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2 articles avec tsniout

Les astuces de Tata pour bien choisir sa perruque et son foulard !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Lorsqu’il y a quatre ans et demi, j’ai décidé de me couvrir la tête, ce fut un choc ! Venant d’une famille très religieuse, et ayant vu toute ma vie ma mère porter une perruque, j’aurais pensé que de le faire à mon tour, bien qu’avec huit ans de retard, aurait été juste naturel pour les gens qui m’entourent ! Eh bien… pas du tout ! J’ai découvert qu’en prenant cette décision, c’est devenu une affaire quasi d’État/politique et sociale où chacun donne son petit avis (alors que j’ai rien demandé !) :

 

– Mais enfin tu n’y penses pas, toi qui adore la mode, comment tu vas faire pour allier les deux ?

 

– Et en été, as-tu pensé à comment tu allais faire ? Parce que là, en automne, tu fais la belle, mais crois-moi, tu vas mourir de chaud avec toutes tes fanfreluches sur la tête ! Tu vas transpirer, et tu ne sentiras même pas bon !

 

– C’est pas les ultra-orthodoxes, en Israël qui se couvrent les cheveux ?

Mais toi, franchement, en plein Manhattan, qu’est-ce que tu vas nous foutre sur le crâne ?

 

– Et ton mari ? Il en pense quoi, ton mari ? Parce que le mien, il n’accepterait jamais ! C’est limite quand je vais à la syna, et encore…

 

– As-tu conscience que tu ne pourras plus te mettre en maillot ? Fini la plage ! Fini les kiffs. Tu vas passer à côté de ta jeunesse !

 

– Ça veut dire que tu vas raser tous tes cheveux en dessous ?

 

Des tas et des tas de questions, auxquelles je me sentais obligée de répondre, pour justifier une démarche tout à fait personnelle. La chose la plus hallucinante, c’est que je n’essayais même pas de convaincre les autres de mon choix. Hou la la, loin de là ! Qui suis-je à pour convaincre qui que se soit? Mais rien que de décider physiquement d’accomplir un acte aussi fort de l’extérieur, a suscité un bouleversement visuel pour mon entourage, et même pour les gens que je ne connaissais pas.

 

Il y a juste une question-réflexion qui m’a interpellée plus que les autres, car je l’ai trouvée assez injuste, voire totalement fausse, limite méchante et assez cliché…

 

– Tu vas devenir affreuse ! Crois-moi, tu ne sais pas dans quoi tu t’embarques ! Tu vas devoir sacrifier ta féminité, parce que pour moi, toutes les religieuses sont moches et mal fagotées !

 

– Toutes les religieuses ? T’es sûr ? Ce n’est pas un peu… du GRAND n’importe quoi, ce que tu affirmes ?

 

– Bon ok, peut-être pas toutes, mais faut avouer qu’entre celles qui portent un balai-brosse sur la tête, et les autres avec leurs fichus pas terribles, je ne sais pas comment tu vas t’en sortir pour ressembler encore à un être humain.

 

La remarque m’avait piquée, pas autant qu’une piqure de moustique mais quand même ! Je trouvais cela drôlement faux ! Combien de femmes ont un visage magnifique que le port du foulard justement met encore plus en valeur ? Combien d’américaines j’ai croisées avec des perruques plus magnifiques les unes que les autres, qui donnent envie à n’importe laquelle d’entre nous d’échanger volontiers cette parure contre nos propres cheveux ? D’ailleurs, certains rabbanims ne sont pas du tout d’accord, les qualifient de non-conformes, parce quand ces dames traversent un restaurant, il n’est pas rare que tous les regards se tournent vers ces beautés !

 

Attention ! Il n’est écrit nulle part que l’on doit s’enlaidir en se couvrant la tête. Au contraire, foulards ou « casques chevelus » ont une importance capitale, car c’est un kidouch Hachem/honneur à D.)

