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3 articles avec junes davis

Mon plan pour aider Macron à sauver la France !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

La semaine dernière, j’ai dû me rendre à Paris, pour trois jours express. J’y suis allée non seulement pour rencontrer certains d’entre vous, mais aussi parce que j’avais plein de rendez-vous à honorer qui ne se trouvaient pas forcément à la rue Saint-Honoré.

 

J’avais bien choisi ma semaine parce que c’était celle où mes parents déménageaient. Niveau stress pour ma mère, cela se jouait entre la bataille navale et le jeux puissance 4 ! Du coup, mieux valait ne pas trop rester dans les parages, d’autant plus que j’avais ma propre boule au ventre à gérer, puisque pour ce mini-voyage j’avais dû laisser à la maison le Davis et les Davis juniors.

 

Rien que de m’imaginer sans eux pendant ces quelques jours avait été très dur, mais pour eux, ça allait être vachement sympa ! C’est bien connu, quand maman n’est pas là, il n’y a pas que les souris qui dansent. J’ai su que j’allais manquer un peu à mon fils quand sur le pas de la porte, il a manifesté un peu trop d’enthousiasme envers la coutume « du jeté d’eau ».

Il parait que si on jette un peu d’eau sur une personne qui part en voyage, cela augmente ses chances de revenir. La scène de mon départ aurait pu être touchante si mon fiston n’avait pas pris soin de me vider littéralement la bouteille d’eau sur le dos.

 

Quand j’étais montée dans le taxi pour m’emmener à l’aéroport, j’étais tellement trempée que mes larmes sont passées totalement inaperçues. Ce n'était pas plus mal parce que si ma grand-mère était encore vivante, elle m’aurait botté le derrière en me disant d’arrêter de me comporter comme une mauviette !

Je me suis vite reprise en me concentrant sur le programme de ces prochains jours. Je devais faire un maximum de choses en un minimum de temps.

 

D’ailleurs, la veille chez Duane Reade, j’avais même été tentée d’acheter le costume de « Flash », pour aller encore plus vite. Il était vendu juste à côté des crèmes solaires.

 

*Note de J.D: Les magasins type Duane Reade, CVS ou Walgreens, sont plus connus sous le nom de Drugstore. Le principe est que l’on trouve tout et N’IMPORTE QUOI, 24/24, 7/7j. Il en existe autant que les Starbucks, de façon à ce que les amerloques ne soient jamais en galère de sopalin, papier toilette ou pinces à cheveux. J’avais trouvé le concept tellement fascinant, que pendant mes deux premières années New Yorkaises, j’y avais passé ma vie !

 

C’était ma grande passion de l’époque. Venant de Genève, la ville où le temps s’arrête à partir de 17h, et 18 les soirs de nocturne, ce genre de magasins, c’était l’Eldorado pour moi ! Même qu’une fois à deux heures du mat’, j’ai du descendre pour acheter du lait, et quelle fut ma surprise de trouver une scie électrique ! Sérieux, à part un serial killer, je vois pas qui peut en avoir besoin en plein milieu de la nuit !

Donc quand ce jour-là, j’avais voulu payer le costume du super héros, le monsieur de la caisse m’avait prévenue, en souriant s’il vous plait, que les super pouvoirs n’étaient pas vendus avec, du coup, je l’avais reposé !

 

J’insiste sur le « en souriant » parce que lors de mon voyage, j’ai appris que d’être cool et sympa, c’était loin de cooler/couler de source. Il m’a fallu plusieurs situations parisiennes pour m’en rendre compte. Au fur et à mesure de ces trois jours, je notais dans mon cerveau qui me sert de calepin vivant, les quelques idées pour relancer l’économie française, qui, soyons honnête, ne va pas fort ! Et je me suis dit que mon rapport allait être pour Macron.

 

Commençons tout de suite par le secteur de la vente :

 

Je rentre dans une boutique pour trouver une robe sympathique en prévision de l’une de mes soirées dédicace. Il n’y a pas de selfies, pour le shopping français, c’est Paris qui gagne à plate couture, parce que les fringues sont souvent très coutures ! Je parcours les rayons, quand j’entends qu’on m’énonce la phrase de base de toute vendeuse qui fait son boulot :

 

– Bonjour Madame, si vous cherchez quelque chose, n’hésitez pas à me demander, je reste à votre disposition.

 

– Ça tombe bien, je cherche une robe avec des manches pour ce soir.

 

– Ah ça tombe très bien, on vient de recevoir quelques modèles. Venez, je vous les montre.

– OK !

 

– Voyons voir… pour vous, étant donné que vous avez le teint fade et terne, il vous faut une couleur vive pour vous redonner bonne mine.

NO WAY ! Je ne peux pas croire que la gueuse m’ait sorti cette phrase ! En plus, elle vient de me faire un « 2 en 1 » !

 

*Qu’est-ce que le « 2 en 1 » ? *

 

Le « 2 en 1 » n’a rien à voir avec du shampoing + après-shampoing. C’est quand par exemple, vous avez une conversation houleuse avec votre interlocuteur, mari/sœur/ami, et que celui-ci veut vous achever, en employant volontairement deux adjectifs négatifs en une seule et unique phrase :

 

– Tu es moche et bête !

 

– T’es une idiote doublée d’une grosse débile !

 

– T’es nulle et en plus tu n’as aucun goût ! Etc.

 

Ce qui rend la personne en face particulièrement agressive ! (Qui ne le serait pas ?)

