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Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

J’ai remarqué que s’il y a un sujet bien tendu dans ce monde, c’est : Les belles-mères !

Prenez n’importe quelle belle-fille au hasard dans la rue en bas de chez vous, ou une que vous avez sous la main. Lancez rien que ces trois petits mots, et vous verrez qu’elle aura forcément quelque chose à dire sur la mère de son amoureux. Il est vrai que l’on ne peut ignorer celle qui a porté, élevé, travaillé pour le compte de celui que nous avons élu: homme de notre vie !

 

Rien qu’en étant en couple avec leurs fils, nous récoltons un peu la graine prête à la consommation que ces mamans se sont galérées à planter et à arroser tous les jours. Nous devrions justement en prendre avec nous, car un jour, nous les belles-filles, nous devrons à notre tour laisser nos petits quitter le nid pour construire le leur avec une autre, et ainsi de suite.

En attendant, est-ce que tout cela est juste ?

Certainement pas ! C’est juste dans l’ordre des choses, mais en aucun cas, les belles-filles ne doivent payer le prix fort de cette lamentable injustice.

 

Alors après une enquête très poussée (j’ai demandé à ma sœur et à ma cousine ! Désolée, j’ai pas trouvé mieux comme témoin, tout le monde est hyper occupé en ce moment! ), on peut clairement distinguer deux catégories de belles-filles, il y a :

 

les chanceuses :

– La mère de mon mari, c’est un bonbon, un vrai bonheur, une douceur de femme, t’as pas idée. Elle est trop sympa/ trop gentille / trop serviable etc.

Certaines vont même jusqu’à affirmer qu’elles ont des rapports beaucoup plus harmonieux qu’avec leur propre mère !

 

Et puis il y a les autres…

Je pourrai écrire carrément un livre rien que pour la deuxième catégorie de B.F., mais il faut absolument que je commence à rédiger mon troisième tome. Du coup, je n’ai pas le temps de me lancer dans un nouveau projet, et pour être honnête, je ne sais pas si un jour je pourrai finir cet essai, car il y a tellement de choses à dire que j’en aurai au mieux jusqu’à mes 120 ans, et encore…

Je ne vais jamais plus loin que l’âge de 120, car je considère qu’à ce stade, même le botox ne peut plus faire grand-chose !

Mais rien ne m’empêche d’agir aujourd’hui, et de noter pour toute une génération de belles-mères (la fille qui rêve), les principales erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !

C’est vrai quoi, c’est pas de leur faute, si personne n’a jamais vraiment pris le temps de leur donner une feuille de route pour éviter que les belles-filles les DÉTESTENT !

 

Je commence tout de suite par le commencement, avec les présentations officielles :

Mesdames, quand votre fils vous présente sa fiancée : prière de ne pas tirer une tronche de trois pieds, car cela va se voir sur les albums photos familiaux, et croyez-moi, des années après, ça saute encore aux yeux ! Alors souriez, vous êtes selfisées.

 

Les préparatifs du mariage :

Tout ce qui concerne votre belle-fille, ne dites pas un mot, ne prononcez pas la moindre criti…Comment ? Mais non, vous ne pouvez pas lui dire qu’elle n’est qu’une petite gâtée pourrie qui voit tout en grand, et qu’elle va vite redescendre sur terre, sinon vous allez tout péter dans ce mariage ! Mieux vaut ne rien dire.

Même combat si vous trouvez le choix de sa robe pourri (en même temps, si c’est une pourrie gâtée, c’est pas étonnant !). On ne se mêle pas non plus ! Si c’est le kiff de la petite, même mauvais, c’est le kiff de la petite ! Le best, c’est d’attendre qu’elle vous sollicite clairement comme:

– Bonjour, belle-maman, cela me ferait très plaisir si vous veniez assister à l’essayage final de ma robe de mariée. Merci.

Avec ce genre de phrase, vous êtes sûre de ne pas vous planter.

 

Le jour de l’accouchement :

Il est clair que nous sommes toutes très très contentes lorsque nos familles respectives viennent nous rendre visite à la maternité. Que dis-je ? C’est un grand honneur que beau-papa, belle-maman, et beau-frérot fassent le déplacement pour ce jour si grand qu’est la naissance de nos mini-nous, mais… oui, il y a un « mais », un insignifiant point vient noircir le tableau idyllique de cette journée bénie : il n’est nullement nécessaire de rester TOUTE la journée au chevet de la jeune accouchée. Cela peut sembler étrange, mais certaines jeunes mamans qui doivent allaiter bébé par exemple, peuvent trouver la situation un peu inconfortable, et je ne parle pas de la position du coussin d’allaitement, mes amis !

Je rajouterai que lorsque l’on vient d’accoucher, c’est pas la Top Santé ! Oui, oui comme le magazine.

Donc venir voir le bébé, oui ! Tenir un peu compagnie, oui ! Mais même quand on aime, il faut vraiment savoir partir…

 

Le fils qui se dispute avec sa femme et qui se pointe chez vous:

L’accueillir à bras ouverts, en sachant pertinemment qu’il a la tête de celui qui vient de s’embrouiller avec sa moitié. Le prendre dans ses bras tout contre soi, en donnant le sentiment d’avoir retrouvé un fils qui revient de la guerre !

Laissez-moi voir comment juger votre réaction poliment : ÇA VA PAS LA TÊTE ! ÊTES VOUS TOMBÉS DESSUS ? Que votre fils se comporte comme un enfant de cinq ans qui se réfugie dans les jupes/pantalons de sa mère (tout dépend de votre niveau de tsniout), oui, mais que vous l’acceptiez, ça non !

On lui ferme gentiment la porte au nez, ou on lui donne un bon coup de pied au derrière, et on le renvoie chez sa femme pour qu’il règle ses problèmes de couple ! En agissant ainsi, ça évite à votre belle-fille d’avoir une raison (de plus ?) de vous détester, et de rendre votre garçon, un homme, un vrai, qui ne fuit pas ses problèmes !

 

L’éducation des enfants : Attention danger ! Chien méchant ! Terrain miné !

J’imagine qu’il doit être très difficile de ne pas se mêler de l’éducation de ses petits enfants quand on est une mamie. Surtout quand on pense que sa belle-fille les éduque n’importe comment ! Que faire alors ?

Hum, hum… rien ! Quitte à vous mordre la langue jusqu’à saigner, car votre belle-fille doit être déjà bien contrariée d’avoir du reprendre son enfant en public (vous êtes son public), mais en plus, la maman sait pertinemment que son enfant exagère justement parce que mamie est dans le coin ! Pitié s’il vous plait, ne profitez pas d’un moment de faiblesse de votre B-F pour l’achever de conseils, déjà qu’elle se sent mal. C’est pas que l’on s’en fiche mais… si, on s’en fiche royal (Barrière), en fat. Tiens, je me ferais bien un petit weekend à Deauville, moi). De plus, de source sûre (les tantes sont souvent des grosses balances !), nous avons su que votre expérience éducative est souvent déformée par le temps ! On vient de nous confirmer que lorsque vous vous doriez la pilule (que vous avez prise !), vous étiez la première à laisser sans pitié vos enfants au baby club ! Alors pas de salades aujourd’hui, mesdames. Vous aussi, vous avez été jeunes avant nous !

 

Se déplacer uniquement s’il y a une circoncision : no comment !

Chaque fois que j’entends ça, j’ai envie d’aller sur la place de la République, et taguer : « Sa race, sa mère… » et partir en courant…

Je confirme que j’aurais pu être celui qui a mis la tutu-skirt à la statuette, un jour où j’en aurais eu vraiment marre de cette honteuse mentalité.

 

Prendre sa B-F pour sa B.F.F : et vas-y que ça clope ensemble, et vas-y que ça papote, que ça critique…

Avoir une belle-mère rock'n’roll, c’est top, mais avoir une belle-mère qui se met à raconter plein d’anecdotes sur son fils (votre mari, accessoirement) c’est chaud ! Elle peut s’oublier, et se mettre à raconter les détails bien honteux de l’adolescence de son garçon. Ce qui devient nettement moins fun, c’est quand sa langue bien fourchue fourche sur le cv amoureux, et balance le nom de celle qui a brisé le cœur de son fils : Amandine ! No way ! C’est cette même Amandine qui vous a présenté votre époux, en omettant de vous dire le principal ! Vous imaginez le carnage pour le couple : mensonge, trahison, séparation… bref, la totale !

Allez belle-maman, clopez-moi cette cigarette ailleurs, et puis… arrêtez de cloper tout court ! Il est temps de passer à la cigarette électronique, qui fait beaucoup plus chic !

 

L’éducation (bis) :

Aller contre l’avis des parents en cachette (franchement, à votre âge, faire des cachotteries, est-ce bien raisonnable ?) :

– Bien sûr, mon petit sucre d’orge, que mamie va te donner ce sucre d’orge !

– Mais Paulette, il a des caries, et le dentiste a précisé qu’il devait éviter de manger trop de sucreries.

– Ne commencez pas, Salomé ! L’éducation, c’est à la maison ! Ici, c’est chez moi, et Alexandre Junior est le Roi !

– Oui, parce que Mamie est gentille, et maman est méchante !

Et paf ! Dans ta tronche, méchante maman qui essaye de protéger les dents de son fils.

 

Oh et puis mince ! Après tout, soyez comme vous voulez à la fin ! Juste, ne vous vexez pas quand votre belle-fille vous fait une remarque sur un truc que vous faites qui la dérange. C’est pas évident, pour elle, d’apprendre tous ces nouveaux codes familiaux. C’est pas facile de passer derrière une maman aussi exceptionnelle que vous, essayez d’être indulgente !

 

Je souligne que la nouvelle génération de belles-filles, n’est pas en reste non plus. Niveau caractère, il y en a certaines qui sont de belles pièces de bœuf. Les petites n’hésitent plus à montrer les crocs si on les enquiquine un peu trop. Elles n’hésitent plus à le faire savoir, et limite maltraitent leurs belles-mères en abusant et réabusant de leur gentillesse :

– Jeanne, vous me gardez les enfants de 9h à 9h du soir, s’il vous plait ! Maintenant qu’ils sont chez vous, c’est mieux qu’ils dorment carrément avec vous ! Ça m’arrange. Bisous.

Ou encore

– Belle-maman, on vient ce weekend. Comment ça, vous aviez prévu quelque chose ? Comment ? Vous refusez de voir vos petits enfants, c’est ça ? Très bien, je vais devoir leur dire que leur mamie préfère aller voir sa mère malade à l’hôpital plutôt que nous recevoir ! Si vous continuez Martine, vous ne verrez plus du tout vos petits enfants, c’est clair ?

 

L’idéal serait de se dire les choses avec un respect mutuel, car nous n’avons pas signé de contrat qui stipule que les belles-mères et les belles-filles doivent s’aimer à tout prix. En revanche, le respect est obligatoire, n’est-ce pas jeune demoiselle ?

N’oublie jamais que ces femmes que tu traites de folles à longueur de temps sont des mères avant tout. Et ça, ma chérie, entre mamans, on ne peut qu’arriver à se comprendre. Si seulement chacune fait l’effort de vivre en bonne intelligence, qui sait, peut-être même qu’un jour vous pourriez toutes les deux aller vous faire une séance d’UV…

Mais ma parole, t’as vraiment rien compris, toi !

