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18 articles avec glamour

Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!

Publié le par Junes Davis-Cohen

La plupart d’entre nous, même les braves, connaissent cette sorte de spleen qui nous envahit un peu avant que la semaine redémarre, plus connu sous le nom de : « l’angoisse du dimanche soir ». 

Bien qu’il m’arrive encore parfois de ressentir ce sentiment au creux de mon ventre, je dois avouer qu’en cette fin de weekend, tout se présentait plutôt bien. Enfin quand j’écris au creux, ce n’est qu’une métaphore, parce qu’à force d’avoir des petits creux dans la journée, ça fait belle lurette que mon ventre ne l’est plus. 

Ce soir-là, tout allait bien jusqu’à ce que mon mari vérifie ses mails, et me dise : 

 

– Junes je te préviens, cette semaine, je vais être très occupé. Je dois diner avec plein de monde, donc je rentrerai tard tous les soirs.

Va falloir que tu fasses comme si je n’étais pas là. 

 

Pensée numéro un (positive) : Chouette! J’ai pas à lui faire à manger. Des coquillettes et du ketchup pour les gosses, et je serai free! 

Pensée numéro deux (négative) : Comment je vais faire toute seule pour mettre tout le monde au lit… avant minuit ? 

Pensée numéro trois (positive) : C’est pile le bon moment pour commencer la série : « House of cards ». Mon frère dit le poussin m’a vivement conseillé de la visionner pour halluciner devant le jeu d’acteur du Kevin (Spacey). Son pelage n’a jamais été aussi soyeux de ravissement que lorsqu’il s’est tapé les six saisons d’un coup. 

Pensée numéro quatre de femme qui part en live dans sa tête : Attends, c’est pas un peu (usual) suspect que le gars aille diner TOUS les soirs dehors ? Va falloir que je jette un œil de plus près à cette affaire. 

Oh non! Oh bon sang ! Ayez pitié de nous Seigneur miséricorde, faites que cela ne recommence pas ! Préservez-nous! Je croyais qu’après l’histoire du « scandale de la poussette », ce sentiment de suspicion permanente avait été enterré définitivement il y a deux ans au fond du jardin que nous n’avons pas. Je ne veux pas retourner dans la spirale infernale qu’est la jalousie. Au début de mon mariage (les huit premières années !), j’étais tellement rongée de jalousie que je faisais n’importe quoi ! 

Et vas y que je fouinais dans les mails, les sms, les facebook de mon bonhomme. Vas y que je lui faisais les poches pour ensuite lui faire des reproches. Je regardais partout dans ses vestes, ses chemises, ses pantalons, pour trouver la plupart du temps des mouchoirs usés ou des capsules Nespresso, (il adore en avoir toujours sur lui !). Cela me bouffait de l’intérieur, à me grignoter les ongles plus que de raison. Heureusement qu’avec l’arrivée du ICloud, les choses se sont un peu calmées. J’étais rassurée, tous nos appareils étaient en partage de connexion instantanée. Vachement pratique pour les tigresses comme moi, mais pénible à la longue, car si vous voulez conserver un minimum de mystère dans votre couple, c’est râpé: 

– Tu m’as pas dit comment ça c’est passé ton rendez-vous chez l’arracheuse de poil à 13h30 ? 

 

Pendant que je méditais, j’observais mon mari qui venait de plonger dans un sommeil de juste. Remarquez, il m’a juste informée de son emploi du temps, faut que je me détende. Avec son métier, c’est normal que parfois il ait des diners à la chaine. C’est pas parce qu’il est marié qu’il a des chaines aux pieds. En plus, il a eu la classe de me prévenir à l’avance, pour une fois (rien de pire qu’un gars qui t’appelle pour te dire qu’au final il mange avec un copain dehors, alors que tu as passé une heure à lui préparer son repas !). C’est un peu rassurée que je me suis endormie d’un sommeil de plomb. En rêvant de ces fameuses chaines faites du même matériel.

 

Le lendemain, le cœur plus léger, je vaquais à mes occupations de femmes qui ne fait rien. Oui, c’est bien connu, les femmes qui ne bossent pas dans un bureau ne font rien de leur journée ! Une charmante jeune dame m’avait écrit un message délicieux tout de suite après avoir fini mon tome 2 (563 pages. Police: Arial 11. Écrit en petit quoi !) : 

Bonjour Junes, un petit mot pour vous dire que j’ai beaucoup aimé votre roman, mais ce que j’admire le plus chez vous, c’est le fait d’être une femme au foyer, qui ne fait rien de ses journées. Je sais pas comment vous faites, moi je ne pourrais pas ! En tout cas, bravo. 

Ma réponse :

LOL. Je suis ravie que mon livre vous ait plus. Puis-je acheter les droits d’auteur de votre phrase qui rentre directement dans le top five de mes phrases préférées de 2017 ? Bien à vous, Junes.  

 

Bref, où en étais-je ? Ah oui ! Au lendemain (ce que je suis bavarde, je savais pas qu’on pouvait l’être aussi par écrit!). Je reçois un coup de fil de Micka qui va me mettre dans un état de stress pas possible pour le reste de l’après-midi: 

 

– Mimine c’est moi ! Ça va ? T’es où ? Qu’est-ce tu fais? Est-ce que tu peux déposer en urgence au pressing mon costume bleu nuit en t’assurant que je le récupère mercredi au plus tard ? Y a un collègue qui fait son pot de départ sur une péniche, il faut que je sois au top parce qu’il y aura les petits et les grands boss. 

 

« Les petits et les grands boss » est un code qui est apparu lors des longs (très longs) débriefs quotidiens de la journée de boulot de mon homme. Avec cette appellation, je m’y retrouve plus facilement pour suivre les histoires palpitantes qu’il me raconte. D’ailleurs, je connais le nom, le prénom, la vie maritale, le numéro de sécu, et le caractère de plusieurs personnes que je n’ai jamais vues de ma vie ! En vous écrivant ce paragraphe, ça fait limite pathétique, tellement la fille elle vit la vie de son mari par procuration. Passons. 

 

– Donc si je comprends bien, y aura grave du people à ce pot-péniche de départ. Ça a l’air trop sympa, je peux venir ? 

À travers le tel, je sens un Micka qui se tend (ça arrive quand on est tendu): 

– Quel rapport avec toi maintenant? C’est un truc entre collègues. Je te laisse, et n’oublie pas mon costume, Junes ! 

 

Ce n’est quand raccrochant que j’ai mon système d’alarme interne de sécurité qui se met à sonner très fort dans mon cerveau. Des gyrophares vivants se mettent à tourner à vive allure au dessus de ma tête. Deux hélicos commencent à projeter une forte lumière en ma direction, et j’entends une voix métallique parler dans un talkie-walkie qui dit : APPEL À TOUTES LES UNITÉS ! MICKA DAVIS VA SUR UNE PÉNICHE ENTOURÉ DE JE NE SAIS QUI ! APPEL À TOUTES LES UNITÉS! MICKA DAVIS VA SUR UNE PÉNICHE ENTOURÉ DE JE NE SAIS QUI ! 

 

Pendant que je plie le linge, je sens mes oreilles qui se dressent comme un lapin. Je commence même à parler toute seule et à voix haute (c’est le signal qui vient juste après les gyrophares) : 

– Pourquoi il ne veut pas que je vienne ?… Il a honte de moi ou quoi ?…Il a peur que je ne sois pas présentable… il pense que je ne sais pas me tenir en public ?….Y aura qui là-bas ? Une secrétaire qu’il ne veut pas que je rencontre ? (Le cliché de ouf)! Ou bien il s’agit d’une collègue pouffiasse… non pire… il ne veut pas que je découvre que les petits et les grand boss sont en réalité des petites et des grandes boss. Si ça se trouve, l’une d’entre elles lui fait du chantage comme dans ce film bizarre avec Demi Moore et l’autre là. Le mari de Catherine Zeta-Jones, comment il s’appelle déjà ? Ah oui ? Michael Douglas, il parait qu’il est juif en plus. Peut-être qu’au final, je rendrais service à Micka si je débarquais à l’improviste à cette soirée… mais oui, exactement ! Je vais venir te sauver Micka, accroche-toic! Junes arrive. 

 

Et puis d’un coup, je m’imagine arriver en plein milieu de la soirée vêtue d’une robe rouge. Je suis perchée sur des talons de douze centimètres pour atteindre le pénible 1m60 ! En voyant mon mari, je crierais de loin : 

– HOUHOU CHÉRI ! OUHOUU MICKA! C’EST MOI JUNES! 

Tous les petits et les grands boss se retourneraient sur mon passage pour voir qui est cette folle au RAL qui déborde de partout ! 

(Note de l’auteur: J’ai mis trois semaines pour comprendre que RAL était le raccourci de: Rouge à lèvre. RLB de raccourcir tous les mots à la fin ! RLB = Ras le Bol!). 

Mon RAL serait de la même couleur que ma robe qui me donnerait l’allure d’une évadée d’hôpital psychiatrique. Je porterais pour l’occase ma perruque blonde platine que je mets qu’à de très rares occasions, car de loin, je ressemble à un lampadaire de taille réduite, de près, à une allumeuse qui ne s’allume pas, car mon visage est recouvert d’une masse chevelue jaune ! 

Je serais comme Angelina Jolie sur l’affiche de Mister et Mrs Smith, j’aurais planqué sous ma robe plein de couteaux suisses (souvenir de mes années genevoises) pour être prête à attaquer les collègues femmes qui regarderaient de trop près mon homme. Discrètement, je les poignarderais en plein dans la cuisse pour les punir d’avoir louché dans l’assiette d’une autre, de la mienne, de surcroît ! Allez hop ! Ni vu, ni connu, je me débarrasserais de leur corps en les faisant passer par dessus bord, et comme ma robe serait de la même couleur que leur sang, personne ne verrait rien, discrétion maximale assurée ! Je m’approcherais de Micka, ma robe parsemée de cheveux de femelles que j’aurais arrachés par poignée en guise de menace, pour lui dire que TOUT est sous contrôle, mon amour ! 

 

C’est exactement ce que je vais faire pour apaiser mes pires angoisses, que je croyais avoir dépassées. Soudain, je me remémore les mots gentils que mon mari m’a dit avant d’aller bosser. Je repense à nos dernières vacances en famille, notre dernier restau en amoureux, lui sur son portable, moi sur le mien. (Non, je déconne! N’empêche, y a plein de couple qui font ça). Devrais-je me calmer ou nous faire revivre « le scandale de la poussette » ? 

 

Le scandale de la poussette: Il y a deux ans environ, pendant que Micka était parti payer nos achats à la caisse, et que moi j’attendais avec nos enfants un peu plus loin, j’avais repéré une dame qui se tenait derrière mon mari. D’un coup, elle s’était mise à palper le manteau de mon homme, pour soi-disant vérifier la matière de sa doudoune (mon œil oui!). Mes poupées dormaient dans leur poussette double. Folle de rage, j’avais dit à mon fils de s’accrocher à mon bras, car il allait voir maman en action. J’avais roulé droit sur la dame qui s’était écroulée par terre. Résultat : une cheville de cassé, et deux doigts écrasés sous le poids de mes roues. Chaiiiiii! Je peux vous assurer que l’envie de toucher le manteau des gens dans les files d’attente lui était passée. 

 

En repensant à tout cela, et à la violente (mais juste) discussion que j’avais eue avec Micka, le bruit assourdissant des gyrophares s’éloignaient peu à peu. Peut-être que depuis, j’ai compris que je devais arrêter d’avoir peur. Je devrais commencer par avoir un peu plus confiance en moi (et non en lui, il n’a jamais rien fait pour mériter ma folie). 

Tout en fourrant dans un sac le fameux costume bleu de mon homme, je tends un mouchoir à mon double démoniaque, Juju la Tigresse, pour qu’elle enlève ce perturbant RAL de sa bouche. Ensemble, nous réanimons tous les corps féminins qu’elle avait tabassés en hurlant: IL EST À MOI ! À MOIIIIIIIII ! Meurs traitresse qui ne rêve que d’être sa maîtresse ! 

