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5 articles avec junesdavis

Le UBER-OUT de Junes Davis

Publié le par Junes Davis-Cohen

Comme je vous l’ai écrit lundi, il m’est arrivé une histoire assez incroyable lors de mon dernier voyage parisien.

Ce jour-là, j’avais commandé un Uber en toute insouciance.

Quand mon chauffeur, du nom d’Abdel (c’est indiqué), arrive à ma hauteur, je lui donne mon nom de code pour confirmer que je suis bien la bonne cliente, et je m’installe tranquillement dans la voiture.

Je dois me rendre à Boissy-Saint-Léger, pour aller rejoindre ma magnifique Agnès de l’association Lev Tov, qui a inauguré il y a peu leur supermarché réservé à une certaine catégorie de personnes.

Je sais que je vous ai dit, euh… mille fois que je suis leur marraine, mais je suis tellement fière qu’ils m’aient choisie que je le re-crie sur tous les réseaux sociaux !

Madame Waze nous informe que nous en avons pour un bout de temps (1h30). Au bout de quelques secondes, j’hésite entre profiter du trajet pour faire un petit somme (il est 4h du mat’ dans ma tête avec le décalage horaire) et tripoter mon portable, mais je sens qu’Abdel veut taper la discut’. Il me raconte qu’il est chauffeur de taxi depuis quinze ans, et qu’il adore son boulot.

– Super ! (Je peux dormir, maintenant ?)

Apparemment non ! De porte en porte sur le périph, il continue de me faire la conversation (pour ma sieste-express, c’est officiellement mort, et impossible de lire mon tel qui ne fait que clignoter depuis tout à l’heure ! Je sens qu’il va encore me faire la tête et dire que je le délaisse ! Ça lui fera les pieds tiens, parce qu’il doit comprendre que lorsqu'une personne me parle, je ne peux pas m’occuper de lui, car c’est MAL ÉLEVÉ !)

J’écoute A. d’une oreille… il m’informe qu’il est marié, et qu’il a deux enfants en bas âge (chaque fois qu’on me dit « Marié deux enfants », je pense automatiquement à la série, et j’ai le générique dans ma tête pour toute la journée). Il me raconte qu’il habite dans l’Oise, et pour faire style je m’intéresse, je lui demande :

– C’est dans le 95, non ?

– Ah non Madame. C’est dans le 60.

Même pas honte de pas connaitre mes départements ! Enfin si... un peu…

On papote de la France, de Le Pen, de Macron, Flamby, Sarko, les saletés d’automobilistes pas sympas, et du ramadan. Car le Abdel a la dalle, et se plaint qu’en été, c’est vachement dur de tenir! (Je lui dis que nous, on a kippour ? Non, on va la jouer discrète pour une fois, et laisser un peu de mystère !)

Il se retourne, et me demande en quelle classe je suis :

– Allons Abdel, faites un effort, regardez mieux dans vos rétros !

– Ah mais vous n’avez pas 18 ans ?

– Si, mais pas depuis 18 ans.

Il calcule… voilà… c’est bien… ça monte au cerveau, et 5,4,3,2,1 envoyé Smith :

– Vous avez 36 ans alors ?

– Bravo, le compte est bon ! Ta ta ta (le jingle des chiffres et des lettres retentit dans ma tête!)

Il me demande ce que je fais dans la vie.

Je lui raconte mes salades sans trop m’étaler, bien que j’aimerais bien littéralement m’étaler sur la banquette pour DORMIR. Il trouve qu’une maman qui écrit des histoires, c’est pas banal, ça :

– L’essentiel Madame, c’est de ne pas trop en faire ni d'en avoir, hein?

– Oui, tout à fait.

Puis, spontanément, je lui demande :

– Sinon, ça va vous, la vie ?

Pourquoi ? POURQUOI j’ai posé cette question ! Je pense que pour le bien de la planète, il faudrait juste une bonne fois pour toutes me couper la langue, pour en être définitivement débarrassé ( si ça arrive, c’est pas grave, je pourrais toujours écrire ).

Et là, il se confie, mais en version non-censurée :

– C’est marrant que vous me posiez la question, parce je ne vais pas bien. Je sens qu’avec vous, je peux tout dire. (Ah bon? Mais non, je crois pas !). Je vais te dire ce qui va pas madame…

Abdel m’explique que ce matin, il a reçu une lettre de son avocat, qui lui indiquait que son ex-femme lui réclamait encore de l’argent. Ils ont été mariés pendant 17 ans. Du jour au lendemain, elle l’a fichu à la porte, en changeant toutes les serrures de la maison pour l’empêcher de rentrer. Elle lui a aussi interdit de revoir leurs trois enfants.

Solidarité féminine oblige, je lui demande s’il ne l’a pas violentée, parce que pour qu’une femme réagisse de la sorte, c’est qu’elle voulait se protéger de lui (du coup, j’étais pas méga rassurée d’être en tête à tête dans sa voiture en rase campagne, gloups !)

Il me jure sur le Coran (Eux aussi font ça ? Trop marrant !) qu’il n’a jamais levé la main sur qui que ce soit. Que oui, il y avait beaucoup de disputes, mais comme dans tous les couples. Le souci, c’est que lorsque sa femme a changé les serrures, Abdel est devenu… SDF… pendant six mois. Il m’explique cette horrible tranche de vie qui l’a mis plus bas que terre, voire presque sous terre, parce qu’il voulait mourir. Il me raconte ses nuits passées dans sa voiture dans un froid polaire. Il me décrit la peur de ne pas avoir assez pour manger, de se faire tuer… en gros, l’horreur… Seule ma question (aussi pragmatique que débile) vient troubler son récit poignant :

– Comment vous faisiez pour vous brosser les dents, le matin ?

– Tu sais, Madame, dans ces cas-là, tu penses pas trop à te brosser les dents. Tu penses à survivre heure après heure.