Retourne au paragraphe de ne pas être amie avec sa belle-mère… c’est pas vrai, nom de D. ! On se tue à écrire des chroniques, et personne ne prend le temps de lire tout correctement. Pas étonnant qu’après il y ait tant d’histoires, faut lire aussi…

 

Je vous embrasse les belles ( et les beaux), et vous souhaite une entente cordiale et chaleureuse entre vous, ce qui me donne envie d’écrire sur la relation exceptionnelle qu’entretenaient Naomi et Ruth, faut que je vois si j’ai le temps de vous la poster. Gros bisous

PS : Si vous n’avez pas encore commandé mes tomes 1 et 2, vous pouvez le faire sur junesdavis.com, rubrique: l’Exode ou La Genèse. 

 

Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !
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Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quelque part dans Manhattan, le jeune Davis rentre de l’école, accueilli par sa mère :

 

– Hello, mon chéri, ça va, ça a été ta journée ?

Il balance son cartable avec rage, retire son manteau, et marmonne un vague :

– Mouais ça va…

Le voilà qui fait valdinguer ses baskets l’une après l’autre, pour les faire atterrir en plein milieu du salon.

Comme n’importe quelle maman de la terre qui s’est tapée plus de deux heures de ménage (les jours de chance!), je lui demande gentiment de ramasser ses petites affaires, et de les mettre directement dans sa chambre.

Et un clin d’œil, mon garçon de presque 11 ans, se met à péter un câble.

Non pas qu’il change d’humeur comme de chemise, vu qu’il met trois plombes à en enfiler une, mais il se met à me hurler dessus à faire trembler les murs de tout l’appart :

– QUOI ? TU VEUX QUE MOI, JE RAMASSE MES CHAUSSURES ? MAIS ENFIN, TU VOIS PAS QUE JE SUIS PAS BIEN ? J’AI PASSÉ UNE JOURNÉE HYPER DIFFICILE À L’ÉCOLE !

– Mais pourquoi tu t’énerves comme ça, mon petit cœur ? Je t’ai juste demandé de ramasser ton sac, et tes…

– LAISSE-MOI TRANQUILLE, OK ? C’EST DUR LA VIE, D’ACCORD ? J’EN AI RAS LE BOL ! t il part en claquant la porte de sa chambre.

 

Je suis encore sous le choc de la scène surréaliste que je viens de vivre.

Je me dirige pour aller voir ce qu’il a, et accessoirement lui régler son compte ! Sauf que…mon petit bonhomme revient deux secondes plus tard, totalement calme, s’excuse de son comportement

inadmissible (c’est bien, au moins il le reconnait), et s’effondre en larmes dans mes bras, en implorant mon pardon… pour que le lendemain, exactement le même scénario se répète encore et encore !

 

Ce qui n’est pas si grave ! Je vous entends même d’ici, pensez :

« Oh, la mère Davis, n’en fais pas tout un fromage, ça va lui passer ! »

C’est certain, mais attendez que je vous raconte cette autre séquence …

En pleine matinée, la nurse de l’école m’appelle, et me demande de venir chercher mon poulain immédiatement, parce qu’il s’est gravement blessé !

Mon cœur fait un bond, je cours au galop telle une jument pour porter secours à mon grand sportif qui s’est fait mal au foot (on est des grands sportifs dans la famille, chaque fois qu’on touche un ballon, on est fichu pour trois semaines !). Affolée, je trouve l’ainé de mes enfants affalé devant l’infirmerie, tout sourire, qui ne m’a pas l’air si mal que ça.

Tiens, l’américain aurait-il du sang tunisien qui coule dans ses veines ?

Parce qu’à mon sens, ils ont un très net penchant pour l’extrapolation et l’exagération avec leurs « Oh my God » à tout va !

Je vérifie que son pied n’est pas cassé, comme ma mère me l’a appris (on a tous un fort potentiel pour être médecin dans la famille, mais que le potentiel… mis à part ma mère, en fait ). Après deux trois vérifications, tout est en place grâce à D. et on rentre.

Une fois à la maison, pour le fun, je m’amuse à lui faire un super bandage-placebo. Une heure après, je suis étonnée de recevoir un appel du professeur principal de mon fils. Je réponds, et je l’entends d’une voix angoissée me dire qu’il a appris par le whatsapp des copains de la classe que mon petit poussin s’était cassé la jambe. Oui, parce qu’à 11 ans, c’est normal d’être sur whatsapp, et d’avoir un Iphone 6, 6+, 6S+, 8SS20…

– La jambe, vous dites ?

Je jette un regard à notre grand blessé du jour, qui traverse le couloir sans aucun boitement à l’horizon.

– Oui, il a envoyé la photo. Impressionnant, ce bandage ! Vous inquiétez pas,

Madame Davis, on va s’organiser pour les devoirs. Peut-on avoir votre sweet

candy au téléphone, pour lui souhaiter un bon rétablissement ?

– Sweet candy, sweet candy… qui raconte des bobards, oui. Monsieur Darwish, rassurez-vous, c’est juste une petite foulure, mais je vous le passe !

– Alors candy, comment vas-tu ?

 

Le problème, c’est que depuis cet épisode, à chaque fois que je croise une maman, elle prend des nouvelles de la patte de mon petit oisillon. Au début, je prenais le temps de rétablir la vérité, que je trouvais marrante, mais au bout de la quatrième fois, ça m’a bien soulée. Du coup, je prends mon air inquiet, et je dis que ça va s’arranger… (Mythomanes reconnus de mère en fils depuis 2006).

 

Sinon, depuis quelque temps, il fait aussi un truc trop bizarre. Chaque fois qu’il marche dans la rue avec ses sœurs, il évalue la distance entre lui et moi, et frappe au hasard l’une de ses sœurs.

Furieuse, je le regarde et lui demande :

– Pourquoi tu l’as frappée ?

– Je sais pas.

– Sérieux, explique-toi, je veux comprendre, elle marchait tranquillement

à côté de toi !

– Je t’ai dit je sais pas. C’est peut-être sa robe ou juste qu’elle m’énerve à marcher à côté de moi.

– Mais enfin t’es pas net…

etc.

 

Ou encore quand j’invite des gens à la maison, si par malheur je décide de raconter une histoire, le voilà qui débarque dans ma conversation tel un boulet de canon, contredit (chmetta) ma version devant tout le monde.

– Maman, c’est pas tout à fait comme ça, que ca s’est passé. J’ai d’abord envoyé à mes copains une photo de ma jambe, et après le prof a compris que…

Ma parole, mais qu’a fait la mère pendant toutes ses années ? Ah mince, c’est moi !

En général, j’ai qu’une envie, c’est de lui donner une bonne claque, mais comme depuis 1981 (année de ma naissance), je suis contre toutes formes de violence, je grince des dents, et me dis que je règlerai ça plus tard, quand tout le monde sera parti.

 

Mais le pire, c’est quand nous sommes à un block de l’école, et qu’il se met avec prudence à regarder à droite à gauche, bien qu’il n’y ait aucune rue à traverser. Il m’arrête, et me dit toujours cette même phrase :

– Tu comprends maman, c’est honteux que ma mère m’embrasse à mon âge !

– Et porter ton sac à dos, qui me donne l’air d’un ado de 15 ans, c’est pas honteux ?

– Ah non ! C’est normal, tu prends soin de moi, passe-le moi. Bonne journée !

Et je le vois courir retrouver son groupe de copains au format américain alors que le mien est toujours aux normes européennes.

 

Mais le coup de grâce, c’est le dimanche, quand il vient me demander avec sa petite voix s’il peut dormir chez un pote, parce que la mère est trop cool :

– Comment ça, sa mère est trop cool ?

– T’inquiète pas, toi aussi t’es cool, (Notez qu’il a mis le trop devant le cool pour elle, et moi, je n’ai eu le droit qu’à un simple cool !).

Toi, tu fais bien les crêpes des fois (des fois ?), mais la mère de Max fait des Mac and Cheese trop bonnes.

Alors voilà, on y est ! Les fameux Mac and cheese ! Sachez mes amis que dans ma vie, j’ai accepté beaucoup de choses, mais je ne ferai JAMAIS des Mac and Cheese ! JAMAIS ! Ce plat est la limite que je me refuse de dépasser, mon influence américaine s’arrête là. Si un jour, je franchis le cap des Mac and Cheese, je serai une Junes Davis perdue à vie dans le tourbillon immonde qu’est la bouffe américaine ! Ce sera quoi après les MAC ? Les cro-nuts, les donuts, le peanut butter, les cupcakes, les sticks de mozzarella… la débandade, oui ! La porte ouverte à tous ces horribles mets pas gourmets que les amerloques ingurgitent à longueur d’année : Et voilà que ce petit traitre veut aller manger chez une autre, c’est trop !

De toute façon, mon père m’avait prévenue avec cette phrase qu’il ne cessait de me répéter quand j’étais ado :

– Tu verras, tout ce que tu me fais, tes enfants vont te faire pire que ça !

Oy je vais vivre la misère, et selon papa, ce ne sera que justice !

 

Mais alors que j’ai abandonné tout espoir de changement de comportement de mon petit chéri qui ne veut plus que je l’appelle comme ça, pas plus tard qu’hier soir, il se pointe devant moi, et me demande de le mettre au lit :

– Ah bon ? Je croyais qu’un fifth grader (CM2) allait au lit tout seul…

– Pas ce soir maman.

– J’arrive !

 

Je l’accompagne, il se glisse sous la couette, que je remets bien, et il me prend la main. Je me rends compte qu’elle a bien grandi depuis le temps où je la lui tenais des heures entières, jusqu’à ce qu’il s’endorme (où je pouvais mourir d’ennui). Je lui souhaite bonne nuit, et me lève, mais je sens sa main me retenir, et dans un murmure de fatigue, il me dit :

– Reste un peu avec moi, ce soir… comme avant, maman, comme avant…

 

Et c’est sur ces paroles, que j’entends la respiration de mon fils m’indiquer qu’il s’est endormi presque instantanément. Je reste encore un moment pour l’observer, car au fond de moi, je suis rassurée, j’ai encore un peu de temps, même si je ne sais pas pour combien de temps il aura encore besoin de ma main dans la sienne.

 

Alors, chers parents, soyons forts et serrons-nous les coudes pour affronter cette période tant redoutée qu’est « l’adolescence ». Rappelez-vous que dans les moments difficiles dus à cette étape, une partie de nous, verra toujours à travers nos enfants qui grandissent, ce petit baby que nous avons bordé tant de nuits. Courage moussaillons, ça va vite passer !

 

Bisous mes chéris. À mercredi.

 

PS : N’empêche que ce serait marrant si un jour je vous écris le top five des pires coups que j’ai fait à mes parents pendant mon ado.

 

PS 2 : Pour vérifier que l’os n’est pas cassé comme ma mère me l’a appris :

Il vous faut un enfant ou un adulte qui vient de se faire mal. Une fois que vous en avez un sous la main, demandez-lui l’endroit où il a mal. Touchez délicatement cet endroit. J’insiste sur le délicatement, qui est très important pour cette phase de l’opération, comme lors d’une mousse au chocolat lorsqu’il faut incorporer les blancs en neige avec une cuillère en bois et non avec une vulgaire cuillère qui peut nous les bousiller !