 

Depuis, je me suis jurée d’essayer de ne jamais faire honte ou de ternir

l’image/la boite de la femme religieuse dans laquelle on m’a mise (alors que D. Lui-même n’a jamais mis personne nulle part, mais c’est pas grave !)

 

J’ai pris mon couvre-chef et mes tenues tsniout comme un vrai challenge du quotidien. Il m’arrive d’y arriver (j’adooooore ta robe), ou de me rétamer (t’étais pas top hier, franchement c’était horrible ta jupe et ton haut ensemble).

 

C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai pris mon clavier pour vous écrire mes astuces pour bien choisir son foulard et sa perruque, avec des adresses de folie, et les erreurs à éviter (j’en ai beaucoup, beaucoup au compteur, alors autant que ça serve à quelque chose).

 

J’ai mis du temps à passer le cap d’acheter une perruque pour une raison très simple : mon mari, que D. le bénisse, qui n’est pas à proprement parler un homme dit religieux, mais qui en a tous les atouts, a tout de suite donné son feu vert pour que je saute le pas ou plutôt le cheveu, de me les couvrir, mais il a émis une condition :

 

– Essaie d’abord avec un foulard. Si au bout d’un an, j’observe que tu te tiens à ta démarche, que tu es sincère, et que ce n’est pas une de tes nouvelles lubies, c’est d’accord pour la perruque, parce que je crois que ça coûte vachement cher ces machins-là. T’en fais pas, on fera une étude de marché, on va tout noter sur un fichier Excel, on va comparer les prix, on va…

 

Du coup, il m’a mise à l’épreuve ! Je devais lui prouver et me prouver (puisque le mari est le miroir de l’autre, je sais, c’est dur à croire, mais apparemment, c’est vrai) que ce n’était pas qu’un caprice (non mais !)

 

Aujourd’hui, après quatre ans, j’alterne entre perruque et foulard, au gré des températures extérieures et du temps que je dispose devant moi le matin en regardant ma montre.

 

Sans plus tarder, mes trucs et astuces pour bien choisir son foulard et sa perruque (eh bien, c’était pas trop tôt, oui je sais, désolée, j’ai mis trois plombes pour l’intro).

 

Le foulard :

 

Commencez par faire un tour dans votre armoire, pour voir ce que vous trouvez. Si vous trouvez des pashminas, ce style de matière est à éviter de chez éviter.

 

Les tissus trop lourds ne tiennent pas sur votre tête, ils glissent, et peuvent vous mettre dans des situations très embarrassantes. Exemple : vous parlez à quelqu’un, et vous sentez que votre foulard glisse centimètre par centimètre jusqu’à ce que vous l’attrapiez au vol avant qu’il ne soit trop tard !

 

À l’inverse des matières trop fines comme la soie. Oh my Gosh: la soie !

Bien que cette étoffe soit magnifique, ce tissu ne fait que glisser constamment, bien pire que les pashminas. Il y a l’astuce des pinces à glisser sur les côtés, mais faut avouer que ce n’est pas très chic.

 

Vous avez le système du bandeau en velours à poser en dessous pour que votre foulard soit fixé. Le best reste le « boubou », que l’on peut choisir selon la taille souhaitée. Il en existe toutes sortes de volumes et de tailles différents. Vous pouvez aussi poser un foulard noir comme base, pour plaquer vos propres cheveux, et par-dessus, vous mettez les foulards que vous voulez.

 

INFORMATION IMPORTANTE : la plupart des femmes qui se couvrent la tête ne rasent pas leurs cheveux ! Mais alors pas du tout.

C’est une infime partie d’un milieu ultra-orthodoxe qui continue de perpétuer cette tradition propre à eux. Junes Davis vous supplie de ne plus utiliser cet argument, car cela montre à quel point vous ne connaissez pas notre histoire !