Il me donne les détails de comment il a remonté la pente sociale. Il a continué d’exercer malgré sa situation catastrophique, et puis soudain, il s’essuie les yeux… au début discrètement, puis de plus en plus. Faut dire que moi aussi je n’en mène pas large, car d’imaginer un si gentil Monsieur (si, si, il est trop gentil) sans maison, sans foyer m’a fendu le cœur. (Non mais j’ai la larme facile aussi…)

En pleurs, il continue de me raconter comment il a rencontré sa nouvelle femme, et combien ils sont très heureux dans leur petit appartement et leurs deux petits choux.

Mais… et c’est le mais qui va vraiment faire craquer Abdel. La sorcière (son ex-femme) veut sa peau, et a juré sa perte. Elle lui réclame des millions, et a même cherché à parler avec sa nouvelle femme (Géraldine) pour qu’elle le quitte à son tour. Géraldine tient bon car elle l’aime. 

Il fond littéralement en larmes, au point de ne plus pouvoir conduire, se gare sur le bas-côté, et craque complètement ! Je vis en live un UBER-OUT !

Devant tant d’émotion et de souffrance, je l’accompagne dans ses pleurs. Sa douleur me bouleverse (mais qu’est-ce que je m’en tape en vrai ! Faut que je me reprenne, là !). Abdel s’excuse, essuie ses larmes. Je sais pas pourquoi, mon instinct me dit qu’il est sincère, et que je dois l’aider, même si on ne doit plus jamais se revoir :

– Écoutez Abdel, je comprends ce que vous ressentez. Vous avez su vous battre quand vous étiez à la rue, sans rien ! Il faut que vous continuiez à vous battre, et que vous trouviez la force de faire la paix avec votre ex-femme. C’est sûr que vous ne l’avez jamais frappée, on est d’accord ?

– Jamais Madame, jamais !

– Alors demandez à D. de vous donner cette force, et essayez de comprendre pourquoi votre femme vous en veut autant ! Je sais pas moi, peut-être qu’elle a eu des problèmes avec son père, dans son enfance ? Reprenez contact avec vos enfants !

– Je sais pas, j’ai peur, j’ai vraiment peur qu’ils me rejettent.

– C’est normal d’avoir peur, mais chaque fois que vous prendrez vos deux petits derniers dans vos bras, vous n’aurez plus peur. Vous vous êtes reconstruit une nouvelle vie, et vos enfants sont la récompense de vos efforts. Allez, soyez encore plus fort, je sais que vous en êtes capable !

Il pleure encore pendant de longues minutes, se mouche, et redémarre. C’est dans le silence qu’on arrive devant Lev Tov. Vient le moment gênant où je lui dis au revoir. Je lui dis que quand il aura des doutes, il pensera à notre discussion, et je serai avec lui par le cœur (faut vraiment un jour que j’arrête de faire ça, et que je m’occupe de mes oignons !). Il prend ma valise du coffre, me dit merci, et s’en va.

Chelou le mec…

Pendant plus de 1h30, je passe un moment délicieux avec notre Agnès nationale. Elle m’explique le fonctionnement du supermarché Lev Tov, qui se trouve près de Lev Parc, et je suis toujours autant fascinée par leurs actions. Par la même occasion, je rencontre le directeur, Monsieur Mendy Attal. On me propose un thé, dans une ambiance travailleuse et merveilleuse. Et il est l’heure pour moi de rentrer. Je vais pour appeler un autre UBER, mais qui je vois sur le bas-côté qui m’a attendu tout ce temps dans sa voiture ? Abdel !

Il me sourit, et me dit qu’il sera mon chauffeur pour le reste de la journée, et c’est ce qu’il a fait ! Le soir, en me déposant, il me donne son numéro pour que je l’appelle au cas où j’ai besoin de lui pour m’emmener à l’aéroport ! Je m’inquiète et me demande combien tout ceci va me coûter, car il n’a pas mis le compteur. Je sors les billets de mon sac, et lui demande si c’est ok pour le prix.

– Je ne te prendrai pas un centime. C’est avec le cœur que tu m’as payé aujourd’hui. Je sais que tu es juive. Mon D. et ton D. sont les mêmes. Tu m’as prouvé que nous les musulmans, nous devons vous aimer les juifs, car vous êtes bons. Madame qui écrit des histoires, la seule façon de me remercier, c’est de rentrer chez toi, et d’écrire la nôtre. Dis à ton peuple que beaucoup de musulmans vous aiment. Merci de m’avoir écouté, merci de m’avoir redonné la force. J’espère qu’un jour, tout le monde s’entraidera comme tu l’as fait pour moi. (Ça va, faut pas exagérer non plus !)

Avant de démarrer, je lui offre quelques boulous de chez Charles traiteur, avec une citronnade pour casser le ramadan (mon mari m’a éclaté la tronche parce que c’était pour lui, la citronnade !). Abdel m’a serré fort les mains, et a démarré en criant :

Que D. Bénisse les juifs du monde entier, Madame ! Je concluerai par AMEN. 

Je vous retrouve la semaine prochaine avec les dernières chroniques de la saison. Je ne sais pas encore si La vie déjantée d’une mère juive à New York reviendra en septembre. Je vous tiendrai au courant. Je vous embrasse. 

 

Déborah Malka-Cohen, auteure de: La vie déjantée de Junes Davis. Tome 1 et 2. Disponible sur Junesdavis.com

Le UBER-OUT de Junes Davis
Le UBER-OUT de Junes Davis

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Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin.

Publié le par Junes Davis-Cohen

La semaine dernière, Natacha m’expliquait qu’elle en avait marre que son mari ne l’aide en rien à la maison. D’ailleurs, nous n’hésitons jamais à lui donner le surnom de : Pacha tant il était fainéant, bien que sur sa carte d’identité, il y ait écrit: Ruben. J’avais pour mission d’aider ce couple qui traversait une mauvaise passe. Allons voir comment je m’en sors…parce que c’est loin d'être gagné.