Doucement, je la prends dans mes bras pour lui dire : 

– Écoute Juju, il faut que tu te raisonnes, et que tu arrêtes tes gamineries ! Pose-moi ces couteaux… Voilà, c’est bien. 

 – Mais Junes, t’es sûre que tu veux te passer de mes services ? Imagine un jour il nous laisse tomber pour une autre (lo alénou), comment on va faire ? Faut pas se reposer sur nos acquis. On doit continuer le combat pour le garder le plus longtemps possible près de nous deux, tu crois pas ? 

– Je te propose quelque chose de plus intéressant. Tu vois toute cette énergie débordante que tu déploies pour le garder avec nous ? Sers-toi de cette force pour en faire quelque chose de positif. Va me chercher ton tapis volant, monte dessus, et vole jusqu’au pressing. Enfile tes écouteurs, augmente le volume de : « Ce rêve bleu » de Daniel et Karine, et accepte le fait que tout aille bien. 

– On entend tellement de choses…

– Certes, mais si un jour, l’homme que tu aimes se lasse de toi, ta peur irrationnelle ne pourra pas l’éviter ! C’est un fait ! Deux options s’offrent à toi : tu continues à te prendre la tête, et un jour on se retrouvera en taule pour de bon pour coups et blessures, ou bien tu décides enfin de vivre, tout simplement ! 

– T’as peut-être raison.

– Mais oui, j’ai raison! Allez, on remballe tout ça, on y va. 

 

Le plus drôle dans toute cette affaire, c’est que le jour de la fameuse soirée-péniche, devinez qui est rentré à 18h30 pour cause de pot de départ annulé ? Je crois que vous avez deviné la réponse. 

Alors à toutes les Juju la tigresse du monde, limons nos griffes, mes sœurs ! Faisons des tresses à notre pelage, et rugissons de bonheur à chaque instant que la vie nous offre, sans nous ronger les sangs, parce que ça ne vaut pas le coup ! 

 

Je vous embrasse, et vous retrouve mercredi avec : « Les pires coups que j’ai fait subir à mes parents durant ma jeunesse ». Ambiance dernière soirée de colo, parce ce sera la dernière chro avant le Summer break. Énormes bisous 

 

Si vous avez aimé ma chro, vous pouvez commander mes romans : La vie déjantée de Junes Davis. La Genèse et l’Exode sur junesdavis.com. Have Fun! 

Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!
Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr! Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!
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Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Il y a quelques années, Rinati Lakel exerçait le métier prestigieux de dentiste au sein de la capitale de la mode.

Son mari, elle, et ses enfants, vivaient des jours paisibles, comblés par la vie, tout en étant des juifs assez pratiquants. Chez elle, tout était très bien respecté dans la tradition juive, sauf que comme beaucoup d’entre nous, notre créatrice n’avait pas encore sauté le pas de se couvrir la tête jusqu’en 2001.

Cette année là, sa vie est totalement bouleversée dans des circonstances dramatiques. Brûlée au 3ème degré lors d’un grave accident domestique, elle se retrouve temporairement sans cheveux.

En effet, les médecins ont dû lui enlever toute sa belle chevelure pour prélever une partie de peau située sur sa tête, afin de procéder à une greffe.

Suite à cela, Rinati s’est vue dans l’obligation de se couvrir la tête malgré elle. Elle qui a toujours été une femme chic et élégante, a voulu coûte que coûte rester la femme qu’elle était ! (Franchement, chapeau, même si elle a opté pour un autre couvre-chef !)

En attendant la repousse, elle a voulu conserver sa féminité et son style, grâce à un foulard élégamment noué autour de sa tête, qui dissimulait son alopécie provisoire. Tout en portant son foulard, Rinati, qui entre temps avait fait son alya, s’est vite rendu compte que les modèles et les différentes collections présentes sur le marché ne lui convenaient pas. (Et elle avait bien raison, parce que faut avouer qu’il y a beaucoup de foulards pas très jojo. C’était une preuve indéniable qu’à l’époque, notre Rinati avait déjà du goût et pas qu’un peu !).

De ce fait, avec sa personnalité innovatrice et conquérante, il était clair que son fabuleux destin s’est joué à ce moment-là !

Note de Junes Davis : Dès que ma sœur m’a raconté son histoire, je l’ai direct passée dans la catégorie des Wonder Woman du monde. Celles qui passent à travers les épreuves, et qui s’en sortent encore plus fortes ! By the way, mon fils m’a littéralement harcelée toute la semaine pour que je l’emmène voir WW au ciné. De toute façon, c’est toujours moi qui m’y colle, parce que mon R.D.M (Roi Du Maroc) s’endort systématiquement dès qu’un générique de film commence. On en parle, de l’actrice sculpturale Gal Gadot, avec son accent israélien et son 1m80 qui m’ont scotchée sur mon siège en velours pendant toute la séance ? Non pas que le film soit le film de l’année, l’histoire m’est carrément passée au-dessus de la perruque, mais alors son jeu d’actrice, bababa, comparée à elle, d’autres peuvent aller se rhabiller. Remarquez, Wonder Woman, ça ne lui ferait pas de mal de rallonger un peu son costume. No offense, je dis ça, je ne dis rien !).

Bref, revenons à notre véritable héroïne du jour, Rinati, qui a décidé de prendre les choses en main, ou plutôt quelques tissus en main, pour faire ses propres créations. Au début, elle les avait créées exclusivement pour elle, mais très vite, son talent et son don (ah si, à ce stade-là, c’est un don quand même, faut avouer !) ont été repérés par toutes les femmes de son entourage, famille, amis et plus loin encore, et à force qu’on lui dise que ce qu’elle portait était d’un grand raffinement, elle s’est lancée dans la création de foulards pour tous publics, qui sont non seulement très beaux, stylés mais aussi d’une grande qualité.

Mais le plus fort reste à venir : en 2008, Rinati Lakel révolutionne l’univers des foulards. Elle invente un accessoire que PERSONNE n’avait pensé avant elle : LE BOUBOU. C’est une base volume destinée à maintenir le foulard, et qui lui assure un volume homogène et une tenue en toutes circonstances. Cette base nommée LE BOUBOU, sera déclinée en plusieurs modèles et volumes, pensés pour être les plus confortables et adaptés à chacune. C'est grâce à cette ingénieuse invention que la marque RINATI LAKEL a acquis sa renommée mais pas que… la marque propose un atelier qui accueille toutes celles qui veulent se faire faire des foulards sur-mesure, exactement comme l’on irait voir un couturier pour nous faire The vêtement de nos rêves (pour la Bar Mitsva de mon fils, si D. veut, j’ai repéré une tenue de folie, mais comme c’est dans deux ans, je crois que je m’emballe un peu trop pour investir maintenant, mais quoi qu’il arrive, j’irai me faire aussi un foulard de folie chez elle, obligé !) En plus, c’est Rinati herself qui reçoit ses clientes, et qui propose une gamme de tissus qui s’accordent parfaitement avec la tenue, alors foncez mesdames.

Pour conclure :

Je crois que c’est la première fois que j’écris la biographie (rapide) de quelqu’un, si on n’occulte le fait que je vous raconte pas mal ma vie (si peu !) ou celle de mes parents (mon père adore, d’ailleurs, chaque fois que je le cite, il veut que le tague), mais aujourd’hui, j’avais ce besoin de rédiger ces modestes lignes sur cette femme qui est tout simplement grandiose. Les épreuves ne l’ont non seulement pas abimée, mais l’ont rendue bien plus forte. Ce destin aurait pu être brisé par les évènements qu’elle a vécus, mais elle a su se relever, grandir et avancer. Elle avait toutes les raisons du monde pour envoyer tout valdinguer, mais elle a fait le contraire, en créant cette marque de façon aussi ingénieuse, elle est devenue une version sublime et grandiose d’elle-même. Qu’ y a-t-il de plus beau ?

Je conclurai ma mini chro du jour par la phrase trop jolie de Rinati : En France, lorsque j’étais dentiste, je couronnais les dents des femmes, aujourd’hui, je couronne leur tête !

Et moi je vous retrouve lundi avec mon titre : Mon plan pour aider Macron à sauver la France. Mon voyage à Paris a été plus qu’inspirant. Gros bisous. Chabbat chalom

Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !
Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

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Quand ton corps ressemble à un champ de mines, tu fais comment ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quand ton corps ressemble à un champ de mine ravagé, un peu comme ta maison le chabbat après-midi, parce que tu t’es octroyée une mini-sieste d’à peine 45 minutes, et qu’il te faudra pas moins de deux heures trente à genoux et tu seras sur les genoux pour tout remettre en place, comment tu fais ?

Nous sommes d’accord qu’avoir des enfants, c’est la plus belle chose au monde, n’est-ce pas ? Et jamais, au grand jamais, on ne regrette les effets « Kiss » du bébé et pas si cool de la grossesse ET de l’accouchement.

On ne peut nier l’évidence que notre corps d’avant grossesse n’est plus qu’un vague souvenir, que l’on regarde en photo tendrement (pour celles qui ont eu la bonne idée de l’immortaliser sur pellicule, s'entend !).

Aujourd’hui, je me dois de faire un petit topo de toutes les choses les plus folles et imaginables que l’on tente et teste pour redevenir celle de la photo :

 

- Tu as essayé le sport… une journée… Je te vois dans ma boule de cristal de Madame Davis, investir tes sous et passer du temps dans les magasins pour acheter The tenue de sport pour t’encourager à te sortir du lit aux aurores avec un programme en béton pour aller à la salle ou trottiner comme un lapin essoufflé en extérieur, mais hélas, la flemme, la motivation, la force mentale sont parties se promener devant cette série et cette cuillère de Nutella, mais promis, dès le 1er Janvier on va s’y remettre, ma sœur !

 

- Tu as testé tout plein de régimes… une demi-journée ! D’ailleurs, j’ai remarqué que rien que le terme : RÉGIME a un effet ultra psychologique sur la femme ! La veille du démarrage de ta diète, tu te mets à rêver de pains au chocolat qui te croquent l’estomac, alors qu’à la base, tu n’es même pas fan de ce gras ! Le Jour R. (et non J.), tu va être pile invitée à un diner chez ta copine cordon bleu, alors que ça fait six mois que vous ne vous êtes pas revues. Et c’est comme si ton corps est téléguidé par tes envies, et te traine instinctivement devant les rayons biscuits du supermarché : miam, miam, et tu te promets en toi même : « Demain, je commence, c’est sûuuuuuuuuur ! »

P.S. : Ça fait un mois que je me chauffe pour le régime soupe aux choux, mais vivant avec mon homme, j’ai peur des conséquences dévastatrices du chou sur mon sex-appeal vis à vis de lui !

Je vais me le renoter sur la liste des choses à faire ABSOLUMENT quand mon mari organisera son prochain business trip.

 

- Tu t’es inscrite sur plein de groupes FB et Whatsapp de régimes, dirigés par une coach (Ne mens pas ! J’ai vu ton nom apparaitre sur mon écran. N’aie pas honte mon enfant, je suis dans le même cas que toi !). Tu t’angoisses au fur et à mesure que les autres maigrissent et le font savoir, alors que toi, tout cela t’angoisse et te donne encore et toujours, inlassablement hélas… l’envie de : manger !

 

- Tu as tenté le footing entre copines pour te motiver, mais en vain. T’en fais pas, ma chérie, je te comprends, car je suis allée à Central Park pour essayer de suivre le rythme des joggers du dimanche, pour me la jouer new yorkaise/balaise, mais je suis tombée sur une maman de l’Exode de mes enfants, euh…de l’école (Mince ! Ça me le fait à chaque fois, mon ordi devient fou, je l’ai trop habitué à écrire de partout le nom de mon Tome 2 en vente sur junesdavis.com. Je suis à Paris cette semaine, d’ailleurs, si vous voulez venir me le chercher directement, avec joie. Ecrivez moi sur mon mail !), pour me retrouver un quart d’heure plus tard attablée à une table du « Pain Quotidien » toujours à Central Park, en buvant un bon chocolat chaud et regardant les joggers passer…

 

- Tu es allée jusqu’à coller la photo sur le frigo d’un acteur français, qui avant son coming-out, ne ressemblait à rien. Depuis, qu’il a fait sa déclaration via Twitter en expliquant qu’il n’avait pas spécialement de préférence btw hommes/femmes car pour lui, ce qui prime avant tout, c’est la personnalité (masculine!) de l’individu (mais oui, petit, nous ne sommes pas nés de la dernière vente GUCCI !)