 

C’est pour ça qu’en cas de violente dispute, j’opte souvent pour « le sandwich ». Le sandwich sert à faire passer une remarque négative tout en douceur. D’abord, vous lui dites un truc sympa, après, vous glissez ce que vous pensez, et ensuite, vous concluez toujours par une phrase positive : « Cela ne change rien au fait que tu restes formidable » Et hop ça passe comme une lettre en colissimo.

 

Mais revenons à cette séquence shopping où je suis sur le point de crier « Oh

my Gosh », parce que je me rappelle très bien qu’il n’y a pas longtemps, quand

je suis allée chez Bloomingdale’s (57 et Lexington, super sympa), le vendeur m’avait complimentée d’adjectifs plus faux les uns que les autres, en me répétant en boucle : « You look amazing ! I love your shoes ! I love your glasses ! ». Il me racontait n’importe quoi, mais JAMAIS il n’aurait osé me parler de mon teint !

 

La différence de mentalité est tellement flagrante, que je décide d’en rire, et de pousser l’étude jusqu’au bout, en lui posant carrément la question :

 

– C’est trop marrant ce que vous venez de me dire, vous savez que je pourrais me vexer, ou me sentir mal !

 

– Vous savez, c’est pour vous que je dis ça, moi, après mon boulot, je rentre chez moi, et je n’y pense plus. Bon, je vous la montre, cette robe ?

 

 

Plus tard au téléphone, lorsque je raconte l’anecdote à Micka, il me dit :

 

– Fallait laisser tomber, Mimine ! Sinon, au final, tu ne m’as pas dit le prix de la robe ?

 

– Non mais t’as entendu ce qu’elle m’a dit ?

 

– Oui, mais t’as payé combien ?

 

– Tu ne trouves pas ça énorme ?

 

– Si, mais combien ?

 

Etc.

 

 

Heureusement que mon étude ne s’est pas arrêtée là. Lorsque le lendemain, je suis sortie d’un rendez-vous près de l’Opéra (je trouve que c’est l’un des plus beaux monuments au monde !), et qu’il a commencé à pleuvoir, en bonne franco-new yorkaise qui se respecte, j’ai levé ma main pour héler un taxi. Je ne me voyais pas me galérer à dévaler comme une guenon les escaliers du métro, avec ma valise remplie de livres, qui pesait 15 kilos. Quelques minutes plus tard, eurêka, il y en a un qui s’est arrêté à ma hauteur. Le chauffeur a baissé sa vitre, et m’a demandé :

 

– Bonjour, vous allez où ?

 

– 17ème.

 

– Désolé, c’est pas mon chemin !

Et il démarre !

 

Sans me démonter, même si je voulais démonter le taximan, j’ai refait le mouvement du doigt en l’air pour en appeler un autre. Je n’ai volontairement pas appelé un Uber, parce que la veille, en tant que chef des Chats noirs, il m’était arrivé une histoire totalement dingue et poignante à la fois, que je vous réserve pour mercredi.

 

Au bout de dix dégoulinantes minutes, il y en a un qui a daigné s’arrêter. Ouf ! Sauvée ! Je suis rentrée dans la voiture et l’ai remercié vivement. Je lui ai indiqué l’adresse, et il m’a dit :

 

– Ah mais ma petite dame, vous auriez mieux fait d’y aller en métro.

 

_ Euh… oui, je suis au courant, mais j’ai une très grosse valise que je viens de mettre (seule) dans votre coffre.

 

– C’est vous qui voyez, je dis ça pour vous, moi vous savez après…

 

– oui je sais, vous rentrez chez vous, et vous n’y pensez plus !

 

– Exactement !

 

 

Je vais pour me reposer, parce que je ressens le jet lag, mais le chauffeur se met à parler. Oh boy ! Il m’explique qu’il s’appelle Bernard, mais que son petit nom c’est Bébert, mais attention, il n’a rien d’un berbère. Je l’entends pouffer de rire de sa propre blague !

 

Oh purée ! Je sens que le trajet va être long ! Comme on est bloqués dans la circulation, il me pose des questions auxquelles je réponds poliment, et de feu en feu, je lui confie que j’habite de l’autre côté de l’atlantique. Il me demande si je n’ai pas sauté au plafond quand Trampoline a gagné les élections. Trump+sauter = Trampoline, qui nous rend un chauffeur totalement hilare ! (C’est vrai que son jeu de mot est sympa, mais de là à taper sur le volant… faut pas pousser !)

 

Au bout de quelques minutes, dehors, il pleut toujours des cordes, il me demande si c’est pas mieux qu’il me dépose à la prochaine bouche de métro, ce sera plus simple pour moi !

Et là, je me sens encore obligée de le comparer aux taxis new-yorkais, où les chauffeurs s’en tapent complètement de nous déposer quelque part, même pour trois dollars ! Ils font leur taf et basta ! Je préfère garder mes remarques jusqu’à ce qu’il me dépose chez moi.

 

Mais…la cerise sur le cupcake dont il va vraiment falloir discuter, ce sont : les grèves ! Il y en avait dans tous les arrondissements, les chics compris, même si je n’ai pas vraiment compris ce que les grévistes revendiquaient !

 

Le soir même de cette journée pluvieuse, j’avais retrouvé mes parents pour diner dans un restau. On papote, on rit, on regarde la carte, et on décide de commander. Le serveur arrive, et je lui dis ce que je veux :

 

– La salade cocktail s’il vous plait.

 

– Oui madame, cependant, nous ne servons plus de salade verte, car nous n’avons personne pour la vérification. Nous avons remplacé toutes nos salades par des endives.

 

– Parfait, ça ira avec mon teint !

