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15 articles avec fun

Les pires choses que j’ai fait subir à mes parents pendant mon adolescence « difficile » !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Qui n’a jamais fait subir à ses parents des situations totalement folles ? C’est pas moi qui dirais le contraire, je leur en ai fait voir tellement que même les couleurs de l’arc-en-ciel ne suffisent pas. Limite si je devais en faire une toile, Picasso en serait vert de jalousie avec tous mes mélanges ! Si maintenant, il m’arrive de rire encore en repensant à certaines situations, mes parents, eux... toujours pas ! Et c’est tout de suite que je vous livre la première séquence : 

 

J’ai seize ans, c’est les vacances, et je dois retrouver mes copines à Eilat. Malgré la chaleur d’Israël, mes parents ne sont pas très chauds pour me laisser ces quelques jours de liberté totale. Cela n’est pas convenable pour une fille, et encore moins pour une fille de Rabbin. Mais qu’importe, je ne pense à rien d’autre, à part m’amuser ! Je décide de partir très tôt le matin, en catimini quand tout le monde dort, pour ne pas devoir me justifier et batailler encore fois avec eux. Sur le départ, mon père me grille, et m’empoigne le bras en me disant : 

– Rendez vous à Jérusalem dans cinq jours. J’ai un séminaire de Rabbins là-bas, tu nous rejoins, compris ? 

– Compris. 

– Et s’il te plait ma fille, pour une fois, tu t’habilles convenablement ! 

– Mais oui, t’en fais pas ! 

– Si si, je m’en fais, et fais attention à toi ! 

 

Deux jours plus tard, je suis au Royal Garden, je partage ma chambre avec mes amies. L’une d’elle est coiffeuse. Elle déclare avec un éclair de génie dans les yeux, que je devrais me faire une couleur plus claire « ça irait super bien avec tes yeux ». Ayant une très (trop) forte dose de confiance envers elle, je lui demande si elle pourrait elle-même me la faire maintenant : 

– Bien sûuuuuuuuuur ! 

 

Pendant qu’elle m’applique la pâte violette qui sent le souffre, D. merci, je n’en souffre pas. Ma copine a juste oublié de me préciser que devant son métier de « coiffeuse », le mot « apprenti » est passé à la trappe. Et c’est limite en attrapant une crise cardiaque, qu’une heure plus tard, je découvre en hurlant que mes cheveux ont pris une jolie teinte orange. Ni châtain clair, ni auburn, mais orange ! 

Avec mon visage cramé par le bronzage cela fait effectivement ressortir plein de sons chez les autres, mais certainement pas mes yeux. À part si je compte les fois où sur mon passage, certains sont sortis de leur orbite ! 

Le jour J, comme Jérusalem, je fais très attention à ma tenue, comme mon papa me l’a demandé. Je me galère sept heures de bus, et me dépêche d’arriver à l’heure à notre point de rendez-vous, en oubliant complètement cette histoire de couleur. 

J’arrive enfin, et de loin, je repère mes parents, et leur fais des grands signes sauf que… plus j’avance vers eux, plus je vois la bouche de ma mère s’agrandir de stupeur, à se mettre carrément la main devant la bouche ! Mon père, qui d’abord cligne des yeux plusieurs fois d’affilée, a exactement la même expression horrifiée que ma mère, à part qu’il lui donne de grands coups de coude, et qu’il pointe son doigt droit vers moi. Même si je ne suis pas ventriloque, je peux lire sur ses lèvres : 

– Dis-moi que je rêve. Pince-moi ! Vas y, pince-moi je te dis ! Tu as vu ta fille ! Tu as vu ta fille ! Tu as vu…

J’arrive enfin à leur hauteur en ayant également oublié (c’est le soleil d’Eilat qui m’a tapé trop fort sur la tête) que de près, je ressemble à une tomate farcie tellement : 

 

J’ai attrapé un coup de soleil

Un coup d’amour 

Un coup d’je t'aime

J’sais pas comment 

Faut qu’j’me rappelle

Si c’est un rêve, t’es super belle

J’dors plus la nuit

J’fais des voyages

Sur des bateaux qui font naufrage

 

(Richard, sors de ma tête. On est au Kotel euhhhh !). Sous le choc, mes parents ne prononcent toujours aucun mot, alors c’est moi qui décide de rompre le silence : 

– Alors, ça baigne les vieux ? 

Mince, j’aurais pas du dire ça. Mon père devient aussi rouge que moi, mais pas par l’abus de soleil : 

– SI ÇA BAIGNE ? TU NOUS DEMANDES SI ÇA BAIGNE ? C’EST QUOI CETTE COULEUR ? POURQUOI ORANGE ? 

– C’est ma copine qui s’est plantée sur le numéro de couleur. 

– EST-CE QUE TU TE RENDS COMPTE, QU’À TROIS MÊTRES, IL Y A TOUS MES COLLÈGUES RABBINS, QUE TU VAS ÊTRE LA RISÉE DE TOUS ! 

– T’es jamais content ! Déjà que j’ai fait l’effort de mettre une jupe longue jusqu’au par terre, et que par ta faute, je vais probablement mourir de sècheresse interne, vous allez pas me saouler ! 

– Ma fille, c’est moi qui vais bientôt être interné par ta faute ! Tu nous rends fous avec ta mère ! 

– Si c’est pour être aussi désagréable, je n’aurais jamais dû vous rejoindre, et puis d’abord, tes collègues je les... etc.

 

Passée la honte de leur vie (je ne trouve toujours pas ça si grave, mais bon…), ils m’ont gentiment donné les sous pour que j’aille refaire ma couleur chez le coiffeur le plus proche. Vous saviez vous, qu’à cinq minutes à pied du Kotel, il existe de super coiffeurs ? N’empêche, avant cette histoire, j’en savais rien. 

 

Deuxième séquence : 

Je sors de la célèbre boîte de l’époque, «  La Suite ». Il est à peu près cinq heures du mat’, j’arrive dans mon immeuble, chaussures en mains, et je me regarde vite fait dans le miroir du rez-de-chaussée, pour évaluer l’état de mon visage. C’est bien ce que je pensais, entre mes cheveux qui puent la clope à des kilomètres, et mon mascara qui a coulé, ces deux éléments ne laissent aucun doute sur la nuit de clubbeuse que je viens de passer ! Je prie pour ne pas me faire choper par mes parents, et aller directement me coucher. 

Comme on est dimanche matin, et que les câbles de notre ascenseur font du bruit à réveiller même un homme déclaré mort depuis deux ans, je décide de prendre les escaliers pour ne pas attirer l’attention. 

Le problème, c’est que Papa qui se rend à l’office, a eu la même idée (oui, nous sommes très prévenants dans la famille avec les voisins !). 

Le drame (pour moi!), c’est que… lui et moi nous croisons entre l’étage deux et trois. Lui sait d’où je viens, moi je sais où il va. Il y a un blanc qui dure, qui dure, tellement nous sommes choqués de nous voir mutuellement. D’habitude, mon esprit s’enclenche automatiquement pour inventer de gros bobards, mais là, rien ne vient. C’est sûrement la « Suite » logique qui arrive après une nuit blanche. Non sans l’avoir volé, j’entends cette phrase qui me hante encore aujourd’hui, maintenant que je suis mère à mon tour : 

– Tu verras, ma fille, tes enfants te feront pire ! Que D. me prête vie pour être témoin ! RENTRE À LA MAISON, ET TU N’EN SORS PLUS JUSQU’À TES CINQUANTE ANS !

 

Et la troisième et dernière séquence, qui est classée directement dans les meilleurs VDM de ma vie (et pourtant il y en a !). 

Un an après, toujours en Israël (la fille qui lâche pas la destination !), c’est la grande mode des Buffalo aux cinquante centimètres de semelles. Les avoir aux pieds est mon passeport, non pas israélien, mais pour être acceptée dans le fameux pays de Chalalaland. Le Graal pour l’époque. 

Ce samedi là, je veux rejoindre mes amis à Tel-Aviv pour faire la fête. C’est la fin de chabbat, mon père m’explique qu’il n’est pas très rassuré qu’une jeune fille se balade dans les rues à cette heure-ci ! Il me propose de m’accompagner demain matin très tôt en voiture. Je suis bornée, et pense que je vais rater la soirée du siècle, alors je le supplie de me laisser sortir. Je n’obtiens en retour qu’un raisonnement logique d’un père qui veut le meilleur pour sa fille. Hélas, je suis très très têtue, et au bout de quarante minutes de soulage intensif, il me hurle : 

– NON ! JE T’AI DIT QUE TU N’IRAS PAS ! 

Loin d’y avoir renoncé, et pour lui prouver que j’ai bientôt dix-huit ans (alors que dans notre communauté, notre majorité arrive seulement quand on se marie), je décide de sauter par la fenêtre de l’appartement de ma grand-mère (zal’). OK, c’est pas bien haut, mais je n’ai pas pris en compte mes cinquante centimètres des ces foutus Buffalo. Résultat : un boitage très classe jusqu’à la station de bus la plus proche. Un trajet Natanya/Tel-Aviv dans des pires souffrances, et un appel de la honte pour que papa vienne me chercher. Je suis immédiatement rapatriée en France, car je ne suis pas couverte par l’assurance pour un acte chirurgical en Israël. Après ce mémorable et ridicule moment de vie, je suis restée deux mois en béquilles ! 

 

Quinze ans plus tard, après plus de neuf années de mariage à mon actif, je viens juste d’avoir mes fifilles. Au lieu de me jouer du Jazz pour fêter la nouvelle, j’entends encore que cela jase derrière mon dos. J’appelle mon père pour lui demander si malgré ce qui se dit sur moi, ma mère et lui ne me considèrent pas  comme un échec, une erreur. 

Je rajoute que si c’est le cas, je comprends, car certaines personnes le pensent très très fort, et ne se font pas prier pour le leur dire, au lieu d’aller prier ! J’en profite pour vider mon sac qui déborde en lui disant que j’en ai marre des jugements des autres, surtout de celles qui portent la jupe longue et tout leur tralala : 

– Parce que moi, je ne suis peut-être pas comme vous, papa et maman, mais je m’efforce d’être une gentille personne, en ne disant rien sur les autres ! 

Mon père me demande de grandir, et d’arrêter de placer les gens dans des compartiments (les gentils, les méchants, les religieux, les tradis…). Il m’a rappelé avec toute sa sagesse et sa douceur, que pas plus tard qu’il y a soixante-douze ans, les autres nations nous fichaient dans un compartiment sans aucune distinction, religieux ou non, nous devions tous monter dans le même train : 

– Alors ma fille, peu importe le chemin que tu décides de prendre, si un jour, même une fois par semaine, tu prends sur toi de te couvrir, fais mieux que les autres ! 

– Je n’y arriverai jamais. C’est pas pour moi tout ça. 

– C’est faux ! Moi j’ai toujours cru en toi, j’ai juste misé sur le temps. Et le temps, tu en as eu, des bonheurs, tu en as eus, alors commence à comprendre que D. n’est qu’amour, et si tu acceptes les commandements de sa Thora, tu lui prouves que tu l’aimes, et que tu le remercies ! 

 

C’est pour cela qu’aujourd’hui, quand je repense sans aucune nostalgie, aux 613 coups que j’ai fait subir à mes parents, bien sûr que si j’avais la voiture du Doc dans Retour vers le futur, je serais partie avec Marty réparer mes erreurs, mais d’un autre côté… je me dis que lorsque nous sommes dans une course, peu importe la façon dont on y arrive… l’important, c’est l’arrivée, et on peut tous y arriver ! 

 

Je vous embrasse, mes chéris, et vous donne rendez-vous en septembre, pour la saison 4 de : La vie déjantée d’une mère juive à New York City. Je peux vous annoncer d’ores et déjà, qu’il y aura une nouvelle rubrique, en plus de mes chroniques hebdomadaires. Chaque vendredi, je vous posterai quelques mots, mais vraiment rapides, sur la sidra de la semaine, en vous joignant une recette, soit de cuisine, soit du bonheur !

 

Je voulais vous remercier encore de me lire toutes les semaines. Il me faudra bien plus que cent vingt ans pour vous remercier de tous les encouragements et du soutien que vous m’offrez régulièrement. 

Ma réelle richesse vient de vos mots merveilleux à mon égard, qui sont ma mine d’or personnelle. Vous allez beaucoup me manquer pendant ces deux mois ! 

J’en profiterai pour écrire mon troisième roman, qui sera encore plus gros que le tome deux. Il sera basé sur la vie New Yorkaise d’une Junes totalement débordée par ses enfants et son mari. Être une mère de famille va se révéler être un boulot, et la rigolade, c’est TERMINÉ ! Terminé ? Ça va pas ou quoi ? Elle ne fait que commencer… 

 

 

Je reste disponible sur junesdavis55@gmail.com ou sur mon FB: Les chroniques de Junes Davis ou Déborah Junes Davis. 

Milliard de bisous.

 

Mes romans sont disponibles sur junesdavis.com Rubrique: La Genèse et L’Exode. 