À partir du moment où la femme de ménage de mon amie l’a quittée pour une autre (toutes des infidèles!), dans le couple de mon amie, tout est parti en vrille. Les disputes entre Natacha et son mari sont devenues quasi quotidiennes. Elle lui reprochait constamment de ne rien faire, et lui, répondait de façon assez classique, qu’elle était une hystérique, qu’il fallait carrément qu’elle pense à se faire piquer, (dommage qu’il ne se soit jamais étouffé dans son culot !). La dernière fois que j’avais vu Natacha, elle m’avait confié son désir de se séparer carrément de Ruben s’il ne changeait pas. Elle était arrivée à la conclusion que vivre seule avec ses enfants, serait ce qu’il y aurait de mieux pour elle !

 

Étant une phobique du divorce, ( oui, je sais c'est bizarre. Il y en a, c’est les araignées, d'autres les cafards, moi, c’est les divorces, voilà !), pour apaiser leurs tensions, j’avais élaboré un plan démoniaque. J’avais eu l’idée de les inviter à un diner, pour qu’ils fassent rencontre un autre couple que je connaissais, pour le moins fascinant !

 

Félice et Olivier font partie de ces couples qui n’ont rien, mais alors rien en commun. On se demande comment ils font pour se supporter, mais il faut croire que ça marche, puisque cela fait dix ans que ça roule. Leurs tempéraments et leurs styles de vie radicalement différents, ainsi que leur entente restent un vrai mystère pour tout le monde.

Mais le pire, c’est que lorsqu’on les voit, on ne peut nier qu’ils s’aiment comme des fous. D’ailleurs, je déconseille de rester trop longtemps près d’eux, parce que leurs « mamours » publics sont limite gênants.

 

Olivier est un architecte ultra méticuleux, pour qui le détail est une passion. En revanche, ce qui l’effraie le plus, ce sont les germes ! C’est une véritable obsession chez lui. Il a vécu toute son enfance dans une communauté à tendance hippie avec ses parents, et depuis, il a développé des tocs sur la propreté (c’est un grand malade !).

Dès que vous franchissez sa porte, vous devez obligatoirement passer par le distributeur de gel antiseptique, sinon, il vous refuse l’accès à sa clinique, euh… pardon, à son appart ! Une fois rentré, vous devez vous laver les mains avec un savon spécial. La question des chaussures ne se pose même pas, puisqu’elles restent à l’extérieur.

Il faut suivre scrupuleusement toutes ces étapes, et chacune d’entre elles doit être validée par le maître des lieux. Au début, ça choque, mais après, on s’y fait, parce qu’il cuisine divinement bien. Ce qui reste quand même déstabilisant, c’est qu’il ne se balade jamais sans ses fameuses lingettes antiseptiques qu’il commande sur « The Honest Company » (la marque de Jessica Alba).

 

Félice, en revanche, c’est une autre histoire ! Je n’ai jamais vu une femme aussi détente question ménage mais genre pire que moi…c’est dire ! Une fois, Olivier a du s’absenter quelques jours pour un enterrement familial, Féfé en a profité pour inviter une tonne de monde (solidaire dans la tristesse jusqu’au bout !). Au bout de deux heures de fête, leur appart était dans un tel état, qu’on aurait pensé que ce n’était même pas la même maison. Quand son mari est rentré, et a vu le désordre laissé, il n’a rien dit ! Mieux, il a trouvé la situation hyper drôle (?), et a tout rangé sans broncher. Perso, mon mari m’aurait déchiré !

 

Il n’est pas rare de croiser souvent Félice seule avec leurs enfants en train de profiter joyeusement de ce que New York propose comme activités, pendant que son mari est à la maison à : "nettoyer, astiquer, le cœur toujours pimpant, la musique dans la peau, cassia nemiçebobo, la, la, toutes la journée aux...". Chaque fois que je le vois, j’ai la chanson des Zouk Machine qui me revient en boucle dans ma tête! Faut vraiment que jarrête, un jour ça va méchapper devant lui!

C’est pour ça que tous les deux sont si fascinants, elle n’a jamais exigé qu’il soit moins taré/difficile, et lui, ne lui a jamais demandé qu’elle soit plus rangée.

 

Ce qui nous amène à notre diner. Je me disais que de les présenter allait donner matière à apprendre des uns et des autres. Sauf que… je me suis plantée ! Pire que ça, Olivier a tellement été insupportable avec les serveurs, sur la vérification de la propreté des couverts, des assiettes et des légumes, que même le rire de Félice, pourtant si communicatif, n’a pas réussi à faire baisser la tension déjà bien à cran, entre le Pacha et Natacha.

 

Ruben en a tellement eu marre qu’Olivier lui propose pour la huitième fois de la soirée de se désinfecter les mains avec ses fameuses lingettes, qu’il a fini par le traiter de malade mental, et a quitté le restaurant excédé. Il parait que sur le chemin du retour, le Pacha n’a pas arrêté de faire des reproches à Nat’, comme quoi ses plans étaient toujours pourris (sorry ma biche) ! On peut dire que Junes Davis a fait chou blanc total sur cette soirée.

 

Pour Natacha, les jours suivants n’ont fait qu’empirer. Chaque fois qu’elle sollicitait la moindre micro-aide à son mari, cela se transformait en drame, car il prétextait qu’il ne fallait pas devenir fou pour le ménage comme Olivier.