 

– Pardon ?

 

– Rien, rien.., c’est bon pour l’endive cocktail !

 

– C’est noté !

 

Au moment du dessert, je veux me commander une coupe de framboises chantilly en ce jour spécial d’anniv (ma mère revendique que les jours d’anniv, on devrait faire la fête aux mamans, puisque ce sont elles qui ont le mérite de nous avoir mis au monde. Pas faux !) Le gentil serveur me dit :

 

– Désolée madame, mais nous ne servons plus de framboises, car elles ont été déclarées non cacher.

 

– Ah… OK, tant pis, je vais prendre un thé à la menthe, alors ?

 

– Je m’excuse, mais nous ne servons plus de thé à la menthe fraiche, pour les mêmes raisons que la salade verte. Nous n’avons personne pour faire ce travail de vérification.

 

– Pas de problème, mais par pure curiosité, pourquoi c’est encore proposé au menu ?

 

– Parce que nous n’avons trouvé personne pour nous changer la carte.

 

– ……………

 

Sur le chemin du retour, assise sur la banquette arrière de la voiture de mes parents, je crois bien que je somnolais pas mal, quand je me suis imaginée tomber du ciel en douceur sur le perron de l’Elysée, à l’aide du parapluie de Mary

Poppin’s. J’avais une boite de macarons sous le bras, pour être reçue par monsieur Macron.

 

Brigitte était là à m’attendre pour m’escorter jusqu’au bureau de son mari. Je la complimentais sur son sac (elle a toujours des beaux sacs sur les photos), elle me faisait remarquer que j’avais bonne mine (dans ta tronche, vendeuse des Galeries !) tout en me présentant le Président. Je lui tendais mon classeur rose, où il serait noté toutes mes idées :

 

Pour le commerce : une formation d’au moins un mois aux States, pour apprendre tous les rouages de la vente !

 

Pour faire passer l’envie aux grévistes de faire la grève : on envoie tous les gens de la CGT faire le job du Pancardiste pendant deux mois. Le job consiste à tenir un carton toute la journée avec écrit des tas d’informations. Je vous jure qu’après une simple journée, on bénit n’importe quel autre boulot au monde !

Celui qui veut monter son entreprise ou restau, l’état ne le taxera pas pendant un an, afin qu’il puisse engager du personnel (comme quelqu’un pour vérifier la salade verte et les feuilles de menthe, par exemple). Notre entretien durera des heures et des heures, jusqu’à ce que Mister Macron me sourie et me demande :

 

– Avouez Madame Davis, que vous aimez quand même la France, même avec ses défauts ?

 

Et là, ce serait à mon tour de sourire, et de lui dire :

 

– C’est vrai que même avec ses défauts, j’aimerai toujours mon pays quoi qu’il arrive, car il est encore peuplé de tous les gens que j’aime (vous et mes parents), parce que cet amour est fait pour Durée ! Allez, finissez pour moi tous ces Macarons, Monsieur Macron, parce que je voudrais qu’on aborde l’idée du Erouv*.

 

– Le quoi ? Etc.

 

Je vous fais des gros bisous, et vous retrouve mercredi pour vous raconter :

Le UBER-OUT que j’ai vécu. Big Kisses to all of you !

 

 

Junes Davis, auteure de La vie déjantée de Junes Davis, Tome 1 et 2, disponibles sur junesdavis.com

Rubrique : La Genèse et l’Exode.

 

Glossaire:

Erouv : Le Erouv délimite la zone dans laquelle certaines activités normalement interdites (comme l’action de porter) peuvent être réalisées lors des jours de chabbat, et de certaines fêtes juives.

Mon plan pour aider Macron à sauver la France !
Mon plan pour aider Macron à sauver la France !
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Combien ca coûte de venir à New York en vacances ? Mes restaurants cacher 2017

Publié le par Junes Davis-Cohen

C’est bon, c’est officiel, tout le long de mon article, je serai une vague réplique de Jean-Pierre Pernaud, mais avec plus de cheveux, pour faire comme dans son émission.

Je vous ai noté tous les incontournables à voir à Manhattan, avec le prix à prévoir pour chaque sortie. Je vous ai noté également mes restaus cacher 2017, avec un symbole $ qui vous donnera une indication sur le prix ainsi.

Pour les hôtels et les logements, le prix varie en fonction de la période à laquelle vous choisirez de venir.

 

Donc on commence tout de suite par le climat New yorkais, qui vous aidera à choisir plus facilement les dates de votre prochain voyage dans la grosse pomme :

 

De janvier à mars : Temps extrêmement froid. À prévoir : doudoune, gants, écharpe, bonnet, bottes de neiges antidérapantes. Il peut parfois faire dans les moins vingt degrés. Cela dit,, cela fait deux ans que nous avons eu un hiver méga doux. Perso, les grands froids et les tempêtes ne m’ont pas du tout manqué. Le mieux c’est de vérifier la météo quelques jours avant de boucler votre valise.

En Avril, on peut se découvrir d’un fil ! Sans problème, mais prenez une veste quand même.

Les mois de juin/juillet/août peuvent être extrêmement chauds, jusqu’à 40 degrés.

Entre Septembre/octobre et même novembre: c’est l’été indien, le best de l’année, ni trop chaud, ni trop froid. Je vous recommande vivement de venir à cette période, qui est just perfect !

De Novembre à décembre: on se couvre bien pour aller à la conquête de la ville, et découvrir ces trésors architecturaux !

