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23 articles avec americain

Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Il y a quelques années, Rinati Lakel exerçait le métier prestigieux de dentiste au sein de la capitale de la mode.

Son mari, elle, et ses enfants, vivaient des jours paisibles, comblés par la vie, tout en étant des juifs assez pratiquants. Chez elle, tout était très bien respecté dans la tradition juive, sauf que comme beaucoup d’entre nous, notre créatrice n’avait pas encore sauté le pas de se couvrir la tête jusqu’en 2001.

Cette année là, sa vie est totalement bouleversée dans des circonstances dramatiques. Brûlée au 3ème degré lors d’un grave accident domestique, elle se retrouve temporairement sans cheveux.

En effet, les médecins ont dû lui enlever toute sa belle chevelure pour prélever une partie de peau située sur sa tête, afin de procéder à une greffe.

Suite à cela, Rinati s’est vue dans l’obligation de se couvrir la tête malgré elle. Elle qui a toujours été une femme chic et élégante, a voulu coûte que coûte rester la femme qu’elle était ! (Franchement, chapeau, même si elle a opté pour un autre couvre-chef !)

En attendant la repousse, elle a voulu conserver sa féminité et son style, grâce à un foulard élégamment noué autour de sa tête, qui dissimulait son alopécie provisoire. Tout en portant son foulard, Rinati, qui entre temps avait fait son alya, s’est vite rendu compte que les modèles et les différentes collections présentes sur le marché ne lui convenaient pas. (Et elle avait bien raison, parce que faut avouer qu’il y a beaucoup de foulards pas très jojo. C’était une preuve indéniable qu’à l’époque, notre Rinati avait déjà du goût et pas qu’un peu !).

De ce fait, avec sa personnalité innovatrice et conquérante, il était clair que son fabuleux destin s’est joué à ce moment-là !

Note de Junes Davis : Dès que ma sœur m’a raconté son histoire, je l’ai direct passée dans la catégorie des Wonder Woman du monde. Celles qui passent à travers les épreuves, et qui s’en sortent encore plus fortes ! By the way, mon fils m’a littéralement harcelée toute la semaine pour que je l’emmène voir WW au ciné. De toute façon, c’est toujours moi qui m’y colle, parce que mon R.D.M (Roi Du Maroc) s’endort systématiquement dès qu’un générique de film commence. On en parle, de l’actrice sculpturale Gal Gadot, avec son accent israélien et son 1m80 qui m’ont scotchée sur mon siège en velours pendant toute la séance ? Non pas que le film soit le film de l’année, l’histoire m’est carrément passée au-dessus de la perruque, mais alors son jeu d’actrice, bababa, comparée à elle, d’autres peuvent aller se rhabiller. Remarquez, Wonder Woman, ça ne lui ferait pas de mal de rallonger un peu son costume. No offense, je dis ça, je ne dis rien !).

Bref, revenons à notre véritable héroïne du jour, Rinati, qui a décidé de prendre les choses en main, ou plutôt quelques tissus en main, pour faire ses propres créations. Au début, elle les avait créées exclusivement pour elle, mais très vite, son talent et son don (ah si, à ce stade-là, c’est un don quand même, faut avouer !) ont été repérés par toutes les femmes de son entourage, famille, amis et plus loin encore, et à force qu’on lui dise que ce qu’elle portait était d’un grand raffinement, elle s’est lancée dans la création de foulards pour tous publics, qui sont non seulement très beaux, stylés mais aussi d’une grande qualité.

Mais le plus fort reste à venir : en 2008, Rinati Lakel révolutionne l’univers des foulards. Elle invente un accessoire que PERSONNE n’avait pensé avant elle : LE BOUBOU. C’est une base volume destinée à maintenir le foulard, et qui lui assure un volume homogène et une tenue en toutes circonstances. Cette base nommée LE BOUBOU, sera déclinée en plusieurs modèles et volumes, pensés pour être les plus confortables et adaptés à chacune. C'est grâce à cette ingénieuse invention que la marque RINATI LAKEL a acquis sa renommée mais pas que… la marque propose un atelier qui accueille toutes celles qui veulent se faire faire des foulards sur-mesure, exactement comme l’on irait voir un couturier pour nous faire The vêtement de nos rêves (pour la Bar Mitsva de mon fils, si D. veut, j’ai repéré une tenue de folie, mais comme c’est dans deux ans, je crois que je m’emballe un peu trop pour investir maintenant, mais quoi qu’il arrive, j’irai me faire aussi un foulard de folie chez elle, obligé !) En plus, c’est Rinati herself qui reçoit ses clientes, et qui propose une gamme de tissus qui s’accordent parfaitement avec la tenue, alors foncez mesdames.

Pour conclure :

Je crois que c’est la première fois que j’écris la biographie (rapide) de quelqu’un, si on n’occulte le fait que je vous raconte pas mal ma vie (si peu !) ou celle de mes parents (mon père adore, d’ailleurs, chaque fois que je le cite, il veut que le tague), mais aujourd’hui, j’avais ce besoin de rédiger ces modestes lignes sur cette femme qui est tout simplement grandiose. Les épreuves ne l’ont non seulement pas abimée, mais l’ont rendue bien plus forte. Ce destin aurait pu être brisé par les évènements qu’elle a vécus, mais elle a su se relever, grandir et avancer. Elle avait toutes les raisons du monde pour envoyer tout valdinguer, mais elle a fait le contraire, en créant cette marque de façon aussi ingénieuse, elle est devenue une version sublime et grandiose d’elle-même. Qu’ y a-t-il de plus beau ?

Je conclurai ma mini chro du jour par la phrase trop jolie de Rinati : En France, lorsque j’étais dentiste, je couronnais les dents des femmes, aujourd’hui, je couronne leur tête !

Et moi je vous retrouve lundi avec mon titre : Mon plan pour aider Macron à sauver la France. Mon voyage à Paris a été plus qu’inspirant. Gros bisous. Chabbat chalom

Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !
Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

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Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin.

Publié le par Junes Davis-Cohen

La semaine dernière, Natacha m’expliquait qu’elle en avait marre que son mari ne l’aide en rien à la maison. D’ailleurs, nous n’hésitons jamais à lui donner le surnom de : Pacha tant il était fainéant, bien que sur sa carte d’identité, il y ait écrit: Ruben. J’avais pour mission d’aider ce couple qui traversait une mauvaise passe. Allons voir comment je m’en sors…parce que c’est loin d'être gagné.

À partir du moment où la femme de ménage de mon amie l’a quittée pour une autre (toutes des infidèles!), dans le couple de mon amie, tout est parti en vrille. Les disputes entre Natacha et son mari sont devenues quasi quotidiennes. Elle lui reprochait constamment de ne rien faire, et lui, répondait de façon assez classique, qu’elle était une hystérique, qu’il fallait carrément qu’elle pense à se faire piquer, (dommage qu’il ne se soit jamais étouffé dans son culot !). La dernière fois que j’avais vu Natacha, elle m’avait confié son désir de se séparer carrément de Ruben s’il ne changeait pas. Elle était arrivée à la conclusion que vivre seule avec ses enfants, serait ce qu’il y aurait de mieux pour elle !

 

Étant une phobique du divorce, ( oui, je sais c'est bizarre. Il y en a, c’est les araignées, d'autres les cafards, moi, c’est les divorces, voilà !), pour apaiser leurs tensions, j’avais élaboré un plan démoniaque. J’avais eu l’idée de les inviter à un diner, pour qu’ils fassent rencontre un autre couple que je connaissais, pour le moins fascinant !

 

Félice et Olivier font partie de ces couples qui n’ont rien, mais alors rien en commun. On se demande comment ils font pour se supporter, mais il faut croire que ça marche, puisque cela fait dix ans que ça roule. Leurs tempéraments et leurs styles de vie radicalement différents, ainsi que leur entente restent un vrai mystère pour tout le monde.

Mais le pire, c’est que lorsqu’on les voit, on ne peut nier qu’ils s’aiment comme des fous. D’ailleurs, je déconseille de rester trop longtemps près d’eux, parce que leurs « mamours » publics sont limite gênants.

 

Olivier est un architecte ultra méticuleux, pour qui le détail est une passion. En revanche, ce qui l’effraie le plus, ce sont les germes ! C’est une véritable obsession chez lui. Il a vécu toute son enfance dans une communauté à tendance hippie avec ses parents, et depuis, il a développé des tocs sur la propreté (c’est un grand malade !).

Dès que vous franchissez sa porte, vous devez obligatoirement passer par le distributeur de gel antiseptique, sinon, il vous refuse l’accès à sa clinique, euh… pardon, à son appart ! Une fois rentré, vous devez vous laver les mains avec un savon spécial. La question des chaussures ne se pose même pas, puisqu’elles restent à l’extérieur.

Il faut suivre scrupuleusement toutes ces étapes, et chacune d’entre elles doit être validée par le maître des lieux. Au début, ça choque, mais après, on s’y fait, parce qu’il cuisine divinement bien. Ce qui reste quand même déstabilisant, c’est qu’il ne se balade jamais sans ses fameuses lingettes antiseptiques qu’il commande sur « The Honest Company » (la marque de Jessica Alba).

 

Félice, en revanche, c’est une autre histoire ! Je n’ai jamais vu une femme aussi détente question ménage mais genre pire que moi…c’est dire ! Une fois, Olivier a du s’absenter quelques jours pour un enterrement familial, Féfé en a profité pour inviter une tonne de monde (solidaire dans la tristesse jusqu’au bout !). Au bout de deux heures de fête, leur appart était dans un tel état, qu’on aurait pensé que ce n’était même pas la même maison. Quand son mari est rentré, et a vu le désordre laissé, il n’a rien dit ! Mieux, il a trouvé la situation hyper drôle (?), et a tout rangé sans broncher. Perso, mon mari m’aurait déchiré !

 

Il n’est pas rare de croiser souvent Félice seule avec leurs enfants en train de profiter joyeusement de ce que New York propose comme activités, pendant que son mari est à la maison à : "nettoyer, astiquer, le cœur toujours pimpant, la musique dans la peau, cassia nemiçebobo, la, la, toutes la journée aux...". Chaque fois que je le vois, j’ai la chanson des Zouk Machine qui me revient en boucle dans ma tête! Faut vraiment que jarrête, un jour ça va méchapper devant lui!

C’est pour ça que tous les deux sont si fascinants, elle n’a jamais exigé qu’il soit moins taré/difficile, et lui, ne lui a jamais demandé qu’elle soit plus rangée.

 

Ce qui nous amène à notre diner. Je me disais que de les présenter allait donner matière à apprendre des uns et des autres. Sauf que… je me suis plantée ! Pire que ça, Olivier a tellement été insupportable avec les serveurs, sur la vérification de la propreté des couverts, des assiettes et des légumes, que même le rire de Félice, pourtant si communicatif, n’a pas réussi à faire baisser la tension déjà bien à cran, entre le Pacha et Natacha.

 

Ruben en a tellement eu marre qu’Olivier lui propose pour la huitième fois de la soirée de se désinfecter les mains avec ses fameuses lingettes, qu’il a fini par le traiter de malade mental, et a quitté le restaurant excédé. Il parait que sur le chemin du retour, le Pacha n’a pas arrêté de faire des reproches à Nat’, comme quoi ses plans étaient toujours pourris (sorry ma biche) ! On peut dire que Junes Davis a fait chou blanc total sur cette soirée.

 

Pour Natacha, les jours suivants n’ont fait qu’empirer. Chaque fois qu’elle sollicitait la moindre micro-aide à son mari, cela se transformait en drame, car il prétextait qu’il ne fallait pas devenir fou pour le ménage comme Olivier.

Puis le jour maudit est arrivé sans prévenir. Natacha était au boulot (elle est comptable), l’école l’a appelée pour la prévenir que l’un de ses deux fils avait de la fièvre. Elle devait rentrer dans une grosse réunion, et avait essayé désespérément d’appeler Ruben pour qu’il aille le chercher. Le problème, c’est qu’il n’a jamais décroché, ni répondu à tous ses messages. Apparemment, il était en ligne avec sa mère, et il avait lu trop tard les messages (en même temps, ça arrive). Le soir, sans même prendre le temps de prendre des nouvelles du petit, il avait demandé d’un ton jovial ce que sa petite femme lui avait préparé de bon. Devant tant d’insensibilité à l’égard de son propre fils, elle avait fait ce qu’elle avait dit, et l’avait fichu à la porte, valise en main.

Lui, fier comme un pinson, avait crié sur le palier: « Bon débarras ! » (Si un jour mon Micka Davis me dit ça, je meurs de tristesse et je fonds de suite comme la sorcière du magicien d’Oz mais en moins verte bien que je le serais).

 

Plus les semaines passaient, et plus j’étais triste en pensant à ce couple qui avait tout pour être heureux. Il suffisait que le Pacha mette un peu la main à la pâte. Pendant cette période où elle n’était plus avec son mari, je voyais mon amie en coup de vent, et cela ne m’avait pas échappé qu’elle était à bout de forces, car là, pour le coup, elle gérait tout, mais tout, toute seule, sans jamais s’arrêter.