Puis le jour maudit est arrivé sans prévenir. Natacha était au boulot (elle est comptable), l’école l’a appelée pour la prévenir que l’un de ses deux fils avait de la fièvre. Elle devait rentrer dans une grosse réunion, et avait essayé désespérément d’appeler Ruben pour qu’il aille le chercher. Le problème, c’est qu’il n’a jamais décroché, ni répondu à tous ses messages. Apparemment, il était en ligne avec sa mère, et il avait lu trop tard les messages (en même temps, ça arrive). Le soir, sans même prendre le temps de prendre des nouvelles du petit, il avait demandé d’un ton jovial ce que sa petite femme lui avait préparé de bon. Devant tant d’insensibilité à l’égard de son propre fils, elle avait fait ce qu’elle avait dit, et l’avait fichu à la porte, valise en main.

Lui, fier comme un pinson, avait crié sur le palier: « Bon débarras ! » (Si un jour mon Micka Davis me dit ça, je meurs de tristesse et je fonds de suite comme la sorcière du magicien d’Oz mais en moins verte bien que je le serais).

 

Plus les semaines passaient, et plus j’étais triste en pensant à ce couple qui avait tout pour être heureux. Il suffisait que le Pacha mette un peu la main à la pâte. Pendant cette période où elle n’était plus avec son mari, je voyais mon amie en coup de vent, et cela ne m’avait pas échappé qu’elle était à bout de forces, car là, pour le coup, elle gérait tout, mais tout, toute seule, sans jamais s’arrêter.

Le stress de la séparation n’arrangeait rien à sa fatigue générale.

 

Au bout de quelques semaines, arrive ce qui devait arriver, Natacha est tombée malade. Au début, ce n’était pas un truc méchant, elle avait une vilaine laryngite (tu crois que j’ai le temps d’aller voir le médecin, Junes?), qui s’est transformée en bronchite (j’ai que ça à faire, moi, que de perdre mon temps chez le toubib!), pour se transformer en pneumonie…(Junes, je crois que je dois aller chez le docteur.)

 

Et puis un jour, à force de tousser, Natacha est tombée dans les pommes. Dans sa chute, sa tête a un peu cogné contre son bureau. Sa collègue qui a vu toute la scène, a préféré appeler l’ambulance qui l’a emmenée direct à l’hosto. En arrivant, les nurses ont contacté la personne à prévenir en cas d’urgence, qui n’était autre que Ruben (D. merci). Quand le Pacha (qui s’est retrouvé tout seul à force de faire son relou) a vu sa femme sous masque à oxygène, pour l’aider à respirer et à reprendre connaissance, j’ai su plus tard que cela lui avait fait un électro choc, le vrai, le pur, le dur, celui qui donne un bon coup de poing à l’âme. Cet terrible image de sa femme a réveillé le fainéant qui était en lui !

 

Son bonhomme a vraiment compris qu’il aurait pu éviter à sa femme de tomber dans un état de santé aussi faible, si seulement il avait commencé par jeter ne serait-ce qu’une petite poubelle de rien du tout.

Ruben a saisi que ce n’est pas seulement le geste qui compte (même si ça compte un peu, faut avouer !), mais la force de montrer à l’autre que l’on peut compter sur lui.

Il a fallu que mon amie passe par de longues journées allongée pour reprendre des forces, pour que son mari se rende compte de la masse de travail qu’une maison, des enfants et d’avoir une femme demande et… se mérite!

La dernière fois que j’étais chez eux, et que j’ai aperçu le portable du Pacha rangé à l’entrée, et que la télé était éteinte pendant que Natacha et moi parlions de Trump et de son éventuelle destitution (si ca arrive vraiment, c’est hyper grave, n’empêche !), Ruben était occupé à prendre soin de ceux qu’il aimait vraiment.

C’est ainsi que lorsque j’entends mon amie et son mari se dire des mots d’amour en espagnol (mais que des mots d’amour, ils font style qu’ils sont bilingues mais en vrai, c’est mytho !), cela me chauffe le cœur. Car à force de s’assoir ensemble sur le canapé une fois que les enfants sont couchés, et que la maison est rangée, il ont pu tous les deux progresser dans un langage propre à eux….

 

Alors mesdames, messieurs tenez bon ! Ne tomber pas malade comme mon amie, au contraire, définissez des tâches de partage pour qu’ensemble, chacun dans ses domaines de prédilections, nous soyons de vrais partenaires ! Ne prenez pas trop sur vous parce qu’il arrive à un moment où l’on déteste l’autre à cause de son manque d’investissement. N’hésitez pas à parler, expliquer ce que vous attendez de l’autre quitte à négocier entre vous!

 

Je vous souhaite beaucoup de bonheur et d'harmonie, non seulement dans votre couple, mais aussi dans vos vies propres et personnelles. Je vous embrasse bien fort, et vous retrouve et vous retrouve la semaine prochaine.

Je vous de bonnes fêtes de Chavouoth/des semaines.

Bisous douxxxx.

Ps: Je serai à Paris les 5,6 et 7 Juin pour des soirées restaux/dédicaces de mes romans: "La vie déjantée de Junes Davis". Je vous attends nombreux. Pour plus d'info sur junesdavis55@gmail.com

Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin.

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Mon chabbat à Brooklyn : mini story d’une manhatannienne évadée de la grosse pomme.

Publié le par Junes Davis-Cohen

Déjà, il a fallu trainer le roi du Maroc hors de son royaume pour un weekend, et ça, c’était pas gagné:

 

– Comment ça, on va passer chabbat à Brooklyn chez ta copine Lyvnat pour assister à la bar mitsva du fils d’Elijah ? (*voir chronique de lundi: Elijah qui fête la bar mitsva de son fils*). Hors de questions que je bouge de chez moi, c’est clair ?

 

Bon bah… je savais d’avance que c’était mal barré, mais je ne pensais pas à ce point là. Heureusement que j’avais une vieille carte joker qui trainait dans mon sac, que j’ai décidé d’utiliser maintenant parce que je voulais vraiment passer le weekend à Brooklyn. Je gardais en tête que si ce n’était pas suffisant, j’allais demander à Elijah d’appeler himself Micka pour le convaincre de bouger. (Comme quand on était petit, et que l’on demandait à sa copine de faire appeler sa mère pour convaincre la notre de nous laisser aller dormir chez elle. C’est le même système, sauf qu’on change de personnage, et qu’on a vingt ans de plus !)

