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6 articles avec junes davis

Les pires choses que j’ai fait subir à mes parents pendant mon adolescence « difficile » !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Qui n’a jamais fait subir à ses parents des situations totalement folles ? C’est pas moi qui dirais le contraire, je leur en ai fait voir tellement que même les couleurs de l’arc-en-ciel ne suffisent pas. Limite si je devais en faire une toile, Picasso en serait vert de jalousie avec tous mes mélanges ! Si maintenant, il m’arrive de rire encore en repensant à certaines situations, mes parents, eux... toujours pas ! Et c’est tout de suite que je vous livre la première séquence : 

 

J’ai seize ans, c’est les vacances, et je dois retrouver mes copines à Eilat. Malgré la chaleur d’Israël, mes parents ne sont pas très chauds pour me laisser ces quelques jours de liberté totale. Cela n’est pas convenable pour une fille, et encore moins pour une fille de Rabbin. Mais qu’importe, je ne pense à rien d’autre, à part m’amuser ! Je décide de partir très tôt le matin, en catimini quand tout le monde dort, pour ne pas devoir me justifier et batailler encore fois avec eux. Sur le départ, mon père me grille, et m’empoigne le bras en me disant : 

– Rendez vous à Jérusalem dans cinq jours. J’ai un séminaire de Rabbins là-bas, tu nous rejoins, compris ? 

– Compris. 

– Et s’il te plait ma fille, pour une fois, tu t’habilles convenablement ! 

– Mais oui, t’en fais pas ! 

– Si si, je m’en fais, et fais attention à toi ! 

 

Deux jours plus tard, je suis au Royal Garden, je partage ma chambre avec mes amies. L’une d’elle est coiffeuse. Elle déclare avec un éclair de génie dans les yeux, que je devrais me faire une couleur plus claire « ça irait super bien avec tes yeux ». Ayant une très (trop) forte dose de confiance envers elle, je lui demande si elle pourrait elle-même me la faire maintenant : 

– Bien sûuuuuuuuuur ! 

 

Pendant qu’elle m’applique la pâte violette qui sent le souffre, D. merci, je n’en souffre pas. Ma copine a juste oublié de me préciser que devant son métier de « coiffeuse », le mot « apprenti » est passé à la trappe. Et c’est limite en attrapant une crise cardiaque, qu’une heure plus tard, je découvre en hurlant que mes cheveux ont pris une jolie teinte orange. Ni châtain clair, ni auburn, mais orange ! 

Avec mon visage cramé par le bronzage cela fait effectivement ressortir plein de sons chez les autres, mais certainement pas mes yeux. À part si je compte les fois où sur mon passage, certains sont sortis de leur orbite ! 

Le jour J, comme Jérusalem, je fais très attention à ma tenue, comme mon papa me l’a demandé. Je me galère sept heures de bus, et me dépêche d’arriver à l’heure à notre point de rendez-vous, en oubliant complètement cette histoire de couleur. 

J’arrive enfin, et de loin, je repère mes parents, et leur fais des grands signes sauf que… plus j’avance vers eux, plus je vois la bouche de ma mère s’agrandir de stupeur, à se mettre carrément la main devant la bouche ! Mon père, qui d’abord cligne des yeux plusieurs fois d’affilée, a exactement la même expression horrifiée que ma mère, à part qu’il lui donne de grands coups de coude, et qu’il pointe son doigt droit vers moi. Même si je ne suis pas ventriloque, je peux lire sur ses lèvres : 

– Dis-moi que je rêve. Pince-moi ! Vas y, pince-moi je te dis ! Tu as vu ta fille ! Tu as vu ta fille ! Tu as vu…

J’arrive enfin à leur hauteur en ayant également oublié (c’est le soleil d’Eilat qui m’a tapé trop fort sur la tête) que de près, je ressemble à une tomate farcie tellement : 

 

J’ai attrapé un coup de soleil

Un coup d’amour 

Un coup d’je t'aime

J’sais pas comment 

Faut qu’j’me rappelle

Si c’est un rêve, t’es super belle

J’dors plus la nuit

J’fais des voyages

Sur des bateaux qui font naufrage

 

(Richard, sors de ma tête. On est au Kotel euhhhh !). Sous le choc, mes parents ne prononcent toujours aucun mot, alors c’est moi qui décide de rompre le silence : 

– Alors, ça baigne les vieux ? 

Mince, j’aurais pas du dire ça. Mon père devient aussi rouge que moi, mais pas par l’abus de soleil : 

– SI ÇA BAIGNE ? TU NOUS DEMANDES SI ÇA BAIGNE ? C’EST QUOI CETTE COULEUR ? POURQUOI ORANGE ? 

– C’est ma copine qui s’est plantée sur le numéro de couleur. 

– EST-CE QUE TU TE RENDS COMPTE, QU’À TROIS MÊTRES, IL Y A TOUS MES COLLÈGUES RABBINS, QUE TU VAS ÊTRE LA RISÉE DE TOUS ! 

– T’es jamais content ! Déjà que j’ai fait l’effort de mettre une jupe longue jusqu’au par terre, et que par ta faute, je vais probablement mourir de sècheresse interne, vous allez pas me saouler ! 

– Ma fille, c’est moi qui vais bientôt être interné par ta faute ! Tu nous rends fous avec ta mère ! 

– Si c’est pour être aussi désagréable, je n’aurais jamais dû vous rejoindre, et puis d’abord, tes collègues je les... etc.

 

Passée la honte de leur vie (je ne trouve toujours pas ça si grave, mais bon…), ils m’ont gentiment donné les sous pour que j’aille refaire ma couleur chez le coiffeur le plus proche. Vous saviez vous, qu’à cinq minutes à pied du Kotel, il existe de super coiffeurs ? N’empêche, avant cette histoire, j’en savais rien. 

 

Deuxième séquence : 

Je sors de la célèbre boîte de l’époque, «  La Suite ». Il est à peu près cinq heures du mat’, j’arrive dans mon immeuble, chaussures en mains, et je me regarde vite fait dans le miroir du rez-de-chaussée, pour évaluer l’état de mon visage. C’est bien ce que je pensais, entre mes cheveux qui puent la clope à des kilomètres, et mon mascara qui a coulé, ces deux éléments ne laissent aucun doute sur la nuit de clubbeuse que je viens de passer ! Je prie pour ne pas me faire choper par mes parents, et aller directement me coucher. 

Comme on est dimanche matin, et que les câbles de notre ascenseur font du bruit à réveiller même un homme déclaré mort depuis deux ans, je décide de prendre les escaliers pour ne pas attirer l’attention. 

Le problème, c’est que Papa qui se rend à l’office, a eu la même idée (oui, nous sommes très prévenants dans la famille avec les voisins !). 

Le drame (pour moi!), c’est que… lui et moi nous croisons entre l’étage deux et trois. Lui sait d’où je viens, moi je sais où il va. Il y a un blanc qui dure, qui dure, tellement nous sommes choqués de nous voir mutuellement. D’habitude, mon esprit s’enclenche automatiquement pour inventer de gros bobards, mais là, rien ne vient. C’est sûrement la « Suite » logique qui arrive après une nuit blanche. Non sans l’avoir volé, j’entends cette phrase qui me hante encore aujourd’hui, maintenant que je suis mère à mon tour : 

– Tu verras, ma fille, tes enfants te feront pire ! Que D. me prête vie pour être témoin ! RENTRE À LA MAISON, ET TU N’EN SORS PLUS JUSQU’À TES CINQUANTE ANS !

 

Et la troisième et dernière séquence, qui est classée directement dans les meilleurs VDM de ma vie (et pourtant il y en a !). 

Un an après, toujours en Israël (la fille qui lâche pas la destination !), c’est la grande mode des Buffalo aux cinquante centimètres de semelles. Les avoir aux pieds est mon passeport, non pas israélien, mais pour être acceptée dans le fameux pays de Chalalaland. Le Graal pour l’époque. 

Ce samedi là, je veux rejoindre mes amis à Tel-Aviv pour faire la fête. C’est la fin de chabbat, mon père m’explique qu’il n’est pas très rassuré qu’une jeune fille se balade dans les rues à cette heure-ci ! Il me propose de m’accompagner demain matin très tôt en voiture. Je suis bornée, et pense que je vais rater la soirée du siècle, alors je le supplie de me laisser sortir. Je n’obtiens en retour qu’un raisonnement logique d’un père qui veut le meilleur pour sa fille. Hélas, je suis très très têtue, et au bout de quarante minutes de soulage intensif, il me hurle : 

– NON ! JE T’AI DIT QUE TU N’IRAS PAS ! 

Loin d’y avoir renoncé, et pour lui prouver que j’ai bientôt dix-huit ans (alors que dans notre communauté, notre majorité arrive seulement quand on se marie), je décide de sauter par la fenêtre de l’appartement de ma grand-mère (zal’). OK, c’est pas bien haut, mais je n’ai pas pris en compte mes cinquante centimètres des ces foutus Buffalo. Résultat : un boitage très classe jusqu’à la station de bus la plus proche. Un trajet Natanya/Tel-Aviv dans des pires souffrances, et un appel de la honte pour que papa vienne me chercher. Je suis immédiatement rapatriée en France, car je ne suis pas couverte par l’assurance pour un acte chirurgical en Israël. Après ce mémorable et ridicule moment de vie, je suis restée deux mois en béquilles ! 

 

Quinze ans plus tard, après plus de neuf années de mariage à mon actif, je viens juste d’avoir mes fifilles. Au lieu de me jouer du Jazz pour fêter la nouvelle, j’entends encore que cela jase derrière mon dos. J’appelle mon père pour lui demander si malgré ce qui se dit sur moi, ma mère et lui ne me considèrent pas  comme un échec, une erreur. 

Je rajoute que si c’est le cas, je comprends, car certaines personnes le pensent très très fort, et ne se font pas prier pour le leur dire, au lieu d’aller prier ! J’en profite pour vider mon sac qui déborde en lui disant que j’en ai marre des jugements des autres, surtout de celles qui portent la jupe longue et tout leur tralala : 

– Parce que moi, je ne suis peut-être pas comme vous, papa et maman, mais je m’efforce d’être une gentille personne, en ne disant rien sur les autres ! 

