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24 articles avec maman

Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!

Publié le par Junes Davis-Cohen

La plupart d’entre nous, même les braves, connaissent cette sorte de spleen qui nous envahit un peu avant que la semaine redémarre, plus connu sous le nom de : « l’angoisse du dimanche soir ». 

Bien qu’il m’arrive encore parfois de ressentir ce sentiment au creux de mon ventre, je dois avouer qu’en cette fin de weekend, tout se présentait plutôt bien. Enfin quand j’écris au creux, ce n’est qu’une métaphore, parce qu’à force d’avoir des petits creux dans la journée, ça fait belle lurette que mon ventre ne l’est plus. 

Ce soir-là, tout allait bien jusqu’à ce que mon mari vérifie ses mails, et me dise : 

 

– Junes je te préviens, cette semaine, je vais être très occupé. Je dois diner avec plein de monde, donc je rentrerai tard tous les soirs.

Va falloir que tu fasses comme si je n’étais pas là. 

 

Pensée numéro un (positive) : Chouette! J’ai pas à lui faire à manger. Des coquillettes et du ketchup pour les gosses, et je serai free! 

Pensée numéro deux (négative) : Comment je vais faire toute seule pour mettre tout le monde au lit… avant minuit ? 

Pensée numéro trois (positive) : C’est pile le bon moment pour commencer la série : « House of cards ». Mon frère dit le poussin m’a vivement conseillé de la visionner pour halluciner devant le jeu d’acteur du Kevin (Spacey). Son pelage n’a jamais été aussi soyeux de ravissement que lorsqu’il s’est tapé les six saisons d’un coup. 

Pensée numéro quatre de femme qui part en live dans sa tête : Attends, c’est pas un peu (usual) suspect que le gars aille diner TOUS les soirs dehors ? Va falloir que je jette un œil de plus près à cette affaire. 

Oh non! Oh bon sang ! Ayez pitié de nous Seigneur miséricorde, faites que cela ne recommence pas ! Préservez-nous! Je croyais qu’après l’histoire du « scandale de la poussette », ce sentiment de suspicion permanente avait été enterré définitivement il y a deux ans au fond du jardin que nous n’avons pas. Je ne veux pas retourner dans la spirale infernale qu’est la jalousie. Au début de mon mariage (les huit premières années !), j’étais tellement rongée de jalousie que je faisais n’importe quoi ! 

Et vas y que je fouinais dans les mails, les sms, les facebook de mon bonhomme. Vas y que je lui faisais les poches pour ensuite lui faire des reproches. Je regardais partout dans ses vestes, ses chemises, ses pantalons, pour trouver la plupart du temps des mouchoirs usés ou des capsules Nespresso, (il adore en avoir toujours sur lui !). Cela me bouffait de l’intérieur, à me grignoter les ongles plus que de raison. Heureusement qu’avec l’arrivée du ICloud, les choses se sont un peu calmées. J’étais rassurée, tous nos appareils étaient en partage de connexion instantanée. Vachement pratique pour les tigresses comme moi, mais pénible à la longue, car si vous voulez conserver un minimum de mystère dans votre couple, c’est râpé: 

– Tu m’as pas dit comment ça c’est passé ton rendez-vous chez l’arracheuse de poil à 13h30 ? 

 

Pendant que je méditais, j’observais mon mari qui venait de plonger dans un sommeil de juste. Remarquez, il m’a juste informée de son emploi du temps, faut que je me détende. Avec son métier, c’est normal que parfois il ait des diners à la chaine. C’est pas parce qu’il est marié qu’il a des chaines aux pieds. En plus, il a eu la classe de me prévenir à l’avance, pour une fois (rien de pire qu’un gars qui t’appelle pour te dire qu’au final il mange avec un copain dehors, alors que tu as passé une heure à lui préparer son repas !). C’est un peu rassurée que je me suis endormie d’un sommeil de plomb. En rêvant de ces fameuses chaines faites du même matériel.

 

Le lendemain, le cœur plus léger, je vaquais à mes occupations de femmes qui ne fait rien. Oui, c’est bien connu, les femmes qui ne bossent pas dans un bureau ne font rien de leur journée ! Une charmante jeune dame m’avait écrit un message délicieux tout de suite après avoir fini mon tome 2 (563 pages. Police: Arial 11. Écrit en petit quoi !) : 

Bonjour Junes, un petit mot pour vous dire que j’ai beaucoup aimé votre roman, mais ce que j’admire le plus chez vous, c’est le fait d’être une femme au foyer, qui ne fait rien de ses journées. Je sais pas comment vous faites, moi je ne pourrais pas ! En tout cas, bravo. 

Ma réponse :

LOL. Je suis ravie que mon livre vous ait plus. Puis-je acheter les droits d’auteur de votre phrase qui rentre directement dans le top five de mes phrases préférées de 2017 ? Bien à vous, Junes.  

 

Bref, où en étais-je ? Ah oui ! Au lendemain (ce que je suis bavarde, je savais pas qu’on pouvait l’être aussi par écrit!). Je reçois un coup de fil de Micka qui va me mettre dans un état de stress pas possible pour le reste de l’après-midi: 

 

– Mimine c’est moi ! Ça va ? T’es où ? Qu’est-ce tu fais? Est-ce que tu peux déposer en urgence au pressing mon costume bleu nuit en t’assurant que je le récupère mercredi au plus tard ? Y a un collègue qui fait son pot de départ sur une péniche, il faut que je sois au top parce qu’il y aura les petits et les grands boss. 

 

« Les petits et les grands boss » est un code qui est apparu lors des longs (très longs) débriefs quotidiens de la journée de boulot de mon homme. Avec cette appellation, je m’y retrouve plus facilement pour suivre les histoires palpitantes qu’il me raconte. D’ailleurs, je connais le nom, le prénom, la vie maritale, le numéro de sécu, et le caractère de plusieurs personnes que je n’ai jamais vues de ma vie ! En vous écrivant ce paragraphe, ça fait limite pathétique, tellement la fille elle vit la vie de son mari par procuration. Passons. 

 

– Donc si je comprends bien, y aura grave du people à ce pot-péniche de départ. Ça a l’air trop sympa, je peux venir ? 

À travers le tel, je sens un Micka qui se tend (ça arrive quand on est tendu): 

– Quel rapport avec toi maintenant? C’est un truc entre collègues. Je te laisse, et n’oublie pas mon costume, Junes ! 

 

Ce n’est quand raccrochant que j’ai mon système d’alarme interne de sécurité qui se met à sonner très fort dans mon cerveau. Des gyrophares vivants se mettent à tourner à vive allure au dessus de ma tête. Deux hélicos commencent à projeter une forte lumière en ma direction, et j’entends une voix métallique parler dans un talkie-walkie qui dit : APPEL À TOUTES LES UNITÉS ! MICKA DAVIS VA SUR UNE PÉNICHE ENTOURÉ DE JE NE SAIS QUI ! APPEL À TOUTES LES UNITÉS! MICKA DAVIS VA SUR UNE PÉNICHE ENTOURÉ DE JE NE SAIS QUI ! 

 

Pendant que je plie le linge, je sens mes oreilles qui se dressent comme un lapin. Je commence même à parler toute seule et à voix haute (c’est le signal qui vient juste après les gyrophares) : 

– Pourquoi il ne veut pas que je vienne ?… Il a honte de moi ou quoi ?…Il a peur que je ne sois pas présentable… il pense que je ne sais pas me tenir en public ?….Y aura qui là-bas ? Une secrétaire qu’il ne veut pas que je rencontre ? (Le cliché de ouf)! Ou bien il s’agit d’une collègue pouffiasse… non pire… il ne veut pas que je découvre que les petits et les grand boss sont en réalité des petites et des grandes boss. Si ça se trouve, l’une d’entre elles lui fait du chantage comme dans ce film bizarre avec Demi Moore et l’autre là. Le mari de Catherine Zeta-Jones, comment il s’appelle déjà ? Ah oui ? Michael Douglas, il parait qu’il est juif en plus. Peut-être qu’au final, je rendrais service à Micka si je débarquais à l’improviste à cette soirée… mais oui, exactement ! Je vais venir te sauver Micka, accroche-toic! Junes arrive. 

 

Et puis d’un coup, je m’imagine arriver en plein milieu de la soirée vêtue d’une robe rouge. Je suis perchée sur des talons de douze centimètres pour atteindre le pénible 1m60 ! En voyant mon mari, je crierais de loin : 

– HOUHOU CHÉRI ! OUHOUU MICKA! C’EST MOI JUNES! 

Tous les petits et les grands boss se retourneraient sur mon passage pour voir qui est cette folle au RAL qui déborde de partout ! 

(Note de l’auteur: J’ai mis trois semaines pour comprendre que RAL était le raccourci de: Rouge à lèvre. RLB de raccourcir tous les mots à la fin ! RLB = Ras le Bol!). 

Mon RAL serait de la même couleur que ma robe qui me donnerait l’allure d’une évadée d’hôpital psychiatrique. Je porterais pour l’occase ma perruque blonde platine que je mets qu’à de très rares occasions, car de loin, je ressemble à un lampadaire de taille réduite, de près, à une allumeuse qui ne s’allume pas, car mon visage est recouvert d’une masse chevelue jaune ! 

Je serais comme Angelina Jolie sur l’affiche de Mister et Mrs Smith, j’aurais planqué sous ma robe plein de couteaux suisses (souvenir de mes années genevoises) pour être prête à attaquer les collègues femmes qui regarderaient de trop près mon homme. Discrètement, je les poignarderais en plein dans la cuisse pour les punir d’avoir louché dans l’assiette d’une autre, de la mienne, de surcroît ! Allez hop ! Ni vu, ni connu, je me débarrasserais de leur corps en les faisant passer par dessus bord, et comme ma robe serait de la même couleur que leur sang, personne ne verrait rien, discrétion maximale assurée ! Je m’approcherais de Micka, ma robe parsemée de cheveux de femelles que j’aurais arrachés par poignée en guise de menace, pour lui dire que TOUT est sous contrôle, mon amour ! 

 

C’est exactement ce que je vais faire pour apaiser mes pires angoisses, que je croyais avoir dépassées. Soudain, je me remémore les mots gentils que mon mari m’a dit avant d’aller bosser. Je repense à nos dernières vacances en famille, notre dernier restau en amoureux, lui sur son portable, moi sur le mien. (Non, je déconne! N’empêche, y a plein de couple qui font ça). Devrais-je me calmer ou nous faire revivre « le scandale de la poussette » ? 

 

Le scandale de la poussette: Il y a deux ans environ, pendant que Micka était parti payer nos achats à la caisse, et que moi j’attendais avec nos enfants un peu plus loin, j’avais repéré une dame qui se tenait derrière mon mari. D’un coup, elle s’était mise à palper le manteau de mon homme, pour soi-disant vérifier la matière de sa doudoune (mon œil oui!). Mes poupées dormaient dans leur poussette double. Folle de rage, j’avais dit à mon fils de s’accrocher à mon bras, car il allait voir maman en action. J’avais roulé droit sur la dame qui s’était écroulée par terre. Résultat : une cheville de cassé, et deux doigts écrasés sous le poids de mes roues. Chaiiiiii! Je peux vous assurer que l’envie de toucher le manteau des gens dans les files d’attente lui était passée. 

 

En repensant à tout cela, et à la violente (mais juste) discussion que j’avais eue avec Micka, le bruit assourdissant des gyrophares s’éloignaient peu à peu. Peut-être que depuis, j’ai compris que je devais arrêter d’avoir peur. Je devrais commencer par avoir un peu plus confiance en moi (et non en lui, il n’a jamais rien fait pour mériter ma folie). 

Tout en fourrant dans un sac le fameux costume bleu de mon homme, je tends un mouchoir à mon double démoniaque, Juju la Tigresse, pour qu’elle enlève ce perturbant RAL de sa bouche. Ensemble, nous réanimons tous les corps féminins qu’elle avait tabassés en hurlant: IL EST À MOI ! À MOIIIIIIIII ! Meurs traitresse qui ne rêve que d’être sa maîtresse ! 

Doucement, je la prends dans mes bras pour lui dire : 

– Écoute Juju, il faut que tu te raisonnes, et que tu arrêtes tes gamineries ! Pose-moi ces couteaux… Voilà, c’est bien. 

 – Mais Junes, t’es sûre que tu veux te passer de mes services ? Imagine un jour il nous laisse tomber pour une autre (lo alénou), comment on va faire ? Faut pas se reposer sur nos acquis. On doit continuer le combat pour le garder le plus longtemps possible près de nous deux, tu crois pas ? 

– Je te propose quelque chose de plus intéressant. Tu vois toute cette énergie débordante que tu déploies pour le garder avec nous ? Sers-toi de cette force pour en faire quelque chose de positif. Va me chercher ton tapis volant, monte dessus, et vole jusqu’au pressing. Enfile tes écouteurs, augmente le volume de : « Ce rêve bleu » de Daniel et Karine, et accepte le fait que tout aille bien. 

– On entend tellement de choses…

– Certes, mais si un jour, l’homme que tu aimes se lasse de toi, ta peur irrationnelle ne pourra pas l’éviter ! C’est un fait ! Deux options s’offrent à toi : tu continues à te prendre la tête, et un jour on se retrouvera en taule pour de bon pour coups et blessures, ou bien tu décides enfin de vivre, tout simplement ! 

– T’as peut-être raison.

– Mais oui, j’ai raison! Allez, on remballe tout ça, on y va. 

 

Le plus drôle dans toute cette affaire, c’est que le jour de la fameuse soirée-péniche, devinez qui est rentré à 18h30 pour cause de pot de départ annulé ? Je crois que vous avez deviné la réponse. 

Alors à toutes les Juju la tigresse du monde, limons nos griffes, mes sœurs ! Faisons des tresses à notre pelage, et rugissons de bonheur à chaque instant que la vie nous offre, sans nous ronger les sangs, parce que ça ne vaut pas le coup ! 

 

Je vous embrasse, et vous retrouve mercredi avec : « Les pires coups que j’ai fait subir à mes parents durant ma jeunesse ». Ambiance dernière soirée de colo, parce ce sera la dernière chro avant le Summer break. Énormes bisous 

 

Si vous avez aimé ma chro, vous pouvez commander mes romans : La vie déjantée de Junes Davis. La Genèse et l’Exode sur junesdavis.com. Have Fun! 

Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!
Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr! Le grand retour de Juju la Tigresse... Grrrr!
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Les astuces de Tata pour bien choisir sa perruque et son foulard !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Lorsqu’il y a quatre ans et demi, j’ai décidé de me couvrir la tête, ce fut un choc ! Venant d’une famille très religieuse, et ayant vu toute ma vie ma mère porter une perruque, j’aurais pensé que de le faire à mon tour, bien qu’avec huit ans de retard, aurait été juste naturel pour les gens qui m’entourent ! Eh bien… pas du tout ! J’ai découvert qu’en prenant cette décision, c’est devenu une affaire quasi d’État/politique et sociale où chacun donne son petit avis (alors que j’ai rien demandé !) :

 

– Mais enfin tu n’y penses pas, toi qui adore la mode, comment tu vas faire pour allier les deux ?

 

– Et en été, as-tu pensé à comment tu allais faire ? Parce que là, en automne, tu fais la belle, mais crois-moi, tu vas mourir de chaud avec toutes tes fanfreluches sur la tête ! Tu vas transpirer, et tu ne sentiras même pas bon !

 

– C’est pas les ultra-orthodoxes, en Israël qui se couvrent les cheveux ?

Mais toi, franchement, en plein Manhattan, qu’est-ce que tu vas nous foutre sur le crâne ?

 

– Et ton mari ? Il en pense quoi, ton mari ? Parce que le mien, il n’accepterait jamais ! C’est limite quand je vais à la syna, et encore…

 

– As-tu conscience que tu ne pourras plus te mettre en maillot ? Fini la plage ! Fini les kiffs. Tu vas passer à côté de ta jeunesse !

 

– Ça veut dire que tu vas raser tous tes cheveux en dessous ?

 

Des tas et des tas de questions, auxquelles je me sentais obligée de répondre, pour justifier une démarche tout à fait personnelle. La chose la plus hallucinante, c’est que je n’essayais même pas de convaincre les autres de mon choix. Hou la la, loin de là ! Qui suis-je à pour convaincre qui que se soit? Mais rien que de décider physiquement d’accomplir un acte aussi fort de l’extérieur, a suscité un bouleversement visuel pour mon entourage, et même pour les gens que je ne connaissais pas.

 

Il y a juste une question-réflexion qui m’a interpellée plus que les autres, car je l’ai trouvée assez injuste, voire totalement fausse, limite méchante et assez cliché…

 

– Tu vas devenir affreuse ! Crois-moi, tu ne sais pas dans quoi tu t’embarques ! Tu vas devoir sacrifier ta féminité, parce que pour moi, toutes les religieuses sont moches et mal fagotées !

 

– Toutes les religieuses ? T’es sûr ? Ce n’est pas un peu… du GRAND n’importe quoi, ce que tu affirmes ?

 

– Bon ok, peut-être pas toutes, mais faut avouer qu’entre celles qui portent un balai-brosse sur la tête, et les autres avec leurs fichus pas terribles, je ne sais pas comment tu vas t’en sortir pour ressembler encore à un être humain.

 

La remarque m’avait piquée, pas autant qu’une piqure de moustique mais quand même ! Je trouvais cela drôlement faux ! Combien de femmes ont un visage magnifique que le port du foulard justement met encore plus en valeur ? Combien d’américaines j’ai croisées avec des perruques plus magnifiques les unes que les autres, qui donnent envie à n’importe laquelle d’entre nous d’échanger volontiers cette parure contre nos propres cheveux ? D’ailleurs, certains rabbanims ne sont pas du tout d’accord, les qualifient de non-conformes, parce quand ces dames traversent un restaurant, il n’est pas rare que tous les regards se tournent vers ces beautés !

 

Attention ! Il n’est écrit nulle part que l’on doit s’enlaidir en se couvrant la tête. Au contraire, foulards ou « casques chevelus » ont une importance capitale, car c’est un kidouch Hachem/honneur à D.)

 

Depuis, je me suis jurée d’essayer de ne jamais faire honte ou de ternir

l’image/la boite de la femme religieuse dans laquelle on m’a mise (alors que D. Lui-même n’a jamais mis personne nulle part, mais c’est pas grave !)

 

J’ai pris mon couvre-chef et mes tenues tsniout comme un vrai challenge du quotidien. Il m’arrive d’y arriver (j’adooooore ta robe), ou de me rétamer (t’étais pas top hier, franchement c’était horrible ta jupe et ton haut ensemble).

 

C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai pris mon clavier pour vous écrire mes astuces pour bien choisir son foulard et sa perruque, avec des adresses de folie, et les erreurs à éviter (j’en ai beaucoup, beaucoup au compteur, alors autant que ça serve à quelque chose).

 

J’ai mis du temps à passer le cap d’acheter une perruque pour une raison très simple : mon mari, que D. le bénisse, qui n’est pas à proprement parler un homme dit religieux, mais qui en a tous les atouts, a tout de suite donné son feu vert pour que je saute le pas ou plutôt le cheveu, de me les couvrir, mais il a émis une condition :

 

– Essaie d’abord avec un foulard. Si au bout d’un an, j’observe que tu te tiens à ta démarche, que tu es sincère, et que ce n’est pas une de tes nouvelles lubies, c’est d’accord pour la perruque, parce que je crois que ça coûte vachement cher ces machins-là. T’en fais pas, on fera une étude de marché, on va tout noter sur un fichier Excel, on va comparer les prix, on va…

 

Du coup, il m’a mise à l’épreuve ! Je devais lui prouver et me prouver (puisque le mari est le miroir de l’autre, je sais, c’est dur à croire, mais apparemment, c’est vrai) que ce n’était pas qu’un caprice (non mais !)

 

Aujourd’hui, après quatre ans, j’alterne entre perruque et foulard, au gré des températures extérieures et du temps que je dispose devant moi le matin en regardant ma montre.

 

Sans plus tarder, mes trucs et astuces pour bien choisir son foulard et sa perruque (eh bien, c’était pas trop tôt, oui je sais, désolée, j’ai mis trois plombes pour l’intro).

 

Le foulard :

 

Commencez par faire un tour dans votre armoire, pour voir ce que vous trouvez. Si vous trouvez des pashminas, ce style de matière est à éviter de chez éviter.

 

Les tissus trop lourds ne tiennent pas sur votre tête, ils glissent, et peuvent vous mettre dans des situations très embarrassantes. Exemple : vous parlez à quelqu’un, et vous sentez que votre foulard glisse centimètre par centimètre jusqu’à ce que vous l’attrapiez au vol avant qu’il ne soit trop tard !

 

À l’inverse des matières trop fines comme la soie. Oh my Gosh: la soie !

Bien que cette étoffe soit magnifique, ce tissu ne fait que glisser constamment, bien pire que les pashminas. Il y a l’astuce des pinces à glisser sur les côtés, mais faut avouer que ce n’est pas très chic.

 

Vous avez le système du bandeau en velours à poser en dessous pour que votre foulard soit fixé. Le best reste le « boubou », que l’on peut choisir selon la taille souhaitée. Il en existe toutes sortes de volumes et de tailles différents. Vous pouvez aussi poser un foulard noir comme base, pour plaquer vos propres cheveux, et par-dessus, vous mettez les foulards que vous voulez.

 

INFORMATION IMPORTANTE : la plupart des femmes qui se couvrent la tête ne rasent pas leurs cheveux ! Mais alors pas du tout.

C’est une infime partie d’un milieu ultra-orthodoxe qui continue de perpétuer cette tradition propre à eux. Junes Davis vous supplie de ne plus utiliser cet argument, car cela montre à quel point vous ne connaissez pas notre histoire !

 

Une fois la base solide posée, vous pouvez vous éclater avec tous types de foulards que vous souhaitez. Vous pouvez vous amuser à le nouer de mille et une façons. Sur YouTube, vous avez des tonnes de démos, pardon tutos, c’est comme ça que l’on s’exprime aujourd’hui, qui sont très inspirants.

 

Perso, depuis longtemps, je fais confiance à la marque Rinati Lakel sur

http://www.rinatilakel.com/fr/, parce que la qualité et la tenue de leurs produits sont juste incroyables (photo en bas de chronique, et sur mon

insta : Junes Davis). À vous de plonger dans le choix de cette marque, et d’allier beauté et classe à la fois.

En plus, je trouve que l’histoire de la fondatrice de la marque est passionnante et mérite d’être racontée, je vous la poste mercredi ! Mais genre obligé !

 

En revanche, dès l’instant que vous portez un foulard, il y a une règle d’or : soyez extrêmement bien maquillée. Le foulard met en avant le visage, et souligne le regard de la femme. Si vous n’avez pas le temps le matin, travaillez au moins votre teint pour qu’il soit zéro défaut.

 

Le foulard doit être considéré comme un accessoire à part entière. Fini le temps des filets sur la tête.

 

Donc si je résume :

 

Do’s :

 

- maquillage de star

 

- tissus de qualité

 

- s’assurer que le foulard ne glisse pas, investir dans des accessoires tels qu’un bandeau en velours, le boubou, ou tout simplement un foulard en coton en dessous.

 

– épurer son style avec une tenue droit au but, sans rafistolages

(gilet+tshirt+jupe+jupon qui se voit+ collier ras de cou+ …trop trop chargé !)

 

 

Don’ts :

 

– porter des lunettes.

 

– sortir sans maquillage

 

 

Lien pour nouer son foulard :

http://www.rinatilakel.com/fr/content/8-astuces

 

Maintenant passons à la perruque :

 

Déjà, deux stratégies s’offrent à vous :

- La première, comme c’est le début, n’investissez pas trop, parce qu’il n’y a rien d’évident à trouver son style de perruque toute prête qui nous va super bien, tout de suite. Achetez une, voire deux pas chères (aliexpress ou les magasins Afro à Château-d’eau), et après plusieurs essais, vous y verrez plus clair pour décider vers quels modèles vous serez sûre de vouloir porter au quotidien. Autant ne pas se planter, parce que c’est quand même un truc que vous allez avoir 7 jours /7, alors mieux vaut attendre un peu, et être sûre de vous, plutôt que d’acheter, de regretter et de faire n’importe quoi (comme moi !) !

 

Si vous êtes en recherche d’une perruque qui doit ressembler comme deux gouttes d’eau à vos vrais cheveux, ou à votre coiffure habituelle, c’est mort. Oubliez ! Je ne veux pas vous décourager, mais c’est très rare de trouver exactement la même couleur, la même coupe, le même mouvement.

Vous trouverez surement un modèle qui vous ressemble, avec lequel vous vous sentirez vous même, mais ne vous focalisez pas sur la réplique exacte de ce que vous avez l’habitude de voir dans le reflet de votre miroir.

 

La deuxième option : investissez direct dans du vrai et du beau cheveu.

Choisissez un modèle qui se rapproche le plus de votre couleur de base. Ne prenez pas du trop long parce que ok, c’est super beau, mais c’est lourrrrrrrd ! La plupart des femmes en ont deux, une légère pas trop longue, et une autre pour chabbat et les fêtes, bien longue, avec plein de cheveux, comme ça, cela vous permet de faire différentes coiffures.

 

Avant d’acheter, demander à la vendeuse si c’est du naturel ou du synthétique. Le naturel tient bien évidement plus longtemps, c’est pour ça qu’il coûte aussi cher. Le cheveu européen est de très bonne qualité !

 

Une perruque s’entretient. Trouvez une bonne coiffeuse qui a l’expérience des perruques, et négociez avec elle un bon prix, comme ça toutes les 2/3 semaines, vous la ou les lui donnez à laver et à brusher. C’est tellement un kiff de la porter quand elle sort de chez le coiffeur, qu’on se sent super bien !

 

Ne soyez pas surpris si au bout d’un certain nombre de mois, les cheveux de la perruque se détachent, c’est normal ! C’est pour ça qu’il existe des dames qui réparent et recousent les perruques.

 

Je vous note mes adresses New Yorkaises que j’ai pu tester avec la fourchette de prix à côté :

 

Gali’s Couture Wigs à Great Neck. Entre 1300 et 2500 dollars. La boss est super jolie et très américaine, c’est à dire très sympa. Juste un conseil, quand elle vous fait son speech qu’une bénédiction est cousue dans l’étiquette de la perruque, sérieusement, c’est n’importe quoi. La seule bénédiction, c’est vous qui la créez au quotidien, mais comme elle est tellement cool, on lui pardonne.

Petit moins : le service après-vente pas au top.

 

Bekawigs à Brooklyn. Entre 1800 et 2900 dollars. Celle qui tient l’atelier est d’une beauté à vous faire acheter toutes les perruques rien que pour lui ressembler. Elle vous conseillera au mieux avec gentillesse et douceur.

C’est une vraie passionnée, et vous avez une option : le sur mesure. C’est à dire que le bonnet dans lequel sont cousus les cheveux sera mesuré et adapté

à la morphologie de votre tête !

 

Shevy Wigs à Brooklyn. Très cher, les prix dépassent l’entendement, et j’ai honte de vous l’écrire, mais vous avez le top !

Service au top ! Coiffeuses méga professionnelles ! Le salon est supra moderne, classe, incroyablement américain, avec des hôtesses d’accueil qui ont un téléphone-micro pour prendre les appels.

Vous avez un service après-vente de folie ! C’est grandiose, mais encore une fois, faut que je me coupe un rein pour pouvoir acheter une perruque chez eux.

 

N’hésitez pas à me noter vos adresses françaises/canadiennes/ israéliennes, qui peuvent nous être très utiles.

 

Je vous embrasse et vous souhaite all the best ! On se retrouve mercredi pour l’histoire fabuleuse de Rinati Lakel.

 

Vous pouvez commander mes livres le Tome 1 et le Tome 2 sur Junesdavis.com

 

PS : Je suis en train d’écrire une chronique qu’il me tarde de vous poster : mes solutions pour aider Macron à remettre l’économie de la France en

état. On va bien se poiler, mais je ne veux pas vous spolier.

Les astuces de Tata pour bien choisir sa perruque et son foulard !
Les astuces de Tata pour bien choisir sa perruque et son foulard !
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Quand ton corps ressemble à un champ de mines, tu fais comment ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quand ton corps ressemble à un champ de mine ravagé, un peu comme ta maison le chabbat après-midi, parce que tu t’es octroyée une mini-sieste d’à peine 45 minutes, et qu’il te faudra pas moins de deux heures trente à genoux et tu seras sur les genoux pour tout remettre en place, comment tu fais ?