Le lendemain, il était parti directement faire la pêche aux bonhommes au Club Med Gym de République et à l’Usine de l’Opéra (Oui, près du Garnier !). Au bout de trois mois d’intenses efforts, son torse est devenu à lui tout seul une pub pour une marque de garçons euh…pardon…de caleçons, qu’il s’est empressé de prendre en photo et de poster, toujours sur son compte Twitter. Le problème, c’est que chaque fois que tu regardes ses tablettes de chocolat, tu te mets à manger nerveusement toute la barre de chocolat Lindt, en te disant que tout ça est franchement…du gâchis !

 

- Tu vas jusqu’à inclure dans tes prières quotidiennes, que D. t’aide à retrouver ton corps d’avant grossesse, ou de ta jeunesse. Je précise que nous avons souvent un poids et une image déformés, voire totalement mytho de ce fameux corps d’avant. Tu sais qu’il y a des choses bien plus importantes à formuler comme demandes, mais tu te dis qu’une petite prière sur le sujet, ça ne mange pas de halla !

Note de l’auteur : je fais ma prière du lundi au vendredi, le weekend, c’est le weekend, lâchage total sur la bouffe !

 

- Tu investis dans des gaines et dans des graines ! Il parait que les graines de Chia(ntes) sont top !

 

- Tu essayes plusieurs fois de positionner ton collant qui donnera l’illusion que tu as un corps svelte et dynamique (mais uniquement en hiver ! Pas en été, sinon tu sues, et on te prend pour la folle au collant qui sent la transpi. Ce qui est je pense… pire que d’avoir du ventre, non ?)

Surtout que la seule chose dynamique qu’il te reste au final est, concentrée sur la zone de tes doigts, qui s’agitent à écrire la liste de choses à faire pour maigrir, justement !

 

Donc, comment on fait pour ne pas se pendre ? Doit-on continuer de s’accrocher farouchement à ce souvenir du corps de nos 20 ans ? Ou…

Oui…ou quoi ?

Eh bien…

Eh bien... quoi ?

 

On continue de prendre soin de soi : mani, pédi, brushing, soin du visage, gommage pour dégommer les pores et résidus, on se démaquille, on se maquille, on se fout des crèmes anti-rides, ridules et compagnie, à tout va ! En gros, (mais non, tu n’es pas groossssse heuuuuu ! J’écrivais juste en gros), on lâche pas l’histoire de se faire belle pour nous, notre homme, nos enfants, nos tantes, nos copines, NOUS, car même si on ne renonce pas à une bonne pkaila, rien ne nous empêche d’être toujours une Bella que vous êtes mes chéries !

 

Alors : bonne bouffe, les filles !

 

Si tu as aimé ma chronique du jour, n’hésite pas à venir me voir au restau que j’organise cette semaine. Pour plus d’infos écris moi sur junesdavis55@gmail.com. Bisous. A mercredi pour mes bons plans shopping New Yorkais 2017

Quand ton corps ressemble à un champ de mines, tu fais comment ?

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Elijah qui fait la bar mitsva de son fils

Publié le par Junes Davis-Cohen

ll y a quelque mois, j’avais écrit une chronique avec pour titre : « Elijah qui ne veut pas partir ». Eh bien aujourd’hui, ce même Elijah fête la Bar-mitsva de son fils qu’il a organisée avec sa femme, mon amie américaine Abigail… enfin… quand j’écris qu’il a organisé, ce n’est pas tout à fait juste. Comme d’hab, c’est la mère qui s’est tapé toute l’organisation, car d’après ce qu’elle m’a dit, pour son mari, et comme pour beaucoup d’autres hommes, les fêtes sont un truc de filles. Depuis quand ? On n’en sait rien mais c’est pas grave.

Déjà, dès que j’ai reçu la carte en peau de croco/chro-chro, j’aurais mis un de mes livres à couper qu’il s’agissait d’une invitation pour le défilé Chanel tant elle était belle. Je me suis dit que c’était l’âme de Coco qui me l’avait envoyée du paradis. Mais en ouvrant l’enveloppe, j’ai découvert l’invitation en belle et due forme de la bar-mitsva du petit Elijah Junior.

Mon mari qui n’était pas loin, me l’a arrachée des mains, en me lisant à voix haute que la pose des Teph’ se déroulerait le vendredi 29 avril à 8:30 am.

(C’est pas lundi ou jeudi, normalement la pose des Teph’ ?) Lui qui est censé arriver au boulot à 7:30 am (j’écris bien censé !), ne pourra malheureusement pas m’accompagner. Tant pis, j’irai avec mon grand qui est aussi invité.

 

Le jour de la B-M, fifille 2 remarque que je suis habillée vachement mieux qu’à l’accoutumée. Elle apprend scandalisée qu’Ethan va rater l’école et pas elle. Je ne sais pas si c’est cette foutue tutu-robe, ou sa moue de petite fille qui a fait pencher la balance, mais j’ai cédé lamentablement quand elle m’a suppliée de l’emmener avec moi. Mais pourquoi j’ai fait ça ?

Ça devait être mon moment :

– La fausse bonne idée du jour, bonjour. En quoi puis-je vous aider?

– Bonjour madame, j’ai la possibilité d’envoyer mon enfant à l’école, mais je ne le fais pas. Suis-je dans le bon service ?

– Oui, tout à fait.

– Ah génial !

– Ne quittez pas, vous allez galérer, ne quittez pas, vous allez galérer.

 

À chaque fois, je me fais avoir, et argumente en me disant :

– Ça va, c’est bon, c’est vendredi. C’est qu’une demi-journée après tout, ça changera rien. Alors que ÇA CHANGE TOUT !

Heureusement que fifille 1 adore l’école, et s’en va avec mon Micka qui la dépose. Ce qui fait que je me retrouve avec les deux autres.

On arrive à la Safra synagogue. Magnifique ! (Si vous êtes de passage sur

New York, courez la visiter). Il y a un buffet petit dej’ avec tout plein de monde qui se sert. (C’est pas après, le petit des  ?) Oh et puis, on s’en fiche de savoir avant-après, tant qu’il y a de la bouffe, je me sens tout de suite en sécurité. (En parler jeudi avec thérapeute).

Lorsque je rentre dans l’enceinte de la syna, côté femmes, je remarque qu’il y’a la moitié des mamans de l’école, invitées elles aussi. Encore timide de mon anglais, je préfère me mettre en retrait pour éviter de commettre l’une de mes bourdes légendaires de langage. Hier encore, j’ai croisé une voisine dans le couloir qui m’a tenu la jambe pendant cinq minutes, pour m’expliquer la façon dont elle se l’est cassée. J’avais répondu :

– Terrific/ génial !

À la place de Terrible/Terrible. Elle m’avait fait une drôle de tête, et ne m’avait même pas dit au revoir. Alors mieux vaut être prudente avec ces dames, et rester tout derrière. Et j’ai bien fait ! Pendant les 30 minutes de prière, ma petite poupée n’a pas cessé de se rouler par terre, m’a réclamé 13 fois : « Youtube ! Youtube ! Youtube ! », tout en me racontant sa vie en stéréo jusqu’à ce que le rabbin, qui priait déjà bien fort en devienne complètement aphone à force d’avoir tiré sur sa voix pour couvrir celle de ma petite.

MAIS POUQUOI JE NE L’AI PAS EMMENÉE À L’ECOLE ?

– Ne quittez pas, Madame Davis, votre journée ne fait que commencer…

 

L’office se termine, et c’est l’heure des discours. Ah, ça y est, on est collés pour 1h30 de speech. Les américains adoooorent les discours, et n’hésitent pas à en faire pour n’importe quelle occasion ! Bon là, à sa décharge, c’est un peu la Bar de son fils, allez, laissons-le faire son kiff.

Elijah commence par se racler la gorge, et remercie une ribambelle de prénoms ponctués d’anecdote sur anecdote sur chacun, qui n’ont aucun intérêt pour les personnes qui ne sont pas sur sa liste (moi !). Au bout de vingt minutes, Elijah a eu le temps de remercier tous les habitants de la planète terre, et conclut par une fin qui a finalement réussi à m’arracher une larme (bravo !).

Il s’est adressé à sa femme avec les yeux de l’amour, en lui disant :

« My dear, toi qui a tout organisé, la femme de ma vie, la mère de nos enfants, la futur grand-mère de nos petits enfants (c’est bizarre qu’il la nomme comme ça, non ?), la perle de ma vie, sans toi à mes côtés, je serai un homme perdu aujourd’hui, et bla-bla-bla… et bla-bla-bla, jusqu’à ce qu’il finisse par :

– I love you with all my love forever and more. Allez monsieur ! Tonnerre d’applaudissements dans la salle.

C’est beau quand un mari fait une telle déclaration à sa femme devant 200 invités (la fille qui se met à rêver, et qui fait un transfert à mort de la situation). Et c’est au tour de E. Junior de prendre la parole.

Comment vous dire ? Par où commencer ? Par quoi je commence ?

 

Je vais essayer d’être la plus objective possible dans le choix de mes mots : tout d’abord, le gosse n’a pas besoin de ses notes pour lire son discours qui n’en est pas un, puisqu’il va carrément nous faire un Show à l’américaine ! Mais ça, je ne le sais pas encore…

 

Je n’arrive tout simplement pas à croire que ce petit bonhomme n’a que 13 ans. Fallait voire la façon dont il s’exprime, on aurait dit qu’il en avait 25. Tout est orchestré au millimètre près ! C’est comme si le petit Eli avait un boitier doté d’un bouton magique, à chaque fois qu’il prononçait une phrase, soit l’assemblée était pliée de rire (moi compris !), soit elle était triste (mon make upeeeee !). Je reste fascinée, et ne décolle pas mes yeux du Bar jusqu’à ce que ma voisine de siège (pas sympa) m’arrache à tout ça, pour dire à ma fifille qui changeait de vidéo Youtube toutes les 30 secondes, de faire moins de bruit.

Oui, je lui ai filé mon tel pour la canaliser ( ouhouuuu shame on me, je sais, mais j’assume !). J’avais mis le volume à un en plus, mais son petit doigt l’a mis à trois, je ne suis en rien responsable si elle pianote plus vite que son ombre. MAIS POURQUOI JE NE L’AI PAS ENVOYÉE À L’ÉCOLE ?

En plus, j’ai envie de dire à ma désagréable voisine, que moi aussi je veux écouter pleinement le discours du futur Sénateur de New York.

Le clou du spectacle, c’est quand le Junior descend de l’estrade et se met à envoyer des baisers avec sa main à toutes les femmes présentes. Mais en arrivant à hauteur de sa mère (psychologue), il reprend le micro qu’il avait mis dans sa poche de veste (normal), la regarde droit dans les yeux, et lui dit :

 

– Maman, tu as toujours eu des pouvoirs surnaturels sur moi. Tu sais toujours quand j’ai faim, quand j’ai soif, et quand quelque chose me tracasse. Tu ressens tout à la seconde près. Il n’y a que toi maman qui a ce pouvoir sur moi, car il s’appelle : l’amour.

Et là, il y a un jeté de ballons rouges qui sortent de je sais pas où. Ils sont trop bons ces amerlocs, c’est pas possible !

Standing ovation, toute la syna se lève (sauf moi, je suis crevée, et je suis trop bouche-bée).

La mère du petit bar-mitsva, brave la méhitsa/la séparation entre les hommes et les femmes, en larmes, prend son fils dans les bras, et lui répète en boucle :

– I love you son, I love you so much, so much, soooooo much.

Oh mon D., c’est mieux que le ciné, c’est quand même hallucinant tellement ils en font trop ! Comme dirait ma copine Fortunée : C’est hikika oublida tout ça !

Je comprends maintenant pourquoi nous les français, nous traînons une réputation de gens froids et peu démonstratifs. Nous sommes juste normaux, quoi ! Pour se sentir aimé, nous n’avons pas besoin d’autant d’étalage/déballage d’amour en public !