Les pires choses que j’ai fait subir à mes parents pendant mon adolescence « difficile » !
Les pires choses que j’ai fait subir à mes parents pendant mon adolescence « difficile » !

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Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!

Publié le par Junes Davis-Cohen

La plupart d’entre nous, même les braves, connaissent cette sorte de spleen qui nous envahit un peu avant que la semaine redémarre, plus connu sous le nom de : « l’angoisse du dimanche soir ». 

Bien qu’il m’arrive encore parfois de ressentir ce sentiment au creux de mon ventre, je dois avouer qu’en cette fin de weekend, tout se présentait plutôt bien. Enfin quand j’écris au creux, ce n’est qu’une métaphore, parce qu’à force d’avoir des petits creux dans la journée, ça fait belle lurette que mon ventre ne l’est plus. 

Ce soir-là, tout allait bien jusqu’à ce que mon mari vérifie ses mails, et me dise : 

 

– Junes je te préviens, cette semaine, je vais être très occupé. Je dois diner avec plein de monde, donc je rentrerai tard tous les soirs.

Va falloir que tu fasses comme si je n’étais pas là. 

 

Pensée numéro un (positive) : Chouette! J’ai pas à lui faire à manger. Des coquillettes et du ketchup pour les gosses, et je serai free! 

Pensée numéro deux (négative) : Comment je vais faire toute seule pour mettre tout le monde au lit… avant minuit ? 

Pensée numéro trois (positive) : C’est pile le bon moment pour commencer la série : « House of cards ». Mon frère dit le poussin m’a vivement conseillé de la visionner pour halluciner devant le jeu d’acteur du Kevin (Spacey). Son pelage n’a jamais été aussi soyeux de ravissement que lorsqu’il s’est tapé les six saisons d’un coup. 

Pensée numéro quatre de femme qui part en live dans sa tête : Attends, c’est pas un peu (usual) suspect que le gars aille diner TOUS les soirs dehors ? Va falloir que je jette un œil de plus près à cette affaire. 

Oh non! Oh bon sang ! Ayez pitié de nous Seigneur miséricorde, faites que cela ne recommence pas ! Préservez-nous! Je croyais qu’après l’histoire du « scandale de la poussette », ce sentiment de suspicion permanente avait été enterré définitivement il y a deux ans au fond du jardin que nous n’avons pas. Je ne veux pas retourner dans la spirale infernale qu’est la jalousie. Au début de mon mariage (les huit premières années !), j’étais tellement rongée de jalousie que je faisais n’importe quoi ! 

Et vas y que je fouinais dans les mails, les sms, les facebook de mon bonhomme. Vas y que je lui faisais les poches pour ensuite lui faire des reproches. Je regardais partout dans ses vestes, ses chemises, ses pantalons, pour trouver la plupart du temps des mouchoirs usés ou des capsules Nespresso, (il adore en avoir toujours sur lui !). Cela me bouffait de l’intérieur, à me grignoter les ongles plus que de raison. Heureusement qu’avec l’arrivée du ICloud, les choses se sont un peu calmées. J’étais rassurée, tous nos appareils étaient en partage de connexion instantanée. Vachement pratique pour les tigresses comme moi, mais pénible à la longue, car si vous voulez conserver un minimum de mystère dans votre couple, c’est râpé: 

– Tu m’as pas dit comment ça c’est passé ton rendez-vous chez l’arracheuse de poil à 13h30 ? 

 

Pendant que je méditais, j’observais mon mari qui venait de plonger dans un sommeil de juste. Remarquez, il m’a juste informée de son emploi du temps, faut que je me détende. Avec son métier, c’est normal que parfois il ait des diners à la chaine. C’est pas parce qu’il est marié qu’il a des chaines aux pieds. En plus, il a eu la classe de me prévenir à l’avance, pour une fois (rien de pire qu’un gars qui t’appelle pour te dire qu’au final il mange avec un copain dehors, alors que tu as passé une heure à lui préparer son repas !). C’est un peu rassurée que je me suis endormie d’un sommeil de plomb. En rêvant de ces fameuses chaines faites du même matériel.

 

Le lendemain, le cœur plus léger, je vaquais à mes occupations de femmes qui ne fait rien. Oui, c’est bien connu, les femmes qui ne bossent pas dans un bureau ne font rien de leur journée ! Une charmante jeune dame m’avait écrit un message délicieux tout de suite après avoir fini mon tome 2 (563 pages. Police: Arial 11. Écrit en petit quoi !) : 

Bonjour Junes, un petit mot pour vous dire que j’ai beaucoup aimé votre roman, mais ce que j’admire le plus chez vous, c’est le fait d’être une femme au foyer, qui ne fait rien de ses journées. Je sais pas comment vous faites, moi je ne pourrais pas ! En tout cas, bravo. 

Ma réponse :

LOL. Je suis ravie que mon livre vous ait plus. Puis-je acheter les droits d’auteur de votre phrase qui rentre directement dans le top five de mes phrases préférées de 2017 ? Bien à vous, Junes.  

 

Bref, où en étais-je ? Ah oui ! Au lendemain (ce que je suis bavarde, je savais pas qu’on pouvait l’être aussi par écrit!). Je reçois un coup de fil de Micka qui va me mettre dans un état de stress pas possible pour le reste de l’après-midi: 

 

– Mimine c’est moi ! Ça va ? T’es où ? Qu’est-ce tu fais? Est-ce que tu peux déposer en urgence au pressing mon costume bleu nuit en t’assurant que je le récupère mercredi au plus tard ? Y a un collègue qui fait son pot de départ sur une péniche, il faut que je sois au top parce qu’il y aura les petits et les grands boss. 

 

« Les petits et les grands boss » est un code qui est apparu lors des longs (très longs) débriefs quotidiens de la journée de boulot de mon homme. Avec cette appellation, je m’y retrouve plus facilement pour suivre les histoires palpitantes qu’il me raconte. D’ailleurs, je connais le nom, le prénom, la vie maritale, le numéro de sécu, et le caractère de plusieurs personnes que je n’ai jamais vues de ma vie ! En vous écrivant ce paragraphe, ça fait limite pathétique, tellement la fille elle vit la vie de son mari par procuration. Passons. 

 

– Donc si je comprends bien, y aura grave du people à ce pot-péniche de départ. Ça a l’air trop sympa, je peux venir ? 

À travers le tel, je sens un Micka qui se tend (ça arrive quand on est tendu): 

– Quel rapport avec toi maintenant? C’est un truc entre collègues. Je te laisse, et n’oublie pas mon costume, Junes ! 

 

Ce n’est quand raccrochant que j’ai mon système d’alarme interne de sécurité qui se met à sonner très fort dans mon cerveau. Des gyrophares vivants se mettent à tourner à vive allure au dessus de ma tête. Deux hélicos commencent à projeter une forte lumière en ma direction, et j’entends une voix métallique parler dans un talkie-walkie qui dit : APPEL À TOUTES LES UNITÉS ! MICKA DAVIS VA SUR UNE PÉNICHE ENTOURÉ DE JE NE SAIS QUI ! APPEL À TOUTES LES UNITÉS! MICKA DAVIS VA SUR UNE PÉNICHE ENTOURÉ DE JE NE SAIS QUI ! 

 

Pendant que je plie le linge, je sens mes oreilles qui se dressent comme un lapin. Je commence même à parler toute seule et à voix haute (c’est le signal qui vient juste après les gyrophares) : 

– Pourquoi il ne veut pas que je vienne ?… Il a honte de moi ou quoi ?…Il a peur que je ne sois pas présentable… il pense que je ne sais pas me tenir en public ?….Y aura qui là-bas ? Une secrétaire qu’il ne veut pas que je rencontre ? (Le cliché de ouf)! Ou bien il s’agit d’une collègue pouffiasse… non pire… il ne veut pas que je découvre que les petits et les grand boss sont en réalité des petites et des grandes boss. Si ça se trouve, l’une d’entre elles lui fait du chantage comme dans ce film bizarre avec Demi Moore et l’autre là. Le mari de Catherine Zeta-Jones, comment il s’appelle déjà ? Ah oui ? Michael Douglas, il parait qu’il est juif en plus. Peut-être qu’au final, je rendrais service à Micka si je débarquais à l’improviste à cette soirée… mais oui, exactement ! Je vais venir te sauver Micka, accroche-toic! Junes arrive. 

 

Et puis d’un coup, je m’imagine arriver en plein milieu de la soirée vêtue d’une robe rouge. Je suis perchée sur des talons de douze centimètres pour atteindre le pénible 1m60 ! En voyant mon mari, je crierais de loin : 

– HOUHOU CHÉRI ! OUHOUU MICKA! C’EST MOI JUNES! 

Tous les petits et les grands boss se retourneraient sur mon passage pour voir qui est cette folle au RAL qui déborde de partout ! 

(Note de l’auteur: J’ai mis trois semaines pour comprendre que RAL était le raccourci de: Rouge à lèvre. RLB de raccourcir tous les mots à la fin ! RLB = Ras le Bol!). 

Mon RAL serait de la même couleur que ma robe qui me donnerait l’allure d’une évadée d’hôpital psychiatrique. Je porterais pour l’occase ma perruque blonde platine que je mets qu’à de très rares occasions, car de loin, je ressemble à un lampadaire de taille réduite, de près, à une allumeuse qui ne s’allume pas, car mon visage est recouvert d’une masse chevelue jaune ! 

Je serais comme Angelina Jolie sur l’affiche de Mister et Mrs Smith, j’aurais planqué sous ma robe plein de couteaux suisses (souvenir de mes années genevoises) pour être prête à attaquer les collègues femmes qui regarderaient de trop près mon homme. Discrètement, je les poignarderais en plein dans la cuisse pour les punir d’avoir louché dans l’assiette d’une autre, de la mienne, de surcroît ! Allez hop ! Ni vu, ni connu, je me débarrasserais de leur corps en les faisant passer par dessus bord, et comme ma robe serait de la même couleur que leur sang, personne ne verrait rien, discrétion maximale assurée ! Je m’approcherais de Micka, ma robe parsemée de cheveux de femelles que j’aurais arrachés par poignée en guise de menace, pour lui dire que TOUT est sous contrôle, mon amour ! 

 

C’est exactement ce que je vais faire pour apaiser mes pires angoisses, que je croyais avoir dépassées. Soudain, je me remémore les mots gentils que mon mari m’a dit avant d’aller bosser. Je repense à nos dernières vacances en famille, notre dernier restau en amoureux, lui sur son portable, moi sur le mien. (Non, je déconne! N’empêche, y a plein de couple qui font ça). Devrais-je me calmer ou nous faire revivre « le scandale de la poussette » ? 

 

Le scandale de la poussette: Il y a deux ans environ, pendant que Micka était parti payer nos achats à la caisse, et que moi j’attendais avec nos enfants un peu plus loin, j’avais repéré une dame qui se tenait derrière mon mari. D’un coup, elle s’était mise à palper le manteau de mon homme, pour soi-disant vérifier la matière de sa doudoune (mon œil oui!). Mes poupées dormaient dans leur poussette double. Folle de rage, j’avais dit à mon fils de s’accrocher à mon bras, car il allait voir maman en action. J’avais roulé droit sur la dame qui s’était écroulée par terre. Résultat : une cheville de cassé, et deux doigts écrasés sous le poids de mes roues. Chaiiiiii! Je peux vous assurer que l’envie de toucher le manteau des gens dans les files d’attente lui était passée. 

 

En repensant à tout cela, et à la violente (mais juste) discussion que j’avais eue avec Micka, le bruit assourdissant des gyrophares s’éloignaient peu à peu. Peut-être que depuis, j’ai compris que je devais arrêter d’avoir peur. Je devrais commencer par avoir un peu plus confiance en moi (et non en lui, il n’a jamais rien fait pour mériter ma folie). 

Tout en fourrant dans un sac le fameux costume bleu de mon homme, je tends un mouchoir à mon double démoniaque, Juju la Tigresse, pour qu’elle enlève ce perturbant RAL de sa bouche. Ensemble, nous réanimons tous les corps féminins qu’elle avait tabassés en hurlant: IL EST À MOI ! À MOIIIIIIIII ! Meurs traitresse qui ne rêve que d’être sa maîtresse ! 

Doucement, je la prends dans mes bras pour lui dire : 

– Écoute Juju, il faut que tu te raisonnes, et que tu arrêtes tes gamineries ! Pose-moi ces couteaux… Voilà, c’est bien. 

 – Mais Junes, t’es sûre que tu veux te passer de mes services ? Imagine un jour il nous laisse tomber pour une autre (lo alénou), comment on va faire ? Faut pas se reposer sur nos acquis. On doit continuer le combat pour le garder le plus longtemps possible près de nous deux, tu crois pas ? 

– Je te propose quelque chose de plus intéressant. Tu vois toute cette énergie débordante que tu déploies pour le garder avec nous ? Sers-toi de cette force pour en faire quelque chose de positif. Va me chercher ton tapis volant, monte dessus, et vole jusqu’au pressing. Enfile tes écouteurs, augmente le volume de : « Ce rêve bleu » de Daniel et Karine, et accepte le fait que tout aille bien. 