Nous sommes d’accord qu’avoir des enfants, c’est la plus belle chose au monde, n’est-ce pas ? Et jamais, au grand jamais, on ne regrette les effets « Kiss » du bébé et pas si cool de la grossesse ET de l’accouchement.

On ne peut nier l’évidence que notre corps d’avant grossesse n’est plus qu’un vague souvenir, que l’on regarde en photo tendrement (pour celles qui ont eu la bonne idée de l’immortaliser sur pellicule, s'entend !).

Aujourd’hui, je me dois de faire un petit topo de toutes les choses les plus folles et imaginables que l’on tente et teste pour redevenir celle de la photo :

 

- Tu as essayé le sport… une journée… Je te vois dans ma boule de cristal de Madame Davis, investir tes sous et passer du temps dans les magasins pour acheter The tenue de sport pour t’encourager à te sortir du lit aux aurores avec un programme en béton pour aller à la salle ou trottiner comme un lapin essoufflé en extérieur, mais hélas, la flemme, la motivation, la force mentale sont parties se promener devant cette série et cette cuillère de Nutella, mais promis, dès le 1er Janvier on va s’y remettre, ma sœur !

 

- Tu as testé tout plein de régimes… une demi-journée ! D’ailleurs, j’ai remarqué que rien que le terme : RÉGIME a un effet ultra psychologique sur la femme ! La veille du démarrage de ta diète, tu te mets à rêver de pains au chocolat qui te croquent l’estomac, alors qu’à la base, tu n’es même pas fan de ce gras ! Le Jour R. (et non J.), tu va être pile invitée à un diner chez ta copine cordon bleu, alors que ça fait six mois que vous ne vous êtes pas revues. Et c’est comme si ton corps est téléguidé par tes envies, et te traine instinctivement devant les rayons biscuits du supermarché : miam, miam, et tu te promets en toi même : « Demain, je commence, c’est sûuuuuuuuuur ! »

P.S. : Ça fait un mois que je me chauffe pour le régime soupe aux choux, mais vivant avec mon homme, j’ai peur des conséquences dévastatrices du chou sur mon sex-appeal vis à vis de lui !

Je vais me le renoter sur la liste des choses à faire ABSOLUMENT quand mon mari organisera son prochain business trip.

 

- Tu t’es inscrite sur plein de groupes FB et Whatsapp de régimes, dirigés par une coach (Ne mens pas ! J’ai vu ton nom apparaitre sur mon écran. N’aie pas honte mon enfant, je suis dans le même cas que toi !). Tu t’angoisses au fur et à mesure que les autres maigrissent et le font savoir, alors que toi, tout cela t’angoisse et te donne encore et toujours, inlassablement hélas… l’envie de : manger !

 

- Tu as tenté le footing entre copines pour te motiver, mais en vain. T’en fais pas, ma chérie, je te comprends, car je suis allée à Central Park pour essayer de suivre le rythme des joggers du dimanche, pour me la jouer new yorkaise/balaise, mais je suis tombée sur une maman de l’Exode de mes enfants, euh…de l’école (Mince ! Ça me le fait à chaque fois, mon ordi devient fou, je l’ai trop habitué à écrire de partout le nom de mon Tome 2 en vente sur junesdavis.com. Je suis à Paris cette semaine, d’ailleurs, si vous voulez venir me le chercher directement, avec joie. Ecrivez moi sur mon mail !), pour me retrouver un quart d’heure plus tard attablée à une table du « Pain Quotidien » toujours à Central Park, en buvant un bon chocolat chaud et regardant les joggers passer…

 

- Tu es allée jusqu’à coller la photo sur le frigo d’un acteur français, qui avant son coming-out, ne ressemblait à rien. Depuis, qu’il a fait sa déclaration via Twitter en expliquant qu’il n’avait pas spécialement de préférence btw hommes/femmes car pour lui, ce qui prime avant tout, c’est la personnalité (masculine!) de l’individu (mais oui, petit, nous ne sommes pas nés de la dernière vente GUCCI !)

Le lendemain, il était parti directement faire la pêche aux bonhommes au Club Med Gym de République et à l’Usine de l’Opéra (Oui, près du Garnier !). Au bout de trois mois d’intenses efforts, son torse est devenu à lui tout seul une pub pour une marque de garçons euh…pardon…de caleçons, qu’il s’est empressé de prendre en photo et de poster, toujours sur son compte Twitter. Le problème, c’est que chaque fois que tu regardes ses tablettes de chocolat, tu te mets à manger nerveusement toute la barre de chocolat Lindt, en te disant que tout ça est franchement…du gâchis !

 

- Tu vas jusqu’à inclure dans tes prières quotidiennes, que D. t’aide à retrouver ton corps d’avant grossesse, ou de ta jeunesse. Je précise que nous avons souvent un poids et une image déformés, voire totalement mytho de ce fameux corps d’avant. Tu sais qu’il y a des choses bien plus importantes à formuler comme demandes, mais tu te dis qu’une petite prière sur le sujet, ça ne mange pas de halla !

Note de l’auteur : je fais ma prière du lundi au vendredi, le weekend, c’est le weekend, lâchage total sur la bouffe !

 

- Tu investis dans des gaines et dans des graines ! Il parait que les graines de Chia(ntes) sont top !

 

- Tu essayes plusieurs fois de positionner ton collant qui donnera l’illusion que tu as un corps svelte et dynamique (mais uniquement en hiver ! Pas en été, sinon tu sues, et on te prend pour la folle au collant qui sent la transpi. Ce qui est je pense… pire que d’avoir du ventre, non ?)

Surtout que la seule chose dynamique qu’il te reste au final est, concentrée sur la zone de tes doigts, qui s’agitent à écrire la liste de choses à faire pour maigrir, justement !

 

Donc, comment on fait pour ne pas se pendre ? Doit-on continuer de s’accrocher farouchement à ce souvenir du corps de nos 20 ans ? Ou…

Oui…ou quoi ?

Eh bien…

Eh bien... quoi ?

 

On continue de prendre soin de soi : mani, pédi, brushing, soin du visage, gommage pour dégommer les pores et résidus, on se démaquille, on se maquille, on se fout des crèmes anti-rides, ridules et compagnie, à tout va ! En gros, (mais non, tu n’es pas groossssse heuuuuu ! J’écrivais juste en gros), on lâche pas l’histoire de se faire belle pour nous, notre homme, nos enfants, nos tantes, nos copines, NOUS, car même si on ne renonce pas à une bonne pkaila, rien ne nous empêche d’être toujours une Bella que vous êtes mes chéries !

 

Alors : bonne bouffe, les filles !

 

Si tu as aimé ma chronique du jour, n’hésite pas à venir me voir au restau que j’organise cette semaine. Pour plus d’infos écris moi sur junesdavis55@gmail.com. Bisous. A mercredi pour mes bons plans shopping New Yorkais 2017

Quand ton corps ressemble à un champ de mines, tu fais comment ?

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Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin

Publié le par Junes Davis-Cohen

La semaine dernière, Natacha m’expliquait qu’elle en avait marre que son mari ne l’aide en rien à la maison. D’ailleurs, nous n’hésitons jamais à lui donner le surnom de : Pacha tant il était fainéant, bien que sur sa carte d’identité, il y ait écrit: Ruben. J’avais pour mission d’aider ce couple qui traversait une mauvaise passe. Allons voir comment je m’en sors…parce que ce n’est loin d'être gagné.

À partir du moment où la femme de ménage de mon amie l’a quittée pour une autre (toutes des infidèles!), dans le couple de mon amie, tout est parti en vrille. Les disputes entre Natacha et son mari sont devenues quasi quotidiennes. Elle lui reprochait constamment de ne rien faire, et lui, répondait de façon assez classique, qu’elle était une hystérique, qu’il fallait carrément qu’elle pense à se faire piquer, (dommage qu’il ne se soit jamais étouffé dans son culot !). La dernière fois que j’avais vu Natacha, elle m’avait confié son désir de se séparer carrément de Ruben s’il ne changeait pas. Elle était arrivée à la conclusion que vivre seule avec ses enfants, serait ce qu’il y aurait de mieux pour elle !

 

 

Étant une phobique du divorce, ( oui, je sais c'est bizarre. Il y en a, c’est les araignées, d'autres les cafards, moi, c’est les divorces, voilà !), pour apaiser leurs tensions, j’avais élaboré un plan démoniaque. J’avais eu l’idée de les inviter à un diner, pour qu’ils fassent rencontre un autre couple que je connaissais, pour le moins fascinant !

 

Félice et Olivier font partie de ces couples qui n’ont rien, mais alors rien en commun. On se demande comment ils font pour se supporter, mais il faut croire que ça marche, puisque cela fait dix ans que ça roule. Leurs tempéraments et leurs styles de vie radicalement différents, ainsi que leur entente restent un vrai mystère pour tout le monde. 

Mais le pire, c’est que lorsqu’on les voit, on ne peut nier qu’ils s’aiment comme des fous. D’ailleurs, je déconseille de rester trop longtemps près d’eux, parce que leurs « mamours » publics sont limite gênants.

 

Olivier est un architecte ultra méticuleux, pour qui le détail est une passion. En revanche, ce qui l’effraie le plus, ce sont les germes ! C’est une véritable obsession chez lui. Il a vécu toute son enfance dans une communauté à tendance hippie avec ses parents, et depuis, il a développé des tocs sur la propreté (c’est un grand malade !).

Dès que vous franchissez sa porte, vous devez obligatoirement passer par le distributeur de gel antiseptique, sinon, il vous refuse l’accès à sa clinique, euh… pardon, à son appart ! Une fois rentré, vous devez vous laver les mains avec un savon spécial. La question des chaussures ne se pose même pas, puisqu’elles restent à l’extérieur.

 

Félice, en revanche, c’est une autre histoire ! Je n’ai jamais vu une femme aussi détente question ménage mais genre pire que moi…c’est dire ! Une fois, Olivier a du s’absenter quelques jours pour un enterrement familial, Féfé en a profité pour inviter une tonne de monde (solidaire dans la tristesse jusqu’au bout !). Au bout de deux heures de fête, leur appart était dans un tel état, qu’on aurait pensé que ce n’était même pas la même maison. Quand son mari est rentré, et a vu le désordre laissé, il n’a rien dit ! Mieux, il a trouvé la situation hyper drôle (?), et a tout rangé sans broncher. Perso, mon mari m’aurait déchiré !

 

Il faut suivre scrupuleusement toutes ces étapes, et chacune d’entre elles doit être validée par le maître des lieux. Au début, ça choque, mais après, on s’y fait, parce qu’il cuisine divinement bien. Ce qui reste quand même déstabilisant, c’est qu’il ne se balade jamais sans ses fameuses lingettes antiseptiques qu’il commande sur « The Honest Company » (la marque de Jessica Alba).

Il n’est pas rare de croiser souvent Félice seule avec leurs enfants en train de profiter joyeusement de ce que New York propose comme activités, pendant que son mari est à la maison à : "nettoyer, astiquer, le cœur toujours pimpant, la musique dans la peau, cassia nemiçebobo, la, la, toutes la journée aux...". Ce que c'est gênant, chaque fois que je le vois, j’ai la chanson des Zouk Machine qui me revient en boucle dans ma tête! Faut vraiment que j'arrête!

Pour Félice, en revanche, c’est une autre histoire ! Je n’ai jamais vu une femme aussi détente question ménage. C'est comma la fois où Olivier a du s’absenter quelques jours pour un enterrement familial, Féfé en a profité pour inviter une tonne de monde (solidaire dans la tristesse jusqu’au bout !). Au bout de deux heures de fête, leur appart était dans un tel état, qu’on aurait pensé que ce n’était même pas la même maison. Quand son mari est rentré, et a vu le désordre laissé, il n’a rien dit ! Mieux, il a trouvé la situation hyper drôle (?), et a tout rangé sans broncher. 

C'est pour ça qu'ils sont si fascinants, elle n’a jamais exigé qu’il soit moins taré/difficile, et lui, ne lui a jamais demandé qu’elle soit plus rangée.

 

Ce qui nous amène à notre diner. Je me disais que de les présenter allait donner matière à apprendre des uns et des autres. Sauf que… je me suis plantée ! Pire que ça, Olivier a tellement été insupportable avec les serveurs, sur la vérification de la propreté des couverts, des assiettes et des légumes, que même le rire de Félice, pourtant si communicatif, n’a pas réussi à faire baisser la tension déjà bien à cran, entre le Pacha et Natacha.

 

Ruben en a tellement eu marre qu’Olivier lui propose pour la huitième fois de la soirée de se désinfecter les mains avec ses fameuses lingettes, qu’il a fini par le traiter de malade mental, et a quitté le restaurant excédé. Il parait que sur le chemin du retour, le Pacha n’a pas arrêté de faire des reproches à Nat’, comme quoi ses plans étaient toujours pourris (sorry ma biche) ! On peut dire que Junes Davis a fait chou blanc total sur cette soirée.

 

Pour Natacha, les jours suivants n’ont fait qu’empirer. Chaque fois qu’elle sollicitait la moindre micro-aide à son mari, cela se transformait en drame, car il prétextait qu’il ne fallait pas devenir fou pour le ménage comme Olivier.

Puis le jour maudit est arrivé sans prévenir. Natacha était au boulot (elle est comptable), l’école l’a appelée pour la prévenir que l’un de ses deux fils avait de la fièvre. Elle devait rentrer dans une grosse réunion, et avait essayé désespérément d’appeler Ruben pour qu’il aille le chercher. Le problème, c’est qu’il n’a jamais décroché, ni répondu à tous ses messages. Apparemment, il était en ligne avec sa mère, et il avait lu trop tard les messages (en même temps, ça arrive). Le soir, sans même prendre le temps de prendre des nouvelles du petit, il avait demandé d’un ton jovial ce que sa petite femme lui avait préparé de bon. Devant tant d’insensibilité à l’égard de son propre fils, elle avait fait ce qu’elle avait dit, et l’avait fichu à la porte, valise en main.

Lui, fier comme un pinson, avait crié sur le palier: « Bon débarras ! » (Si un jour mon Micka Davis me dit ça, je meurs de tristesse et je fonds de suite comme la sorcière du magicien d’Oz mais en moins verte bien que je le serais).