Parce que Junes Davis EN A MARRE DE TOUT ÇA ! J’en peux plus de tous ces « Je t’aime » systématiques et obligatoires avant de raccrocher quand ils sont au téléphone avec leur mère, leur père, le pape ! Et tout ces : « Oh My Gosh ! » et compagnie, qui constituent 70 pour cent de leur vocabulaire ! J’en peux plus, là ! Ça fait bientôt 6 ans que ça dure ! Et… Oh my ! Je crois… je crois que je suis en plein BURN-OUT de la langue de Shakespeare !

Faut que je me calme, parce que là, je déraille, je suis définitivement la seule à être aussi « cynique », voire « clinique » dans cette salle. Tous les invités autour de moi hurlent de joie, et courent pour serrer le petit Bar-mitsva. Pour ensuite se diriger à la queue leuleu vers le vrai breakfast (de malade) qui nous attend en bas. Dans le brouhaha général, j’entends cette phrase 100 pour cent pur jus américaine pas du tout exagérée :

– C’est le best speech ever of the world que j’aie jamais entendu !

Eh bien ! rien que ça… faut que je parte bientôt en vacances, pour me ressourcer pour au moins cinq jours !

 

On descend les escaliers qui mènent au buffet, et je chope mon fiston, toujours accompagnée de fifille 2, qui a élu mon portable le sien, et je demande

à Ethan s’il a aimé. C’est là qu’il me répond :

 

– C’était super sympa ! Ils sont trop cool, mais tu trouves pas que Elijah et son fils sont un peu… trop !

Et là, je peux pas m’empêcher de prendre mon fiston dans les bras, en faisant une prière de remerciements (après tout, nous sommes dans une Syna !):

Que D. Bénisse l’Amérique qui m’a laissé mon presque Bar-Mitsva en bon état. Ouf… MERCI !

Il me demande de le lâcher, parce qu’il y a ses copains pas loin, mais je ne peux m’empêcher de lui demander si pour sa B-M justement, il souhaiterait la faire à New York ou en Israël (mon rêve).

Il réfléchit, et me dit :

– Tu pourras demander à la mère d’Elijah Jr où elle a acheté ses ballons, parce que j’en voudrais des pareils, mais en bleu et blanc. Comme ça avec des bonbons, on pourra les lancer au Kotel/le mur des lamentations (en Israël).

Yes ! C’est exactement la réponse que je voulais, y aura plus qu’à convaincre le Roi du Maroc.

 

S’ensuit une fête très sympathique, avec des levées de chaises, des mazal toi en veux-tu en voilà, que je devrai quitter au bout de 10 minutes, pour cause de Omer. Y a quand même des trucs chelous dans cette Bar-Mitsva.

J’emmène directement fifille 2 à l’école, même pour deux petites heures.

M’en fous, sans pitié ! En raccrochant une bonne fois pour toutes avec l’opératrice de: La fausse bonne idée du jour, bonjour ?

 

Je voudrais vous écrire le chabbat de la Bar-mitsva qui a suivi à Brooklyn, qui a été un avant goût du paradis, mais comme on est lundi, et qu’il vous faut tous vaquer à vos occupations, je vous réserve la suite pour mercredi, parce que c’est dommage de bâcler ce moment fort en café que j’ai vu.

 

Je vous retrouve après-demain, avec une mini-chronique sur mon chabbat à Brooklyn ! Énormes bisous.

*Si vous avez aimé mon histoire, vous aimerez mes romans : La vie déjantée

de Junes Davis Tome 1 et 2, qui sont en vente sur junesdavis.com

<http://junesdavis.com> rubrique: La Genèse et L’Exode. *

 

*Ps: *Merci de suivre chaque semaine mes aventures. Vous êtes de plus en plus nombreux à vous connecter via mon blog. Je ne vous remercierai jamais assez pour votre fidélité et le soutien que vous m’accordez. Avec tout mon amour.

Elijah qui fait la bar mitsva de son fils

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Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quelque part dans Manhattan, le jeune Davis rentre de l’école, accueilli par sa mère :

 

– Hello, mon chéri, ça va, ça a été ta journée ?

Il balance son cartable avec rage, retire son manteau, et marmonne un vague :

– Mouais ça va…

Le voilà qui fait valdinguer ses baskets l’une après l’autre, pour les faire atterrir en plein milieu du salon.

Comme n’importe quelle maman de la terre qui s’est tapée plus de deux heures de ménage (les jours de chance!), je lui demande gentiment de ramasser ses petites affaires, et de les mettre directement dans sa chambre.

Et un clin d’œil, mon garçon de presque 11 ans, se met à péter un câble.

Non pas qu’il change d’humeur comme de chemise, vu qu’il met trois plombes à en enfiler une, mais il se met à me hurler dessus à faire trembler les murs de tout l’appart :

– QUOI ? TU VEUX QUE MOI, JE RAMASSE MES CHAUSSURES ? MAIS ENFIN, TU VOIS PAS QUE JE SUIS PAS BIEN ? J’AI PASSÉ UNE JOURNÉE HYPER DIFFICILE À L’ÉCOLE !

– Mais pourquoi tu t’énerves comme ça, mon petit cœur ? Je t’ai juste demandé de ramasser ton sac, et tes…

– LAISSE-MOI TRANQUILLE, OK ? C’EST DUR LA VIE, D’ACCORD ? J’EN AI RAS LE BOL ! t il part en claquant la porte de sa chambre.

 

Je suis encore sous le choc de la scène surréaliste que je viens de vivre.

Je me dirige pour aller voir ce qu’il a, et accessoirement lui régler son compte ! Sauf que…mon petit bonhomme revient deux secondes plus tard, totalement calme, s’excuse de son comportement

inadmissible (c’est bien, au moins il le reconnait), et s’effondre en larmes dans mes bras, en implorant mon pardon… pour que le lendemain, exactement le même scénario se répète encore et encore !

 

Ce qui n’est pas si grave ! Je vous entends même d’ici, pensez :

« Oh, la mère Davis, n’en fais pas tout un fromage, ça va lui passer ! »

C’est certain, mais attendez que je vous raconte cette autre séquence …

En pleine matinée, la nurse de l’école m’appelle, et me demande de venir chercher mon poulain immédiatement, parce qu’il s’est gravement blessé !

Mon cœur fait un bond, je cours au galop telle une jument pour porter secours à mon grand sportif qui s’est fait mal au foot (on est des grands sportifs dans la famille, chaque fois qu’on touche un ballon, on est fichu pour trois semaines !). Affolée, je trouve l’ainé de mes enfants affalé devant l’infirmerie, tout sourire, qui ne m’a pas l’air si mal que ça.

Tiens, l’américain aurait-il du sang tunisien qui coule dans ses veines ?

Parce qu’à mon sens, ils ont un très net penchant pour l’extrapolation et l’exagération avec leurs « Oh my God » à tout va !

Je vérifie que son pied n’est pas cassé, comme ma mère me l’a appris (on a tous un fort potentiel pour être médecin dans la famille, mais que le potentiel… mis à part ma mère, en fait ). Après deux trois vérifications, tout est en place grâce à D. et on rentre.

Une fois à la maison, pour le fun, je m’amuse à lui faire un super bandage-placebo. Une heure après, je suis étonnée de recevoir un appel du professeur principal de mon fils. Je réponds, et je l’entends d’une voix angoissée me dire qu’il a appris par le whatsapp des copains de la classe que mon petit poussin s’était cassé la jambe. Oui, parce qu’à 11 ans, c’est normal d’être sur whatsapp, et d’avoir un Iphone 6, 6+, 6S+, 8SS20…

– La jambe, vous dites ?

Je jette un regard à notre grand blessé du jour, qui traverse le couloir sans aucun boitement à l’horizon.

– Oui, il a envoyé la photo. Impressionnant, ce bandage ! Vous inquiétez pas,

Madame Davis, on va s’organiser pour les devoirs. Peut-on avoir votre sweet

candy au téléphone, pour lui souhaiter un bon rétablissement ?

– Sweet candy, sweet candy… qui raconte des bobards, oui. Monsieur Darwish, rassurez-vous, c’est juste une petite foulure, mais je vous le passe !

– Alors candy, comment vas-tu ?

 

Le problème, c’est que depuis cet épisode, à chaque fois que je croise une maman, elle prend des nouvelles de la patte de mon petit oisillon. Au début, je prenais le temps de rétablir la vérité, que je trouvais marrante, mais au bout de la quatrième fois, ça m’a bien soulée. Du coup, je prends mon air inquiet, et je dis que ça va s’arranger… (Mythomanes reconnus de mère en fils depuis 2006).

 

Sinon, depuis quelque temps, il fait aussi un truc trop bizarre. Chaque fois qu’il marche dans la rue avec ses sœurs, il évalue la distance entre lui et moi, et frappe au hasard l’une de ses sœurs.

Furieuse, je le regarde et lui demande :

– Pourquoi tu l’as frappée ?

– Je sais pas.

– Sérieux, explique-toi, je veux comprendre, elle marchait tranquillement

à côté de toi !

– Je t’ai dit je sais pas. C’est peut-être sa robe ou juste qu’elle m’énerve à marcher à côté de moi.

– Mais enfin t’es pas net…

etc.

 

Ou encore quand j’invite des gens à la maison, si par malheur je décide de raconter une histoire, le voilà qui débarque dans ma conversation tel un boulet de canon, contredit (chmetta) ma version devant tout le monde.

– Maman, c’est pas tout à fait comme ça, que ca s’est passé. J’ai d’abord envoyé à mes copains une photo de ma jambe, et après le prof a compris que…

Ma parole, mais qu’a fait la mère pendant toutes ses années ? Ah mince, c’est moi !

En général, j’ai qu’une envie, c’est de lui donner une bonne claque, mais comme depuis 1981 (année de ma naissance), je suis contre toutes formes de violence, je grince des dents, et me dis que je règlerai ça plus tard, quand tout le monde sera parti.

 

Mais le pire, c’est quand nous sommes à un block de l’école, et qu’il se met avec prudence à regarder à droite à gauche, bien qu’il n’y ait aucune rue à traverser. Il m’arrête, et me dit toujours cette même phrase :

– Tu comprends maman, c’est honteux que ma mère m’embrasse à mon âge !

– Et porter ton sac à dos, qui me donne l’air d’un ado de 15 ans, c’est pas honteux ?

– Ah non ! C’est normal, tu prends soin de moi, passe-le moi. Bonne journée !

Et je le vois courir retrouver son groupe de copains au format américain alors que le mien est toujours aux normes européennes.

 

Mais le coup de grâce, c’est le dimanche, quand il vient me demander avec sa petite voix s’il peut dormir chez un pote, parce que la mère est trop cool :

– Comment ça, sa mère est trop cool ?

– T’inquiète pas, toi aussi t’es cool, (Notez qu’il a mis le trop devant le cool pour elle, et moi, je n’ai eu le droit qu’à un simple cool !).

Toi, tu fais bien les crêpes des fois (des fois ?), mais la mère de Max fait des Mac and Cheese trop bonnes.

Alors voilà, on y est ! Les fameux Mac and cheese ! Sachez mes amis que dans ma vie, j’ai accepté beaucoup de choses, mais je ne ferai JAMAIS des Mac and Cheese ! JAMAIS ! Ce plat est la limite que je me refuse de dépasser, mon influence américaine s’arrête là. Si un jour, je franchis le cap des Mac and Cheese, je serai une Junes Davis perdue à vie dans le tourbillon immonde qu’est la bouffe américaine ! Ce sera quoi après les MAC ? Les cro-nuts, les donuts, le peanut butter, les cupcakes, les sticks de mozzarella… la débandade, oui ! La porte ouverte à tous ces horribles mets pas gourmets que les amerloques ingurgitent à longueur d’année : Et voilà que ce petit traitre veut aller manger chez une autre, c’est trop !

De toute façon, mon père m’avait prévenue avec cette phrase qu’il ne cessait de me répéter quand j’étais ado :

– Tu verras, tout ce que tu me fais, tes enfants vont te faire pire que ça !

Oy je vais vivre la misère, et selon papa, ce ne sera que justice !