– On entend tellement de choses…

– Certes, mais si un jour, l’homme que tu aimes se lasse de toi, ta peur irrationnelle ne pourra pas l’éviter ! C’est un fait ! Deux options s’offrent à toi : tu continues à te prendre la tête, et un jour on se retrouvera en taule pour de bon pour coups et blessures, ou bien tu décides enfin de vivre, tout simplement ! 

– T’as peut-être raison.

– Mais oui, j’ai raison! Allez, on remballe tout ça, on y va. 

 

Le plus drôle dans toute cette affaire, c’est que le jour de la fameuse soirée-péniche, devinez qui est rentré à 18h30 pour cause de pot de départ annulé ? Je crois que vous avez deviné la réponse. 

Alors à toutes les Juju la tigresse du monde, limons nos griffes, mes sœurs ! Faisons des tresses à notre pelage, et rugissons de bonheur à chaque instant que la vie nous offre, sans nous ronger les sangs, parce que ça ne vaut pas le coup ! 

 

Je vous embrasse, et vous retrouve mercredi avec : « Les pires coups que j’ai fait subir à mes parents durant ma jeunesse ». Ambiance dernière soirée de colo, parce ce sera la dernière chro avant le Summer break. Énormes bisous 

 

Si vous avez aimé ma chro, vous pouvez commander mes romans : La vie déjantée de Junes Davis. La Genèse et l’Exode sur junesdavis.com. Have Fun! 

Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!
Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr! Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!
Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!

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Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Combien parmi nous ont rêvé d’habiter un jour aux États-Unis, qui plus est à New York ?

La faute à Woody Allen, Gossip girl, et bip bip and the city, qui nous ont bourrés d’images les unes plus sympas que les autres. Donc quand mon mari m’a annoncé qu’il avait décroché un poste sur Manhattan, je suis restée étalée par terre en plein milieu du salon pendant plus de 20 minutes en hurlant: MERCI D. MERCI D. MERCI D. ! JE TE REVAUDRAI ÇA (Sous l’euphorie du moment, on dit souvent n’importe quoi !) MERCI D. MERCI D… etc.

Nous voilà cinq ans plus tard, toujours à New New, et il est grand temps de faire le point : est-ce que la vie dans la Grosse Pomme (qui grignote bien plus que votre portefeuille) ressemble vraiment à ce que l’on nous montre dans les séries ?

Cette chronique peut vous servir si jamais un jour l’opportunité se présente pour vous de venir me rejoindre, ou si tout simplement vous voulez connaitre l’envers du décor et tout ce que l’on ne vous dit pas…

Déjà, dès que vous posez vos valises à Manhattan, c’est un peu comme quand vous arrivez la première semaine à Eilat: « Tu t’éclates », comme adore dire mon père, bien qu’il n’y ait jamais mis les pieds. Rien que de marcher sur le bitume américain nous rend méga content. Les immeubles interminables, l’architecture, les magasins qui nous entourent, donnent une sensation d’euphorie constante ! On en prend tellement les mirettes, qu’on ne veut pas en perdre une miette. En plus, les premiers mois, les Doorman qui vous tiennent les portes, les commerçants qui sont trop commerçants, les gens dans la rue qui n’hésitent jamais à vous faire des compliments sur vos gosses/votre robe/votre chapeau (tout dépend de l’accessoire du jour que vous avez choisic]), le monde qui vous entoure vous parait trop sympa. Cette phase merveilleuse dure entre 3 & 6 mois, un peu comme quand on démarre sa relation de couple. C’est normal, c’est le début, alors juste un mot… non, deux mots: PROFITEZ-EN !

Suite à cette période dite « lune de miel », il y a souvent un évènement qui va vous faire revenir de votre voyage aux pays des rêves (comme lors d’une première dispute, la fille qui lâche pas la comparaison !). Petit à petit, on commence à regarder les choses de façon moins idyllique, ce qui n’est pas plus mal, car cela veut dire que vous vous éloignez de la catégorie : touriste ! Donc, vous avez voulu de cette vie new yorkaise, croyez-moi, vous allez la vivre, et pas qu’un peu !

Commençons par la santé/le médical, qui est HORS DE PRIX !

Notre premier réflexe en tant que français, c’est dès qu’on a un bobo à la gorge ou au nez (attendez, je ne connais pas votre vie non plus !), on va directement consulter. Au bout de trois visites chez un médecin généraliste américain, ou au dispensaire le plus proche, vous comprendrez vite que le corps médical (qu’est-ce que je l’aime cette formule : j’imagine toujours un corps, stéthoscope autour du cou, qui se balade dans tous les étages de tous les hôpitaux du monde !) va vous faire subir une batterie de tests, du plus normal au plus dingue, alors que vous avez attrapé un simple coup de froid. À partir de la troisième visite, que l’on vous a facturée, et où on vous a annoncé que vous alliez très certainement mourir dans d’atroces souffrances si vous n’acceptez pas qu’on vous ouvre le ventre pour comprendre d’où vient le problème de votre gorge, vous n’irez plus jamais chez le médecin, à moins d’être à l’article de la mort (l’article sur les morts du Times, juste après la rubrique des naissances.).

Ensuite la bouffe :

Euh… et si on jouait à Pictionary ? Trois mots et vous devinerez ce que je pense de la cuisine américaine: horrible. Immonde. À vomir ! Au secours, envoyez-moi du fromage…

La vie sociale, les amies :

Au début, tout le monde est so cool, so gentil, so beau, et surtout trop faux oui ! On vous accueillera toujours à bras ouverts, avec des grands sourires ultra Bright, cependant, ne vous fiez pas à cette blancheur, car l’émail de leurs dents peut vite perdre de son éclat si vous ne leur apportez aucun intérêt ! Soit par rapport aux enfants (ils s’entendent bien !) soit par rapport à votre position sociale, ou à votre activité professionnelle… sinon « Welcome to the world of transparent ! ». Est-ce que c’est méchant ? Hypocrite ? Scandaleux (méga fan de la série Scandal) ? Rien de tout cela, et heureusement ! C’est juste une mentalité différente de la nôtre. Avec le temps on finit par ne plus s’offusquer, et aller nous aussi chez le dentiste pour un blanchiment ponctuel !

Cela n’empêche en rien que l’américain reste hyper agréable à vivre et vous dira toujours qu’il va bien !

La vie scolaire :

S’il y a bien une chose fantastique dans cette expérience, c’est la vie scolaire. Je découvre avec bonheur, en même temps que mes gosses, le fonctionnement de l’école.

Là, pour le coup, c’est vraiment pareil que dans les films ! Les mères supra investies qui sont tout le temps fourrées à l’école avec une nouvelle fournée de gâteaux (sans sucre, sans huile, sans cacahouètes, sans farine…) qu’elles ont elles-mêmes confectionnés ( la nuit sous amphèts ?). Ces mêmes mamans se portent systématiquement volontaires, alors que perso, je rase les murs. Malheur à vous si vous pensez que vous allez déposer vos enfants à l’école le matin, et repartir aussi vite que vous êtes venues. Il n’est pas rare que vous vous fassiez agresser/accoster par une maman/psy/dirlo/secrétaire/, pour parler « quelques secondes » d’un truc sans importance, alors que vous savez très bien que cela va prendre bien plus que « quelques secondes » pour un truc très important (à leurs yeux !):

– On a pensé que pour votre fille, ce serait bien si on lui donnait un « tutoring » de 8 heures par semaine, pour qu’elle développe son côté social, afin que plus tard, elle ait tous les outils pour bien réussir sa vie professionnelle.

– Il est 8h02 et elle a 4 ans. On peut en parler plus tard ?

– Of course ! Vous voulez revenir à 14h30 ?

– Je parlais plus dans…15 ans ?

– Mais enfin, Madame Davis, c’est maintenant que l’a venir de votre enfant se joue. Je vous inscris pour la formation sur le thème : « Gérer la carrière de mon enfant avant 3 ans ! » Vous allez apprendre plein de choses.

Oh boy !

En revanche, la chose fantastique que l’on ne peut qu’applaudir : c’est cette confiance que le corps enseignant (je kiffe encore plus l’expression) transmet à vos enfants ! Je trouve que cela n’a pas de prix, même si l’école (privée) vaut de l’or. Prenons un exemple flagrant, quand une copine vient à la maison et que l’on papote :

– Sinon, ton fils, l’adaptation, ça a été avec l’anglais ?

Moi ,modeste maman française, je réponds:

– Ça va, il se débrouille, le petit.

Mon fils avec ses oreilles bien grandes qui passent par là, a besoin systématiquement de rajouter :

– Tu rigoles, maman? Si je me débrouille en anglais ? Je parle mieux qu’un américain qui est né ici. On ne remarque même pas la différence, tellement je suis exceptionnel.

– Ça va, les chevilles? Tu veux du melon, de la pastèque comme ta tête, en dessert ?

– Pourquoi tu me parles de mes chevilles ? Et je n’aime pas les fruits, tu le sais, qu’est ce qui t’arrive ?

– Non mais laisse tomber, je disais ça comme ça.

C’est choquant de l’entendre, mais en fait, c’est super génial de se dire que ses enfants ne vivront jamais l’image du prof qui vous humilie quand il vous rend votre copie, et vous balance devant toute la classe le fameux :

– Vous êtes nulle !

Son judaïsme : Extraordinaire ! En vivant à New York, vous avez la liberté d’être ce que vous voulez être ! Personne ne vous juge, ou vous regarde. Personne ne commente ce que vous faites ou pas, car vous êtes qui vous êtes, et c’est déjà très bien. Il y a toutes les tendances pour tous les niveaux de pratique, donc on trouve forcément mocassin à son pied !

Bien que je ne sois ni Habbad ni loubavitch, je sais que ma Téchouva/mon retour a été sûrement accéléré par l’aura du Rabbi, qui reste toujours aussi présente. (Rien à voir avec la chanteuse Rita Ora, s’entend ! Elle chante très bien, mais c’est pas grâce à Rita que j’ai fait Téchouva, je voulais juste ajouter cette précision évidente !)

Le boulot :

Venir aux États-Unis est le ticket de Willy Wonka dans Charlie et la Chocolaterie. Cette ville vous donne une énergie pour croire en vous, et réaliser tous vos rêves. Les américains vous encourageront toujours de façon totalement folle et hystérique :

– Tu as écrit des livres? OH, MY GOD ! LOOK AT YOU ! YOU SHOULD BE VERY PROUD OF YOU, BECAUSE YOUR ARE GREAT ! AWESOME ! TU ES GENIALE ! EXTRAORDINAIRE ! FAIS-MOI VOIR !

– C’est en français, laisse tomber.

– Je m’en fiche de la langue, montre-moi, je sais d’avance que tu vas le traduire pour nous !

– Sérieux, tu penses ?

– Mais oui, lance-toi! Allez ! Tu vas cartonner !

À ce niveau-là, vraiment, c’est magique !

La qualité de vie :

Disons que si c’est pour vivre paisiblement, on va pas se mentir, New New c’est pas pour vous. Le speed, le stress, le bruit incessant des pompiers, des ambulances, et du reste, est très dur à supporter à la longue. Le peu de décibels qui vous restent vous supplieront d’habiter ailleurs !

Alors est-ce c’est aussi génial que dans les films, d’habiter dans la Grosse Pomme ?

Malgré pas mal de points négatifs, je reste totalement fan de la ville ! Entre les Starbucks, les Duane Reade, les gens dans la rue qui adorent les gosses, le monde, la foule, le Central Park… Ce n’est peut-être pas comme dans les séries, ni comme ce que Woody nous filme, mais qu’est-ce que c’est génial, comme expérience !

Il suffit d’être un poil déjanté pour ne pas trop déchanter, même si au début vous serez déchainés, vous vous calmerez pour mieux apprécier les petits et grands bonheurs de l’Amérique !

Je vous retrouve mercredi pour une semaine spéciale « New York », avec mes bons plans shopping 2017.

PS : Sinon, les pots de glace version XXL, les pintades de l’Upper East Side, les taxis jaunes qui t’éclaboussent, ainsi que les serveurs qui se mettent en 1000 pour avoir un super tip’s, c’est pareil qu’à la télé ! Gros bisous mes choux.

 

Si vous avez aimé ma chronique vous pouvez commander mes livres sur junesdavis.com Rubrique: La Genèse et l’Exode. 

Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?
Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?
Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?
Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?
Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?
Pourquoi c’est trop cool d’habiter à New York (ou pas) ?

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Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Il y a quelques années, Rinati Lakel exerçait le métier prestigieux de dentiste au sein de la capitale de la mode.

Son mari, elle, et ses enfants, vivaient des jours paisibles, comblés par la vie, tout en étant des juifs assez pratiquants. Chez elle, tout était très bien respecté dans la tradition juive, sauf que comme beaucoup d’entre nous, notre créatrice n’avait pas encore sauté le pas de se couvrir la tête jusqu’en 2001.