 

Plus les semaines passaient, et plus j’étais triste en pensant à ce couple qui avait tout pour être heureux. Il suffisait que le Pacha mette un peu la main à la pâte. Pendant cette période où elle n’était plus avec son mari, je voyais mon amie en coup de vent, et cela ne m’avait pas échappé qu’elle était à bout de forces, car là, pour le coup, elle gérait tout, mais tout, toute seule, sans jamais s’arrêter.

Le stress de la séparation n’arrangeait rien à sa fatigue générale.

 

Au bout de quelques semaines, arrive ce qui devait arriver, Natacha est tombée malade. Au début, ce n’était pas un truc méchant, elle avait une vilaine laryngite (tu crois que j’ai le temps d’aller voir le médecin, Junes?), qui s’est transformée en bronchite (j’ai que ça à faire, moi, que de perdre mon temps chez le toubib!), pour se transformer en pneumonie…(Junes, je crois que je dois aller chez le docteur.)

 

Et puis un jour, à force de tousser, Natacha est tombée dans les pommes. Dans sa chute, sa tête a un peu cogné contre son bureau. Sa collègue qui a vu toute la scène, a préféré appeler l’ambulance qui l’a emmenée direct à l’hosto. En arrivant, les nurses ont contacté la personne à prévenir en cas d’urgence, qui n’était autre que Ruben (D. merci). Quand le Pacha (qui s’est retrouvé tout seul à force de faire son relou) a vu sa femme sous masque à oxygène, pour l’aider à respirer et à reprendre connaissance, j’ai su plus tard que cela lui avait fait un électro choc, le vrai, le pur, le dur, celui qui donne un bon coup de poing à l’âme. Cet terrible image de sa femme a réveillé le fainéant qui était en lui !

 

Son bonhomme a vraiment compris qu’il aurait pu éviter à sa femme de tomber dans un état de santé aussi faible, si seulement il avait commencé par jeter ne serait-ce qu’une petite poubelle de rien du tout.

Ruben a saisi que ce n’est pas seulement le geste qui compte (même si ça compte un peu, faut avouer !), mais la force de montrer à l’autre que l’on peut compter sur lui.

Il a fallu que mon amie passe par de longues journées allongée pour reprendre des forces, pour que son mari se rende compte de la masse de travail qu’une maison, des enfants et d’avoir une femme demande et… se mérite!

La dernière fois que j’étais chez eux, et que j’ai aperçu le portable du Pacha rangé à l’entrée, et que la télé était éteinte pendant que Natacha et moi parlions de Trump et de son éventuelle destitution (si ca arrive vraiment, c’est hyper grave, n’empêche !), Ruben était occupé à prendre soin de ceux qu’il aimait vraiment.

C’est ainsi que lorsque j’entends mon amie et son mari se dire des mots d’amour en espagnol (mais que des mots d’amour, ils font style qu’ils sont bilingues mais en vrai, c’est mytho !), cela me chauffe le cœur. Car à force de s’assoir ensemble sur le canapé une fois que les enfants sont couchés, et que la maison est rangée, il ont pu tous les deux progresser dans un langage propre à eux….

 

Alors mesdames, messieurs tenez bon ! Ne tomber pas malade comme mon amie, au contraire, définissez des tâches de partage pour qu’ensemble, chacun dans ses domaines de prédilections, nous soyons de vrais partenaires ! Ne prenez pas trop sur vous parce qu’il arrive à un moment où l’on déteste l’autre à cause de son manque d’investissement. N’hésitez pas à parler, expliquer ce que vous attendez de l’autre quitte à négocier entre vous! 

 

Je vous souhaite beaucoup de bonheur et d'harmonie, non seulement dans votre couple, mais aussi dans vos vies propres et personnelles. Je vous embrasse bien fort, et vous retrouve et vous retrouve la semaine prochaine.

Je vous de bonnes fêtes de Chavouoth/des semaines.

Bisous douxxxx.

Ps: Je serai à Paris les 5,6 et 7 Juin pour des soirées restaux/dédicaces de mes romans: "La vie déjantée de Junes Davis". Je vous attends nombreux. Pour plus d'info sur junesdavis55@gmail.com

 

 

 

 



 

Quand le roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus! Suite et fin

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Quand le Roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus !

Publié le par Junes Davis-Cohen

J’ai connu ma copine Natacha, il y a deux ans, lors d’une vente privée exceptionnelle de perruques (j’adore les ventes privées exceptionnelles de perruques, mais c’est un peu dangereux, parce que certaines en deviennent limite folles !).

On y trouve des -30 à -50 pour cent/pièce, vous imaginez pas la frénésie autour de cet objet souvent hors de prix. Nat’ et moi avions repéré au même moment le même modèle. Je l’avais direct lâché pour le lui laisser volontiers. J’allais quand même pas me crêper le cheveu pour des bouts de cheveux ! J’estime que dans ce monde, il y a d’autres combats pour lesquelles il vaut la peine de se battre, mais là, franchement…

 

Elle avait pensé tout pareil que moi, puisque presque par télépathie, nous avons laissé tomber mollement le tas dans le bac. Je lui avais dit :

– Sorry.

Et elle m’avait répondu:

– Non, c’est moi, sorry !

Et de sorry en sorry, une story entre nous deux a commencé. Depuis, on se voit de temps en temps. Le mois dernier, j’ai reçu un code promo pour aller voir un spectacle à Broadway (Aladin). Je savais que Natacha’ voulait aller voir cette comédie musicale, alors je lui ai demandé si elle et son mari voulaient se joindre à nous (il est top ce spectacle ! Par contre, c’est pas Daniel Levi qui chante sur la version américaine, trop les boules !)

 

Deux minutes plus tard, j’ai eu sa réponse qui n’a rien à voir avec ma question :

Ma femme de ménage m’a plantée. Impossible d’en trouver une autre. Sous l’eau. Boulot/maison/enfants, au bout du roule’. Café à 3h00 ?

Comme j’ai senti que mon amie aavait besoin de « vider son sac », je lui ai répondu oui, sans hésiter. Mais avant :

 

Qu’est ce que le vidage de sac, et à qui s’adresser ?

Tout d’abord, il vous faut un sac. Prenez ce sac, quand il est plein, videz-le. Mais non, mais non, rien à voir, même si ma métaphore n’est pas si éloignée de la réalité.

Mais avant tout, il nous faut une amie de confiance qui n’essaiera ni de vous raisonner, ni de vous faire la morale, et surtout, ne vous jettera pas ce regard nauséabond bourré de jugements, car dans ce cas là, ça sent fort !

Il est bon, voire obligatoire de proposer à son amie une boisson chaude (un peu comme Sheldon Cooper le propose dans The big bang theory). Proposez lui une chaise/canapé/tabouret, et laissez la parler jusqu’à ce qu’elle manifeste des signes de saoûlage personnel. Pendant ses doléances, malheur à vous si vous intervenez. Soyez juste prudent, et laissez la aller jusqu’au bout de ce qui la tracasse. Lors de la vidange, il arrive que le récit devienne totalement incohérent. Ne vous inquiétez pas, c’est normal ! Elle reviendra elle-même sur le coq à l’âne par lequel elle est passée. Exemple :

 

– Ilan a encore fait pipi au lit cette nuit ! Il me tue ce gosse, et le pire c’est que Ruben s’en fiche. Il me dit qu’avec l’âge, ça va passer. Mais le pire, c’est que Ruben ne m’aide jamais à débarrasser la table, ou à descendre les poubelles. Pour couronner le tout, j’ai appelé ma mère pour lui dire qu’entre Ruben et les pipis, j’étais à bout, et tu sais ce qu’elle m’a répondu ?

– Non.

– Que tout ce qui m’arrive c’est parce qu’elle ne m’a pas assez allaitée ! Son égocentrisme m’étonnera toujours, et puis ma sœur qui n’est toujours pas mariée…

Le but du « vidage de sac » permet d’en avoir moins sur la patate, et de repartir vers de nouvelles aventures le cœur plus léger.

 

Ce qui nous amène à notre rendez-vous du jour avec Natacha. Elle avait sa tête des mauvais jours, et à la seconde où elle s’est assise, elle a embrayé sans passer par la première :

– J’en ai marre, je suis toute trempée avec cette pluie, mon D. mais quelle journée ! Hier, il faisait 22 degrés, aujourd’hui il en fait 8. Je déteste le climat new-yorkais !

– Bonjour Natasha, moi aussi je suis trop contente de te voir.

– Excuse-moi, Junes. T’as raison, je t’ai même pas dit bonjour (échange de bises), mais depuis que j’ai plus Wendy pour m’aider, je suis très nerveuse.

– Parole de EEI. (les scouts juifs), dès que j’entends parler de quelqu’un, je te donne le contact.

– Merci, ce n’est pas la femme de ménage qui m’embête le plus.

– Ah non, c’est quoi alors ?

– C’est Ruben… il voit que je me tue à la tâche, et il ne lève pas le petit doigt pour m’aider. Surtout que je ne lui demande pas grand-chose. Par exemple, hier soir, je lui ai demandé de me faire la vaisselle pendant que j’endormais les enfants, il n’a pas levé le petit doigt. Quand je suis sortie au bout de 45 minutes, lui et son derrière étaient tranquillement assis sur le canapé. Ses yeux allaient de sa saloperie de téléphone à la chaine espagnole, avec la vaisselle qui n’était toujours pas faite !

– Pourquoi il regarde la télé en espagnol? Je savais pas qu’il avait cette corde à son arc.

– Quelle corde, je t’en prie? Soi-disant il a des origines marranes, et ça lui rappelle sa grand-mère, alors qu’il ne comprend pas un traître mot d’espagnol. Ridicule ! Si ce n’était que ça, ça irait, mais je ne sais plus quoi faire pour qu’il comprenne que je suis crevée, et que j’ai besoin de son aide.

– Tu pourrais lui…

– Non, mais tu sais ce qui m’énerve le plus, dans tout ça ?

– Aucune idée, mais vas-y, je t’en…

– C’est qu’on pourrait ne pas avoir besoin de payer quelqu’un, si on faisait équipe tous les deux. Les enfants commencent à grandir, j’ai moins besoin de quelqu’un comme avant, et ça nous ferait une belle économie.

– En prenant quelqu’un, tu fais marcher l’économie. Je plaisante, tu pourrais lui…

– Tu comprends pas, Junes !

 

Note de Junes Davis :

Je supporte pas quand on me raconte un truc, et que la personne en face me dit que je ne peux pas comprendre. J’ai quand même obtenu mon master couple depuis 2 ans. Tout le monde peut l’avoir ! Il suffit de le passer. Il faut avoir plus de 130 heures d’écoute de soucis des copines au compteur, et avoir Myriam Bensimon comme amie pour décortiquer vos propres soucis, elle vous envoie la sauce, et c’est bon, vous l’obtenez.

 

– Hé Ho Junes, tu m’écoutes ou t’es encore en train d’écrire une chronique dans ta tête ?

– Les deux ma chérie, donc tu disais que je ne comprenais pas, c’est ça ?

– Oui, parce que quand je te dis que mon bonhomme ne fait rien, c’est qu’il ne fait rien ! Et le pire, c’est que si c’est pas nickel quand il rentre, il ose me faire une remarque ! Hier, il m’a tellement agacée que je lui ai sorti (je sens que ça va te plaire, ça) que le nez de Samantha Stevens n’était pas encore en vente sur Amazon, et qu’il devait se contenter de mes capacités d’humaine.

– Comment tu sais que j’adore ma sorcière bien aimée ? D’ailleurs est-ce que tu lui…

– Non mais Junes, tu comprends pas ! (Oh my Gosh, mon propre sac commence à être plein. Je sens qu’il va falloir que je le vide dans pas longtemps). Même de mettre une poubelle dans le vide-ordures qui est sur le même palier que notre appart, il ne le fait pas. Il me dit que le boulot l’épuise ! Mais moi aussi je bosse, à la fin ! Je suis obligée de lui dire 10 fois les choses pour qu’il les fasse. À la fin, ça m’énerve tellement que je finis par le faire! Et puis (20 minutes de plaintes plus tard…) tu te rends compte que même ça, j’ai dû le faire, alors que c’est sa propre mère !

– Je vois, mais as-tu pensé que...

– Non, Junes tu…

– OUI, JE SAIS, JE NE COMPRENDS PAS, MAIS TU VAS M’ÉCOUTER, À LA FIN ?

– Eh ça va, relax ! C’est fou, tu viens de faire la même tête que Ruben.

– Bon, je me lance, mais avant, tu préfères la version guimauve rose bonbon spéciale J.D., ou celle de l’amie qui veut vraiment t’aider à régler ton problème ?

– Je sais pas. Explique moi les deux, et après, je choisirai.

– OK. Alors la version guimauve rose bonbon : viens là que je t’enrobe avec mes mots :

« Oh la la, ma pauvre, je te comprends. OUI, oui, je te comprends, c’est tellement difficile d’avoir un vrai Pacha à la maison, qui n’attend que d’être servi. C’est un phénomène très répandu chez le séfarade. (D’où mon choix marital d’épouser un ashkénaze ! Mon D. quel mauvais deal ! C’est kif-kif bourriquot au final, comme disait ma grand-mère, c’est une question de personnalité. ) Que je te plains, mon amie, et vivement le retour de la femme de ménage perdue !

– Elle est bien, cette version ! Par curiosité, c’est quoi l’autre ?

– Tu arrêtes de t’énerver contre lui, et tu le laisses prendre des initiatives. Même si ça doit prendre quatre jours, tu le laisses gérer. Prends en compte que le Pacha est paresseux, mais n’est pas bête du tout, limite rusé. Pourquoi tu veux qu’il se galère, alors qu’il sait très bien que tu vas forcément tout faire à la fin. Certains hommes ont le même comportement qu’un gamin de cinq ans. Pourquoi ? Parce que toi, tu te comportes comme sa mère ! Tu l’engueules et le raisonnes comme une mère ! Donc next time, tu lui dis :

– Chouchou, tu peux jeter les poubelles steuplait ?

Et s’il ne le fait pas, eh bien tant pis, les poubelles resteront.

– Mais c’est dégoûtant, je peux pas.

– Alors ton bonhomme a raison, parce que laisser un sac poubelle plus de cinq minutes dans l’entrée, cela n’a jamais tué personne.

– Pourquoi il ne le fait pas immédiatement quand je le lui dis ?

– Parce que hum... c’est pas ton esclave, ni ton employé… c’est ton mari !

– Rien qu’on en parle, ça m’énerve ! Et puis pourquoi c’est moi qui dois être la responsable des deux ?