Si à l’effleurement du bobo, le patient hurle de douleur, c’est branle-bas de combat, c’est sûrement cassé. Il faut appeler le 911. Si le sujet ne hurle pas et prononce un simple : Aïe ! Ça roule, mais il va falloir quelques jours de repos.

Si le sujet sourit, se relève, marche sans boiter…c’est qu’il voulait simplement que vous veniez le chercher plus tôt !

 

Si vous n’avez pas encore mes Tomes 1 et 2, vous pouvez les commander sur

junesdavis.com. Rubrique : l’Exode ou La Genèse.

Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !
Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !

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Le Krav Maga et les American boys

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

 

En début de semestre, et après avoir visionné une vieille vidéo du BÉTAR (je regarde des trucs moi, parfois…bref…), j’ai directement inscrit mon fiston à des cours de Krav Maga. En mère juive toujours déjantée, mais parfois angoissée, j’ai souhaité que mon poussin de fils sache se défendre dans cette basse-cour cruelle qu’est le monde dans lequel nous vivons. Apparemment, je ne suis pas la seule à avoir eu la même idée, puisque nous sommes trois mamans de la classe à avoir inscrit nos petits chéris dans le même club.

C’est pourquoi nous nous sommes toutes mises d’accord sur un système de roulement, où chacune à tour de rôle accompagnera ces pré-ados tout en bas de Manhattan.

Et aujourd’hui, c’est bibi qui s’y colle !

 

Ma mission est simple : aller chercher mon garçon et ses potos, trouver un taxi, monter dans le taxi. Attendre cinquante minutes, le temps que les petits gueux finissent leur sport de combat, et les redéposer, toujours en taxi, chacun en bas de leur maison respective.

 

Allez Simone, en voiture pour cette galère certaine qui nous attend !

Car oui, c’est une galère… et vous allez lire pourquoi :

 

À quatre heure trente précisément, dans le lobby de l’école, comme tous les parents ici présents, je me retrouve prise en sandwich dans une marée humaine de plus de 300 enfants totalement déchainés qui sortent tous en même temps. Je m’accroche à un poteau pour ne pas me faire marcher dessus (Hé, jeune fille, tu m’as pas vue ? Suis-je si petite que ça ? Vraiment ? Come on !). C’est in extremis que j’extrais de cette masse infantile Ethan et les trois autres petits américains qui n’ont rien de petit, (l’un d’eux fait tout même 1m78… pour 11 ans) pour nous sortir de là entiers !

 

Et justement, on sort, dehors il fait -12 (déjà ça, c’est un point galérien à lui tout seul, nevermind). Je chope le premier taxi venu, on monte, et pendant tout le trajet, j’ai les copains de mon fils qui, avant même d’arriver, se mettent dans l’ambiance du cours, en faisant des pseudos prises de Krav-maga à tout va. J’utilise le mot pseudo volontairement, parce qu’à tous les quatre, ils ont dû faire à tout casser trois leçons, et encore, c’est grand maximum. Faut croire que ça leur suffit, puisqu’ils se prennent déjà pour des pros. Mon seul but est d’éviter que les cartables volent à travers l’habitacle de la bagnole, et qu’ils atterrissent sur le pare-brise de ce pauvre chauffeur qui nous a pris dans son taxi en toute innocence.

Enfin, on arrive à destination de ce chemin sans fin.

Pensez à remercier avec beaucoup plus d’intensité et de conviction, les autres mamans qui se sont tapées tout le trajet avant moi.

En sortant, j’évite d’oublier dans le coffre, mon gros cabas ou se trouve mon ordi (un faux Louis Vuitton de folie ! Je ne sais plus comment il s’appelle, ce modèle, mais c’est celui que plein de dames emportent avec elles à la plage, ultra pratique).

Comme je sais que je vais devoir patienter une heure, je l’ai pris exprès pour bosser, et du coup mon sac pèse vachement lourd. Ça doit se voir, parce que le petit (géant) Kevin me prend mon sac de l’épaule, et me dit :

– Let me help you, Ethan’s mom. Laissez-moi vous aider, maman d’Ethan.

Waouuuh, trop gentil ce gosse, sauf que je l’entends dire à mon fils en anglais comme si j’étais transparente ou que je ne comprenais pas un traitre mot à la langue de Shakespeare :

– La pauvre, ta mère, elle est vieille, c’est dur pour elle, faut l’aider.

Le scélérat ! Mais il croit que j’ai quel âge ? Mieux vaux ne pas lui demander, je sens qu’il va me sortir un truc qui va pas me plaire.

 

On pousse la porte du Krav, et les gosses surexcités partent se changer. Je repère une prise, m’assois par terre (la classe !), et branche mon portable (depuis quelques semaines, j’ai créé des groupes Whatsapp pour poster mes chroniques, et depuis, ce pauvre téléphone, à force de biper, est totalement sous tension. Il se retrouve souvent à plat, alors il faut que je le branche en permanence).

 

Je remarque un type avec une crête, qui doit être le standardiste. Il me voit seule, et je sens qu’il veut qu’on papote. J’ai envie de lui dire :

– Pas possible, mon gars, je dois rendre un article, et tu vois, là, j’optimise mon temps à fond (vive le jonglage !) Mais par politesse, je pose mes gants, et prends des gants pour m’excuser que je ne peux converser, et c’est là que crête man me sort des phrases hors du commun :

– OK. Je te dérange pas plus, mais j’adore tes Moon Boots (bottes de neige).

– Merci.

– Elles sont pas un peu grandes pour toi ?

– Non, ça va.

– Je peux les essayer ?

 

Hein ?

Ça se fait si je lui dis que ma mère m’a toujours interdit de prêter mes chaussures ? Remarque, pour l’expérience inédite, je serais bien tentée de les lui prêter, mais je me ravise rapidos, parce que l’on ne connait jamais vraiment l’hygiène plantaire des gens, et encore moins des inconnus. Imagine qu’il porte des chaussettes sales, trouées, avec des ongles horribles… non, je peux pas. Alors à défaut de prendre ce risque, je prend mon courage à deux boots, et lui réponds :

– Désolée, je préfère pas.

– Je comprends, mais si un jour tu les vends, je suis preneur.

– Euh… OK.

 

C’est ainsi que 12 lignes écrites, 112 messages Whatsapp, 87 notifications facebook, et 8 messages Messenger plus tard, les enfants sortent enfin du cours (faut vraiment que j’éteigne mon phone quand je bosse). Je suis ravie de constater que les sportifs en herbe ont les joues bien rosies par l’effort, et ça fait plaisir de voir tout ce défoulage.

Le prof de krav maga sort lui aussi de la salle, et demande des papiers au fétichiste. Mon regard se pose directement sur les bras et le visage de Yoni (le prof) qui sont recouverts de tatouages. J’en fais la remarque à mon fils en français :

– C’est marrant, ton moniteur, il s’est fait faire plein de hiéroglyphes. (La fille qui est jamais sortie de chez elle. Bonjour le monde !)

– C’est quoi des hiéroglyphes ?

– Ce sont des dessins égyptiens. Ça fait bizarre, toutes ces Cléopâtres.

– Moi je trouve ça sympa. Je pourrai en avoir un quand je serai plus grand ?

– Ah non ! Tu commences pas avec ces bêtises ! C’est interdit, chez nous, n’y pense même pas. Ça fait voyou (alors qu’aucun rapport, en plus !). Et puis d’habitude, les gens se font tatouer : des oiseaux morts, des cœurs, des écureuils, le nom de leur petite amie, pour ensuite regretter gravement leur choix (Une grosse pensée pour Johnny Depp qui s’était fait tatouer Winona Ryder pour casser deux mois plus tard ! La galère après, pour les modifs, il a morflé le Johnny !). Mais des hiéroglyphes… franchement !

 

Évidemment, c’est à voix bien haute, et bien fort, que j’ai partagé cette pensée si intelligente et si profonde, remplie de jugements pour dissuader Ethan. C’est pourquoi je vis juste après, ce grand grand moment de solitude que TOUS les francophones connaissent pour l’avoir vécu au moins une fois dans leur vie :

– Bonjour, je suis le prof de ton fils… oui, oui, je parle le français, je suis canadien. Je viens de Montréal. Ton fils se défend pas mal. Il est super, mais il doit continuer de s’entrainer le reste de la semaine. D’accord ?

– OK merci…

Bon si ça se trouve, il a rien entendu, fiouf. Me croyant sortie d’affaire, le coup de grâce tombe :

– By the way, j’ai mes deux ex tatouées sur mon omoplate. T’as raison, c’est pas intelligent de faire ça. Ne te fais jamais de tatouages Ethan, ta mère a raison ! See you !

 

Puis-je m’enterrer sous terre tout de suite ? Non ? Mais qu’on me coupe la langue une bonne fois pour toute, ma parole ! Qu’on en finisse !

 

Pour dissiper ma honte, je fais style de ramasser les affaires des enfants, mais le grand Kevin me dit qu’il ne faut pas que je me fatigue trop :

– C’est pas bientôt fini oui ! J’ai 35 ans, 35 ans !

– Okay dokey ( je supporte pas cette expression américaine )

 

On sort en vitesse, et je lève la main pour héler un yellow cab, mais les american boys me disent qu’il faut d’abord que l’on achète des protéines pour garder la masse musculaire.

Toi, en tant que française, quand on te dit prot’ : tu penses poulet/ Dukan/ surimi, mais hélas, l’américain pense : Starbucks frappuccino surprotéiné avec double dose de chantilly !

Je leur dis que c’est n’importe quoi ou je dis rien ?

Pas besoin, mon fils me demande d’être cool, et de faire comme toutes les autres mamans. J’abdique, et décide d’aller leur acheter leurs saloperies (ah si, après cinq ans, j’affirme que ce sont des saloperies ! Sauf leurs cappuccinos, et leurs thés rouges).

On escalade les 499 centimètres de neige, pour arriver au Starbucks le plus proche, et si Kevin me propose encore sa main pour ne pas que je tombe, je vais lui montrer ce qu’à mon âge on peut faire en terme de Frappuccinos renversés sur une tête ! On commande nos boissons au bar, et je reçois en simultané de mère 1, 2, et 3 :

– Kevin peut dormir chez toi ce soir ? J’ai un mariage.

– Ça t’embête qu’Aaron passe la nuit chez toi ?

– Tu peux garder Charles cette nuit ? On a tous la grippe, et je ne voudrais pas qu’il soit contaminé.

J’ai envie de répondre à la dernière mom qu’il va bien falloir qu’à un moment donné, Charles rentre chez lui, mais les américains et les microbes, c’est toute une histoire…

Et on repart à la maison.

 

Je fonce préparer les lits, mettre les draps, dire à mes poupées retrouvées d’arrêter de sauter sur les lits gonflables qui ne sont pas des trampolines. Plus tard, je les fais tous manger, et quand tout le monde est enfin au lit vers 21h30, je reçois un appel du standardiste fétichiste avec une préférence pour les Moon boots, qui m’informe que l’un des enfants à oublié son cartable au Krav-maga, et qu’il faut aller le chercher.

mèreencarton#têteenl’air#irresponsable#j’enaimarred’êtremoi !