Cette année là, sa vie est totalement bouleversée dans des circonstances dramatiques. Brûlée au 3ème degré lors d’un grave accident domestique, elle se retrouve temporairement sans cheveux.

En effet, les médecins ont dû lui enlever toute sa belle chevelure pour prélever une partie de peau située sur sa tête, afin de procéder à une greffe.

Suite à cela, Rinati s’est vue dans l’obligation de se couvrir la tête malgré elle. Elle qui a toujours été une femme chic et élégante, a voulu coûte que coûte rester la femme qu’elle était ! (Franchement, chapeau, même si elle a opté pour un autre couvre-chef !)

En attendant la repousse, elle a voulu conserver sa féminité et son style, grâce à un foulard élégamment noué autour de sa tête, qui dissimulait son alopécie provisoire. Tout en portant son foulard, Rinati, qui entre temps avait fait son alya, s’est vite rendu compte que les modèles et les différentes collections présentes sur le marché ne lui convenaient pas. (Et elle avait bien raison, parce que faut avouer qu’il y a beaucoup de foulards pas très jojo. C’était une preuve indéniable qu’à l’époque, notre Rinati avait déjà du goût et pas qu’un peu !).

De ce fait, avec sa personnalité innovatrice et conquérante, il était clair que son fabuleux destin s’est joué à ce moment-là !

Note de Junes Davis : Dès que ma sœur m’a raconté son histoire, je l’ai direct passée dans la catégorie des Wonder Woman du monde. Celles qui passent à travers les épreuves, et qui s’en sortent encore plus fortes ! By the way, mon fils m’a littéralement harcelée toute la semaine pour que je l’emmène voir WW au ciné. De toute façon, c’est toujours moi qui m’y colle, parce que mon R.D.M (Roi Du Maroc) s’endort systématiquement dès qu’un générique de film commence. On en parle, de l’actrice sculpturale Gal Gadot, avec son accent israélien et son 1m80 qui m’ont scotchée sur mon siège en velours pendant toute la séance ? Non pas que le film soit le film de l’année, l’histoire m’est carrément passée au-dessus de la perruque, mais alors son jeu d’actrice, bababa, comparée à elle, d’autres peuvent aller se rhabiller. Remarquez, Wonder Woman, ça ne lui ferait pas de mal de rallonger un peu son costume. No offense, je dis ça, je ne dis rien !).

Bref, revenons à notre véritable héroïne du jour, Rinati, qui a décidé de prendre les choses en main, ou plutôt quelques tissus en main, pour faire ses propres créations. Au début, elle les avait créées exclusivement pour elle, mais très vite, son talent et son don (ah si, à ce stade-là, c’est un don quand même, faut avouer !) ont été repérés par toutes les femmes de son entourage, famille, amis et plus loin encore, et à force qu’on lui dise que ce qu’elle portait était d’un grand raffinement, elle s’est lancée dans la création de foulards pour tous publics, qui sont non seulement très beaux, stylés mais aussi d’une grande qualité.

Mais le plus fort reste à venir : en 2008, Rinati Lakel révolutionne l’univers des foulards. Elle invente un accessoire que PERSONNE n’avait pensé avant elle : LE BOUBOU. C’est une base volume destinée à maintenir le foulard, et qui lui assure un volume homogène et une tenue en toutes circonstances. Cette base nommée LE BOUBOU, sera déclinée en plusieurs modèles et volumes, pensés pour être les plus confortables et adaptés à chacune. C'est grâce à cette ingénieuse invention que la marque RINATI LAKEL a acquis sa renommée mais pas que… la marque propose un atelier qui accueille toutes celles qui veulent se faire faire des foulards sur-mesure, exactement comme l’on irait voir un couturier pour nous faire The vêtement de nos rêves (pour la Bar Mitsva de mon fils, si D. veut, j’ai repéré une tenue de folie, mais comme c’est dans deux ans, je crois que je m’emballe un peu trop pour investir maintenant, mais quoi qu’il arrive, j’irai me faire aussi un foulard de folie chez elle, obligé !) En plus, c’est Rinati herself qui reçoit ses clientes, et qui propose une gamme de tissus qui s’accordent parfaitement avec la tenue, alors foncez mesdames.

Pour conclure :

Je crois que c’est la première fois que j’écris la biographie (rapide) de quelqu’un, si on n’occulte le fait que je vous raconte pas mal ma vie (si peu !) ou celle de mes parents (mon père adore, d’ailleurs, chaque fois que je le cite, il veut que le tague), mais aujourd’hui, j’avais ce besoin de rédiger ces modestes lignes sur cette femme qui est tout simplement grandiose. Les épreuves ne l’ont non seulement pas abimée, mais l’ont rendue bien plus forte. Ce destin aurait pu être brisé par les évènements qu’elle a vécus, mais elle a su se relever, grandir et avancer. Elle avait toutes les raisons du monde pour envoyer tout valdinguer, mais elle a fait le contraire, en créant cette marque de façon aussi ingénieuse, elle est devenue une version sublime et grandiose d’elle-même. Qu’ y a-t-il de plus beau ?

Je conclurai ma mini chro du jour par la phrase trop jolie de Rinati : En France, lorsque j’étais dentiste, je couronnais les dents des femmes, aujourd’hui, je couronne leur tête !

Et moi je vous retrouve lundi avec mon titre : Mon plan pour aider Macron à sauver la France. Mon voyage à Paris a été plus qu’inspirant. Gros bisous. Chabbat chalom

Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !
Le fabuleux destin non pas d’Amélie Poulain (trop démodée, même pas vintage) mais de Rinati !

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Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin.

Publié le par Junes Davis-Cohen

La semaine dernière, Natacha m’expliquait qu’elle en avait marre que son mari ne l’aide en rien à la maison. D’ailleurs, nous n’hésitons jamais à lui donner le surnom de : Pacha tant il était fainéant, bien que sur sa carte d’identité, il y ait écrit: Ruben. J’avais pour mission d’aider ce couple qui traversait une mauvaise passe. Allons voir comment je m’en sors…parce que c’est loin d'être gagné.

À partir du moment où la femme de ménage de mon amie l’a quittée pour une autre (toutes des infidèles!), dans le couple de mon amie, tout est parti en vrille. Les disputes entre Natacha et son mari sont devenues quasi quotidiennes. Elle lui reprochait constamment de ne rien faire, et lui, répondait de façon assez classique, qu’elle était une hystérique, qu’il fallait carrément qu’elle pense à se faire piquer, (dommage qu’il ne se soit jamais étouffé dans son culot !). La dernière fois que j’avais vu Natacha, elle m’avait confié son désir de se séparer carrément de Ruben s’il ne changeait pas. Elle était arrivée à la conclusion que vivre seule avec ses enfants, serait ce qu’il y aurait de mieux pour elle !

 

Étant une phobique du divorce, ( oui, je sais c'est bizarre. Il y en a, c’est les araignées, d'autres les cafards, moi, c’est les divorces, voilà !), pour apaiser leurs tensions, j’avais élaboré un plan démoniaque. J’avais eu l’idée de les inviter à un diner, pour qu’ils fassent rencontre un autre couple que je connaissais, pour le moins fascinant !

 

Félice et Olivier font partie de ces couples qui n’ont rien, mais alors rien en commun. On se demande comment ils font pour se supporter, mais il faut croire que ça marche, puisque cela fait dix ans que ça roule. Leurs tempéraments et leurs styles de vie radicalement différents, ainsi que leur entente restent un vrai mystère pour tout le monde.

Mais le pire, c’est que lorsqu’on les voit, on ne peut nier qu’ils s’aiment comme des fous. D’ailleurs, je déconseille de rester trop longtemps près d’eux, parce que leurs « mamours » publics sont limite gênants.

 

Olivier est un architecte ultra méticuleux, pour qui le détail est une passion. En revanche, ce qui l’effraie le plus, ce sont les germes ! C’est une véritable obsession chez lui. Il a vécu toute son enfance dans une communauté à tendance hippie avec ses parents, et depuis, il a développé des tocs sur la propreté (c’est un grand malade !).

Dès que vous franchissez sa porte, vous devez obligatoirement passer par le distributeur de gel antiseptique, sinon, il vous refuse l’accès à sa clinique, euh… pardon, à son appart ! Une fois rentré, vous devez vous laver les mains avec un savon spécial. La question des chaussures ne se pose même pas, puisqu’elles restent à l’extérieur.

Il faut suivre scrupuleusement toutes ces étapes, et chacune d’entre elles doit être validée par le maître des lieux. Au début, ça choque, mais après, on s’y fait, parce qu’il cuisine divinement bien. Ce qui reste quand même déstabilisant, c’est qu’il ne se balade jamais sans ses fameuses lingettes antiseptiques qu’il commande sur « The Honest Company » (la marque de Jessica Alba).

 

Félice, en revanche, c’est une autre histoire ! Je n’ai jamais vu une femme aussi détente question ménage mais genre pire que moi…c’est dire ! Une fois, Olivier a du s’absenter quelques jours pour un enterrement familial, Féfé en a profité pour inviter une tonne de monde (solidaire dans la tristesse jusqu’au bout !). Au bout de deux heures de fête, leur appart était dans un tel état, qu’on aurait pensé que ce n’était même pas la même maison. Quand son mari est rentré, et a vu le désordre laissé, il n’a rien dit ! Mieux, il a trouvé la situation hyper drôle (?), et a tout rangé sans broncher. Perso, mon mari m’aurait déchiré !

 

Il n’est pas rare de croiser souvent Félice seule avec leurs enfants en train de profiter joyeusement de ce que New York propose comme activités, pendant que son mari est à la maison à : "nettoyer, astiquer, le cœur toujours pimpant, la musique dans la peau, cassia nemiçebobo, la, la, toutes la journée aux...". Chaque fois que je le vois, j’ai la chanson des Zouk Machine qui me revient en boucle dans ma tête! Faut vraiment que jarrête, un jour ça va méchapper devant lui!

C’est pour ça que tous les deux sont si fascinants, elle n’a jamais exigé qu’il soit moins taré/difficile, et lui, ne lui a jamais demandé qu’elle soit plus rangée.

 

Ce qui nous amène à notre diner. Je me disais que de les présenter allait donner matière à apprendre des uns et des autres. Sauf que… je me suis plantée ! Pire que ça, Olivier a tellement été insupportable avec les serveurs, sur la vérification de la propreté des couverts, des assiettes et des légumes, que même le rire de Félice, pourtant si communicatif, n’a pas réussi à faire baisser la tension déjà bien à cran, entre le Pacha et Natacha.

 

Ruben en a tellement eu marre qu’Olivier lui propose pour la huitième fois de la soirée de se désinfecter les mains avec ses fameuses lingettes, qu’il a fini par le traiter de malade mental, et a quitté le restaurant excédé. Il parait que sur le chemin du retour, le Pacha n’a pas arrêté de faire des reproches à Nat’, comme quoi ses plans étaient toujours pourris (sorry ma biche) ! On peut dire que Junes Davis a fait chou blanc total sur cette soirée.

 

Pour Natacha, les jours suivants n’ont fait qu’empirer. Chaque fois qu’elle sollicitait la moindre micro-aide à son mari, cela se transformait en drame, car il prétextait qu’il ne fallait pas devenir fou pour le ménage comme Olivier.

Puis le jour maudit est arrivé sans prévenir. Natacha était au boulot (elle est comptable), l’école l’a appelée pour la prévenir que l’un de ses deux fils avait de la fièvre. Elle devait rentrer dans une grosse réunion, et avait essayé désespérément d’appeler Ruben pour qu’il aille le chercher. Le problème, c’est qu’il n’a jamais décroché, ni répondu à tous ses messages. Apparemment, il était en ligne avec sa mère, et il avait lu trop tard les messages (en même temps, ça arrive). Le soir, sans même prendre le temps de prendre des nouvelles du petit, il avait demandé d’un ton jovial ce que sa petite femme lui avait préparé de bon. Devant tant d’insensibilité à l’égard de son propre fils, elle avait fait ce qu’elle avait dit, et l’avait fichu à la porte, valise en main.

Lui, fier comme un pinson, avait crié sur le palier: « Bon débarras ! » (Si un jour mon Micka Davis me dit ça, je meurs de tristesse et je fonds de suite comme la sorcière du magicien d’Oz mais en moins verte bien que je le serais).

 

Plus les semaines passaient, et plus j’étais triste en pensant à ce couple qui avait tout pour être heureux. Il suffisait que le Pacha mette un peu la main à la pâte. Pendant cette période où elle n’était plus avec son mari, je voyais mon amie en coup de vent, et cela ne m’avait pas échappé qu’elle était à bout de forces, car là, pour le coup, elle gérait tout, mais tout, toute seule, sans jamais s’arrêter.

Le stress de la séparation n’arrangeait rien à sa fatigue générale.

 

Au bout de quelques semaines, arrive ce qui devait arriver, Natacha est tombée malade. Au début, ce n’était pas un truc méchant, elle avait une vilaine laryngite (tu crois que j’ai le temps d’aller voir le médecin, Junes?), qui s’est transformée en bronchite (j’ai que ça à faire, moi, que de perdre mon temps chez le toubib!), pour se transformer en pneumonie…(Junes, je crois que je dois aller chez le docteur.)