– Parce que c’est notre caractère à nous, les femmes, d’avoir tendance à vouloir contrôler pour mieux s’organiser. Fais le une fois, deux, fois, trois fois, et tu verras qu’il fera les choses par lui-même, et tu n’auras même plus besoin de lui dire.

– Cela m’étonnerait ! Il peut y avoir la maison qui s’écroule, le pacha ne bougera pas le petit doigt.

– On peut au moins essayer ! Et au pire, tu reprends la femme de ménage. Vous venez on se fait un restau, semaine prochaine ?

– Je vois avec Ruben, et je te dis, mais je te préviens, Junes, si jamais je vois qu'il n’y a pas d’amélioration de son comportement de gamin immature, je crois que je vais me séparer.

– Quoi ?

–Je pense sincèrement que je serai mieux sans lui, il est plus un poids qu’autre chose…

 

C’est sur ces paroles que mon amie s’est levée et m’a laissée totalement flippée. En tant qu’amoureuse inconditionnelle du mariage (Allô, hôpital Sainte-Anne, j’écoute ?), je ne pouvais absolument pas lâcher le couple de Natasha. Pour cela, j’ai fait appel au mari d’une de mes amies, qui est d’une maniaquerie maladive ! À nous deux, mon petit Pacha, je vais m’occuper de toi !

 

Alors rendez-vous la semaine prochaine, pour la suite de « Quand le roi du Maroc se comporte comme un pacha ». Je vous retrouve mercredi. Bisous

 

*Pour vous procrurer mes romans, c’est sur junesdavis.com rubrique: La Genèse et L’Exode. 

Quand le Roi du Maroc se comporte comme un Pacha, rien ne va plus !
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Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

J’ai remarqué que s’il y a un sujet bien tendu dans ce monde, c’est : Les belles-mères !

Prenez n’importe quelle belle-fille au hasard dans la rue en bas de chez vous, ou une que vous avez sous la main. Lancez rien que ces trois petits mots, et vous verrez qu’elle aura forcément quelque chose à dire sur la mère de son amoureux. Il est vrai que l’on ne peut ignorer celle qui a porté, élevé, travaillé pour le compte de celui que nous avons élu: homme de notre vie !

 

Rien qu’en étant en couple avec leurs fils, nous récoltons un peu la graine prête à la consommation que ces mamans se sont galérées à planter et à arroser tous les jours. Nous devrions justement en prendre avec nous, car un jour, nous les belles-filles, nous devrons à notre tour laisser nos petits quitter le nid pour construire le leur avec une autre, et ainsi de suite.

En attendant, est-ce que tout cela est juste ?

Certainement pas ! C’est juste dans l’ordre des choses, mais en aucun cas, les belles-filles ne doivent payer le prix fort de cette lamentable injustice.

 

Alors après une enquête très poussée (j’ai demandé à ma sœur et à ma cousine ! Désolée, j’ai pas trouvé mieux comme témoin, tout le monde est hyper occupé en ce moment! ), on peut clairement distinguer deux catégories de belles-filles, il y a :

 

les chanceuses :

– La mère de mon mari, c’est un bonbon, un vrai bonheur, une douceur de femme, t’as pas idée. Elle est trop sympa/ trop gentille / trop serviable etc.

Certaines vont même jusqu’à affirmer qu’elles ont des rapports beaucoup plus harmonieux qu’avec leur propre mère !

 

Et puis il y a les autres…

Je pourrai écrire carrément un livre rien que pour la deuxième catégorie de B.F., mais il faut absolument que je commence à rédiger mon troisième tome. Du coup, je n’ai pas le temps de me lancer dans un nouveau projet, et pour être honnête, je ne sais pas si un jour je pourrai finir cet essai, car il y a tellement de choses à dire que j’en aurai au mieux jusqu’à mes 120 ans, et encore…

Je ne vais jamais plus loin que l’âge de 120, car je considère qu’à ce stade, même le botox ne peut plus faire grand-chose !

Mais rien ne m’empêche d’agir aujourd’hui, et de noter pour toute une génération de belles-mères (la fille qui rêve), les principales erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !

C’est vrai quoi, c’est pas de leur faute, si personne n’a jamais vraiment pris le temps de leur donner une feuille de route pour éviter que les belles-filles les DÉTESTENT !

 

Je commence tout de suite par le commencement, avec les présentations officielles :

Mesdames, quand votre fils vous présente sa fiancée : prière de ne pas tirer une tronche de trois pieds, car cela va se voir sur les albums photos familiaux, et croyez-moi, des années après, ça saute encore aux yeux ! Alors souriez, vous êtes selfisées.

 

Les préparatifs du mariage :

Tout ce qui concerne votre belle-fille, ne dites pas un mot, ne prononcez pas la moindre criti…Comment ? Mais non, vous ne pouvez pas lui dire qu’elle n’est qu’une petite gâtée pourrie qui voit tout en grand, et qu’elle va vite redescendre sur terre, sinon vous allez tout péter dans ce mariage ! Mieux vaut ne rien dire.

Même combat si vous trouvez le choix de sa robe pourri (en même temps, si c’est une pourrie gâtée, c’est pas étonnant !). On ne se mêle pas non plus ! Si c’est le kiff de la petite, même mauvais, c’est le kiff de la petite ! Le best, c’est d’attendre qu’elle vous sollicite clairement comme:

– Bonjour, belle-maman, cela me ferait très plaisir si vous veniez assister à l’essayage final de ma robe de mariée. Merci.

Avec ce genre de phrase, vous êtes sûre de ne pas vous planter.

 

Le jour de l’accouchement :

Il est clair que nous sommes toutes très très contentes lorsque nos familles respectives viennent nous rendre visite à la maternité. Que dis-je ? C’est un grand honneur que beau-papa, belle-maman, et beau-frérot fassent le déplacement pour ce jour si grand qu’est la naissance de nos mini-nous, mais… oui, il y a un « mais », un insignifiant point vient noircir le tableau idyllique de cette journée bénie : il n’est nullement nécessaire de rester TOUTE la journée au chevet de la jeune accouchée. Cela peut sembler étrange, mais certaines jeunes mamans qui doivent allaiter bébé par exemple, peuvent trouver la situation un peu inconfortable, et je ne parle pas de la position du coussin d’allaitement, mes amis !

Je rajouterai que lorsque l’on vient d’accoucher, c’est pas la Top Santé ! Oui, oui comme le magazine.

Donc venir voir le bébé, oui ! Tenir un peu compagnie, oui ! Mais même quand on aime, il faut vraiment savoir partir…

 

Le fils qui se dispute avec sa femme et qui se pointe chez vous:

L’accueillir à bras ouverts, en sachant pertinemment qu’il a la tête de celui qui vient de s’embrouiller avec sa moitié. Le prendre dans ses bras tout contre soi, en donnant le sentiment d’avoir retrouvé un fils qui revient de la guerre !

Laissez-moi voir comment juger votre réaction poliment : ÇA VA PAS LA TÊTE ! ÊTES VOUS TOMBÉS DESSUS ? Que votre fils se comporte comme un enfant de cinq ans qui se réfugie dans les jupes/pantalons de sa mère (tout dépend de votre niveau de tsniout), oui, mais que vous l’acceptiez, ça non !

On lui ferme gentiment la porte au nez, ou on lui donne un bon coup de pied au derrière, et on le renvoie chez sa femme pour qu’il règle ses problèmes de couple ! En agissant ainsi, ça évite à votre belle-fille d’avoir une raison (de plus ?) de vous détester, et de rendre votre garçon, un homme, un vrai, qui ne fuit pas ses problèmes !

 

L’éducation des enfants : Attention danger ! Chien méchant ! Terrain miné !

J’imagine qu’il doit être très difficile de ne pas se mêler de l’éducation de ses petits enfants quand on est une mamie. Surtout quand on pense que sa belle-fille les éduque n’importe comment ! Que faire alors ?

Hum, hum… rien ! Quitte à vous mordre la langue jusqu’à saigner, car votre belle-fille doit être déjà bien contrariée d’avoir du reprendre son enfant en public (vous êtes son public), mais en plus, la maman sait pertinemment que son enfant exagère justement parce que mamie est dans le coin ! Pitié s’il vous plait, ne profitez pas d’un moment de faiblesse de votre B-F pour l’achever de conseils, déjà qu’elle se sent mal. C’est pas que l’on s’en fiche mais… si, on s’en fiche royal (Barrière), en fat. Tiens, je me ferais bien un petit weekend à Deauville, moi). De plus, de source sûre (les tantes sont souvent des grosses balances !), nous avons su que votre expérience éducative est souvent déformée par le temps ! On vient de nous confirmer que lorsque vous vous doriez la pilule (que vous avez prise !), vous étiez la première à laisser sans pitié vos enfants au baby club ! Alors pas de salades aujourd’hui, mesdames. Vous aussi, vous avez été jeunes avant nous !

 

Se déplacer uniquement s’il y a une circoncision : no comment !

Chaque fois que j’entends ça, j’ai envie d’aller sur la place de la République, et taguer : « Sa race, sa mère… » et partir en courant…

Je confirme que j’aurais pu être celui qui a mis la tutu-skirt à la statuette, un jour où j’en aurais eu vraiment marre de cette honteuse mentalité.

 

Prendre sa B-F pour sa B.F.F : et vas-y que ça clope ensemble, et vas-y que ça papote, que ça critique…

Avoir une belle-mère rock'n’roll, c’est top, mais avoir une belle-mère qui se met à raconter plein d’anecdotes sur son fils (votre mari, accessoirement) c’est chaud ! Elle peut s’oublier, et se mettre à raconter les détails bien honteux de l’adolescence de son garçon. Ce qui devient nettement moins fun, c’est quand sa langue bien fourchue fourche sur le cv amoureux, et balance le nom de celle qui a brisé le cœur de son fils : Amandine ! No way ! C’est cette même Amandine qui vous a présenté votre époux, en omettant de vous dire le principal ! Vous imaginez le carnage pour le couple : mensonge, trahison, séparation… bref, la totale !

Allez belle-maman, clopez-moi cette cigarette ailleurs, et puis… arrêtez de cloper tout court ! Il est temps de passer à la cigarette électronique, qui fait beaucoup plus chic !

 

L’éducation (bis) :

Aller contre l’avis des parents en cachette (franchement, à votre âge, faire des cachotteries, est-ce bien raisonnable ?) :

– Bien sûr, mon petit sucre d’orge, que mamie va te donner ce sucre d’orge !

– Mais Paulette, il a des caries, et le dentiste a précisé qu’il devait éviter de manger trop de sucreries.

– Ne commencez pas, Salomé ! L’éducation, c’est à la maison ! Ici, c’est chez moi, et Alexandre Junior est le Roi !

– Oui, parce que Mamie est gentille, et maman est méchante !

Et paf ! Dans ta tronche, méchante maman qui essaye de protéger les dents de son fils.

 

Oh et puis mince ! Après tout, soyez comme vous voulez à la fin ! Juste, ne vous vexez pas quand votre belle-fille vous fait une remarque sur un truc que vous faites qui la dérange. C’est pas évident, pour elle, d’apprendre tous ces nouveaux codes familiaux. C’est pas facile de passer derrière une maman aussi exceptionnelle que vous, essayez d’être indulgente !

 

Je souligne que la nouvelle génération de belles-filles, n’est pas en reste non plus. Niveau caractère, il y en a certaines qui sont de belles pièces de bœuf. Les petites n’hésitent plus à montrer les crocs si on les enquiquine un peu trop. Elles n’hésitent plus à le faire savoir, et limite maltraitent leurs belles-mères en abusant et réabusant de leur gentillesse :

– Jeanne, vous me gardez les enfants de 9h à 9h du soir, s’il vous plait ! Maintenant qu’ils sont chez vous, c’est mieux qu’ils dorment carrément avec vous ! Ça m’arrange. Bisous.

Ou encore

– Belle-maman, on vient ce weekend. Comment ça, vous aviez prévu quelque chose ? Comment ? Vous refusez de voir vos petits enfants, c’est ça ? Très bien, je vais devoir leur dire que leur mamie préfère aller voir sa mère malade à l’hôpital plutôt que nous recevoir ! Si vous continuez Martine, vous ne verrez plus du tout vos petits enfants, c’est clair ?

 

L’idéal serait de se dire les choses avec un respect mutuel, car nous n’avons pas signé de contrat qui stipule que les belles-mères et les belles-filles doivent s’aimer à tout prix. En revanche, le respect est obligatoire, n’est-ce pas jeune demoiselle ?

N’oublie jamais que ces femmes que tu traites de folles à longueur de temps sont des mères avant tout. Et ça, ma chérie, entre mamans, on ne peut qu’arriver à se comprendre. Si seulement chacune fait l’effort de vivre en bonne intelligence, qui sait, peut-être même qu’un jour vous pourriez toutes les deux aller vous faire une séance d’UV…

Mais ma parole, t’as vraiment rien compris, toi !

Retourne au paragraphe de ne pas être amie avec sa belle-mère… c’est pas vrai, nom de D. ! On se tue à écrire des chroniques, et personne ne prend le temps de lire tout correctement. Pas étonnant qu’après il y ait tant d’histoires, faut lire aussi…

 

Je vous embrasse les belles ( et les beaux), et vous souhaite une entente cordiale et chaleureuse entre vous, ce qui me donne envie d’écrire sur la relation exceptionnelle qu’entretenaient Naomi et Ruth, faut que je vois si j’ai le temps de vous la poster. Gros bisous

PS : Si vous n’avez pas encore commandé mes tomes 1 et 2, vous pouvez le faire sur junesdavis.com, rubrique: l’Exode ou La Genèse. 

 

Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !
Les erreurs à éviter pour être une belle-mère au top !
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Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quelque part dans Manhattan, le jeune Davis rentre de l’école, accueilli par sa mère :

 

– Hello, mon chéri, ça va, ça a été ta journée ?

Il balance son cartable avec rage, retire son manteau, et marmonne un vague :

– Mouais ça va…

Le voilà qui fait valdinguer ses baskets l’une après l’autre, pour les faire atterrir en plein milieu du salon.

Comme n’importe quelle maman de la terre qui s’est tapée plus de deux heures de ménage (les jours de chance!), je lui demande gentiment de ramasser ses petites affaires, et de les mettre directement dans sa chambre.

Et un clin d’œil, mon garçon de presque 11 ans, se met à péter un câble.