Après ce petit récap’ météorologique, on attaque le point du logement :

Le logement :

- Le plus simple reste l’hôtel, surtout pour une courte durée. Je vous recommande le Sheraton sur Times Square, l’hôtel Beacon (75 & Broadway), le Belleclaire, et L’Holiday inn, qui restent des bons hôtels, car ils sont très pratiques question emplacement. Attention, les petits déjeuners ne sont pas compris dans la chambre.

- Vous avez le site trip advisor qui est formidable, qui donne les avis, les prix, et des notes des hotels, qui est aussi un bon indicateur.

- Si vous êtes une famille, le mieux est de prendre une location sur Airbnb.

- Après, vous avez chez l’habitant. Vous pouvez échanger vos apparts avec des personnes dites dignes de confiance, sur les sites proposés à cet effet.

- Le système d’auberge de jeunesse est inconnu pour moi. En général, les celib’, louent des apparts à plusieurs pour une courte ou longue durée.

Les sorties :

1) CENTRAL PARK (gratuit !)

Le célèbre Central park est la sortie obligatoire et surtout elle est gratuite ! Le parc est juste magnifique, avec ses kilomètres de pelouses extraordinaires, c’est un grand jardin au cœur de la ville.

Vous avez différentes activités que le parc propose, comme le zoo de Central Park, des messieurs qui font des ballons pour les enfants, des spectacles..... un endroit insoutenable à Manhattan, vous trouverez aussi des joggers acharnés, des pistes cyclables, et des balades en calèche (exactement les mêmes que dans bip bip in the city !)

En hiver, vous aurez à votre disposition la patinoire (Wollman rink), qui se dit ice skating.

Entrée sur la 59ème rue et 5ème avenue ou 6ème avenue. Ouverte pour la saison, à partir du 24 Octobre.

Les Horaires:

• Du Lundi au Jeudi: 10h00 à 14h30

• Mercredi et Jeudi (nocturne) : 10h00 à 22h00

• Le vendredi et Samedi (mais c'est interdit d'en faire chabbat by the way!) : de 10h00 à 23h00.

• Dimanche : 10h00 a 21h00

Le prix: Adulte: entre 11 et 18 dollars

Enfant: 6 dollars

Sur place vous avez aussi la location de patins !

2) Le 770, la synagogue du Rabbi : 770 Eastern Pkwy, Brooklyn, NY 11213

L’incontournable: Le 770 se trouve à Brooklyn (à 40-45 minutes de Manhattan). Même si vous n’êtes pas loubavitch, c’est un passage obligatoire, une petite prière, ça mange pas de pain, et ça peut en rapporter !

Toutes les 30 minutes, vous avez une navette qui va au Ohel, le tombeau du rabbi, où est aussi enterré son beau père. Vous trouverez aussi un mikvé pour les hommes. Il y a une partie réservée pour les Cohen, alors vous pouvez y aller les yeux fermés, tout y est prévu !

Coût: Le prix du trajet en métro, ou en taxi, environ 80 dollars. Uber: 100 dollars en moyenne. Le mieux, c’est de prendre un chauffeur privé.

N.B.: Ne soyez pas surpris si vous avez des personnes qui vous « prennent en charge » dès que vous passez la porte de la synagogue, pour vous expliquer l’héritage du Rabbi. Ils vous proposeront volontiers d’écrire une lettre si vous avez des questions. Ces personnes sont bénévoles, et il est d’usage de donner un tip’s, tzedaka, entre 15 et 20 dollars à titre indicatif, mais c’est vraiment selon les moyens de chacun.

3) Le mémorial du 11 septembre

Le world trade center (Rassra ! traduction: tristesse et angoisse !), je me suis même posée la question si on devait faire une prière, mais en fait, je ne pense pas. L’endroit est lourd, très lourd d'émotions.

Pour réserver votre billet: http://www.911memorial.org/visit

4) L’observatoire

Juste en face, sur le même trottoir que le Mémorial: l’observatoire à 350 degrés pour une vue incroyable de l'île. C’est vraiment extraordinaire.

Astuce : ne vous faites pas avoir concernant la location d'ipad à 15 dollars par personne pour genre voir encore mieux la vue, c’est kiff-kiff, et vous économiserez des sous.

5) Les Citi Bike de New York

La ville a mis à la disposition des habitants des milliers de vélo, comme les velib’. C’est simple, c’est sain, c’est bien, juste faites très attention à la route, les New Yorkais conduisent comme des tarés !

6) Le Federal Hall National Memorial

D’inspiration grecque, le bâtiment servait initialement d’hôtel des douanes en 1842. On peut désormais le visiter pour jeter un œil aux vestiges de New York du temps où la ville était la capitale des EÉtats-Unis, juste après l’indépendance.

Federal Hall National Memorial • Angle de Wall street et de Nassau street • New York, NY 10005 212 825 6888 http://Nps.gov/fehaZ »

Source: http://frenchdistrict.com/new-york/articles/itineraire-budget-economie-visites-financial-district-manhattan-nyc/

7) Muséum américain d’histoire naturelle

C’est vraiment un musée incroyable, qui pour certains étages, me fait penser au Louvre de Paris. Des kilomètres d’animaux, empaillés ou pas, à voir absolument avec vos enfants, ils vont adorer !

Central Park West & 79th, New York, NY, 10024.

8) Museum of Modern Art - The MoMA

11 W 53rd St, New York, NY 10019

Ouvert de 10h30 à 17h30.

À voir au moins une fois dans sa vie pour ses Van Gogh, Monet and co, même si je ne suis hélas pas branchée Art, c’est quand même incroyablement beau !

Le Moma store vaut vraiment le détour pour ses gadgets made in New York, qui sont toujours très originaux !