 

Et puis un jour, à force de tousser, Natacha est tombée dans les pommes. Dans sa chute, sa tête a un peu cogné contre son bureau. Sa collègue qui a vu toute la scène, a préféré appeler l’ambulance qui l’a emmenée direct à l’hosto. En arrivant, les nurses ont contacté la personne à prévenir en cas d’urgence, qui n’était autre que Ruben (D. merci). Quand le Pacha (qui s’est retrouvé tout seul à force de faire son relou) a vu sa femme sous masque à oxygène, pour l’aider à respirer et à reprendre connaissance, j’ai su plus tard que cela lui avait fait un électro choc, le vrai, le pur, le dur, celui qui donne un bon coup de poing à l’âme. Cet terrible image de sa femme a réveillé le fainéant qui était en lui !

 

Son bonhomme a vraiment compris qu’il aurait pu éviter à sa femme de tomber dans un état de santé aussi faible, si seulement il avait commencé par jeter ne serait-ce qu’une petite poubelle de rien du tout.

Ruben a saisi que ce n’est pas seulement le geste qui compte (même si ça compte un peu, faut avouer !), mais la force de montrer à l’autre que l’on peut compter sur lui.

Il a fallu que mon amie passe par de longues journées allongée pour reprendre des forces, pour que son mari se rende compte de la masse de travail qu’une maison, des enfants et d’avoir une femme demande et… se mérite!

La dernière fois que j’étais chez eux, et que j’ai aperçu le portable du Pacha rangé à l’entrée, et que la télé était éteinte pendant que Natacha et moi parlions de Trump et de son éventuelle destitution (si ca arrive vraiment, c’est hyper grave, n’empêche !), Ruben était occupé à prendre soin de ceux qu’il aimait vraiment.

C’est ainsi que lorsque j’entends mon amie et son mari se dire des mots d’amour en espagnol (mais que des mots d’amour, ils font style qu’ils sont bilingues mais en vrai, c’est mytho !), cela me chauffe le cœur. Car à force de s’assoir ensemble sur le canapé une fois que les enfants sont couchés, et que la maison est rangée, il ont pu tous les deux progresser dans un langage propre à eux….

 

Alors mesdames, messieurs tenez bon ! Ne tomber pas malade comme mon amie, au contraire, définissez des tâches de partage pour qu’ensemble, chacun dans ses domaines de prédilections, nous soyons de vrais partenaires ! Ne prenez pas trop sur vous parce qu’il arrive à un moment où l’on déteste l’autre à cause de son manque d’investissement. N’hésitez pas à parler, expliquer ce que vous attendez de l’autre quitte à négocier entre vous!

 

Je vous souhaite beaucoup de bonheur et d'harmonie, non seulement dans votre couple, mais aussi dans vos vies propres et personnelles. Je vous embrasse bien fort, et vous retrouve et vous retrouve la semaine prochaine.

Je vous de bonnes fêtes de Chavouoth/des semaines.

Bisous douxxxx.

Ps: Je serai à Paris les 5,6 et 7 Juin pour des soirées restaux/dédicaces de mes romans: "La vie déjantée de Junes Davis". Je vous attends nombreux. Pour plus d'info sur junesdavis55@gmail.com

Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin.

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Quand le Roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus !

Publié le par Junes Davis-Cohen

J’ai connu ma copine Natacha, il y a deux ans, lors d’une vente privée exceptionnelle de perruques (j’adore les ventes privées exceptionnelles de perruques, mais c’est un peu dangereux, parce que certaines en deviennent limite folles !).

On y trouve des -30 à -50 pour cent/pièce, vous imaginez pas la frénésie autour de cet objet souvent hors de prix. Nat’ et moi avions repéré au même moment le même modèle. Je l’avais direct lâché pour le lui laisser volontiers. J’allais quand même pas me crêper le cheveu pour des bouts de cheveux ! J’estime que dans ce monde, il y a d’autres combats pour lesquelles il vaut la peine de se battre, mais là, franchement…

 

Elle avait pensé tout pareil que moi, puisque presque par télépathie, nous avons laissé tomber mollement le tas dans le bac. Je lui avais dit :

– Sorry.

Et elle m’avait répondu:

– Non, c’est moi, sorry !

Et de sorry en sorry, une story entre nous deux a commencé. Depuis, on se voit de temps en temps. Le mois dernier, j’ai reçu un code promo pour aller voir un spectacle à Broadway (Aladin). Je savais que Natacha’ voulait aller voir cette comédie musicale, alors je lui ai demandé si elle et son mari voulaient se joindre à nous (il est top ce spectacle ! Par contre, c’est pas Daniel Levi qui chante sur la version américaine, trop les boules !)

 

Deux minutes plus tard, j’ai eu sa réponse qui n’a rien à voir avec ma question :

Ma femme de ménage m’a plantée. Impossible d’en trouver une autre. Sous l’eau. Boulot/maison/enfants, au bout du roule’. Café à 3h00 ?

Comme j’ai senti que mon amie aavait besoin de « vider son sac », je lui ai répondu oui, sans hésiter. Mais avant :

 

Qu’est ce que le vidage de sac, et à qui s’adresser ?

Tout d’abord, il vous faut un sac. Prenez ce sac, quand il est plein, videz-le. Mais non, mais non, rien à voir, même si ma métaphore n’est pas si éloignée de la réalité.

Mais avant tout, il nous faut une amie de confiance qui n’essaiera ni de vous raisonner, ni de vous faire la morale, et surtout, ne vous jettera pas ce regard nauséabond bourré de jugements, car dans ce cas là, ça sent fort !

Il est bon, voire obligatoire de proposer à son amie une boisson chaude (un peu comme Sheldon Cooper le propose dans The big bang theory). Proposez lui une chaise/canapé/tabouret, et laissez la parler jusqu’à ce qu’elle manifeste des signes de saoûlage personnel. Pendant ses doléances, malheur à vous si vous intervenez. Soyez juste prudent, et laissez la aller jusqu’au bout de ce qui la tracasse. Lors de la vidange, il arrive que le récit devienne totalement incohérent. Ne vous inquiétez pas, c’est normal ! Elle reviendra elle-même sur le coq à l’âne par lequel elle est passée. Exemple :

 

– Ilan a encore fait pipi au lit cette nuit ! Il me tue ce gosse, et le pire c’est que Ruben s’en fiche. Il me dit qu’avec l’âge, ça va passer. Mais le pire, c’est que Ruben ne m’aide jamais à débarrasser la table, ou à descendre les poubelles. Pour couronner le tout, j’ai appelé ma mère pour lui dire qu’entre Ruben et les pipis, j’étais à bout, et tu sais ce qu’elle m’a répondu ?

– Non.

– Que tout ce qui m’arrive c’est parce qu’elle ne m’a pas assez allaitée ! Son égocentrisme m’étonnera toujours, et puis ma sœur qui n’est toujours pas mariée…

Le but du « vidage de sac » permet d’en avoir moins sur la patate, et de repartir vers de nouvelles aventures le cœur plus léger.

 

Ce qui nous amène à notre rendez-vous du jour avec Natacha. Elle avait sa tête des mauvais jours, et à la seconde où elle s’est assise, elle a embrayé sans passer par la première :

– J’en ai marre, je suis toute trempée avec cette pluie, mon D. mais quelle journée ! Hier, il faisait 22 degrés, aujourd’hui il en fait 8. Je déteste le climat new-yorkais !

– Bonjour Natasha, moi aussi je suis trop contente de te voir.

– Excuse-moi, Junes. T’as raison, je t’ai même pas dit bonjour (échange de bises), mais depuis que j’ai plus Wendy pour m’aider, je suis très nerveuse.

– Parole de EEI. (les scouts juifs), dès que j’entends parler de quelqu’un, je te donne le contact.

– Merci, ce n’est pas la femme de ménage qui m’embête le plus.

– Ah non, c’est quoi alors ?

– C’est Ruben… il voit que je me tue à la tâche, et il ne lève pas le petit doigt pour m’aider. Surtout que je ne lui demande pas grand-chose. Par exemple, hier soir, je lui ai demandé de me faire la vaisselle pendant que j’endormais les enfants, il n’a pas levé le petit doigt. Quand je suis sortie au bout de 45 minutes, lui et son derrière étaient tranquillement assis sur le canapé. Ses yeux allaient de sa saloperie de téléphone à la chaine espagnole, avec la vaisselle qui n’était toujours pas faite !

– Pourquoi il regarde la télé en espagnol? Je savais pas qu’il avait cette corde à son arc.

– Quelle corde, je t’en prie? Soi-disant il a des origines marranes, et ça lui rappelle sa grand-mère, alors qu’il ne comprend pas un traître mot d’espagnol. Ridicule ! Si ce n’était que ça, ça irait, mais je ne sais plus quoi faire pour qu’il comprenne que je suis crevée, et que j’ai besoin de son aide.

– Tu pourrais lui…

– Non, mais tu sais ce qui m’énerve le plus, dans tout ça ?

– Aucune idée, mais vas-y, je t’en…

– C’est qu’on pourrait ne pas avoir besoin de payer quelqu’un, si on faisait équipe tous les deux. Les enfants commencent à grandir, j’ai moins besoin de quelqu’un comme avant, et ça nous ferait une belle économie.

– En prenant quelqu’un, tu fais marcher l’économie. Je plaisante, tu pourrais lui…

– Tu comprends pas, Junes !

 

Note de Junes Davis :

Je supporte pas quand on me raconte un truc, et que la personne en face me dit que je ne peux pas comprendre. J’ai quand même obtenu mon master couple depuis 2 ans. Tout le monde peut l’avoir ! Il suffit de le passer. Il faut avoir plus de 130 heures d’écoute de soucis des copines au compteur, et avoir Myriam Bensimon comme amie pour décortiquer vos propres soucis, elle vous envoie la sauce, et c’est bon, vous l’obtenez.

 

– Hé Ho Junes, tu m’écoutes ou t’es encore en train d’écrire une chronique dans ta tête ?

– Les deux ma chérie, donc tu disais que je ne comprenais pas, c’est ça ?

– Oui, parce que quand je te dis que mon bonhomme ne fait rien, c’est qu’il ne fait rien ! Et le pire, c’est que si c’est pas nickel quand il rentre, il ose me faire une remarque ! Hier, il m’a tellement agacée que je lui ai sorti (je sens que ça va te plaire, ça) que le nez de Samantha Stevens n’était pas encore en vente sur Amazon, et qu’il devait se contenter de mes capacités d’humaine.

– Comment tu sais que j’adore ma sorcière bien aimée ? D’ailleurs est-ce que tu lui…

– Non mais Junes, tu comprends pas ! (Oh my Gosh, mon propre sac commence à être plein. Je sens qu’il va falloir que je le vide dans pas longtemps). Même de mettre une poubelle dans le vide-ordures qui est sur le même palier que notre appart, il ne le fait pas. Il me dit que le boulot l’épuise ! Mais moi aussi je bosse, à la fin ! Je suis obligée de lui dire 10 fois les choses pour qu’il les fasse. À la fin, ça m’énerve tellement que je finis par le faire! Et puis (20 minutes de plaintes plus tard…) tu te rends compte que même ça, j’ai dû le faire, alors que c’est sa propre mère !

– Je vois, mais as-tu pensé que...

– Non, Junes tu…

– OUI, JE SAIS, JE NE COMPRENDS PAS, MAIS TU VAS M’ÉCOUTER, À LA FIN ?

– Eh ça va, relax ! C’est fou, tu viens de faire la même tête que Ruben.

– Bon, je me lance, mais avant, tu préfères la version guimauve rose bonbon spéciale J.D., ou celle de l’amie qui veut vraiment t’aider à régler ton problème ?

– Je sais pas. Explique moi les deux, et après, je choisirai.

– OK. Alors la version guimauve rose bonbon : viens là que je t’enrobe avec mes mots :

« Oh la la, ma pauvre, je te comprends. OUI, oui, je te comprends, c’est tellement difficile d’avoir un vrai Pacha à la maison, qui n’attend que d’être servi. C’est un phénomène très répandu chez le séfarade. (D’où mon choix marital d’épouser un ashkénaze ! Mon D. quel mauvais deal ! C’est kif-kif bourriquot au final, comme disait ma grand-mère, c’est une question de personnalité. ) Que je te plains, mon amie, et vivement le retour de la femme de ménage perdue !

– Elle est bien, cette version ! Par curiosité, c’est quoi l’autre ?

– Tu arrêtes de t’énerver contre lui, et tu le laisses prendre des initiatives. Même si ça doit prendre quatre jours, tu le laisses gérer. Prends en compte que le Pacha est paresseux, mais n’est pas bête du tout, limite rusé. Pourquoi tu veux qu’il se galère, alors qu’il sait très bien que tu vas forcément tout faire à la fin. Certains hommes ont le même comportement qu’un gamin de cinq ans. Pourquoi ? Parce que toi, tu te comportes comme sa mère ! Tu l’engueules et le raisonnes comme une mère ! Donc next time, tu lui dis :

– Chouchou, tu peux jeter les poubelles steuplait ?