 

Mais alors que j’ai abandonné tout espoir de changement de comportement de mon petit chéri qui ne veut plus que je l’appelle comme ça, pas plus tard qu’hier soir, il se pointe devant moi, et me demande de le mettre au lit :

– Ah bon ? Je croyais qu’un fifth grader (CM2) allait au lit tout seul…

– Pas ce soir maman.

– J’arrive !

 

Je l’accompagne, il se glisse sous la couette, que je remets bien, et il me prend la main. Je me rends compte qu’elle a bien grandi depuis le temps où je la lui tenais des heures entières, jusqu’à ce qu’il s’endorme (où je pouvais mourir d’ennui). Je lui souhaite bonne nuit, et me lève, mais je sens sa main me retenir, et dans un murmure de fatigue, il me dit :

– Reste un peu avec moi, ce soir… comme avant, maman, comme avant…

 

Et c’est sur ces paroles, que j’entends la respiration de mon fils m’indiquer qu’il s’est endormi presque instantanément. Je reste encore un moment pour l’observer, car au fond de moi, je suis rassurée, j’ai encore un peu de temps, même si je ne sais pas pour combien de temps il aura encore besoin de ma main dans la sienne.

 

Alors, chers parents, soyons forts et serrons-nous les coudes pour affronter cette période tant redoutée qu’est « l’adolescence ». Rappelez-vous que dans les moments difficiles dus à cette étape, une partie de nous, verra toujours à travers nos enfants qui grandissent, ce petit baby que nous avons bordé tant de nuits. Courage moussaillons, ça va vite passer !

 

Bisous mes chéris. À mercredi.

 

PS : N’empêche que ce serait marrant si un jour je vous écris le top five des pires coups que j’ai fait à mes parents pendant mon ado.

 

PS 2 : Pour vérifier que l’os n’est pas cassé comme ma mère me l’a appris :

Il vous faut un enfant ou un adulte qui vient de se faire mal. Une fois que vous en avez un sous la main, demandez-lui l’endroit où il a mal. Touchez délicatement cet endroit. J’insiste sur le délicatement, qui est très important pour cette phase de l’opération, comme lors d’une mousse au chocolat lorsqu’il faut incorporer les blancs en neige avec une cuillère en bois et non avec une vulgaire cuillère qui peut nous les bousiller !

Si à l’effleurement du bobo, le patient hurle de douleur, c’est branle-bas de combat, c’est sûrement cassé. Il faut appeler le 911. Si le sujet ne hurle pas et prononce un simple : Aïe ! Ça roule, mais il va falloir quelques jours de repos.

Si le sujet sourit, se relève, marche sans boiter…c’est qu’il voulait simplement que vous veniez le chercher plus tôt !

 

Si vous n’avez pas encore mes Tomes 1 et 2, vous pouvez les commander sur

junesdavis.com. Rubrique : l’Exode ou La Genèse.

Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !
Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !

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Jusqu’où peuvent aller les « lamenteurs » pour se protéger de l’œil ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Pendant les fêtes, j’ai été invitée dans l’Upper East Side chez un couple d’américains. Je vous dis pas la galère pour y arriver avec ma troupe, parce que de là où j’habite, pour arriver à destination, il faut traverser Central Park. Oui mais voilà, en passant devant les balançoires et les rochers, il a fallu expliquer aux fifilles que l’on n’avait pas le temps de s’y attarder, car nous étions attendus. Je ne vous raconte pas la catastrophe ! Hurlements, roulage par terre sur de la terre, crise de nerfs et compagnie, je pensais qu’elles avaient dépassé ce stade, faut croire que non ! Point du tout ! Ces demoiselles ne voulaient plus avancer d’un pouce, et ont décidé de nous imposer leur grève de la marche ! Du coup, entre mon homme, mon fils et moi, on a fini le reste du chemin à faire un relais en les portant à tour de rôle comme des chameaux. En gros, c’était l’horreur ! Mais ce n’est pas tout ! Lorsque nous sommes arrivés dans le building de mon hôte (en eau !), par hasard, j’ai croisé dans l’ascenseur une de mes copinous que j’ai de temps en temps au téléphone. Le truc, c’est que la dame en a profité pour m’annoncer sur le bout de ses lèvres qu’elle était enceinte. En même temps… elle ne pouvait plus nier l’évidence, vu que son trench Burberry allait exploser au niveau du ventre (désolée, je ne suis pas très sûre de la marque).

Si c’est pas merveilleux tout ça ! Même si une grande part de moi aurait été sincèrement contente si elle avait pris la peine de me donner l’info un chouïa plus tôt. C’est vrai, quoi, qui n’aime pas les bonnes nouvelles ?

Pendant tout le repas, je me suis demandée pourquoi elle avait tant tardé à me révéler sa nouvelle silhouette.

 

Vous allez me dire : qu’est-ce que ça peut te faire ? Ça change quoi à ta vie ? Non, mais de quoi je me mêle ?

 

Et je suis d’accord ! Sauf que cette même copinou, n’a jamais hésité à m’appeler plusieurs fois au cours de ces derniers mois, pour me confier en émoi ses états d’âme, pour m’expliquer ce qui n’allait pas !

Dans une relation amicale, il est normal de partager ses bonheurs comme ses soucis, avec la même intensité. Cela fait partie du package « friend », que l’on offre dès le début avant toute nouvelle naissance amicale ! J’en ai déduit que ma copine n’avait pas du recevoir le sien, alors au dessert, j’ai pris la décision de la mettre dans la case des « lamenteurs » ! Allez hop, affaire suivante !

 

Note de l’auteur : Les lamenteurs sont des gens qui se lamentent pendant des heures, et qui se révèlent sur le long terme un peu menteurs. Ils veulent nous faire avaler, non pas de l’alcool, mais des lamentations injustifiées (alors que toi, t’as rien demandé) comme ce cas-là :

– Je te dis un truc, Ginette, mais tu répètes pas, OK ?

– Jamais. Raconte.

– Tu sais, au magasin, ça va pas fort, en ce moment ! Je te jure, je sais pas du tout comment on va faire pour finir le mois !

 

Donc, toi tu écoutes, tu compatis, avec même une touche d’empathie. Tu as limite les larmes qui montent au : « je sais pas comment on va finir le mois ! » (perso : je pleure devant the voice, aussi !)

 

Sauf que… et c’est le « sauf que » qui nous intéresse, quelques jours plus tard, tu tombes sur une photo de la « lamenteuse » avec sa smalla, tous sourires, qui (se)posent devant un hôtel pension complète 5 étoiles !

Tu es à la fois soulagée, en te disant qu’au final, ça va pas si mal… et puis, qui sommes-nous pour rentrer dans les comptes des gens ? Personne, bien qu’on nous force à rentrer dans leurs comptes.

C’est encore eux qui sollicitent NOTRE compassion et NOTRE écoute, alors que nous, à la base, on n’a rien demandé !

 

Et cette fameuse amie, qui pendant des semaines et des semaines, te raconte les épisodes palpitants de ses disputes conjugales, tu la sens au bord du divorce (on en connait toutes, des comme ça), pour qu’au détour d’une conversation, tu apprennes par la copine de la tante Gertrude, une version non-censurée de la vie amoureuse de ton amie, qui parait-il, va diner avec son bonhomme toutes les semaines, dans leur petit restau d’amour, et qu’ils en profitent pour se faire le plein et plein de mamours !

Fiouff, on a frôlé la catastrophe divorcienne.

Ou encore, celle qui vient de se remettre à bosser (il y a six mois), et qui ne vous dit rien alors que vous la croisez tous les matins ! Et l’autre qui vient de signer l’achat de son appart, qu’on a vu la veille pendant 1h 30, mais qui a préféré ne rien dévoiler !

 

Dois-je conclure que les lamenteurs sont souvent frappés d’un Alzheimer violent, et qu’ils omettent de nous raconter aussi leurs moments heureux ?

Ce qui m’amène à ma chro du jour (c’est pas trop tôt !), où je me dis qu’il y a un facteur crucial, qui n’a rien à voir avec celui qui distribue mon courrier : L’œil ! Eh oui, celui avec un Grand L !

Le vrai, Le dur, Le vilain, celui qu’on te colle un peu comme le poisson d’Avril, sauf que certains le gardent carrément sur eux toute l’année, comme talisman anti grand L !

 

Même si je trouve un peu léger de se cacher derrière ce prétexte ! Encore plus depuis que je suis mariée avec un ashké. Il balaye tous ces trucs d’un revers de bras. Fallait voir sa réaction quand au début du mariage, je foutais de l’encens dans toute la baraque comme ma grand-mère me l’avait appris ! Ou quand automatiquement je me mets à cracher sur du sel, si par mégarde il en tombe par terre. Faut voir le regard qu’il me jette en me disant :

– Eh bien, on est loin de la 5ème avenue, Madame Davis !

– C’est contre l’œil chéri !

– Ridicule !

 

Ne vivons-nous pas tous un peu avec cette envie féroce de protéger notre nid, et ne sommes-nous pas tous un peu perdus avec les limites sociales, finalement ?

 

Eh bien figurez-vous que récemment, j’ai entendu quelques mots qui m’ont fait réfléchir sur le sujet :

 

On connait tous l’histoire célèbre de Sarah, qui était stérile pendant des années, qui n’avait pas renoncé à son rêve de donner un héritier à Abraham. En désespoir de cause, elle avait demandé à son mari de prendre sa servante Hagar comme substitut (normal !). Mais hélas, quand cette saleté de Hagar est tombée enceinte, il paraitrait que celle-là même est venue se pavaner devant sa maîtresse, qui était la gentillesse incarnée. Et vas-y que je me caresse le ventre arrondi chaque fois que je passe devant Sarah, et vas-y que je me plains que c’est dur de lui servir le thé dans son état, et vas-y que je me la raconte grave parce que MOI je suis enceinte et pas toi, en lui faisant des chamtas (intraduisible) en bonne et due forme, pour cause nouvelles formes !

 

Au début, Sarah a mis sa bonne en garde :

– Écoute-moi bien, H., si tu n’arrêtes pas ton petit manège pas enchanté, je vais te foutre un œil que tu vas regretter, ma fille !

L’autre, connaissant le caractère trop sympa de sa boss, ne s’est point du tout arrêtée, et a continué son petit jeu cruel !

 

Note de l’auteur qui n’a rien à voir : j’ai vu BossBaby avec mes enfants au ciné pendant Pessah. Déjà que sans pop-corn, le cinéma c’est trop nul, mais en plus, il ne rentre pas du tout dans mon top five des dessins animés !

D’ailleurs, j’ai juré que si la rumeur est fondée qu’ils nous font le coming-out de Elsa dans Frozen 2, I quit ! Ça y est, c’est dit ! Parce que bonjour l’image ! Si une femme seule à plus de 30 ans, qui chante libéré délivrée, c’est qu’elle aime forcément les femmes, non mais oh ! On peut très bien être une célibataire de 30 ans aussi libérée et délivrée soit-elle sans être gay. C’est quoi ces histoires ? On en reparlera à sa sortie ! Si ça se confirme, je vous préviens, ça va chauffer du clavier !

 

Bref donc, où j’en étais… Ah oui, Sarah qui se prenait des piques dans la tronche toute la journée par Madame Hagar qui n’arrêtait pas de la narguer. Donc arriva ce qui arriva : Sarah lui a foutu vraiment l’œil, et lui a fait perdre le gosse de sa première grossesse ! Eh oui !

Alors ? N’a-t on pas dit que Sarah était une bonne personne de base, comment une chose pareille a t’elle pu arriver ?

 

Eh bien, d’après ce que j’ai compris, si tu annonces à ton amie une bonne nouvelle, non pas avec l’intention de lui crever les yeux (c’est le cas de le dire), pas pour l’éclabousser avec tous les trucs géniaux qui t’arrivent, non, juste pour partager, tu ne t’attireras pas le mauvais œil, car tes intentions ne l’ont pas appelé. À contrario, si une personne s’expose en photo pour te dire :

– Regardez-moi dans les yeux ! Oui, dans les yeux, car je suis trop belle, et je vous fais un selfie pour vous, bande de nazes, parce que je me kiffe trop, eh bien… faudra pas s’étonner si la dame devient borgne dans les jours qui suivent…

 

J’en profite pour répondre à la question que l’on me pose souvent :

– Mais sinon, Junes Davis, au niveau de l’œil, ça va, tu gères ? Parce que poulette, avec ton blog, tu racontes un peu (beaucoup) ta vie, non ? Y en a qui sont pas bien dans leurs baskets et jaloux ! Moi, à ta place, je m’enfermerais à double tour, et j’arrêterais de m’exposer comme tu le fais, mais j’aime bien tes chroniques, continue, c’est super (??).