Adresse : 44 W 53rd St, New York, NY 10019

9) La comédie musicale Le Roi Lion à New York City, mais vous avez aussi Aladin, Mary Poppins, Wicked…

C’est vraiment le truc à faire sur Broadway, voir une comédie musicale, mais si vous devez n’en voir qu’une, c’est celle-là !

En plein milieu de times square, vous allez voir écrit TKTS. C’est un guichet où vous faites la queue la journée, pour prendre votre billet pour le soir-même à moitié prix, pour toutes les comédies musicales et pièces de théâtre.

https://www.tdf.org/nyc/8/Locations--Hours--TKTS-Discount-Broadway-Ticket-Booths

Mais si vous avez envie de voir une comédie musicale qui vous tient à cœur, mieux vaut réserver à l’avance.

https://www.ceetiz.com/new-york/the-lion-king-broadway

• Validité: du mardi au dimanche

• Durée: 2h30

• Coût: entre 83 à 200 dollars

19h le mardi et mercredi, 20h le jeudi, vendredi et samedi, 15h le dimanche.

Minskoff Theatre

11) Les tours en hélicoptère de New York

Messieurs, pour impressionner Mesdames, c’est le bon plan. Vous allez vous prendre pour Tom Cruise dans Top Gun, n’oubliez pas vos lunettes de pilote de beau gosse. Une visite guidée de New York en hélicoptère, avec vue imprenable sur Manhattan : l’Empire State Building, le Chrysler Building, l’Hudson River, le Port de New York…

Du lundi au vendredi de 9h à 18h, le samedi de 9h à 17h30 et le dimanche de 9h à 16h30.

resa : OpenLoop.net

coût: entre 200 et 215 dollars

12) Le Mandarin Oriental Hotel

Alors ça, c’est vraiment l’un de mes endroits préférés sur Manhattan. Je vous conseille d’y aller de nuit.

Le bar se trouve au 34ème étage, avec une vue exceptionnelle. Rien n’est cacher, mais un petit verre, on ne dit pas non. Enjoy l’endroit !

80 Columbus Circle @60th street

Coût: très cher, mais c’est super sympa, limite le verre à 20 dollars

13) Times Square

Je l’avais noté dans mes bons plans shopping, mais il y a aussi tout le coté « lumineux », épique, de cette place mondialement connue pour ses écrans démesurés ! À voir absolument !

14) Rockefeller center

45 Rockefeller Plaza, New York, NY 10111 de 7h à minuit !

En hiver, vous trouverez sur la place une patinoire, avec location de patins. Oui, je sais, ils sont forts, ces américains, ils pensent à tout ! À faire sans hésiter !

Pour vos enfants :

- Children museum

212 W 83rd St, New York, NY 10024

de 10h à 17h.

Un espace de jeux sur quatre niveaux. Du pur bonheur pour vos enfants ! En revanche, je vous déconseille fortement d’y aller le dimanche, beaucoup trop de monde.

Et si vous allez vers Brooklyn :

- Jewish Children Museum

792 Eastern Pkwy, Brooklyn, NY 11213

de 10h à 16h.

Sur le même trottoir que le 770, exceptionnel ! Pour les grands et les petits. Il y a même un mini supermarché, où vos enfants pourront faire semblant de faire leurs courses avec un caddie adapté à leur taille, juste adorable !

Voila quelques idées, la liste n’est pas exhaustive, donc n’hésitez à m’écrire sur mon mail pour que je complète avec vos précieuses idées: junesdavis55@gmail.com

Passons à mes restaux Cacher 2017 :

On peut dire que l’une des grandes différences culturelles entre les États qui sont Unis et l’Europe, c’est la NOURRITURE ! Après plus de cinq passés dans la grosse pomme, je suis arrivée à la conclusion que les américains et nous avons non seulement un palais différent, mais un goût différent et surtout, nous ne mangeons absolument pas de la même manière.

Déjà, faut savoir que le petit dej’ c’est:

Pancakes, saucisses, œufs, bagel VS baguette croustillante beurre/confiture/nutella, viennoiserie, thé ou café, bonjour le décalage qui n'est pas seulement dû aux horaires !

Mais pas de panique (ah mais personne n’était paniqué, rassure-toi !), je vous ai compilé des astuces et mes adresses pour que cette culture soit enrichissante, et surtout pour vous éviter les mauvaises surprises. Vous ne serez plus étonnés de voir les New-Yorkais sortir de chez eux le café/thé/ice coffee à la main dans un plastic cup ! Ma mère française par sa classe me dira : « Le pays où les gens boivent leur café en marchant ! » Donc, vous l’aurez compris, rien à voir avec nos cafés au comptoir dans les brasseries parisiennes où l’on prend le temps de savourer.

Astuce pour vous Mesdames: quand vous demanderez une boisson au Starbucks ou ailleurs, vous direz TOUJOURS "skim milk" quoi qu'il arrive, quoi qu’il se passe, c'est "skim milk". À bannir le "whole milk" (300 cal par boisson, juste comme ça en buvant en truc de 30 cl!). Ça vous évitera l’excédent de kilos, et pas seulement dans les bagages !

Le déjeuner se prend généralement sur le pouce, d’où le nombre impressionnant de marchants ambulants de kebabs, hot dogs, enchilladas, que vous trouverez à tous les coins de rue.

Attention ! Quatre vingt dix-neuf pour cent du temps, ces snack food ne sont pas Cacher!