Heureusement, je n’ai pas eu besoin d’avoir recours à ce stratagème, car l’avantage d’avoir des enfants plus grands, (hormis celui d’avoir baby-sitting gratos), c’est qu’ils ont une sacrée tendance à se mêler de tout tout le temps !

Alors quand Ethan est arrivé pour supplier son Roi de père… il a cédé ! Yes ! Il a accepté de laisser son trône vide pour une nuit, et non deux comme je l’aurais voulu (faut pas pousser, l’artiste !):

– Une seule nuit, Junes, on est d’accord ? 

– Mais oui, promis. On partira dès le samedi soir, juste après la sortie des trois étoiles.

– OK, mais imagine que la bouffe ne soit pas bonne ?

– Ma copine m’a dit qu’elle avait pris un traiteur.

– D’accord, mais imagine que les invités soient tous des gros relous ?

– On sera soixante, et comme je bâtis toute ma vie sur de l’optimisme à toute

épreuve, je me dis que sur le lot de gens, y aura au moins une ou deux personnes sympas.

– Possible, mais imagine qu’on m’oblige à me rendre à la syna tout le temps ?

– Ça te fera du crédit pour le jour du grand pardon. C’est bon ?

– Mouais…

Hourra ! Mes petites gens font la fête, et vont directement préparer leurs affaires.

– C’est pas tout…

– Quoi encore ?

– Il y a intérêt a ce que ce que la nourriture soit bonne, sinon je t’entiendrai pour entière responsable !

– Cela va de soi ! Et si Rogue a tué Dumbledore, dans Harry Potter, c’est tout autant de ma faute !

 

Le vendredi, je vérifie une fois de plus les affaires avec cette drôle d’impression de partir en colonie de vacances… et c’est top !

Abigail, la mère du Bar mitsva, qui a toute sa famille à Brooklyn, me conseille vivement de partir avant 15h00, car la circulation entre Manhattan et Brooklyn est pourrie. Le problème, c’est que j’ai tendance à ne pas écouter les conseils (avisés) que l’on me donne, et j’ai préféré attendre mon homme et partir tous ensemble à 17h, pour arriver in extremis à 19h03 à Brooklyn.

Nous voilà arrivés chez Lyvnat (méga, mais méga relige, genre plus, c’est bizarre), qui nous héberge gentiment dans sa maison (hyper jolie !).

À peine on décharge les mini-valises, que le mari de Lyv entraine directement mon homme à la syna et qui grogne :

– Ça commence, allez…

Je sens que je vais prendre cher à la maison !

 

S’ensuit un vendredi soir classique, sauf que ce n’est pas un traiteur que mon amie a pris comme je le croyais, mais une chef cuisinière marocaine, qui répond au doux prénom de Jamila (scoop en fin de chronique).

C’était juste délicieux, et je me suis mise à rêver que j’en avais une comme ça chez moi, qui serait dans ma cuisine en train de me préparer des moufletas (des crêpes) pour le petit dej… que c’est bon de rêver…

 

Pendant tout le repas, il y aura une ribambelle de voisins, qui ne feront qu’entrer et sortir de chez mes hôtes, pour souhaiter chabbat chalom, et accessoirement emprunter de l’eau, du sel, du sucre (ils ne font pas les courses ?). Grosse ambiance, quoi !

 

Mon empereur était ravi, et les enfants aussi, mais ce que je tenais à vous écrire aujourd’hui, ce n’est pas seulement mon expérience de vivre (hormis famille/belle-famille) mon chabbat ailleurs que chez moi, pour atterrir chez des gens extraordinaire de générosité, mais plutôt ce que j’ai vécu le samedi matin:

À Brooklyn, dans le quartier où j'étais, pour aller à la syna de la famille du Bar-Mitsva, il y a une très longue avenue que beaucoup de juifs empruntent tous à la même heure.

Ce qui choque, c’est de voir les ultra-orthodoxes qui se dirigent vers leurs synagogues respectives et les joggeuses juives, qui se croisent et se souhaitent mutuellement:

– Chabbat chalom.

Le contraste entre les deux milieux est assez flagrant et déstabilisant pour une femme comme moi, qui se situe entre ces deux mondes.

D’après ce que Lyvnat m’a expliqué, ces dames qui appartiennent à l’importante communauté des Syriens, qui habitent depuis plusieurs générations à Brooklyn, sont elles-mêmes respectueuses du chabbat, et ont demandé une autorisation spéciale pour continuer à jogger même le samedi matin, pour ne pas interrompre leur entrainement de la semaine.

 

*Note de l’auteur inappropriée et langue de vipère: *

C’est pas pour dire, mais moi je les ai bien observées, les gueuses, et croyez-moi, il n’y avait pas que des minces ! Je ne comprends pas, si elles font du sport tous les jours, samedi compris, elles devraient avoir des corps en béton, non ?

Ma remarque est tellement pertinente et constructive, que je vais aller la jeter directement au vide à ordures le plus proche.

Avec toutes nos excuses pour la gène occasionnée. La direction du Blog de la vie déjantée d’une mère juive a New York City.

 

En somme, j’ai vu deux mondes, le religieux et le moins religieux, qui ne se souciaient pas de savoir ce que chacun faisait, (en même temps, c’est pas compliqué !), ils se souhaitaient mutuellement ce fameux: Chabbat

Chalom, qui contient le mot: Chalom/Paix.

C’est cette paix intérieure, et cette harmonie assez spectaculaire, que j’ai ressenties pendant tout ce trajet, et qui m’ont renforcée dans mes idéaux qu’un monde de paix et de respect, du moins dans notre communauté, est tout simplement possible.