Mon père me demande de grandir, et d’arrêter de placer les gens dans des compartiments (les gentils, les méchants, les religieux, les tradis…). Il m’a rappelé avec toute sa sagesse et sa douceur, que pas plus tard qu’il y a soixante-douze ans, les autres nations nous fichaient dans un compartiment sans aucune distinction, religieux ou non, nous devions tous monter dans le même train : 

– Alors ma fille, peu importe le chemin que tu décides de prendre, si un jour, même une fois par semaine, tu prends sur toi de te couvrir, fais mieux que les autres ! 

– Je n’y arriverai jamais. C’est pas pour moi tout ça. 

– C’est faux ! Moi j’ai toujours cru en toi, j’ai juste misé sur le temps. Et le temps, tu en as eu, des bonheurs, tu en as eus, alors commence à comprendre que D. n’est qu’amour, et si tu acceptes les commandements de sa Thora, tu lui prouves que tu l’aimes, et que tu le remercies ! 

 

C’est pour cela qu’aujourd’hui, quand je repense sans aucune nostalgie, aux 613 coups que j’ai fait subir à mes parents, bien sûr que si j’avais la voiture du Doc dans Retour vers le futur, je serais partie avec Marty réparer mes erreurs, mais d’un autre côté… je me dis que lorsque nous sommes dans une course, peu importe la façon dont on y arrive… l’important, c’est l’arrivée, et on peut tous y arriver ! 

 

Je vous embrasse, mes chéris, et vous donne rendez-vous en septembre, pour la saison 4 de : La vie déjantée d’une mère juive à New York City. Je peux vous annoncer d’ores et déjà, qu’il y aura une nouvelle rubrique, en plus de mes chroniques hebdomadaires. Chaque vendredi, je vous posterai quelques mots, mais vraiment rapides, sur la sidra de la semaine, en vous joignant une recette, soit de cuisine, soit du bonheur !

 

Je voulais vous remercier encore de me lire toutes les semaines. Il me faudra bien plus que cent vingt ans pour vous remercier de tous les encouragements et du soutien que vous m’offrez régulièrement. 

Ma réelle richesse vient de vos mots merveilleux à mon égard, qui sont ma mine d’or personnelle. Vous allez beaucoup me manquer pendant ces deux mois ! 

J’en profiterai pour écrire mon troisième roman, qui sera encore plus gros que le tome deux. Il sera basé sur la vie New Yorkaise d’une Junes totalement débordée par ses enfants et son mari. Être une mère de famille va se révéler être un boulot, et la rigolade, c’est TERMINÉ ! Terminé ? Ça va pas ou quoi ? Elle ne fait que commencer… 

 

 

Je reste disponible sur junesdavis55@gmail.com ou sur mon FB: Les chroniques de Junes Davis ou Déborah Junes Davis. 

Milliard de bisous.

 

Mes romans sont disponibles sur junesdavis.com Rubrique: La Genèse et L’Exode. 

Les pires choses que j’ai fait subir à mes parents pendant mon adolescence « difficile » !
Les pires choses que j’ai fait subir à mes parents pendant mon adolescence « difficile » !

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Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!

Publié le par Junes Davis-Cohen

La plupart d’entre nous, même les braves, connaissent cette sorte de spleen qui nous envahit un peu avant que la semaine redémarre, plus connu sous le nom de : « l’angoisse du dimanche soir ». 

Bien qu’il m’arrive encore parfois de ressentir ce sentiment au creux de mon ventre, je dois avouer qu’en cette fin de weekend, tout se présentait plutôt bien. Enfin quand j’écris au creux, ce n’est qu’une métaphore, parce qu’à force d’avoir des petits creux dans la journée, ça fait belle lurette que mon ventre ne l’est plus. 

Ce soir-là, tout allait bien jusqu’à ce que mon mari vérifie ses mails, et me dise : 

 

– Junes je te préviens, cette semaine, je vais être très occupé. Je dois diner avec plein de monde, donc je rentrerai tard tous les soirs.

Va falloir que tu fasses comme si je n’étais pas là. 

 

Pensée numéro un (positive) : Chouette! J’ai pas à lui faire à manger. Des coquillettes et du ketchup pour les gosses, et je serai free! 

Pensée numéro deux (négative) : Comment je vais faire toute seule pour mettre tout le monde au lit… avant minuit ? 

Pensée numéro trois (positive) : C’est pile le bon moment pour commencer la série : « House of cards ». Mon frère dit le poussin m’a vivement conseillé de la visionner pour halluciner devant le jeu d’acteur du Kevin (Spacey). Son pelage n’a jamais été aussi soyeux de ravissement que lorsqu’il s’est tapé les six saisons d’un coup. 

Pensée numéro quatre de femme qui part en live dans sa tête : Attends, c’est pas un peu (usual) suspect que le gars aille diner TOUS les soirs dehors ? Va falloir que je jette un œil de plus près à cette affaire. 

Oh non! Oh bon sang ! Ayez pitié de nous Seigneur miséricorde, faites que cela ne recommence pas ! Préservez-nous! Je croyais qu’après l’histoire du « scandale de la poussette », ce sentiment de suspicion permanente avait été enterré définitivement il y a deux ans au fond du jardin que nous n’avons pas. Je ne veux pas retourner dans la spirale infernale qu’est la jalousie. Au début de mon mariage (les huit premières années !), j’étais tellement rongée de jalousie que je faisais n’importe quoi ! 

Et vas y que je fouinais dans les mails, les sms, les facebook de mon bonhomme. Vas y que je lui faisais les poches pour ensuite lui faire des reproches. Je regardais partout dans ses vestes, ses chemises, ses pantalons, pour trouver la plupart du temps des mouchoirs usés ou des capsules Nespresso, (il adore en avoir toujours sur lui !). Cela me bouffait de l’intérieur, à me grignoter les ongles plus que de raison. Heureusement qu’avec l’arrivée du ICloud, les choses se sont un peu calmées. J’étais rassurée, tous nos appareils étaient en partage de connexion instantanée. Vachement pratique pour les tigresses comme moi, mais pénible à la longue, car si vous voulez conserver un minimum de mystère dans votre couple, c’est râpé: 

– Tu m’as pas dit comment ça c’est passé ton rendez-vous chez l’arracheuse de poil à 13h30 ? 

 

Pendant que je méditais, j’observais mon mari qui venait de plonger dans un sommeil de juste. Remarquez, il m’a juste informée de son emploi du temps, faut que je me détende. Avec son métier, c’est normal que parfois il ait des diners à la chaine. C’est pas parce qu’il est marié qu’il a des chaines aux pieds. En plus, il a eu la classe de me prévenir à l’avance, pour une fois (rien de pire qu’un gars qui t’appelle pour te dire qu’au final il mange avec un copain dehors, alors que tu as passé une heure à lui préparer son repas !). C’est un peu rassurée que je me suis endormie d’un sommeil de plomb. En rêvant de ces fameuses chaines faites du même matériel.

 

Le lendemain, le cœur plus léger, je vaquais à mes occupations de femmes qui ne fait rien. Oui, c’est bien connu, les femmes qui ne bossent pas dans un bureau ne font rien de leur journée ! Une charmante jeune dame m’avait écrit un message délicieux tout de suite après avoir fini mon tome 2 (563 pages. Police: Arial 11. Écrit en petit quoi !) : 

Bonjour Junes, un petit mot pour vous dire que j’ai beaucoup aimé votre roman, mais ce que j’admire le plus chez vous, c’est le fait d’être une femme au foyer, qui ne fait rien de ses journées. Je sais pas comment vous faites, moi je ne pourrais pas ! En tout cas, bravo. 

Ma réponse :

LOL. Je suis ravie que mon livre vous ait plus. Puis-je acheter les droits d’auteur de votre phrase qui rentre directement dans le top five de mes phrases préférées de 2017 ? Bien à vous, Junes.  

 

Bref, où en étais-je ? Ah oui ! Au lendemain (ce que je suis bavarde, je savais pas qu’on pouvait l’être aussi par écrit!). Je reçois un coup de fil de Micka qui va me mettre dans un état de stress pas possible pour le reste de l’après-midi: 

 

– Mimine c’est moi ! Ça va ? T’es où ? Qu’est-ce tu fais? Est-ce que tu peux déposer en urgence au pressing mon costume bleu nuit en t’assurant que je le récupère mercredi au plus tard ? Y a un collègue qui fait son pot de départ sur une péniche, il faut que je sois au top parce qu’il y aura les petits et les grands boss. 

 

« Les petits et les grands boss » est un code qui est apparu lors des longs (très longs) débriefs quotidiens de la journée de boulot de mon homme. Avec cette appellation, je m’y retrouve plus facilement pour suivre les histoires palpitantes qu’il me raconte. D’ailleurs, je connais le nom, le prénom, la vie maritale, le numéro de sécu, et le caractère de plusieurs personnes que je n’ai jamais vues de ma vie ! En vous écrivant ce paragraphe, ça fait limite pathétique, tellement la fille elle vit la vie de son mari par procuration. Passons. 

 

– Donc si je comprends bien, y aura grave du people à ce pot-péniche de départ. Ça a l’air trop sympa, je peux venir ? 

À travers le tel, je sens un Micka qui se tend (ça arrive quand on est tendu): 

– Quel rapport avec toi maintenant? C’est un truc entre collègues. Je te laisse, et n’oublie pas mon costume, Junes ! 

 

Ce n’est quand raccrochant que j’ai mon système d’alarme interne de sécurité qui se met à sonner très fort dans mon cerveau. Des gyrophares vivants se mettent à tourner à vive allure au dessus de ma tête. Deux hélicos commencent à projeter une forte lumière en ma direction, et j’entends une voix métallique parler dans un talkie-walkie qui dit : APPEL À TOUTES LES UNITÉS ! MICKA DAVIS VA SUR UNE PÉNICHE ENTOURÉ DE JE NE SAIS QUI ! APPEL À TOUTES LES UNITÉS! MICKA DAVIS VA SUR UNE PÉNICHE ENTOURÉ DE JE NE SAIS QUI ! 