Le stress de la séparation n’arrangeait rien à sa fatigue générale.

 

Au bout de quelques semaines, arrive ce qui devait arriver, Natacha est tombée malade. Au début, ce n’était pas un truc méchant, elle avait une vilaine laryngite (tu crois que j’ai le temps d’aller voir le médecin, Junes?), qui s’est transformée en bronchite (j’ai que ça à faire, moi, que de perdre mon temps chez le toubib!), pour se transformer en pneumonie…(Junes, je crois que je dois aller chez le docteur.)

 

Et puis un jour, à force de tousser, Natacha est tombée dans les pommes. Dans sa chute, sa tête a un peu cogné contre son bureau. Sa collègue qui a vu toute la scène, a préféré appeler l’ambulance qui l’a emmenée direct à l’hosto. En arrivant, les nurses ont contacté la personne à prévenir en cas d’urgence, qui n’était autre que Ruben (D. merci). Quand le Pacha (qui s’est retrouvé tout seul à force de faire son relou) a vu sa femme sous masque à oxygène, pour l’aider à respirer et à reprendre connaissance, j’ai su plus tard que cela lui avait fait un électro choc, le vrai, le pur, le dur, celui qui donne un bon coup de poing à l’âme. Cet terrible image de sa femme a réveillé le fainéant qui était en lui !

 

Son bonhomme a vraiment compris qu’il aurait pu éviter à sa femme de tomber dans un état de santé aussi faible, si seulement il avait commencé par jeter ne serait-ce qu’une petite poubelle de rien du tout.

Ruben a saisi que ce n’est pas seulement le geste qui compte (même si ça compte un peu, faut avouer !), mais la force de montrer à l’autre que l’on peut compter sur lui.

Il a fallu que mon amie passe par de longues journées allongée pour reprendre des forces, pour que son mari se rende compte de la masse de travail qu’une maison, des enfants et d’avoir une femme demande et… se mérite!

La dernière fois que j’étais chez eux, et que j’ai aperçu le portable du Pacha rangé à l’entrée, et que la télé était éteinte pendant que Natacha et moi parlions de Trump et de son éventuelle destitution (si ca arrive vraiment, c’est hyper grave, n’empêche !), Ruben était occupé à prendre soin de ceux qu’il aimait vraiment.

C’est ainsi que lorsque j’entends mon amie et son mari se dire des mots d’amour en espagnol (mais que des mots d’amour, ils font style qu’ils sont bilingues mais en vrai, c’est mytho !), cela me chauffe le cœur. Car à force de s’assoir ensemble sur le canapé une fois que les enfants sont couchés, et que la maison est rangée, il ont pu tous les deux progresser dans un langage propre à eux….

 

Alors mesdames, messieurs tenez bon ! Ne tomber pas malade comme mon amie, au contraire, définissez des tâches de partage pour qu’ensemble, chacun dans ses domaines de prédilections, nous soyons de vrais partenaires ! Ne prenez pas trop sur vous parce qu’il arrive à un moment où l’on déteste l’autre à cause de son manque d’investissement. N’hésitez pas à parler, expliquer ce que vous attendez de l’autre quitte à négocier entre vous!

 

Je vous souhaite beaucoup de bonheur et d'harmonie, non seulement dans votre couple, mais aussi dans vos vies propres et personnelles. Je vous embrasse bien fort, et vous retrouve et vous retrouve la semaine prochaine.

Je vous de bonnes fêtes de Chavouoth/des semaines.

Bisous douxxxx.

Ps: Je serai à Paris les 5,6 et 7 Juin pour des soirées restaux/dédicaces de mes romans: "La vie déjantée de Junes Davis". Je vous attends nombreux. Pour plus d'info sur junesdavis55@gmail.com

Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin.

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Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin

Publié le par Junes Davis-Cohen

La semaine dernière, Natacha m’expliquait qu’elle en avait marre que son mari ne l’aide en rien à la maison. D’ailleurs, nous n’hésitons jamais à lui donner le surnom de : Pacha tant il était fainéant, bien que sur sa carte d’identité, il y ait écrit: Ruben. J’avais pour mission d’aider ce couple qui traversait une mauvaise passe. Allons voir comment je m’en sors…parce que ce n’est loin d'être gagné.

À partir du moment où la femme de ménage de mon amie l’a quittée pour une autre (toutes des infidèles!), dans le couple de mon amie, tout est parti en vrille. Les disputes entre Natacha et son mari sont devenues quasi quotidiennes. Elle lui reprochait constamment de ne rien faire, et lui, répondait de façon assez classique, qu’elle était une hystérique, qu’il fallait carrément qu’elle pense à se faire piquer, (dommage qu’il ne se soit jamais étouffé dans son culot !). La dernière fois que j’avais vu Natacha, elle m’avait confié son désir de se séparer carrément de Ruben s’il ne changeait pas. Elle était arrivée à la conclusion que vivre seule avec ses enfants, serait ce qu’il y aurait de mieux pour elle !

 

 

Étant une phobique du divorce, ( oui, je sais c'est bizarre. Il y en a, c’est les araignées, d'autres les cafards, moi, c’est les divorces, voilà !), pour apaiser leurs tensions, j’avais élaboré un plan démoniaque. J’avais eu l’idée de les inviter à un diner, pour qu’ils fassent rencontre un autre couple que je connaissais, pour le moins fascinant !

 

Félice et Olivier font partie de ces couples qui n’ont rien, mais alors rien en commun. On se demande comment ils font pour se supporter, mais il faut croire que ça marche, puisque cela fait dix ans que ça roule. Leurs tempéraments et leurs styles de vie radicalement différents, ainsi que leur entente restent un vrai mystère pour tout le monde. 

Mais le pire, c’est que lorsqu’on les voit, on ne peut nier qu’ils s’aiment comme des fous. D’ailleurs, je déconseille de rester trop longtemps près d’eux, parce que leurs « mamours » publics sont limite gênants.

 

Olivier est un architecte ultra méticuleux, pour qui le détail est une passion. En revanche, ce qui l’effraie le plus, ce sont les germes ! C’est une véritable obsession chez lui. Il a vécu toute son enfance dans une communauté à tendance hippie avec ses parents, et depuis, il a développé des tocs sur la propreté (c’est un grand malade !).

Dès que vous franchissez sa porte, vous devez obligatoirement passer par le distributeur de gel antiseptique, sinon, il vous refuse l’accès à sa clinique, euh… pardon, à son appart ! Une fois rentré, vous devez vous laver les mains avec un savon spécial. La question des chaussures ne se pose même pas, puisqu’elles restent à l’extérieur.

 

Félice, en revanche, c’est une autre histoire ! Je n’ai jamais vu une femme aussi détente question ménage mais genre pire que moi…c’est dire ! Une fois, Olivier a du s’absenter quelques jours pour un enterrement familial, Féfé en a profité pour inviter une tonne de monde (solidaire dans la tristesse jusqu’au bout !). Au bout de deux heures de fête, leur appart était dans un tel état, qu’on aurait pensé que ce n’était même pas la même maison. Quand son mari est rentré, et a vu le désordre laissé, il n’a rien dit ! Mieux, il a trouvé la situation hyper drôle (?), et a tout rangé sans broncher. Perso, mon mari m’aurait déchiré !

 

Il faut suivre scrupuleusement toutes ces étapes, et chacune d’entre elles doit être validée par le maître des lieux. Au début, ça choque, mais après, on s’y fait, parce qu’il cuisine divinement bien. Ce qui reste quand même déstabilisant, c’est qu’il ne se balade jamais sans ses fameuses lingettes antiseptiques qu’il commande sur « The Honest Company » (la marque de Jessica Alba).

Il n’est pas rare de croiser souvent Félice seule avec leurs enfants en train de profiter joyeusement de ce que New York propose comme activités, pendant que son mari est à la maison à : "nettoyer, astiquer, le cœur toujours pimpant, la musique dans la peau, cassia nemiçebobo, la, la, toutes la journée aux...". Ce que c'est gênant, chaque fois que je le vois, j’ai la chanson des Zouk Machine qui me revient en boucle dans ma tête! Faut vraiment que j'arrête!

Pour Félice, en revanche, c’est une autre histoire ! Je n’ai jamais vu une femme aussi détente question ménage. C'est comma la fois où Olivier a du s’absenter quelques jours pour un enterrement familial, Féfé en a profité pour inviter une tonne de monde (solidaire dans la tristesse jusqu’au bout !). Au bout de deux heures de fête, leur appart était dans un tel état, qu’on aurait pensé que ce n’était même pas la même maison. Quand son mari est rentré, et a vu le désordre laissé, il n’a rien dit ! Mieux, il a trouvé la situation hyper drôle (?), et a tout rangé sans broncher. 

C'est pour ça qu'ils sont si fascinants, elle n’a jamais exigé qu’il soit moins taré/difficile, et lui, ne lui a jamais demandé qu’elle soit plus rangée.

 

Ce qui nous amène à notre diner. Je me disais que de les présenter allait donner matière à apprendre des uns et des autres. Sauf que… je me suis plantée ! Pire que ça, Olivier a tellement été insupportable avec les serveurs, sur la vérification de la propreté des couverts, des assiettes et des légumes, que même le rire de Félice, pourtant si communicatif, n’a pas réussi à faire baisser la tension déjà bien à cran, entre le Pacha et Natacha.

 

Ruben en a tellement eu marre qu’Olivier lui propose pour la huitième fois de la soirée de se désinfecter les mains avec ses fameuses lingettes, qu’il a fini par le traiter de malade mental, et a quitté le restaurant excédé. Il parait que sur le chemin du retour, le Pacha n’a pas arrêté de faire des reproches à Nat’, comme quoi ses plans étaient toujours pourris (sorry ma biche) ! On peut dire que Junes Davis a fait chou blanc total sur cette soirée.

 

Pour Natacha, les jours suivants n’ont fait qu’empirer. Chaque fois qu’elle sollicitait la moindre micro-aide à son mari, cela se transformait en drame, car il prétextait qu’il ne fallait pas devenir fou pour le ménage comme Olivier.

Puis le jour maudit est arrivé sans prévenir. Natacha était au boulot (elle est comptable), l’école l’a appelée pour la prévenir que l’un de ses deux fils avait de la fièvre. Elle devait rentrer dans une grosse réunion, et avait essayé désespérément d’appeler Ruben pour qu’il aille le chercher. Le problème, c’est qu’il n’a jamais décroché, ni répondu à tous ses messages. Apparemment, il était en ligne avec sa mère, et il avait lu trop tard les messages (en même temps, ça arrive). Le soir, sans même prendre le temps de prendre des nouvelles du petit, il avait demandé d’un ton jovial ce que sa petite femme lui avait préparé de bon. Devant tant d’insensibilité à l’égard de son propre fils, elle avait fait ce qu’elle avait dit, et l’avait fichu à la porte, valise en main.

Lui, fier comme un pinson, avait crié sur le palier: « Bon débarras ! » (Si un jour mon Micka Davis me dit ça, je meurs de tristesse et je fonds de suite comme la sorcière du magicien d’Oz mais en moins verte bien que je le serais).

 

Plus les semaines passaient, et plus j’étais triste en pensant à ce couple qui avait tout pour être heureux. Il suffisait que le Pacha mette un peu la main à la pâte. Pendant cette période où elle n’était plus avec son mari, je voyais mon amie en coup de vent, et cela ne m’avait pas échappé qu’elle était à bout de forces, car là, pour le coup, elle gérait tout, mais tout, toute seule, sans jamais s’arrêter.

Le stress de la séparation n’arrangeait rien à sa fatigue générale.

 

Au bout de quelques semaines, arrive ce qui devait arriver, Natacha est tombée malade. Au début, ce n’était pas un truc méchant, elle avait une vilaine laryngite (tu crois que j’ai le temps d’aller voir le médecin, Junes?), qui s’est transformée en bronchite (j’ai que ça à faire, moi, que de perdre mon temps chez le toubib!), pour se transformer en pneumonie…(Junes, je crois que je dois aller chez le docteur.)

 

Et puis un jour, à force de tousser, Natacha est tombée dans les pommes. Dans sa chute, sa tête a un peu cogné contre son bureau. Sa collègue qui a vu toute la scène, a préféré appeler l’ambulance qui l’a emmenée direct à l’hosto. En arrivant, les nurses ont contacté la personne à prévenir en cas d’urgence, qui n’était autre que Ruben (D. merci). Quand le Pacha (qui s’est retrouvé tout seul à force de faire son relou) a vu sa femme sous masque à oxygène, pour l’aider à respirer et à reprendre connaissance, j’ai su plus tard que cela lui avait fait un électro choc, le vrai, le pur, le dur, celui qui donne un bon coup de poing à l’âme. Cet terrible image de sa femme a réveillé le fainéant qui était en lui !