Allez, rhabille toi, remets tes bottes, repars…

 

Alors vive les sports de combat, même si on souhaite de ne jamais devoir à combattre qui que ce soit, sauf si c’est pour se dépasser soi-même et repousser ses limites ! Phrase clichée mais tellement vraie ! 

Je vous embrasse, mes préférés. À mercredi pour une vraie de vraie big surprise !

 

PS : J-7 avant la sortie officielle de L’Exode. Youhouuuuuuu !

Le Krav Maga et les American boys
Le Krav Maga et les American boys

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Cinq Bonnes raisons de fêter le Tout Sur Le Chevat

Publié le par Junes Davis-Cohen

Hello mes Friends, allez savoir pourquoi, je me sentie investie de la mission de vous écrire sur notre prochaine fête, qui aura lieu vendredi soir ! Je vous embrasse, Chabbat Chalom et Hag sameah !

 

1) C’est l’occasion d’appliquer le fameux slogan « manger cinq fruits et légumes par jour » car c’est bon pour la santé ! C’est pas moi qui le dit, c’est les gens de la télé ! D’ailleurs, ces même gens peuvent sérieusement faire défiler le même slogan entre le trop pleins de pubs qui passent à la télé américaine. Parce qu’entre le Mac Do, les Burritos, et le Starbucks… mon D. mon D.…mieux vaut ne pas développer le sujet, je risque d’énerver ma belle-sœur, nutritionniste, qui me lit de temps de temps. Salut Steph !

 

2) Parce que Tou Bichevat, c’est un peu Nature et découverte ! On prend plaisir à redécouvrir des fruits exotiques que l’on zappe complètement le reste de l’année. Sauf, les blondes dans les bars, comme dans le sketch de Florence Foresti, qui commandent toujours des jus de fruits trop chelous :

– Bonjour, pourrais-je avoir un jus de baies, avec un peu de Yuzu (sorte de citron jaune), merci !

Donc même si vous n’êtes pas blonde, et que vous n’êtes pas dans un bar, vous pouvez comme moi, manger pour Tout Bechevat des figues de barbarie, car elles n’ont rien de barbare, croyez-moi ! Faites gaffe quand même aux épines, qui peuvent vous prendre en traître, mais sinon, c’est trop blond, pardon, bon ! Cela nous montre aussi à quel point D. nous a gâtés en ayant créé autant de fruits divers et variés. Je n’imagine même pas combien au Gan Eden, il devait y avoir de fruits exceptionnels. Mazette ! Je viens de comprendre d’où vient l’origine de la célèbre enseigne Parisienne : Le Paradis du Fruit ! Comme quoi, Tou Bichevat développe le cerveau !

 

3) Parce que cela me permet de me replonger dans mes années lycée sans aucune nostalgie ! Surtout quand Madame Marciano nous citait la fameuse phrase : « L’homme est un arbre des champs ». J’imaginais toujours des scénarios vraiment étranges, qui n’avait sûrement rien à voir avec l’explication Thoraïque, car il n’était pas rare qu’Angélique, Marquise des Anges (je tiens à préciser que cette Angélique n’a jamais participé à l’émission de télé-réalité « les anges » !), et Sissi Impératrice, couraient dans les champs après le Prince Hans d’Autriche !  C’était du grand n’importe quoi, car après réflexion, l’expression de Madame Marciano voulait dire en réalité, qu’un homme est comparé à un arbre avec ses racines (sa famille, sa syna, ses valeurs morales), qui représentent ce qu’il a fait pousser tout au long de sa vie. Ses feuilles et ses fruits sont le résultat du travail qu’il a effectué. Si un fruit est bon, c’est qu’il a bien bossé, mais allez sur aish.fr, c’est vraiment sympa ce que j’ai lu.

 

4)  Parce que c’est l’occasion de se souvenir qu’au cours de nos journées de fou, on peut faire plein de petites prières avant de manger, ça ne mange pas de pain ! Cela nous fait gagner plein de points pour notre cagnotte journalière de bonnes actions… Quoi que, attention pour le pain, il faut d’abord se laver les mains, faire motsi, et faire le Birkat Amazon. Perso, je trouve que c’est une grosse galère de manger un sandwich en pleine semaine. En plus, faut demander avec du pain complet, car il parait que le pain blanc n’est plus bon pour la santé ! Moi je dis, le mieux pour le midi, c’est une simple salade de quinoa, avec des cornichons et des radis, basta ! Je précise que je suis au régime en ce moment, j’essaye de perdre les fameux trois kilos accumulés pendant l’hiver, d’où mon menu très light !

 

5)  Et le dernier point, mais non le moins important : à partir du 15 Chevat, la nature se renouvelle et les beaux jours arrivent, car après le froid, vient toujours le beau temps ! Toujours ! Les arbres nous rappellent que même si nous sommes enracinés dans le matériel, nous avons la possibilité d’accompagner toutes nos actions en intégrant du spirituel. Alors avec cette dose magique qu’est la prière dont seul D. a le secret, nous verrons forcément que de bons fruits dans notre vie !

 

Je vous envoie plein de blé, d’orge, de dates, de figues, de raisins, de grenades, et d’olives virtuels, qui je suis sûre seront posés sur une jolie table, ou dans une belle corbeille. En tout cas, moi, en les mangeant, je penserai à vous, c’est certain ! Enjoy le Tou be Chevat mes petits choux, et à lundi !

Cinq Bonnes raisons de fêter le Tout Sur Le Chevat
Cinq Bonnes raisons de fêter le Tout Sur Le Chevat
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Bienvenue à Rassraland !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Lorsque ma famille et moi-même sommes fin prêts à fêter tranquillement nos cinq années passées sur le sol Américain, gourmande comme je suis, pour célébrer la chose, je m’apprête à commander mon dessert préféré, qui n’est autre que la tarte aux citron meringuée (obligée la meringue sur la tarte, sinon c’est un dessert qui sert à rien !).

Mais au moment où je prends mon téléphone, mon doorman m’appelle pour me dire qu’il y a une enveloppe Fedex pour moi, et que je dois descendre immédiatement pour la signer. Je descends, prends la lettre, l’ouvre, et découvre avec horreur écrit en gros et gras, pour les myopes comme moi :

 

Dear Mr and Mrs Davis,

Vos visas expirent le 17 Janvier 2017, vous êtes priés de les renouveler, sinon après cette date, vous devez dégager du pays.

Bests Regards. The United States Department of Immigration.

 

Oh my God ! On est le 22 Décembre, il nous reste à peine trois semaines avant la date fatidique. Allez hop, pas de temps à perdre, me voilà à faire une liste mentale des choses à faire par ordre de priorité :

- Réserver au plus vite les billets pour Paris (8h Aller-retour)

- Se préparer psychologiquement pour rentrer dans l’ambassade des États-Unis à Paris (1h30).

- Appeler la dirlo de l’école pour lui expliquer que les petits vont devoir rater l’école (3 minutes).

 

Je remonte et commande malgré tout ma tarte, la fille imperturbable en toutes circonstances, car on le sait tous, avec du sucre, les nouvelles sont toujours plus douces à avaler ! Le soir même, Micka et moi annonçons aux enfants notre voyage précipité, et personne n’a l’air franchement emballé, sauf : mon fils ! Dès que l’on a prononcé la phrase : « Tu vas devoir rater l’école », il a enchainé avec une danse du ventre endiablée, en sautant sur tous les canapés du salon. Dans la foulée, il s’est mis à faire défiler son répertoire de copains, pour leur demander qui est le plus grand des beaux gosses qui va zapper le redoutable « Terra Nova », sorte de test académique annuel qui rend totalement folle la directrice. Car selon les résultats des élèves, ce gueux de test détermine le classement des meilleurs établissements privés sur Manhattan, qui parait dans le Times. Par expérience : mieux vaut ne pas croiser Miss Meltzer pendant cette période, car elle se met dans un état pas possible (pour rien !) :

– VOUS AVEZ 45 SECONDES DE RETARD ! 45 SECONDES, MADAME DAVIS ! C’EST INADMISSIIIIIIIIBLE !

Anyway, nous voilà vendredi, veille du départ, je peaufine joyeusement mes derniers achats d’avant le jour J. Je mets la main sur mes futurs collants H&M (ils sont de folie, et pas chers en plus, mais je viens d’apprendre que ceux de Primark sont pas mal, du coup je suis toute déstabilisée ! Houlà, j’ai des gros problèmes dans ma vie !), quand tout à fait l’air de rien, sans savoir pourquoi, je commence à ressentir une douleur au bras :

C’est quoi cette affaire ? Depuis quand on a mal au bras, ou à la veine plutôt ?

 

Je ne fais pas attention, et passe en caisse, jusqu’au moment où je vois mon bras doubler de volume dangereusement.

– Ah oui, quand même ! Bon bah, y a plus qu’à regarder sur Google search, histoire d’avoir une idée de ce que j’ai. Je rentre mes symptômes, et comme à chaque fois que je vais sur Google search, histoire de… j’oublie que je prends mon ticket gagnant pour rassraland/ angoisseland où je me projette dans les pires scénarios. Je lâche les collants, appelle mon mari pour lui demander son avis (mais pourquoi, pourquoi je fais encore des trucs comme ça ?).

 

– Allô chéri, c’est moi. Ça va ? Excuse-moi de te déranger, mais voilà, depuis cinq minutes je sens une douleur au bras gauche, et je voulais savoir si tu penses que c’est grave ? Comment ça on part demain soir et ce n’est pas le moment de faire des histoires ? Comme si j’avais choisi le timing ! Non mais je rêve ! Veux-tu vraiment que l’on parle de timing ? Dois-je te rappeler que pas plus tard que mardi dernier, vers minuit, tu m’as fait lever de mon lit pour que j’aille t’acheter de l’eau de mer, car ta narine droite était bouchée, tandis que moi j’avais limite une bronchite, et je ne bronchais pas ! Bon, tu m’énerves, je te laisse ! Eh oui, les valises sont faites, salut !

 

Non mais je te jure, j’apprends jamais de mes erreurs, c’est pas possible !

Le mieux, c’est que je monte sur la grande roue qui m’emmène chez le docteur le plus proche, pour vérifier que je n’ai rien de sérieux !

Mais avant, je dois récupérer mes kids de l’exode, pardon, de l’école, car c’est l’heure d’aller les chercher !

(Je travaille trop sur mon bouquin, faut que je me reprenne !)