 

Pendant que je plie le linge, je sens mes oreilles qui se dressent comme un lapin. Je commence même à parler toute seule et à voix haute (c’est le signal qui vient juste après les gyrophares) : 

– Pourquoi il ne veut pas que je vienne ?… Il a honte de moi ou quoi ?…Il a peur que je ne sois pas présentable… il pense que je ne sais pas me tenir en public ?….Y aura qui là-bas ? Une secrétaire qu’il ne veut pas que je rencontre ? (Le cliché de ouf)! Ou bien il s’agit d’une collègue pouffiasse… non pire… il ne veut pas que je découvre que les petits et les grand boss sont en réalité des petites et des grandes boss. Si ça se trouve, l’une d’entre elles lui fait du chantage comme dans ce film bizarre avec Demi Moore et l’autre là. Le mari de Catherine Zeta-Jones, comment il s’appelle déjà ? Ah oui ? Michael Douglas, il parait qu’il est juif en plus. Peut-être qu’au final, je rendrais service à Micka si je débarquais à l’improviste à cette soirée… mais oui, exactement ! Je vais venir te sauver Micka, accroche-toic! Junes arrive. 

 

Et puis d’un coup, je m’imagine arriver en plein milieu de la soirée vêtue d’une robe rouge. Je suis perchée sur des talons de douze centimètres pour atteindre le pénible 1m60 ! En voyant mon mari, je crierais de loin : 

– HOUHOU CHÉRI ! OUHOUU MICKA! C’EST MOI JUNES! 

Tous les petits et les grands boss se retourneraient sur mon passage pour voir qui est cette folle au RAL qui déborde de partout ! 

(Note de l’auteur: J’ai mis trois semaines pour comprendre que RAL était le raccourci de: Rouge à lèvre. RLB de raccourcir tous les mots à la fin ! RLB = Ras le Bol!). 

Mon RAL serait de la même couleur que ma robe qui me donnerait l’allure d’une évadée d’hôpital psychiatrique. Je porterais pour l’occase ma perruque blonde platine que je mets qu’à de très rares occasions, car de loin, je ressemble à un lampadaire de taille réduite, de près, à une allumeuse qui ne s’allume pas, car mon visage est recouvert d’une masse chevelue jaune ! 

Je serais comme Angelina Jolie sur l’affiche de Mister et Mrs Smith, j’aurais planqué sous ma robe plein de couteaux suisses (souvenir de mes années genevoises) pour être prête à attaquer les collègues femmes qui regarderaient de trop près mon homme. Discrètement, je les poignarderais en plein dans la cuisse pour les punir d’avoir louché dans l’assiette d’une autre, de la mienne, de surcroît ! Allez hop ! Ni vu, ni connu, je me débarrasserais de leur corps en les faisant passer par dessus bord, et comme ma robe serait de la même couleur que leur sang, personne ne verrait rien, discrétion maximale assurée ! Je m’approcherais de Micka, ma robe parsemée de cheveux de femelles que j’aurais arrachés par poignée en guise de menace, pour lui dire que TOUT est sous contrôle, mon amour ! 

 

C’est exactement ce que je vais faire pour apaiser mes pires angoisses, que je croyais avoir dépassées. Soudain, je me remémore les mots gentils que mon mari m’a dit avant d’aller bosser. Je repense à nos dernières vacances en famille, notre dernier restau en amoureux, lui sur son portable, moi sur le mien. (Non, je déconne! N’empêche, y a plein de couple qui font ça). Devrais-je me calmer ou nous faire revivre « le scandale de la poussette » ? 

 

Le scandale de la poussette: Il y a deux ans environ, pendant que Micka était parti payer nos achats à la caisse, et que moi j’attendais avec nos enfants un peu plus loin, j’avais repéré une dame qui se tenait derrière mon mari. D’un coup, elle s’était mise à palper le manteau de mon homme, pour soi-disant vérifier la matière de sa doudoune (mon œil oui!). Mes poupées dormaient dans leur poussette double. Folle de rage, j’avais dit à mon fils de s’accrocher à mon bras, car il allait voir maman en action. J’avais roulé droit sur la dame qui s’était écroulée par terre. Résultat : une cheville de cassé, et deux doigts écrasés sous le poids de mes roues. Chaiiiiii! Je peux vous assurer que l’envie de toucher le manteau des gens dans les files d’attente lui était passée. 

 

En repensant à tout cela, et à la violente (mais juste) discussion que j’avais eue avec Micka, le bruit assourdissant des gyrophares s’éloignaient peu à peu. Peut-être que depuis, j’ai compris que je devais arrêter d’avoir peur. Je devrais commencer par avoir un peu plus confiance en moi (et non en lui, il n’a jamais rien fait pour mériter ma folie). 

Tout en fourrant dans un sac le fameux costume bleu de mon homme, je tends un mouchoir à mon double démoniaque, Juju la Tigresse, pour qu’elle enlève ce perturbant RAL de sa bouche. Ensemble, nous réanimons tous les corps féminins qu’elle avait tabassés en hurlant: IL EST À MOI ! À MOIIIIIIIII ! Meurs traitresse qui ne rêve que d’être sa maîtresse ! 

Doucement, je la prends dans mes bras pour lui dire : 

– Écoute Juju, il faut que tu te raisonnes, et que tu arrêtes tes gamineries ! Pose-moi ces couteaux… Voilà, c’est bien. 

 – Mais Junes, t’es sûre que tu veux te passer de mes services ? Imagine un jour il nous laisse tomber pour une autre (lo alénou), comment on va faire ? Faut pas se reposer sur nos acquis. On doit continuer le combat pour le garder le plus longtemps possible près de nous deux, tu crois pas ? 

– Je te propose quelque chose de plus intéressant. Tu vois toute cette énergie débordante que tu déploies pour le garder avec nous ? Sers-toi de cette force pour en faire quelque chose de positif. Va me chercher ton tapis volant, monte dessus, et vole jusqu’au pressing. Enfile tes écouteurs, augmente le volume de : « Ce rêve bleu » de Daniel et Karine, et accepte le fait que tout aille bien. 

– On entend tellement de choses…

– Certes, mais si un jour, l’homme que tu aimes se lasse de toi, ta peur irrationnelle ne pourra pas l’éviter ! C’est un fait ! Deux options s’offrent à toi : tu continues à te prendre la tête, et un jour on se retrouvera en taule pour de bon pour coups et blessures, ou bien tu décides enfin de vivre, tout simplement ! 

– T’as peut-être raison.

– Mais oui, j’ai raison! Allez, on remballe tout ça, on y va. 

 

Le plus drôle dans toute cette affaire, c’est que le jour de la fameuse soirée-péniche, devinez qui est rentré à 18h30 pour cause de pot de départ annulé ? Je crois que vous avez deviné la réponse. 

Alors à toutes les Juju la tigresse du monde, limons nos griffes, mes sœurs ! Faisons des tresses à notre pelage, et rugissons de bonheur à chaque instant que la vie nous offre, sans nous ronger les sangs, parce que ça ne vaut pas le coup ! 

 

Je vous embrasse, et vous retrouve mercredi avec : « Les pires coups que j’ai fait subir à mes parents durant ma jeunesse ». Ambiance dernière soirée de colo, parce ce sera la dernière chro avant le Summer break. Énormes bisous 

 

Si vous avez aimé ma chro, vous pouvez commander mes romans : La vie déjantée de Junes Davis. La Genèse et l’Exode sur junesdavis.com. Have Fun! 

Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!
Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr! Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!
Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!

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Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Combien parmi nous ont rêvé d’habiter un jour aux États-Unis, qui plus est à New York ?

La faute à Woody Allen, Gossip girl, et bip bip and the city, qui nous ont bourrés d’images les unes plus sympas que les autres. Donc quand mon mari m’a annoncé qu’il avait décroché un poste sur Manhattan, je suis restée étalée par terre en plein milieu du salon pendant plus de 20 minutes en hurlant: MERCI D. MERCI D. MERCI D. ! JE TE REVAUDRAI ÇA (Sous l’euphorie du moment, on dit souvent n’importe quoi !) MERCI D. MERCI D… etc.

Nous voilà cinq ans plus tard, toujours à New New, et il est grand temps de faire le point : est-ce que la vie dans la Grosse Pomme (qui grignote bien plus que votre portefeuille) ressemble vraiment à ce que l’on nous montre dans les séries ?

Cette chronique peut vous servir si jamais un jour l’opportunité se présente pour vous de venir me rejoindre, ou si tout simplement vous voulez connaitre l’envers du décor et tout ce que l’on ne vous dit pas…

Déjà, dès que vous posez vos valises à Manhattan, c’est un peu comme quand vous arrivez la première semaine à Eilat: « Tu t’éclates », comme adore dire mon père, bien qu’il n’y ait jamais mis les pieds. Rien que de marcher sur le bitume américain nous rend méga content. Les immeubles interminables, l’architecture, les magasins qui nous entourent, donnent une sensation d’euphorie constante ! On en prend tellement les mirettes, qu’on ne veut pas en perdre une miette. En plus, les premiers mois, les Doorman qui vous tiennent les portes, les commerçants qui sont trop commerçants, les gens dans la rue qui n’hésitent jamais à vous faire des compliments sur vos gosses/votre robe/votre chapeau (tout dépend de l’accessoire du jour que vous avez choisic]), le monde qui vous entoure vous parait trop sympa. Cette phase merveilleuse dure entre 3 & 6 mois, un peu comme quand on démarre sa relation de couple. C’est normal, c’est le début, alors juste un mot… non, deux mots: PROFITEZ-EN !

Suite à cette période dite « lune de miel », il y a souvent un évènement qui va vous faire revenir de votre voyage aux pays des rêves (comme lors d’une première dispute, la fille qui lâche pas la comparaison !). Petit à petit, on commence à regarder les choses de façon moins idyllique, ce qui n’est pas plus mal, car cela veut dire que vous vous éloignez de la catégorie : touriste ! Donc, vous avez voulu de cette vie new yorkaise, croyez-moi, vous allez la vivre, et pas qu’un peu !

Commençons par la santé/le médical, qui est HORS DE PRIX !

Notre premier réflexe en tant que français, c’est dès qu’on a un bobo à la gorge ou au nez (attendez, je ne connais pas votre vie non plus !), on va directement consulter. Au bout de trois visites chez un médecin généraliste américain, ou au dispensaire le plus proche, vous comprendrez vite que le corps médical (qu’est-ce que je l’aime cette formule : j’imagine toujours un corps, stéthoscope autour du cou, qui se balade dans tous les étages de tous les hôpitaux du monde !) va vous faire subir une batterie de tests, du plus normal au plus dingue, alors que vous avez attrapé un simple coup de froid. À partir de la troisième visite, que l’on vous a facturée, et où on vous a annoncé que vous alliez très certainement mourir dans d’atroces souffrances si vous n’acceptez pas qu’on vous ouvre le ventre pour comprendre d’où vient le problème de votre gorge, vous n’irez plus jamais chez le médecin, à moins d’être à l’article de la mort (l’article sur les morts du Times, juste après la rubrique des naissances.).