 

Son bonhomme a vraiment compris qu’il aurait pu éviter à sa femme de tomber dans un état de santé aussi faible, si seulement il avait commencé par jeter ne serait-ce qu’une petite poubelle de rien du tout.

Ruben a saisi que ce n’est pas seulement le geste qui compte (même si ça compte un peu, faut avouer !), mais la force de montrer à l’autre que l’on peut compter sur lui.

Il a fallu que mon amie passe par de longues journées allongée pour reprendre des forces, pour que son mari se rende compte de la masse de travail qu’une maison, des enfants et d’avoir une femme demande et… se mérite!

La dernière fois que j’étais chez eux, et que j’ai aperçu le portable du Pacha rangé à l’entrée, et que la télé était éteinte pendant que Natacha et moi parlions de Trump et de son éventuelle destitution (si ca arrive vraiment, c’est hyper grave, n’empêche !), Ruben était occupé à prendre soin de ceux qu’il aimait vraiment.

C’est ainsi que lorsque j’entends mon amie et son mari se dire des mots d’amour en espagnol (mais que des mots d’amour, ils font style qu’ils sont bilingues mais en vrai, c’est mytho !), cela me chauffe le cœur. Car à force de s’assoir ensemble sur le canapé une fois que les enfants sont couchés, et que la maison est rangée, il ont pu tous les deux progresser dans un langage propre à eux….

 

Alors mesdames, messieurs tenez bon ! Ne tomber pas malade comme mon amie, au contraire, définissez des tâches de partage pour qu’ensemble, chacun dans ses domaines de prédilections, nous soyons de vrais partenaires ! Ne prenez pas trop sur vous parce qu’il arrive à un moment où l’on déteste l’autre à cause de son manque d’investissement. N’hésitez pas à parler, expliquer ce que vous attendez de l’autre quitte à négocier entre vous! 

 

Je vous souhaite beaucoup de bonheur et d'harmonie, non seulement dans votre couple, mais aussi dans vos vies propres et personnelles. Je vous embrasse bien fort, et vous retrouve et vous retrouve la semaine prochaine.

Je vous de bonnes fêtes de Chavouoth/des semaines.

Bisous douxxxx.

Ps: Je serai à Paris les 5,6 et 7 Juin pour des soirées restaux/dédicaces de mes romans: "La vie déjantée de Junes Davis". Je vous attends nombreux. Pour plus d'info sur junesdavis55@gmail.com

 

 

 

 



 

Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin

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Combien ca coûte de venir à New York en vacances ? Mes restaurants cacher 2017

Publié le par Junes Davis-Cohen

C’est bon, c’est officiel, tout le long de mon article, je serai une vague réplique de Jean-Pierre Pernaud, mais avec plus de cheveux, pour faire comme dans son émission.

Je vous ai noté tous les incontournables à voir à Manhattan, avec le prix à prévoir pour chaque sortie. Je vous ai noté également mes restaus cacher 2017, avec un symbole $ qui vous donnera une indication sur le prix ainsi.

Pour les hôtels et les logements, le prix varie en fonction de la période à laquelle vous choisirez de venir.

 

Donc on commence tout de suite par le climat New yorkais, qui vous aidera à choisir plus facilement les dates de votre prochain voyage dans la grosse pomme :

 

De janvier à mars : Temps extrêmement froid. À prévoir : doudoune, gants, écharpe, bonnet, bottes de neiges antidérapantes. Il peut parfois faire dans les moins vingt degrés. Cela dit,, cela fait deux ans que nous avons eu un hiver méga doux. Perso, les grands froids et les tempêtes ne m’ont pas du tout manqué. Le mieux c’est de vérifier la météo quelques jours avant de boucler votre valise.

En Avril, on peut se découvrir d’un fil ! Sans problème, mais prenez une veste quand même.

Les mois de juin/juillet/août peuvent être extrêmement chauds, jusqu’à 40 degrés.

Entre Septembre/octobre et même novembre: c’est l’été indien, le best de l’année, ni trop chaud, ni trop froid. Je vous recommande vivement de venir à cette période, qui est just perfect !

De Novembre à décembre: on se couvre bien pour aller à la conquête de la ville, et découvrir ces trésors architecturaux !

Après ce petit récap’ météorologique, on attaque le point du logement :

Le logement :

- Le plus simple reste l’hôtel, surtout pour une courte durée. Je vous recommande le Sheraton sur Times Square, l’hôtel Beacon (75 & Broadway), le Belleclaire, et L’Holiday inn, qui restent des bons hôtels, car ils sont très pratiques question emplacement. Attention, les petits déjeuners ne sont pas compris dans la chambre.

- Vous avez le site trip advisor qui est formidable, qui donne les avis, les prix, et des notes des hotels, qui est aussi un bon indicateur.

- Si vous êtes une famille, le mieux est de prendre une location sur Airbnb.

- Après, vous avez chez l’habitant. Vous pouvez échanger vos apparts avec des personnes dites dignes de confiance, sur les sites proposés à cet effet.

- Le système d’auberge de jeunesse est inconnu pour moi. En général, les celib’, louent des apparts à plusieurs pour une courte ou longue durée.

Les sorties :

1) CENTRAL PARK (gratuit !)

Le célèbre Central park est la sortie obligatoire et surtout elle est gratuite ! Le parc est juste magnifique, avec ses kilomètres de pelouses extraordinaires, c’est un grand jardin au cœur de la ville.

Vous avez différentes activités que le parc propose, comme le zoo de Central Park, des messieurs qui font des ballons pour les enfants, des spectacles..... un endroit insoutenable à Manhattan, vous trouverez aussi des joggers acharnés, des pistes cyclables, et des balades en calèche (exactement les mêmes que dans bip bip in the city !)

En hiver, vous aurez à votre disposition la patinoire (Wollman rink), qui se dit ice skating.

Entrée sur la 59ème rue et 5ème avenue ou 6ème avenue. Ouverte pour la saison, à partir du 24 Octobre.

Les Horaires:

• Du Lundi au Jeudi: 10h00 à 14h30

• Mercredi et Jeudi (nocturne) : 10h00 à 22h00

• Le vendredi et Samedi (mais c'est interdit d'en faire chabbat by the way!) : de 10h00 à 23h00.

• Dimanche : 10h00 a 21h00

Le prix: Adulte: entre 11 et 18 dollars

Enfant: 6 dollars

Sur place vous avez aussi la location de patins !

2) Le 770, la synagogue du Rabbi : 770 Eastern Pkwy, Brooklyn, NY 11213

L’incontournable: Le 770 se trouve à Brooklyn (à 40-45 minutes de Manhattan). Même si vous n’êtes pas loubavitch, c’est un passage obligatoire, une petite prière, ça mange pas de pain, et ça peut en rapporter !

Toutes les 30 minutes, vous avez une navette qui va au Ohel, le tombeau du rabbi, où est aussi enterré son beau père. Vous trouverez aussi un mikvé pour les hommes. Il y a une partie réservée pour les Cohen, alors vous pouvez y aller les yeux fermés, tout y est prévu !

Coût: Le prix du trajet en métro, ou en taxi, environ 80 dollars. Uber: 100 dollars en moyenne. Le mieux, c’est de prendre un chauffeur privé.

N.B.: Ne soyez pas surpris si vous avez des personnes qui vous « prennent en charge » dès que vous passez la porte de la synagogue, pour vous expliquer l’héritage du Rabbi. Ils vous proposeront volontiers d’écrire une lettre si vous avez des questions. Ces personnes sont bénévoles, et il est d’usage de donner un tip’s, tzedaka, entre 15 et 20 dollars à titre indicatif, mais c’est vraiment selon les moyens de chacun.

3) Le mémorial du 11 septembre

Le world trade center (Rassra ! traduction: tristesse et angoisse !), je me suis même posée la question si on devait faire une prière, mais en fait, je ne pense pas. L’endroit est lourd, très lourd d'émotions.

Pour réserver votre billet: http://www.911memorial.org/visit

4) L’observatoire

Juste en face, sur le même trottoir que le Mémorial: l’observatoire à 350 degrés pour une vue incroyable de l'île. C’est vraiment extraordinaire.

Astuce : ne vous faites pas avoir concernant la location d'ipad à 15 dollars par personne pour genre voir encore mieux la vue, c’est kiff-kiff, et vous économiserez des sous.

5) Les Citi Bike de New York

La ville a mis à la disposition des habitants des milliers de vélo, comme les velib’. C’est simple, c’est sain, c’est bien, juste faites très attention à la route, les New Yorkais conduisent comme des tarés !

6) Le Federal Hall National Memorial

D’inspiration grecque, le bâtiment servait initialement d’hôtel des douanes en 1842. On peut désormais le visiter pour jeter un œil aux vestiges de New York du temps où la ville était la capitale des EÉtats-Unis, juste après l’indépendance.

Federal Hall National Memorial • Angle de Wall street et de Nassau street • New York, NY 10005 212 825 6888 http://Nps.gov/fehaZ »

Source: http://frenchdistrict.com/new-york/articles/itineraire-budget-economie-visites-financial-district-manhattan-nyc/

7) Muséum américain d’histoire naturelle

C’est vraiment un musée incroyable, qui pour certains étages, me fait penser au Louvre de Paris. Des kilomètres d’animaux, empaillés ou pas, à voir absolument avec vos enfants, ils vont adorer !

Central Park West & 79th, New York, NY, 10024.

8) Museum of Modern Art - The MoMA

11 W 53rd St, New York, NY 10019

Ouvert de 10h30 à 17h30.

À voir au moins une fois dans sa vie pour ses Van Gogh, Monet and co, même si je ne suis hélas pas branchée Art, c’est quand même incroyablement beau !

Le Moma store vaut vraiment le détour pour ses gadgets made in New York, qui sont toujours très originaux !

Adresse : 44 W 53rd St, New York, NY 10019

9) La comédie musicale Le Roi Lion à New York City, mais vous avez aussi Aladin, Mary Poppins, Wicked…

C’est vraiment le truc à faire sur Broadway, voir une comédie musicale, mais si vous devez n’en voir qu’une, c’est celle-là !

En plein milieu de times square, vous allez voir écrit TKTS. C’est un guichet où vous faites la queue la journée, pour prendre votre billet pour le soir-même à moitié prix, pour toutes les comédies musicales et pièces de théâtre.

https://www.tdf.org/nyc/8/Locations--Hours--TKTS-Discount-Broadway-Ticket-Booths

Mais si vous avez envie de voir une comédie musicale qui vous tient à cœur, mieux vaut réserver à l’avance.

https://www.ceetiz.com/new-york/the-lion-king-broadway

• Validité: du mardi au dimanche

• Durée: 2h30

• Coût: entre 83 à 200 dollars

19h le mardi et mercredi, 20h le jeudi, vendredi et samedi, 15h le dimanche.

Minskoff Theatre

11) Les tours en hélicoptère de New York

Messieurs, pour impressionner Mesdames, c’est le bon plan. Vous allez vous prendre pour Tom Cruise dans Top Gun, n’oubliez pas vos lunettes de pilote de beau gosse. Une visite guidée de New York en hélicoptère, avec vue imprenable sur Manhattan : l’Empire State Building, le Chrysler Building, l’Hudson River, le Port de New York…

Du lundi au vendredi de 9h à 18h, le samedi de 9h à 17h30 et le dimanche de 9h à 16h30.

resa : OpenLoop.net

coût: entre 200 et 215 dollars

12) Le Mandarin Oriental Hotel

Alors ça, c’est vraiment l’un de mes endroits préférés sur Manhattan. Je vous conseille d’y aller de nuit.

Le bar se trouve au 34ème étage, avec une vue exceptionnelle. Rien n’est cacher, mais un petit verre, on ne dit pas non. Enjoy l’endroit !

80 Columbus Circle @60th street

Coût: très cher, mais c’est super sympa, limite le verre à 20 dollars

13) Times Square

Je l’avais noté dans mes bons plans shopping, mais il y a aussi tout le coté « lumineux », épique, de cette place mondialement connue pour ses écrans démesurés ! À voir absolument !

14) Rockefeller center

45 Rockefeller Plaza, New York, NY 10111 de 7h à minuit !

En hiver, vous trouverez sur la place une patinoire, avec location de patins. Oui, je sais, ils sont forts, ces américains, ils pensent à tout ! À faire sans hésiter !

Pour vos enfants :

- Children museum

212 W 83rd St, New York, NY 10024

de 10h à 17h.

Un espace de jeux sur quatre niveaux. Du pur bonheur pour vos enfants ! En revanche, je vous déconseille fortement d’y aller le dimanche, beaucoup trop de monde.

Et si vous allez vers Brooklyn :

- Jewish Children Museum

792 Eastern Pkwy, Brooklyn, NY 11213

de 10h à 16h.

Sur le même trottoir que le 770, exceptionnel ! Pour les grands et les petits. Il y a même un mini supermarché, où vos enfants pourront faire semblant de faire leurs courses avec un caddie adapté à leur taille, juste adorable !