Soyez vigilant, très souvent, on trouve des vendeurs de Hot dog qui proposent les célèbres saucisses Franckfurter avec le U. ATTENTION DANGER: Le pain qui accompagne généralement la saucisse est au lait. Alors sauve qui peut ! Oui, même toi qui ne mange pas cacher derrière ton écran, faut pas abuser pour le mélange lait/viande, ça vaut dans les 3000 points négatifs ça, alors base vite l’histoire, et va plutôt chez PASTRAMI QUEEN pour un vrai hot dog de haute voltige pour tes papilles juives !

Pour le dîner, les américains mangent très tôt : 6:00 pm, donc pour les réservations, pas plus tard que 9:00 si vous voulez avoir le temps de profiter de ce que la carte vous propose. Il n’est pas rare d’être mis pratiquement à la porte sur les coups de 11:00 pm. Le client est roi, mais pas toute la journée non plus !

Donc voici la liste des quelques restaurants Manhatanniens Cacher*** que je vous propose, pour votre passage dans la grosse pomme. Il y a évidemment des tas et des tas d’autres restaurants, la liste n’est pas exhaustive, mais ceux-là, je les ai testés et approuvés. Vous trouverez aussi des indications en dollars, qui varient de 1 à 4. Également, une note sur dix qui regroupe les saveurs, l’hygiène, et l’accueil.

Une petite astuce : au moment de l’addition, il est fortement conseillé de laisser un tip d’environ 15-20 pour cent. Le mieux, c’est de doubler la taxe qui est généralement indiquée sur le ticket.

- LE MARAIS ($$$) 8/10: Le plus connu, le meilleur, le plus classique et le plus Français !

150 W 46th St, New York, NY 10036-8511

Téléphone : (212) 869-0900

- PIZZA DA SOLO ($$) 7/10: Se trouve dans la galerie Sony, oui, oui la marque Sony!

550 Madison Ave, New York, NY 10022

Téléphone : (212) 602-1808

- NOI DUE: ($$) 8/10 : Un vrai restaurant Italien avec une touche de saveurs et de serveurs Israéliens !

143 W 69th St, New York, NY 10023

 

- CHABAD Lubavitch of Midtown Manhattan, et Beth Habad francophone de New York ($) 10/10: Oui 10/10 pour leur accueil, leur dévouement incroyable, et leur joie de vivre communicative ! L’hospitalité sans borne du couple qui se trouve sur place ! Le centre propose des repas après la prière du vendredi soir et du samedi midi (à réserver !)

509 5th Ave, New York, NY 10017

Téléphone: (212) 972-0770

347 West 34th street, New York, NY 10001

Téléphone : (212) 202-1448

Email:ccf@ccfnewyork.com

– Mr. Broadway($$) 8/10: Ce restaurant/Fast-food propose des sushis, des salades, des supers sandwich de charcuteries de très bonne qualité. Si vous êtes vers la 34 et Broadway c’est l’endroit qu’il faut !

1372 Broadway, New York, NY 10018

Téléphone : (212) 921-2152

Pour commander chabbat, vous pouvez aller chez Kosher Market Place ($$) 7/10: C’est the supermarché de l’upper West side qui dispose d’un coin traiteur. Je vous recommande le tshoulent qui est excellent. Vous trouverez des tas de salades fraiches qui se mangent. Heureusement qu’il existe, car cela m’a souvent dépannée.

2442 Broadway, New York, NY 10024

91 street on Broadway

(212) 580-6378

Je vous souhaite un bon séjour dans ma ville d'accueil !

**** Les restaurants ont tous la Tehouda Akocher de la rabanoutte Américaine, la plus connue le OU, les autres sigles comme le K, le K avec une étoile, les tables de la loi , le cacher écrit en hébreu.....Merci de se référer à votre rabbin, par rapport à votre niveau. Le OU reste quand même la référence en matière de produits cacher dans les supermarchés.

Pour la viande, c’est bien trop compliqué, chacun mange avec ses coutumes et son niveau. La plus répandue et la plus sûre pour les séfarades (je précise, car très important, nous n’avons pas les mêmes critères!) : Avec bet Yossef, vous serez tranquilles, qui correspond à notre beth din Glatt de Paris.

Je vous poste très vite mes bons plans shopping!

Pour tous renseignements concernant les besoins qu’une femme juive peut avoir contactez-moi par mail sur junesdavis55@gmail.com. Bisous.

Combien ca coûte de venir à New York en vacances ? Mes restaurants cacher 2017
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Quand le Roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus !

Publié le par Junes Davis-Cohen

J’ai connu ma copine Natacha, il y a deux ans, lors d’une vente privée exceptionnelle de perruques (j’adore les ventes privées exceptionnelles de perruques, mais c’est un peu dangereux, parce que certaines en deviennent limite folles !).

On y trouve des -30 à -50 pour cent/pièce, vous imaginez pas la frénésie autour de cet objet souvent hors de prix. Nat’ et moi avions repéré au même moment le même modèle. Je l’avais direct lâché pour le lui laisser volontiers. J’allais quand même pas me crêper le cheveu pour des bouts de cheveux ! J’estime que dans ce monde, il y a d’autres combats pour lesquelles il vaut la peine de se battre, mais là, franchement…

 

Elle avait pensé tout pareil que moi, puisque presque par télépathie, nous avons laissé tomber mollement le tas dans le bac. Je lui avais dit :

– Sorry.

Et elle m’avait répondu:

– Non, c’est moi, sorry !