 

Alors pour répondre à cela, je me lève de mon bureau d’où je vous écris, je mets mon microphone dans mon sac (j’ai un grand sac), je commande un Uber, j’arrive à Times Square, et je proclame toute habillée (oui, oui, faut préciser le Toute Habillée pour Times Square), et je déclare solennellement que mes intentions sont bonnes. Si je vous raconte mes galères et mes histoires, c’est pour qu’ensemble, on se booste dans la vie !

Parce que oui, mes chéris, l’œil mauvais existe, évidement, nous ne sommes pas au Pays des poupées Russes figées d’Euro Disney. Rien que le nombre d’articles sur le sujet dans Google fait peur, mais heureusement que le bon œil existe aussi, avec ses intentions positives !

Le tout, c’est d’essayer d’être mesuré quand on se confie sur les impasses de la vie comme dans les joies, en se réjouissant sincèrement pour les uns et les autres, sans aucune jalousie possible !

N’hésitez pas à me balancer sur junesdavis55@gmail.com ou mon mur FB vos lamentations, sans pour autant être un lamenteur, sans oublier de m’écrire vos bonnes nouvelles, que je tacherai sans faire de tâches (faut que je lâche la blague un de ces quatre) de lire avec un œil bon !

 

C’était la chronique du lundi de Tata !

Énormes bisous.  À mercredi avec une VDM people croustillante que j’ai sur le feu, mais rassurez-vous, je surveille la cuisson pour ne pas qu’elle brûle ! Bisous

 

PS : Si vous n’avez pas encore commandé mes tomes 1 et 2, vous pouvez le faire sur junesdavis.com, rubrique: l’Exode ou La Genèse.

 
Jusqu’où peuvent aller les « lamenteurs » pour se protéger de l’œil ?

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Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Tu tries tes tiroirs, tu tombes sur des photos de toi, et de ton mari jeune ! Tu gueules vers ton homme qui passait par hasard par là, avec photo en main que tu lui fous sous le nez : 

– Est-il possible de remonter le temps ? Regarde comment j’étais belle à l’époque !
Toi, tu attends que l’homme te dises : 
– Non ma douce, tu n’as pas besoin de machine car tu es encore plus belle que lorsque je t’aies rencontré. J’irai même jusqu’à dire que je voudrai accélérer le temps pour avoir un toi du futur encore mieux que maintenant.
( Oui, je sais, je pousse la phrase fantasme vachement loin…Eh bien quoi on peut rêver, non ? ) Car la réalité, c’est qu’au final il t'arrache la photo des mains sans jeter un regard à ton propre visage et te dit :
– Comment j’étais beau gosse avant, j’étais bête, j’aurai dû emballer plus de filles ! 
– Saleté ! Moi, je trouve que t’as déjà bien profiter ! Donnes-moi cette photo ! 
Et la voilà, rangé jusqu’à Pessah prochain ! 
 
T’en profites pour faire aussi le tri de tes shoes avec cette question existentielle : 
Dois-t’on garder une paire de godasse laide mais confortable ou bien jeter une paire trop belle que l’on ne porte jamais car elle nous rend souffrante du pied tellement elle est inconfortable…That it the débat ! 
 
Tu te mets à faire des calculs et des projections ou tu te vois en train de cachériser ta cuisine en alternant eau bouillante, allu et chalumeaux. Deux mots que tu utilises très rarement dans tes conversations au quotidien : quoi que…. après cela dépend des contextes parce que y a pas longtemps j’ai été dans une soirée pour présenter mon livre mais il y avait une dame qui passait juste après moi qui présentait des trucs ou il était question de te rendre bouillante avec non pas un chalumeaux mais un plumeau. Bref…..J’essaye d’occulter cette soirée de mon cerveau mais parfois, il y a des flash qui me reviennent. 
 
Dès que tu as quelqu’un au tel ou par message : 
 
– On invite qui ? Qui fait quoi ? T’en ai où ? Il te reste quoi ? 
 
Pour arriver enfin au séder, et dire cette phrase culte : 
L’année prochaine à Jérusalem même si j’ai une petite préférence pour Eilat ( La fille qui a rien compris, ok je sors ! ) 
 
Pessah Cacher Vesameah mes petites galettes !
 
Je reprend les publications dans 10 jours.
Bisous et Bonnes vacances !
Ps : Mon tome 1 et 2 dispo sur junesdavis.com Rubrique: la Genèse et l’Exode. Livraison partout dans le monde. 
Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !
Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !
Les choses bizarres que tu fais seulement avant Pessah !

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La Rebelle du Pessah !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quand ma copine Salomé m’a appelé pour la 250ème fois de la semaine pour me demander si j’étais prête pour Pessah, je me suis dit que c’était le moment de faire « une intervention ».

Une intervention est un terme américain qui permet de sauver une personne d’une perte momentané de raison face à une situation de haut niveau de stress.

Je crois que nous sommes… en plein dedans !

Je l’entends encore me demander un poil paniquée :

– Dis-moi Junes, c’est quoi ton menu pour Pessah ? T’en es où dans ton ménage ? Quel jour tu vas faire tes courses sur Brooklyn ? Et la cachérisation de la cuisine, c’est pour quand ? HELP !!! HELP !!!!

– Euh...Salomé... relaxe-max, je crois que le plus important, c’est que tu te focus d’enlever le pain et ses copains dans la maison, et basta. Et puis, Pâques, ce n’est pas que ça.

– Mais si c’est ça ! Pour moi c’est : menu / bouffe / ménage… Rien que je te les énumère par téléphone, que je suis déjà bien essoufflée ! Mais au fait, pourquoi tu m’as l’air si détendue ? Y a t-il une chose plus croustillante qu’une galette de pessah que je dois savoir, pour arrêter de stresser comme un bélier ?

(Depuis quand les béliers stressent-ils ? Fallait que je trouve un animal qui rime avec stresser. Ah ! D’accord !).

– Disons Salomé, qu’il n’y a pas si longtemps, je me suis mise à faire ma petite rébellion syndicaliste sur les préparatifs angoissants de la fête.

– Toi, ma petite religieuse au chocolat ? J’ai du mal à t’imaginer en rebelle !

– Oh que si ! Pas plus tard que la semaine dernière, lorsque que je rangeais mon placard à épices (tiens, mon bracelet, chouette, je l’avais perdu !), je n’arrêtais pas de me dire que ce serait dommage de passer à côté d’un truc bien plus fort en chocolat « cacher le pessah » que le ménage. Et vois-tu mon amie, comme à chaque fois que je suis dans cet état, dans notre état de New York, j’appelle soit mon père ce rabbin, pour lui dire tout mon mécontentement :

– Allô Papa ? 

– Salut, ma fille, ça va ? Alors, ça avancent ces préparatifs ?

– Bah justement, parlons-en !

– Oula, je connais cette voix, qu’est-ce qui se passe, cette fois ?

– Eh bien, je voulais être sûre d’une chose avant de continuer de frotter comme un taureau ailé. Est-ce que oui ou non, c’est grâce au mérite des femmes que nous sommes sortis d’Égypte ? Dans mon esprit rouillé par le temps, j’ai un vague souvenir de l’histoire où à l’époque de l’esclavage, nos ancêtres femelles enfantaient sans fanfaronner six gosses à la pelle. J’ai raison ?

– Bon sang, mais tu faisais quoi pendant les cours de thora, à l’école ? Ça me fend le cœur, avec tout l’argent que ta mère et moi avons dépensé pour ton éducation, franchement…

– Papa !

– Bon, je t’explique rapide, parce que je suis sur le périph, porte de Pantin, j’ai un mariage dans dix minutes, et je crois que je vais être plus en retard que la mariée elle-même. Alors…

Petit rappel de Junes Davis avant la réponse de mon pap’ (à ne pas confondre avec le Pape. Thanks a lot ! ) :

Malgré l’interdiction de procréer que Pharaon avait femellement donnée, les femmes s’en contrefichaient, et continuaient à se multiplier. Par grand miracle de D., elles accouchaient par six marmots, oui, parfaitement, six d’un coup !

(J’ai moi-même fait l’expérience magnifiante d’avoir 2 bébés à intervalle de 10 minutes chacun, sans péridurale. Oui, parce que je voulais vraiment ressentir la signification du mot enfanter. J’avais cette volonté de me prouver que la nature est tellement merveilleuse, et aussi.... Non, mais ça va pas la tête ! Je réserve ce zerma de réponses pour ELLE magasine (et aussi que je ne me lave qu’à l’eau d’Evian !) Parce que cette saloperie de péridurale n’a pas voulu marcher… du tout ! Possédée par la douleur, j’avais hurlé au docteur : Prenez tout, TOUT, et laissez-moi mourir en paix ! Mais il ne m’a pas entendue, parce que ma voix était recouverte par celles de trois pom-pom girls hystéros de nurses américaines qui me disaient en cœur « Pouchez Miss Davis ! Pouchez !!! Look at you, you are amazing ( amazing, ta race, oui !!!) ».

Enfin bref, rien que pour cette raison je pensais que nous étions assez méritantes... mais pas que... Alors découvrons ensemble l’explication de mon père (enfin mon papa quoi, pas mon père le curé, vous l’aurez compris !) :

– Ma fille, note ce que je te dis :

Les égyptiens étaient tellement cruels, qu’ils demandaient aux hommes d’effectuer le travail des femmes, et aux femmes d’effectuer le travail des hommes. Les femmes ne se sont jamais découragées, malgré la dureté du travail dévalorisant qu’on leur imposait. Mieux encore, pendant l’heure du déjeuner, elles allaient rejoindre leurs maris dans les champs, leur apporter des repas chauds, et leurs prodiguer des massages (??).

– Des massages ? Sérieux 

– Bah oui. Elles le faisaient pour remonter le moral et l’honneur de leurs maris. Je te laisse, je me gare. À plus !

– Voilà Salomé, pourquoi je ne suis pas si déjantée sur la question du ménage !

– J’ai capté. Remarque, on est pareilles au quotidien, non ? Combien de fois Maurice est rentré du bureau, à me raconter à quel point c’était dur avec tous ces requins d’Amerloques.

– T’as raison ! Bon, bah ma Salo, je te laisse, je te rappelle demain. Bisous doux.

– Je t’ai dit 100 fois de ne pas m’appeler comme ça. Rendez-vous demain 9h devant le métro pour expédition Brooklynoise. Bisous ma chou.

Le soir venu, comme le veut la tradition Davissienne, Micka et moi sommes assis sur le canapé où il me débrief sa journée :

– Tu sais Jean-Mi, le mec de la compta, je t’ai déjà parlé de lui, non ? (Oh oui !), eh bien imagines-toi que pendant la réunion, il m’a demandé devant tout le monde si…

Portée par la fatigue de ces derniers jours, bercée par les paroles de mon mari, et celles de mon père, mon esprit s’expatrie loin, très loin de notre salon :

Je me vois habillée en habit d’époque (très seyant), je porte un bon « msouki » de pessah dans ma marmite, (Oh ça va, ne haussez pas le sourcil, je suis toujours maroccos, mais ça fait du bien de temps en temps de voler les coutumes des autres, non ??!). Donc je débarque au boulot de mon homme avec mon plat, pendant que lui est sur son « desk », où il donne le dos à ses six ordis. Dans son oreillette, il hurle à son interlocuteur façon « le loup de Wall Street » (mais plus brun, beaucoup plus brun que Léonardo DiCaprio) :

-正体字 / 正體字!!!! 正体字 / 正體字 ! Impossible de vous retranscrire ce qu’il a dit, chaque fois que mon mari parle de son boulot c’est du chinois pour moi tellement je ne comprends rien !