Voila quelques idées, la liste n’est pas exhaustive, donc n’hésitez à m’écrire sur mon mail pour que je complète avec vos précieuses idées: junesdavis55@gmail.com

Passons à mes restaux Cacher 2017 :

On peut dire que l’une des grandes différences culturelles entre les États qui sont Unis et l’Europe, c’est la NOURRITURE ! Après plus de cinq passés dans la grosse pomme, je suis arrivée à la conclusion que les américains et nous avons non seulement un palais différent, mais un goût différent et surtout, nous ne mangeons absolument pas de la même manière.

Déjà, faut savoir que le petit dej’ c’est:

Pancakes, saucisses, œufs, bagel VS baguette croustillante beurre/confiture/nutella, viennoiserie, thé ou café, bonjour le décalage qui n'est pas seulement dû aux horaires !

Mais pas de panique (ah mais personne n’était paniqué, rassure-toi !), je vous ai compilé des astuces et mes adresses pour que cette culture soit enrichissante, et surtout pour vous éviter les mauvaises surprises. Vous ne serez plus étonnés de voir les New-Yorkais sortir de chez eux le café/thé/ice coffee à la main dans un plastic cup ! Ma mère française par sa classe me dira : « Le pays où les gens boivent leur café en marchant ! » Donc, vous l’aurez compris, rien à voir avec nos cafés au comptoir dans les brasseries parisiennes où l’on prend le temps de savourer.

Astuce pour vous Mesdames: quand vous demanderez une boisson au Starbucks ou ailleurs, vous direz TOUJOURS "skim milk" quoi qu'il arrive, quoi qu’il se passe, c'est "skim milk". À bannir le "whole milk" (300 cal par boisson, juste comme ça en buvant en truc de 30 cl!). Ça vous évitera l’excédent de kilos, et pas seulement dans les bagages !

Le déjeuner se prend généralement sur le pouce, d’où le nombre impressionnant de marchants ambulants de kebabs, hot dogs, enchilladas, que vous trouverez à tous les coins de rue.

Attention ! Quatre vingt dix-neuf pour cent du temps, ces snack food ne sont pas Cacher!

Soyez vigilant, très souvent, on trouve des vendeurs de Hot dog qui proposent les célèbres saucisses Franckfurter avec le U. ATTENTION DANGER: Le pain qui accompagne généralement la saucisse est au lait. Alors sauve qui peut ! Oui, même toi qui ne mange pas cacher derrière ton écran, faut pas abuser pour le mélange lait/viande, ça vaut dans les 3000 points négatifs ça, alors base vite l’histoire, et va plutôt chez PASTRAMI QUEEN pour un vrai hot dog de haute voltige pour tes papilles juives !

Pour le dîner, les américains mangent très tôt : 6:00 pm, donc pour les réservations, pas plus tard que 9:00 si vous voulez avoir le temps de profiter de ce que la carte vous propose. Il n’est pas rare d’être mis pratiquement à la porte sur les coups de 11:00 pm. Le client est roi, mais pas toute la journée non plus !

Donc voici la liste des quelques restaurants Manhatanniens Cacher*** que je vous propose, pour votre passage dans la grosse pomme. Il y a évidemment des tas et des tas d’autres restaurants, la liste n’est pas exhaustive, mais ceux-là, je les ai testés et approuvés. Vous trouverez aussi des indications en dollars, qui varient de 1 à 4. Également, une note sur dix qui regroupe les saveurs, l’hygiène, et l’accueil.

Une petite astuce : au moment de l’addition, il est fortement conseillé de laisser un tip d’environ 15-20 pour cent. Le mieux, c’est de doubler la taxe qui est généralement indiquée sur le ticket.

- LE MARAIS ($$$) 8/10: Le plus connu, le meilleur, le plus classique et le plus Français !

150 W 46th St, New York, NY 10036-8511

Téléphone : (212) 869-0900

- PIZZA DA SOLO ($$) 7/10: Se trouve dans la galerie Sony, oui, oui la marque Sony!

550 Madison Ave, New York, NY 10022

Téléphone : (212) 602-1808

- NOI DUE: ($$) 8/10 : Un vrai restaurant Italien avec une touche de saveurs et de serveurs Israéliens !

143 W 69th St, New York, NY 10023

 

- CHABAD Lubavitch of Midtown Manhattan, et Beth Habad francophone de New York ($) 10/10: Oui 10/10 pour leur accueil, leur dévouement incroyable, et leur joie de vivre communicative ! L’hospitalité sans borne du couple qui se trouve sur place ! Le centre propose des repas après la prière du vendredi soir et du samedi midi (à réserver !)

509 5th Ave, New York, NY 10017

Téléphone: (212) 972-0770

347 West 34th street, New York, NY 10001

Téléphone : (212) 202-1448

Email:ccf@ccfnewyork.com

– Mr. Broadway($$) 8/10: Ce restaurant/Fast-food propose des sushis, des salades, des supers sandwich de charcuteries de très bonne qualité. Si vous êtes vers la 34 et Broadway c’est l’endroit qu’il faut !

1372 Broadway, New York, NY 10018

Téléphone : (212) 921-2152

Pour commander chabbat, vous pouvez aller chez Kosher Market Place ($$) 7/10: C’est the supermarché de l’upper West side qui dispose d’un coin traiteur. Je vous recommande le tshoulent qui est excellent. Vous trouverez des tas de salades fraiches qui se mangent. Heureusement qu’il existe, car cela m’a souvent dépannée.

2442 Broadway, New York, NY 10024

91 street on Broadway

(212) 580-6378

Je vous souhaite un bon séjour dans ma ville d'accueil !

**** Les restaurants ont tous la Tehouda Akocher de la rabanoutte Américaine, la plus connue le OU, les autres sigles comme le K, le K avec une étoile, les tables de la loi , le cacher écrit en hébreu.....Merci de se référer à votre rabbin, par rapport à votre niveau. Le OU reste quand même la référence en matière de produits cacher dans les supermarchés.

Pour la viande, c’est bien trop compliqué, chacun mange avec ses coutumes et son niveau. La plus répandue et la plus sûre pour les séfarades (je précise, car très important, nous n’avons pas les mêmes critères!) : Avec bet Yossef, vous serez tranquilles, qui correspond à notre beth din Glatt de Paris.

Je vous poste très vite mes bons plans shopping!

Pour tous renseignements concernant les besoins qu’une femme juive peut avoir contactez-moi par mail sur junesdavis55@gmail.com. Bisous.

Combien ca coûte de venir à New York en vacances ? Mes restaurants cacher 2017
Combien ca coûte de venir à New York en vacances ? Mes restaurants cacher 2017

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Mon chabbat à Brooklyn : mini story d’une manhatannienne évadée de la grosse pomme.

Publié le par Junes Davis-Cohen

Déjà, il a fallu trainer le roi du Maroc hors de son royaume pour un weekend, et ça, c’était pas gagné:

 

– Comment ça, on va passer chabbat à Brooklyn chez ta copine Lyvnat pour assister à la bar mitsva du fils d’Elijah ? (*voir chronique de lundi: Elijah qui fête la bar mitsva de son fils*). Hors de questions que je bouge de chez moi, c’est clair ?

 

Bon bah… je savais d’avance que c’était mal barré, mais je ne pensais pas à ce point là. Heureusement que j’avais une vieille carte joker qui trainait dans mon sac, que j’ai décidé d’utiliser maintenant parce que je voulais vraiment passer le weekend à Brooklyn. Je gardais en tête que si ce n’était pas suffisant, j’allais demander à Elijah d’appeler himself Micka pour le convaincre de bouger. (Comme quand on était petit, et que l’on demandait à sa copine de faire appeler sa mère pour convaincre la notre de nous laisser aller dormir chez elle. C’est le même système, sauf qu’on change de personnage, et qu’on a vingt ans de plus !)

Heureusement, je n’ai pas eu besoin d’avoir recours à ce stratagème, car l’avantage d’avoir des enfants plus grands, (hormis celui d’avoir baby-sitting gratos), c’est qu’ils ont une sacrée tendance à se mêler de tout tout le temps !

Alors quand Ethan est arrivé pour supplier son Roi de père… il a cédé ! Yes ! Il a accepté de laisser son trône vide pour une nuit, et non deux comme je l’aurais voulu (faut pas pousser, l’artiste !):

– Une seule nuit, Junes, on est d’accord ? 

– Mais oui, promis. On partira dès le samedi soir, juste après la sortie des trois étoiles.

– OK, mais imagine que la bouffe ne soit pas bonne ?

– Ma copine m’a dit qu’elle avait pris un traiteur.

– D’accord, mais imagine que les invités soient tous des gros relous ?

– On sera soixante, et comme je bâtis toute ma vie sur de l’optimisme à toute

épreuve, je me dis que sur le lot de gens, y aura au moins une ou deux personnes sympas.

– Possible, mais imagine qu’on m’oblige à me rendre à la syna tout le temps ?

– Ça te fera du crédit pour le jour du grand pardon. C’est bon ?

– Mouais…

Hourra ! Mes petites gens font la fête, et vont directement préparer leurs affaires.

– C’est pas tout…

– Quoi encore ?

– Il y a intérêt a ce que ce que la nourriture soit bonne, sinon je t’entiendrai pour entière responsable !

– Cela va de soi ! Et si Rogue a tué Dumbledore, dans Harry Potter, c’est tout autant de ma faute !

 

Le vendredi, je vérifie une fois de plus les affaires avec cette drôle d’impression de partir en colonie de vacances… et c’est top !

Abigail, la mère du Bar mitsva, qui a toute sa famille à Brooklyn, me conseille vivement de partir avant 15h00, car la circulation entre Manhattan et Brooklyn est pourrie. Le problème, c’est que j’ai tendance à ne pas écouter les conseils (avisés) que l’on me donne, et j’ai préféré attendre mon homme et partir tous ensemble à 17h, pour arriver in extremis à 19h03 à Brooklyn.

Nous voilà arrivés chez Lyvnat (méga, mais méga relige, genre plus, c’est bizarre), qui nous héberge gentiment dans sa maison (hyper jolie !).

À peine on décharge les mini-valises, que le mari de Lyv entraine directement mon homme à la syna et qui grogne :

– Ça commence, allez…

Je sens que je vais prendre cher à la maison !

 

S’ensuit un vendredi soir classique, sauf que ce n’est pas un traiteur que mon amie a pris comme je le croyais, mais une chef cuisinière marocaine, qui répond au doux prénom de Jamila (scoop en fin de chronique).

C’était juste délicieux, et je me suis mise à rêver que j’en avais une comme ça chez moi, qui serait dans ma cuisine en train de me préparer des moufletas (des crêpes) pour le petit dej… que c’est bon de rêver…

 

Pendant tout le repas, il y aura une ribambelle de voisins, qui ne feront qu’entrer et sortir de chez mes hôtes, pour souhaiter chabbat chalom, et accessoirement emprunter de l’eau, du sel, du sucre (ils ne font pas les courses ?). Grosse ambiance, quoi !

 

Mon empereur était ravi, et les enfants aussi, mais ce que je tenais à vous écrire aujourd’hui, ce n’est pas seulement mon expérience de vivre (hormis famille/belle-famille) mon chabbat ailleurs que chez moi, pour atterrir chez des gens extraordinaire de générosité, mais plutôt ce que j’ai vécu le samedi matin:

À Brooklyn, dans le quartier où j'étais, pour aller à la syna de la famille du Bar-Mitsva, il y a une très longue avenue que beaucoup de juifs empruntent tous à la même heure.

Ce qui choque, c’est de voir les ultra-orthodoxes qui se dirigent vers leurs synagogues respectives et les joggeuses juives, qui se croisent et se souhaitent mutuellement:

– Chabbat chalom.

Le contraste entre les deux milieux est assez flagrant et déstabilisant pour une femme comme moi, qui se situe entre ces deux mondes.

D’après ce que Lyvnat m’a expliqué, ces dames qui appartiennent à l’importante communauté des Syriens, qui habitent depuis plusieurs générations à Brooklyn, sont elles-mêmes respectueuses du chabbat, et ont demandé une autorisation spéciale pour continuer à jogger même le samedi matin, pour ne pas interrompre leur entrainement de la semaine.

 

*Note de l’auteur inappropriée et langue de vipère: *

C’est pas pour dire, mais moi je les ai bien observées, les gueuses, et croyez-moi, il n’y avait pas que des minces ! Je ne comprends pas, si elles font du sport tous les jours, samedi compris, elles devraient avoir des corps en béton, non ?

Ma remarque est tellement pertinente et constructive, que je vais aller la jeter directement au vide à ordures le plus proche.

Avec toutes nos excuses pour la gène occasionnée. La direction du Blog de la vie déjantée d’une mère juive a New York City.