 

Je prends tout mon monde bien excité, et on file au dispensaire. Le problème, c’est qu’à peine arrivés en salle d’attente, il y a fifille 1 qui commence dangereusement à embêter son frère, en lui tirant le peu de cheveux qu’il a sur la tête. Lui, décide de répliquer (normal!), et entraine fifille 2 dans un joli combat de catch, où je ne distingue ni les mains, ni les pieds de chacun, où j’ai même vu un stylo à bille valdinguer au dessus d’eux ! Au début, trop honteuse, je n’arrête pas d’essayer de les séparer car nous sommes dans une salle d’attente pleine de monde, tout de même, mais en jetant en œil aux américains présents, je me rends compte que TOUS, sans exception, mais TOUS, ont les yeux rivés sur leur smartphone ! Du coup, ça arrange bien mes affaires, car personne ne prête attention à la bataille des Bics qui se joue devant eux. Alors en parfaite mère indigne, je décide de ne plus m’en mêler, et les laisse se déchiqueter entre eux. Après tout, c’est pas mes oignons !

 

Peu de temps après, j’ai fifille 2 qui a pu s’échapper de la bagarre, qui monte sur mes genoux, et se met à appuyer pile sur l’endroit où j’ai mal ! C’est fou ça, a-t-elle un aimant à bobos de sa mère ? Peut-être que les enfants et les mamans continuent d’être reliés par une sorte de cordon ombilical invisible ! C’est comme quand vous décidez de vous lever plus tôt que tout le monde, vers 6h du mat’, dans l’espoir de vous préparer tranquillou ,et sans comprendre ni comment ni pourquoi, vous voilà à 6h05, entourée de votre famille au grand complet, à faire la queue pour utiliser VOTRE salle de bains !

Bref, le docteur m’appelle, je rentre, et il me demande :

– Alors que puis-je faire pour vous ?

Je lui raconte le blabla de mon bras. Il m’ausculte, ne dit rien, mais fait des bruits bizarres :

– Hmmm… Ah…mmm…

Et moi je suis là après chaque bruit qu’il fait :

– Alors… alors… alors, c’est quoi…?

 

Ce n’est qu’après cinq minutes (durant lesquelles tu fonces à toute allure dans le train-fantôme de rassraland), qu’il se décide à me répondre :

– Je préfère ne pas me prononcer, et surtout, que vous alliez faire immédiatement une écho en urgence.

– Dans l’heure ? C’est si urgent que cela ?

– Par prévention, Madame Davis, par prévention. Avec un air grave, genre t’es finie !

 

Je suis en bad total, mais je me répète qu’il faut avoir confiance en D. et en la vie, et que c’est le moment de montrer ce que j’ai dans le ventre. Allez, faut pas jouer les dégonflés ! En plus, tu vois pas le truc, j’avais rien hier, alors il ne faut pas s’emballer même si mon cœur s’emballe grave !

C’est quand même dommage que ce soit tombé un vendredi ! Je prends les choses en main question organisation, et me transforme en adjudant en chef :

Je dépose petits à la femme de ménage, qui par chance, est à la maison (et ne m’a pas plantée), et donne des ordres à tout le monde pour ne pas qu’il y ait de désordre quand je rentre. Je fonce à l’adresse, et vois une plaque où il y a écrit : imagerie-radiographie. Ce qui me fait comprendre que si l’établissement s’appelle comme ça, c’est parce que tu t’imagines les pires choses avant de faire ton écho. N’empêche, depuis que je suis à NY. je tiens à souligner que je n’ai jamais vu un building aussi haut, avec autant d’ascenseurs (15 !), un qui va dans chaque étage.

Je sors de l’ascenseur, trouve des dames dans des boxes. Je tends le papier du docteur, remplis un questionnaire où il y a 150 feuilles que je dois signer, en guise de décharge en cas de procès ! Je suis ballotée dans pas moins de huit services, comme une vieille balle de baseball. J’ai la sensation de revivre quelques pages de la BD : « Les 12 travaux d’Astérix ». Surtout quand les dames me disent :

– Comment ? Vous n’avez pas le formulaire A2346 ? Mais il vous faut ce formulaire ! Bon, le mieux c’est que vous retourniez à l’étage 9, pour ensuite redescendre au 6, et vous revenez me voir entre l’étage 3 et 4. Compris ?

Compris, bien que je sois en eau quand j’arrive devant l’échographe Russe qui a l’air aussi aimable que Poutine de passage à l’ONU.

Elle regarde mon dossier, et me dit sans ménagement (et sans me dire bonjour) :

– Je te préviens, si je vois quelque chose à l’écran, c’est ambulance, et on t’opère sur le champ.

– Ah… by the way, bonjour ! Moi aussi, je suis enchantée de faire votre connaissance, moi c’est madame Davis.

– Déshabillez-vous entièrement !

– Si j’enlève mon t-shirt et basta, c’est bon ?

– Y a pas de basta qui tienne. Enlève tout, comme ça, tu seras prête pour l’ambulance et l’opération.

Miss Poutine ne plaisante pas. Je me désape contrainte et forcée, et vlan que je te fous le gel, et tu te tais ! Elle me fait mon écho, qui je précise est la plus longue de ma vie (6 minutes, mais j’ai cru 60), et je lui demande toutes les deux secondes :

– Alors ? Alors ? Alors ?

Mais elle ne me répond que des :

– Chut ! Chut ! Chut !

Et après une durée indéterminée, elle me sort :

– T’as rien, t’es juste crevée. Rhabille-toi !

– Et c’est tout ?

– Mais oui, c’est tout ! Vraiment, les docteurs, il savent plus quoi inventer pour facturer !

 

Ah mais bien sûr, comment ai-je pu oublier que pendant que nous, pauvres petites gens, qui nous promenons au pays de rassraland, eux, les docteurs, roulent en décapotable les cheveux aux vent, au pays de businessland !

 

Depuis, j’ai vraiment retenu la leçon, et je me dis que le mieux, c’est de la jouer à la française avec :

 

1) ON NE VA PAS SUR GOOGLE SEARCH

2) On se soigne au Doliprane.

3) On attend. Et si au bout de trois jours, cela ne passe pas, on va consulter !

Oui, oui, c’est la même règle de trois qu’avec les mecs. Si t’as pas de nouvelles après trois jours, c’est que c est mort, ma sœur. Perds pas ton temps à te dire que le monsieur en question a eu un grave accident qui l’empêche de te rappeler, ou pire, qu’il est atteint d’une paralysie des doigts foudroyante qui l’empêche de texter ou de donner signe de vie ! Au moins, je t’ai prévenue ma ou mon chéri, c’est pour ton bien tout ça, car si quelqu’un est intéressé, il rappelle dès le lendemain.

5) On se détend en lisant mes chroniques, et on ne pense plus à son bobo !

 

Juste pour conclure, le soir même, avec ma famille, nous avons profité d’un bon repas de chabbat, en remerciant D. que je n’aie strictement rien (Ça fait un peu mormon, écrit comme ça !) ! Le lendemain soir, après la sortie des trois étoiles, nous voilà envolés sur le vol New York-Paris pour dix jours de folie qu’il me tarde de vous raconter !

XOXO Juju Davis !

Je vous embrasse, à mercredi mes amours !

 
 Bienvenue à Rassraland !

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Road trip au 770 !

Publié le par Junes Davis-Cohen

À la seconde où j’ai su que j’allais déménager à New York, j’ai noté dans mon top five des choses à faire, qu’il fallait ABSOLUMENT que je me rende à Brooklyn pour faire un tour au 770, la syna du Rabbi. Ayant fait toute ma scolarité dans une école loubavitch (Sinaï), je connais mes 12 psoukims par cœur. Chez moi, j’ai un exemplaire du Hitat/livre de prière, même si je suis plutôt Patah, et j’ai une boite de tsedaka/tirelire dans chacune de mes pièces, qui n’est pas en forme de cochon (vous imaginez, je serais un peu hors sujet !), mais en forme de Seven seventy justement !

C’est ainsi que dès mon arrivée sur l’île, je me suis renseignée pour le Brooklyn et tout le toutim, et l’on m’a dit :

– Le 770, ho la la, c’est super loin en métro, et le Ohel (le cimetière où est enterré le Rabbi), n’y pense même pas sans voiture. Il se trouve dans le Queens, à une heure environ de Manhattan, sur la route qui mène à l’aéroport ! Y a bien des navettes, mais c’est galère, faut regarder les horaires.

– Ah d’accord ! Alors c’est coton pour y aller toute seule, attends déjà que je me repère pour aller faire mes courses avec mon caddie de mamie. Je me laisse ça pour plus tard, lorsque mon cerveau sera sur Gps automatique New Yorkais.

Et puis, plus les jours passent, et plus mon top five se réduit petit à petit, pour laisser place à mon quotidien.

Alors, quand deux années plus tard, ma sœur Rebecca m’a dit : « Junes, je viens passer trois semaines chez toi », j’ai dit banco, la voilà, ma partenaire d’expédition !

À son arrivée, pour ne pas la brusquer, j'ai laissé Reb’ croquer un peu de la Grosse Pomme, et un matin, je lui demande de prendre son livre de psaumes, et hop, en métro Simone, direction le 770 ! Elle a dit OK, même si je n’aurais pas du rajouter le classique :

– On va demander une prière pour que tu te maries cette année, y a pas de raison !

Je vous épargne les  «mêle toi de ta vie !», «commence pas à me soûler», « je suis très bien comme ça», que je me suis pris en pleine tête (bien mérités !), et nous voilà partis ! Pour l’occase, je n’ai pas eu d’autre choix que d’embarquer mon fils avec nous, puisque quand sa tante est là, ils deviennent littéralement siamois. Ce qui me force en tant que mère juive (ou pas !) à arrêter d’être aussi jalouse, possessive, hargneuse face à leur complicité évidente, puisque j’en ai déduis que s’ils rient au même blagues (souvent à mes dépends) c’est qu'ils ont sûrement le même âge mental, Rebecca 29 et mon fils 9. Parfait !

Bref, on se tape toute la ligne de métro avec deux changements s’il vous plait, et après cinquante minutes, on sort enfin de la bouche du Subway, pour rester bouche bée devant la légendaire synagogue du Rabbi.

Mon fils me dit :

– C’est pas un magasin de jouets ici, vous m’avez dit qu’on allait dans un magasin de jouets, et que c’était ma journée fun !

– Du calme petit, si t’es sage, nous irons après.

Babababa, bien quand j’habitais encore à Clichy, et que j’ai vu le bâtiment sur des millions de clichés ça m'a fait tout bizarre de se retrouver devant. Il n’y a plus qu’à y rentrer !

Et c’est là que ça devient rockn’roll : dès que nous franchissons la porte du côté des femmes, il y a cinq, six dames, qui nous foncent droit dessus et nous demandent quelle langue nous parlons. Elles nous proposent : français/anglais/chinois/portugais/espagnol/italien/… stop, nous c’est le français, et une certaine Tanya avec un fort accent de je sais pas où nous dit:

– Suivez-moi !

Elle nous montre un siège au premier rang, mais ma sœur refuse de s'y assoir pour une question de principe car elle n’est pas une première de la classe, même si elle a de la classe, et on se pose une rangée derrière. 

Tanya en profite pour mettre dans les mains de mon fils un livre de téhilim/ psaumes. Elle lui demande son âge, et lui ordonne dans une mixture anglais/ français de lire :

– Toi, lis ça, miracle pour toi ! Avec la page ouverte qui correspond à son âge avec un an de plus.

Mon fils me râle dessus :

– Où tu m’as encore emmené maman ! Je préférais encore quand tu me trainais chez Zara de force. C’est quoi ici ?