Je m’installe tranquillement, je sors de mon panier une nappe à carreaux rouge et blanche, ainsi que des assiettes en plastique en porcelaine bleue. Je lui tapote l’épaule et lui dis :

– Regarde chéri, ce que je t’ai amené pour le dej’ ! Viens, installe-toi, voyons, il faut que tu prennes des forces. Tu veux que je déplace tout par terre sous ton bureau, comme ça on peut faire un pique-nique sur la moquette ? Après je te ferai un petit message au cou. Oulalala comme il est tendu, Junes est là, voilà, c’est bien, mange.

Tout cela sous le regard ébahi de ses collègues qui sont morts de jalousie. Même Jean-Mi de la compta passera, et bavera rien que par l’odeur.

– Junes, Junes t’es là, tu m’écoutes ?

– Mais oui, je suis là ! Comme d’habitude ! Mais tu veux que je te dise, j’en ai ras la casquette, de t’écouter tous les soirs ! Est-ce que l’on m’écoute, moi ??? Parce qu’elles sont bien gentilles nos ancêtres, mais qui les aider, elles ? Comme si j’allais venir sur ton lieu de travail et t’apporter à manger et te faire des massages ! Et puis quoi encore ? C’est fini l’esclavage ! Tu m’entends? FINI !

– Mais je ne t’ai jamais demandé de m’apporter à manger le midi. En revanche, si l’idée te traverse l’esprit un jour et que ... Je plaisante, je plaisante, tout doux. J’ai juste besoin que tu sois à mon écoute, car en général, tu as une bonne analyse, et après je me sens mieux. En plus, je suis là pour toi, moi ! Et puis tu n’es jamais seule, car tu as un interlocuteur hors pair !

– Ah oui et qui ?

– Eh bien....D. himself !

– Ah ...

– Pipine, tu n’as pas à te lever tous les matins à l’aube, pour te saucissonner le bras et la tête avec des morceaux de cuir comme nous les hommes. Vous les femmes, vous êtes en permanence connectées en wifi avec D., alors viens pas te plaindre, et laisse-moi ME plaindre !

Et c’est ainsi que tout en continuant mon ménage de pessah, armée de mon balai, Micka me suivra dans toutes les pièces, me racontera encore et encore ses soucis, que je tâcherai de balayer par la force d’être une femme !

Alors mesdames, pendant la lecture de la hagada, et lorsque que l’on s’absentera trois-quarts d’heure minimum pour endormir nos enfants respectifs, on pourra penser à nos arrière-arrière-arrière (30 fois le « arrières ») grands-mères, qui étaient des coachs de vie pour que notre peuple reste tout simplement… en vie !

Gros bisous et bonnes fêtes

PS : Mon tome 2 est sortie depuis le 27 mars. Vous pouvez le commander sur Junesdavis.com Rubrique : L’Exode. Apparemment c’est super livre pour Pessah ( je dis ça, je dis rien) Je vous embrasse à Très vite !

Publié dans humour, maman, New York, Pessah, glamour, amour

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Règles de bienséance et de courtoisie sur les réseaux sociaux. Par la Baronne Davis.

Publié le par Junes Davis-Cohen

Chers utilisateurs et utilisatrices de réseaux sociaux,

 

Nous avons dû apprendre à nous servir sans mode d’emploi de tous ces outils de communication extraordinaires qui nous sont tombés dessus, et qui sont à portée de main (c’est le cas de le dire) ! S’il y a quinze ans, on nous avait dit que nous allions vivre certaines situations, on ne l’aurait jamais cru (comme lustucru !). C’est pour cela qu’aujourd’hui, dans une optique de savoir au mieux utiliser ces nouveaux systèmes, je me suis dit qu’il serait temps de noter quelques règles de base, afin que chacun d’entre nous profite au maximum de cet univers « merveilleux » que l’on appelle : le « social media » !

Avant que je lance mon blog, mon Rav m’a appris une chose cruciale :

« Madame Davis, dès l’instant que vous vous exposez par un texte, une photo, ou une vidéo, vous vous soumettez aux regards des autres, qui entraîneront forcément un jugement. Êtes-vous prête à accepter les critiques, bonnes ou mauvaises ?

Absolument pas ! Je vais mourir de honte, et me noyer dans mes pleurs, si on me dit un truc méchant.

– Bien sûr que je suis prête !

Sale menteuse

– Très bien, alors soyez forte ! Et n’oubliez jamais qu’une chose incroyable existe en dehors des réseaux sociaux : la vraie vie ».

Rav Djaker.

 

Après ce prélude, commençons, mes petits choux, avec la base de la base :

 

1) L’extrême courtoisie :

N’oubliez jamais qu’à l’écrit, nous n’avons ni le son, ni le visage de la personne en face de nous, pour nous orienter vers le ton qu’elle emploie, d’où pas mal de confusion, qui entraine forcément une certaine agressivité.

Exemple :

– T’es vraiment qu’une petite saleté Élodie, tu ne m’as pas dit que tu venais sur Marseille.

– Comment ? Tu oses me traiter de saleté ? Pour la peine, je vais dire à tout le monde que tu as de grosses saletés chez toi !

Solution : restez hyper courtois, bien plus que dans la vraie vie, en TOUTES CIRCONSTANCES !

Une personne ne vous reprochera jamais d’être trop polie, sachez-le !

 

2) Ce qui est sur les réseaux sociaux, reste sur les réseaux sociaux :

Exemple : dans la rue, tu croises Élodie avec son mari, et là, tu sais pas pourquoi, tu lui sors d’un coup :

– Hé salut Jean-Louis, alors, ça va mieux tes hémorroïdes ? Élodie nous a demandé des remèdes de grand-mère sur un groupe Facebook, et on a toutes compris que c’était pour toi. Ça va mieux ?

Lui, vert, cramoisi, rouge de honte, va gueuler sur cette pauvre Élodie qui parlait en réalité de son oncle !

Donc, on ne dit rien ! On fait semblant qu’on n’a rien lu.

Oui, c’est bizarre, mais mieux vaut être bizarre, que d’être la cause d’une belle engueulade, ou de faire honte à quelqu’un !

 

3) Lorsque l’on veut réagir sur un poste, ou émettre un commentaire qui ne va pas dans le sens du poil, et du post, justement : prière de ne pas dégommer l’auteur. Il vous est tout à fait permis de ne pas être d’accord avec lui, mais afin de faire évoluer le débat (si débat il y a), merci de faire connaitre votre point de vue de façon pertinente et enrichissante, sans un besoin d’insulter au passage, car n’oubliez pas qu’il y a une vraie personne de l’autre côté de l’écran.

Exemple :

– Je ne suis pas d’accord avec toi, les américains sont vachement sympas, et pas du tout hypocrites ! Toi, par contre, t’es aussi fausse que tes mèches blondes, et je trouve que tu es stupide (la dernière phrase est en trop !).

Le plus classe, est d’adresser un message privé à la personne, et de converser en privé.

 

4) Alors attention, c’est du lourd : on ne critique JAMAIS sa famille, sa belle famille, ses amis, sur le net ! Oui, je sais, c’est triste, mais il arrive que nos langues et nos claviers fourchent plus que de raison. Interdiction totale de dire du mal, car ça peut faire très mal, aussi bien à vous, qu’aux gens qui peuvent tomber dessus.

C’est bien connu, les paroles s’envolent, les écrits restent, et avec les captures d’écran, nous sommes fichus ! Si vous saviez les dégâts irrémédiables que ça provoque, et la peine que ça engendre, mieux vaut tourner sept fois autour du clavier avant de critiquer !

 

5- Lorsque deux personnes en commentaires papotent entre elles, et font des « private jokes », si on ne vous a pas tagué (sonné), prière de ne pas vous mêler, car c’est intrusif !

Exemple :

– Tu te rappelles Élodie, la fois où on a mangé un sandwich ?

– Ah oui, trop bon, sauf quand tu as trouvé un rat !

– Un rat ? Où ? Quand ? Comment ? Qui ?

– On avait bien rigolé n’empêche !

– Grave !

– Mais de quel restau vous parlez ? Je comprends rien ! C’était quand ? Pourquoi j’étais pas là ? Y a quelqu’un ? Youhou !

Bref… c’est lourd, quoi !

 

6) On évite de tagger son ami sur les sujets sensibles comme : la pédophilie, les viols, et accessoirement, le divorce, car les gens emmagasinent des tonnes d’infos en diagonale… et associeront votre nom automatiquement au sujet.

– Élodie, j’ai grave pensé à ta tante, qui est en plein divorce, quand j’ai lu ce post sur les croqueuses de diamants.

Si l’article est intéressant, on copie le lien, et on l’envoie en message privé. Merci. La direction.

 

7) Une conversation qu’on a eue en privé sur son téléphone, reste privée (whatsapp) ! On ne demande pas des nouvelles au détour d’un commentaire :

– Et sinon, Élodie, tes règles douloureuses, ça va mieux ?

– Beaucoup mieux, merci. Mais pour info, mon père est sur le groupe whatsapp aussi, cousine !

Pauvre Elodie, c’est pas sa journée !

Je sais que ça parait vraiment bête, mais… qui a dit que nous sommes tout le temps intelligents ? Au pire, keep cool. Ça nous arrive à tous de faire des erreurs, c’est pas grave.

 

8) Tout ce qui est à caractère antisémite, racial, photos inappropriées, on le signale, et on bloque.

On balance sans pitié ! Je suis contre toutes formes de délation, mais dans ce cas précis, nous devons être des utilisateurs responsables !

N’est-ce pas Élodie ? C’est pas parce que tu as vu des têtes découpées, que tu dois faire celle qui n’a rien vu ! Alors tu signales, et plus vite que ça ! Mais non, enfin ! Tu ne partages pas la vidéo sur Youtube ! Faut tout t’expliquer ou quoi ? Un peu de bons sens, ma fille !

 

9) La pub ! Par pure courtoisie, on demande gentiment aux administrateurs des groupes avant de publier son produit. Eux, apprécieront votre politesse, et à quatre-vingt-dix pour cent des cas, vous laisseront publier ! S’ils refusent, eh bien, y en a d’autres, des groupes !

C’est comme si vous rentrez dans un magasin, et vous demandez gentiment au patron de coller vos affiches, et que certains vous disent non, vous n’allez pas les coller de force ? Eh bien c’est pareil !

Rien ne vous empêche de monter votre propre groupe, et qui sait… la roue tourne toujours….

 

10) Je bloque ou je bloque pas ? Si vous avez prévenu la personne gentiment plusieurs fois, pour plusieurs raisons diverses et variées, et que la personne recommence : vous bloquez !

Si elle est tout simplement FOLLE (oui, oui, il y a des dingos sur le net, comme dans la rue, sauf que dans la rue, vous auriez juste fui alors que là… on ne sait pas qui est derrière l’écran !), vous bloquez sans hésitez !

Faut-il prévenir avant de le faire ?

Ça dépend de la relation virtuelle ou réelle que vous entretenez avec cette personne, folle ou pas.

 

                                                             Gérer ses émotions !

Si de voir Elodie et Jean-Louis (guéri des hémorroïdes ?) sur Insta tout sourires, sur le sable chaud en maillot, vous procure de la tristesse, avec une pointe de jalousie, suivie de l’envie… éloignez-vous ! Faites une pause, déconnectez-vous pendant quelques heures, voire quelques jours. C’est la ligne rouge à ne pas franchir ! L’impact émotionnel est la barrière à ne pas dépasser.

Le « social media » ne doit pas prendre trop de place dans votre cœur, à défaut du temps que l’on y consacre !

Sachez juste que la photo de ce couple, n’est que l’illusion d’un moment parfait, qui n’a rien à voir avec la vraie vie !

L’utilisation des médias est faite pour se rapprocher les uns des autres, et non pour reprocher quelque chose à l’autre.

Utilisez cette fenêtre sur le monde extérieur, pour apprendre, rire, communiquer, se renseigner, vous ouvrir sur le monde qu’on a pas toujours la possibilité de parcourir, et souhaitons une bonne fois pour toutes à Jean-Louis un bon rétablissement pour ses hémorroïdes, et qu’Élodie arrête de poster TOUTES ses photos de vacances, on s’en fout ! Et puis qu’elle lâche son téléphone, bon sang, et qu’elle profite !