À chacun de revêtir l’habit avec lequel il se sent le mieux, sans regarder l’autre de façon dédaigneuse ou haineuse.

 

C’est pour cette raison que je ne pourrai pas vivre à Brooklyn, car il y a un risque que je ne puisse définitivement plus partir des États-Unis. Je me perdrai à penser que c’est pareil que de vivre en Israël, alors qu’Israël reste Israël, et ne ressemble à aucun pays au monde, puisque c’est le notre. 

Je vous envoie des bisous gonflés d’harmonie. Je vous embrasse, à lundi.

 

Scoop sur Junes Davis:

Mes parents m’ont donné comme deuxième prénom, le même que celui de la cuisinière de Lyvnat. C’est vrai en plus, mais chuuuut, j’assume pas du tout.

 

Pour commander mes livres de la collection: La vie déjantée de Junes Davis. Tome 1 et 2 sur junesdavis.com

Mon chabbat à Brooklyn : mini story d’une manhatannienne évadée de la grosse pomme.
Mon chabbat à Brooklyn : mini story d’une manhatannienne évadée de la grosse pomme.

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Mon VMK (Vrai moment de kiff !)

Publié le par Junes Davis-Cohen

Le monsieur de la maintenance du building sonne à ma porte. Il m’explique qu’il doit faire un contrôle annuel du compteur d’électricité. Je n’ose même pas imaginer le chiffre de notre EDF américain, parce que rien qu’avec la consommation en chargeurs pour nos Iphones, ordis, et compagnie, le chiffre doit frôler la folie.

J’ai eu le temps de tronquer ma tenue de ville du matin contre la décontractée que je réserve pour la maison uniquement. (Personne n’a le droit de me voir dans cet état, sauf la dame qui m’aide à faire le ménage, et Lili ma correctrice. Comme mes fautes d’orthographe et de grammaire n’ont plus de secret pour elle, et qu’elle arrive même à ne plus pousser des hurlements à chaque fois qu’elle en chope une, au fil du temps, elle m’a prouvé qu’elle était devenue assez solide pour me voir telle que je suis).

En plus, tant qu’il n’y a pas de roi du Maroc à l’horizon, c’est détente. J’ai carrément réussi à obtenir une autorisation de 2h par jour auprès de la ligue des femmes qui restent en jogging/leggings toute la journée !

Le monsieur entre, ne me jette même pas un regard, et me demande de lui montrer où se trouve le compteur. Je l’emmène, et au bout de trois minutes de griffonnage, il me demande d’appeler ma maman, car il doit lui parler.

Ayant laissé la connexion Wifi de mon cerveau sous la douche ce matin, je prends d’instinct mon phone, et le déverrouille pour appeler ma mère. En pleine composition de numéro, je m’arrête d’un coup (ah, ça y est, le Wifi est revenu), et lui demande :

 

– Mais pourquoi vous voulez parler à ma mère ? Quel rapport ?

– Vous vivez seule ?

– Bah euh… oui, non. Sans elle, quoi.

– Ça m’embête… vous avez sûrement un tuteur ?

– Un tuteur ? Mais pour quoi faire ?

– Il me faut quelqu’un de plus de 21 ans pour signer le papier qui confirme que je suis passé.

– Et vous croyez que j’ai moins 21 ans ?

– Vous devez avoir l’âge de ma fille, 20 tout au plus.

 

C’est pas possible! Il croit que j’ai moins de 21 ans ! C’est l’explosion de joie interne ! J’ai envie d’écrire des graffitis dans le ciel ! Je me note mentalement d’annuler mon rendez-vous annuel chez mon dermato pour le comblement de mes rides du lion et du tigre (à force de rugir, ça les creuse !)

Je lui sors que j’ai passé la barre des 30 ans, il y a 5 ans (oui, ça fait 35 ans ! N’aie pas honte, mon enfant, moi aussi j’étais nulle en problèmes et en calculs de math à l’école. Je te bénis au nom de mon nom de jeune fille, qui est Cohen, et va en en paix !)

Le type ne me croit pas d’un pouce ! Il me dit l’air totalement hébété que j’ai l’air d’être une « teenager ». Il n’arrête pas de répéter :

– Come on ! I can’t believe you !

Jusqu’à ce que je lui sorte la photo de famille de nous cinq pour l’achever définitivement quand il a compris que j’avais aussi des enfants. On se dit au revoir, et il me conseille de ne pas porter cette veste rose bonbon si un jour je veux acheter de l’alcool en vente libre !

– C’est noté! Have a good day !

Et moi, pour fêter ce vrai moment de pur kiff, je vais tout de suite aller me prendre un petit chardonnay.

 

Je vous embrasse, et vous donne rendez-vous lundi pour vous raconter la Bar-mitsva du fils d’Elijah (Oui le même Elijah qui voulait pas partir de chez moi il y a quelques mois, le jour des élections présidentielles américaines.) N’hésitez pas à votre tour à me noter votre VMK !

 

Si vous avez aimé mon histoire, vous aimerez mes romans: La vie déjantée de Junes Davis Tome 1 et 2 qui sont en vente sur junesdavis.com rubrique: La Genèse et L’Exode

Mon VMK (Vrai moment de kiff !)

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Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

J’ai remarqué que s’il y a un sujet bien tendu dans ce monde, c’est : Les belles-mères !

Prenez n’importe quelle belle-fille au hasard dans la rue en bas de chez vous, ou une que vous avez sous la main. Lancez rien que ces trois petits mots, et vous verrez qu’elle aura forcément quelque chose à dire sur la mère de son amoureux. Il est vrai que l’on ne peut ignorer celle qui a porté, élevé, travaillé pour le compte de celui que nous avons élu: homme de notre vie !