Et s’il ne le fait pas, eh bien tant pis, les poubelles resteront.

– Mais c’est dégoûtant, je peux pas.

– Alors ton bonhomme a raison, parce que laisser un sac poubelle plus de cinq minutes dans l’entrée, cela n’a jamais tué personne.

– Pourquoi il ne le fait pas immédiatement quand je le lui dis ?

– Parce que hum... c’est pas ton esclave, ni ton employé… c’est ton mari !

– Rien qu’on en parle, ça m’énerve ! Et puis pourquoi c’est moi qui dois être la responsable des deux ?

– Parce que c’est notre caractère à nous, les femmes, d’avoir tendance à vouloir contrôler pour mieux s’organiser. Fais le une fois, deux, fois, trois fois, et tu verras qu’il fera les choses par lui-même, et tu n’auras même plus besoin de lui dire.

– Cela m’étonnerait ! Il peut y avoir la maison qui s’écroule, le pacha ne bougera pas le petit doigt.

– On peut au moins essayer ! Et au pire, tu reprends la femme de ménage. Vous venez on se fait un restau, semaine prochaine ?

– Je vois avec Ruben, et je te dis, mais je te préviens, Junes, si jamais je vois qu'il n’y a pas d’amélioration de son comportement de gamin immature, je crois que je vais me séparer.

– Quoi ?

–Je pense sincèrement que je serai mieux sans lui, il est plus un poids qu’autre chose…

 

C’est sur ces paroles que mon amie s’est levée et m’a laissée totalement flippée. En tant qu’amoureuse inconditionnelle du mariage (Allô, hôpital Sainte-Anne, j’écoute ?), je ne pouvais absolument pas lâcher le couple de Natasha. Pour cela, j’ai fait appel au mari d’une de mes amies, qui est d’une maniaquerie maladive ! À nous deux, mon petit Pacha, je vais m’occuper de toi !

 

Alors rendez-vous la semaine prochaine, pour la suite de « Quand le roi du Maroc se comporte comme un pacha ». Je vous retrouve mercredi. Bisous

 

*Pour vous procrurer mes romans, c’est sur junesdavis.com rubrique: La Genèse et L’Exode. 

Quand le Roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus !
Quand le Roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus !
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Mon chabbat à Brooklyn : mini story d’une manhatannienne évadée de la grosse pomme.

Publié le par Junes Davis-Cohen

Déjà, il a fallu trainer le roi du Maroc hors de son royaume pour un weekend, et ça, c’était pas gagné:

 

– Comment ça, on va passer chabbat à Brooklyn chez ta copine Lyvnat pour assister à la bar mitsva du fils d’Elijah ? (*voir chronique de lundi: Elijah qui fête la bar mitsva de son fils*). Hors de questions que je bouge de chez moi, c’est clair ?

 

Bon bah… je savais d’avance que c’était mal barré, mais je ne pensais pas à ce point là. Heureusement que j’avais une vieille carte joker qui trainait dans mon sac, que j’ai décidé d’utiliser maintenant parce que je voulais vraiment passer le weekend à Brooklyn. Je gardais en tête que si ce n’était pas suffisant, j’allais demander à Elijah d’appeler himself Micka pour le convaincre de bouger. (Comme quand on était petit, et que l’on demandait à sa copine de faire appeler sa mère pour convaincre la notre de nous laisser aller dormir chez elle. C’est le même système, sauf qu’on change de personnage, et qu’on a vingt ans de plus !)

Heureusement, je n’ai pas eu besoin d’avoir recours à ce stratagème, car l’avantage d’avoir des enfants plus grands, (hormis celui d’avoir baby-sitting gratos), c’est qu’ils ont une sacrée tendance à se mêler de tout tout le temps !

Alors quand Ethan est arrivé pour supplier son Roi de père… il a cédé ! Yes ! Il a accepté de laisser son trône vide pour une nuit, et non deux comme je l’aurais voulu (faut pas pousser, l’artiste !):

– Une seule nuit, Junes, on est d’accord ? 

– Mais oui, promis. On partira dès le samedi soir, juste après la sortie des trois étoiles.

– OK, mais imagine que la bouffe ne soit pas bonne ?

– Ma copine m’a dit qu’elle avait pris un traiteur.

– D’accord, mais imagine que les invités soient tous des gros relous ?

– On sera soixante, et comme je bâtis toute ma vie sur de l’optimisme à toute

épreuve, je me dis que sur le lot de gens, y aura au moins une ou deux personnes sympas.

– Possible, mais imagine qu’on m’oblige à me rendre à la syna tout le temps ?

– Ça te fera du crédit pour le jour du grand pardon. C’est bon ?

– Mouais…

Hourra ! Mes petites gens font la fête, et vont directement préparer leurs affaires.

– C’est pas tout…

– Quoi encore ?

– Il y a intérêt a ce que ce que la nourriture soit bonne, sinon je t’entiendrai pour entière responsable !

– Cela va de soi ! Et si Rogue a tué Dumbledore, dans Harry Potter, c’est tout autant de ma faute !

 

Le vendredi, je vérifie une fois de plus les affaires avec cette drôle d’impression de partir en colonie de vacances… et c’est top !

Abigail, la mère du Bar mitsva, qui a toute sa famille à Brooklyn, me conseille vivement de partir avant 15h00, car la circulation entre Manhattan et Brooklyn est pourrie. Le problème, c’est que j’ai tendance à ne pas écouter les conseils (avisés) que l’on me donne, et j’ai préféré attendre mon homme et partir tous ensemble à 17h, pour arriver in extremis à 19h03 à Brooklyn.

Nous voilà arrivés chez Lyvnat (méga, mais méga relige, genre plus, c’est bizarre), qui nous héberge gentiment dans sa maison (hyper jolie !).

À peine on décharge les mini-valises, que le mari de Lyv entraine directement mon homme à la syna et qui grogne :

– Ça commence, allez…

Je sens que je vais prendre cher à la maison !

 

S’ensuit un vendredi soir classique, sauf que ce n’est pas un traiteur que mon amie a pris comme je le croyais, mais une chef cuisinière marocaine, qui répond au doux prénom de Jamila (scoop en fin de chronique).

C’était juste délicieux, et je me suis mise à rêver que j’en avais une comme ça chez moi, qui serait dans ma cuisine en train de me préparer des moufletas (des crêpes) pour le petit dej… que c’est bon de rêver…

 

Pendant tout le repas, il y aura une ribambelle de voisins, qui ne feront qu’entrer et sortir de chez mes hôtes, pour souhaiter chabbat chalom, et accessoirement emprunter de l’eau, du sel, du sucre (ils ne font pas les courses ?). Grosse ambiance, quoi !

 

Mon empereur était ravi, et les enfants aussi, mais ce que je tenais à vous écrire aujourd’hui, ce n’est pas seulement mon expérience de vivre (hormis famille/belle-famille) mon chabbat ailleurs que chez moi, pour atterrir chez des gens extraordinaire de générosité, mais plutôt ce que j’ai vécu le samedi matin:

À Brooklyn, dans le quartier où j'étais, pour aller à la syna de la famille du Bar-Mitsva, il y a une très longue avenue que beaucoup de juifs empruntent tous à la même heure.

Ce qui choque, c’est de voir les ultra-orthodoxes qui se dirigent vers leurs synagogues respectives et les joggeuses juives, qui se croisent et se souhaitent mutuellement:

– Chabbat chalom.

Le contraste entre les deux milieux est assez flagrant et déstabilisant pour une femme comme moi, qui se situe entre ces deux mondes.

D’après ce que Lyvnat m’a expliqué, ces dames qui appartiennent à l’importante communauté des Syriens, qui habitent depuis plusieurs générations à Brooklyn, sont elles-mêmes respectueuses du chabbat, et ont demandé une autorisation spéciale pour continuer à jogger même le samedi matin, pour ne pas interrompre leur entrainement de la semaine.

 

*Note de l’auteur inappropriée et langue de vipère: *

C’est pas pour dire, mais moi je les ai bien observées, les gueuses, et croyez-moi, il n’y avait pas que des minces ! Je ne comprends pas, si elles font du sport tous les jours, samedi compris, elles devraient avoir des corps en béton, non ?

Ma remarque est tellement pertinente et constructive, que je vais aller la jeter directement au vide à ordures le plus proche.

Avec toutes nos excuses pour la gène occasionnée. La direction du Blog de la vie déjantée d’une mère juive a New York City.

 

En somme, j’ai vu deux mondes, le religieux et le moins religieux, qui ne se souciaient pas de savoir ce que chacun faisait, (en même temps, c’est pas compliqué !), ils se souhaitaient mutuellement ce fameux: Chabbat

Chalom, qui contient le mot: Chalom/Paix.

C’est cette paix intérieure, et cette harmonie assez spectaculaire, que j’ai ressenties pendant tout ce trajet, et qui m’ont renforcée dans mes idéaux qu’un monde de paix et de respect, du moins dans notre communauté, est tout simplement possible.

À chacun de revêtir l’habit avec lequel il se sent le mieux, sans regarder l’autre de façon dédaigneuse ou haineuse.

 

C’est pour cette raison que je ne pourrai pas vivre à Brooklyn, car il y a un risque que je ne puisse définitivement plus partir des États-Unis. Je me perdrai à penser que c’est pareil que de vivre en Israël, alors qu’Israël reste Israël, et ne ressemble à aucun pays au monde, puisque c’est le notre. 

Je vous envoie des bisous gonflés d’harmonie. Je vous embrasse, à lundi.

 

Scoop sur Junes Davis:

Mes parents m’ont donné comme deuxième prénom, le même que celui de la cuisinière de Lyvnat. C’est vrai en plus, mais chuuuut, j’assume pas du tout.

 

Pour commander mes livres de la collection: La vie déjantée de Junes Davis. Tome 1 et 2 sur junesdavis.com

Mon chabbat à Brooklyn : mini story d’une manhatannienne évadée de la grosse pomme.
Mon chabbat à Brooklyn : mini story d’une manhatannienne évadée de la grosse pomme.

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Elijah qui fait la bar mitsva de son fils

Publié le par Junes Davis-Cohen

ll y a quelque mois, j’avais écrit une chronique avec pour titre : « Elijah qui ne veut pas partir ». Eh bien aujourd’hui, ce même Elijah fête la Bar-mitsva de son fils qu’il a organisée avec sa femme, mon amie américaine Abigail… enfin… quand j’écris qu’il a organisé, ce n’est pas tout à fait juste. Comme d’hab, c’est la mère qui s’est tapé toute l’organisation, car d’après ce qu’elle m’a dit, pour son mari, et comme pour beaucoup d’autres hommes, les fêtes sont un truc de filles. Depuis quand ? On n’en sait rien mais c’est pas grave.

Déjà, dès que j’ai reçu la carte en peau de croco/chro-chro, j’aurais mis un de mes livres à couper qu’il s’agissait d’une invitation pour le défilé Chanel tant elle était belle. Je me suis dit que c’était l’âme de Coco qui me l’avait envoyée du paradis. Mais en ouvrant l’enveloppe, j’ai découvert l’invitation en belle et due forme de la bar-mitsva du petit Elijah Junior.

Mon mari qui n’était pas loin, me l’a arrachée des mains, en me lisant à voix haute que la pose des Teph’ se déroulerait le vendredi 29 avril à 8:30 am.

(C’est pas lundi ou jeudi, normalement la pose des Teph’ ?) Lui qui est censé arriver au boulot à 7:30 am (j’écris bien censé !), ne pourra malheureusement pas m’accompagner. Tant pis, j’irai avec mon grand qui est aussi invité.

 

Le jour de la B-M, fifille 2 remarque que je suis habillée vachement mieux qu’à l’accoutumée. Elle apprend scandalisée qu’Ethan va rater l’école et pas elle. Je ne sais pas si c’est cette foutue tutu-robe, ou sa moue de petite fille qui a fait pencher la balance, mais j’ai cédé lamentablement quand elle m’a suppliée de l’emmener avec moi. Mais pourquoi j’ai fait ça ?

Ça devait être mon moment :

– La fausse bonne idée du jour, bonjour. En quoi puis-je vous aider?

– Bonjour madame, j’ai la possibilité d’envoyer mon enfant à l’école, mais je ne le fais pas. Suis-je dans le bon service ?

– Oui, tout à fait.

– Ah génial !

– Ne quittez pas, vous allez galérer, ne quittez pas, vous allez galérer.

 

À chaque fois, je me fais avoir, et argumente en me disant :

– Ça va, c’est bon, c’est vendredi. C’est qu’une demi-journée après tout, ça changera rien. Alors que ÇA CHANGE TOUT !

Heureusement que fifille 1 adore l’école, et s’en va avec mon Micka qui la dépose. Ce qui fait que je me retrouve avec les deux autres.