 

Une fois la base solide posée, vous pouvez vous éclater avec tous types de foulards que vous souhaitez. Vous pouvez vous amuser à le nouer de mille et une façons. Sur YouTube, vous avez des tonnes de démos, pardon tutos, c’est comme ça que l’on s’exprime aujourd’hui, qui sont très inspirants.

 

Perso, depuis longtemps, je fais confiance à la marque Rinati Lakel sur

http://www.rinatilakel.com/fr/, parce que la qualité et la tenue de leurs produits sont juste incroyables (photo en bas de chronique, et sur mon

insta : Junes Davis). À vous de plonger dans le choix de cette marque, et d’allier beauté et classe à la fois.

En plus, je trouve que l’histoire de la fondatrice de la marque est passionnante et mérite d’être racontée, je vous la poste mercredi ! Mais genre obligé !

 

En revanche, dès l’instant que vous portez un foulard, il y a une règle d’or : soyez extrêmement bien maquillée. Le foulard met en avant le visage, et souligne le regard de la femme. Si vous n’avez pas le temps le matin, travaillez au moins votre teint pour qu’il soit zéro défaut.

 

Le foulard doit être considéré comme un accessoire à part entière. Fini le temps des filets sur la tête.

 

Donc si je résume :

 

Do’s :

 

- maquillage de star

 

- tissus de qualité

 

- s’assurer que le foulard ne glisse pas, investir dans des accessoires tels qu’un bandeau en velours, le boubou, ou tout simplement un foulard en coton en dessous.

 

– épurer son style avec une tenue droit au but, sans rafistolages

(gilet+tshirt+jupe+jupon qui se voit+ collier ras de cou+ …trop trop chargé !)

 

 

Don’ts :

 

– porter des lunettes.

 

– sortir sans maquillage

 

 

Lien pour nouer son foulard :

http://www.rinatilakel.com/fr/content/8-astuces

 

Maintenant passons à la perruque :

 

Déjà, deux stratégies s’offrent à vous :

- La première, comme c’est le début, n’investissez pas trop, parce qu’il n’y a rien d’évident à trouver son style de perruque toute prête qui nous va super bien, tout de suite. Achetez une, voire deux pas chères (aliexpress ou les magasins Afro à Château-d’eau), et après plusieurs essais, vous y verrez plus clair pour décider vers quels modèles vous serez sûre de vouloir porter au quotidien. Autant ne pas se planter, parce que c’est quand même un truc que vous allez avoir 7 jours /7, alors mieux vaut attendre un peu, et être sûre de vous, plutôt que d’acheter, de regretter et de faire n’importe quoi (comme moi !) !

 

Si vous êtes en recherche d’une perruque qui doit ressembler comme deux gouttes d’eau à vos vrais cheveux, ou à votre coiffure habituelle, c’est mort. Oubliez ! Je ne veux pas vous décourager, mais c’est très rare de trouver exactement la même couleur, la même coupe, le même mouvement.

Vous trouverez surement un modèle qui vous ressemble, avec lequel vous vous sentirez vous même, mais ne vous focalisez pas sur la réplique exacte de ce que vous avez l’habitude de voir dans le reflet de votre miroir.

 

La deuxième option : investissez direct dans du vrai et du beau cheveu.

Choisissez un modèle qui se rapproche le plus de votre couleur de base. Ne prenez pas du trop long parce que ok, c’est super beau, mais c’est lourrrrrrrd ! La plupart des femmes en ont deux, une légère pas trop longue, et une autre pour chabbat et les fêtes, bien longue, avec plein de cheveux, comme ça, cela vous permet de faire différentes coiffures.

 

Avant d’acheter, demander à la vendeuse si c’est du naturel ou du synthétique. Le naturel tient bien évidement plus longtemps, c’est pour ça qu’il coûte aussi cher. Le cheveu européen est de très bonne qualité !