Ensuite la bouffe :

Euh… et si on jouait à Pictionary ? Trois mots et vous devinerez ce que je pense de la cuisine américaine: horrible. Immonde. À vomir ! Au secours, envoyez-moi du fromage…

La vie sociale, les amies :

Au début, tout le monde est so cool, so gentil, so beau, et surtout trop faux oui ! On vous accueillera toujours à bras ouverts, avec des grands sourires ultra Bright, cependant, ne vous fiez pas à cette blancheur, car l’émail de leurs dents peut vite perdre de son éclat si vous ne leur apportez aucun intérêt ! Soit par rapport aux enfants (ils s’entendent bien !) soit par rapport à votre position sociale, ou à votre activité professionnelle… sinon « Welcome to the world of transparent ! ». Est-ce que c’est méchant ? Hypocrite ? Scandaleux (méga fan de la série Scandal) ? Rien de tout cela, et heureusement ! C’est juste une mentalité différente de la nôtre. Avec le temps on finit par ne plus s’offusquer, et aller nous aussi chez le dentiste pour un blanchiment ponctuel !

Cela n’empêche en rien que l’américain reste hyper agréable à vivre et vous dira toujours qu’il va bien !

La vie scolaire :

S’il y a bien une chose fantastique dans cette expérience, c’est la vie scolaire. Je découvre avec bonheur, en même temps que mes gosses, le fonctionnement de l’école.

Là, pour le coup, c’est vraiment pareil que dans les films ! Les mères supra investies qui sont tout le temps fourrées à l’école avec une nouvelle fournée de gâteaux (sans sucre, sans huile, sans cacahouètes, sans farine…) qu’elles ont elles-mêmes confectionnés ( la nuit sous amphèts ?). Ces mêmes mamans se portent systématiquement volontaires, alors que perso, je rase les murs. Malheur à vous si vous pensez que vous allez déposer vos enfants à l’école le matin, et repartir aussi vite que vous êtes venues. Il n’est pas rare que vous vous fassiez agresser/accoster par une maman/psy/dirlo/secrétaire/, pour parler « quelques secondes » d’un truc sans importance, alors que vous savez très bien que cela va prendre bien plus que « quelques secondes » pour un truc très important (à leurs yeux !):

– On a pensé que pour votre fille, ce serait bien si on lui donnait un « tutoring » de 8 heures par semaine, pour qu’elle développe son côté social, afin que plus tard, elle ait tous les outils pour bien réussir sa vie professionnelle.

– Il est 8h02 et elle a 4 ans. On peut en parler plus tard ?

– Of course ! Vous voulez revenir à 14h30 ?

– Je parlais plus dans…15 ans ?

– Mais enfin, Madame Davis, c’est maintenant que l’a venir de votre enfant se joue. Je vous inscris pour la formation sur le thème : « Gérer la carrière de mon enfant avant 3 ans ! » Vous allez apprendre plein de choses.

Oh boy !

En revanche, la chose fantastique que l’on ne peut qu’applaudir : c’est cette confiance que le corps enseignant (je kiffe encore plus l’expression) transmet à vos enfants ! Je trouve que cela n’a pas de prix, même si l’école (privée) vaut de l’or. Prenons un exemple flagrant, quand une copine vient à la maison et que l’on papote :

– Sinon, ton fils, l’adaptation, ça a été avec l’anglais ?

Moi ,modeste maman française, je réponds:

– Ça va, il se débrouille, le petit.

Mon fils avec ses oreilles bien grandes qui passent par là, a besoin systématiquement de rajouter :

– Tu rigoles, maman? Si je me débrouille en anglais ? Je parle mieux qu’un américain qui est né ici. On ne remarque même pas la différence, tellement je suis exceptionnel.

– Ça va, les chevilles? Tu veux du melon, de la pastèque comme ta tête, en dessert ?

– Pourquoi tu me parles de mes chevilles ? Et je n’aime pas les fruits, tu le sais, qu’est ce qui t’arrive ?

– Non mais laisse tomber, je disais ça comme ça.

C’est choquant de l’entendre, mais en fait, c’est super génial de se dire que ses enfants ne vivront jamais l’image du prof qui vous humilie quand il vous rend votre copie, et vous balance devant toute la classe le fameux :

– Vous êtes nulle !

Son judaïsme : Extraordinaire ! En vivant à New York, vous avez la liberté d’être ce que vous voulez être ! Personne ne vous juge, ou vous regarde. Personne ne commente ce que vous faites ou pas, car vous êtes qui vous êtes, et c’est déjà très bien. Il y a toutes les tendances pour tous les niveaux de pratique, donc on trouve forcément mocassin à son pied !

Bien que je ne sois ni Habbad ni loubavitch, je sais que ma Téchouva/mon retour a été sûrement accéléré par l’aura du Rabbi, qui reste toujours aussi présente. (Rien à voir avec la chanteuse Rita Ora, s’entend ! Elle chante très bien, mais c’est pas grâce à Rita que j’ai fait Téchouva, je voulais juste ajouter cette précision évidente !)

Le boulot :

Venir aux États-Unis est le ticket de Willy Wonka dans Charlie et la Chocolaterie. Cette ville vous donne une énergie pour croire en vous, et réaliser tous vos rêves. Les américains vous encourageront toujours de façon totalement folle et hystérique :

– Tu as écrit des livres? OH, MY GOD ! LOOK AT YOU ! YOU SHOULD BE VERY PROUD OF YOU, BECAUSE YOUR ARE GREAT ! AWESOME ! TU ES GENIALE ! EXTRAORDINAIRE ! FAIS-MOI VOIR !

– C’est en français, laisse tomber.

– Je m’en fiche de la langue, montre-moi, je sais d’avance que tu vas le traduire pour nous !

– Sérieux, tu penses ?

– Mais oui, lance-toi! Allez ! Tu vas cartonner !

À ce niveau-là, vraiment, c’est magique !

La qualité de vie :

Disons que si c’est pour vivre paisiblement, on va pas se mentir, New New c’est pas pour vous. Le speed, le stress, le bruit incessant des pompiers, des ambulances, et du reste, est très dur à supporter à la longue. Le peu de décibels qui vous restent vous supplieront d’habiter ailleurs !

Alors est-ce c’est aussi génial que dans les films, d’habiter dans la Grosse Pomme ?

Malgré pas mal de points négatifs, je reste totalement fan de la ville ! Entre les Starbucks, les Duane Reade, les gens dans la rue qui adorent les gosses, le monde, la foule, le Central Park… Ce n’est peut-être pas comme dans les séries, ni comme ce que Woody nous filme, mais qu’est-ce que c’est génial, comme expérience !

Il suffit d’être un poil déjanté pour ne pas trop déchanter, même si au début vous serez déchainés, vous vous calmerez pour mieux apprécier les petits et grands bonheurs de l’Amérique !

Je vous retrouve mercredi pour une semaine spéciale « New York », avec mes bons plans shopping 2017.

PS : Sinon, les pots de glace version XXL, les pintades de l’Upper East Side, les taxis jaunes qui t’éclaboussent, ainsi que les serveurs qui se mettent en 1000 pour avoir un super tip’s, c’est pareil qu’à la télé ! Gros bisous mes choux.

 

Si vous avez aimé ma chronique vous pouvez commander mes livres sur junesdavis.com Rubrique: La Genèse et l’Exode. 

Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?
Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?
Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?
Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?
Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?
Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?

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Mon plan pour aider Macron à sauver la France !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

La semaine dernière, j’ai dû me rendre à Paris, pour trois jours express. J’y suis allée non seulement pour rencontrer certains d’entre vous, mais aussi parce que j’avais plein de rendez-vous à honorer qui ne se trouvaient pas forcément à la rue Saint-Honoré.

 

J’avais bien choisi ma semaine parce que c’était celle où mes parents déménageaient. Niveau stress pour ma mère, cela se jouait entre la bataille navale et le jeux puissance 4 ! Du coup, mieux valait ne pas trop rester dans les parages, d’autant plus que j’avais ma propre boule au ventre à gérer, puisque pour ce mini-voyage j’avais dû laisser à la maison le Davis et les Davis juniors.

 

Rien que de m’imaginer sans eux pendant ces quelques jours avait été très dur, mais pour eux, ça allait être vachement sympa ! C’est bien connu, quand maman n’est pas là, il n’y a pas que les souris qui dansent. J’ai su que j’allais manquer un peu à mon fils quand sur le pas de la porte, il a manifesté un peu trop d’enthousiasme envers la coutume « du jeté d’eau ».

Il parait que si on jette un peu d’eau sur une personne qui part en voyage, cela augmente ses chances de revenir. La scène de mon départ aurait pu être touchante si mon fiston n’avait pas pris soin de me vider littéralement la bouteille d’eau sur le dos.

 

Quand j’étais montée dans le taxi pour m’emmener à l’aéroport, j’étais tellement trempée que mes larmes sont passées totalement inaperçues. Ce n'était pas plus mal parce que si ma grand-mère était encore vivante, elle m’aurait botté le derrière en me disant d’arrêter de me comporter comme une mauviette !

Je me suis vite reprise en me concentrant sur le programme de ces prochains jours. Je devais faire un maximum de choses en un minimum de temps.

 

D’ailleurs, la veille chez Duane Reade, j’avais même été tentée d’acheter le costume de « Flash », pour aller encore plus vite. Il était vendu juste à côté des crèmes solaires.

 

*Note de J.D: Les magasins type Duane Reade, CVS ou Walgreens, sont plus connus sous le nom de Drugstore. Le principe est que l’on trouve tout et N’IMPORTE QUOI, 24/24, 7/7j. Il en existe autant que les Starbucks, de façon à ce que les amerloques ne soient jamais en galère de sopalin, papier toilette ou pinces à cheveux. J’avais trouvé le concept tellement fascinant, que pendant mes deux premières années New Yorkaises, j’y avais passé ma vie !