 

En somme, j’ai vu deux mondes, le religieux et le moins religieux, qui ne se souciaient pas de savoir ce que chacun faisait, (en même temps, c’est pas compliqué !), ils se souhaitaient mutuellement ce fameux: Chabbat

Chalom, qui contient le mot: Chalom/Paix.

C’est cette paix intérieure, et cette harmonie assez spectaculaire, que j’ai ressenties pendant tout ce trajet, et qui m’ont renforcée dans mes idéaux qu’un monde de paix et de respect, du moins dans notre communauté, est tout simplement possible.

À chacun de revêtir l’habit avec lequel il se sent le mieux, sans regarder l’autre de façon dédaigneuse ou haineuse.

 

C’est pour cette raison que je ne pourrai pas vivre à Brooklyn, car il y a un risque que je ne puisse définitivement plus partir des États-Unis. Je me perdrai à penser que c’est pareil que de vivre en Israël, alors qu’Israël reste Israël, et ne ressemble à aucun pays au monde, puisque c’est le notre. 

Je vous envoie des bisous gonflés d’harmonie. Je vous embrasse, à lundi.

 

Scoop sur Junes Davis:

Mes parents m’ont donné comme deuxième prénom, le même que celui de la cuisinière de Lyvnat. C’est vrai en plus, mais chuuuut, j’assume pas du tout.

 

Pour commander mes livres de la collection: La vie déjantée de Junes Davis. Tome 1 et 2 sur junesdavis.com

Mon chabbat à Brooklyn : mini story d’une manhatannienne évadée de la grosse pomme.
Mon chabbat à Brooklyn : mini story d’une manhatannienne évadée de la grosse pomme.

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Elijah qui fait la bar mitsva de son fils

Publié le par Junes Davis-Cohen

ll y a quelque mois, j’avais écrit une chronique avec pour titre : « Elijah qui ne veut pas partir ». Eh bien aujourd’hui, ce même Elijah fête la Bar-mitsva de son fils qu’il a organisée avec sa femme, mon amie américaine Abigail… enfin… quand j’écris qu’il a organisé, ce n’est pas tout à fait juste. Comme d’hab, c’est la mère qui s’est tapé toute l’organisation, car d’après ce qu’elle m’a dit, pour son mari, et comme pour beaucoup d’autres hommes, les fêtes sont un truc de filles. Depuis quand ? On n’en sait rien mais c’est pas grave.

Déjà, dès que j’ai reçu la carte en peau de croco/chro-chro, j’aurais mis un de mes livres à couper qu’il s’agissait d’une invitation pour le défilé Chanel tant elle était belle. Je me suis dit que c’était l’âme de Coco qui me l’avait envoyée du paradis. Mais en ouvrant l’enveloppe, j’ai découvert l’invitation en belle et due forme de la bar-mitsva du petit Elijah Junior.

Mon mari qui n’était pas loin, me l’a arrachée des mains, en me lisant à voix haute que la pose des Teph’ se déroulerait le vendredi 29 avril à 8:30 am.

(C’est pas lundi ou jeudi, normalement la pose des Teph’ ?) Lui qui est censé arriver au boulot à 7:30 am (j’écris bien censé !), ne pourra malheureusement pas m’accompagner. Tant pis, j’irai avec mon grand qui est aussi invité.

 

Le jour de la B-M, fifille 2 remarque que je suis habillée vachement mieux qu’à l’accoutumée. Elle apprend scandalisée qu’Ethan va rater l’école et pas elle. Je ne sais pas si c’est cette foutue tutu-robe, ou sa moue de petite fille qui a fait pencher la balance, mais j’ai cédé lamentablement quand elle m’a suppliée de l’emmener avec moi. Mais pourquoi j’ai fait ça ?

Ça devait être mon moment :

– La fausse bonne idée du jour, bonjour. En quoi puis-je vous aider?

– Bonjour madame, j’ai la possibilité d’envoyer mon enfant à l’école, mais je ne le fais pas. Suis-je dans le bon service ?

– Oui, tout à fait.

– Ah génial !

– Ne quittez pas, vous allez galérer, ne quittez pas, vous allez galérer.

 

À chaque fois, je me fais avoir, et argumente en me disant :

– Ça va, c’est bon, c’est vendredi. C’est qu’une demi-journée après tout, ça changera rien. Alors que ÇA CHANGE TOUT !

Heureusement que fifille 1 adore l’école, et s’en va avec mon Micka qui la dépose. Ce qui fait que je me retrouve avec les deux autres.

On arrive à la Safra synagogue. Magnifique ! (Si vous êtes de passage sur

New York, courez la visiter). Il y a un buffet petit dej’ avec tout plein de monde qui se sert. (C’est pas après, le petit des  ?) Oh et puis, on s’en fiche de savoir avant-après, tant qu’il y a de la bouffe, je me sens tout de suite en sécurité. (En parler jeudi avec thérapeute).

Lorsque je rentre dans l’enceinte de la syna, côté femmes, je remarque qu’il y’a la moitié des mamans de l’école, invitées elles aussi. Encore timide de mon anglais, je préfère me mettre en retrait pour éviter de commettre l’une de mes bourdes légendaires de langage. Hier encore, j’ai croisé une voisine dans le couloir qui m’a tenu la jambe pendant cinq minutes, pour m’expliquer la façon dont elle se l’est cassée. J’avais répondu :

– Terrific/ génial !

À la place de Terrible/Terrible. Elle m’avait fait une drôle de tête, et ne m’avait même pas dit au revoir. Alors mieux vaut être prudente avec ces dames, et rester tout derrière. Et j’ai bien fait ! Pendant les 30 minutes de prière, ma petite poupée n’a pas cessé de se rouler par terre, m’a réclamé 13 fois : « Youtube ! Youtube ! Youtube ! », tout en me racontant sa vie en stéréo jusqu’à ce que le rabbin, qui priait déjà bien fort en devienne complètement aphone à force d’avoir tiré sur sa voix pour couvrir celle de ma petite.

MAIS POUQUOI JE NE L’AI PAS EMMENÉE À L’ECOLE ?

– Ne quittez pas, Madame Davis, votre journée ne fait que commencer…

 

L’office se termine, et c’est l’heure des discours. Ah, ça y est, on est collés pour 1h30 de speech. Les américains adoooorent les discours, et n’hésitent pas à en faire pour n’importe quelle occasion ! Bon là, à sa décharge, c’est un peu la Bar de son fils, allez, laissons-le faire son kiff.

Elijah commence par se racler la gorge, et remercie une ribambelle de prénoms ponctués d’anecdote sur anecdote sur chacun, qui n’ont aucun intérêt pour les personnes qui ne sont pas sur sa liste (moi !). Au bout de vingt minutes, Elijah a eu le temps de remercier tous les habitants de la planète terre, et conclut par une fin qui a finalement réussi à m’arracher une larme (bravo !).

Il s’est adressé à sa femme avec les yeux de l’amour, en lui disant :

« My dear, toi qui a tout organisé, la femme de ma vie, la mère de nos enfants, la futur grand-mère de nos petits enfants (c’est bizarre qu’il la nomme comme ça, non ?), la perle de ma vie, sans toi à mes côtés, je serai un homme perdu aujourd’hui, et bla-bla-bla… et bla-bla-bla, jusqu’à ce qu’il finisse par :

– I love you with all my love forever and more. Allez monsieur ! Tonnerre d’applaudissements dans la salle.

C’est beau quand un mari fait une telle déclaration à sa femme devant 200 invités (la fille qui se met à rêver, et qui fait un transfert à mort de la situation). Et c’est au tour de E. Junior de prendre la parole.

Comment vous dire ? Par où commencer ? Par quoi je commence ?

 

Je vais essayer d’être la plus objective possible dans le choix de mes mots : tout d’abord, le gosse n’a pas besoin de ses notes pour lire son discours qui n’en est pas un, puisqu’il va carrément nous faire un Show à l’américaine ! Mais ça, je ne le sais pas encore…

 

Je n’arrive tout simplement pas à croire que ce petit bonhomme n’a que 13 ans. Fallait voire la façon dont il s’exprime, on aurait dit qu’il en avait 25. Tout est orchestré au millimètre près ! C’est comme si le petit Eli avait un boitier doté d’un bouton magique, à chaque fois qu’il prononçait une phrase, soit l’assemblée était pliée de rire (moi compris !), soit elle était triste (mon make upeeeee !). Je reste fascinée, et ne décolle pas mes yeux du Bar jusqu’à ce que ma voisine de siège (pas sympa) m’arrache à tout ça, pour dire à ma fifille qui changeait de vidéo Youtube toutes les 30 secondes, de faire moins de bruit.

Oui, je lui ai filé mon tel pour la canaliser ( ouhouuuu shame on me, je sais, mais j’assume !). J’avais mis le volume à un en plus, mais son petit doigt l’a mis à trois, je ne suis en rien responsable si elle pianote plus vite que son ombre. MAIS POURQUOI JE NE L’AI PAS ENVOYÉE À L’ÉCOLE ?

En plus, j’ai envie de dire à ma désagréable voisine, que moi aussi je veux écouter pleinement le discours du futur Sénateur de New York.

Le clou du spectacle, c’est quand le Junior descend de l’estrade et se met à envoyer des baisers avec sa main à toutes les femmes présentes. Mais en arrivant à hauteur de sa mère (psychologue), il reprend le micro qu’il avait mis dans sa poche de veste (normal), la regarde droit dans les yeux, et lui dit :

 

– Maman, tu as toujours eu des pouvoirs surnaturels sur moi. Tu sais toujours quand j’ai faim, quand j’ai soif, et quand quelque chose me tracasse. Tu ressens tout à la seconde près. Il n’y a que toi maman qui a ce pouvoir sur moi, car il s’appelle : l’amour.

Et là, il y a un jeté de ballons rouges qui sortent de je sais pas où. Ils sont trop bons ces amerlocs, c’est pas possible !

Standing ovation, toute la syna se lève (sauf moi, je suis crevée, et je suis trop bouche-bée).

La mère du petit bar-mitsva, brave la méhitsa/la séparation entre les hommes et les femmes, en larmes, prend son fils dans les bras, et lui répète en boucle :

– I love you son, I love you so much, so much, soooooo much.

Oh mon D., c’est mieux que le ciné, c’est quand même hallucinant tellement ils en font trop ! Comme dirait ma copine Fortunée : C’est hikika oublida tout ça !

Je comprends maintenant pourquoi nous les français, nous traînons une réputation de gens froids et peu démonstratifs. Nous sommes juste normaux, quoi ! Pour se sentir aimé, nous n’avons pas besoin d’autant d’étalage/déballage d’amour en public !

Parce que Junes Davis EN A MARRE DE TOUT ÇA ! J’en peux plus de tous ces « Je t’aime » systématiques et obligatoires avant de raccrocher quand ils sont au téléphone avec leur mère, leur père, le pape ! Et tout ces : « Oh My Gosh ! » et compagnie, qui constituent 70 pour cent de leur vocabulaire ! J’en peux plus, là ! Ça fait bientôt 6 ans que ça dure ! Et… Oh my ! Je crois… je crois que je suis en plein BURN-OUT de la langue de Shakespeare !

Faut que je me calme, parce que là, je déraille, je suis définitivement la seule à être aussi « cynique », voire « clinique » dans cette salle. Tous les invités autour de moi hurlent de joie, et courent pour serrer le petit Bar-mitsva. Pour ensuite se diriger à la queue leuleu vers le vrai breakfast (de malade) qui nous attend en bas. Dans le brouhaha général, j’entends cette phrase 100 pour cent pur jus américaine pas du tout exagérée :

– C’est le best speech ever of the world que j’aie jamais entendu !

Eh bien ! rien que ça… faut que je parte bientôt en vacances, pour me ressourcer pour au moins cinq jours !

 

On descend les escaliers qui mènent au buffet, et je chope mon fiston, toujours accompagnée de fifille 2, qui a élu mon portable le sien, et je demande

à Ethan s’il a aimé. C’est là qu’il me répond :

 

– C’était super sympa ! Ils sont trop cool, mais tu trouves pas que Elijah et son fils sont un peu… trop !

Et là, je peux pas m’empêcher de prendre mon fiston dans les bras, en faisant une prière de remerciements (après tout, nous sommes dans une Syna !):

Que D. Bénisse l’Amérique qui m’a laissé mon presque Bar-Mitsva en bon état. Ouf… MERCI !

Il me demande de le lâcher, parce qu’il y a ses copains pas loin, mais je ne peux m’empêcher de lui demander si pour sa B-M justement, il souhaiterait la faire à New York ou en Israël (mon rêve).

Il réfléchit, et me dit :

– Tu pourras demander à la mère d’Elijah Jr où elle a acheté ses ballons, parce que j’en voudrais des pareils, mais en bleu et blanc. Comme ça avec des bonbons, on pourra les lancer au Kotel/le mur des lamentations (en Israël).

Yes ! C’est exactement la réponse que je voulais, y aura plus qu’à convaincre le Roi du Maroc.