Je ne réponds pas car Tanya le fait à ma place :

– Toi, petit, lis !

Et mon fils s’exécute sans dire un mot de plus. En vrai, je suis ravie parce que je me dis qu’un peu d’autorité et de spiritualité, cela ne lui fera pas de mal à celui-là!

La dame nous montre du balcon, la fameuse estrade où le Rabbi a divulgué ses merveilleux enseignements. Et c’est le choc, car ma sœur et moi crions en chœur que c’est tout petit. On en rajoute en disant qu’en vidéo ça avait l’air vachement plus grand !

Premier heurt pour Tanya (la pauvre, elle a pas fini avec nous !), qui le prend mal, et nous explique que :

– Ce n’est pas petit ! Savez-vous le nombre de gens qui venaient écouter le Rabbi ? Des millions ! Alors ne blasphémez pas !

Toutes confuses, on s’excuse auprès de notre guide du lieu, et j’en profite pour lui glisser que j’aimerais envoyer une lettre. C’est ma copine Nehama-Dina qui m’a informé de le faire une fois sur place. Tanya me regarde, et nous demande d’aller nous laver les mains. Elle nous désigne un lavabo dans un renfoncement, mais ma sœur proteste :

– Je dois le faire aussi même si elles sont propres ?

– On vient du métro, Rebecca, mais peut-être qu'avec le produit désinfectant que j’ai dans mon sac fera l’affaire !

Tanya s’agace et nous dit :

– Non, non, allez faire netilat/lavage de mains sans bénédiction, parce qu’on va écrire au Rabbi.

– Ah…OK. 

Et on s’exécute.

Tanya nous tend des feuilles blanches, et nous demande de noter nos demandes.

Le concept est simple, et tout le monde peut le faire : lorsque tu rédiges tes demandes ou tes questions, tu te concentres très fort. Tu prends cette même feuille, tu la glisses dans l’un des livres où sont répertoriées les millions de questions auxquelles le Rabbi a déjà répondu du temps de son vivant, et par le mérite de sa mémoire bénie, tu as la réponse qui correspond exactement à ta question. C’est magique !

J’informe Rebecca qu’il m’arrive de le faire en solo parfois à l’aide mon iPhone avec l’application Iguerot, ( ils sont forts ces loubavitch !).

Donc ma sœur et moi voulons commencer à noter nos requêtes, mais Tanya nous demande de dire à voix haute avant d’écrire:

«Vive le roi Méleh amachiah le Rabbi Ménahem Schneerson toujours vivant, descendant du roi David !»

Et là, on beugue !

Impossible de dire cette phrase : le rabbi#lemashiah#toujoursvivant#whatelse ?

Ma sœur et moi, on se regarde super gênées, et par télépathie de sœurs, on se demande comment on va faire pour ne pas encore heurter Tanya, qui m’a l’air un poil sensible sur le sujet, alors on réfléchit, et même en se forçant, il nous est impossible de répéter cette phrase.

Et vu que c’est moi la grande sœur des deux, je décide d’aller au turbin et d’annoncer à Tanya qu’on va pas pouvoir jouer le jeu :

– Hum hum…, je suis désolée, mais je ne peux pas répéter ta phrase, car elle n’est pas tout à fait juste.

Oh my god !

Oh boy !

Mais qu’est-ce que j’ai pas dit ! Je vois de la fureur dans ses yeux. La pauvre, j’ai dû encore la vexer en disant un truc qu’il ne fallait pas, car elle me hurle littéralement dessus, et m’affirme que le rabbi est TOUJOURS vivant, mais qu’avec mes petits yeux, je ne le voix pas.

– Oui, parce qu’il est décédé, comme ma grand-mère, mon grand-père, eux aussi, je les vois pas. Mille excuses Tanya, mais je ne peux pas répéter ta phrase.

Mais elle insiste, et insiste, cette phrase a l’air méga importante pour elle, et commence à la négocier :

– OK, je comprends, mais si tu la chantes ?

– Non !

– Tu la dis en hébreu !

– Non plus !

– En anglais !

– C’est pareil!

– Écris-la !

– Mais non à la fin !

– OK let’s make a deal ! Tu m’écris sur la feuille : « Vive le roi meleh

amachiah le Rabbi Menahem Schneerson descendant du roi David qui est vivant ! »

– Mais chérie, le roi David aussi est mort !

– Arrête de dire qu’ils sont morts ! Écris juste ta question, qu’on en finisse !

Ma sœur et moi posons nos petites questions, et glissons nos feuilles, on referme le livre, et hop le rabbi me donne des réponses par des métaphores à peine voilées à ce que j’ai demandé. À chaque fois, j’en suis toute émue, alors que pour ma sœur, l’explication la laisse de marbre :

– Dis moi, Junes, t’es sûre que ça marche ton truc ? Je vois pas le rapport avec ce que j’ai demandé !

– Fais un effort, tu veux te marier, oui ou mince ? Si le rabbi dit que tu dois devenir prof de Kodech* pour petits garçons pour trouver ton mazal, tu deviens prof de Kodech pour petits garçons, et tu trouveras ton mari dans le lot !

– Ça fait un peu pédophile dit comme ça, je crois pas que ce soit la bonne interprétation, tu crois que je peux le refaire ? On a le droit à combien de fois ?

Tanya nous regarde, tellement choquée par nos échanges, qu’on sent qu’il vaut mieux qu’on n’abuse pas trop de son temps, et que l’on déguerpisse au galop !

Pendant tout ce temps, mon fils, qui était resté bien silencieux, exploit inouï en neuf ans de vie, Il a lu bien plus que son propre tehilim, je précise que c’est la première fois de sa vie, et j’en remercie chaleureusement Tanya, ainsi que pour la patience qu’elle nous a consacré.

Ma sœur me demande si c’est comme au Kotel, où l’on doit sortir sans se retourner ! Je lui dis :

– Je crois pas, mais viens on fait plaisir à Tanya, et on le fait.

Sauf qu’elle nous prend juste pour des folles qui marchent à reculons, et se prennent tous les bancs dans les pieds !

Nous sommes à la porte de sortie, mais Tanya nous retient et nous sort de son sac jaune plastique le kit Rabbi, avec le porte-clé, (avec son portrait, du Rabbi, pas de Tanya ! ) un papier avec un sujet de la semaine (avec le portrait du Rabbi), un mini-magnet pour mettre sur le réfrigérateur (avec le visage du Rabbi), un badge, et un gâteau au miel ( ça se mange !) où une photo du…du….du….Rabbi est glissée dedans. En même temps, on est venues pour ça !

Elle nous demande un tip’s que l’on donne volontiers, alors pour plaisanter, moi qui n’ai jamais de monnaie, je lui demande si elle accepte les cartes bleues ou les chèques de banque, mais Tanya ne rigole pas.

Je cherche au fond du fond de mon sac, mais of corse, je n’en trouve pas, et inévitablement, je répands tout le contenu sur le sol du 770. (Purée on dirait celui de Mary Poppins, y a pas de fond !) et  je trouve enfin un vieux billet de 20 dollars qui était dans un endroit improbable, et le lui tends.

Juste avant de la quitter, et pour achever notre Tanya, Rebecca lui demande en toute innocence :

– Et sinon c’est où le KEVER (la tombe) du Rabbi ?

– LE OHEL ! ON DIT LE OHEL, PAS LE KEVER, CAR LE RABBI N’EST PAS MORT.

– OK, OK, je me renseignais, c’est tout, pas la peine de t’énerver !

Et nous rentrons sur Manhattan.

Ma sœur et mon fils se plaignent sur tout le chemin du retour qu’ils avaient un autre programme en tête pour leur journée fun, mais moi je reste silencieuse, pour réfléchir au message que le rabbi m’a laissé…

– T’en fais une tête, Junes, ça va ? Me demande ma sœur.

– Je réfléchis, c’est rien.

– Oui, c’est vrai, quand maman réfléchit, elle fait toujours une tête bizarre.

Papa dit que c’est parce que ça lui arrive pas souvent !

– Tu répètes vraiment tout comme un perroquet, mon neveu. Tu sais, t’es pas obligé de faire tout comme tes parents, tu peux aussi avoir ta propre personnalité.

– C’est quoi une personnalité ?

Etc.

J’ai bien conscience que pour Rebecca, c’est plus pour l’expérience, car depuis des années, elle suit à fond les ballons différents enseignements et particulièrement ceux du Rav Gay, qui lui convient très bien. Mais perso, j’ai un lien qui me relie au Rabbi, comme une sorte de fil rouge...

Car il y a deux célèbres phrases que je me suis collée sur mon ordi écrites sur un post-it rose fuchsia que je regarde systématiquement avant de répondre aux incroyables messages que vous m’écrivez chaque jour ( en passant merci de m’écrire, c’est l’un des mes plus gros kiffs de ma vie, la folle !) La première étant un booster : 

«Il n’y a pas de problèmes dans la vie, il n’y a que des défis à relever».

Et la deuxième qui est de la douceur à l’état pur :

«Hitler a cherché dans le monde chaque juif par haine, nous les rechercherons à notre tour par amour !»

Ce qui en dit long, très très long, sur le travail acharné de toute la vie du Rabbi. Alors non, Tanya, le Rabbi n’est pas mort, car ses enseignements ont toujours un impact aussi fort sur notre quotidien et tous niveaux de relige confondus, car le Rabbi aimait tout le monde sans exception, et c’est à nous d’essayer simplement de lui ressembler….

Sur ce, énorme bisous mes chéris. Je vous retrouve mercredi comme promis, pour mon histoire personnelle avec le Rabbi. À raconter obligé !

Glossaire:

Tehilims : Recueil de poèmes que le Roi David a écrit avec le souffle de D. La force des tehilims est infinie, vous pouvez les lire en français, en hébreu, en phonétique, comme vous pouvez, c’est vous qui voyez, mais qu’il est bon d’en lire un peu tous les jours (ça me ferait pas de mal de m’y remettre un de ces quatre, tiens !)

Prof de kodech : prof qui enseigne la Toarh, qui inclut plein de matières. 

Guemara: Livres écrits par des rabbins qui expliquent en détail de chez détail chaque mot de notre thora. C’est une étude plus masculine, car les explications ont été rédigées en fonction du cerveau masculin, mais nul n’empêche toute femme d’étudier cette matière, mais perso je trouve qu'il y en a des  beaucoup plus palpitantes pour nous. (le moussar, les lois du language, etc.)

Gaypride: rassemblement des gays pour revendiquer leurs droits.

Voilà ! Pour d’autres explications, n’hésitez pas à me contacter sur junesdavis55@gmail.com

Road trip au 770 !

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Junes, la Yoga girl et petits tracas.

Publié le par Junes Davis-Cohen

C’était un matin comme un autre sauf que… je me réveille toute bloquée du dos. C’est quoi cette affaire? Je me rends vite compte que je ne peux pas me brosser les dents sans pousser des hurlements. 