 

C’était ma grande passion de l’époque. Venant de Genève, la ville où le temps s’arrête à partir de 17h, et 18 les soirs de nocturne, ce genre de magasins, c’était l’Eldorado pour moi ! Même qu’une fois à deux heures du mat’, j’ai du descendre pour acheter du lait, et quelle fut ma surprise de trouver une scie électrique ! Sérieux, à part un serial killer, je vois pas qui peut en avoir besoin en plein milieu de la nuit !

Donc quand ce jour-là, j’avais voulu payer le costume du super héros, le monsieur de la caisse m’avait prévenue, en souriant s’il vous plait, que les super pouvoirs n’étaient pas vendus avec, du coup, je l’avais reposé !

 

J’insiste sur le « en souriant » parce que lors de mon voyage, j’ai appris que d’être cool et sympa, c’était loin de cooler/couler de source. Il m’a fallu plusieurs situations parisiennes pour m’en rendre compte. Au fur et à mesure de ces trois jours, je notais dans mon cerveau qui me sert de calepin vivant, les quelques idées pour relancer l’économie française, qui, soyons honnête, ne va pas fort ! Et je me suis dit que mon rapport allait être pour Macron.

 

Commençons tout de suite par le secteur de la vente :

 

Je rentre dans une boutique pour trouver une robe sympathique en prévision de l’une de mes soirées dédicace. Il n’y a pas de selfies, pour le shopping français, c’est Paris qui gagne à plate couture, parce que les fringues sont souvent très coutures ! Je parcours les rayons, quand j’entends qu’on m’énonce la phrase de base de toute vendeuse qui fait son boulot :

 

– Bonjour Madame, si vous cherchez quelque chose, n’hésitez pas à me demander, je reste à votre disposition.

 

– Ça tombe bien, je cherche une robe avec des manches pour ce soir.

 

– Ah ça tombe très bien, on vient de recevoir quelques modèles. Venez, je vous les montre.

– OK !

 

– Voyons voir… pour vous, étant donné que vous avez le teint fade et terne, il vous faut une couleur vive pour vous redonner bonne mine.

NO WAY ! Je ne peux pas croire que la gueuse m’ait sorti cette phrase ! En plus, elle vient de me faire un « 2 en 1 » !

 

*Qu’est-ce que le « 2 en 1 » ? *

 

Le « 2 en 1 » n’a rien à voir avec du shampoing + après-shampoing. C’est quand par exemple, vous avez une conversation houleuse avec votre interlocuteur, mari/sœur/ami, et que celui-ci veut vous achever, en employant volontairement deux adjectifs négatifs en une seule et unique phrase :

 

– Tu es moche et bête !

 

– T’es une idiote doublée d’une grosse débile !

 

– T’es nulle et en plus tu n’as aucun goût ! Etc.

 

Ce qui rend la personne en face particulièrement agressive ! (Qui ne le serait pas ?)

 

C’est pour ça qu’en cas de violente dispute, j’opte souvent pour « le sandwich ». Le sandwich sert à faire passer une remarque négative tout en douceur. D’abord, vous lui dites un truc sympa, après, vous glissez ce que vous pensez, et ensuite, vous concluez toujours par une phrase positive : « Cela ne change rien au fait que tu restes formidable » Et hop ça passe comme une lettre en colissimo.

 

Mais revenons à cette séquence shopping où je suis sur le point de crier « Oh

my Gosh », parce que je me rappelle très bien qu’il n’y a pas longtemps, quand

je suis allée chez Bloomingdale’s (57 et Lexington, super sympa), le vendeur m’avait complimentée d’adjectifs plus faux les uns que les autres, en me répétant en boucle : « You look amazing ! I love your shoes ! I love your glasses ! ». Il me racontait n’importe quoi, mais JAMAIS il n’aurait osé me parler de mon teint !

 

La différence de mentalité est tellement flagrante, que je décide d’en rire, et de pousser l’étude jusqu’au bout, en lui posant carrément la question :

 

– C’est trop marrant ce que vous venez de me dire, vous savez que je pourrais me vexer, ou me sentir mal !

 

– Vous savez, c’est pour vous que je dis ça, moi, après mon boulot, je rentre chez moi, et je n’y pense plus. Bon, je vous la montre, cette robe ?

 

 

Plus tard au téléphone, lorsque je raconte l’anecdote à Micka, il me dit :

 

– Fallait laisser tomber, Mimine ! Sinon, au final, tu ne m’as pas dit le prix de la robe ?

 

– Non mais t’as entendu ce qu’elle m’a dit ?

 

– Oui, mais t’as payé combien ?

 

– Tu ne trouves pas ça énorme ?

 

– Si, mais combien ?

 

Etc.

 

 

Heureusement que mon étude ne s’est pas arrêtée là. Lorsque le lendemain, je suis sortie d’un rendez-vous près de l’Opéra (je trouve que c’est l’un des plus beaux monuments au monde !), et qu’il a commencé à pleuvoir, en bonne franco-new yorkaise qui se respecte, j’ai levé ma main pour héler un taxi. Je ne me voyais pas me galérer à dévaler comme une guenon les escaliers du métro, avec ma valise remplie de livres, qui pesait 15 kilos. Quelques minutes plus tard, eurêka, il y en a un qui s’est arrêté à ma hauteur. Le chauffeur a baissé sa vitre, et m’a demandé :

 

– Bonjour, vous allez où ?

 

– 17ème.

 

– Désolé, c’est pas mon chemin !

Et il démarre !

 

Sans me démonter, même si je voulais démonter le taximan, j’ai refait le mouvement du doigt en l’air pour en appeler un autre. Je n’ai volontairement pas appelé un Uber, parce que la veille, en tant que chef des Chats noirs, il m’était arrivé une histoire totalement dingue et poignante à la fois, que je vous réserve pour mercredi.

 

Au bout de dix dégoulinantes minutes, il y en a un qui a daigné s’arrêter. Ouf ! Sauvée ! Je suis rentrée dans la voiture et l’ai remercié vivement. Je lui ai indiqué l’adresse, et il m’a dit :

 

– Ah mais ma petite dame, vous auriez mieux fait d’y aller en métro.

 

_ Euh… oui, je suis au courant, mais j’ai une très grosse valise que je viens de mettre (seule) dans votre coffre.

 

– C’est vous qui voyez, je dis ça pour vous, moi vous savez après…

 

– oui je sais, vous rentrez chez vous, et vous n’y pensez plus !

 

– Exactement !

 

 

Je vais pour me reposer, parce que je ressens le jet lag, mais le chauffeur se met à parler. Oh boy ! Il m’explique qu’il s’appelle Bernard, mais que son petit nom c’est Bébert, mais attention, il n’a rien d’un berbère. Je l’entends pouffer de rire de sa propre blague !

 

Oh purée ! Je sens que le trajet va être long ! Comme on est bloqués dans la circulation, il me pose des questions auxquelles je réponds poliment, et de feu en feu, je lui confie que j’habite de l’autre côté de l’atlantique. Il me demande si je n’ai pas sauté au plafond quand Trampoline a gagné les élections. Trump+sauter = Trampoline, qui nous rend un chauffeur totalement hilare ! (C’est vrai que son jeu de mot est sympa, mais de là à taper sur le volant… faut pas pousser !)

 

Au bout de quelques minutes, dehors, il pleut toujours des cordes, il me demande si c’est pas mieux qu’il me dépose à la prochaine bouche de métro, ce sera plus simple pour moi !

Et là, je me sens encore obligée de le comparer aux taxis new-yorkais, où les chauffeurs s’en tapent complètement de nous déposer quelque part, même pour trois dollars ! Ils font leur taf et basta ! Je préfère garder mes remarques jusqu’à ce qu’il me dépose chez moi.

 

Mais…la cerise sur le cupcake dont il va vraiment falloir discuter, ce sont : les grèves ! Il y en avait dans tous les arrondissements, les chics compris, même si je n’ai pas vraiment compris ce que les grévistes revendiquaient !

 

Le soir même de cette journée pluvieuse, j’avais retrouvé mes parents pour diner dans un restau. On papote, on rit, on regarde la carte, et on décide de commander. Le serveur arrive, et je lui dis ce que je veux :

 

– La salade cocktail s’il vous plait.

 

– Oui madame, cependant, nous ne servons plus de salade verte, car nous n’avons personne pour la vérification. Nous avons remplacé toutes nos salades par des endives.

 

– Parfait, ça ira avec mon teint !

 

– Pardon ?

 

– Rien, rien.., c’est bon pour l’endive cocktail !

 

– C’est noté !

 

Au moment du dessert, je veux me commander une coupe de framboises chantilly en ce jour spécial d’anniv (ma mère revendique que les jours d’anniv, on devrait faire la fête aux mamans, puisque ce sont elles qui ont le mérite de nous avoir mis au monde. Pas faux !) Le gentil serveur me dit :

 

– Désolée madame, mais nous ne servons plus de framboises, car elles ont été déclarées non cacher.

 

– Ah… OK, tant pis, je vais prendre un thé à la menthe, alors ?

 

– Je m’excuse, mais nous ne servons plus de thé à la menthe fraiche, pour les mêmes raisons que la salade verte. Nous n’avons personne pour faire ce travail de vérification.

 

– Pas de problème, mais par pure curiosité, pourquoi c’est encore proposé au menu ?

 

– Parce que nous n’avons trouvé personne pour nous changer la carte.

 

– ……………

 

Sur le chemin du retour, assise sur la banquette arrière de la voiture de mes parents, je crois bien que je somnolais pas mal, quand je me suis imaginée tomber du ciel en douceur sur le perron de l’Elysée, à l’aide du parapluie de Mary

Poppin’s. J’avais une boite de macarons sous le bras, pour être reçue par monsieur Macron.

 

Brigitte était là à m’attendre pour m’escorter jusqu’au bureau de son mari. Je la complimentais sur son sac (elle a toujours des beaux sacs sur les photos), elle me faisait remarquer que j’avais bonne mine (dans ta tronche, vendeuse des Galeries !) tout en me présentant le Président. Je lui tendais mon classeur rose, où il serait noté toutes mes idées :

 

Pour le commerce : une formation d’au moins un mois aux States, pour apprendre tous les rouages de la vente !

 

Pour faire passer l’envie aux grévistes de faire la grève : on envoie tous les gens de la CGT faire le job du Pancardiste pendant deux mois. Le job consiste à tenir un carton toute la journée avec écrit des tas d’informations. Je vous jure qu’après une simple journée, on bénit n’importe quel autre boulot au monde !