 

S’ensuit une fête très sympathique, avec des levées de chaises, des mazal toi en veux-tu en voilà, que je devrai quitter au bout de 10 minutes, pour cause de Omer. Y a quand même des trucs chelous dans cette Bar-Mitsva.

J’emmène directement fifille 2 à l’école, même pour deux petites heures.

M’en fous, sans pitié ! En raccrochant une bonne fois pour toutes avec l’opératrice de: La fausse bonne idée du jour, bonjour ?

 

Je voudrais vous écrire le chabbat de la Bar-mitsva qui a suivi à Brooklyn, qui a été un avant goût du paradis, mais comme on est lundi, et qu’il vous faut tous vaquer à vos occupations, je vous réserve la suite pour mercredi, parce que c’est dommage de bâcler ce moment fort en café que j’ai vu.

 

Je vous retrouve après-demain, avec une mini-chronique sur mon chabbat à Brooklyn ! Énormes bisous.

*Si vous avez aimé mon histoire, vous aimerez mes romans : La vie déjantée

de Junes Davis Tome 1 et 2, qui sont en vente sur junesdavis.com

<http://junesdavis.com> rubrique: La Genèse et L’Exode. *

 

*Ps: *Merci de suivre chaque semaine mes aventures. Vous êtes de plus en plus nombreux à vous connecter via mon blog. Je ne vous remercierai jamais assez pour votre fidélité et le soutien que vous m’accordez. Avec tout mon amour.

Elijah qui fait la bar mitsva de son fils

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Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

J’ai remarqué que s’il y a un sujet bien tendu dans ce monde, c’est : Les belles-mères !

Prenez n’importe quelle belle-fille au hasard dans la rue en bas de chez vous, ou une que vous avez sous la main. Lancez rien que ces trois petits mots, et vous verrez qu’elle aura forcément quelque chose à dire sur la mère de son amoureux. Il est vrai que l’on ne peut ignorer celle qui a porté, élevé, travaillé pour le compte de celui que nous avons élu: homme de notre vie !

 

Rien qu’en étant en couple avec leurs fils, nous récoltons un peu la graine prête à la consommation que ces mamans se sont galérées à planter et à arroser tous les jours. Nous devrions justement en prendre avec nous, car un jour, nous les belles-filles, nous devrons à notre tour laisser nos petits quitter le nid pour construire le leur avec une autre, et ainsi de suite.

En attendant, est-ce que tout cela est juste ?

Certainement pas ! C’est juste dans l’ordre des choses, mais en aucun cas, les belles-filles ne doivent payer le prix fort de cette lamentable injustice.

 

Alors après une enquête très poussée (j’ai demandé à ma sœur et à ma cousine ! Désolée, j’ai pas trouvé mieux comme témoin, tout le monde est hyper occupé en ce moment! ), on peut clairement distinguer deux catégories de belles-filles, il y a :

 

les chanceuses :

– La mère de mon mari, c’est un bonbon, un vrai bonheur, une douceur de femme, t’as pas idée. Elle est trop sympa/ trop gentille / trop serviable etc.

Certaines vont même jusqu’à affirmer qu’elles ont des rapports beaucoup plus harmonieux qu’avec leur propre mère !

 

Et puis il y a les autres…

Je pourrai écrire carrément un livre rien que pour la deuxième catégorie de B.F., mais il faut absolument que je commence à rédiger mon troisième tome. Du coup, je n’ai pas le temps de me lancer dans un nouveau projet, et pour être honnête, je ne sais pas si un jour je pourrai finir cet essai, car il y a tellement de choses à dire que j’en aurai au mieux jusqu’à mes 120 ans, et encore…

Je ne vais jamais plus loin que l’âge de 120, car je considère qu’à ce stade, même le botox ne peut plus faire grand-chose !

Mais rien ne m’empêche d’agir aujourd’hui, et de noter pour toute une génération de belles-mères (la fille qui rêve), les principales erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !

C’est vrai quoi, c’est pas de leur faute, si personne n’a jamais vraiment pris le temps de leur donner une feuille de route pour éviter que les belles-filles les DÉTESTENT !

 

Je commence tout de suite par le commencement, avec les présentations officielles :

Mesdames, quand votre fils vous présente sa fiancée : prière de ne pas tirer une tronche de trois pieds, car cela va se voir sur les albums photos familiaux, et croyez-moi, des années après, ça saute encore aux yeux ! Alors souriez, vous êtes selfisées.

 

Les préparatifs du mariage :

Tout ce qui concerne votre belle-fille, ne dites pas un mot, ne prononcez pas la moindre criti…Comment ? Mais non, vous ne pouvez pas lui dire qu’elle n’est qu’une petite gâtée pourrie qui voit tout en grand, et qu’elle va vite redescendre sur terre, sinon vous allez tout péter dans ce mariage ! Mieux vaut ne rien dire.

Même combat si vous trouvez le choix de sa robe pourri (en même temps, si c’est une pourrie gâtée, c’est pas étonnant !). On ne se mêle pas non plus ! Si c’est le kiff de la petite, même mauvais, c’est le kiff de la petite ! Le best, c’est d’attendre qu’elle vous sollicite clairement comme:

– Bonjour, belle-maman, cela me ferait très plaisir si vous veniez assister à l’essayage final de ma robe de mariée. Merci.

Avec ce genre de phrase, vous êtes sûre de ne pas vous planter.

 

Le jour de l’accouchement :

Il est clair que nous sommes toutes très très contentes lorsque nos familles respectives viennent nous rendre visite à la maternité. Que dis-je ? C’est un grand honneur que beau-papa, belle-maman, et beau-frérot fassent le déplacement pour ce jour si grand qu’est la naissance de nos mini-nous, mais… oui, il y a un « mais », un insignifiant point vient noircir le tableau idyllique de cette journée bénie : il n’est nullement nécessaire de rester TOUTE la journée au chevet de la jeune accouchée. Cela peut sembler étrange, mais certaines jeunes mamans qui doivent allaiter bébé par exemple, peuvent trouver la situation un peu inconfortable, et je ne parle pas de la position du coussin d’allaitement, mes amis !

Je rajouterai que lorsque l’on vient d’accoucher, c’est pas la Top Santé ! Oui, oui comme le magazine.

Donc venir voir le bébé, oui ! Tenir un peu compagnie, oui ! Mais même quand on aime, il faut vraiment savoir partir…

 

Le fils qui se dispute avec sa femme et qui se pointe chez vous:

L’accueillir à bras ouverts, en sachant pertinemment qu’il a la tête de celui qui vient de s’embrouiller avec sa moitié. Le prendre dans ses bras tout contre soi, en donnant le sentiment d’avoir retrouvé un fils qui revient de la guerre !

Laissez-moi voir comment juger votre réaction poliment : ÇA VA PAS LA TÊTE ! ÊTES VOUS TOMBÉS DESSUS ? Que votre fils se comporte comme un enfant de cinq ans qui se réfugie dans les jupes/pantalons de sa mère (tout dépend de votre niveau de tsniout), oui, mais que vous l’acceptiez, ça non !

On lui ferme gentiment la porte au nez, ou on lui donne un bon coup de pied au derrière, et on le renvoie chez sa femme pour qu’il règle ses problèmes de couple ! En agissant ainsi, ça évite à votre belle-fille d’avoir une raison (de plus ?) de vous détester, et de rendre votre garçon, un homme, un vrai, qui ne fuit pas ses problèmes !

 

L’éducation des enfants : Attention danger ! Chien méchant ! Terrain miné !

J’imagine qu’il doit être très difficile de ne pas se mêler de l’éducation de ses petits enfants quand on est une mamie. Surtout quand on pense que sa belle-fille les éduque n’importe comment ! Que faire alors ?

Hum, hum… rien ! Quitte à vous mordre la langue jusqu’à saigner, car votre belle-fille doit être déjà bien contrariée d’avoir du reprendre son enfant en public (vous êtes son public), mais en plus, la maman sait pertinemment que son enfant exagère justement parce que mamie est dans le coin ! Pitié s’il vous plait, ne profitez pas d’un moment de faiblesse de votre B-F pour l’achever de conseils, déjà qu’elle se sent mal. C’est pas que l’on s’en fiche mais… si, on s’en fiche royal (Barrière), en fat. Tiens, je me ferais bien un petit weekend à Deauville, moi). De plus, de source sûre (les tantes sont souvent des grosses balances !), nous avons su que votre expérience éducative est souvent déformée par le temps ! On vient de nous confirmer que lorsque vous vous doriez la pilule (que vous avez prise !), vous étiez la première à laisser sans pitié vos enfants au baby club ! Alors pas de salades aujourd’hui, mesdames. Vous aussi, vous avez été jeunes avant nous !

 

Se déplacer uniquement s’il y a une circoncision : no comment !

Chaque fois que j’entends ça, j’ai envie d’aller sur la place de la République, et taguer : « Sa race, sa mère… » et partir en courant…

Je confirme que j’aurais pu être celui qui a mis la tutu-skirt à la statuette, un jour où j’en aurais eu vraiment marre de cette honteuse mentalité.

 

Prendre sa B-F pour sa B.F.F : et vas-y que ça clope ensemble, et vas-y que ça papote, que ça critique…

Avoir une belle-mère rock'n’roll, c’est top, mais avoir une belle-mère qui se met à raconter plein d’anecdotes sur son fils (votre mari, accessoirement) c’est chaud ! Elle peut s’oublier, et se mettre à raconter les détails bien honteux de l’adolescence de son garçon. Ce qui devient nettement moins fun, c’est quand sa langue bien fourchue fourche sur le cv amoureux, et balance le nom de celle qui a brisé le cœur de son fils : Amandine ! No way ! C’est cette même Amandine qui vous a présenté votre époux, en omettant de vous dire le principal ! Vous imaginez le carnage pour le couple : mensonge, trahison, séparation… bref, la totale !

Allez belle-maman, clopez-moi cette cigarette ailleurs, et puis… arrêtez de cloper tout court ! Il est temps de passer à la cigarette électronique, qui fait beaucoup plus chic !

 

L’éducation (bis) :

Aller contre l’avis des parents en cachette (franchement, à votre âge, faire des cachotteries, est-ce bien raisonnable ?) :

– Bien sûr, mon petit sucre d’orge, que mamie va te donner ce sucre d’orge !

– Mais Paulette, il a des caries, et le dentiste a précisé qu’il devait éviter de manger trop de sucreries.

– Ne commencez pas, Salomé ! L’éducation, c’est à la maison ! Ici, c’est chez moi, et Alexandre Junior est le Roi !

– Oui, parce que Mamie est gentille, et maman est méchante !

Et paf ! Dans ta tronche, méchante maman qui essaye de protéger les dents de son fils.

 

Oh et puis mince ! Après tout, soyez comme vous voulez à la fin ! Juste, ne vous vexez pas quand votre belle-fille vous fait une remarque sur un truc que vous faites qui la dérange. C’est pas évident, pour elle, d’apprendre tous ces nouveaux codes familiaux. C’est pas facile de passer derrière une maman aussi exceptionnelle que vous, essayez d’être indulgente !

 

Je souligne que la nouvelle génération de belles-filles, n’est pas en reste non plus. Niveau caractère, il y en a certaines qui sont de belles pièces de bœuf. Les petites n’hésitent plus à montrer les crocs si on les enquiquine un peu trop. Elles n’hésitent plus à le faire savoir, et limite maltraitent leurs belles-mères en abusant et réabusant de leur gentillesse :

– Jeanne, vous me gardez les enfants de 9h à 9h du soir, s’il vous plait ! Maintenant qu’ils sont chez vous, c’est mieux qu’ils dorment carrément avec vous ! Ça m’arrange. Bisous.

Ou encore

– Belle-maman, on vient ce weekend. Comment ça, vous aviez prévu quelque chose ? Comment ? Vous refusez de voir vos petits enfants, c’est ça ? Très bien, je vais devoir leur dire que leur mamie préfère aller voir sa mère malade à l’hôpital plutôt que nous recevoir ! Si vous continuez Martine, vous ne verrez plus du tout vos petits enfants, c’est clair ?

 

L’idéal serait de se dire les choses avec un respect mutuel, car nous n’avons pas signé de contrat qui stipule que les belles-mères et les belles-filles doivent s’aimer à tout prix. En revanche, le respect est obligatoire, n’est-ce pas jeune demoiselle ?

N’oublie jamais que ces femmes que tu traites de folles à longueur de temps sont des mères avant tout. Et ça, ma chérie, entre mamans, on ne peut qu’arriver à se comprendre. Si seulement chacune fait l’effort de vivre en bonne intelligence, qui sait, peut-être même qu’un jour vous pourriez toutes les deux aller vous faire une séance d’UV…

Mais ma parole, t’as vraiment rien compris, toi !