 

N’hésitez pas à me noter vos commentaires, qui sont toujours très enrichissants.

Je vous embrasse, mes chéris, et espère que ce petit guide nous aidera à être encore plus proches.

À + mes lapins.

Règles de bienséance et de courtoisie sur les réseaux sociaux. Par la Baronne Davis.
Règles de bienséance et de courtoisie sur les réseaux sociaux. Par la Baronne Davis.

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Quand l’Empereur arrive comme une barbe sur la soupe, en se mêlant de l’éducation de nos gosses, rien ne va plus !

Publié le par Junes Davis-Cohen

À l’époque où je n’avais pas encore d’enfants, j’adorais regarder l’émission Super Nanny. Mais depuis que je suis devenue une mommy, j’évite soigneusement les rediffs, parce que si l’âme de la nanny se mettait à faire un tour chez moi, elle se retournerait dans sa tombe, la pauvre. Je rajouterais qu’elle aurait pas mal de raisons de me hanter, de jour comme de nuit. Je vous laisse découvrir pourquoi…

 

On est dimanche, il est quatre heures, et c’est l’heure de mes traditionnelles crêpes du weekend (qui a eu encore cette idée folle, déjà ? Ah oui, c’est moi, pour un moment familial comme on peut en voir dans les pubs avec des blonds !). Sauf que je suis rouge à cause de la chaleur que dégage la poêle, et en nage, parce que fifille 1, quatre ans d’âge, est accrochée depuis 8 minutes à ma jambe. Ma petite est en larmes, car son papa a commis la bourde du siècle :

Fourrer la crêpe de fifille 1 de confiture aux myrtilles, à la place de la confiture de fraises, et depuis, c’est scandale à Malibu dans ma cuisine !

Je précise que cette scène n’a rien à voir avec la célèbre série des années 90 : « Alerte à Malibu », même si j’aurais bien besoin d’un sauveteur ou d’un sauvetage, pour m’aider à calmer ma poupée, qui limite est en train de se noyer dans ses pleurs.

La chose qui me fascine, c’est que ma moitié maritale n’a toujours pas compris à quel point fifille 1 est très attachiante à sa crêpe aux fraises ! Tout le monde sait ça, voyons : ON NE DOIT JAMAIS SE TROMPER D’ARÔME POUR FIFILLE 1 !

Une fois de plus, je réalise que je connais drôlement bien mes gosses, et que c’est peut-être justement la raison pour laquelle ça m’énerve au plus haut point, (mais vraiment au plus haut point, après c’est l’oiseau ! ) quand mon homme se mêle de TOUT et pour tout !

Vous allez me dire :

– Mais dis-moi, toi, elle n’est pas un poil capricieuse, ta fille 1 ou 2, je sais plus c’est laquelle ?

Très certainement, mais nous vivons dans une génération où l’épluchure d’une banane peut être une bombe à retardement, prête à exploser ! Malheur à ta patience qui sera mise à rude épreuve, si tu n’as pas fait exactement comme ton enfant voulait, donc quand vient le weekend, on aimerait bien, nous les mamans, que nos hommes prennent le relais, et le comprennent ce relais !

 

D’ailleurs, il n’y a pas que le weekend ! Pas plus tard que mardi dernier, quand mon mari est rentré du boulot, et juste après qu’il m’ait posé la question qui me donne de l’urticaire :

– Et sinon, ils ont mangé les enfants ?

Je supporte tellement plus cette phrase quotidienne, que je m’amuse une fois sur deux à lui répondre :

– Non, rien depuis deux jours. Je trouve qu’ils ont grossi ces derniers temps, et puis avec ce qu’ils mangent le midi à l’école, c’est largement suffisant !

Lui, me répond une fois sur deux aussi :

– Vraiment ? Tu ne leur a rien donné ?

– …

– Ah, tu m’as fait peur ! Tu sais, Junes, on ne sait jamais quand tu plaisantes ! Bon, tu m’as dit que tu as été chez le dentiste aujourd’hui, pour fifille 1 (trop de confiture aux fraises tue les dents), il a dit quoi, celui qui coûte un bras ?

– Elle a besoin de soins, on y retourne semaine pro.

– Eh bien voilà, je le savais ! Pourquoi tu ne prends pas l’habitude, (j’aime bien le « TU ») de lui passer le fil dentaire tous les soirs avant de dormir ?

Est-il seulement sérieux deux secondes ? Le fil dentaire pour une gosse qui se barre en courant à la vue du tube de dentifrice ! Je me vois encore lui courir après comme une maboula/folle tout droit sortie de l’asile, la brosse à dent à la main, la suppliant :

– Reviens ici, ma jolie ! Juste un petit coup de brosse ! Allez quoi… bon, OK, sans dentifrice, promis ! Reviens !

En allant jusqu’à me transformer en mamie-gâteau qui promet honteusement des prices (des cadeaux) pour que ma petite coopère.

Quand je vous ai dit que super Nanny a des millions de raisons de venir me hanter, je ne mythonnais pas !

 

Note de l’auteur : Dans ma jeunesse, j’avais fait le serment solennel de ne jamais avoir recourt à ce lamentable stratagème ! C’est pourquoi, dès qu’une machine à remonter le temps sera mise sur le marché, j’espère être la première à l’utiliser, pour revenir sur les lieux où j’ai prononcé ces phrases-clichés le nez pincé :

– Non mais moi, jamais je ne ferai ça, avec mes enfants !

Un moi du futur me tapotera le bras, et m’enroulera la bouche et le cerveau de gros scotch marron, en hurlant :

– Tais-toi ! Car tu ne sais RIEN ! Ça m’évitera bien des jugements honteux que j’ai osé poser par le passé !

 

Et puis, il y aussi le matin, avant d’aller à l’école, quand on est tous bien dans le rush, et que je dois supplier, quémander, demander 10, 20, 30 fois à mes petits choux de mettre, bonnets, chaussettes, chaussures and co (je le dis dans le désordre), pour m’entendre perdre patience :

– Mais on va être en retard… ALLLEZZZ GROUILLEZ-VOUS !

Tu peux être sûr que mon gentil homme de mari arrive tout frais, tout beau de s’être occupé de lui, et me questionne devant les enfants :

– Qu’est-ce que t’as à crier comme ça ? Je te jure, on t’entend jusque dans la salle de bain. Faut te détendre, mémé ! Ça va pas bien !

Mon seul reflexe humain serait de lui sauter dessus mais… j’imagine toujours dans « ses scandaleuses intrusions éducatives », qu’il y a une voix électronique féminine qui sortirait des haut-parleurs de notre salon, et qui commenterait nos échanges devant nos enfants :

 

« Mister & Mrs Davis, vous avez perdu 3000 points de crédibilité envers vos enfants. Excellente Journée. »

 

Alors je décide (après plusieurs années d’entraînement) de ne rien répondre, et de régler cela plus tard en privé. Parce qu’en réalité, je rêve secrètement d’un tout autre scénario : il arriverait tout pareil, et dirait aux petits :

– Alors, les enfants, on énerve maman, aujourd’hui ? Viens là, toi, que je te mette ton manteau, et toi, va te débarbouiller le visage. Vous savez mes chéris, maman ne peut pas tout faire !

Eh oui, je suis découverte, Junes Davis aimerait vivre dans le monde des BISOUNOURS. S’il vous plait, ne m’enlevez pas mes rêves ! NE ME LES ENLEVEZ PAS !

 

Ou encore, cette scène mémorable du dimanche soir, lorsque l’un de tes mouflets tout honteux se pointe devant toi, le cahier à la main, pour te prévenir qu’il a oublié de faire son devoir de maths.

Toi, un peu agacée, et crevée, tu le sermonnes que ca aurait été plus sérieux de ne pas attendre 7h du soir, et hop tu t’y mets, fin de l’histoire ! Mais c’est sans compter l’intervention du Chevalier de l’ordre des devoirs et des maths qui se mêle !

– MAIS ENFIN, COMMENT SE FAIT-IL QUE NOUS SOMMES DIMANCHE SOIR, ET QUE C’EST MAINTENANT QU’IL DÉCIDE DE REVISER SES MATHS ? POURQUOI TU N’AS PAS VÉRIFIÉ ?

– Cher monsieur, rien ne vous empêche de vous asseoir, et de donner à votre fils tout votre savoir matheux !

– Non, c’est toi qui est en charge de ça !

– Ah oui ? Et depuis quand j’ai une pancarte sur mon dos, avec inscrit que j’ai le monopôle des devoirs, dans cette maison !

– Mais je travaille, moi !

– Je vois pas le rapport, nous sommes dimanche, alors rien ne vous empêche, Monsieur, de prendre l’initiative de vérifier !

– Arrête de me vouvoyez, ça m’agace !

– ET ME DIRE QUE TOUT EST TOUJOURS DE MA FAUTE, TU CROIS QUE ÇA M’AGACE PAS ?

 

Concentrée dans vos revendications, vous occultez le fait que les yeux grands ouverts du fiston suivent la discorde entre vous et votre bonhomme, comme on suit un match de tennis.

Et là, j’entends encore la voix :

 

« Vous avez moins 8000 points à votre compteur éducatif. Bonne soirée »

 

Et puis zut, elle m’énerve, celle-là, avec ses points ! D’un autre côté, avec toute cette perte de points, je me demande si le secret ne serait pas plutôt de faire semblant d’être d’accord avec son mari (alors qu’on a envie de le défoncer), et de répondre devant nos mini-nous :

– Papa a raison, c’est dommage qu’on ait attendu ce soir. Viens on s’y remet tranquillement. Chéri, si tu veux nous aider, tu es le bienvenu !

Et basta !

Car si le problème de math et du mari est « résolu » en présence du petit, ce serait déjà un gagne-temps fou ! Et puis, rien ne m’empêche plus tard, de dire en privé au chef de famille que la cheftaine que je suis, n’est absolument pas d’accord avec toutes ces responsabilités que je suis censée assumer toute seule !

 

 

« Miss Davis, vous gagnez plus de 15000 points à votre compteur éducatif. Bonne soirée et bravo !

 

15000 points ? Ça vaut le coup, dis donc !

Allez je m’y mets. Alors quand notre homme reproduira les mimiques exactes de Sherlock Holmes pour mener son enquête et vérifier que nous avons bien fait notre job, même si l’on aura toujours envie de lui mettre la tête dans le four, il est possible qu’avec le temps, on s’habitue à faire abstraction de ses insupportables instruisons, pour ne plus se braquer à ses moindre propos (by the way, rien ne vous empêche de le braquer de quelque sous par-ci, par-là, de temps en temps, héhé ! Détendez-vous les ladies and gentlemen, je plaisante... quoi que)

Parce qu’en réalité, ces simples questions de routine, qui peuvent être prises pour des questions inquisitrices, traduisent une simple forme d’amour de la part d’un papa qui veut juste prendre des nouvelles de ses enfants à travers vous ! Le lien le plus fort, le plus proche au monde, qui le lie à vos enfants respectifs !

 

L’harmonie d’un couple prévaut sur l’éducation elle-même, devant le bambin. Avec cette base solide d’un foyer harmonieux (même si c’est une illusion), nos enfants pousseront comme des jolis champignons non vénéneux, qui comprendront qu’ils ne sont ni les stars, ni les sources de conflit violents au sein de notre couple. Pour qu’enfin à leur tour, ils investissent plus tard dans un amour fort, uni, et unique !

 

« Tout ça pour dire, ne dites rien devant vos enfants quand papa fait n’importe quoi, et vice versa. Vous aurez plus 1000000000 points à votre compteur éducatif ! Bonne journée aux lecteurs de Junes Davis, la dame vous retrouve mercredi ».

 

 

P.S. : On y est mes amis, la sortie de mon tome 2 est prévue pour le 27 mars! Lev Tov et moi organisons une soirée de lancement du petit gueux, dans une salle avec traiteur où vous êtes cordialement invités. Pour plus d’info, contactez moi sur junesdavis55@gmail.com

Quand l’Empereur arrive comme une barbe sur la soupe, en se mêlant de l’éducation de nos gosses, rien ne va plus !
Quand l’Empereur arrive comme une barbe sur la soupe, en se mêlant de l’éducation de nos gosses, rien ne va plus !
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