Et de sorry en sorry, une story entre nous deux a commencé. Depuis, on se voit de temps en temps. Le mois dernier, j’ai reçu un code promo pour aller voir un spectacle à Broadway (Aladin). Je savais que Natacha’ voulait aller voir cette comédie musicale, alors je lui ai demandé si elle et son mari voulaient se joindre à nous (il est top ce spectacle ! Par contre, c’est pas Daniel Levi qui chante sur la version américaine, trop les boules !)

 

Deux minutes plus tard, j’ai eu sa réponse qui n’a rien à voir avec ma question :

Ma femme de ménage m’a plantée. Impossible d’en trouver une autre. Sous l’eau. Boulot/maison/enfants, au bout du roule’. Café à 3h00 ?

Comme j’ai senti que mon amie aavait besoin de « vider son sac », je lui ai répondu oui, sans hésiter. Mais avant :

 

Qu’est ce que le vidage de sac, et à qui s’adresser ?

Tout d’abord, il vous faut un sac. Prenez ce sac, quand il est plein, videz-le. Mais non, mais non, rien à voir, même si ma métaphore n’est pas si éloignée de la réalité.

Mais avant tout, il nous faut une amie de confiance qui n’essaiera ni de vous raisonner, ni de vous faire la morale, et surtout, ne vous jettera pas ce regard nauséabond bourré de jugements, car dans ce cas là, ça sent fort !

Il est bon, voire obligatoire de proposer à son amie une boisson chaude (un peu comme Sheldon Cooper le propose dans The big bang theory). Proposez lui une chaise/canapé/tabouret, et laissez la parler jusqu’à ce qu’elle manifeste des signes de saoûlage personnel. Pendant ses doléances, malheur à vous si vous intervenez. Soyez juste prudent, et laissez la aller jusqu’au bout de ce qui la tracasse. Lors de la vidange, il arrive que le récit devienne totalement incohérent. Ne vous inquiétez pas, c’est normal ! Elle reviendra elle-même sur le coq à l’âne par lequel elle est passée. Exemple :

 

– Ilan a encore fait pipi au lit cette nuit ! Il me tue ce gosse, et le pire c’est que Ruben s’en fiche. Il me dit qu’avec l’âge, ça va passer. Mais le pire, c’est que Ruben ne m’aide jamais à débarrasser la table, ou à descendre les poubelles. Pour couronner le tout, j’ai appelé ma mère pour lui dire qu’entre Ruben et les pipis, j’étais à bout, et tu sais ce qu’elle m’a répondu ?

– Non.

– Que tout ce qui m’arrive c’est parce qu’elle ne m’a pas assez allaitée ! Son égocentrisme m’étonnera toujours, et puis ma sœur qui n’est toujours pas mariée…

Le but du « vidage de sac » permet d’en avoir moins sur la patate, et de repartir vers de nouvelles aventures le cœur plus léger.

 

Ce qui nous amène à notre rendez-vous du jour avec Natacha. Elle avait sa tête des mauvais jours, et à la seconde où elle s’est assise, elle a embrayé sans passer par la première :

– J’en ai marre, je suis toute trempée avec cette pluie, mon D. mais quelle journée ! Hier, il faisait 22 degrés, aujourd’hui il en fait 8. Je déteste le climat new-yorkais !

– Bonjour Natasha, moi aussi je suis trop contente de te voir.

– Excuse-moi, Junes. T’as raison, je t’ai même pas dit bonjour (échange de bises), mais depuis que j’ai plus Wendy pour m’aider, je suis très nerveuse.

– Parole de EEI. (les scouts juifs), dès que j’entends parler de quelqu’un, je te donne le contact.

– Merci, ce n’est pas la femme de ménage qui m’embête le plus.

– Ah non, c’est quoi alors ?

– C’est Ruben… il voit que je me tue à la tâche, et il ne lève pas le petit doigt pour m’aider. Surtout que je ne lui demande pas grand-chose. Par exemple, hier soir, je lui ai demandé de me faire la vaisselle pendant que j’endormais les enfants, il n’a pas levé le petit doigt. Quand je suis sortie au bout de 45 minutes, lui et son derrière étaient tranquillement assis sur le canapé. Ses yeux allaient de sa saloperie de téléphone à la chaine espagnole, avec la vaisselle qui n’était toujours pas faite !

– Pourquoi il regarde la télé en espagnol? Je savais pas qu’il avait cette corde à son arc.

– Quelle corde, je t’en prie? Soi-disant il a des origines marranes, et ça lui rappelle sa grand-mère, alors qu’il ne comprend pas un traître mot d’espagnol. Ridicule ! Si ce n’était que ça, ça irait, mais je ne sais plus quoi faire pour qu’il comprenne que je suis crevée, et que j’ai besoin de son aide.

– Tu pourrais lui…

– Non, mais tu sais ce qui m’énerve le plus, dans tout ça ?

– Aucune idée, mais vas-y, je t’en…

– C’est qu’on pourrait ne pas avoir besoin de payer quelqu’un, si on faisait équipe tous les deux. Les enfants commencent à grandir, j’ai moins besoin de quelqu’un comme avant, et ça nous ferait une belle économie.

– En prenant quelqu’un, tu fais marcher l’économie. Je plaisante, tu pourrais lui…

– Tu comprends pas, Junes !

 

Note de Junes Davis :

Je supporte pas quand on me raconte un truc, et que la personne en face me dit que je ne peux pas comprendre. J’ai quand même obtenu mon master couple depuis 2 ans. Tout le monde peut l’avoir ! Il suffit de le passer. Il faut avoir plus de 130 heures d’écoute de soucis des copines au compteur, et avoir Myriam Bensimon comme amie pour décortiquer vos propres soucis, elle vous envoie la sauce, et c’est bon, vous l’obtenez.