Retourne au paragraphe de ne pas être amie avec sa belle-mère… c’est pas vrai, nom de D. ! On se tue à écrire des chroniques, et personne ne prend le temps de lire tout correctement. Pas étonnant qu’après il y ait tant d’histoires, faut lire aussi…

 

Je vous embrasse les belles ( et les beaux), et vous souhaite une entente cordiale et chaleureuse entre vous, ce qui me donne envie d’écrire sur la relation exceptionnelle qu’entretenaient Naomi et Ruth, faut que je vois si j’ai le temps de vous la poster. Gros bisous

PS : Si vous n’avez pas encore commandé mes tomes 1 et 2, vous pouvez le faire sur junesdavis.com, rubrique: l’Exode ou La Genèse. 

 

Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !
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Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quelque part dans Manhattan, le jeune Davis rentre de l’école, accueilli par sa mère :

 

– Hello, mon chéri, ça va, ça a été ta journée ?

Il balance son cartable avec rage, retire son manteau, et marmonne un vague :

– Mouais ça va…

Le voilà qui fait valdinguer ses baskets l’une après l’autre, pour les faire atterrir en plein milieu du salon.

Comme n’importe quelle maman de la terre qui s’est tapée plus de deux heures de ménage (les jours de chance!), je lui demande gentiment de ramasser ses petites affaires, et de les mettre directement dans sa chambre.

Et un clin d’œil, mon garçon de presque 11 ans, se met à péter un câble.

Non pas qu’il change d’humeur comme de chemise, vu qu’il met trois plombes à en enfiler une, mais il se met à me hurler dessus à faire trembler les murs de tout l’appart :

– QUOI ? TU VEUX QUE MOI, JE RAMASSE MES CHAUSSURES ? MAIS ENFIN, TU VOIS PAS QUE JE SUIS PAS BIEN ? J’AI PASSÉ UNE JOURNÉE HYPER DIFFICILE À L’ÉCOLE !

– Mais pourquoi tu t’énerves comme ça, mon petit cœur ? Je t’ai juste demandé de ramasser ton sac, et tes…

– LAISSE-MOI TRANQUILLE, OK ? C’EST DUR LA VIE, D’ACCORD ? J’EN AI RAS LE BOL ! t il part en claquant la porte de sa chambre.

 

Je suis encore sous le choc de la scène surréaliste que je viens de vivre.

Je me dirige pour aller voir ce qu’il a, et accessoirement lui régler son compte ! Sauf que…mon petit bonhomme revient deux secondes plus tard, totalement calme, s’excuse de son comportement

inadmissible (c’est bien, au moins il le reconnait), et s’effondre en larmes dans mes bras, en implorant mon pardon… pour que le lendemain, exactement le même scénario se répète encore et encore !

 

Ce qui n’est pas si grave ! Je vous entends même d’ici, pensez :

« Oh, la mère Davis, n’en fais pas tout un fromage, ça va lui passer ! »

C’est certain, mais attendez que je vous raconte cette autre séquence …

En pleine matinée, la nurse de l’école m’appelle, et me demande de venir chercher mon poulain immédiatement, parce qu’il s’est gravement blessé !

Mon cœur fait un bond, je cours au galop telle une jument pour porter secours à mon grand sportif qui s’est fait mal au foot (on est des grands sportifs dans la famille, chaque fois qu’on touche un ballon, on est fichu pour trois semaines !). Affolée, je trouve l’ainé de mes enfants affalé devant l’infirmerie, tout sourire, qui ne m’a pas l’air si mal que ça.

Tiens, l’américain aurait-il du sang tunisien qui coule dans ses veines ?

Parce qu’à mon sens, ils ont un très net penchant pour l’extrapolation et l’exagération avec leurs « Oh my God » à tout va !

Je vérifie que son pied n’est pas cassé, comme ma mère me l’a appris (on a tous un fort potentiel pour être médecin dans la famille, mais que le potentiel… mis à part ma mère, en fait ). Après deux trois vérifications, tout est en place grâce à D. et on rentre.

Une fois à la maison, pour le fun, je m’amuse à lui faire un super bandage-placebo. Une heure après, je suis étonnée de recevoir un appel du professeur principal de mon fils. Je réponds, et je l’entends d’une voix angoissée me dire qu’il a appris par le whatsapp des copains de la classe que mon petit poussin s’était cassé la jambe. Oui, parce qu’à 11 ans, c’est normal d’être sur whatsapp, et d’avoir un Iphone 6, 6+, 6S+, 8SS20…

– La jambe, vous dites ?

Je jette un regard à notre grand blessé du jour, qui traverse le couloir sans aucun boitement à l’horizon.

– Oui, il a envoyé la photo. Impressionnant, ce bandage ! Vous inquiétez pas,

Madame Davis, on va s’organiser pour les devoirs. Peut-on avoir votre sweet

candy au téléphone, pour lui souhaiter un bon rétablissement ?

– Sweet candy, sweet candy… qui raconte des bobards, oui. Monsieur Darwish, rassurez-vous, c’est juste une petite foulure, mais je vous le passe !

– Alors candy, comment vas-tu ?

 

Le problème, c’est que depuis cet épisode, à chaque fois que je croise une maman, elle prend des nouvelles de la patte de mon petit oisillon. Au début, je prenais le temps de rétablir la vérité, que je trouvais marrante, mais au bout de la quatrième fois, ça m’a bien soulée. Du coup, je prends mon air inquiet, et je dis que ça va s’arranger… (Mythomanes reconnus de mère en fils depuis 2006).

 

Sinon, depuis quelque temps, il fait aussi un truc trop bizarre. Chaque fois qu’il marche dans la rue avec ses sœurs, il évalue la distance entre lui et moi, et frappe au hasard l’une de ses sœurs.

Furieuse, je le regarde et lui demande :

– Pourquoi tu l’as frappée ?

– Je sais pas.

– Sérieux, explique-toi, je veux comprendre, elle marchait tranquillement

à côté de toi !

– Je t’ai dit je sais pas. C’est peut-être sa robe ou juste qu’elle m’énerve à marcher à côté de moi.

– Mais enfin t’es pas net…

etc.

 

Ou encore quand j’invite des gens à la maison, si par malheur je décide de raconter une histoire, le voilà qui débarque dans ma conversation tel un boulet de canon, contredit (chmetta) ma version devant tout le monde.

– Maman, c’est pas tout à fait comme ça, que ca s’est passé. J’ai d’abord envoyé à mes copains une photo de ma jambe, et après le prof a compris que…

Ma parole, mais qu’a fait la mère pendant toutes ses années ? Ah mince, c’est moi !

En général, j’ai qu’une envie, c’est de lui donner une bonne claque, mais comme depuis 1981 (année de ma naissance), je suis contre toutes formes de violence, je grince des dents, et me dis que je règlerai ça plus tard, quand tout le monde sera parti.

 

Mais le pire, c’est quand nous sommes à un block de l’école, et qu’il se met avec prudence à regarder à droite à gauche, bien qu’il n’y ait aucune rue à traverser. Il m’arrête, et me dit toujours cette même phrase :

– Tu comprends maman, c’est honteux que ma mère m’embrasse à mon âge !

– Et porter ton sac à dos, qui me donne l’air d’un ado de 15 ans, c’est pas honteux ?

– Ah non ! C’est normal, tu prends soin de moi, passe-le moi. Bonne journée !

Et je le vois courir retrouver son groupe de copains au format américain alors que le mien est toujours aux normes européennes.

 

Mais le coup de grâce, c’est le dimanche, quand il vient me demander avec sa petite voix s’il peut dormir chez un pote, parce que la mère est trop cool :

– Comment ça, sa mère est trop cool ?

– T’inquiète pas, toi aussi t’es cool, (Notez qu’il a mis le trop devant le cool pour elle, et moi, je n’ai eu le droit qu’à un simple cool !).

Toi, tu fais bien les crêpes des fois (des fois ?), mais la mère de Max fait des Mac and Cheese trop bonnes.

Alors voilà, on y est ! Les fameux Mac and cheese ! Sachez mes amis que dans ma vie, j’ai accepté beaucoup de choses, mais je ne ferai JAMAIS des Mac and Cheese ! JAMAIS ! Ce plat est la limite que je me refuse de dépasser, mon influence américaine s’arrête là. Si un jour, je franchis le cap des Mac and Cheese, je serai une Junes Davis perdue à vie dans le tourbillon immonde qu’est la bouffe américaine ! Ce sera quoi après les MAC ? Les cro-nuts, les donuts, le peanut butter, les cupcakes, les sticks de mozzarella… la débandade, oui ! La porte ouverte à tous ces horribles mets pas gourmets que les amerloques ingurgitent à longueur d’année : Et voilà que ce petit traitre veut aller manger chez une autre, c’est trop !

De toute façon, mon père m’avait prévenue avec cette phrase qu’il ne cessait de me répéter quand j’étais ado :

– Tu verras, tout ce que tu me fais, tes enfants vont te faire pire que ça !

Oy je vais vivre la misère, et selon papa, ce ne sera que justice !

 

Mais alors que j’ai abandonné tout espoir de changement de comportement de mon petit chéri qui ne veut plus que je l’appelle comme ça, pas plus tard qu’hier soir, il se pointe devant moi, et me demande de le mettre au lit :

– Ah bon ? Je croyais qu’un fifth grader (CM2) allait au lit tout seul…

– Pas ce soir maman.

– J’arrive !

 

Je l’accompagne, il se glisse sous la couette, que je remets bien, et il me prend la main. Je me rends compte qu’elle a bien grandi depuis le temps où je la lui tenais des heures entières, jusqu’à ce qu’il s’endorme (où je pouvais mourir d’ennui). Je lui souhaite bonne nuit, et me lève, mais je sens sa main me retenir, et dans un murmure de fatigue, il me dit :

– Reste un peu avec moi, ce soir… comme avant, maman, comme avant…

 

Et c’est sur ces paroles, que j’entends la respiration de mon fils m’indiquer qu’il s’est endormi presque instantanément. Je reste encore un moment pour l’observer, car au fond de moi, je suis rassurée, j’ai encore un peu de temps, même si je ne sais pas pour combien de temps il aura encore besoin de ma main dans la sienne.

 

Alors, chers parents, soyons forts et serrons-nous les coudes pour affronter cette période tant redoutée qu’est « l’adolescence ». Rappelez-vous que dans les moments difficiles dus à cette étape, une partie de nous, verra toujours à travers nos enfants qui grandissent, ce petit baby que nous avons bordé tant de nuits. Courage moussaillons, ça va vite passer !

 

Bisous mes chéris. À mercredi.

 

PS : N’empêche que ce serait marrant si un jour je vous écris le top five des pires coups que j’ai fait à mes parents pendant mon ado.

 

PS 2 : Pour vérifier que l’os n’est pas cassé comme ma mère me l’a appris :

Il vous faut un enfant ou un adulte qui vient de se faire mal. Une fois que vous en avez un sous la main, demandez-lui l’endroit où il a mal. Touchez délicatement cet endroit. J’insiste sur le délicatement, qui est très important pour cette phase de l’opération, comme lors d’une mousse au chocolat lorsqu’il faut incorporer les blancs en neige avec une cuillère en bois et non avec une vulgaire cuillère qui peut nous les bousiller !

Si à l’effleurement du bobo, le patient hurle de douleur, c’est branle-bas de combat, c’est sûrement cassé. Il faut appeler le 911. Si le sujet ne hurle pas et prononce un simple : Aïe ! Ça roule, mais il va falloir quelques jours de repos.

Si le sujet sourit, se relève, marche sans boiter…c’est qu’il voulait simplement que vous veniez le chercher plus tôt !

 

Si vous n’avez pas encore mes Tomes 1 et 2, vous pouvez les commander sur

junesdavis.com. Rubrique : l’Exode ou La Genèse.

Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !
Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !

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Jusqu’où peuvent aller les « lamenteurs » pour se protéger de l’œil ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Pendant les fêtes, j’ai été invitée dans l’Upper East Side chez un couple d’américains. Je vous dis pas la galère pour y arriver avec ma troupe, parce que de là où j’habite, pour arriver à destination, il faut traverser Central Park. Oui mais voilà, en passant devant les balançoires et les rochers, il a fallu expliquer aux fifilles que l’on n’avait pas le temps de s’y attarder, car nous étions attendus. Je ne vous raconte pas la catastrophe ! Hurlements, roulage par terre sur de la terre, crise de nerfs et compagnie, je pensais qu’elles avaient dépassé ce stade, faut croire que non ! Point du tout ! Ces demoiselles ne voulaient plus avancer d’un pouce, et ont décidé de nous imposer leur grève de la marche ! Du coup, entre mon homme, mon fils et moi, on a fini le reste du chemin à faire un relais en les portant à tour de rôle comme des chameaux. En gros, c’était l’horreur ! Mais ce n’est pas tout ! Lorsque nous sommes arrivés dans le building de mon hôte (en eau !), par hasard, j’ai croisé dans l’ascenseur une de mes copinous que j’ai de temps en temps au téléphone. Le truc, c’est que la dame en a profité pour m’annoncer sur le bout de ses lèvres qu’elle était enceinte. En même temps… elle ne pouvait plus nier l’évidence, vu que son trench Burberry allait exploser au niveau du ventre (désolée, je ne suis pas très sûre de la marque).