 

Une perruque s’entretient. Trouvez une bonne coiffeuse qui a l’expérience des perruques, et négociez avec elle un bon prix, comme ça toutes les 2/3 semaines, vous la ou les lui donnez à laver et à brusher. C’est tellement un kiff de la porter quand elle sort de chez le coiffeur, qu’on se sent super bien !

 

Ne soyez pas surpris si au bout d’un certain nombre de mois, les cheveux de la perruque se détachent, c’est normal ! C’est pour ça qu’il existe des dames qui réparent et recousent les perruques.

 

Je vous note mes adresses New Yorkaises que j’ai pu tester avec la fourchette de prix à côté :

 

Gali’s Couture Wigs à Great Neck. Entre 1300 et 2500 dollars. La boss est super jolie et très américaine, c’est à dire très sympa. Juste un conseil, quand elle vous fait son speech qu’une bénédiction est cousue dans l’étiquette de la perruque, sérieusement, c’est n’importe quoi. La seule bénédiction, c’est vous qui la créez au quotidien, mais comme elle est tellement cool, on lui pardonne.

Petit moins : le service après-vente pas au top.

 

Bekawigs à Brooklyn. Entre 1800 et 2900 dollars. Celle qui tient l’atelier est d’une beauté à vous faire acheter toutes les perruques rien que pour lui ressembler. Elle vous conseillera au mieux avec gentillesse et douceur.

C’est une vraie passionnée, et vous avez une option : le sur mesure. C’est à dire que le bonnet dans lequel sont cousus les cheveux sera mesuré et adapté

à la morphologie de votre tête !

 

Shevy Wigs à Brooklyn. Très cher, les prix dépassent l’entendement, et j’ai honte de vous l’écrire, mais vous avez le top !

Service au top ! Coiffeuses méga professionnelles ! Le salon est supra moderne, classe, incroyablement américain, avec des hôtesses d’accueil qui ont un téléphone-micro pour prendre les appels.

Vous avez un service après-vente de folie ! C’est grandiose, mais encore une fois, faut que je me coupe un rein pour pouvoir acheter une perruque chez eux.

 

N’hésitez pas à me noter vos adresses françaises/canadiennes/ israéliennes, qui peuvent nous être très utiles.

 

Je vous embrasse et vous souhaite all the best ! On se retrouve mercredi pour l’histoire fabuleuse de Rinati Lakel.

 

Vous pouvez commander mes livres le Tome 1 et le Tome 2 sur Junesdavis.com

 

PS : Je suis en train d’écrire une chronique qu’il me tarde de vous poster : mes solutions pour aider Macron à remettre l’économie de la France en

état. On va bien se poiler, mais je ne veux pas vous spolier.

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Belle et tsniout en toutes circonstances

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Je suis sûre que vous avez déjà entendu parler de la célèbre émission d’M6 qui s’intitule (à peu près) « Belle toute nue » ! Eh bien ma chronique d’aujourd’hui, c’est un peu le contraire du concept, puisque son titre aurait pu être : « Belle et couverte ! »

J’entends d’ici vos commentaires : « Non mais l’autre, n’importe quoi ! Soi-disant lorsque tu es tsniout, tu peux être belle ! Mais madame la religieuse, n’es-tu pas censée te la jouer discrétos ma grosse, et non te mettre en valeur en accrochant le regard des hommes ?

Ah oui, j’en profite pour casser un cliché : les religes ne sont pas toutes grosses, et n’ont pas toutes quatorze enfants à la chaine. Cela dépend de la femme, de son envie, de son couple, comme tout le monde, quoi !

D’ailleurs, j’aurai pu aussi poser mon sujet sous cette forme :

« Jusqu’où peut-on aller quand on est tsniout, et que l’on veut être jolie et le rester ? »

Eh bien, je réponds que l’on peut aller là où l’on veut, tout en respectant impérativement, les commandements de rigueurs sinon la relige…, bah elle est pas crédible :

 

1) Tu dois te couvrir toutes les articulations. (sauf les poignets et les chevilles, y’en a qui font plus, mais c’est vous qui voyez !)