On arrive à la Safra synagogue. Magnifique ! (Si vous êtes de passage sur

New York, courez la visiter). Il y a un buffet petit dej’ avec tout plein de monde qui se sert. (C’est pas après, le petit des  ?) Oh et puis, on s’en fiche de savoir avant-après, tant qu’il y a de la bouffe, je me sens tout de suite en sécurité. (En parler jeudi avec thérapeute).

Lorsque je rentre dans l’enceinte de la syna, côté femmes, je remarque qu’il y’a la moitié des mamans de l’école, invitées elles aussi. Encore timide de mon anglais, je préfère me mettre en retrait pour éviter de commettre l’une de mes bourdes légendaires de langage. Hier encore, j’ai croisé une voisine dans le couloir qui m’a tenu la jambe pendant cinq minutes, pour m’expliquer la façon dont elle se l’est cassée. J’avais répondu :

– Terrific/ génial !

À la place de Terrible/Terrible. Elle m’avait fait une drôle de tête, et ne m’avait même pas dit au revoir. Alors mieux vaut être prudente avec ces dames, et rester tout derrière. Et j’ai bien fait ! Pendant les 30 minutes de prière, ma petite poupée n’a pas cessé de se rouler par terre, m’a réclamé 13 fois : « Youtube ! Youtube ! Youtube ! », tout en me racontant sa vie en stéréo jusqu’à ce que le rabbin, qui priait déjà bien fort en devienne complètement aphone à force d’avoir tiré sur sa voix pour couvrir celle de ma petite.

MAIS POUQUOI JE NE L’AI PAS EMMENÉE À L’ECOLE ?

– Ne quittez pas, Madame Davis, votre journée ne fait que commencer…

 

L’office se termine, et c’est l’heure des discours. Ah, ça y est, on est collés pour 1h30 de speech. Les américains adoooorent les discours, et n’hésitent pas à en faire pour n’importe quelle occasion ! Bon là, à sa décharge, c’est un peu la Bar de son fils, allez, laissons-le faire son kiff.

Elijah commence par se racler la gorge, et remercie une ribambelle de prénoms ponctués d’anecdote sur anecdote sur chacun, qui n’ont aucun intérêt pour les personnes qui ne sont pas sur sa liste (moi !). Au bout de vingt minutes, Elijah a eu le temps de remercier tous les habitants de la planète terre, et conclut par une fin qui a finalement réussi à m’arracher une larme (bravo !).

Il s’est adressé à sa femme avec les yeux de l’amour, en lui disant :

« My dear, toi qui a tout organisé, la femme de ma vie, la mère de nos enfants, la futur grand-mère de nos petits enfants (c’est bizarre qu’il la nomme comme ça, non ?), la perle de ma vie, sans toi à mes côtés, je serai un homme perdu aujourd’hui, et bla-bla-bla… et bla-bla-bla, jusqu’à ce qu’il finisse par :

– I love you with all my love forever and more. Allez monsieur ! Tonnerre d’applaudissements dans la salle.

C’est beau quand un mari fait une telle déclaration à sa femme devant 200 invités (la fille qui se met à rêver, et qui fait un transfert à mort de la situation). Et c’est au tour de E. Junior de prendre la parole.

Comment vous dire ? Par où commencer ? Par quoi je commence ?

 

Je vais essayer d’être la plus objective possible dans le choix de mes mots : tout d’abord, le gosse n’a pas besoin de ses notes pour lire son discours qui n’en est pas un, puisqu’il va carrément nous faire un Show à l’américaine ! Mais ça, je ne le sais pas encore…

 

Je n’arrive tout simplement pas à croire que ce petit bonhomme n’a que 13 ans. Fallait voire la façon dont il s’exprime, on aurait dit qu’il en avait 25. Tout est orchestré au millimètre près ! C’est comme si le petit Eli avait un boitier doté d’un bouton magique, à chaque fois qu’il prononçait une phrase, soit l’assemblée était pliée de rire (moi compris !), soit elle était triste (mon make upeeeee !). Je reste fascinée, et ne décolle pas mes yeux du Bar jusqu’à ce que ma voisine de siège (pas sympa) m’arrache à tout ça, pour dire à ma fifille qui changeait de vidéo Youtube toutes les 30 secondes, de faire moins de bruit.

Oui, je lui ai filé mon tel pour la canaliser ( ouhouuuu shame on me, je sais, mais j’assume !). J’avais mis le volume à un en plus, mais son petit doigt l’a mis à trois, je ne suis en rien responsable si elle pianote plus vite que son ombre. MAIS POURQUOI JE NE L’AI PAS ENVOYÉE À L’ÉCOLE ?

En plus, j’ai envie de dire à ma désagréable voisine, que moi aussi je veux écouter pleinement le discours du futur Sénateur de New York.

Le clou du spectacle, c’est quand le Junior descend de l’estrade et se met à envoyer des baisers avec sa main à toutes les femmes présentes. Mais en arrivant à hauteur de sa mère (psychologue), il reprend le micro qu’il avait mis dans sa poche de veste (normal), la regarde droit dans les yeux, et lui dit :

 

– Maman, tu as toujours eu des pouvoirs surnaturels sur moi. Tu sais toujours quand j’ai faim, quand j’ai soif, et quand quelque chose me tracasse. Tu ressens tout à la seconde près. Il n’y a que toi maman qui a ce pouvoir sur moi, car il s’appelle : l’amour.

Et là, il y a un jeté de ballons rouges qui sortent de je sais pas où. Ils sont trop bons ces amerlocs, c’est pas possible !

Standing ovation, toute la syna se lève (sauf moi, je suis crevée, et je suis trop bouche-bée).

La mère du petit bar-mitsva, brave la méhitsa/la séparation entre les hommes et les femmes, en larmes, prend son fils dans les bras, et lui répète en boucle :

– I love you son, I love you so much, so much, soooooo much.

Oh mon D., c’est mieux que le ciné, c’est quand même hallucinant tellement ils en font trop ! Comme dirait ma copine Fortunée : C’est hikika oublida tout ça !

Je comprends maintenant pourquoi nous les français, nous traînons une réputation de gens froids et peu démonstratifs. Nous sommes juste normaux, quoi ! Pour se sentir aimé, nous n’avons pas besoin d’autant d’étalage/déballage d’amour en public !

Parce que Junes Davis EN A MARRE DE TOUT ÇA ! J’en peux plus de tous ces « Je t’aime » systématiques et obligatoires avant de raccrocher quand ils sont au téléphone avec leur mère, leur père, le pape ! Et tout ces : « Oh My Gosh ! » et compagnie, qui constituent 70 pour cent de leur vocabulaire ! J’en peux plus, là ! Ça fait bientôt 6 ans que ça dure ! Et… Oh my ! Je crois… je crois que je suis en plein BURN-OUT de la langue de Shakespeare !

Faut que je me calme, parce que là, je déraille, je suis définitivement la seule à être aussi « cynique », voire « clinique » dans cette salle. Tous les invités autour de moi hurlent de joie, et courent pour serrer le petit Bar-mitsva. Pour ensuite se diriger à la queue leuleu vers le vrai breakfast (de malade) qui nous attend en bas. Dans le brouhaha général, j’entends cette phrase 100 pour cent pur jus américaine pas du tout exagérée :

– C’est le best speech ever of the world que j’aie jamais entendu !

Eh bien ! rien que ça… faut que je parte bientôt en vacances, pour me ressourcer pour au moins cinq jours !

 

On descend les escaliers qui mènent au buffet, et je chope mon fiston, toujours accompagnée de fifille 2, qui a élu mon portable le sien, et je demande

à Ethan s’il a aimé. C’est là qu’il me répond :

 

– C’était super sympa ! Ils sont trop cool, mais tu trouves pas que Elijah et son fils sont un peu… trop !

Et là, je peux pas m’empêcher de prendre mon fiston dans les bras, en faisant une prière de remerciements (après tout, nous sommes dans une Syna !):

Que D. Bénisse l’Amérique qui m’a laissé mon presque Bar-Mitsva en bon état. Ouf… MERCI !

Il me demande de le lâcher, parce qu’il y a ses copains pas loin, mais je ne peux m’empêcher de lui demander si pour sa B-M justement, il souhaiterait la faire à New York ou en Israël (mon rêve).

Il réfléchit, et me dit :

– Tu pourras demander à la mère d’Elijah Jr où elle a acheté ses ballons, parce que j’en voudrais des pareils, mais en bleu et blanc. Comme ça avec des bonbons, on pourra les lancer au Kotel/le mur des lamentations (en Israël).

Yes ! C’est exactement la réponse que je voulais, y aura plus qu’à convaincre le Roi du Maroc.

 

S’ensuit une fête très sympathique, avec des levées de chaises, des mazal toi en veux-tu en voilà, que je devrai quitter au bout de 10 minutes, pour cause de Omer. Y a quand même des trucs chelous dans cette Bar-Mitsva.

J’emmène directement fifille 2 à l’école, même pour deux petites heures.

M’en fous, sans pitié ! En raccrochant une bonne fois pour toutes avec l’opératrice de: La fausse bonne idée du jour, bonjour ?

 

Je voudrais vous écrire le chabbat de la Bar-mitsva qui a suivi à Brooklyn, qui a été un avant goût du paradis, mais comme on est lundi, et qu’il vous faut tous vaquer à vos occupations, je vous réserve la suite pour mercredi, parce que c’est dommage de bâcler ce moment fort en café que j’ai vu.

 

Je vous retrouve après-demain, avec une mini-chronique sur mon chabbat à Brooklyn ! Énormes bisous.

*Si vous avez aimé mon histoire, vous aimerez mes romans : La vie déjantée

de Junes Davis Tome 1 et 2, qui sont en vente sur junesdavis.com

<http://junesdavis.com> rubrique: La Genèse et L’Exode. *

 

*Ps: *Merci de suivre chaque semaine mes aventures. Vous êtes de plus en plus nombreux à vous connecter via mon blog. Je ne vous remercierai jamais assez pour votre fidélité et le soutien que vous m’accordez. Avec tout mon amour.

Elijah qui fait la bar mitsva de son fils

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Mon VMK (Vrai moment de kiff !)

Publié le par Junes Davis-Cohen

Le monsieur de la maintenance du building sonne à ma porte. Il m’explique qu’il doit faire un contrôle annuel du compteur d’électricité. Je n’ose même pas imaginer le chiffre de notre EDF américain, parce que rien qu’avec la consommation en chargeurs pour nos Iphones, ordis, et compagnie, le chiffre doit frôler la folie.

J’ai eu le temps de tronquer ma tenue de ville du matin contre la décontractée que je réserve pour la maison uniquement. (Personne n’a le droit de me voir dans cet état, sauf la dame qui m’aide à faire le ménage, et Lili ma correctrice. Comme mes fautes d’orthographe et de grammaire n’ont plus de secret pour elle, et qu’elle arrive même à ne plus pousser des hurlements à chaque fois qu’elle en chope une, au fil du temps, elle m’a prouvé qu’elle était devenue assez solide pour me voir telle que je suis).

En plus, tant qu’il n’y a pas de roi du Maroc à l’horizon, c’est détente. J’ai carrément réussi à obtenir une autorisation de 2h par jour auprès de la ligue des femmes qui restent en jogging/leggings toute la journée !

Le monsieur entre, ne me jette même pas un regard, et me demande de lui montrer où se trouve le compteur. Je l’emmène, et au bout de trois minutes de griffonnage, il me demande d’appeler ma maman, car il doit lui parler.

Ayant laissé la connexion Wifi de mon cerveau sous la douche ce matin, je prends d’instinct mon phone, et le déverrouille pour appeler ma mère. En pleine composition de numéro, je m’arrête d’un coup (ah, ça y est, le Wifi est revenu), et lui demande :

 

– Mais pourquoi vous voulez parler à ma mère ? Quel rapport ?

– Vous vivez seule ?

– Bah euh… oui, non. Sans elle, quoi.

– Ça m’embête… vous avez sûrement un tuteur ?

– Un tuteur ? Mais pour quoi faire ?

– Il me faut quelqu’un de plus de 21 ans pour signer le papier qui confirme que je suis passé.

– Et vous croyez que j’ai moins 21 ans ?

– Vous devez avoir l’âge de ma fille, 20 tout au plus.

 

C’est pas possible! Il croit que j’ai moins de 21 ans ! C’est l’explosion de joie interne ! J’ai envie d’écrire des graffitis dans le ciel ! Je me note mentalement d’annuler mon rendez-vous annuel chez mon dermato pour le comblement de mes rides du lion et du tigre (à force de rugir, ça les creuse !)

Je lui sors que j’ai passé la barre des 30 ans, il y a 5 ans (oui, ça fait 35 ans ! N’aie pas honte, mon enfant, moi aussi j’étais nulle en problèmes et en calculs de math à l’école. Je te bénis au nom de mon nom de jeune fille, qui est Cohen, et va en en paix !)

Le type ne me croit pas d’un pouce ! Il me dit l’air totalement hébété que j’ai l’air d’être une « teenager ». Il n’arrête pas de répéter :

– Come on ! I can’t believe you !

