir la tête jusqu’en 2001.

Cette année là, sa vie est totalement bouleversée dans des circonstances dramatiques. Brûlée au 3ème degré lors d’un grave accident domestique, elle se retrouve temporairement sans cheveux.

En effet, les médecins ont dû lui enlever toute sa belle chevelure pour prélever une partie de peau située sur sa tête, afin de procéder à une greffe.

Suite à cela, Rinati s’est vue dans l’obligation de se couvrir la tête malgré elle. Elle qui a toujours été une femme chic et élégante, a voulu coûte que coûte rester la femme qu’elle était ! (Franchement, chapeau, même si elle a opté pour un autre couvre-chef !)

En attendant la repousse, elle a voulu conserver sa féminité et son style, grâce à un foulard élégamment noué autour de sa tête, qui dissimulait son alopécie provisoire. Tout en portant son foulard, Rinati, qui entre temps avait fait son alya, s’est vite rendu compte que les modèles et les différentes collections présentes sur le marché ne lui convenaient pas. (Et elle avait bien raison, parce que faut avouer qu’il y a beaucoup de foulards pas très jojo. C’était une preuve indéniable qu’à l’époque, notre Rinati avait déjà du goût et pas qu’un peu !).

De ce fait, avec sa personnalité innovatrice et conquérante, il était clair que son fabuleux destin s’est joué à ce moment-là !

Note de Junes Davis : Dès que ma sœur m’a raconté son histoire, je l’ai direct passée dans la catégorie des Wonder Woman du monde. Celles qui passent à travers les épreuves, et qui s’en sortent encore plus fortes ! By the way, mon fils m’a littéralement harcelée toute la semaine pour que je l’emmène voir WW au ciné. De toute façon, c’est toujours moi qui m’y colle, parce que mon R.D.M (Roi Du Maroc) s’endort systématiquement dès qu’un générique de film commence. On en parle, de l’actrice sculpturale Gal Gadot, avec son accent israélien et son 1m80 qui m’ont scotchée sur mon siège en velours pendant toute la séance ? Non pas que le film soit le film de l’année, l’histoire m’est carrément passée au-dessus de la perruque, mais alors son jeu d’actrice, bababa, comparée à elle, d’autres peuvent aller se rhabiller. Remarquez, Wonder Woman, ça ne lui ferait pas de mal de rallonger un peu son costume. No offense, je dis ça, je ne dis rien !).

Bref, revenons à notre véritable héroïne du jour, Rinati, qui a décidé de prendre les choses en main, ou plutôt quelques tissus en main, pour faire ses propres créations. Au début, elle les avait créées exclusivement pour elle, mais très vite, son talent et son don (ah si, à ce stade-là, c’est un don quand même, faut avouer !) ont été repérés par toutes les femmes de son entourage, famille, amis et plus loin encore, et à force qu’on lui dise que ce qu’elle portait était d’un grand raffinement, elle s’est lancée dans la création de foulards pour tous publics, qui sont non seulement très beaux, stylés mais aussi d’une grande qualité.

Mais le plus fort reste à venir : en 2008, Rinati Lakel révolutionne l’univers des foulards. Elle invente un accessoire que PERSONNE n’avait pensé avant elle : LE BOUBOU. C’est une base volume destinée à maintenir le foulard, et qui lui assure un volume homogène et une tenue en toutes circonstances. Cette base nommée LE BOUBOU, sera déclinée en plusieurs modèles et volumes, pensés pour être les plus confortables et adaptés à chacune. C'est grâce à cette ingénieuse invention que la marque RINATI LAKEL a acquis sa renommée mais pas que… la marque propose un atelier qui accueille toutes celles qui veulent se faire faire des foulards sur-mesure, exactement comme l’on irait voir un couturier pour nous faire The vêtement de nos rêves (pour la Bar Mitsva de mon fils, si D. veut, j’ai repéré une tenue de folie, mais comme c’est dans deux ans, je crois que je m’emballe un peu trop pour investir maintenant, mais quoi qu’il arrive, j’irai me faire aussi un foulard de folie chez elle, obligé !) En plus, c’est Rinati herself qui reçoit ses clientes, et qui propose une gamme de tissus qui s’accordent parfaitement avec la tenue, alors foncez mesdames.

Pour conclure :

Je crois que c’est la première fois que j’écris la biographie (rapide) de quelqu’un, si on n’occulte le fait que je vous raconte pas mal ma vie (si peu !) ou celle de mes parents (mon père adore, d’ailleurs, chaque fois que je le cite, il veut que le tague), mais aujourd’hui, j’avais ce besoin de rédiger ces modestes lignes sur cette femme qui est tout simplement grandiose. Les épreuves ne l’ont non seulement pas abimée, mais l’ont rendue bien plus forte. Ce destin aurait pu être brisé par les évènements qu’elle a vécus, mais elle a su se relever, grandir et avancer. Elle avait toutes les raisons du monde pour envoyer tout valdinguer, mais elle a fait le contraire, en créant cette marque de façon aussi ingénieuse, elle est devenue une version sublime et grandiose d’elle-même. Qu’ y a-t-il de plus beau ?

Je conclurai ma mini chro du jour par la phrase trop jolie de Rinati : En France, lorsque j’étais dentiste, je couronnais les dents des femmes, aujourd’hui, je couronne leur tête !

Et moi je vous retrouve lundi avec mon titre : Mon plan pour aider Macron à sauver la France. Mon voyage à Paris a été plus qu’inspirant. Gros bisous. Chabbat chalom

Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !
Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

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