Celui qui veut monter son entreprise ou restau, l’état ne le taxera pas pendant un an, afin qu’il puisse engager du personnel (comme quelqu’un pour vérifier la salade verte et les feuilles de menthe, par exemple). Notre entretien durera des heures et des heures, jusqu’à ce que Mister Macron me sourie et me demande :

 

– Avouez Madame Davis, que vous aimez quand même la France, même avec ses défauts ?

 

Et là, ce serait à mon tour de sourire, et de lui dire :

 

– C’est vrai que même avec ses défauts, j’aimerai toujours mon pays quoi qu’il arrive, car il est encore peuplé de tous les gens que j’aime (vous et mes parents), parce que cet amour est fait pour Durée ! Allez, finissez pour moi tous ces Macarons, Monsieur Macron, parce que je voudrais qu’on aborde l’idée du Erouv*.

 

– Le quoi ? Etc.

 

Je vous fais des gros bisous, et vous retrouve mercredi pour vous raconter :

Le UBER-OUT que j’ai vécu. Big Kisses to all of you !

 

 

Junes Davis, auteure de La vie déjantée de Junes Davis, Tome 1 et 2, disponibles sur junesdavis.com

Rubrique : La Genèse et l’Exode.

 

Glossaire:

Erouv : Le Erouv délimite la zone dans laquelle certaines activités normalement interdites (comme l’action de porter) peuvent être réalisées lors des jours de chabbat, et de certaines fêtes juives.

Mon plan pour aider Macron à sauver la France !
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Combien ca coûte de venir à New York en vacances ? Mes restaurants cacher 2017

Publié le par Junes Davis-Cohen

C’est bon, c’est officiel, tout le long de mon article, je serai une vague réplique de Jean-Pierre Pernaud, mais avec plus de cheveux, pour faire comme dans son émission.

Je vous ai noté tous les incontournables à voir à Manhattan, avec le prix à prévoir pour chaque sortie. Je vous ai noté également mes restaus cacher 2017, avec un symbole $ qui vous donnera une indication sur le prix ainsi.

Pour les hôtels et les logements, le prix varie en fonction de la période à laquelle vous choisirez de venir.

 

Donc on commence tout de suite par le climat New yorkais, qui vous aidera à choisir plus facilement les dates de votre prochain voyage dans la grosse pomme :

 

De janvier à mars : Temps extrêmement froid. À prévoir : doudoune, gants, écharpe, bonnet, bottes de neiges antidérapantes. Il peut parfois faire dans les moins vingt degrés. Cela dit,, cela fait deux ans que nous avons eu un hiver méga doux. Perso, les grands froids et les tempêtes ne m’ont pas du tout manqué. Le mieux c’est de vérifier la météo quelques jours avant de boucler votre valise.

En Avril, on peut se découvrir d’un fil ! Sans problème, mais prenez une veste quand même.

Les mois de juin/juillet/août peuvent être extrêmement chauds, jusqu’à 40 degrés.

Entre Septembre/octobre et même novembre: c’est l’été indien, le best de l’année, ni trop chaud, ni trop froid. Je vous recommande vivement de venir à cette période, qui est just perfect !

De Novembre à décembre: on se couvre bien pour aller à la conquête de la ville, et découvrir ces trésors architecturaux !

Après ce petit récap’ météorologique, on attaque le point du logement :

Le logement :

- Le plus simple reste l’hôtel, surtout pour une courte durée. Je vous recommande le Sheraton sur Times Square, l’hôtel Beacon (75 & Broadway), le Belleclaire, et L’Holiday inn, qui restent des bons hôtels, car ils sont très pratiques question emplacement. Attention, les petits déjeuners ne sont pas compris dans la chambre.

- Vous avez le site trip advisor qui est formidable, qui donne les avis, les prix, et des notes des hotels, qui est aussi un bon indicateur.

- Si vous êtes une famille, le mieux est de prendre une location sur Airbnb.

- Après, vous avez chez l’habitant. Vous pouvez échanger vos apparts avec des personnes dites dignes de confiance, sur les sites proposés à cet effet.

- Le système d’auberge de jeunesse est inconnu pour moi. En général, les celib’, louent des apparts à plusieurs pour une courte ou longue durée.

Les sorties :

1) CENTRAL PARK (gratuit !)

Le célèbre Central park est la sortie obligatoire et surtout elle est gratuite ! Le parc est juste magnifique, avec ses kilomètres de pelouses extraordinaires, c’est un grand jardin au cœur de la ville.

Vous avez différentes activités que le parc propose, comme le zoo de Central Park, des messieurs qui font des ballons pour les enfants, des spectacles..... un endroit insoutenable à Manhattan, vous trouverez aussi des joggers acharnés, des pistes cyclables, et des balades en calèche (exactement les mêmes que dans bip bip in the city !)

En hiver, vous aurez à votre disposition la patinoire (Wollman rink), qui se dit ice skating.

Entrée sur la 59ème rue et 5ème avenue ou 6ème avenue. Ouverte pour la saison, à partir du 24 Octobre.

Les Horaires:

• Du Lundi au Jeudi: 10h00 à 14h30

• Mercredi et Jeudi (nocturne) : 10h00 à 22h00

• Le vendredi et Samedi (mais c'est interdit d'en faire chabbat by the way!) : de 10h00 à 23h00.

• Dimanche : 10h00 a 21h00

Le prix: Adulte: entre 11 et 18 dollars

Enfant: 6 dollars

Sur place vous avez aussi la location de patins !

2) Le 770, la synagogue du Rabbi : 770 Eastern Pkwy, Brooklyn, NY 11213

L’incontournable: Le 770 se trouve à Brooklyn (à 40-45 minutes de Manhattan). Même si vous n’êtes pas loubavitch, c’est un passage obligatoire, une petite prière, ça mange pas de pain, et ça peut en rapporter !

Toutes les 30 minutes, vous avez une navette qui va au Ohel, le tombeau du rabbi, où est aussi enterré son beau père. Vous trouverez aussi un mikvé pour les hommes. Il y a une partie réservée pour les Cohen, alors vous pouvez y aller les yeux fermés, tout y est prévu !

Coût: Le prix du trajet en métro, ou en taxi, environ 80 dollars. Uber: 100 dollars en moyenne. Le mieux, c’est de prendre un chauffeur privé.

N.B.: Ne soyez pas surpris si vous avez des personnes qui vous « prennent en charge » dès que vous passez la porte de la synagogue, pour vous expliquer l’héritage du Rabbi. Ils vous proposeront volontiers d’écrire une lettre si vous avez des questions. Ces personnes sont bénévoles, et il est d’usage de donner un tip’s, tzedaka, entre 15 et 20 dollars à titre indicatif, mais c’est vraiment selon les moyens de chacun.

3) Le mémorial du 11 septembre

Le world trade center (Rassra ! traduction: tristesse et angoisse !), je me suis même posée la question si on devait faire une prière, mais en fait, je ne pense pas. L’endroit est lourd, très lourd d'émotions.

Pour réserver votre billet: http://www.911memorial.org/visit

4) L’observatoire

Juste en face, sur le même trottoir que le Mémorial: l’observatoire à 350 degrés pour une vue incroyable de l'île. C’est vraiment extraordinaire.

Astuce : ne vous faites pas avoir concernant la location d'ipad à 15 dollars par personne pour genre voir encore mieux la vue, c’est kiff-kiff, et vous économiserez des sous.

5) Les Citi Bike de New York

La ville a mis à la disposition des habitants des milliers de vélo, comme les velib’. C’est simple, c’est sain, c’est bien, juste faites très attention à la route, les New Yorkais conduisent comme des tarés !

6) Le Federal Hall National Memorial

D’inspiration grecque, le bâtiment servait initialement d’hôtel des douanes en 1842. On peut désormais le visiter pour jeter un œil aux vestiges de New York du temps où la ville était la capitale des EÉtats-Unis, juste après l’indépendance.

Federal Hall National Memorial • Angle de Wall street et de Nassau street • New York, NY 10005 212 825 6888 http://Nps.gov/fehaZ »

Source: http://frenchdistrict.com/new-york/articles/itineraire-budget-economie-visites-financial-district-manhattan-nyc/

7) Muséum américain d’histoire naturelle

C’est vraiment un musée incroyable, qui pour certains étages, me fait penser au Louvre de Paris. Des kilomètres d’animaux, empaillés ou pas, à voir absolument avec vos enfants, ils vont adorer !

Central Park West & 79th, New York, NY, 10024.

8) Museum of Modern Art - The MoMA

11 W 53rd St, New York, NY 10019

Ouvert de 10h30 à 17h30.

À voir au moins une fois dans sa vie pour ses Van Gogh, Monet and co, même si je ne suis hélas pas branchée Art, c’est quand même incroyablement beau !

Le Moma store vaut vraiment le détour pour ses gadgets made in New York, qui sont toujours très originaux !

Adresse : 44 W 53rd St, New York, NY 10019

9) La comédie musicale Le Roi Lion à New York City, mais vous avez aussi Aladin, Mary Poppins, Wicked…

C’est vraiment le truc à faire sur Broadway, voir une comédie musicale, mais si vous devez n’en voir qu’une, c’est celle-là !

En plein milieu de times square, vous allez voir écrit TKTS. C’est un guichet où vous faites la queue la journée, pour prendre votre billet pour le soir-même à moitié prix, pour toutes les comédies musicales et pièces de théâtre.

https://www.tdf.org/nyc/8/Locations--Hours--TKTS-Discount-Broadway-Ticket-Booths

Mais si vous avez envie de voir une comédie musicale qui vous tient à cœur, mieux vaut réserver à l’avance.

https://www.ceetiz.com/new-york/the-lion-king-broadway

• Validité: du mardi au dimanche

• Durée: 2h30

• Coût: entre 83 à 200 dollars

19h le mardi et mercredi, 20h le jeudi, vendredi et samedi, 15h le dimanche.