Bizarre, d’habitude, le mal de dos ne s’invite pas sans prévenir. Il se présente, envoie des mails remplis de picotements à la nuque. Il envoie un SMS aux lombaires, puis des whatsapp aux cervicales, mais en aucun cas, direct il te fonce dans le tas et te fait souffrir comme maintenant ! Le mieux, c’est de l’ignorer pour le moment, et d’essayer tant bien que mal (c’est le cas de l’écrire !) d’emmener mes enfants à l’école. 

Plus facile à dire qu’à faire, car rien que pour habiller les petits, c’est la mission popu. Entre les Aïe, les Oy et les Ouille, j’ai mon mari qui n’arrête pas me dire en boucle d’aller voir un ostéo/practéo/physio, en gros, toutes les professions qui se terminent en O, et au bout de la dixième fois, j’abdique, et je lui dis : 

– OK, OK, pas la peine de me le dire cent fois, j’ai compris ! 

– Je te connais, Junes, tu vas encore laisser trainer, et te trainer de partout. 

– Non, non, promis, je dépose tout le monde à son poste écolier, et je vais voir le docteur. Rassuré ? 

– Oui, mais tu t’en occupes, vraiment ! 

C’est vrai que beaucoup de conjoints ne supportent pas de voir leur femme pas en forme. Apparemment, c’est interdit dans la constitution de la vie à deux ! 

Donc, une fois ma première mission du jour accomplie, et malgré mon mal, je décide de me prendre un petit remontant dans mon Starbucks (genre, je suis proprio !). Sur le chemin du Star’, je tombe sur Haddie, american-mom, blonde californienne au courbes parfaites. Elle fait partie de ces femmes qui, par moins trois degrés, portent des Nike aux pieds ultra tendance, assorties à leur tapis de yoga, placé en évidence dans leur sac de sport qui ne les quitte jamais. Je la connais bien, parce que c’est la mère d’un copain de mon fils. Elle me fait une bise (attention, pas deux, comme à la française !), me demande où je vais, et propose de m’accompagner, car sa présentation vitrine n’est que dans quinze minutes. 

– Ta quoi ? 

– Ma présentation vitrine. Je suis sûre que tu as déjà vu des gens faire des démos de yoga en vitrine, dans les magasins de sport.

– Bien sûr ! On en voit partout dans Manhattan. Au début, ça m’avait choquée, mais maintenant, j’aime bien regarder les mouvements. 

– Exactement. Ça incite les clients à rentrer dans la boutique. C’est moi qui m’y colle ce matin, en plus des cours de Yoga que je donne cinq fois par semaine. 

– Ah super. (Sa race, j’ai trop mal !) 

Lorsque je pousse la porte du café, Haddie remarque que je grimace de douleur. Je lui explique que question dos, ça va pas fort ! Elle me conseille de m’inscrire à son cours, alors je lui explique : 

– No offense, j’ai essayé une fois, mais entre la vue sur des popotins, et une odeur forte de pieds avec laquelle je suis ressortie, franchement, j’ai pas kiffé ! 

– Tu as du suivre un cours de Bikram Yoga, qui n’a rien à voir avec ce que je fais. Moi, je te parle de mouvements qui te détendent de l’intérieur, et qui te redessinent le corps de l’extérieur. Vas y, touche comment je suis ferme du cuissot. 

Oh God ! Il est 8h10, meuf, j’ai mal à en crever, et j’ai pas envie de toucher ta cuisse, OK ? Je veux prendre mon café, filer chez le docteur, et me shooter aux antidouleurs, tu peux le comprendre copine ? Non, je crois pas qu’elle comprendrait, car en vrai, j’ai préféré lui dire : 

– Waouh you look amazing ! / Waouh c’est trop génial ! 

Là voilà toute contente de mes paroles, ce qui a dû la motiver à me sortir de son sac une sorte de jus vert à l’aspect visqueux, qui te donne envie de vomir, rien qu’en le voyant. Je n’ose même pas demander ce qu’il y a dedans, mais pas de panique, on va bientôt le savoir, puisque Haddie est en mode Pub pour le bio, et va tout nous expliquer : 

– Tu sais, Junes, tu ne devrais pas prendre toutes ces cochonneries, ce n’est pas bon pour ton body. Tu devrais faire comme moi, et te préparer des smoothies. Regarde, j’ai mixé des brocolis, de la salade verte, des épinards, du céleri. Cela te permet d’éliminer le gras et la cellulite ! 

J’ai l’impression d’être en plein enregistrement d’une émission avec l’une des mannequins du téléachat ! Tu sais, celle qui est en toute petite tenue, et qui te montre les abdos en béton qu’elle s’est sculptée en six semaines seulement ! Nous sommes interrompus par ma serveuse préférée qui me demande : 

– Comme d’hab’ Junes ? 

– Yes, mais tu me mets une double dose de crème chantilly steuplait, j’en ai besoin là !  

C’est bon, Haddie a failli tomber dans les pommes juste après que j’ai prononcé le mot double, mais l’américain n’aime pas se sentir vaincu, alors pendant que nous attendons mon cappu, Yoga girl décide d’un coup de sortir son tapis de yoga, et de l’installer à même le sol du Starbucks. 

Toute étonnée (et très gênée), je la questionne sur ce qu’elle fabrique, et elle me sort : 

– Je veux absolument te montrer les poses qui pourront te soulager le dos.

– Ah non non, je t’assure, c’est bon, regarde, je vais déjà mieux… mais… trop tard. 

La voilà qui s’étire comme pourrait le faire Gigi Hadid sur ses vidéos Instagram. Tous les clients ont les yeux rivés sur elle, et se marrent, ce qui est méga rare à New York, et particulièrement à Manhattan, car tu peux te promener avec une culotte sur la tête, tout le monde s’en fout. De honte, je la supplie de se relever : 

– Mais enfin, Junes, j’essaye juste de t’aider. 

– C’est trop gentil, j’ai compris, mais relève-toi, je suis connue ici ! 

Ce n’est qu’après cinq poses totalement hallucinantes, qu’elle consent à se lever pour me faire un « hug » en me disant le traditionnel : 

– Take care / Prends soin de toi. See you soon ! 

Je lui dis merci, prends ma boisson et sors enfin ! Sur le chemin, je décide d’appeler ma best friend forever Cohava, pour lui raconter ce qui vient de m’arriver. Coco est thérapeute de métier, qui guérit les maux par les mots. J’adore la nommer la guérisseuse de l’âme, mais ça fait un peu voyante, alors que ça n’a rien à voir ! Je lui raconte direct l’histoire avec Haddie, et elle commence à faire son enquête sur l’origine de mon mal de dos : 

– Donc tu t’es réveillée, et ça t’est venu d’un coup. 

– D’un coup, comme si j’avais une grosse pierre installée sur ma colonne vertébrale. 

– Mais sinon, tout va bien à la maison ? 

– Oui, oui, ça roule, ma poule, sauf qu’en ce moment, avec mon fils, le dialogue est moins fluide qu’avant. Pas plus tard que ce matin, j’ai dû lui dire 450 fois de mettre ses chaussures, mais ça doit être comme ça chez tout le monde, c’est rien, ça ! Ah oui, j’ai mon mari qui a un meeting super important today, mais je suis sûre que ça va aller. Ensuite, je dois préparer des costumes pour Hanoucka pour mes filles, d’ailleurs, fifille 1 a une otite, et on a pas dormi deux nuits d’affilée tellement elle avait mal, mais c’est rien, avec des antibios, ça va vite passer. Sinon, hier, j’ai reçu un message de quelqu’un qui m’a demandé une info, et qui m’a super mal répondu, c’est pas de sa faute, la personne devait être mal poilée. C’est trois fois rien ! Après, je me suis pris une sale réflexion de la dirlo de l’école, comme quoi faut arriver avant 8h00 ! Et au comble de mon bonheur, je me suis frittée avec une dame dans la rue, parce qu’elle me reprochait de prendre trop de place sur le trottoir (???), mais c’est rien en fait, et puis dès que j’ai fini le doc, j’ai encore dix mille choses, entre le ménage, le linge, préparer à manger, passer à la poste et compagnie, tu vois, rien de grave, ça va super bien ! 

– Et c’est tout ? 

– Oui, c’est tout. Ce que je viens de te dire, je ne considère ça en aucun cas comme des soucis, comparé à d’autres vies, c’est que du bonheur. Je n’ai pas le droit de me plaindre. 

– Mais tu ne te plains pas ! Tu sais, il y a des fois où c’est beaucoup à supporter pour une seule personne ! 

– Allons bon, on n’est pas des mauviettes ! Toutes les femmes du monde ont des quotidiens ultra chargés. Pense à celles qui ont en plus un boulot, avec la pression d’un boss, ou d’une collègue/connasse à affronter tous les jours, c’est rien, ce que je vis. Rien ! 

– Tu as le droit de dire que c’est dur parfois. 

– Ça va pas ou quoi ? Si moi j’admets que le rythme est prenant, que reste-t-il aux personnes qui ont des vrais soucis de couple, d’argent, de santé, moi, c’est pourri à côté ! 

– Non c’est pas pourri, car c’est ta vie ! Répète après moi : ça va pas, c’est trop, mais je vais aller mieux ! 

– Non ! 

– Dis-le !  

– Certainement pas ! 

– Dis-le ! 

– Mais arrête, c’est ridicule, tout va bien ! 

– ADMETS-LE, ou je prends un avion, et te force à le dire ! 

Je prends une grande respiration, et je lui dis les mots qu’elle veut entendre (pour mon bien) : 

– OK Coco, il m’arrive d’être stressée, angoissée pour mon mari, mes enfants, ma famille, les autres, mon blog, mon prochain livre. J’ai l’impression de ne jamais être à la hauteur. Parfois, je pense que je n’arriverai jamais à tout faire, et c’est DUR ! VOILÀ, C’EST SORTI ! Et… d’un coup, comme par magie… j’entend, un gros blong dans mon dos ! 

– Oh mon D. ! 

– Junes qu’est-ce qui se passe ? 

– Attends, c’est chelou Co, j’ai plus mal. Attends, c’est pas possible, je peux pas le croire…

– Qu’est-ce que je t’avais dit : il ne faut pas attendre qu’il arrive des choses graves ou des malheurs, pour dire que de temps en temps, ce n’est pas facile. On a tous le droit de souffler dans nos journées, en parlant à une amie, sa mère (note de J.D.: ça dépend des mères !), à une sœur, à un frère, à son mari (re-note de J.D.: ça dépend aussi du mari, n’oubliez jamais que dans le mariage, tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous !), et ça repart, alors arrête de dire toujours que c’est rien, car c’est ta vie ! 

– Pas faux ma chérie, pas faux…

Alors mes amies, l’info vient de tomber, il est permis d’admettre que nous portons trop sur nos épaules (et notre dos) le poids de nos responsabilités. Rien n’est évident : élever ses enfants, être en paix avec son mari, sa famille, sa belle-famille, les amis, les relations extérieures. Essayer d’être la plus polie possible, gentille, respectueuse, posée, calme, en toutes circonstances, n’a rien de facile. Il est évident que nous ne sommes pas des pleureuses pisseuses, mais plutôt des gladiatrices, alors prenons ce droit de vider notre sac de temps en temps. Nous avons le droit de hurler un bon coup dans notre chambre ou de chanter comme des folles devant notre miroir, de se lâcher complètement, car ça fait du bien, et on en a besoin !  Pour ne pas attendre que votre corps vous dise stop, ma boite mail Junesdavis55@gmail.com est à votre disposition, pour partager vos tracas ! 