 

– Hé Ho Junes, tu m’écoutes ou t’es encore en train d’écrire une chronique dans ta tête ?

– Les deux ma chérie, donc tu disais que je ne comprenais pas, c’est ça ?

– Oui, parce que quand je te dis que mon bonhomme ne fait rien, c’est qu’il ne fait rien ! Et le pire, c’est que si c’est pas nickel quand il rentre, il ose me faire une remarque ! Hier, il m’a tellement agacée que je lui ai sorti (je sens que ça va te plaire, ça) que le nez de Samantha Stevens n’était pas encore en vente sur Amazon, et qu’il devait se contenter de mes capacités d’humaine.

– Comment tu sais que j’adore ma sorcière bien aimée ? D’ailleurs est-ce que tu lui…

– Non mais Junes, tu comprends pas ! (Oh my Gosh, mon propre sac commence à être plein. Je sens qu’il va falloir que je le vide dans pas longtemps). Même de mettre une poubelle dans le vide-ordures qui est sur le même palier que notre appart, il ne le fait pas. Il me dit que le boulot l’épuise ! Mais moi aussi je bosse, à la fin ! Je suis obligée de lui dire 10 fois les choses pour qu’il les fasse. À la fin, ça m’énerve tellement que je finis par le faire! Et puis (20 minutes de plaintes plus tard…) tu te rends compte que même ça, j’ai dû le faire, alors que c’est sa propre mère !

– Je vois, mais as-tu pensé que...

– Non, Junes tu…

– OUI, JE SAIS, JE NE COMPRENDS PAS, MAIS TU VAS M’ÉCOUTER, À LA FIN ?

– Eh ça va, relax ! C’est fou, tu viens de faire la même tête que Ruben.

– Bon, je me lance, mais avant, tu préfères la version guimauve rose bonbon spéciale J.D., ou celle de l’amie qui veut vraiment t’aider à régler ton problème ?

– Je sais pas. Explique moi les deux, et après, je choisirai.

– OK. Alors la version guimauve rose bonbon : viens là que je t’enrobe avec mes mots :

« Oh la la, ma pauvre, je te comprends. OUI, oui, je te comprends, c’est tellement difficile d’avoir un vrai Pacha à la maison, qui n’attend que d’être servi. C’est un phénomène très répandu chez le séfarade. (D’où mon choix marital d’épouser un ashkénaze ! Mon D. quel mauvais deal ! C’est kif-kif bourriquot au final, comme disait ma grand-mère, c’est une question de personnalité. ) Que je te plains, mon amie, et vivement le retour de la femme de ménage perdue !

– Elle est bien, cette version ! Par curiosité, c’est quoi l’autre ?

– Tu arrêtes de t’énerver contre lui, et tu le laisses prendre des initiatives. Même si ça doit prendre quatre jours, tu le laisses gérer. Prends en compte que le Pacha est paresseux, mais n’est pas bête du tout, limite rusé. Pourquoi tu veux qu’il se galère, alors qu’il sait très bien que tu vas forcément tout faire à la fin. Certains hommes ont le même comportement qu’un gamin de cinq ans. Pourquoi ? Parce que toi, tu te comportes comme sa mère ! Tu l’engueules et le raisonnes comme une mère ! Donc next time, tu lui dis :

– Chouchou, tu peux jeter les poubelles steuplait ?

Et s’il ne le fait pas, eh bien tant pis, les poubelles resteront.

– Mais c’est dégoûtant, je peux pas.

– Alors ton bonhomme a raison, parce que laisser un sac poubelle plus de cinq minutes dans l’entrée, cela n’a jamais tué personne.

– Pourquoi il ne le fait pas immédiatement quand je le lui dis ?

– Parce que hum... c’est pas ton esclave, ni ton employé… c’est ton mari !

– Rien qu’on en parle, ça m’énerve ! Et puis pourquoi c’est moi qui dois être la responsable des deux ?

– Parce que c’est notre caractère à nous, les femmes, d’avoir tendance à vouloir contrôler pour mieux s’organiser. Fais le une fois, deux, fois, trois fois, et tu verras qu’il fera les choses par lui-même, et tu n’auras même plus besoin de lui dire.

– Cela m’étonnerait ! Il peut y avoir la maison qui s’écroule, le pacha ne bougera pas le petit doigt.

– On peut au moins essayer ! Et au pire, tu reprends la femme de ménage. Vous venez on se fait un restau, semaine prochaine ?

– Je vois avec Ruben, et je te dis, mais je te préviens, Junes, si jamais je vois qu'il n’y a pas d’amélioration de son comportement de gamin immature, je crois que je vais me séparer.

– Quoi ?

–Je pense sincèrement que je serai mieux sans lui, il est plus un poids qu’autre chose…

 

C’est sur ces paroles que mon amie s’est levée et m’a laissée totalement flippée. En tant qu’amoureuse inconditionnelle du mariage (Allô, hôpital Sainte-Anne, j’écoute ?), je ne pouvais absolument pas lâcher le couple de Natasha. Pour cela, j’ai fait appel au mari d’une de mes amies, qui est d’une maniaquerie maladive ! À nous deux, mon petit Pacha, je vais m’occuper de toi !

 

Alors rendez-vous la semaine prochaine, pour la suite de « Quand le roi du Maroc se comporte comme un pacha ». Je vous retrouve mercredi. Bisous

 

*Pour vous procrurer mes romans, c’est sur junesdavis.com rubrique: La Genèse et L’Exode. 

Quand le Roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus !
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