Si c’est pas merveilleux tout ça ! Même si une grande part de moi aurait été sincèrement contente si elle avait pris la peine de me donner l’info un chouïa plus tôt. C’est vrai, quoi, qui n’aime pas les bonnes nouvelles ?

Pendant tout le repas, je me suis demandée pourquoi elle avait tant tardé à me révéler sa nouvelle silhouette.

 

Vous allez me dire : qu’est-ce que ça peut te faire ? Ça change quoi à ta vie ? Non, mais de quoi je me mêle ?

 

Et je suis d’accord ! Sauf que cette même copinou, n’a jamais hésité à m’appeler plusieurs fois au cours de ces derniers mois, pour me confier en émoi ses états d’âme, pour m’expliquer ce qui n’allait pas !

Dans une relation amicale, il est normal de partager ses bonheurs comme ses soucis, avec la même intensité. Cela fait partie du package « friend », que l’on offre dès le début avant toute nouvelle naissance amicale ! J’en ai déduit que ma copine n’avait pas du recevoir le sien, alors au dessert, j’ai pris la décision de la mettre dans la case des « lamenteurs » ! Allez hop, affaire suivante !

 

Note de l’auteur : Les lamenteurs sont des gens qui se lamentent pendant des heures, et qui se révèlent sur le long terme un peu menteurs. Ils veulent nous faire avaler, non pas de l’alcool, mais des lamentations injustifiées (alors que toi, t’as rien demandé) comme ce cas-là :

– Je te dis un truc, Ginette, mais tu répètes pas, OK ?

– Jamais. Raconte.

– Tu sais, au magasin, ça va pas fort, en ce moment ! Je te jure, je sais pas du tout comment on va faire pour finir le mois !

 

Donc, toi tu écoutes, tu compatis, avec même une touche d’empathie. Tu as limite les larmes qui montent au : « je sais pas comment on va finir le mois ! » (perso : je pleure devant the voice, aussi !)

 

Sauf que… et c’est le « sauf que » qui nous intéresse, quelques jours plus tard, tu tombes sur une photo de la « lamenteuse » avec sa smalla, tous sourires, qui (se)posent devant un hôtel pension complète 5 étoiles !

Tu es à la fois soulagée, en te disant qu’au final, ça va pas si mal… et puis, qui sommes-nous pour rentrer dans les comptes des gens ? Personne, bien qu’on nous force à rentrer dans leurs comptes.

C’est encore eux qui sollicitent NOTRE compassion et NOTRE écoute, alors que nous, à la base, on n’a rien demandé !

 

Et cette fameuse amie, qui pendant des semaines et des semaines, te raconte les épisodes palpitants de ses disputes conjugales, tu la sens au bord du divorce (on en connait toutes, des comme ça), pour qu’au détour d’une conversation, tu apprennes par la copine de la tante Gertrude, une version non-censurée de la vie amoureuse de ton amie, qui parait-il, va diner avec son bonhomme toutes les semaines, dans leur petit restau d’amour, et qu’ils en profitent pour se faire le plein et plein de mamours !

Fiouff, on a frôlé la catastrophe divorcienne.

Ou encore, celle qui vient de se remettre à bosser (il y a six mois), et qui ne vous dit rien alors que vous la croisez tous les matins ! Et l’autre qui vient de signer l’achat de son appart, qu’on a vu la veille pendant 1h 30, mais qui a préféré ne rien dévoiler !

 

Dois-je conclure que les lamenteurs sont souvent frappés d’un Alzheimer violent, et qu’ils omettent de nous raconter aussi leurs moments heureux ?

Ce qui m’amène à ma chro du jour (c’est pas trop tôt !), où je me dis qu’il y a un facteur crucial, qui n’a rien à voir avec celui qui distribue mon courrier : L’œil ! Eh oui, celui avec un Grand L !

Le vrai, Le dur, Le vilain, celui qu’on te colle un peu comme le poisson d’Avril, sauf que certains le gardent carrément sur eux toute l’année, comme talisman anti grand L !

 

Même si je trouve un peu léger de se cacher derrière ce prétexte ! Encore plus depuis que je suis mariée avec un ashké. Il balaye tous ces trucs d’un revers de bras. Fallait voir sa réaction quand au début du mariage, je foutais de l’encens dans toute la baraque comme ma grand-mère me l’avait appris ! Ou quand automatiquement je me mets à cracher sur du sel, si par mégarde il en tombe par terre. Faut voir le regard qu’il me jette en me disant :

– Eh bien, on est loin de la 5ème avenue, Madame Davis !

– C’est contre l’œil chéri !

– Ridicule !

 

Ne vivons-nous pas tous un peu avec cette envie féroce de protéger notre nid, et ne sommes-nous pas tous un peu perdus avec les limites sociales, finalement ?

 

Eh bien figurez-vous que récemment, j’ai entendu quelques mots qui m’ont fait réfléchir sur le sujet :

 

On connait tous l’histoire célèbre de Sarah, qui était stérile pendant des années, qui n’avait pas renoncé à son rêve de donner un héritier à Abraham. En désespoir de cause, elle avait demandé à son mari de prendre sa servante Hagar comme substitut (normal !). Mais hélas, quand cette saleté de Hagar est tombée enceinte, il paraitrait que celle-là même est venue se pavaner devant sa maîtresse, qui était la gentillesse incarnée. Et vas-y que je me caresse le ventre arrondi chaque fois que je passe devant Sarah, et vas-y que je me plains que c’est dur de lui servir le thé dans son état, et vas-y que je me la raconte grave parce que MOI je suis enceinte et pas toi, en lui faisant des chamtas (intraduisible) en bonne et due forme, pour cause nouvelles formes !

 

Au début, Sarah a mis sa bonne en garde :

– Écoute-moi bien, H., si tu n’arrêtes pas ton petit manège pas enchanté, je vais te foutre un œil que tu vas regretter, ma fille !

L’autre, connaissant le caractère trop sympa de sa boss, ne s’est point du tout arrêtée, et a continué son petit jeu cruel !

 

Note de l’auteur qui n’a rien à voir : j’ai vu BossBaby avec mes enfants au ciné pendant Pessah. Déjà que sans pop-corn, le cinéma c’est trop nul, mais en plus, il ne rentre pas du tout dans mon top five des dessins animés !

D’ailleurs, j’ai juré que si la rumeur est fondée qu’ils nous font le coming-out de Elsa dans Frozen 2, I quit ! Ça y est, c’est dit ! Parce que bonjour l’image ! Si une femme seule à plus de 30 ans, qui chante libéré délivrée, c’est qu’elle aime forcément les femmes, non mais oh ! On peut très bien être une célibataire de 30 ans aussi libérée et délivrée soit-elle sans être gay. C’est quoi ces histoires ? On en reparlera à sa sortie ! Si ça se confirme, je vous préviens, ça va chauffer du clavier !

 

Bref donc, où j’en étais… Ah oui, Sarah qui se prenait des piques dans la tronche toute la journée par Madame Hagar qui n’arrêtait pas de la narguer. Donc arriva ce qui arriva : Sarah lui a foutu vraiment l’œil, et lui a fait perdre le gosse de sa première grossesse ! Eh oui !

Alors ? N’a-t on pas dit que Sarah était une bonne personne de base, comment une chose pareille a t’elle pu arriver ?

 

Eh bien, d’après ce que j’ai compris, si tu annonces à ton amie une bonne nouvelle, non pas avec l’intention de lui crever les yeux (c’est le cas de le dire), pas pour l’éclabousser avec tous les trucs géniaux qui t’arrivent, non, juste pour partager, tu ne t’attireras pas le mauvais œil, car tes intentions ne l’ont pas appelé. À contrario, si une personne s’expose en photo pour te dire :

– Regardez-moi dans les yeux ! Oui, dans les yeux, car je suis trop belle, et je vous fais un selfie pour vous, bande de nazes, parce que je me kiffe trop, eh bien… faudra pas s’étonner si la dame devient borgne dans les jours qui suivent…

 

J’en profite pour répondre à la question que l’on me pose souvent :

– Mais sinon, Junes Davis, au niveau de l’œil, ça va, tu gères ? Parce que poulette, avec ton blog, tu racontes un peu (beaucoup) ta vie, non ? Y en a qui sont pas bien dans leurs baskets et jaloux ! Moi, à ta place, je m’enfermerais à double tour, et j’arrêterais de m’exposer comme tu le fais, mais j’aime bien tes chroniques, continue, c’est super (??).

 

Alors pour répondre à cela, je me lève de mon bureau d’où je vous écris, je mets mon microphone dans mon sac (j’ai un grand sac), je commande un Uber, j’arrive à Times Square, et je proclame toute habillée (oui, oui, faut préciser le Toute Habillée pour Times Square), et je déclare solennellement que mes intentions sont bonnes. Si je vous raconte mes galères et mes histoires, c’est pour qu’ensemble, on se booste dans la vie !

Parce que oui, mes chéris, l’œil mauvais existe, évidement, nous ne sommes pas au Pays des poupées Russes figées d’Euro Disney. Rien que le nombre d’articles sur le sujet dans Google fait peur, mais heureusement que le bon œil existe aussi, avec ses intentions positives !

Le tout, c’est d’essayer d’être mesuré quand on se confie sur les impasses de la vie comme dans les joies, en se réjouissant sincèrement pour les uns et les autres, sans aucune jalousie possible !

N’hésitez pas à me balancer sur junesdavis55@gmail.com ou mon mur FB vos lamentations, sans pour autant être un lamenteur, sans oublier de m’écrire vos bonnes nouvelles, que je tacherai sans faire de tâches (faut que je lâche la blague un de ces quatre) de lire avec un œil bon !

 

C’était la chronique du lundi de Tata !

Énormes bisous.  À mercredi avec une VDM people croustillante que j’ai sur le feu, mais rassurez-vous, je surveille la cuisson pour ne pas qu’elle brûle ! Bisous

 

PS : Si vous n’avez pas encore commandé mes tomes 1 et 2, vous pouvez le faire sur junesdavis.com, rubrique: l’Exode ou La Genèse.

 
Jusqu’où peuvent aller les « lamenteurs » pour se protéger de l’œil ?

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Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Tu tries tes tiroirs, tu tombes sur des photos de toi, et de ton mari jeune ! Tu gueules vers ton homme qui passait par hasard par là, avec photo en main que tu lui fous sous le nez : 

– Est-il possible de remonter le temps ? Regarde comment j’étais belle à l’époque !
Toi, tu attends que l’homme te dises : 
– Non ma douce, tu n’as pas besoin de machine car tu es encore plus belle que lorsque je t’aies rencontré. J’irai même jusqu’à dire que je voudrai accélérer le temps pour avoir un toi du futur encore mieux que maintenant.
( Oui, je sais, je pousse la phrase fantasme vachement loin…Eh bien quoi on peut rêver, non ? ) Car la réalité, c’est qu’au final il t'arrache la photo des mains sans jeter un regard à ton propre visage et te dit :
– Comment j’étais beau gosse avant, j’étais bête, j’aurai dû emballer plus de filles ! 
– Saleté ! Moi, je trouve que t’as déjà bien profiter ! Donnes-moi cette photo ! 
Et la voilà, rangé jusqu’à Pessah prochain ! 
 
T’en profites pour faire aussi le tri de tes shoes avec cette question existentielle : 
Dois-t’on garder une paire de godasse laide mais confortable ou bien jeter une paire trop belle que l’on ne porte jamais car elle nous rend souffrante du pied tellement elle est inconfortable…That it the débat ! 
 
Tu te mets à faire des calculs et des projections ou tu te vois en train de cachériser ta cuisine en alternant eau bouillante, allu et chalumeaux. Deux mots que tu utilises très rarement dans tes conversations au quotidien : quoi que…. après cela dépend des contextes parce que y a pas longtemps j’ai été dans une soirée pour présenter mon livre mais il y avait une dame qui passait juste après moi qui présentait des trucs ou il était question de te rendre bouillante avec non pas un chalumeaux mais un plumeau. Bref…..J’essaye d’occulter cette soirée de mon cerveau mais parfois, il y a des flash qui me reviennent. 
 
Dès que tu as quelqu’un au tel ou par message : 
 
– On invite qui ? Qui fait quoi ? T’en ai où ? Il te reste quoi ? 
 
Pour arriver enfin au séder, et dire cette phrase culte : 
L’année prochaine à Jérusalem même si j’ai une petite préférence pour Eilat ( La fille qui a rien compris, ok je sors ! ) 
 
Pessah Cacher Vesameah mes petites galettes !
 
Je reprend les publications dans 10 jours.
Bisous et Bonnes vacances !
Ps : Mon tome 1 et 2 dispo sur junesdavis.com Rubrique: la Genèse et l’Exode. Livraison partout dans le monde. 
Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !
Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !
Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !

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