Une Junes Davis qui aimerait prendre tous les soucis du monde sur ses épaules, mais vu la taille, ça va pas le faire, alors autant juste en papoter. Je vous embrasse fort fort. Bon lundi ! 

 PS : Pour contacter ma Best Friend Forever Myriam Ben alias Cohava, demandez moi son numéro en mp

ainsi que son blog : http://bien-etre-pour-tous.com

Junes, la Yoga girl et petits tracas.

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Pouvons-nous être amis avec les américains, ou juste des potes 🇺🇸 ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

S’il y a bien une question que l’on m’a posée beaucoup de fois depuis que je suis arrivée à New New, c’est bien celle-là : 

– Junes, depuis le temps que t’es là, est-ce que tu t’es fait des amies américaines ? 

Alors ça, c’est vraiment une bonne question, ce qui me fait penser aussi à tous ceux qui ont fait leur Alya, car on doit leur poser la même. 

Sans vouloir faire la fille asociale, snob, pas sympa, je me suis vite rendue compte que les américaines et nous, les francophones, évoluons dans deux sphères totalement différentes, qui ne se croisent qu’à de rares occasions de la journée :  à la sortie de l’école, au Starbucks du coin, ou encore aux réunions parents/élèves. Il nous arrive de nous saluer, et même de papoter par-ci par-là, mais appelons-nous cela vraiment des amies ? Point du tout, mon chou ! Des copines, à la limite, mais pour la plupart, je les mettrais dans la catégorie de : connaissance régulière !

Déjà, pour plusieurs raisons évidentes : nous n’avons pas du tout les mêmes références culturelles !

– Gad Elmaleh, you know ? 

– Gad Qui ? 

Michkin, le Gad, ça fait six mois qu’il est là avec son spectacle à faire le tour de Manhattan, pour s’entendre dire : Gad who ?

Vas y Gadou, on est tous avec toi ! Lâche rien ! 

Ou quand l’américaine de base te demande d’un ton surexcité :

– T’as prévu quoi pour Thanksgiving ? 

– Aucune idée, c’est dans une semaine, j’ai le temps. 

– T’es folle ! Moi, ça fait six mois que j’ai déjà tout prévu. 

– Ah ! 

Ne parlons même pas de l’humour, qui n’a rien à voir ! Et croyez-moi sur parole, ou plutôt sur chronique, c’est pas faute d’avoir essayé deux cent fois de les traduire, et à chaque fois, je dois leur expliquer pendant trois heures la blague, qui n’était en réalité qu’une simple blagounette. 

Mais le moment où tu ne peux plus te défiler, et où tu te dois de faire vraiment des efforts sociaux avec ces gueuses en leggings/ baskets/ casquette, c’est lorsque les enfants veulent se voir pour jouer chez toi. Et là, deux options s’offrent à nous :

1) le drop-off : tu déposes ton enfant, et tu reviens le chercher deux heures après. Papotage très limité, et efficace !  

Ou :

 le 2) Le stay : tu restes avec ton enfant pendant toute la durée de la playdate, pour être sûre que ça va bien se passer.

Perso, je vois pas l’intérêt de rester avec ton kid, pour le regarder jouer, à part si la maman est une bonne amie à toi, alors là, c’est différent, j’appelle ça : le coup double ! 

Donc, c’est tout naturellement que pendant les vacances, j’invite les amis de mes enfants à jouer. Je combine tout à la même heure, comme ça il n’y a pas de jaloux, car chez les Davis c’est : pas trop de liberté, beaucoup d’égalité, et autant que possible, de la fraternité ! Me voilà à gérer six enfants à la fois, mais pas que…

Je me suis mise d’accord avec deux mamans, pour qu’elles me déposent leur mouflets et mouflettes respectifs, la troisième est un peu en retard, ce qui me laisse le temps de finir ma pâte à crêpes. Entre temps je reçois un sms de sa part qui va chambouler mon programme : Lorel me demande si je veux boire un truc, parce qu’elle est au Starbucks, et veut me ramener une boisson chaude. Trop sympa cette maman, je sens que l’on va bien s’entendre ! 

Dix minutes plus tard, elle sonne à ma porte avec sa petite poupée, et nous sommes six personnes à l’accueillir, dont trois de mes gosses. Innocemment, Lorel me demande s’ils sont tous à moi (really ? Même le roux à lunettes ? Come on !). 

On commence à s’échanger des infos de base. On boit nos boissons, elle me raconte un peu sa vie avec une fluidité de folie, et j’en déduis qu’elle va … rester !

Tiens, c’est sympa, peut-être que j’ai trouvé enfin une nouvelle étoile amicale ? Qui sait, ce serait formidable. Mon jukebox de chansons se met direct en marche comme à chaque fois que je fais connaissance avec quelqu’un, et j’entends le refrain :  « un roman d’amitié qui commence entre nous deux » de Elsa. Plus on discute, plus je suis ravie, ça change de clip dans ma tête, vient la chanson  «  Je suis ton meilleur ami » avec le génie de la lampe d’Aladdin, mais le problème, c’est que ça bifurque directement sur « Ce rêve bleu » de Daniel Lévi et Karine Costa, hymne officiel des chalalas de Paris, année 92 ! Alors je me rebranche vite sur la question qu’elle me pose : 

– Et sinon tu viens d’où ?

– Paris ! 

– Ah nice. C’est où Paris ? 

– En France, ma jolie !

– C’est où la France ? 

– .....En Europe. 

– Je connais, une fois j’ai du faire escale en Pologne ! 

– … OK. 

Mais va savoir pourquoi, j’ai besoin de lui dire qu’avant de venir à New York, j’ai vécu six ans à Genève. 

- Junes, on t’a déjà dit cent fois, que t’étais pas obligée de raconter TOUTE ta vie d’un coup, tu peux aussi laisser un peu de mystère, ça va pas te tuer ! En plus, tu vois bien que la meuf, elle s’en sort pas question géo, t’es dûre, quand même ! 

– Eh oh ! À sa décharge, est-ce que je connais les cinquante États des États-Unis d’Amérique, moi ? Non, alors on laisse la chance au produit amical, et n’oublie pas qu’elle m’a ramené à boire. 

– Toi et tes maudits Starbucks, tu m’énerves ! 

En fond sonore dans ma tête, je sais pas pourquoi, d’un coup, j’ai la chanson de Richard Cocciante qui s’enclenche : « J’ai attrapé un coup de soleil » n’importe quoi, c’est n’importe quoi ! Pour couvrir cette chanson qui ne veut rien dire, je commence à lui raconter mon expérience genevoise (des fois je me soûle moi-même à répéter les mêmes choses, encore et encore). Elle m’arrête avec sa main, tout en sirotant son iced coffee à la paille, et me dit : 

– Wait, wait, first, where is Geneva ? /Attends, attends, d’abord, c’est où Genève? 

– En Suisse. In Switzerland, you know. 

– C’est où la Suisse ? Jamais entendu parler.  

– Pas de panique, ça doit être mon accent, désolée ! 

Je répète quatre fois de suite le mot, avec des accents de plus en plus bizarres, et elle me dit toujours, le regard vide :

– Non, je te jure, je n’en ai jamais entendu parler !

Je lui dis que ce n’est impossible, c’est sûr qu’elle connait, y a pas moyen ! Je me mets à lui balancer des mots clés comme si on jouait à Pictionnary, mais elle me répond à chaque fois : 

– I have no idea What country are you taking about ? Je n’en ai aucune idée. De quel pays tu parles ? Toujours avec sa paille  en bouche. Pleine d’énergie, je lui dis en rafale : 

– Seconde guerre mondiale ! 

– No

– Spoliation ! 

– No !

– Secret bancaire !

– Nothing! 

– Drapeau blanc ! 

– No idea. 

Rien, aucun mot ne lui évoque le moindre indice sur le pays où j’ai résidé pensant six longues années. Je balance comme si ma vie en dépendait, en folle que je suis, les mots : chocolat/montre/luxe… pour faire ressortir le jus de culture générale que cette américaine a en elle. Je sais que c’est quelque part dans son cerveau, y a plus qu’à le faire remonter à la surface ! C’est évident qu’elle a déjà entendu parler de la SUISSE ! C’EST SUR ! Y A PAS MOYEN !

Junes calme-toi ! Il y a ta crêpe qui brûle à force de regarder sur google translate tous les mots compliqués ! Et fais gaffe à ton portable aussi, ce serait dommage d’y foutre le feu, ça coûte cher ! 

Mais pourquoi je prends la tête à cette pauvre femme, qui est venue déposer sa fille pour une playdate. Ça doit être de la voir avec sa paille et son iced coffee qui m’énerve ! Après quinze minutes sur le sujet, et quinze crêpes plus tard, (une minute par crêpe, joli score !) l’américaine me demande : 

– Et sinon, tes enfants, à quelle heure tu les couches ? 

– Ils sont réglés comme des horloges SUISSES : 8h30 ! 

– Ah d’accord. Et sinon, tu vas voter qui, Trump ou Hillary ?

– Je ne peux pas voter, je ne suis pas encore citizen.

Il va falloir que je reste zen si je veux me faire des vraies amies dans ce pays. Ne me sentant pas vaincue pour autant (la fille qui lâche pas !), je tente une blague sur la guerre de sécession entre le nord et le sud, si jamais c’est TRUMP qui gagne, et que ce serait dommage de vivre une guerre civile ! 

Elle rigole, et me demande comment je connais tout ça. 

– Bah....je connais quoi ! 

Et c’est là que je me dis comme une évidence, que nous, en tant que français, nous avons étés bercés par la culture américaine, mais eux, pas du tout. Prenons exemple sur les jeux olympiques à la télé, les américains ne montrent que les performances des sportifs américains ! Alors, j’ai eu une révélation pendant que le génie de la lampe repartait dans sa lampe justement. J’ai compris que l’américain aime l’américain ! Il connait l’histoire de son pays, et c’est déjà pas mal, car le reste, il s’en tape !

Donc à la question de savoir si on peut être ami avec des américains, de toute évidence sûrement, car je me suis fait des tas d’amies francophones ici, mais je pense qu’au-delà des frontières (Suisse) culturelles, lorsque l’on trouve un ami, c’est quand on a la sensation que la folie de l’autre nous parait tout à fait normale, et ce n’est pas évident à trouver dans un pays étranger (ou pas !). Alors, si un jour j’ai l’opportunité de croiser une potentielle amie américaine, je saurai que je peux partager bien plus qu’un iced coffee avec elle !

Je vous embrasse fort mes chéris ! 

Ps : J'en profite pour vous écrire que j'ai finis mon tome 2, il est en correction !!! Youhouuuuuu !!!

xoxo Juju D. 

Pouvons-nous être amis avec les américains, ou juste des potes �� ?
Pouvons-nous être amis avec les américains, ou juste des potes �� ?
Pouvons-nous être amis avec les américains, ou juste des potes �� ?
Pouvons-nous être amis avec les américains, ou juste des potes �� ?

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