 

Rien qu’en étant en couple avec leurs fils, nous récoltons un peu la graine prête à la consommation que ces mamans se sont galérées à planter et à arroser tous les jours. Nous devrions justement en prendre avec nous, car un jour, nous les belles-filles, nous devrons à notre tour laisser nos petits quitter le nid pour construire le leur avec une autre, et ainsi de suite.

En attendant, est-ce que tout cela est juste ?

Certainement pas ! C’est juste dans l’ordre des choses, mais en aucun cas, les belles-filles ne doivent payer le prix fort de cette lamentable injustice.

 

Alors après une enquête très poussée (j’ai demandé à ma sœur et à ma cousine ! Désolée, j’ai pas trouvé mieux comme témoin, tout le monde est hyper occupé en ce moment! ), on peut clairement distinguer deux catégories de belles-filles, il y a :

 

les chanceuses :

– La mère de mon mari, c’est un bonbon, un vrai bonheur, une douceur de femme, t’as pas idée. Elle est trop sympa/ trop gentille / trop serviable etc.

Certaines vont même jusqu’à affirmer qu’elles ont des rapports beaucoup plus harmonieux qu’avec leur propre mère !

 

Et puis il y a les autres…

Je pourrai écrire carrément un livre rien que pour la deuxième catégorie de B.F., mais il faut absolument que je commence à rédiger mon troisième tome. Du coup, je n’ai pas le temps de me lancer dans un nouveau projet, et pour être honnête, je ne sais pas si un jour je pourrai finir cet essai, car il y a tellement de choses à dire que j’en aurai au mieux jusqu’à mes 120 ans, et encore…

Je ne vais jamais plus loin que l’âge de 120, car je considère qu’à ce stade, même le botox ne peut plus faire grand-chose !

Mais rien ne m’empêche d’agir aujourd’hui, et de noter pour toute une génération de belles-mères (la fille qui rêve), les principales erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !

C’est vrai quoi, c’est pas de leur faute, si personne n’a jamais vraiment pris le temps de leur donner une feuille de route pour éviter que les belles-filles les DÉTESTENT !

 

Je commence tout de suite par le commencement, avec les présentations officielles :

Mesdames, quand votre fils vous présente sa fiancée : prière de ne pas tirer une tronche de trois pieds, car cela va se voir sur les albums photos familiaux, et croyez-moi, des années après, ça saute encore aux yeux ! Alors souriez, vous êtes selfisées.

 

Les préparatifs du mariage :

Tout ce qui concerne votre belle-fille, ne dites pas un mot, ne prononcez pas la moindre criti…Comment ? Mais non, vous ne pouvez pas lui dire qu’elle n’est qu’une petite gâtée pourrie qui voit tout en grand, et qu’elle va vite redescendre sur terre, sinon vous allez tout péter dans ce mariage ! Mieux vaut ne rien dire.

Même combat si vous trouvez le choix de sa robe pourri (en même temps, si c’est une pourrie gâtée, c’est pas étonnant !). On ne se mêle pas non plus ! Si c’est le kiff de la petite, même mauvais, c’est le kiff de la petite ! Le best, c’est d’attendre qu’elle vous sollicite clairement comme:

– Bonjour, belle-maman, cela me ferait très plaisir si vous veniez assister à l’essayage final de ma robe de mariée. Merci.

Avec ce genre de phrase, vous êtes sûre de ne pas vous planter.

 

Le jour de l’accouchement :

Il est clair que nous sommes toutes très très contentes lorsque nos familles respectives viennent nous rendre visite à la maternité. Que dis-je ? C’est un grand honneur que beau-papa, belle-maman, et beau-frérot fassent le déplacement pour ce jour si grand qu’est la naissance de nos mini-nous, mais… oui, il y a un « mais », un insignifiant point vient noircir le tableau idyllique de cette journée bénie : il n’est nullement nécessaire de rester TOUTE la journée au chevet de la jeune accouchée. Cela peut sembler étrange, mais certaines jeunes mamans qui doivent allaiter bébé par exemple, peuvent trouver la situation un peu inconfortable, et je ne parle pas de la position du coussin d’allaitement, mes amis !

Je rajouterai que lorsque l’on vient d’accoucher, c’est pas la Top Santé ! Oui, oui comme le magazine.

Donc venir voir le bébé, oui ! Tenir un peu compagnie, oui ! Mais même quand on aime, il faut vraiment savoir partir…

 

Le fils qui se dispute avec sa femme et qui se pointe chez vous:

L’accueillir à bras ouverts, en sachant pertinemment qu’il a la tête de celui qui vient de s’embrouiller avec sa moitié. Le prendre dans ses bras tout contre soi, en donnant le sentiment d’avoir retrouvé un fils qui revient de la guerre !

Laissez-moi voir comment juger votre réaction poliment : ÇA VA PAS LA TÊTE ! ÊTES VOUS TOMBÉS DESSUS ? Que votre fils se comporte comme un enfant de cinq ans qui se réfugie dans les jupes/pantalons de sa mère (tout dépend de votre niveau de tsniout), oui, mais que vous l’acceptiez, ça non !

On lui ferme gentiment la porte au nez, ou on lui donne un bon coup de pied au derrière, et on le renvoie chez sa femme pour qu’il règle ses problèmes de couple ! En agissant ainsi, ça évite à votre belle-fille d’avoir une raison (de plus ?) de vous détester, et de rendre votre garçon, un homme, un vrai, qui ne fuit pas ses problèmes !

 

L’éducation des enfants : Attention danger ! Chien méchant ! Terrain miné !

J’imagine qu’il doit être très difficile de ne pas se mêler de l’éducation de ses petits enfants quand on est une mamie. Surtout quand on pense que sa belle-fille les éduque n’importe comment ! Que faire alors ?