Non pas qu’il change d’humeur comme de chemise, vu qu’il met trois plombes à en enfiler une, mais il se met à me hurler dessus à faire trembler les murs de tout l’appart :

– QUOI ? TU VEUX QUE MOI, JE RAMASSE MES CHAUSSURES ? MAIS ENFIN, TU VOIS PAS QUE JE SUIS PAS BIEN ? J’AI PASSÉ UNE JOURNÉE HYPER DIFFICILE À L’ÉCOLE !

– Mais pourquoi tu t’énerves comme ça, mon petit cœur ? Je t’ai juste demandé de ramasser ton sac, et tes…

– LAISSE-MOI TRANQUILLE, OK ? C’EST DUR LA VIE, D’ACCORD ? J’EN AI RAS LE BOL ! t il part en claquant la porte de sa chambre.

 

Je suis encore sous le choc de la scène surréaliste que je viens de vivre.

Je me dirige pour aller voir ce qu’il a, et accessoirement lui régler son compte ! Sauf que…mon petit bonhomme revient deux secondes plus tard, totalement calme, s’excuse de son comportement

inadmissible (c’est bien, au moins il le reconnait), et s’effondre en larmes dans mes bras, en implorant mon pardon… pour que le lendemain, exactement le même scénario se répète encore et encore !

 

Ce qui n’est pas si grave ! Je vous entends même d’ici, pensez :

« Oh, la mère Davis, n’en fais pas tout un fromage, ça va lui passer ! »

C’est certain, mais attendez que je vous raconte cette autre séquence …

En pleine matinée, la nurse de l’école m’appelle, et me demande de venir chercher mon poulain immédiatement, parce qu’il s’est gravement blessé !

Mon cœur fait un bond, je cours au galop telle une jument pour porter secours à mon grand sportif qui s’est fait mal au foot (on est des grands sportifs dans la famille, chaque fois qu’on touche un ballon, on est fichu pour trois semaines !). Affolée, je trouve l’ainé de mes enfants affalé devant l’infirmerie, tout sourire, qui ne m’a pas l’air si mal que ça.

Tiens, l’américain aurait-il du sang tunisien qui coule dans ses veines ?

Parce qu’à mon sens, ils ont un très net penchant pour l’extrapolation et l’exagération avec leurs « Oh my God » à tout va !

Je vérifie que son pied n’est pas cassé, comme ma mère me l’a appris (on a tous un fort potentiel pour être médecin dans la famille, mais que le potentiel… mis à part ma mère, en fait ). Après deux trois vérifications, tout est en place grâce à D. et on rentre.

Une fois à la maison, pour le fun, je m’amuse à lui faire un super bandage-placebo. Une heure après, je suis étonnée de recevoir un appel du professeur principal de mon fils. Je réponds, et je l’entends d’une voix angoissée me dire qu’il a appris par le whatsapp des copains de la classe que mon petit poussin s’était cassé la jambe. Oui, parce qu’à 11 ans, c’est normal d’être sur whatsapp, et d’avoir un Iphone 6, 6+, 6S+, 8SS20…

– La jambe, vous dites ?

Je jette un regard à notre grand blessé du jour, qui traverse le couloir sans aucun boitement à l’horizon.

– Oui, il a envoyé la photo. Impressionnant, ce bandage ! Vous inquiétez pas,

Madame Davis, on va s’organiser pour les devoirs. Peut-on avoir votre sweet

candy au téléphone, pour lui souhaiter un bon rétablissement ?

– Sweet candy, sweet candy… qui raconte des bobards, oui. Monsieur Darwish, rassurez-vous, c’est juste une petite foulure, mais je vous le passe !

– Alors candy, comment vas-tu ?

 

Le problème, c’est que depuis cet épisode, à chaque fois que je croise une maman, elle prend des nouvelles de la patte de mon petit oisillon. Au début, je prenais le temps de rétablir la vérité, que je trouvais marrante, mais au bout de la quatrième fois, ça m’a bien soulée. Du coup, je prends mon air inquiet, et je dis que ça va s’arranger… (Mythomanes reconnus de mère en fils depuis 2006).

 

Sinon, depuis quelque temps, il fait aussi un truc trop bizarre. Chaque fois qu’il marche dans la rue avec ses sœurs, il évalue la distance entre lui et moi, et frappe au hasard l’une de ses sœurs.

Furieuse, je le regarde et lui demande :

– Pourquoi tu l’as frappée ?

– Je sais pas.

– Sérieux, explique-toi, je veux comprendre, elle marchait tranquillement

à côté de toi !

– Je t’ai dit je sais pas. C’est peut-être sa robe ou juste qu’elle m’énerve à marcher à côté de moi.

– Mais enfin t’es pas net…

etc.

 

Ou encore quand j’invite des gens à la maison, si par malheur je décide de raconter une histoire, le voilà qui débarque dans ma conversation tel un boulet de canon, contredit (chmetta) ma version devant tout le monde.

– Maman, c’est pas tout à fait comme ça, que ca s’est passé. J’ai d’abord envoyé à mes copains une photo de ma jambe, et après le prof a compris que…

Ma parole, mais qu’a fait la mère pendant toutes ses années ? Ah mince, c’est moi !

En général, j’ai qu’une envie, c’est de lui donner une bonne claque, mais comme depuis 1981 (année de ma naissance), je suis contre toutes formes de violence, je grince des dents, et me dis que je règlerai ça plus tard, quand tout le monde sera parti.

 

Mais le pire, c’est quand nous sommes à un block de l’école, et qu’il se met avec prudence à regarder à droite à gauche, bien qu’il n’y ait aucune rue à traverser. Il m’arrête, et me dit toujours cette même phrase :

– Tu comprends maman, c’est honteux que ma mère m’embrasse à mon âge !

– Et porter ton sac à dos, qui me donne l’air d’un ado de 15 ans, c’est pas honteux ?

– Ah non ! C’est normal, tu prends soin de moi, passe-le moi. Bonne journée !

Et je le vois courir retrouver son groupe de copains au format américain alors que le mien est toujours aux normes européennes.

 

Mais le coup de grâce, c’est le dimanche, quand il vient me demander avec sa petite voix s’il peut dormir chez un pote, parce que la mère est trop cool :

– Comment ça, sa mère est trop cool ?

– T’inquiète pas, toi aussi t’es cool, (Notez qu’il a mis le trop devant le cool pour elle, et moi, je n’ai eu le droit qu’à un simple cool !).

Toi, tu fais bien les crêpes des fois (des fois ?), mais la mère de Max fait des Mac and Cheese trop bonnes.

Alors voilà, on y est ! Les fameux Mac and cheese ! Sachez mes amis que dans ma vie, j’ai accepté beaucoup de choses, mais je ne ferai JAMAIS des Mac and Cheese ! JAMAIS ! Ce plat est la limite que je me refuse de dépasser, mon influence américaine s’arrête là. Si un jour, je franchis le cap des Mac and Cheese, je serai une Junes Davis perdue à vie dans le tourbillon immonde qu’est la bouffe américaine ! Ce sera quoi après les MAC ? Les cro-nuts, les donuts, le peanut butter, les cupcakes, les sticks de mozzarella… la débandade, oui ! La porte ouverte à tous ces horribles mets pas gourmets que les amerloques ingurgitent à longueur d’année : Et voilà que ce petit traitre veut aller manger chez une autre, c’est trop !

De toute façon, mon père m’avait prévenue avec cette phrase qu’il ne cessait de me répéter quand j’étais ado :

– Tu verras, tout ce que tu me fais, tes enfants vont te faire pire que ça !

Oy je vais vivre la misère, et selon papa, ce ne sera que justice !

 

Mais alors que j’ai abandonné tout espoir de changement de comportement de mon petit chéri qui ne veut plus que je l’appelle comme ça, pas plus tard qu’hier soir, il se pointe devant moi, et me demande de le mettre au lit :

– Ah bon ? Je croyais qu’un fifth grader (CM2) allait au lit tout seul…

– Pas ce soir maman.

– J’arrive !

 

Je l’accompagne, il se glisse sous la couette, que je remets bien, et il me prend la main. Je me rends compte qu’elle a bien grandi depuis le temps où je la lui tenais des heures entières, jusqu’à ce qu’il s’endorme (où je pouvais mourir d’ennui). Je lui souhaite bonne nuit, et me lève, mais je sens sa main me retenir, et dans un murmure de fatigue, il me dit :

– Reste un peu avec moi, ce soir… comme avant, maman, comme avant…

 

Et c’est sur ces paroles, que j’entends la respiration de mon fils m’indiquer qu’il s’est endormi presque instantanément. Je reste encore un moment pour l’observer, car au fond de moi, je suis rassurée, j’ai encore un peu de temps, même si je ne sais pas pour combien de temps il aura encore besoin de ma main dans la sienne.

 

Alors, chers parents, soyons forts et serrons-nous les coudes pour affronter cette période tant redoutée qu’est « l’adolescence ». Rappelez-vous que dans les moments difficiles dus à cette étape, une partie de nous, verra toujours à travers nos enfants qui grandissent, ce petit baby que nous avons bordé tant de nuits. Courage moussaillons, ça va vite passer !

 

Bisous mes chéris. À mercredi.

 

PS : N’empêche que ce serait marrant si un jour je vous écris le top five des pires coups que j’ai fait à mes parents pendant mon ado.

 

PS 2 : Pour vérifier que l’os n’est pas cassé comme ma mère me l’a appris :

Il vous faut un enfant ou un adulte qui vient de se faire mal. Une fois que vous en avez un sous la main, demandez-lui l’endroit où il a mal. Touchez délicatement cet endroit. J’insiste sur le délicatement, qui est très important pour cette phase de l’opération, comme lors d’une mousse au chocolat lorsqu’il faut incorporer les blancs en neige avec une cuillère en bois et non avec une vulgaire cuillère qui peut nous les bousiller !

Si à l’effleurement du bobo, le patient hurle de douleur, c’est branle-bas de combat, c’est sûrement cassé. Il faut appeler le 911. Si le sujet ne hurle pas et prononce un simple : Aïe ! Ça roule, mais il va falloir quelques jours de repos.

Si le sujet sourit, se relève, marche sans boiter…c’est qu’il voulait simplement que vous veniez le chercher plus tôt !

 

Si vous n’avez pas encore mes Tomes 1 et 2, vous pouvez les commander sur

junesdavis.com. Rubrique : l’Exode ou La Genèse.

Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !
Au secours j’ai un pré-ado à la maison, sortez-moi de là !

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Jusqu’où peuvent aller les « lamenteurs » pour se protéger de l’œil ?

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

Pendant les fêtes, j’ai été invitée dans l’Upper East Side chez un couple d’américains. Je vous dis pas la galère pour y arriver avec ma troupe, parce que de là où j’habite, pour arriver à destination, il faut traverser Central Park. Oui mais voilà, en passant devant les balançoires et les rochers, il a fallu expliquer aux fifilles que l’on n’avait pas le temps de s’y attarder, car nous étions attendus. Je ne vous raconte pas la catastrophe ! Hurlements, roulage par terre sur de la terre, crise de nerfs et compagnie, je pensais qu’elles avaient dépassé ce stade, faut croire que non ! Point du tout ! Ces demoiselles ne voulaient plus avancer d’un pouce, et ont décidé de nous imposer leur grève de la marche ! Du coup, entre mon homme, mon fils et moi, on a fini le reste du chemin à faire un relais en les portant à tour de rôle comme des chameaux. En gros, c’était l’horreur ! Mais ce n’est pas tout ! Lorsque nous sommes arrivés dans le building de mon hôte (en eau !), par hasard, j’ai croisé dans l’ascenseur une de mes copinous que j’ai de temps en temps au téléphone. Le truc, c’est que la dame en a profité pour m’annoncer sur le bout de ses lèvres qu’elle était enceinte. En même temps… elle ne pouvait plus nier l’évidence, vu que son trench Burberry allait exploser au niveau du ventre (désolée, je ne suis pas très sûre de la marque).

Si c’est pas merveilleux tout ça ! Même si une grande part de moi aurait été sincèrement contente si elle avait pris la peine de me donner l’info un chouïa plus tôt. C’est vrai, quoi, qui n’aime pas les bonnes nouvelles ?

Pendant tout le repas, je me suis demandée pourquoi elle avait tant tardé à me révéler sa nouvelle silhouette.

 

Vous allez me dire : qu’est-ce que ça peut te faire ? Ça change quoi à ta vie ? Non, mais de quoi je me mêle ?

 

Et je suis d’accord ! Sauf que cette même copinou, n’a jamais hésité à m’appeler plusieurs fois au cours de ces derniers mois, pour me confier en émoi ses états d’âme, pour m’expliquer ce qui n’allait pas !

Dans une relation amicale, il est normal de partager ses bonheurs comme ses soucis, avec la même intensité. Cela fait partie du package « friend », que l’on offre dès le début avant toute nouvelle naissance amicale ! J’en ai déduit que ma copine n’avait pas du recevoir le sien, alors au dessert, j’ai pris la décision de la mettre dans la case des « lamenteurs » ! Allez hop, affaire suivante !

 

Note de l’auteur : Les lamenteurs sont des gens qui se lamentent pendant des heures, et qui se révèlent sur le long terme un peu menteurs. Ils veulent nous faire avaler, non pas de l’alcool, mais des lamentations injustifiées (alors que toi, t’as rien demandé) comme ce cas-là :

– Je te dis un truc, Ginette, mais tu répètes pas, OK ?

– Jamais. Raconte.

– Tu sais, au magasin, ça va pas fort, en ce moment ! Je te jure, je sais pas du tout comment on va faire pour finir le mois !

 

Donc, toi tu écoutes, tu compatis, avec même une touche d’empathie. Tu as limite les larmes qui montent au : « je sais pas comment on va finir le mois ! » (perso : je pleure devant the voice, aussi !)

 

Sauf que… et c’est le « sauf que » qui nous intéresse, quelques jours plus tard, tu tombes sur une photo de la « lamenteuse » avec sa smalla, tous sourires, qui (se)posent devant un hôtel pension complète 5 étoiles !

Tu es à la fois soulagée, en te disant qu’au final, ça va pas si mal… et puis, qui sommes-nous pour rentrer dans les comptes des gens ? Personne, bien qu’on nous force à rentrer dans leurs comptes.

C’est encore eux qui sollicitent NOTRE compassion et NOTRE écoute, alors que nous, à la base, on n’a rien demandé !