2) Et si t’es mariée, tu dois planquer tes cheveux à l’aide d’un chapeau, foulard, béret, mi-bas, perruque, chat, whatever… L’essentiel, c’est de participer à la chose, un peu comme au superbowl, et non de clamer haut et fort que celles qui mettent ceci ou cela sont mieux, alors que la profondeur du sujet vaut beaucoup mieux que ce débat !

Quant à la réflexion (légitime) qui me rendrait pleine aux as, si à chaque fois qu’on me l’avait posée, on m’avait donné un dollar :

– Je ne comprends pas, les femmes qui portent une perruque sont bien plus jolies qu’avec leurs propres cheveux, donc je ne vois pas l’intérêt d’en porter une.

Et je stoppe cet argument par un défi : mesdames, je vous invite à mettre sur votre tête, une super perruque de folie, et de la supporter toute la journée, vous verrez la difficulté de la garder ! Donc si elle embellit un peu, (et encore, pas toutes les perruques nous rendent ce service), n’hésitez plus ! N’oublions pas de saluer la performance de celles qui ont choisi de porter d’autres couvre-chefs, car ce n’est pas très évident non plus !

 

Maintenant que les bases sont posées, attaquons-nous à notre sujet du jour :

Être belle et tsniout en toutes circonstances ! On commence tout de suite par :

 

La tenue de sport :

 

Le top, bien sûr, c’est de fréquenter une salle pour femmes, et d’être à son aise, mais si comme moi vous n’habitez pas à Meah shearim, et que vous ne jouez pas un rôle dans la série Shtisel (j’aimerais bien), il faut trouver une solution, et le style qui avec !

 

Parce que le jour où j’ai voulu m’habiller pour aller à la salle de sport, j’ai vite compris que ma marche de manœuvre vestimentaire n’était pas grande. Mon challenge était de trouver la motivation pour aller vers les machines de torture, mais aussi de trouver ce que j’allais bien me foutre sur le dos. Car l’équation : jogging/leggings/jupe + foulard/ casquette/ béret + gilet/t-shirt manches longues/débardeur, rien qu’avec tout ça, tu sais d’avance combien tu vas suer, et cela peut être vite décourageant face aux bombasses sportives qui ne portent pas grand chose ! Bah oui, faut pas se mentir, devant mon armoire, j’étais quelque part entre Esmeralda et un patchwork vivant !

J’étais dans l’urgence de trouver des solutions fashion et plus vite que ça, car il était déjà 9:15 et j’étais censée y être pour 8:30.

 

Le mieux, c’est soit de se la jouer hipster, avec un bonnet comme mon amie Orely, que l’on porte avec un t-shirt à manches longues, accompagné d’un legging, avec une jupe un peu évasée, soit d’alterner avec une jolie casquette, des baskets bien tendance que vous trouverez chez Nike (photo en bas d’article), avec une jupe de tenniswoman comme propose la célèbre marque américaine Lululemon.

Perso, pour le haut, j’ai choisi un body noir lycra à manches trois quart, que l’on trouve dans les magasins pour ballerines. Seul et unique moment de ma vie où une fois dans la boutique, je me suis prise pour une des leurs. M’y croyant un peu trop, j’ai essayé une paire de ballerines, et commencé à faire style des pointes, mais les « vraies » danseuses pro se sont tellement moqué (saletés) de moi, que j’ai payé fissa mon justaucorps, et détalé comme un lapin sans demander mon reste !

 

Alerte Junes : j’insiste bien sur la casquette ou le bonnet, parce que votre foulard risque de glisser et vous déconcentrer, ça peut même être dangereux. Un accident est si vite arrivé de nos jours ! Oh non ! Ça y est le côté Ashké-stressé de mon homme a finalement bien déteint sur moi, quelle horreur ! J’ai plus qu’à me faire une bonne couleur au henné pour me remettre les idées en place, moi !