Minskoff Theatre

11) Les tours en hélicoptère de New York

Messieurs, pour impressionner Mesdames, c’est le bon plan. Vous allez vous prendre pour Tom Cruise dans Top Gun, n’oubliez pas vos lunettes de pilote de beau gosse. Une visite guidée de New York en hélicoptère, avec vue imprenable sur Manhattan : l’Empire State Building, le Chrysler Building, l’Hudson River, le Port de New York…

Du lundi au vendredi de 9h à 18h, le samedi de 9h à 17h30 et le dimanche de 9h à 16h30.

resa : OpenLoop.net

coût: entre 200 et 215 dollars

12) Le Mandarin Oriental Hotel

Alors ça, c’est vraiment l’un de mes endroits préférés sur Manhattan. Je vous conseille d’y aller de nuit.

Le bar se trouve au 34ème étage, avec une vue exceptionnelle. Rien n’est cacher, mais un petit verre, on ne dit pas non. Enjoy l’endroit !

80 Columbus Circle @60th street

Coût: très cher, mais c’est super sympa, limite le verre à 20 dollars

13) Times Square

Je l’avais noté dans mes bons plans shopping, mais il y a aussi tout le coté « lumineux », épique, de cette place mondialement connue pour ses écrans démesurés ! À voir absolument !

14) Rockefeller center

45 Rockefeller Plaza, New York, NY 10111 de 7h à minuit !

En hiver, vous trouverez sur la place une patinoire, avec location de patins. Oui, je sais, ils sont forts, ces américains, ils pensent à tout ! À faire sans hésiter !

Pour vos enfants :

- Children museum

212 W 83rd St, New York, NY 10024

de 10h à 17h.

Un espace de jeux sur quatre niveaux. Du pur bonheur pour vos enfants ! En revanche, je vous déconseille fortement d’y aller le dimanche, beaucoup trop de monde.

Et si vous allez vers Brooklyn :

- Jewish Children Museum

792 Eastern Pkwy, Brooklyn, NY 11213

de 10h à 16h.

Sur le même trottoir que le 770, exceptionnel ! Pour les grands et les petits. Il y a même un mini supermarché, où vos enfants pourront faire semblant de faire leurs courses avec un caddie adapté à leur taille, juste adorable !

Voila quelques idées, la liste n’est pas exhaustive, donc n’hésitez à m’écrire sur mon mail pour que je complète avec vos précieuses idées: junesdavis55@gmail.com

Passons à mes restaux Cacher 2017 :

On peut dire que l’une des grandes différences culturelles entre les États qui sont Unis et l’Europe, c’est la NOURRITURE ! Après plus de cinq passés dans la grosse pomme, je suis arrivée à la conclusion que les américains et nous avons non seulement un palais différent, mais un goût différent et surtout, nous ne mangeons absolument pas de la même manière.

Déjà, faut savoir que le petit dej’ c’est:

Pancakes, saucisses, œufs, bagel VS baguette croustillante beurre/confiture/nutella, viennoiserie, thé ou café, bonjour le décalage qui n'est pas seulement dû aux horaires !

Mais pas de panique (ah mais personne n’était paniqué, rassure-toi !), je vous ai compilé des astuces et mes adresses pour que cette culture soit enrichissante, et surtout pour vous éviter les mauvaises surprises. Vous ne serez plus étonnés de voir les New-Yorkais sortir de chez eux le café/thé/ice coffee à la main dans un plastic cup ! Ma mère française par sa classe me dira : « Le pays où les gens boivent leur café en marchant ! » Donc, vous l’aurez compris, rien à voir avec nos cafés au comptoir dans les brasseries parisiennes où l’on prend le temps de savourer.

Astuce pour vous Mesdames: quand vous demanderez une boisson au Starbucks ou ailleurs, vous direz TOUJOURS "skim milk" quoi qu'il arrive, quoi qu’il se passe, c'est "skim milk". À bannir le "whole milk" (300 cal par boisson, juste comme ça en buvant en truc de 30 cl!). Ça vous évitera l’excédent de kilos, et pas seulement dans les bagages !

Le déjeuner se prend généralement sur le pouce, d’où le nombre impressionnant de marchants ambulants de kebabs, hot dogs, enchilladas, que vous trouverez à tous les coins de rue.

Attention ! Quatre vingt dix-neuf pour cent du temps, ces snack food ne sont pas Cacher!

Soyez vigilant, très souvent, on trouve des vendeurs de Hot dog qui proposent les célèbres saucisses Franckfurter avec le U. ATTENTION DANGER: Le pain qui accompagne généralement la saucisse est au lait. Alors sauve qui peut ! Oui, même toi qui ne mange pas cacher derrière ton écran, faut pas abuser pour le mélange lait/viande, ça vaut dans les 3000 points négatifs ça, alors base vite l’histoire, et va plutôt chez PASTRAMI QUEEN pour un vrai hot dog de haute voltige pour tes papilles juives !

Pour le dîner, les américains mangent très tôt : 6:00 pm, donc pour les réservations, pas plus tard que 9:00 si vous voulez avoir le temps de profiter de ce que la carte vous propose. Il n’est pas rare d’être mis pratiquement à la porte sur les coups de 11:00 pm. Le client est roi, mais pas toute la journée non plus !

Donc voici la liste des quelques restaurants Manhatanniens Cacher*** que je vous propose, pour votre passage dans la grosse pomme. Il y a évidemment des tas et des tas d’autres restaurants, la liste n’est pas exhaustive, mais ceux-là, je les ai testés et approuvés. Vous trouverez aussi des indications en dollars, qui varient de 1 à 4. Également, une note sur dix qui regroupe les saveurs, l’hygiène, et l’accueil.

Une petite astuce : au moment de l’addition, il est fortement conseillé de laisser un tip d’environ 15-20 pour cent. Le mieux, c’est de doubler la taxe qui est généralement indiquée sur le ticket.

- LE MARAIS ($$$) 8/10: Le plus connu, le meilleur, le plus classique et le plus Français !

150 W 46th St, New York, NY 10036-8511

Téléphone : (212) 869-0900

- PIZZA DA SOLO ($$) 7/10: Se trouve dans la galerie Sony, oui, oui la marque Sony!

550 Madison Ave, New York, NY 10022

Téléphone : (212) 602-1808

- NOI DUE: ($$) 8/10 : Un vrai restaurant Italien avec une touche de saveurs et de serveurs Israéliens !

143 W 69th St, New York, NY 10023

 

- CHABAD Lubavitch of Midtown Manhattan, et Beth Habad francophone de New York ($) 10/10: Oui 10/10 pour leur accueil, leur dévouement incroyable, et leur joie de vivre communicative ! L’hospitalité sans borne du couple qui se trouve sur place ! Le centre propose des repas après la prière du vendredi soir et du samedi midi (à réserver !)

509 5th Ave, New York, NY 10017

Téléphone: (212) 972-0770

347 West 34th street, New York, NY 10001

Téléphone : (212) 202-1448

Email:ccf@ccfnewyork.com

– Mr. Broadway($$) 8/10: Ce restaurant/Fast-food propose des sushis, des salades, des supers sandwich de charcuteries de très bonne qualité. Si vous êtes vers la 34 et Broadway c’est l’endroit qu’il faut !

1372 Broadway, New York, NY 10018

Téléphone : (212) 921-2152

Pour commander chabbat, vous pouvez aller chez Kosher Market Place ($$) 7/10: C’est the supermarché de l’upper West side qui dispose d’un coin traiteur. Je vous recommande le tshoulent qui est excellent. Vous trouverez des tas de salades fraiches qui se mangent. Heureusement qu’il existe, car cela m’a souvent dépannée.

2442 Broadway, New York, NY 10024

91 street on Broadway

(212) 580-6378

Je vous souhaite un bon séjour dans ma ville d'accueil !

**** Les restaurants ont tous la Tehouda Akocher de la rabanoutte Américaine, la plus connue le OU, les autres sigles comme le K, le K avec une étoile, les tables de la loi , le cacher écrit en hébreu.....Merci de se référer à votre rabbin, par rapport à votre niveau. Le OU reste quand même la référence en matière de produits cacher dans les supermarchés.

Pour la viande, c’est bien trop compliqué, chacun mange avec ses coutumes et son niveau. La plus répandue et la plus sûre pour les séfarades (je précise, car très important, nous n’avons pas les mêmes critères!) : Avec bet Yossef, vous serez tranquilles, qui correspond à notre beth din Glatt de Paris.

Je vous poste très vite mes bons plans shopping!

Pour tous renseignements concernant les besoins qu’une femme juive peut avoir contactez-moi par mail sur junesdavis55@gmail.com. Bisous.

Combien ca coûte de venir à New York en vacances ? Mes restaurants cacher 2017
Combien ca coûte de venir à New York en vacances ? Mes restaurants cacher 2017

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Quand le Roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus !

Publié le par Junes Davis-Cohen

J’ai connu ma copine Natacha, il y a deux ans, lors d’une vente privée exceptionnelle de perruques (j’adore les ventes privées exceptionnelles de perruques, mais c’est un peu dangereux, parce que certaines en deviennent limite folles !).

On y trouve des -30 à -50 pour cent/pièce, vous imaginez pas la frénésie autour de cet objet souvent hors de prix. Nat’ et moi avions repéré au même moment le même modèle. Je l’avais direct lâché pour le lui laisser volontiers. J’allais quand même pas me crêper le cheveu pour des bouts de cheveux ! J’estime que dans ce monde, il y a d’autres combats pour lesquelles il vaut la peine de se battre, mais là, franchement…

 

Elle avait pensé tout pareil que moi, puisque presque par télépathie, nous avons laissé tomber mollement le tas dans le bac. Je lui avais dit :

– Sorry.

Et elle m’avait répondu:

– Non, c’est moi, sorry !

Et de sorry en sorry, une story entre nous deux a commencé. Depuis, on se voit de temps en temps. Le mois dernier, j’ai reçu un code promo pour aller voir un spectacle à Broadway (Aladin). Je savais que Natacha’ voulait aller voir cette comédie musicale, alors je lui ai demandé si elle et son mari voulaient se joindre à nous (il est top ce spectacle ! Par contre, c’est pas Daniel Levi qui chante sur la version américaine, trop les boules !)

 

Deux minutes plus tard, j’ai eu sa réponse qui n’a rien à voir avec ma question :

Ma femme de ménage m’a plantée. Impossible d’en trouver une autre. Sous l’eau. Boulot/maison/enfants, au bout du roule’. Café à 3h00 ?

Comme j’ai senti que mon amie aavait besoin de « vider son sac », je lui ai répondu oui, sans hésiter. Mais avant :

 

Qu’est ce que le vidage de sac, et à qui s’adresser ?