 

Et cette fameuse amie, qui pendant des semaines et des semaines, te raconte les épisodes palpitants de ses disputes conjugales, tu la sens au bord du divorce (on en connait toutes, des comme ça), pour qu’au détour d’une conversation, tu apprennes par la copine de la tante Gertrude, une version non-censurée de la vie amoureuse de ton amie, qui parait-il, va diner avec son bonhomme toutes les semaines, dans leur petit restau d’amour, et qu’ils en profitent pour se faire le plein et plein de mamours !

Fiouff, on a frôlé la catastrophe divorcienne.

Ou encore, celle qui vient de se remettre à bosser (il y a six mois), et qui ne vous dit rien alors que vous la croisez tous les matins ! Et l’autre qui vient de signer l’achat de son appart, qu’on a vu la veille pendant 1h 30, mais qui a préféré ne rien dévoiler !

 

Dois-je conclure que les lamenteurs sont souvent frappés d’un Alzheimer violent, et qu’ils omettent de nous raconter aussi leurs moments heureux ?

Ce qui m’amène à ma chro du jour (c’est pas trop tôt !), où je me dis qu’il y a un facteur crucial, qui n’a rien à voir avec celui qui distribue mon courrier : L’œil ! Eh oui, celui avec un Grand L !

Le vrai, Le dur, Le vilain, celui qu’on te colle un peu comme le poisson d’Avril, sauf que certains le gardent carrément sur eux toute l’année, comme talisman anti grand L !

 

Même si je trouve un peu léger de se cacher derrière ce prétexte ! Encore plus depuis que je suis mariée avec un ashké. Il balaye tous ces trucs d’un revers de bras. Fallait voir sa réaction quand au début du mariage, je foutais de l’encens dans toute la baraque comme ma grand-mère me l’avait appris ! Ou quand automatiquement je me mets à cracher sur du sel, si par mégarde il en tombe par terre. Faut voir le regard qu’il me jette en me disant :

– Eh bien, on est loin de la 5ème avenue, Madame Davis !

– C’est contre l’œil chéri !

– Ridicule !

 

Ne vivons-nous pas tous un peu avec cette envie féroce de protéger notre nid, et ne sommes-nous pas tous un peu perdus avec les limites sociales, finalement ?

 

Eh bien figurez-vous que récemment, j’ai entendu quelques mots qui m’ont fait réfléchir sur le sujet :

 

On connait tous l’histoire célèbre de Sarah, qui était stérile pendant des années, qui n’avait pas renoncé à son rêve de donner un héritier à Abraham. En désespoir de cause, elle avait demandé à son mari de prendre sa servante Hagar comme substitut (normal !). Mais hélas, quand cette saleté de Hagar est tombée enceinte, il paraitrait que celle-là même est venue se pavaner devant sa maîtresse, qui était la gentillesse incarnée. Et vas-y que je me caresse le ventre arrondi chaque fois que je passe devant Sarah, et vas-y que je me plains que c’est dur de lui servir le thé dans son état, et vas-y que je me la raconte grave parce que MOI je suis enceinte et pas toi, en lui faisant des chamtas (intraduisible) en bonne et due forme, pour cause nouvelles formes !

 

Au début, Sarah a mis sa bonne en garde :

– Écoute-moi bien, H., si tu n’arrêtes pas ton petit manège pas enchanté, je vais te foutre un œil que tu vas regretter, ma fille !

L’autre, connaissant le caractère trop sympa de sa boss, ne s’est point du tout arrêtée, et a continué son petit jeu cruel !

 

Note de l’auteur qui n’a rien à voir : j’ai vu BossBaby avec mes enfants au ciné pendant Pessah. Déjà que sans pop-corn, le cinéma c’est trop nul, mais en plus, il ne rentre pas du tout dans mon top five des dessins animés !

D’ailleurs, j’ai juré que si la rumeur est fondée qu’ils nous font le coming-out de Elsa dans Frozen 2, I quit ! Ça y est, c’est dit ! Parce que bonjour l’image ! Si une femme seule à plus de 30 ans, qui chante libéré délivrée, c’est qu’elle aime forcément les femmes, non mais oh ! On peut très bien être une célibataire de 30 ans aussi libérée et délivrée soit-elle sans être gay. C’est quoi ces histoires ? On en reparlera à sa sortie ! Si ça se confirme, je vous préviens, ça va chauffer du clavier !

 

Bref donc, où j’en étais… Ah oui, Sarah qui se prenait des piques dans la tronche toute la journée par Madame Hagar qui n’arrêtait pas de la narguer. Donc arriva ce qui arriva : Sarah lui a foutu vraiment l’œil, et lui a fait perdre le gosse de sa première grossesse ! Eh oui !

Alors ? N’a-t on pas dit que Sarah était une bonne personne de base, comment une chose pareille a t’elle pu arriver ?

 

Eh bien, d’après ce que j’ai compris, si tu annonces à ton amie une bonne nouvelle, non pas avec l’intention de lui crever les yeux (c’est le cas de le dire), pas pour l’éclabousser avec tous les trucs géniaux qui t’arrivent, non, juste pour partager, tu ne t’attireras pas le mauvais œil, car tes intentions ne l’ont pas appelé. À contrario, si une personne s’expose en photo pour te dire :

– Regardez-moi dans les yeux ! Oui, dans les yeux, car je suis trop belle, et je vous fais un selfie pour vous, bande de nazes, parce que je me kiffe trop, eh bien… faudra pas s’étonner si la dame devient borgne dans les jours qui suivent…

 

J’en profite pour répondre à la question que l’on me pose souvent :

– Mais sinon, Junes Davis, au niveau de l’œil, ça va, tu gères ? Parce que poulette, avec ton blog, tu racontes un peu (beaucoup) ta vie, non ? Y en a qui sont pas bien dans leurs baskets et jaloux ! Moi, à ta place, je m’enfermerais à double tour, et j’arrêterais de m’exposer comme tu le fais, mais j’aime bien tes chroniques, continue, c’est super (??).

 

Alors pour répondre à cela, je me lève de mon bureau d’où je vous écris, je mets mon microphone dans mon sac (j’ai un grand sac), je commande un Uber, j’arrive à Times Square, et je proclame toute habillée (oui, oui, faut préciser le Toute Habillée pour Times Square), et je déclare solennellement que mes intentions sont bonnes. Si je vous raconte mes galères et mes histoires, c’est pour qu’ensemble, on se booste dans la vie !

Parce que oui, mes chéris, l’œil mauvais existe, évidement, nous ne sommes pas au Pays des poupées Russes figées d’Euro Disney. Rien que le nombre d’articles sur le sujet dans Google fait peur, mais heureusement que le bon œil existe aussi, avec ses intentions positives !

Le tout, c’est d’essayer d’être mesuré quand on se confie sur les impasses de la vie comme dans les joies, en se réjouissant sincèrement pour les uns et les autres, sans aucune jalousie possible !

N’hésitez pas à me balancer sur junesdavis55@gmail.com ou mon mur FB vos lamentations, sans pour autant être un lamenteur, sans oublier de m’écrire vos bonnes nouvelles, que je tacherai sans faire de tâches (faut que je lâche la blague un de ces quatre) de lire avec un œil bon !

 

C’était la chronique du lundi de Tata !

Énormes bisous.  À mercredi avec une VDM people croustillante que j’ai sur le feu, mais rassurez-vous, je surveille la cuisson pour ne pas qu’elle brûle ! Bisous

 

PS : Si vous n’avez pas encore commandé mes tomes 1 et 2, vous pouvez le faire sur junesdavis.com, rubrique: l’Exode ou La Genèse.

 
Jusqu’où peuvent aller les « lamenteurs » pour se protéger de l’œil ?

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La Rebelle du Pessah !

Publié le par Junes Davis-Cohen

Quand ma copine Salomé m’a appelé pour la 250ème fois de la semaine pour me demander si j’étais prête pour Pessah, je me suis dit que c’était le moment de faire « une intervention ».

Une intervention est un terme américain qui permet de sauver une personne d’une perte momentané de raison face à une situation de haut niveau de stress.

Je crois que nous sommes… en plein dedans !

Je l’entends encore me demander un poil paniquée :

– Dis-moi Junes, c’est quoi ton menu pour Pessah ? T’en es où dans ton ménage ? Quel jour tu vas faire tes courses sur Brooklyn ? Et la cachérisation de la cuisine, c’est pour quand ? HELP !!! HELP !!!!

– Euh...Salomé... relaxe-max, je crois que le plus important, c’est que tu te focus d’enlever le pain et ses copains dans la maison, et basta. Et puis, Pâques, ce n’est pas que ça.

– Mais si c’est ça ! Pour moi c’est : menu / bouffe / ménage… Rien que je te les énumère par téléphone, que je suis déjà bien essoufflée ! Mais au fait, pourquoi tu m’as l’air si détendue ? Y a t-il une chose plus croustillante qu’une galette de pessah que je dois savoir, pour arrêter de stresser comme un bélier ?

(Depuis quand les béliers stressent-ils ? Fallait que je trouve un animal qui rime avec stresser. Ah ! D’accord !).

– Disons Salomé, qu’il n’y a pas si longtemps, je me suis mise à faire ma petite rébellion syndicaliste sur les préparatifs angoissants de la fête.

– Toi, ma petite religieuse au chocolat ? J’ai du mal à t’imaginer en rebelle !

– Oh que si ! Pas plus tard que la semaine dernière, lorsque que je rangeais mon placard à épices (tiens, mon bracelet, chouette, je l’avais perdu !), je n’arrêtais pas de me dire que ce serait dommage de passer à côté d’un truc bien plus fort en chocolat « cacher le pessah » que le ménage. Et vois-tu mon amie, comme à chaque fois que je suis dans cet état, dans notre état de New York, j’appelle soit mon père ce rabbin, pour lui dire tout mon mécontentement :

– Allô Papa ? 

– Salut, ma fille, ça va ? Alors, ça avancent ces préparatifs ?

– Bah justement, parlons-en !

– Oula, je connais cette voix, qu’est-ce qui se passe, cette fois ?

– Eh bien, je voulais être sûre d’une chose avant de continuer de frotter comme un taureau ailé. Est-ce que oui ou non, c’est grâce au mérite des femmes que nous sommes sortis d’Égypte ? Dans mon esprit rouillé par le temps, j’ai un vague souvenir de l’histoire où à l’époque de l’esclavage, nos ancêtres femelles enfantaient sans fanfaronner six gosses à la pelle. J’ai raison ?

– Bon sang, mais tu faisais quoi pendant les cours de thora, à l’école ? Ça me fend le cœur, avec tout l’argent que ta mère et moi avons dépensé pour ton éducation, franchement…

– Papa !

– Bon, je t’explique rapide, parce que je suis sur le périph, porte de Pantin, j’ai un mariage dans dix minutes, et je crois que je vais être plus en retard que la mariée elle-même. Alors…

Petit rappel de Junes Davis avant la réponse de mon pap’ (à ne pas confondre avec le Pape. Thanks a lot ! ) :

Malgré l’interdiction de procréer que Pharaon avait femellement donnée, les femmes s’en contrefichaient, et continuaient à se multiplier. Par grand miracle de D., elles accouchaient par six marmots, oui, parfaitement, six d’un coup !

(J’ai moi-même fait l’expérience magnifiante d’avoir 2 bébés à intervalle de 10 minutes chacun, sans péridurale. Oui, parce que je voulais vraiment ressentir la signification du mot enfanter. J’avais cette volonté de me prouver que la nature est tellement merveilleuse, et aussi.... Non, mais ça va pas la tête ! Je réserve ce zerma de réponses pour ELLE magasine (et aussi que je ne me lave qu’à l’eau d’Evian !) Parce que cette saloperie de péridurale n’a pas voulu marcher… du tout ! Possédée par la douleur, j’avais hurlé au docteur : Prenez tout, TOUT, et laissez-moi mourir en paix ! Mais il ne m’a pas entendue, parce que ma voix était recouverte par celles de trois pom-pom girls hystéros de nurses américaines qui me disaient en cœur « Pouchez Miss Davis ! Pouchez !!! Look at you, you are amazing ( amazing, ta race, oui !!!) ».

Enfin bref, rien que pour cette raison je pensais que nous étions assez méritantes... mais pas que... Alors découvrons ensemble l’explication de mon père (enfin mon papa quoi, pas mon père le curé, vous l’aurez compris !) :

– Ma fille, note ce que je te dis :

Les égyptiens étaient tellement cruels, qu’ils demandaient aux hommes d’effectuer le travail des femmes, et aux femmes d’effectuer le travail des hommes. Les femmes ne se sont jamais découragées, malgré la dureté du travail dévalorisant qu’on leur imposait. Mieux encore, pendant l’heure du déjeuner, elles allaient rejoindre leurs maris dans les champs, leur apporter des repas chauds, et leurs prodiguer des massages (??).

– Des massages ? Sérieux 

– Bah oui. Elles le faisaient pour remonter le moral et l’honneur de leurs maris. Je te laisse, je me gare. À plus !

– Voilà Salomé, pourquoi je ne suis pas si déjantée sur la question du ménage !

– J’ai capté. Remarque, on est pareilles au quotidien, non ? Combien de fois Maurice est rentré du bureau, à me raconter à quel point c’était dur avec tous ces requins d’Amerloques.

– T’as raison ! Bon, bah ma Salo, je te laisse, je te rappelle demain. Bisous doux.

– Je t’ai dit 100 fois de ne pas m’appeler comme ça. Rendez-vous demain 9h devant le métro pour expédition Brooklynoise. Bisous ma chou.

Le soir venu, comme le veut la tradition Davissienne, Micka et moi sommes assis sur le canapé où il me débrief sa journée :

– Tu sais Jean-Mi, le mec de la compta, je t’ai déjà parlé de lui, non ? (Oh oui !), eh bien imagines-toi que pendant la réunion, il m’a demandé devant tout le monde si…

Portée par la fatigue de ces derniers jours, bercée par les paroles de mon mari, et celles de mon père, mon esprit s’expatrie loin, très loin de notre salon :

Je me vois habillée en habit d’époque (très seyant), je porte un bon « msouki » de pessah dans ma marmite, (Oh ça va, ne haussez pas le sourcil, je suis toujours maroccos, mais ça fait du bien de temps en temps de voler les coutumes des autres, non ??!). Donc je débarque au boulot de mon homme avec mon plat, pendant que lui est sur son « desk », où il donne le dos à ses six ordis. Dans son oreillette, il hurle à son interlocuteur façon « le loup de Wall Street » (mais plus brun, beaucoup plus brun que Léonardo DiCaprio) :

-正体字 / 正體字!!!! 正体字 / 正體字 ! Impossible de vous retranscrire ce qu’il a dit, chaque fois que mon mari parle de son boulot c’est du chinois pour moi tellement je ne comprends rien !