 

Oubliez toute de suite l’idée saugrenue de la perruque ou du postiche, parce qu’il y a quelques années, j’étais en pleine course effrénée sur le tapis, bien concentrée, ne remarquant rien (surtout pas le beau gosse tout musclé en débardeur), mon postiche s’est balancé dans les airs pour retomber mollement par terre. Après, il a fallu faire semblant que cette touffe de cheveux ne m’appartenait en aucun cas. Sauf que le beau gosse tout musclé en débardeur, lui, a été témoin de la scène, et a ramassé l’objet de la honte en me disant : « C’est à vous je crois ? ». La tête basse, j’avais pris ma touffe de faux cheveux, et l’avais fichue à la poubelle.

Une Junes qui a eu une mauvaise expérience prévient les autres.

 

 

Quand on dépose les enfants à l’école, ou que l’on doit faire les courses :

Junes Davis se lève sur une estrade, et vous interdit de sortir sans être préparée ou de pointer le museau : Hala/ horrible.

(Hala: mot qui provient de l’arabe pour dire que l’on est moche/débraillé/pas glamour… on peut utiliser ce terme pour dire : « Ho la la, aujourd’hui je suis sortie toute hala ! » À ne pas confondre avec le pain de chabbat qui se dit : Halla)

Donc d’être hala, je vous l’interdit, carrément ! Vous vous débrouillez comme vous voulez, quitte à vous levez quinze minutes plus tôt, mais vous me sortez présentable ! Présentable veut dire :

Perruque : coiffée !

Tenue : coordonnée ! Sac, bijoux (discrets) ! ET MAQUILLÉE (Quand je suis sérieuse, je mets tout en majuscule) ! On vous regarde, mesdames, et on vous pointe du doigt, ne l’oubliez jamais !

Mais comme je suis aussi une humaine, je vous accorde un joker de cinq fois dans l’année, si jamais un matin vous êtes en retard !

Le must : préparer sa tenue pour le lendemain, comme ça on perd pas de temps !

 

À un mariage :

On oublie direct les robes bretelles, les boléros…! Pitié, je me mets à genoux pour vous demander de ne plus faire de rafistolages, cela n’est pas élégant, et vous DEVEZ être élégante ! Donc le mieux, c’est de prendre une robe déjà faite, ou un modèle facilement adaptable où il n’y aura quasiment rien à retoucher.

Des sites comme asos.com, ou des grandes enseignes, proposent de super robes. Alors on clique, on reçoit, et on rend si ça va pas !

 

À la syna :

On met le paquet, je veux vous voir sur votre trente-et-un ! Avec de super accessoires, tels que des bibis, des chapeaux, des gants, des talons (sauf si la syna est loin) Soyez trop jolie, pour vous, pour votre homme, pour votre famille, et pour tous les gens qui vous entourent !

Le must, c’est soit une jolie robe, soit une jupe crayon ou une tutu skirt avec un haut sympa. On joue avec les volumes, si en bas, moulant, le haut, large, et vice versa. Des talons, j’y reviens car j’y tiens, mais pas les 12 de chez louboutin. On ne va pas à un mariage non plus, à part si c’est chavouot, et que l’on célèbre notre mariage avec la thora, mais vous risquez de tomber, et ce serait relou de transgresser la fête ! Entre cinq centimètres et sept centimètres, c’est parfait ! Vous avez le droit aux bottes évidemment, pourvu qu’elles soient stylées.

 

À la piscine :

On va pas se mentir, ça c’est vraiment plus dur, car autant l’année avec les fringues, ça passe, autant à la piscine ou à la plage, on est cuites au soleil. Mais pas de panique, si vous faites partie de ces femmes qui n’arrivent pas à sacrifier la plage, et qui craquent, CE N’EST PAS GRAVE ! On se détend ! Rome ne s’est pas construite en un jour, comme on dit, on fait comme on peut, juste allez dans un endroit paumé, et KIFFEZ pour que les mauvaises (langues) s’étouffent avec leurs mots. Et au pire, si vous vous faites griller : ON S’EN TAPE !