Tout d’abord, il vous faut un sac. Prenez ce sac, quand il est plein, videz-le. Mais non, mais non, rien à voir, même si ma métaphore n’est pas si éloignée de la réalité.

Mais avant tout, il nous faut une amie de confiance qui n’essaiera ni de vous raisonner, ni de vous faire la morale, et surtout, ne vous jettera pas ce regard nauséabond bourré de jugements, car dans ce cas là, ça sent fort !

Il est bon, voire obligatoire de proposer à son amie une boisson chaude (un peu comme Sheldon Cooper le propose dans The big bang theory). Proposez lui une chaise/canapé/tabouret, et laissez la parler jusqu’à ce qu’elle manifeste des signes de saoûlage personnel. Pendant ses doléances, malheur à vous si vous intervenez. Soyez juste prudent, et laissez la aller jusqu’au bout de ce qui la tracasse. Lors de la vidange, il arrive que le récit devienne totalement incohérent. Ne vous inquiétez pas, c’est normal ! Elle reviendra elle-même sur le coq à l’âne par lequel elle est passée. Exemple :

 

– Ilan a encore fait pipi au lit cette nuit ! Il me tue ce gosse, et le pire c’est que Ruben s’en fiche. Il me dit qu’avec l’âge, ça va passer. Mais le pire, c’est que Ruben ne m’aide jamais à débarrasser la table, ou à descendre les poubelles. Pour couronner le tout, j’ai appelé ma mère pour lui dire qu’entre Ruben et les pipis, j’étais à bout, et tu sais ce qu’elle m’a répondu ?

– Non.

– Que tout ce qui m’arrive c’est parce qu’elle ne m’a pas assez allaitée ! Son égocentrisme m’étonnera toujours, et puis ma sœur qui n’est toujours pas mariée…

Le but du « vidage de sac » permet d’en avoir moins sur la patate, et de repartir vers de nouvelles aventures le cœur plus léger.

 

Ce qui nous amène à notre rendez-vous du jour avec Natacha. Elle avait sa tête des mauvais jours, et à la seconde où elle s’est assise, elle a embrayé sans passer par la première :

– J’en ai marre, je suis toute trempée avec cette pluie, mon D. mais quelle journée ! Hier, il faisait 22 degrés, aujourd’hui il en fait 8. Je déteste le climat new-yorkais !

– Bonjour Natasha, moi aussi je suis trop contente de te voir.

– Excuse-moi, Junes. T’as raison, je t’ai même pas dit bonjour (échange de bises), mais depuis que j’ai plus Wendy pour m’aider, je suis très nerveuse.

– Parole de EEI. (les scouts juifs), dès que j’entends parler de quelqu’un, je te donne le contact.

– Merci, ce n’est pas la femme de ménage qui m’embête le plus.

– Ah non, c’est quoi alors ?

– C’est Ruben… il voit que je me tue à la tâche, et il ne lève pas le petit doigt pour m’aider. Surtout que je ne lui demande pas grand-chose. Par exemple, hier soir, je lui ai demandé de me faire la vaisselle pendant que j’endormais les enfants, il n’a pas levé le petit doigt. Quand je suis sortie au bout de 45 minutes, lui et son derrière étaient tranquillement assis sur le canapé. Ses yeux allaient de sa saloperie de téléphone à la chaine espagnole, avec la vaisselle qui n’était toujours pas faite !

– Pourquoi il regarde la télé en espagnol? Je savais pas qu’il avait cette corde à son arc.

– Quelle corde, je t’en prie? Soi-disant il a des origines marranes, et ça lui rappelle sa grand-mère, alors qu’il ne comprend pas un traître mot d’espagnol. Ridicule ! Si ce n’était que ça, ça irait, mais je ne sais plus quoi faire pour qu’il comprenne que je suis crevée, et que j’ai besoin de son aide.

– Tu pourrais lui…

– Non, mais tu sais ce qui m’énerve le plus, dans tout ça ?

– Aucune idée, mais vas-y, je t’en…

– C’est qu’on pourrait ne pas avoir besoin de payer quelqu’un, si on faisait équipe tous les deux. Les enfants commencent à grandir, j’ai moins besoin de quelqu’un comme avant, et ça nous ferait une belle économie.

– En prenant quelqu’un, tu fais marcher l’économie. Je plaisante, tu pourrais lui…

– Tu comprends pas, Junes !

 

Note de Junes Davis :

Je supporte pas quand on me raconte un truc, et que la personne en face me dit que je ne peux pas comprendre. J’ai quand même obtenu mon master couple depuis 2 ans. Tout le monde peut l’avoir ! Il suffit de le passer. Il faut avoir plus de 130 heures d’écoute de soucis des copines au compteur, et avoir Myriam Bensimon comme amie pour décortiquer vos propres soucis, elle vous envoie la sauce, et c’est bon, vous l’obtenez.

 

– Hé Ho Junes, tu m’écoutes ou t’es encore en train d’écrire une chronique dans ta tête ?

– Les deux ma chérie, donc tu disais que je ne comprenais pas, c’est ça ?

– Oui, parce que quand je te dis que mon bonhomme ne fait rien, c’est qu’il ne fait rien ! Et le pire, c’est que si c’est pas nickel quand il rentre, il ose me faire une remarque ! Hier, il m’a tellement agacée que je lui ai sorti (je sens que ça va te plaire, ça) que le nez de Samantha Stevens n’était pas encore en vente sur Amazon, et qu’il devait se contenter de mes capacités d’humaine.

– Comment tu sais que j’adore ma sorcière bien aimée ? D’ailleurs est-ce que tu lui…

– Non mais Junes, tu comprends pas ! (Oh my Gosh, mon propre sac commence à être plein. Je sens qu’il va falloir que je le vide dans pas longtemps). Même de mettre une poubelle dans le vide-ordures qui est sur le même palier que notre appart, il ne le fait pas. Il me dit que le boulot l’épuise ! Mais moi aussi je bosse, à la fin ! Je suis obligée de lui dire 10 fois les choses pour qu’il les fasse. À la fin, ça m’énerve tellement que je finis par le faire! Et puis (20 minutes de plaintes plus tard…) tu te rends compte que même ça, j’ai dû le faire, alors que c’est sa propre mère !

– Je vois, mais as-tu pensé que...

– Non, Junes tu…

– OUI, JE SAIS, JE NE COMPRENDS PAS, MAIS TU VAS M’ÉCOUTER, À LA FIN ?

– Eh ça va, relax ! C’est fou, tu viens de faire la même tête que Ruben.

– Bon, je me lance, mais avant, tu préfères la version guimauve rose bonbon spéciale J.D., ou celle de l’amie qui veut vraiment t’aider à régler ton problème ?

– Je sais pas. Explique moi les deux, et après, je choisirai.

– OK. Alors la version guimauve rose bonbon : viens là que je t’enrobe avec mes mots :

« Oh la la, ma pauvre, je te comprends. OUI, oui, je te comprends, c’est tellement difficile d’avoir un vrai Pacha à la maison, qui n’attend que d’être servi. C’est un phénomène très répandu chez le séfarade. (D’où mon choix marital d’épouser un ashkénaze ! Mon D. quel mauvais deal ! C’est kif-kif bourriquot au final, comme disait ma grand-mère, c’est une question de personnalité. ) Que je te plains, mon amie, et vivement le retour de la femme de ménage perdue !

– Elle est bien, cette version ! Par curiosité, c’est quoi l’autre ?

– Tu arrêtes de t’énerver contre lui, et tu le laisses prendre des initiatives. Même si ça doit prendre quatre jours, tu le laisses gérer. Prends en compte que le Pacha est paresseux, mais n’est pas bête du tout, limite rusé. Pourquoi tu veux qu’il se galère, alors qu’il sait très bien que tu vas forcément tout faire à la fin. Certains hommes ont le même comportement qu’un gamin de cinq ans. Pourquoi ? Parce que toi, tu te comportes comme sa mère ! Tu l’engueules et le raisonnes comme une mère ! Donc next time, tu lui dis :

– Chouchou, tu peux jeter les poubelles steuplait ?

Et s’il ne le fait pas, eh bien tant pis, les poubelles resteront.

– Mais c’est dégoûtant, je peux pas.

– Alors ton bonhomme a raison, parce que laisser un sac poubelle plus de cinq minutes dans l’entrée, cela n’a jamais tué personne.

– Pourquoi il ne le fait pas immédiatement quand je le lui dis ?

– Parce que hum... c’est pas ton esclave, ni ton employé… c’est ton mari !

– Rien qu’on en parle, ça m’énerve ! Et puis pourquoi c’est moi qui dois être la responsable des deux ?

– Parce que c’est notre caractère à nous, les femmes, d’avoir tendance à vouloir contrôler pour mieux s’organiser. Fais le une fois, deux, fois, trois fois, et tu verras qu’il fera les choses par lui-même, et tu n’auras même plus besoin de lui dire.

– Cela m’étonnerait ! Il peut y avoir la maison qui s’écroule, le pacha ne bougera pas le petit doigt.

– On peut au moins essayer ! Et au pire, tu reprends la femme de ménage. Vous venez on se fait un restau, semaine prochaine ?

– Je vois avec Ruben, et je te dis, mais je te préviens, Junes, si jamais je vois qu'il n’y a pas d’amélioration de son comportement de gamin immature, je crois que je vais me séparer.

– Quoi ?

–Je pense sincèrement que je serai mieux sans lui, il est plus un poids qu’autre chose…

 

C’est sur ces paroles que mon amie s’est levée et m’a laissée totalement flippée. En tant qu’amoureuse inconditionnelle du mariage (Allô, hôpital Sainte-Anne, j’écoute ?), je ne pouvais absolument pas lâcher le couple de Natasha. Pour cela, j’ai fait appel au mari d’une de mes amies, qui est d’une maniaquerie maladive ! À nous deux, mon petit Pacha, je vais m’occuper de toi !

 

Alors rendez-vous la semaine prochaine, pour la suite de « Quand le roi du Maroc se comporte comme un pacha ». Je vous retrouve mercredi. Bisous

 

*Pour vous procrurer mes romans, c’est sur junesdavis.com rubrique: La Genèse et L’Exode. 

Quand le Roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus !
Quand le Roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus !
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