Jusqu’à ce que je lui sorte la photo de famille de nous cinq pour l’achever définitivement quand il a compris que j’avais aussi des enfants. On se dit au revoir, et il me conseille de ne pas porter cette veste rose bonbon si un jour je veux acheter de l’alcool en vente libre !

– C’est noté! Have a good day !

Et moi, pour fêter ce vrai moment de pur kiff, je vais tout de suite aller me prendre un petit chardonnay.

 

Je vous embrasse, et vous donne rendez-vous lundi pour vous raconter la Bar-mitsva du fils d’Elijah (Oui le même Elijah qui voulait pas partir de chez moi il y a quelques mois, le jour des élections présidentielles américaines.) N’hésitez pas à votre tour à me noter votre VMK !

 

Si vous avez aimé mon histoire, vous aimerez mes romans: La vie déjantée de Junes Davis Tome 1 et 2 qui sont en vente sur junesdavis.com rubrique: La Genèse et L’Exode

Mon VMK (Vrai moment de kiff !)

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Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

J’ai remarqué que s’il y a un sujet bien tendu dans ce monde, c’est : Les belles-mères !

Prenez n’importe quelle belle-fille au hasard dans la rue en bas de chez vous, ou une que vous avez sous la main. Lancez rien que ces trois petits mots, et vous verrez qu’elle aura forcément quelque chose à dire sur la mère de son amoureux. Il est vrai que l’on ne peut ignorer celle qui a porté, élevé, travaillé pour le compte de celui que nous avons élu: homme de notre vie !

 

Rien qu’en étant en couple avec leurs fils, nous récoltons un peu la graine prête à la consommation que ces mamans se sont galérées à planter et à arroser tous les jours. Nous devrions justement en prendre avec nous, car un jour, nous les belles-filles, nous devrons à notre tour laisser nos petits quitter le nid pour construire le leur avec une autre, et ainsi de suite.

En attendant, est-ce que tout cela est juste ?

Certainement pas ! C’est juste dans l’ordre des choses, mais en aucun cas, les belles-filles ne doivent payer le prix fort de cette lamentable injustice.

 

Alors après une enquête très poussée (j’ai demandé à ma sœur et à ma cousine ! Désolée, j’ai pas trouvé mieux comme témoin, tout le monde est hyper occupé en ce moment! ), on peut clairement distinguer deux catégories de belles-filles, il y a :

 

les chanceuses :

– La mère de mon mari, c’est un bonbon, un vrai bonheur, une douceur de femme, t’as pas idée. Elle est trop sympa/ trop gentille / trop serviable etc.

Certaines vont même jusqu’à affirmer qu’elles ont des rapports beaucoup plus harmonieux qu’avec leur propre mère !

 

Et puis il y a les autres…

Je pourrai écrire carrément un livre rien que pour la deuxième catégorie de B.F., mais il faut absolument que je commence à rédiger mon troisième tome. Du coup, je n’ai pas le temps de me lancer dans un nouveau projet, et pour être honnête, je ne sais pas si un jour je pourrai finir cet essai, car il y a tellement de choses à dire que j’en aurai au mieux jusqu’à mes 120 ans, et encore…

Je ne vais jamais plus loin que l’âge de 120, car je considère qu’à ce stade, même le botox ne peut plus faire grand-chose !

Mais rien ne m’empêche d’agir aujourd’hui, et de noter pour toute une génération de belles-mères (la fille qui rêve), les principales erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !

C’est vrai quoi, c’est pas de leur faute, si personne n’a jamais vraiment pris le temps de leur donner une feuille de route pour éviter que les belles-filles les DÉTESTENT !

 

Je commence tout de suite par le commencement, avec les présentations officielles :

Mesdames, quand votre fils vous présente sa fiancée : prière de ne pas tirer une tronche de trois pieds, car cela va se voir sur les albums photos familiaux, et croyez-moi, des années après, ça saute encore aux yeux ! Alors souriez, vous êtes selfisées.

 

Les préparatifs du mariage :

Tout ce qui concerne votre belle-fille, ne dites pas un mot, ne prononcez pas la moindre criti…Comment ? Mais non, vous ne pouvez pas lui dire qu’elle n’est qu’une petite gâtée pourrie qui voit tout en grand, et qu’elle va vite redescendre sur terre, sinon vous allez tout péter dans ce mariage ! Mieux vaut ne rien dire.

Même combat si vous trouvez le choix de sa robe pourri (en même temps, si c’est une pourrie gâtée, c’est pas étonnant !). On ne se mêle pas non plus ! Si c’est le kiff de la petite, même mauvais, c’est le kiff de la petite ! Le best, c’est d’attendre qu’elle vous sollicite clairement comme:

– Bonjour, belle-maman, cela me ferait très plaisir si vous veniez assister à l’essayage final de ma robe de mariée. Merci.

Avec ce genre de phrase, vous êtes sûre de ne pas vous planter.

 

Le jour de l’accouchement :

Il est clair que nous sommes toutes très très contentes lorsque nos familles respectives viennent nous rendre visite à la maternité. Que dis-je ? C’est un grand honneur que beau-papa, belle-maman, et beau-frérot fassent le déplacement pour ce jour si grand qu’est la naissance de nos mini-nous, mais… oui, il y a un « mais », un insignifiant point vient noircir le tableau idyllique de cette journée bénie : il n’est nullement nécessaire de rester TOUTE la journée au chevet de la jeune accouchée. Cela peut sembler étrange, mais certaines jeunes mamans qui doivent allaiter bébé par exemple, peuvent trouver la situation un peu inconfortable, et je ne parle pas de la position du coussin d’allaitement, mes amis !

Je rajouterai que lorsque l’on vient d’accoucher, c’est pas la Top Santé ! Oui, oui comme le magazine.

Donc venir voir le bébé, oui ! Tenir un peu compagnie, oui ! Mais même quand on aime, il faut vraiment savoir partir…

 

Le fils qui se dispute avec sa femme et qui se pointe chez vous:

L’accueillir à bras ouverts, en sachant pertinemment qu’il a la tête de celui qui vient de s’embrouiller avec sa moitié. Le prendre dans ses bras tout contre soi, en donnant le sentiment d’avoir retrouvé un fils qui revient de la guerre !

Laissez-moi voir comment juger votre réaction poliment : ÇA VA PAS LA TÊTE ! ÊTES VOUS TOMBÉS DESSUS ? Que votre fils se comporte comme un enfant de cinq ans qui se réfugie dans les jupes/pantalons de sa mère (tout dépend de votre niveau de tsniout), oui, mais que vous l’acceptiez, ça non !

On lui ferme gentiment la porte au nez, ou on lui donne un bon coup de pied au derrière, et on le renvoie chez sa femme pour qu’il règle ses problèmes de couple ! En agissant ainsi, ça évite à votre belle-fille d’avoir une raison (de plus ?) de vous détester, et de rendre votre garçon, un homme, un vrai, qui ne fuit pas ses problèmes !

 

L’éducation des enfants : Attention danger ! Chien méchant ! Terrain miné !

J’imagine qu’il doit être très difficile de ne pas se mêler de l’éducation de ses petits enfants quand on est une mamie. Surtout quand on pense que sa belle-fille les éduque n’importe comment ! Que faire alors ?

Hum, hum… rien ! Quitte à vous mordre la langue jusqu’à saigner, car votre belle-fille doit être déjà bien contrariée d’avoir du reprendre son enfant en public (vous êtes son public), mais en plus, la maman sait pertinemment que son enfant exagère justement parce que mamie est dans le coin ! Pitié s’il vous plait, ne profitez pas d’un moment de faiblesse de votre B-F pour l’achever de conseils, déjà qu’elle se sent mal. C’est pas que l’on s’en fiche mais… si, on s’en fiche royal (Barrière), en fat. Tiens, je me ferais bien un petit weekend à Deauville, moi). De plus, de source sûre (les tantes sont souvent des grosses balances !), nous avons su que votre expérience éducative est souvent déformée par le temps ! On vient de nous confirmer que lorsque vous vous doriez la pilule (que vous avez prise !), vous étiez la première à laisser sans pitié vos enfants au baby club ! Alors pas de salades aujourd’hui, mesdames. Vous aussi, vous avez été jeunes avant nous !

 

Se déplacer uniquement s’il y a une circoncision : no comment !

Chaque fois que j’entends ça, j’ai envie d’aller sur la place de la République, et taguer : « Sa race, sa mère… » et partir en courant…

Je confirme que j’aurais pu être celui qui a mis la tutu-skirt à la statuette, un jour où j’en aurais eu vraiment marre de cette honteuse mentalité.

 

Prendre sa B-F pour sa B.F.F : et vas-y que ça clope ensemble, et vas-y que ça papote, que ça critique…

Avoir une belle-mère rock'n’roll, c’est top, mais avoir une belle-mère qui se met à raconter plein d’anecdotes sur son fils (votre mari, accessoirement) c’est chaud ! Elle peut s’oublier, et se mettre à raconter les détails bien honteux de l’adolescence de son garçon. Ce qui devient nettement moins fun, c’est quand sa langue bien fourchue fourche sur le cv amoureux, et balance le nom de celle qui a brisé le cœur de son fils : Amandine ! No way ! C’est cette même Amandine qui vous a présenté votre époux, en omettant de vous dire le principal ! Vous imaginez le carnage pour le couple : mensonge, trahison, séparation… bref, la totale !

Allez belle-maman, clopez-moi cette cigarette ailleurs, et puis… arrêtez de cloper tout court ! Il est temps de passer à la cigarette électronique, qui fait beaucoup plus chic !

 

L’éducation (bis) :

Aller contre l’avis des parents en cachette (franchement, à votre âge, faire des cachotteries, est-ce bien raisonnable ?) :

– Bien sûr, mon petit sucre d’orge, que mamie va te donner ce sucre d’orge !

– Mais Paulette, il a des caries, et le dentiste a précisé qu’il devait éviter de manger trop de sucreries.

– Ne commencez pas, Salomé ! L’éducation, c’est à la maison ! Ici, c’est chez moi, et Alexandre Junior est le Roi !

– Oui, parce que Mamie est gentille, et maman est méchante !

Et paf ! Dans ta tronche, méchante maman qui essaye de protéger les dents de son fils.

 

Oh et puis mince ! Après tout, soyez comme vous voulez à la fin ! Juste, ne vous vexez pas quand votre belle-fille vous fait une remarque sur un truc que vous faites qui la dérange. C’est pas évident, pour elle, d’apprendre tous ces nouveaux codes familiaux. C’est pas facile de passer derrière une maman aussi exceptionnelle que vous, essayez d’être indulgente !

 

Je souligne que la nouvelle génération de belles-filles, n’est pas en reste non plus. Niveau caractère, il y en a certaines qui sont de belles pièces de bœuf. Les petites n’hésitent plus à montrer les crocs si on les enquiquine un peu trop. Elles n’hésitent plus à le faire savoir, et limite maltraitent leurs belles-mères en abusant et réabusant de leur gentillesse :

– Jeanne, vous me gardez les enfants de 9h à 9h du soir, s’il vous plait ! Maintenant qu’ils sont chez vous, c’est mieux qu’ils dorment carrément avec vous ! Ça m’arrange. Bisous.

Ou encore

– Belle-maman, on vient ce weekend. Comment ça, vous aviez prévu quelque chose ? Comment ? Vous refusez de voir vos petits enfants, c’est ça ? Très bien, je vais devoir leur dire que leur mamie préfère aller voir sa mère malade à l’hôpital plutôt que nous recevoir ! Si vous continuez Martine, vous ne verrez plus du tout vos petits enfants, c’est clair ?

 

L’idéal serait de se dire les choses avec un respect mutuel, car nous n’avons pas signé de contrat qui stipule que les belles-mères et les belles-filles doivent s’aimer à tout prix. En revanche, le respect est obligatoire, n’est-ce pas jeune demoiselle ?

N’oublie jamais que ces femmes que tu traites de folles à longueur de temps sont des mères avant tout. Et ça, ma chérie, entre mamans, on ne peut qu’arriver à se comprendre. Si seulement chacune fait l’effort de vivre en bonne intelligence, qui sait, peut-être même qu’un jour vous pourriez toutes les deux aller vous faire une séance d’UV…

Mais ma parole, t’as vraiment rien compris, toi !

Retourne au paragraphe de ne pas être amie avec sa belle-mère… c’est pas vrai, nom de D. ! On se tue à écrire des chroniques, et personne ne prend le temps de lire tout correctement. Pas étonnant qu’après il y ait tant d’histoires, faut lire aussi…

 

Je vous embrasse les belles ( et les beaux), et vous souhaite une entente cordiale et chaleureuse entre vous, ce qui me donne envie d’écrire sur la relation exceptionnelle qu’entretenaient Naomi et Ruth, faut que je vois si j’ai le temps de vous la poster. Gros bisous

PS : Si vous n’avez pas encore commandé mes tomes 1 et 2, vous pouvez le faire sur junesdavis.com, rubrique: l’Exode ou La Genèse. 

 

Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !
Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !
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