Pour les autres, on alterne entre ce maillot de bain tsniout, mais faut assumer (j’assume pas, je les déteste, mais je les porte quand même!) ou de magnifiques tuniques inspiration Pucci, avec des chapeaux de paille, des grosses lunettes de soleil, un sac en osier, surtout pas d’huile de monoï, ça sent bon, mais ça crame la peau.

 

Quand on est enceinte :

Bah déjà, Mazal Tov ! Je suis trop contente pour toi, copine, c’est tellement beau, tellement merveilleux, tellement… tellement galère, oui ! Parce que jusqu’au cinquième mois, ça va encore, tu t’en sors avec un joli haut ample, une jupe taille basse, des petites bottines, un gilet en fourrure sans manche, et le tour est joué, mais à partir du 7ème mois : N’INVESTIS PAS ! Ça sert à rien ! Tu t’achètes deux-trois robes H& M maternity, que tu alternes, version taille empire. Tu piques une chemise de ton homme (ça dépend de l’homme), pour laisser respirer ton joli ventre avec une jupe droite.

Avec ton top, tu peux rajouter une jolie ceinture pour aider les gens à distinguer le haut de ton ventre et le bas... et basta ! On peut pas faire grand chose, et dis toi que c’est pour un ou trois mois, et quoi que tu portes, de toute façon, tu seras toute jolie car tu portes la vie !

Ah oui, j’oubliais, si tu attends un enfant en hiver, prends des collants spécial femme enceinte, sinon tu vas te gratter toute la journée, et ce serait dommage d’être gênée (aussi) par ça. Voilà ma belle, et encore mazal tov !

 

Mais alors, ai-je vraiment répondu à la question : Pouvons nous être belle et tsniout à la fois ?

Je dirais, en tant que (très, très) modeste modeuse, que c’est à vous tous les jours de vous sublimer !

Dans notre si belle Thora, la beauté de la personne n’est absolument pas remise en question. Combien de fois dans les textes, la Thora n’hésite jamais à préciser quand l’un de nos patriarches (Yossef) ou martriarches (Sarah, Rivka, Rachel…) ou Roi (David) étaient beaux et belles !

Cela nous prouve que la beauté est omniprésente dans notre vie, et que c’est toujours agréable d’avoir quelqu’un de soigné et de classe en face de soi !

Je souligne que nous avons tous une grande responsabilité envers les autres quand on respecte les lois de la tsniout. Je l’avais déjà noté dans une autre chronique, mais je ne le dirai jamais assez, il faut donner envie aux gens, et non le contraire. Soyez une inspiration ! Car le monde se contente souvent d’un : même pas en rêve je porte une jupe longue, ça me dégoute, ça traine par terre, c’est noir, ça me donne chaud, et c’est triste !

Levons-nous mesdames, battons-nous, et acceptons ce challenge qu’est notre quotidien, de montrer à nous-mêmes et aux autres toute notre finesse et notre classe ! Tout le monde en sera fier, et vos maris en seront ravis.

Ah, ça tombe bien que je conclue sur les maris, car il me tarde de vous poster ma chronique de la semaine prochaine qui est :

Quand ton mari fait de toi sa reine du Maroc !

 

N’hésitez pas à me contacter et rajouter vos idées en commentaires ou m’envoyer un courier ( j’adore les courriers ) sur junesdavis55@gmail.com. On se retrouve mardi pour une petite Vdm. Gros bisous

Belle et tsniout en toutes circonstances
Belle et tsniout en toutes circonstances
Belle et tsniout en toutes circonstances
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Belle et tsniout en toutes circonstances

Publié dans humour, thora, tsniout, fashio, jolie

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