Hum, hum… rien ! Quitte à vous mordre la langue jusqu’à saigner, car votre belle-fille doit être déjà bien contrariée d’avoir du reprendre son enfant en public (vous êtes son public), mais en plus, la maman sait pertinemment que son enfant exagère justement parce que mamie est dans le coin ! Pitié s’il vous plait, ne profitez pas d’un moment de faiblesse de votre B-F pour l’achever de conseils, déjà qu’elle se sent mal. C’est pas que l’on s’en fiche mais… si, on s’en fiche royal (Barrière), en fat. Tiens, je me ferais bien un petit weekend à Deauville, moi). De plus, de source sûre (les tantes sont souvent des grosses balances !), nous avons su que votre expérience éducative est souvent déformée par le temps ! On vient de nous confirmer que lorsque vous vous doriez la pilule (que vous avez prise !), vous étiez la première à laisser sans pitié vos enfants au baby club ! Alors pas de salades aujourd’hui, mesdames. Vous aussi, vous avez été jeunes avant nous !

 

Se déplacer uniquement s’il y a une circoncision : no comment !

Chaque fois que j’entends ça, j’ai envie d’aller sur la place de la République, et taguer : « Sa race, sa mère… » et partir en courant…

Je confirme que j’aurais pu être celui qui a mis la tutu-skirt à la statuette, un jour où j’en aurais eu vraiment marre de cette honteuse mentalité.

 

Prendre sa B-F pour sa B.F.F : et vas-y que ça clope ensemble, et vas-y que ça papote, que ça critique…

Avoir une belle-mère rock'n’roll, c’est top, mais avoir une belle-mère qui se met à raconter plein d’anecdotes sur son fils (votre mari, accessoirement) c’est chaud ! Elle peut s’oublier, et se mettre à raconter les détails bien honteux de l’adolescence de son garçon. Ce qui devient nettement moins fun, c’est quand sa langue bien fourchue fourche sur le cv amoureux, et balance le nom de celle qui a brisé le cœur de son fils : Amandine ! No way ! C’est cette même Amandine qui vous a présenté votre époux, en omettant de vous dire le principal ! Vous imaginez le carnage pour le couple : mensonge, trahison, séparation… bref, la totale !

Allez belle-maman, clopez-moi cette cigarette ailleurs, et puis… arrêtez de cloper tout court ! Il est temps de passer à la cigarette électronique, qui fait beaucoup plus chic !

 

L’éducation (bis) :

Aller contre l’avis des parents en cachette (franchement, à votre âge, faire des cachotteries, est-ce bien raisonnable ?) :

– Bien sûr, mon petit sucre d’orge, que mamie va te donner ce sucre d’orge !

– Mais Paulette, il a des caries, et le dentiste a précisé qu’il devait éviter de manger trop de sucreries.

– Ne commencez pas, Salomé ! L’éducation, c’est à la maison ! Ici, c’est chez moi, et Alexandre Junior est le Roi !

– Oui, parce que Mamie est gentille, et maman est méchante !

Et paf ! Dans ta tronche, méchante maman qui essaye de protéger les dents de son fils.

 

Oh et puis mince ! Après tout, soyez comme vous voulez à la fin ! Juste, ne vous vexez pas quand votre belle-fille vous fait une remarque sur un truc que vous faites qui la dérange. C’est pas évident, pour elle, d’apprendre tous ces nouveaux codes familiaux. C’est pas facile de passer derrière une maman aussi exceptionnelle que vous, essayez d’être indulgente !

 

Je souligne que la nouvelle génération de belles-filles, n’est pas en reste non plus. Niveau caractère, il y en a certaines qui sont de belles pièces de bœuf. Les petites n’hésitent plus à montrer les crocs si on les enquiquine un peu trop. Elles n’hésitent plus à le faire savoir, et limite maltraitent leurs belles-mères en abusant et réabusant de leur gentillesse :

– Jeanne, vous me gardez les enfants de 9h à 9h du soir, s’il vous plait ! Maintenant qu’ils sont chez vous, c’est mieux qu’ils dorment carrément avec vous ! Ça m’arrange. Bisous.

Ou encore

– Belle-maman, on vient ce weekend. Comment ça, vous aviez prévu quelque chose ? Comment ? Vous refusez de voir vos petits enfants, c’est ça ? Très bien, je vais devoir leur dire que leur mamie préfère aller voir sa mère malade à l’hôpital plutôt que nous recevoir ! Si vous continuez Martine, vous ne verrez plus du tout vos petits enfants, c’est clair ?

 

L’idéal serait de se dire les choses avec un respect mutuel, car nous n’avons pas signé de contrat qui stipule que les belles-mères et les belles-filles doivent s’aimer à tout prix. En revanche, le respect est obligatoire, n’est-ce pas jeune demoiselle ?

N’oublie jamais que ces femmes que tu traites de folles à longueur de temps sont des mères avant tout. Et ça, ma chérie, entre mamans, on ne peut qu’arriver à se comprendre. Si seulement chacune fait l’effort de vivre en bonne intelligence, qui sait, peut-être même qu’un jour vous pourriez toutes les deux aller vous faire une séance d’UV…

Mais ma parole, t’as vraiment rien compris, toi !

Retourne au paragraphe de ne pas être amie avec sa belle-mère… c’est pas vrai, nom de D. ! On se tue à écrire des chroniques, et personne ne prend le temps de lire tout correctement. Pas étonnant qu’après il y ait tant d’histoires, faut lire aussi…

 

Je vous embrasse les belles ( et les beaux), et vous souhaite une entente cordiale et chaleureuse entre vous, ce qui me donne envie d’écrire sur la relation exceptionnelle qu’entretenaient Naomi et Ruth, faut que je vois si j’ai le temps de vous la poster. Gros bisous

PS : Si vous n’avez pas encore commandé mes tomes 1 et 2, vous pouvez le faire sur junesdavis.com, rubrique: l’Exode ou La Genèse. 

 

Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !
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