Je m’installe tranquillement, je sors de mon panier une nappe à carreaux rouge et blanche, ainsi que des assiettes en plastique en porcelaine bleue. Je lui tapote l’épaule et lui dis :

– Regarde chéri, ce que je t’ai amené pour le dej’ ! Viens, installe-toi, voyons, il faut que tu prennes des forces. Tu veux que je déplace tout par terre sous ton bureau, comme ça on peut faire un pique-nique sur la moquette ? Après je te ferai un petit message au cou. Oulalala comme il est tendu, Junes est là, voilà, c’est bien, mange.

Tout cela sous le regard ébahi de ses collègues qui sont morts de jalousie. Même Jean-Mi de la compta passera, et bavera rien que par l’odeur.

– Junes, Junes t’es là, tu m’écoutes ?

– Mais oui, je suis là ! Comme d’habitude ! Mais tu veux que je te dise, j’en ai ras la casquette, de t’écouter tous les soirs ! Est-ce que l’on m’écoute, moi ??? Parce qu’elles sont bien gentilles nos ancêtres, mais qui les aider, elles ? Comme si j’allais venir sur ton lieu de travail et t’apporter à manger et te faire des massages ! Et puis quoi encore ? C’est fini l’esclavage ! Tu m’entends? FINI !

– Mais je ne t’ai jamais demandé de m’apporter à manger le midi. En revanche, si l’idée te traverse l’esprit un jour et que ... Je plaisante, je plaisante, tout doux. J’ai juste besoin que tu sois à mon écoute, car en général, tu as une bonne analyse, et après je me sens mieux. En plus, je suis là pour toi, moi ! Et puis tu n’es jamais seule, car tu as un interlocuteur hors pair !

– Ah oui et qui ?

– Eh bien....D. himself !

– Ah ...

– Pipine, tu n’as pas à te lever tous les matins à l’aube, pour te saucissonner le bras et la tête avec des morceaux de cuir comme nous les hommes. Vous les femmes, vous êtes en permanence connectées en wifi avec D., alors viens pas te plaindre, et laisse-moi ME plaindre !

Et c’est ainsi que tout en continuant mon ménage de pessah, armée de mon balai, Micka me suivra dans toutes les pièces, me racontera encore et encore ses soucis, que je tâcherai de balayer par la force d’être une femme !

Alors mesdames, pendant la lecture de la hagada, et lorsque que l’on s’absentera trois-quarts d’heure minimum pour endormir nos enfants respectifs, on pourra penser à nos arrière-arrière-arrière (30 fois le « arrières ») grands-mères, qui étaient des coachs de vie pour que notre peuple reste tout simplement… en vie !

Gros bisous et bonnes fêtes

PS : Mon tome 2 est sortie depuis le 27 mars. Vous pouvez le commander sur Junesdavis.com Rubrique : L’Exode. Apparemment c’est super livre pour Pessah ( je dis ça, je dis rien) Je vous embrasse à Très vite !

Publié dans humour, maman, New York, Pessah, glamour, amour

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Le Krav Maga et les American boys

Publié le par Junes Davis-Cohen

 

 

En début de semestre, et après avoir visionné une vieille vidéo du BÉTAR (je regarde des trucs moi, parfois…bref…), j’ai directement inscrit mon fiston à des cours de Krav Maga. En mère juive toujours déjantée, mais parfois angoissée, j’ai souhaité que mon poussin de fils sache se défendre dans cette basse-cour cruelle qu’est le monde dans lequel nous vivons. Apparemment, je ne suis pas la seule à avoir eu la même idée, puisque nous sommes trois mamans de la classe à avoir inscrit nos petits chéris dans le même club.

C’est pourquoi nous nous sommes toutes mises d’accord sur un système de roulement, où chacune à tour de rôle accompagnera ces pré-ados tout en bas de Manhattan.

Et aujourd’hui, c’est bibi qui s’y colle !

 

Ma mission est simple : aller chercher mon garçon et ses potos, trouver un taxi, monter dans le taxi. Attendre cinquante minutes, le temps que les petits gueux finissent leur sport de combat, et les redéposer, toujours en taxi, chacun en bas de leur maison respective.

 

Allez Simone, en voiture pour cette galère certaine qui nous attend !

Car oui, c’est une galère… et vous allez lire pourquoi :

 

À quatre heure trente précisément, dans le lobby de l’école, comme tous les parents ici présents, je me retrouve prise en sandwich dans une marée humaine de plus de 300 enfants totalement déchainés qui sortent tous en même temps. Je m’accroche à un poteau pour ne pas me faire marcher dessus (Hé, jeune fille, tu m’as pas vue ? Suis-je si petite que ça ? Vraiment ? Come on !). C’est in extremis que j’extrais de cette masse infantile Ethan et les trois autres petits américains qui n’ont rien de petit, (l’un d’eux fait tout même 1m78… pour 11 ans) pour nous sortir de là entiers !

 

Et justement, on sort, dehors il fait -12 (déjà ça, c’est un point galérien à lui tout seul, nevermind). Je chope le premier taxi venu, on monte, et pendant tout le trajet, j’ai les copains de mon fils qui, avant même d’arriver, se mettent dans l’ambiance du cours, en faisant des pseudos prises de Krav-maga à tout va. J’utilise le mot pseudo volontairement, parce qu’à tous les quatre, ils ont dû faire à tout casser trois leçons, et encore, c’est grand maximum. Faut croire que ça leur suffit, puisqu’ils se prennent déjà pour des pros. Mon seul but est d’éviter que les cartables volent à travers l’habitacle de la bagnole, et qu’ils atterrissent sur le pare-brise de ce pauvre chauffeur qui nous a pris dans son taxi en toute innocence.

Enfin, on arrive à destination de ce chemin sans fin.

Pensez à remercier avec beaucoup plus d’intensité et de conviction, les autres mamans qui se sont tapées tout le trajet avant moi.

En sortant, j’évite d’oublier dans le coffre, mon gros cabas ou se trouve mon ordi (un faux Louis Vuitton de folie ! Je ne sais plus comment il s’appelle, ce modèle, mais c’est celui que plein de dames emportent avec elles à la plage, ultra pratique).

Comme je sais que je vais devoir patienter une heure, je l’ai pris exprès pour bosser, et du coup mon sac pèse vachement lourd. Ça doit se voir, parce que le petit (géant) Kevin me prend mon sac de l’épaule, et me dit :

– Let me help you, Ethan’s mom. Laissez-moi vous aider, maman d’Ethan.

Waouuuh, trop gentil ce gosse, sauf que je l’entends dire à mon fils en anglais comme si j’étais transparente ou que je ne comprenais pas un traitre mot à la langue de Shakespeare :

– La pauvre, ta mère, elle est vieille, c’est dur pour elle, faut l’aider.

Le scélérat ! Mais il croit que j’ai quel âge ? Mieux vaux ne pas lui demander, je sens qu’il va me sortir un truc qui va pas me plaire.

 

On pousse la porte du Krav, et les gosses surexcités partent se changer. Je repère une prise, m’assois par terre (la classe !), et branche mon portable (depuis quelques semaines, j’ai créé des groupes Whatsapp pour poster mes chroniques, et depuis, ce pauvre téléphone, à force de biper, est totalement sous tension. Il se retrouve souvent à plat, alors il faut que je le branche en permanence).

 

Je remarque un type avec une crête, qui doit être le standardiste. Il me voit seule, et je sens qu’il veut qu’on papote. J’ai envie de lui dire :

– Pas possible, mon gars, je dois rendre un article, et tu vois, là, j’optimise mon temps à fond (vive le jonglage !) Mais par politesse, je pose mes gants, et prends des gants pour m’excuser que je ne peux converser, et c’est là que crête man me sort des phrases hors du commun :

– OK. Je te dérange pas plus, mais j’adore tes Moon Boots (bottes de neige).

– Merci.

– Elles sont pas un peu grandes pour toi ?

– Non, ça va.

– Je peux les essayer ?

 

Hein ?

Ça se fait si je lui dis que ma mère m’a toujours interdit de prêter mes chaussures ? Remarque, pour l’expérience inédite, je serais bien tentée de les lui prêter, mais je me ravise rapidos, parce que l’on ne connait jamais vraiment l’hygiène plantaire des gens, et encore moins des inconnus. Imagine qu’il porte des chaussettes sales, trouées, avec des ongles horribles… non, je peux pas. Alors à défaut de prendre ce risque, je prend mon courage à deux boots, et lui réponds :

– Désolée, je préfère pas.

– Je comprends, mais si un jour tu les vends, je suis preneur.

– Euh… OK.

 

C’est ainsi que 12 lignes écrites, 112 messages Whatsapp, 87 notifications facebook, et 8 messages Messenger plus tard, les enfants sortent enfin du cours (faut vraiment que j’éteigne mon phone quand je bosse). Je suis ravie de constater que les sportifs en herbe ont les joues bien rosies par l’effort, et ça fait plaisir de voir tout ce défoulage.

Le prof de krav maga sort lui aussi de la salle, et demande des papiers au fétichiste. Mon regard se pose directement sur les bras et le visage de Yoni (le prof) qui sont recouverts de tatouages. J’en fais la remarque à mon fils en français :

– C’est marrant, ton moniteur, il s’est fait faire plein de hiéroglyphes. (La fille qui est jamais sortie de chez elle. Bonjour le monde !)

– C’est quoi des hiéroglyphes ?

– Ce sont des dessins égyptiens. Ça fait bizarre, toutes ces Cléopâtres.

– Moi je trouve ça sympa. Je pourrai en avoir un quand je serai plus grand ?

– Ah non ! Tu commences pas avec ces bêtises ! C’est interdit, chez nous, n’y pense même pas. Ça fait voyou (alors qu’aucun rapport, en plus !). Et puis d’habitude, les gens se font tatouer : des oiseaux morts, des cœurs, des écureuils, le nom de leur petite amie, pour ensuite regretter gravement leur choix (Une grosse pensée pour Johnny Depp qui s’était fait tatouer Winona Ryder pour casser deux mois plus tard ! La galère après, pour les modifs, il a morflé le Johnny !). Mais des hiéroglyphes… franchement !

 

Évidemment, c’est à voix bien haute, et bien fort, que j’ai partagé cette pensée si intelligente et si profonde, remplie de jugements pour dissuader Ethan. C’est pourquoi je vis juste après, ce grand grand moment de solitude que TOUS les francophones connaissent pour l’avoir vécu au moins une fois dans leur vie :

– Bonjour, je suis le prof de ton fils… oui, oui, je parle le français, je suis canadien. Je viens de Montréal. Ton fils se défend pas mal. Il est super, mais il doit continuer de s’entrainer le reste de la semaine. D’accord ?

– OK merci…

Bon si ça se trouve, il a rien entendu, fiouf. Me croyant sortie d’affaire, le coup de grâce tombe :

– By the way, j’ai mes deux ex tatouées sur mon omoplate. T’as raison, c’est pas intelligent de faire ça. Ne te fais jamais de tatouages Ethan, ta mère a raison ! See you !

 

Puis-je m’enterrer sous terre tout de suite ? Non ? Mais qu’on me coupe la langue une bonne fois pour toute, ma parole ! Qu’on en finisse !

 

Pour dissiper ma honte, je fais style de ramasser les affaires des enfants, mais le grand Kevin me dit qu’il ne faut pas que je me fatigue trop :

– C’est pas bientôt fini oui ! J’ai 35 ans, 35 ans !

– Okay dokey ( je supporte pas cette expression américaine )

 

On sort en vitesse, et je lève la main pour héler un yellow cab, mais les american boys me disent qu’il faut d’abord que l’on achète des protéines pour garder la masse musculaire.

Toi, en tant que française, quand on te dit prot’ : tu penses poulet/ Dukan/ surimi, mais hélas, l’américain pense : Starbucks frappuccino surprotéiné avec double dose de chantilly !

Je leur dis que c’est n’importe quoi ou je dis rien ?

Pas besoin, mon fils me demande d’être cool, et de faire comme toutes les autres mamans. J’abdique, et décide d’aller leur acheter leurs saloperies (ah si, après cinq ans, j’affirme que ce sont des saloperies ! Sauf leurs cappuccinos, et leurs thés rouges).

On escalade les 499 centimètres de neige, pour arriver au Starbucks le plus proche, et si Kevin me propose encore sa main pour ne pas que je tombe, je vais lui montrer ce qu’à mon âge on peut faire en terme de Frappuccinos renversés sur une tête ! On commande nos boissons au bar, et je reçois en simultané de mère 1, 2, et 3 :

– Kevin peut dormir chez toi ce soir ? J’ai un mariage.

– Ça t’embête qu’Aaron passe la nuit chez toi ?

– Tu peux garder Charles cette nuit ? On a tous la grippe, et je ne voudrais pas qu’il soit contaminé.

J’ai envie de répondre à la dernière mom qu’il va bien falloir qu’à un moment donné, Charles rentre chez lui, mais les américains et les microbes, c’est toute une histoire…

Et on repart à la maison.

 

Je fonce préparer les lits, mettre les draps, dire à mes poupées retrouvées d’arrêter de sauter sur les lits gonflables qui ne sont pas des trampolines. Plus tard, je les fais tous manger, et quand tout le monde est enfin au lit vers 21h30, je reçois un appel du standardiste fétichiste avec une préférence pour les Moon boots, qui m’informe que l’un des enfants à oublié son cartable au Krav-maga, et qu’il faut aller le chercher.

mèreencarton#têteenl’air#irresponsable#j’enaimarred’êtremoi !

Allez, rhabille toi, remets tes bottes, repars…

 

Alors vive les sports de combat, même si on souhaite de ne jamais devoir à combattre qui que ce soit, sauf si c’est pour se dépasser soi-même et repousser ses limites ! Phrase clichée mais tellement vraie ! 

Je vous embrasse, mes préférés. À mercredi pour une vraie de vraie big surprise !

 

PS : J-7 avant la sortie officielle de L’Exode. Youhouuuuuuu !

Le Krav Maga et les American boys
Le Krav Maga et les American boys

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